Congrès des conseils centraux – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 05 Jun 2025 20:47:30 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Congrès des conseils centraux – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Un vent nouveau souffle sur la Côte-Nord https://www.csn.qc.ca/actualites/un-vent-nouveau-souffle-sur-la-cote-nord/ Thu, 05 Jun 2025 20:47:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105529 Le 11e congrès du Conseil central Côte-Nord s’est conclu aujourd’hui à Tadoussac. Les délégué-es, réunis du 3 au 5 juin, ont procédé à l’élection du nouveau comité exécutif, composé de Daniella Thorn présidente, Agathe Tremblay secrétaire-trésorière, Shane Vollant-Einish vice-président secteur est et Anouk Lévesque vice-présidente secteur ouest.

Les militantes et les militants ont discuté au cours des derniers jours du bilan des trois dernières années, ainsi que des défis qui attendent le conseil central et les travailleuses et les travailleurs de la région au cours du prochain mandat triennal.

« Nous sommes prêts à relever les défis et à représenter les quelque 5500 travailleuses et travailleurs issus de tous les secteurs d’activité et de partout sur le territoire nord-côtier. Ce sera un honneur de militer à leurs côtés au cours des trois prochaines années », a déclaré Daniella Thorn, la nouvelle présidente.

 

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Cap sur les valeurs du Conseil central de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine pour les trois prochaines années https://www.csn.qc.ca/actualites/cap-sur-les-valeurs-du-conseil-central-de-la-gaspesie-iles-de-la-madeleine-pour-les-trois-prochaines-annees/ Thu, 29 May 2025 15:09:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105411 Sous le thème Cap sur nos valeurs, le 30e Congrès du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN (CCGIM–CSN) s’est tenu du 27 au 29 mai 2025 à l’Hôtel Baker, à Gaspé. Les délégué-es présents ont adopté les propositions qui guideront le travail du nouveau comité exécutif pour les trois prochaines années.

Le nouveau comité exécutif du CCGIM–CSN est composé de Pierre-Luc Boulay à la présidence, de Selena Vaillancourt au poste de secrétaire générale, de Dany Fournier à la trésorerie, de Jules Richard à la vice-présidence, territoire des Îles-de-la-Madeleine et de Steeve Bernard à la vice-présidence, territoire de la Gaspésie.

À la suite de débats et d’échanges issus des ateliers tenus durant le congrès, sept propositions finales ont été adoptées par les délégué-es.

« En ateliers, les délégué-es se sont penchés sur les grands enjeux auxquels elles et ils font face dans leur milieu de travail, mais également dans leur vie de tous les jours. Leurs échanges ont contribué à la définition des orientations du CCGIM–CSN pour les trois prochaines années touchant, entre autres : aux enjeux liés à la démocratie à tous les niveaux politiques ; aux questions démographies et de main-d’œuvre et leurs impacts sur la santé et les services sociaux, sur le logement abordable, sur les aîné-es et sur les secteurs économiques, soit le primaire (exploitation des ressources), le tourisme, la culture et le développement régional de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ; à la cruciale question du développement des transports fiables, variés et abordables dans le contexte de la crise climatique ; à celle également incontournable de l’intégration, de l’hébergement et de l’amélioration des conditions de travail et de vie des travailleuses et des travailleurs étrangers temporaires, et finalement, aux moyens à mettre en œuvre afin de développer la vie syndicale locale et régionale par l’amélioration des communications et des liens intersyndicaux. On se relève les manches dès maintenant pour atteindre nos objectifs », déclare Pierre-Luc Boulay, nouveau président du CCGIM–CSN.

Les délégué-es, les élu-es retraités et actifs et les salarié-es de la CSN ont également rendu un vibrant hommage et souhaité une bonne retraite à monsieur Serge St-Pierre, président sortant du CCGIM–CSN.

À propos du CCGIM–CSN et de la CSN

Le CCGIM–CSN regroupe environ 4500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte plus de 85 syndicats affiliés.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Réélection de l’exécutif du Conseil central de la CSN en Outaouais https://www.csn.qc.ca/actualites/reelection-de-lexecutif-du-conseil-central-de-la-csn-en-outaouais/ Fri, 17 Jun 2022 13:03:31 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84150 L’exécutif sortant du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) a été réélu jeudi par acclamation au terme du 70e congrès du conseil tenu à Gatineau.

Le président Alfonso Ibarra Ramirez entreprend donc un deuxième mandat. Animateur régional, il provient du Syndicat des employé-es de Développement et paix.

Agent d’intervention en milieu psychiatrique, le trésorier Daniel Baril vient du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais. Vieux routier du conseil, il commence son septième mandat.

La secrétaire Nicole Dupuis en est à son quatrième mandat. Elle est caissière-vendeuse à la Société des alcools du Québec et membre du Syndicat des employé-es des magasins et des bureaux de la SAQ.

La vice-présidente à la condition féminine Chantale Chénier provient elle aussi de la SAQ, où elle était coordonnatrice des opérations en succursale. Elle appartient au même syndicat. C’est son deuxième mandat.

Enfin, le vice-président en mobilisation et santé et sécurité, Mickael Lavoie, a aussi été réélu pour un second terme. Opérateur d’écorceuse, il est membre du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Louisiana Pacific, une compagnie qui fabrique des matériaux de construction.

Une nouvelle force de frappe
« Le résultat des élections témoigne de la confiance de nos congressistes, a commenté le président réélu. Depuis trois ans, notre travail a répondu aux attentes de nos membres. C’est une marque de confiance. Depuis trois ans, notre travail a répondu aux attentes des membres. On a imprimé une nouvelle dynamique dans nos actions. »

« Maintenant, il faut agir pour transformer l’avenir, a-t-il souligné. Avec notre comité Militantes et militants en action, ce sera fait au bénéfice des syndicats affiliés, des autres organisations syndicales, et des groupes communautaires et populaires de la région. »

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Le Conseil central de l’Estrie choisit son nouvel exécutif https://www.csn.qc.ca/actualites/le-conseil-central-de-lestrie-choisit-son-nouvel-executif/ Sat, 11 Jun 2022 14:42:23 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84104 Le président sortant, Denis Beaudin, entreprendra ainsi son sixième mandat. Il est originaire du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Gurit.

La vice-présidente sortante, Julie Bolduc, entamera quant à elle son troisième mandat. Elle est issue du Syndicat du personnel de soutien de la Commission scolaire des Hauts-Cantons.

Deux autres membres sortants ont choisi de ne pas solliciter une reconduction de leur mandat. Il s’agit de la secrétaire générale Catherine Ladouceur, qui termine son troisième mandat et de la trésorière Mélanie Larochelle, qui a effectué un premier mandat.

De fait, deux nouvelles recrues font leur entrée au comité exécutif. Il s’agit de Steve McKay, du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke, qui occupera le poste de secrétaire général et d’Éric Doyon, du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Jouvence, qui devient le trésorier du conseil central.

Trois engagements fermes
À la clôture du congrès, le nouveau conseil a pris trois engagements fermes.

D’abord, celui de porter dans toutes ses actions et ses prises de position les valeurs syndicales régionales. Ensuite, celui de nourrir la vie syndicale régionale en offrant des espaces d’action nombreux et diversifiés. Et pour finir, celui de soutenir les syndicats dans la mise en œuvre de leurs actions.

« Au sortir de la pandémie, on veut des syndicats engagés et en action avec un conseil central qui les appuie », a déclaré le président Denis Beaudin.

Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie regroupe environ 12 500 membres répartis dans une centaine de syndicats CSN à travers la région.

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Un congrès tout en solidarité pour le Conseil central du Saguenay Lac-Saint-Jean–CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/un-congres-tout-en-solidarite-pour-le-conseil-central-du-saguenay-lac-saint-jean-csn/ Thu, 09 Jun 2022 19:59:39 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84084 Les congressistes présents ont pu échanger sur de nombreux enjeux touchant le monde du travail : l’immigration et l’insertion en milieu de travail, les changements climatiques et les impacts sur l’industrie forestière ou encore la vie syndicale et les méthodes pour améliorer l’efficacité des syndicats étaient au cœur de leurs discussions.

Au cours de ces trois journées de séances plénières, de présentations et d’ateliers, les
délégué-es ont ainsi pu déterminer les pistes d’action et les orientations générales du Conseil central du Saguenay Lac-Saint-Jean–CSN.

« Nous ressortons de ce congrès très mobilisés et énergisés ! », s’est réjouie Manon Tremblay, réélue présidente au comité exécutif du conseil central. « Les idées débattues cette semaine nous permettent d’orienter notre travail pour l’amélioration des conditions des membres que nous représentons. Continuons de nous mobiliser et demeurons solidaires pour construire, ensemble, une société plus juste, plus équitable et plus inclusive ! »

Les congressistes ont également élu au comité exécutif Pierre Morel, qui occupera le poste de secrétaire général, Marie-Pier Ouellet à la première vice-présidence et Marielle Morin à la trésorerie.

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Le Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN tient son 38e Congrès cette semaine https://www.csn.qc.ca/actualites/le-conseil-central-du-saguenay-lac-saint-jean-csn-tient-son-38e-congres-cette-semaine/ Tue, 07 Jun 2022 15:30:16 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84063 Sous le thème « 100 ans présent, toujours de l’avant ». L’évènement, qui se poursuit jusqu’à jeudi, réunira près d’une centaine de participantes et de participants lors de l’ouverture.

D’emblée, la présidente du conseil central, Manon Tremblay, a mis de l’avant les enjeux majeurs pour la région ainsi que pour le mouvement syndical en général : « On voit de plus en plus d’employeurs avoir des problèmes de pénurie de main-d’œuvre. Étrangement, on en voit encore plusieurs d’entre eux ne pas se préoccuper des conditions de travail pour un travail décent. De nombreuses revendications similaires ont eu lieu dans le passé et nous devons continuer d’aller de l’avant, en propulsant notre société vers un avenir plus sain, reluisant, et qui met au cœur de ses priorités la qualité de vie des travailleurs et des travailleuses. »

Ces propos ont rapidement été salués par la présidente de la CSN, Caroline Senneville, qui a réitéré l’engagement de la CSN pour un salaire minimum à 18 $ l’heure.

« Cela fait des années que nous le disons, le salaire minimum est trop bas. Il y a six ans, nous demandions déjà 15 $ l’heure. C’était avant la pandémie, la guerre, et l’inflation délirante qu’on connait aujourd’hui. Maintenant, 15 $ l’heure ne permettent même pas de se sortir la tête de l’eau. Le salaire minimum doit améliorer le pouvoir d’achat des bas salarié-es et contribuer à lutter contre les inégalités. » a affirmé Caroline Senneville, tout en invitant les délégué-es à continuer leur implication dans le mouvement syndical afin de bâtir une société plus juste et équitable.

Les délégué-es réunis à cette occasion pourront se pencher sur les orientations du prochain mandat du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean de la CSN. Des ateliers portant sur l’immigration et la vie syndicale, l’industrie forestière et les impacts des changements climatiques, entre autres, auront cours tout au long de la semaine. Les congressistes auront également l’occasion de procéder à l’élection des différents postes électifs du conseil central, d’élire tous les postes membres du comité exécutif du conseil central ainsi que de pourvoir les postes.

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Un congrès fort engagé au Conseil central du Cœur du Québec–CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/un-congres-fort-engage-au-conseil-central-du-coeur-du-quebec-csn/ Fri, 20 May 2022 17:27:38 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=83878 Le 10e Congrès du Conseil central du Cœur du Québec s’est conclu, ce midi, à l’hôtel Victorin de Victoriaville. Tout au long de la semaine, ce rendez-vous trisannuel des 160 syndicats de la Mauricie et du Centre-du-Québec affiliés à la CSN a réuni plus d’une centaine de participantes et de participants.

Les congressistes présents ont pu échanger sur de nombreux enjeux touchant le monde du travail : la pénurie de main-d’œuvre, qui touche tous les secteurs, et la nécessité d’améliorer les conditions de travail générales afin de pallier les problèmes de recrutement; les impacts de la Loi 27 sur la santé et la sécurité du travail et le nécessaire travail de prévention dans nos milieux; l’impact des changements technologiques en matière d’informatisation et de robotisation; l’importance des régimes de retraite pour les travailleuses et les travailleurs, etc.

Au cours de ces quatre journées de séances plénières, de présentations et d’ateliers, les délégué-es ont ainsi pu déterminer les pistes d’action et les orientations générales du Conseil central du Cœur du Québec de la CSN.

« Nous ressortons de ce congrès très stimulés ! », s’est réjoui Paul Lavergne, réélu président du comité exécutif du Conseil central. « Les militantes et les militants présents ont pu débattre, échanger et prioriser les actions que nous devons prendre afin d’améliorer les conditions de travail des membres que nous représentons et de viser une société plus juste et plus égalitaire pour l’ensemble de la population du Cœur du Québec. »

Les congressistes ont également élu au comité exécutif Sylvain Pratte au poste de secrétaire général et trésorier, Karine Bolduc à la première vice-présidence et Mario Pellerin à titre de deuxième vice-président.

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Le 10e Congrès du Conseil central du Cœur du Québec est lancé ! https://www.csn.qc.ca/actualites/le-10e-congres-du-conseil-central-du-coeur-du-quebec-est-lance/ Tue, 17 May 2022 19:04:20 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=83833 Le 10e Congrès du Conseil central du Cœur du Québec a été lancé ce matin à l’hôtel Victorin de Victoriaville. Sous le thème « Se choisir », le rendez-vous triannuel des 160 syndicats de la Mauricie et du Centre-du-Québec affiliés à la CSN réunira, jusqu’à vendredi, près d’une centaine de participantes et de participants lors de l’ouverture.

D’entrée de jeu, le président du conseil central, Paul Lavergne, a placé les enjeux auxquels le mouvement syndical est confronté en cette période de sortie de crise : « Nous devons faire le choix de nous respecter mutuellement, en assurant à tous et à toutes de bonnes conditions de travail, pour vivre dignement et en santé. Nous faisons le pari du syndicalisme, puisqu’il nous permet de faire primer l’intérêt collectif sur l’individualisme grandissant. Enfin, nous misons sur un modèle de société basé sur l’équité et la justice sociale. C’est ça, le syndicalisme d’aujourd’hui que nos membres veulent mettre de l’avant ! »

Des propos salués par la présidente de la CSN, Caroline Senneville, qui a rappelé l’engagement de la CSN pour un salaire minimum à 18 $ l’heure et un rehaussement général des conditions de travail et salariales dans le contexte actuel de la pénurie de main-d’œuvre. Celle-ci, a-t-elle rappelé, mine les capacités de développement économique et social du Cœur du Québec.

« Il y a encore trop d’employeurs, visiblement, qui n’ont pas encore compris que les travailleuses et les travailleurs sont en droit d’exiger de bonnes conditions d’emploi. Tant dans le secteur privé, où certains employeurs peinent à recruter de la main-d’œuvre, que dans le secteur public, où les années d’usure et d’épuisement ainsi que les heures supplémentaires forcées ont entraîné l’effondrement de nos réseaux publics durant la pandémie », a affirmé Caroline Senneville, invitant les congressistes à poursuivre leur engagement syndical envers une société plus juste.

Les délégué-es réunis auront la semaine pour se pencher sur les orientations du prochain mandat du Conseil central du Cœur du Québec de la CSN. Des ateliers portant sur la santé mentale et la santé et sécurité en milieu de travail, les transformations technologiques et les impacts des changements climatiques, notamment, auront cours tout au long de la semaine. Les congressistes auront également l’occasion d’élire les membres du comité exécutif du conseil central ainsi que de pourvoir les postes des différents comités de travail.

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Les syndicats CSN de la Montérégie tiennent leur 10e congrès https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndicats-csn-de-la-monteregie-tiennent-leur-10e-congres/ Tue, 17 May 2022 16:07:06 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=83829 Le 10e congrès triennal du Conseil central de la Montérégie–CSN se tient cette semaine, du 17 au 20 mai, à Longueuil. Les délégué-es de tous les syndicats CSN de la Montérégie discuteront des grands enjeux qui façonneront l’action syndicale dans la région au cours des trois prochaines années.

Plus spécifiquement, les travaux du congrès porteront sur les moyens à déployer pour dynamiser davantage la mobilisation, pour favoriser l’intégration de toutes et de tous dans nos syndicats et nos milieux de travail et pour renforcer la prévention en santé et sécurité du travail, partout.

Le congrès sera également l’occasion de souligner le centenaire de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), présente en Montérégie depuis sa fondation en 1921. Le conseil central présentera également aux syndicats une proposition pour renforcer le soutien financier offert aux travailleuses et aux travailleurs en grève. À ce sujet, pensons aux salarié-es de Bridor, de Boucherville, mis en lock-out le 25 avril. D’ailleurs, les congressistes se rendront dîner sur la ligne de piquetage le 18 mai.

« On voit de nombreux employeurs du secteur privé comme du public faire des pieds et des mains actuellement pour combler leurs besoins de main-d’œuvre, explique la présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annette Herbeuval. Paradoxalement, on vit en même temps plusieurs conflits de travail dans lesquels des employeurs sont à l’offensive afin de rogner les conditions de travail et les salaires. Le conseil central mettra tout en œuvre pour soutenir les syndicats qui revendiquent des conditions de travail et des salaires justes et équitables. »

Présente à l’ouverture du congrès, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, souligne que le rôle des conseils centraux est précieux pour les travailleuses et les travailleurs. « Notre capacité de nous mobiliser pour des changements positifs et de nous élever contre les injustices repose beaucoup sur les conseils centraux, comme celui de la Montérégie. Ce sont eux qui font le lien entre nos grandes orientations nationales et leur concrétisation sur le terrain. En ce sens, on aura du pain sur la planche en Montérégie au cours des prochaines années, qu’il s’agisse de la relance de notre économie, de la défense de nos services publics, de nous faire entendre sur la “refondation” du réseau de la santé et des services sociaux proposée par la CAQ ou encore de l’implantation du nouveau régime de santé et de sécurité du travail dans nos milieux. »

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Bâtir la solidarité régionale pour développer une voix forte https://www.csn.qc.ca/actualites/batir-la-solidarite-regionale-pour-developper-une-voix-forte/ Fri, 04 Oct 2019 14:59:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72340 Les conseils centraux de la CSN jouent un rôle politique important dans chacune de leur région, mais comment s’y prennent-ils pour que leur voix porte encore plus et que les préoccupations des travailleuses et des travailleurs soient entendues ?

Le Point syndical a interviewé les 13 présidentes et présidents de conseils centraux au sortir de leurs congrès pour qu’ils rendent compte des façons de faire qui ont fait leurs preuves, mais aussi des innovations en cours partout au Québec. Nous avons, du même coup, dressé un portrait des enjeux régionaux qui préoccupent le plus les conseils centraux à la veille de la rentrée.

S’appuyer sur la base
La participation des membres est au centre des préoccupations des conseils centraux. Leur proximité avec les syndicats qu’ils représentent a toujours été un atout, mais plusieurs approches nouvelles visent à renforcer ce lien.

On veut, par exemple, rendre les réunions moins formelles pour donner la parole aux membres dès le début, plutôt que de simplement valider des documents. Certaines régions mettent en place des réunions thématiques qui vont changer de secteur en fonction du sujet abordé. Cette façon de faire fonctionne d’ailleurs déjà très bien au Saguenay–Lac-Saint-Jean depuis trois ans. On veut aussi miser sur des rencontres informelles où il est plus facile de s’exprimer, même pour les membres qui ont tendance à rester muets dans les assemblées.

Photo des présidences des conseils centraux, prise d'un étage plus haut que les élu-e-s.

Présidences des conseils centraux // Photo : D. Morissette

Divers conseils misent par ailleurs sur un comité de mobilisation, souvent renouvelé, pour soutenir les enjeux des syndicats. Par endroits, les conseils centraux ont décidé de trouver le moyen de rendre davantage disponibles les membres du comité exécutif, même si cela signifiait parfois une diminution du nombre de personnes y siégeant. Des conseils ont aussi choisi de donner la responsabilité de secteurs (géographiques ou d’activité) à chacun des membres du comité exécutif, parfois en spécialisant une vice-présidence sur le secteur privé.

L’idée générale est de s’appuyer sur la base pour définir les enjeux régionaux et de mieux les porter, par une plus grande mobilisation des membres. On pense ici à des causes politiques ou sociales, mais aussi à la solidarité manifestée à l’égard des luttes des autres syndicats de la région.

Approches de communication
Pour communiquer avec les membres, au moins quatre conseils centraux ont déjà installé de l’équipement pour produire des vidéos, ou le feront bientôt. Ce dispositif sera offert aux syndicats qui veulent parler à leurs membres à distance.

Les régions ont toutes plus de facilité à communiquer avec les médias que la métropole. Les présidentes et présidents ont souvent des liens directs avec les journalistes depuis des années. Au Cœur-du-Québec, certains médias enregistrent même de longues entrevues qui servent dans différents topos dans les semaines suivantes.

Sur la Rive-Nord et la Rive-Sud dans la région de Montréal, c’est beaucoup plus difficile, et la présence de médias est plus aléatoire. Curieusement, la montréalisation de l’information n’aide pas vraiment à ce que la voix des travailleuses et travailleurs soit mieux entendue. La vente ou la fermeture de journaux a même empiré la situation par endroits.

Québec s’en tire mieux à cet égard, même si le conseil central a décidé de ne pas du tout compter sur les radios poubelles de la capitale.

En Outaouais, on mise sur des études chiffrées sur l’iniquité dont souffre la région en matière de services de santé, d’éducation et même en culture. Cette approche fonctionne bien avec les médias qui ont des données à se mettre sous la dent, qui sont basées sur des études.

Coalitions et rencontres
Les conseils centraux misent tous sur des coalitions intersyndicales ou basées sur des enjeux spécifiques pour se donner un plus grand poids régional. À Montréal, par exemple, on mise sur un comité intersyndical en place depuis plus de 45 ans, de même que sur des rencontres régulières avec les élu-es municipaux de tous les partis en place. De son côté, la coalition Équité Outaouais réussit à marteler son message, qui a même eu un impact électoral en 2018 en mettant fin au monopole d’un seul parti qui prévalait depuis plusieurs années. L’environnement est un sujet de plus en plus chaud et rassembleur un peu partout.


Ce que Les présidentes et présidents des conseils centraux ont dit :

« On veut attirer plus de monde pour les actions comme celle du 27 septembre. On mise beaucoup sur notre comité de mobilisation. »
– Manon Tremblay, Saguenay–Lac-Saint-Jean

« Il faut un meilleur réseau entre nous parce que le vent de droite souffle encore très fort. Quand tu t’intéresses plus aux autres syndicats, tu vas aussi t’intéresser plus au conseil central. »
– Patricia Rivest, Lanaudière

« Il faut s’investir dans différents milieux, se joindre à des tables et à différents groupes pour amener une vision CSN sur les façons de nous développer comme région. »
– Guillaume Tremblay, Côte-Nord

« Les membres participent déjà pas mal, mais ce sont souvent les mêmes. Notre défi, c’est d’essayer que ça descende plus. On veut inviter les gens à s’exprimer, notamment dans des activités informelles comme les 5 à 7. »
– Annette Herbeuval, Montérégie

« On veut consolider la solidarité intersyndicale avec notre réseau de mobilisation. »
– Dominique Daigneault, Montréal métropolitain

« Il faut se coller sur la réalité des syndicats, leurs enjeux sociaux. Quand ta voix et tes idées ont une importance, ça te donne plus envie de t’impliquer et on le constate. »
– Nancy Legendre, Bas-Saint-Laurent

« On croit que les liens entre les enjeux régionaux et nos syndicats sont là. Il faut les alimenter par une plus grande participation pour que nos luttes soient portées par les membres. »
– Alfonso Ibarra, Outaouais

« On a une bonne collaboration avec les médias régionaux, mais on veut redévelopper le réflexe des journalistes à nous interpeller. »
– Félix-Antoine Lafleur, Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec

« À toutes les interventions d’élu-es, on donne systématiquement notre opinion. Ça fait comprendre aux syndiqué-es à quoi sert le conseil central. On est un outil essentiel au développement régional. »
– Serge Saint-Pierre, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

« On a décidé d’interpeller davantage nos syndicats par téléphone et d’augmenter la présence des membres aux assemblées en rendant les rencontres moins formelles, en donnant plus de temps d’antenne aux membres. »
– Paul Lavergne, Cœur-du-Québec

« Les gens se sont aperçus qu’ils ne se connaissaient pas, mais qu’ils voulaient plus partager. On va organiser trois ou quatre rencontres par an sur les priorités régionales. »
– Chantal Maillé, Laurentides

« Plus nos membres sont au courant des luttes menées par d’autres syndicats, plus notre solidarité peut s’exprimer. Et si on peut syndiquer le concurrent d’à côté, plus notre rapport de force est grand. »
– Denis Beaudin, Estrie

« S’il y a une mauvaise nouvelle, le conseil central est tout de suite au jeu avec le syndicat. Le conseil central est un incontournable. »
– Ann Gingras, Québec–Chaudière-Appalaches.

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La force de la solidarité https://www.csn.qc.ca/actualites/la-force-de-la-solidarite/ Tue, 28 May 2019 21:58:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71505 Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CSN) entreprend aujourd’hui son 37e Congrès à l’hôtel Delta Saguenay. Les prochains jours seront l’occasion pour l’ensemble des syndicats de la région d’élaborer le plan d’action des prochaines années, avec une emphase particulière sur les problématiques régionales.

Sous le thème de la force de la solidarité, le congrès sera un moment pour se pencher sur les luttes des dernières années et de préparer celles à venir. « La solidarité, c’est ce qui fait que nous sommes une force incontournable partout au Québec et dans notre région. Que ce soit pour les centres d’éducation à la petite enfance (CPE), les centres d’hébergement privés, le transport scolaire ou les employé-es de la SAQ, nous avons démontré à plusieurs reprises ce que nous pouvons accomplir pour la classe ouvrière lorsque nous nous tenons debout, toutes et tous ensemble » souligne Engelbert Cottenoir, président du congrès du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Plusieurs invité-es seront également présents afin d’outiller les délégué-es sur des questions comme un régime public et universel d’assurance médicaments, la transition juste et les changements climatiques et la pénurie et rareté de main-d’œuvre.

Le congrès permettra également de souligner le travail des militantes et militants de la région, dont le président du Conseil central, Engelbert Cottenoir, qui termine son dernier mandat après 12 ans à la présidence.

« Encore une fois, nous démontrerons la solidarité des 15 000 membres de la CSN du Saguenay–Lac-Saint-Jean lors de ce congrès. Je quitte pour la retraite en étant très confiant de la force de notre organisation dans la région. »

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Une centaine de personnes réunies à l’Assomption contre les maternelles 4 ans https://www.csn.qc.ca/actualites/une-centaine-de-personnes-reunies-a-lassomption-contre-les-maternelles-4-ans/ Fri, 17 May 2019 18:28:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71333 Dans le cadre de la campagne 4 ans, c’pas grand, les participantes et participants du congrès du Conseil central de Lanaudière se sont réunis devant le bureau de circonscription de François Legault pour dénoncer l’entêtement du premier ministre à aller de l’avant avec le projet de maternelle 4 ans mur à mur.

« Le gouvernement veut étendre à grands frais les maternelles 4 ans partout au Québec alors que nous disposons d’un réseau de services de garde éducatif qui réalise déjà un très bon travail et qui pourrait faire encore plus si on y investissait une partie de l’argent prévu pour les maternelles 4 ans. Notre présence ici vise donc une fois de plus à exprimer notre opposition à ce projet. Cet après-midi, nous rencontrons le caucus de la CAQ de Lanaudière pour lui remettre une pétition de plusieurs centaines de signatures. Il faut que le gouvernement entende le rejet de son projet par la population », a souligné la présidente du Conseil central de Lanaudière, Francine Ranger.

Rappelons que le samedi 11 mai dernier, 300 personnes se sont réunies au parc Antonio-Barrette dans le cadre d’une fête familiale pour manifester leur désaccord face au projet.

Des spécialistes reconnues
Le secrétaire-trésorier du Conseil central de Lanaudière, Luc Tremblay, a pour sa part vanté les services des réseaux des CPE et des RSG au Québec. « Les spécialistes en petite enfance invitent le gouvernement à choisir des services de garde de qualité et axés sur les besoins de l’enfance. Les CPE et les RSG offrent des services exceptionnels qui sont reconnus par tous les intervenants. Ils permettent un lien d’attachement fort, sécuritaire et stable. Nous pouvons répondre convenablement aux besoins des enfants en plein développement », a-t-il souligné en ajoutant :

Les diagnostics et les suivis d’enfants en difficulté d’apprentissage par des professionnels peuvent se faire aussi bien en CPE et en milieu familial qu’à l’école. « Le problème est le manque généralisé de ces ressources spécialisées tant dans le réseau scolaire que dans celui de la santé et des services sociaux. Pas besoin de classes à 800 000 $ pour régler ça. S’il investissait dans les services spécialisés l’argent qu’il veut mettre dans les maternelles 4 ans, il atteindrait le même résultat », a-t-il poursuivi.

« Ce projet est une catastrophe financière annoncée, a conclu Francine Ranger. Le gouvernement en est bien conscient. Il doit entendre raison et reculer. »

 

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Le Conseil central de Lanaudière de la CSN entreprend son 65e Congrès sur le thème de la fierté https://www.csn.qc.ca/actualites/le-conseil-central-de-lanaudiere-de-la-csn-entreprend-son-65e-congres-sur-le-theme-de-la-fierte/ Tue, 14 May 2019 18:13:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71276 C’est sur le thème Être syndiqué, notre fierté que plus d’une centaine de délégué-es des syndicats affiliés à la CSN des quatre coins de Lanaudière ont réunis pour assister au 65e Congrès du Conseil central de Lanaudière–CSN, qui se tient du 14 au 17 mai au Château Joliette.

« Ce congrès est un moment privilégié pour réfléchir avec nos membres sur l’état des lieux en matière de syndicalisme et, surtout, pour se projeter dans l’avenir et convenir de nos priorités syndicales pour le prochain mandat », a déclaré Francine Ranger, présidente du conseil central, pendant le point de presse tenu lors de l’ouverture du congrès.

Les enjeux régionaux aussi à l’ordre du jour
« Comme partout ailleurs, nous sommes frappés par des problèmes de pénurie de main-d’œuvre. Puisqu’il n’y a pas d’université dans la région de Lanaudière, les jeunes vont étudier à l’extérieur et, lorsqu’ils quittent la région, ils ne reviennent pas. Il faut trouver un moyen de garder les travailleuses et travailleurs dans Lanaudière et l’une des meilleures façons d’y parvenir est par l’amélioration de leurs conditions de travail », a renchéri Francine Ranger.

« Le transport en commun est compliqué dans Lanaudière, commente-t-elle. Pour aller à Montréal, il n’y a pas de problème, par contre il est quasiment impossible de se déplacer entre les villes et les villages de la région. Cette situation nuit à la rétention de la main-d’œuvre, on se tire dans le pied », a-t-elle expliqué.

« Au cours de ce congrès, nous verrons comment exercer un leadership syndical dynamique, capable de stimuler la mobilisation des membres dans le but d’améliorer leur quotidien et leur vie au travail, ajoute Francine Ranger. Le congrès sera pour nous une occasion de voir comment notre mobilisation peut influencer le monde du travail ainsi que le développement régional et social. L’éducation, la santé et les services sociaux, l’environnement, les jeunes, la condition féminine et la santé et sécurité au travail seront les sujets au cœur de nos débats. »

Les conseils centraux primordiaux pour le Québec
Pour sa part, le président de la CSN, Jacques Létourneau, a tenu à souligner l’importance des conseils centraux comme acteurs de premier plan pour assurer des changements sociaux durables dans toutes les régions du Québec. « L’action des conseils centraux, leur présence à divers comités, leurs interventions auprès des partis politiques et des groupes de la société civile sont essentielles à une saine démocratie. Le Conseil central de Lanaudière a toujours été un interlocuteur de choix dans la région pour améliorer la vie des travailleuses et travailleurs et pour faire progresser la société en général. Son poids est grand dans bien des domaines et il continuera à l’exercer toutes les fois où ce sera nécessaire. »

Francine Ranger a tenu à conclure par un mot concernant son départ à la retraite. « Ça a été un honneur et un privilège d’avoir pu agir durant huit années comme présidente du Conseil central de Lanaudière et d’avoir eu l’occasion de servir jour après jour les membres de la CSN dans la région. Je quitte mes fonctions avec le sentiment du devoir accompli et je laisse place à la relève avec enthousiasme. Mais ne pensez pas que je disparais des écrans radars ! Je vais continuer à m’impliquer avec ardeur dans ma communauté sur des enjeux qui me tiennent très à cœur, à travers des organismes de défense des droits et dans le Réseau des femmes élues de Lanaudière », a-t-elle conclu.

Conseil central de Lanaudière
Le Conseil central de Lanaudière–CSN regroupe 80 syndicats représentant plus de 13 000 membres sur l’ensemble du territoire de Lanaudière.

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Pour information :
Ariane Gagné
Service des communications – CSN
514 349-1300
ariane.gagne@csn.qc.ca

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Une vie syndicale forte https://www.csn.qc.ca/actualites/une-vie-syndicale-forte/ Tue, 14 May 2019 14:29:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71267 Forestville, le 14 mai 2019 – Le Congrès du Conseil central Côte-Nord – CSN s’ouvre aujourd’hui à Forestville sous le thème de la vie syndicale. « Être à la CSN, c’est aussi vouloir un monde plus juste, plus équitable et d’avoir des préoccupations environnementales. C’est aussi faire des luttes qui dépassent celles des relations de travail, et c’est ce que nous réaffirmerons encore une fois lors de ce congrès » a déclaré le président, Guillaume Tremblay. « Nous avons démontré au fil des années la force que nous avons lorsque nous décidons de se mobiliser collectivement, et je souhaite cette semaine que chaque membre de la CSN prenne conscience du pouvoir d’action qu’il a en tant que citoyenne et citoyen. »

Lors de ce congrès, les membres auront donc l’occasion de se pencher sur les enjeux des écarts de richesse, de la pénurie et de la rareté de main-d’oeuvre et de la condition féminine. « Malgré qu’on soit en 2019, nous avons toujours beaucoup de travail à faire sur les questions d’équité homme/femme, de la conciliation travail/famille et de la violence conjugale. » a-t-il rajouté.

Le congrès sera aussi l’hôte de conférences d’invité-es de marque. Parmi ceux-ci, Natasha Kanapé Fontaine, poète, militante innue et comédienne fera une présentation sur les inégalités hommes/femmes, tout en tissant des liens avec les communautés autochtones qui rappelons-le, représentent 20% de la population nord-côtière. Nous aurons aussi l’occasion d’entendre Laurent Ferrier, du département de technologie de maintenance industrielle du Cégep de Sept-Îles, sur la Révolution industrielle 4.0 et comment les grands changements technologiques de notre époque modifient le monde du travail. Christian Nadeau, professeur de philosophie à l’Université de Montréal, animera une conférence et un atelier sur la vie syndicale et Alain Deneault, auteur et philosophe québécois, viendra nous démontrer l’impact majeur des paradis fiscaux sur les inégalités économiques et comment elles se manifestent dans notre région.

« Après plus de 50 ans de présence CSN sur la Côte-Nord, nous démontrerons encore une fois la force de notre organisation et de la solidarité des 5 500 membres de la CSN sur la Côte-Nord lors de ce congrès. » a conclu Guillaume Tremblay.

À propos
Sur la Côte-Nord, le Conseil central Côte-Nord – CSN regroupe plus de 5 500 membres qui oeuvrent dans tous les secteurs d’activité et regroupés dans plus de 50 syndicats.

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Le syndicalisme À notre façon https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicalisme-a-notre-facon/ Mon, 13 May 2019 21:03:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71263 Vendredi dernier, le Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN (CCBSL) a clôturé son 25e Congrès, qui s’est déroulé du 7 au 10 mai, à Rivière-du-Loup, à l’Auberge de la Pointe. Sur le thème À notre façon, les délégué-es des syndicats affiliés au CCBSL se sont rencontrés afin de partager, de débattre, de proposer puis d’adopter un plan de travail entièrement élaboré durant le congrès.

« Pour le mouvement syndical de la CSN au Bas-Saint-Laurent, notre 25e Congrès fut sans contredit un succès. Lors de la préparation, nous avons fait un pari audacieux, celui de bâtir, dans le cadre de cette instance, un plan de travail ensemble pour les trois années à venir. Nous avons donc eu la chance de partager ces quatre jours avec 80 délégué-es de syndicats de notre région. La richesse de nos échanges et de nos débats nous a permis de nous entendre sur un plan de travail commun qui nourrira nos actions et nos projets des trois prochaines années. Encore une fois, ce congrès fut l’occasion de constater concrètement que les délégué-es des syndicats affiliés à la CSN savent proposer une multitude de moyens innovants empreints de solidarité et d’entraide », de souligner Nancy Legendre, présidente réélue du CCBSL–CSN.

Trois membres sur quatre du comité exécutif ont été réélus — Nancy Legendre à la présidence, Pauline Bélanger au poste de secrétaire-trésorière ainsi que Daniel Lamoureux à la vice-présidence au secteur privé —, et Dany Héon a été nouvellement élu à la vice-présidence pour le secteur public, à la suite du départ à la retraite de Ginette Pelletier qui fut élue au conseil central de 2008 à 2019.

« En tout, les délégué-es nous ont donc confié 23 mandats qui guideront directement notre travail, nos actions et nos interventions en lien avec les appuis aux conflits, la vie syndicale, la vie régionale, les campagnes que nous menons ainsi que la syndicalisation. Ces mandats reflètent leurs idées, leurs préoccupations et les moyens qu’elles et ils veulent que nous prenions afin de les soutenir toujours plus efficacement dans tous les aspects de leur travail et de leur militance. Nous sommes donc très heureux du dénouement de ce 25e Congrès qui, plus que jamais, a réaffirmé la force de notre engagement et de notre mouvement », de conclure madame Legendre.

Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent compte près de 110 syndicats affiliés représentant plus de 10 000 membres dans les secteurs public et privé, de La Pocatière jusqu’à Les Méchins.

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La vitalité des enjeux féministes https://www.csn.qc.ca/actualites/la-vitalite-des-enjeux-feministes/ Wed, 02 Nov 2016 11:30:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=56377 À l’instar de la polémique causée par la ministre Lise Thériault qui a marqué le 8 mars cette année, et à la suite des analyses de la CSN et de l’IRIS sur l’austérité sexiste, les congrès des conseils centraux de ce printemps ont donné lieu à des débats et des discussions sur de nombreux enjeux féministes, ouvrant la voie à des réflexions stimulantes sur les perspectives de luttes pour les prochaines années.

Au cours de ces instances, les activités, les propositions et les débats ont ultimement fait la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes et ont démontré, une fois de plus, que les militantes de la CSN sont prêtes et déterminées à poursuivre la lutte dans cette voie égalitaire. Tout ce foisonnement d’idées a aussi permis de confirmer que nous ne sommes pas isolées en tant que féministes dans cette lutte pour l’égalité, la justice et la solidarité. En effet, le soutien exprimé lors des congrès par les hommes en témoigne.

À l’image du mouvement féministe d’aujourd’hui qui est diversifié et engagé dans une multitude de voies, soit récurrentes ou émergentes, les diverses problématiques abordées ont permis de mieux comprendre les enjeux de société auxquels les femmes sont confrontées et de dégager des pistes de solution intéressantes.

Pour nous faire entendre, la parité

La parité femmes-hommes dans les lieux et les postes décisionnels a été inscrite à l’ordre du jour de plusieurs congrès. « Cette question a ressurgi dans l’actualité, ce qui est une bonne nouvelle en soi, souligne Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, responsable de la condition féminine. Dans plusieurs milieux, y compris dans le mouvement syndical, de nombreuses difficultés se dressent devant les femmes qui désirent s’impliquer. Malgré un nombre de militantes en augmentation, la participation des femmes aux directions syndicales de certains secteurs économiques progresse lentement. Il y a quelques années, la CSN a adopté le Programme pour l’accès à une représentation équitable des femmes (PAREF) et elle s’est positionnée tout récemment en faveur de la déclaration pour la parité femmes-hommes du groupe Femmes, politique et démocratie. De plus, au cours des prochains mois, la CSN mettra en place des outils pour amorcer l’analyse différenciée selon les sexes (ADS). Somme toute, il reste beaucoup de travail à faire. »

Les membres ont abordé plusieurs autres sujets à caractère féministe comme les conséquences de l’austérité sexiste, les pièges de la banalisation de la marchandisation du corps des femmes, la participation aux tables et aux activités régionales des groupes de femmes dont ceux qui œuvrent en employabilité, la problématique de la violence et de la disparition de nombreuses femmes autochtones, pour n’en nommer que quelques-uns.

Les congrès des conseils centraux nous ont donc permis de découvrir qu’il existe une multitude d’activités et de propositions concrètes sur la recherche d’égalité entre les femmes et les hommes. Nous ne pouvons qu’être fières du dynamisme des militantes de la CSN et, à ce titre, nous devons conclure que ces congrès ont été fertiles en solidarités féministes !

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Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec

Activités Adoption de propositions
  • Un questionnaire distribué chaque jour du congrès sur l’histoire des droits des femmes, l’égalité financière, les effets néfastes de l’austérité sur les femmes et la discrimination au travail relativement à la grossesse; possibilité de gagner un prix.
  • Que le conseil central poursuive la lutte pour contrer la violence faite aux femmes en faisant connaître les ressources disponibles en région à nos syndicats affiliés.
  • Que le conseil central dénonce les mesures d’austérité qui s’attaquent aux plus pauvres et aux plus démunis de la région, dont les femmes sont majoritairement victimes.
  • Que le conseil central envisage la possibilité d’envisager ou de s’impliquer dans une campagne avec un organisme de la région venant en aide aux plus démunis.

Bas-Saint-Laurent

Activités Adoption de propositions
  • Présentation d’un portrait de la prostitution dans la région.
  • Déjeuner animé à l’aide de questions sur l’histoire des luttes des femmes.
  • Appel d’une maison pour femmes violentées de collecter des objets utilitaires pour les aider à emménager dans un nouveau logis.
  • Dénoncer les attaques faites aux femmes par différents moyens, dont une présence accrue sur la scène médiatique ainsi que le resserrement des liens avec les organismes qui viennent en aide aux femmes.
  • Remettre de l’avant dans nos syndicats la conciliation famille-travail-études.

Cœur-du-Québec

Activités Adoption de propositions
  • Kiosque de la condition féminine (distribution de différentes brochures CSN et autres) et tirage.
  • Conférence sur l’hypersexualisation et l’image corporelle, les publicités sexistes, la prostitution et la traite des femmes.
  • 5 à 7 animé par une humoriste.
  • Organiser deux colloques dans le cadre du 8 mars, l’un portant sur les proches aidants au féminin et l’autre sur les multiples visages de la violence envers les femmes.
  • Organiser un colloque sur la santé mentale conjointement avec les responsables de la santé-sécurité du travail.

Côte-Nord

Activités Adoption de propositions
  • Présentation du bilan des activités de la condition féminine et des collaborations avec les organismes de défense des droits des femmes.
  • Hommage à la fondatrice de la corporation de l’environnement de Sept-Îles, madame Claudette Villeneuve, dont le témoignage a démontré les défis qu’elle a eu à surmonter en tant que femme.
  • Que le Conseil central Côte-Nord poursuive la lutte contre les violences faites aux femmes en faisant connaître les services offerts pour éliminer la violence conjugale, les agressions sexuelles et les abus de toutes sortes envers les femmes.
  • Que le Conseil central Côte-Nord – CSN fasse ressortir toutes les conséquences que les mesures d’austérité du gouvernement Couillard ont sur les conditions de vie des femmes et s’associe aux groupes de femmes de la région afin de les dénoncer.

Estrie

Activités Adoption de propositions
  • Présentation, par le biais du rapport d’activités du comité exécutif, des effets des mesures d’austérité sur les femmes.
  • Présentation d’Aurélie Lanctôt, auteure de Les libéraux n’aiment pas les femmes.
  • Que le comité exécutif du CCSNE applique l’analyse différenciée selon les sexes (ADS) dans toutes ses orientations et actions.
  • Que le comité exécutif du CCSNE s’implique dans les diverses activités de la table régionale de groupes de femmes, qu’il diffuse largement toutes les initiatives et actions pertinentes liées au mouvement des femmes régional et national et qu’il invite les membres de ses syndicats affiliés à participer activement aux actions du mouvement des femmes.
  • Que le comité exécutif du CCSNE, par le biais de son comité de condition féminine, mette en place des activités concrètes liées au mouvement des femmes.

Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Activités Adoption de propositions
  • Deux membres du comité national de la condition féminine CSN, Nathalie Arguin et Pauline Bélanger, ont présenté l’importance des enjeux de la condition féminine et de s’impliquer à différents niveaux.
  • Modification des statuts et règlements pour se prémunir de deux comités statutaires, dont un de la condition féminine. Il sera composé de trois membres, dont deux qui représenteront respectivement la Gaspésie et les Îles; l’autre membre proviendra de l’exécutif.

Lanaudière

Activités Adoption de propositions
  • Présentation théâtrale interactive « Eva en quatre temps » sur les différentes luttes féministes, suivie d’une discussion autour des stratégies à développer pour contrer les attaques qui perdurent encore contre les femmes.
  • Que le Conseil Central de Lanaudière invite ses syndicats à définir des objectifs en ce qui concerne la conciliation-famille-travail et que ceux-ci prennent les moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs.
  • Que le Conseil central de Lanaudière-CSN développe un outil dans le but de promouvoir la condition féminine dans ses syndicats locaux.

Laurentides

Activités Adoption de propositions
  • Points soulevés autour des effets de l’austérité sur les femmes, notamment lors d’une présentation sur le démantèlement du réseau de service de garde au Québec.
  • Que le conseil central et ses syndicats affiliés poursuivent la lutte contre les mesures d’austérité qui touchent notamment les femmes, avec pour objectif l’atteinte de l’égalité entre les hommes et les femmes. Élaborer un plan d’action pouvant amener à une grève sociale.
  • Poursuivre la lutte pour favoriser l’accès aux femmes dans les métiers traditionnellement masculins.

Montérégie

Activités Adoption de propositions
  • Présentation du bilan des activités de la condition féminine.
  • Tenue d’un kiosque.
  • Hommage à Fernande Lévesque, militante de tous les combats pour faire avancer la place des femmes, à l’occasion de son départ à la retraite.

Montréal métropolitain

Activités Adoption de propositions
  • Kiosque où se faisaient photographier les gens qui exprimaient qu’« Acheter du sexe n’est pas un sport » (le congrès se déroulait juste avant le Grand Prix de la Formule 1).
  • Présentation du comité de condition féminine sous forme de déclamations sur les raisons d’être féministe en 2016.

Outaouais

Activités Adoption de propositions
  • Dîner discussion sur l’austérité sexiste animé par Diane Dwyer, conseillère syndicale à la condition féminine–CSN
  • Que les syndicats affiliés au CCSNO attachent une grande importance aux luttes contre l’austérité et à leurs principales victimes, les femmes./li>
  • Que les syndicats redoublent d’efforts afin d’avoir une responsable de la condition féminine au sein de son syndicat et que cette responsable puisse participer aux activités du CCSNO dans le cadre de la lutte contre l’austérité./li>

Québec Chaudière-Appalaches

Activités Adoption de propositions
  • Présentation dynamique du rapport d’activités du comité des femmes.
  • Hommage à Solange Gobeil, une militante qui laisse le comité des femmes après plus de 20 ans d’implication.
  • Que le Conseil central et les syndicats affiliés s’engagent :
    1. à poursuivre la lutte pour la sauvegarde, le développement, l’accessibilité et la valorisation du réseau des CPE, des RSG et des services de garde scolaires;
    2. à faire connaître la qualité supérieure des services offerts par les CPE et les RSG en comparaison avec ceux des garderies commerciales.
  • Que le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN et les syndicats affiliés s’engagent à faire reconnaître les revendications prioritaires de la coalition pour la conciliation famille-travail par la diffusion de la plateforme politique de la coalition.

Saguenay–Lac-Saint-Jean

Activités Adoption de propositions
  • Présentation de Diane Dwyer, conseillère syndicale à la condition féminine–CSN, sur les effets de l’austérité sur la réalité des femmes, et plus spécifiquement dans la région.
  • Que le conseil central soutienne les actions des groupes qui luttent contre la pauvreté et l’exclusion sociale dans la région, qu’il dénonce les préjugés envers les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables et qu’il sensibilise les membres des syndicats affiliés sur les impacts des récentes orientations du gouvernement concernant les coupes dans les programmes spécialisés pour faciliter l’employabilité des femmes.

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Ce qui nous distingue et ce qui nous unit https://www.csn.qc.ca/actualites/ce-qui-nous-distingue-et-ce-qui-nous-unit/ Wed, 02 Nov 2016 11:30:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=56473 Au printemps dernier, les militantes et les militants de la CSN de partout à travers le Québec ont profité des congrès des conseils centraux pour dresser un bilan de l’action syndicale des trois dernières années et débattre des orientations pour leur région respective. Rencontres triennales où se côtoient les luttes du premier et du deuxième front par le biais de conférences, de débats et de rassemblements militants. Ces congrès, fortement ancrés dans les réalités régionales, ont enthousiasmé les membres venus par centaines.

Un retour sur l’importante lutte contre l’austérité menée par la CSN et ses divers partenaires était à l’ordre du jour de tous les congrès. Dans un premier temps, les conseils centraux ont dressé un bilan des multiples actions auxquelles ont participé les militantes et les militants dans le cadre de la campagne confédérale Refusons l’austérité. Puis, des conférences sur les différentes facettes de l’austérité ont nourri les débats et les exercices de réflexion.

Invitée par le Conseil central de l’Estrie, Aurélie Lanctôt, journaliste et auteure de l’essai Les libéraux n’aiment pas les femmes, est venue discuter avec les congressistes des conséquences catastrophiques des politiques d’austérité sur les femmes qui se trouvent à subir deux fois plutôt qu’une les contrecoups des compressions : une première fois en tant que travailleuses majoritaires dans les réseaux de l’éducation et de la santé et des services sociaux et une deuxième fois en tant que principales utilisatrices des services publics.

Aurélie Lanctôt, auteure de l’essai Les libéraux n’aiment pas les femmes, entretient les congressistes des conséquences des politiques d’austérité sur les femmes.Photo : Chu Anh Pham
Aurélie Lanctôt, auteure de l’essai Les libéraux n’aiment pas les femmes, entretient les congressistes des conséquences des politiques d’austérité sur les femmes.
Photo : Chu Anh Pham

Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, c’est par l’axe de la privatisation du système de santé et de services sociaux qu’on a abordé le thème de l’austérité. Avec des intentions à peine cachées de déconstruction de l’État, les libéraux affament les réseaux publics à coup de compressions majeures pour ensuite dénoncer les ratés desdits réseaux et vanter les mérites du privé. Une stratégie sournoise, bien illustrée par la présentation d’Anne Pineau, adjointe au comité exécutif de la CSN.

Depuis quelques années, les politiques d’austérité font aussi des ravages ailleurs sur la planète. Particulièrement touchés par d’importantes vagues de compressions budgétaires, plusieurs pays d’Europe ont vu naître de grands mouvements citoyens et des coalitions politiques se sont formées pour défendre les missions de l’État. Invité par le conseil central de Montréal, Manuel Espinar Anonuevo, membre du parti politique Podemos, est venu partager avec les militantes et militants de la CSN les réflexions et les moyens d’action du parti progressiste espagnol qui a obtenu plus de 20 % des voix aux dernières élections générales. Un nouvel éclairage fort à propos sur la lutte pour une société plus juste.

Syndicalisme d’aujourd’hui et de demain

Il n’y a pas que les radio-poubelles qui remet­tent en question la pertinence du syndicalisme en 2016. Le vent de droite qui souffle sur le Québec depuis quelques années participe à la construction d’un discours antisyndical qui prend de plus en plus de place dans l’espace public. Invité à titre de conférencier dans plusieurs régions, Gérald Larose, président de la CSN de 1983 à 1999, a livré un vibrant plaidoyer pour un mouvement syndical fort. Selon M. Larose, la conjoncture demande plus que jamais que les membres occupent le terrain et travaillent à déconstruire l’argumentaire néolibéral qui nuit aux travailleurs.

Gérald Larose, président de la CSN de 1983 à 1999, livrant son plaidoyer pour un mouvement syndical. Photo : Michel Giroux
Gérald Larose, président de la CSN de 1983 à 1999, livrant son plaidoyer pour un mouvement syndical.
Photo : Steve Lynch

Sollicité aussi par plusieurs conseils centraux, Christian Nadeau, professeur titulaire au département de philosophie de l’Université de Montréal, a quant à lui abordé le thème de la démocratie syndicale. Est-ce un mythe ou une réalité? La base militante se sent-elle partie prenante des stratégies syndicales ? M. Nadeau a donné quelques pistes de réponse en suggérant, par exemple, de multiplier les espaces de discussions libres afin de permettre à toutes et à tous de développer des compétences politiques. Toujours selon M. Nadeau, ce sont ces compétences qui permettront un renforcement des pouvoirs citoyens, vecteurs de transformation sociale.

À l’intérieur de nos rangs aussi, des militantes et militants critiquent les pratiques syndicales actuelles et se demandent à quoi pourrait ressembler un syndicalisme renouvelé. C’est sur cette base que le polémiste Marc-André Cyr, chargé de cours en sciences politiques à l’UQAM, est venu discuter avec les membres des Laurentides. Son intervention en faveur d’un syndicalisme plus combatif a suscité diverses réactions auprès des congressistes, preuve qu’il y a là matière à réflexion pour les années qui viennent.

Ces questionnements sur nos façons de faire et de concevoir le syndicalisme d’aujourd’hui ont donné lieu à des débats animés, desquels ont émergé un consensus : le syndicalisme est bien vivant et toujours d’actualité à travers tout le Québec.

Le développement régional au cœur de l’action syndicale

La décision du gouvernement Couillard, à l’automne 2014, d’abolir les centres locaux de développement (CLD) et les conférences régionales des élus (CRÉ) a eu des répercussions importantes sur la vie régionale. En plus des pertes d’emplois, ces fermetures ont entraîné d’importantes difficultés de financement et de concertation pour les organismes des régions. De plus, certaines régions, comme l’Abitibi-Témiscamingue et la Côte-Nord, ont été frappées de plein fouet par la chute des prix des matières premières. Ce ralentissement mondial amène aujourd’hui les régions à envisager une transition du modèle économique basé sur les richesses naturelles et manufacturières vers une économie de services.

C’est d’ailleurs pour souligner l’importance du secteur public pour l’économie des régions ressources que le Conseil central Côte-Nord a invité le professeur au Département de relations industrielles de l’Université Laval, Jean-Noël Grenier. M. Grenier a rappelé aux congressistes que le gouvernement est souvent le plus gros employeur d’une région, comme c’est d’ailleurs le cas sur la Côte-Nord. Les revenus gagnés par ces travailleuses et ces travailleurs sont ensuite dépensés dans les commerces locaux, qui à leur tour embauchent des gens du coin. Un cycle qui fonctionne et qui influence positivement l’économie régionale.

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Un moment d’émotion pour la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent.
Photo : Steve Lynch

Au Bas-Saint-Laurent, le développement régional a été abordé via le développement des arts et de la culture. Shanti Sarrazin, coordonnatrice à la culture et aux communications pour la MRC Rimouski-Neigette, est venue présenter aux membres de la région des pistes de solution pour contrer la dévitalisation des communautés. Selon Mme Sarrazin, une activité culturelle dynamique et la mise en valeur du patrimoine contribuent à la construction d’une identité régionale forte, facteur d’attraction et de rétention pour les citoyennes et citoyens.

Le nécessaire virage écologique

Les enjeux environnementaux ont aussi fait l’objet de discussions fort intéressantes. Invité par le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches, Steven Guilbeault, cofondateur et directeur principal d’Équiterre, a tenu à rappeler l’importance pour le mouvement syndical de contribuer activement à la lutte aux changements climatiques en travaillant à la nécessaire transition vers les énergies renouvelables, que ce soit par un soutien aux actions locales ou par une participation aux concertations régionales et nationales sur le développement durable.

Plusieurs conseils centraux ont porté une attention particulière à l’empreinte écologique de leur congrès. La rencontre triennale du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec a d’ailleurs reçu la certification « Congrès Vert ». Pour ce faire, l’organisation a travaillé avec une OBNL de la région, le groupe ÉCOcitoyen, qui a évalué le congrès en se basant sur une norme environnementale qui prend en considération plusieurs éléments tels l’origine des objets promotionnels, la nourriture et les sources d’énergie. Les congressistes ont aussi reçu des arbres et des semences de fleurs afin de compenser les émissions de gaz carbonique résultant de leurs déplacements.

Parmi les autres initiatives en matière de protection de l’environnement, soulignons la remise du prix SPHERE (le prix Syndical et Paritaire pour Honorer un Engagement et une Réalisation Environnementale) par le Conseil central du Cœur du Québec. Ce projet pilote a été mis sur pied afin de souligner les initiatives écologiques des militantes et militants de la région. Pour sa première édition, le concours a été remporté par le STT Mitchel-Lincoln, syndicat d’une entreprise d’emballage, où les employé-es ont mis en place une politique de récupération des courroies de plastique.

Sur le deuxième front

Parmi les enjeux sociaux qui préoccupent les membres à travers tout le Québec, la lutte à la pauvreté tient une place prioritaire. Plusieurs organisations qui travaillent à la réduction des inégalités de revenus concentrent aujourd’hui leurs efforts à promouvoir la revendication pour un salaire minimum à 15 $ l’heure. Cet enjeu a été discuté sur le plancher de plusieurs congrès, et quelques conseils centraux ont adopté une proposition à l’effet de soutenir cette lutte pour un salaire décent. À Montréal, Alex Han, représentant du Service Employees International Union, a rappelé aux membres présents les racines de cette revendication, née aux États-Unis en 2012 avec la campagne Fight for 15, menée par les travailleuses et les travailleurs des chaînes de restauration rapide.

Du pain sur la planche

Les militantes et les militants s’entendent pour dire que les prochaines années ne seront pas de tout repos. Le gouvernement de Philippe Couillard restera au pouvoir au moins jusqu’en octobre 2018, date de la prochaine élection provinciale, et poursuivra vraisemblablement son travail de destruction de l’État québécois. La lutte aux politiques d’austérité demeurera donc une priorité dans toutes les régions du Québec.

Parmi les autres enjeux priorisés par les membres des conseils centraux, on trouve la concertation régionale. Que ce soit par la création d’une coalition progressiste dans les Laurentides, par des démarches concrètes de collectivisation des luttes en Estrie ou par la mise en place d’espaces de consultation publique dans la région de Lanaudière, les moyens sont multiples et les intentions de se solidariser clairement exprimées.

Les congressistes se sont aussi engagés à poursuivre régionalement diverses luttes menées nationalement par la CSN. La promotion des campagnes Un réseau qui fait grandir, contre le démantèlement des services de garde éducatifs et Le droit fondamental de négocier, qui dénonce les changements législatifs du pacte fiscal (PL110), occupera les militantes et les militants au cours des prochains mois.

Des projets particuliers seront aussi à surveiller dans plusieurs régions. Le colloque sur les transports, qui sera organisé par le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, pourrait avoir des échos dans d’autres régions, de même que le Sommet social régional, mis sur pied par le Conseil central du Saguenay–Lac-St-Jean.

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Ce que les présidentes et présidents ont dit…

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Photo : Alain Décarie

[su_testimonial name= »Giacomo Bouchard » company= »Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec »]Ce qui est sorti de notre congrès, c’est que le conseil central doit travailler à renouveler le syndicalisme en innovant dans ses pratiques, que ce soit auprès des membres, des médias, des jeunes. Nous devons aussi prendre une place encore plus importante sur la scène régionale.
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[su_testimonial name= »Nancy Legendre » company= »Bas-Saint-Laurent »]Une semaine teintée par une grande solidarité régionale. Avec les militantes et les militants, nous avons échangé et débattu afin de nous permettre de travailler à l’avenir de nos syndicats et de notre région et de nous projeter encore un peu plus loin dans l’avenir.
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[su_testimonial name= »Paul Lavergne » company= »Cœur du Québec »]Ce congrès marquait le 20e anniversaire de notre conseil central. Nous en avons profité pour inviter les anciens présidents, nous souvenir de tout le chemin parcouru et nous projeter dans l’avenir.
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[su_testimonial name= »Guillaume Tremblay » company= »Côte-Nord »]Les délégué-es se sont bien appropriés les enjeux présentés. Conscients de l’impact positif qu’ils ont sur la région, les syndicats sont repartis du congrès prêts à jouer leur rôle sur la Côte-Nord.
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[su_testimonial name= »Denis Beaudin » company= »Estrie »]Les présentations diversifiées et les riches échanges ont permis aux membres, qui composaient la plus forte délégation jamais enregistrée à un congrès du CCSNE, de prendre le pouls de la conjoncture régionale et nationale et de déterminer nos grandes orientations pour les années à venir, orientations basées sur le développement de nos solidarités estriennes.
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[su_testimonial name= »Jacques Mimeault » company= »Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine »]La concertation régionale, le maintien des services de proximité, l’organisation d’un colloque sur les transports et la protection du Saint-Laurent par la revendication de centres d’interventions d’urgences maritimes auprès de nos gouvernements, seront nos priorités pour le prochain mandat. Ces enjeux contribueront à notre développement social, environnemental et économique.
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[su_testimonial name= »Francine Ranger » company= »Lanaudière »]Parmi nos orientations pour les prochaines années, un engagement à mener, avec les syndicats affiliés au conseil central, une réflexion sur les valeurs véhiculées par la CSN soit l’autonomie, la démocratie et la solidarité et le lien à faire avec nos responsabilités syndicales.
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[su_testimonial name= »Annette Herbeuval » company= »Montérégie »]Le congrès nous a permis de réfléchir à des stratégies pour nous rapprocher des syndicats et redynamiser la vie syndicale. Un congrès innovateur et dynamique.
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[su_testimonial name= »Dominique Daigneault » company= »Montréal métropolitain »]Les délégué-es se sont entendus sur la nécessité de poursuivre nos mobilisations, entre autres, en élargissant nos solidarités sur une base plus locale, tant pour renforcer la lutte contre l’austérité que pour soutenir les luttes syndicales. Il s’est également avéré important de prioriser la lutte contre les inégalités sociales, notamment par l’entremise de la syndicalisation et par la revendication de la hausse du salaire minimum à 15 $.
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[su_testimonial name= »Michel Quijada » company= »Outaouais »]Nous souder à l’ensemble des groupes sociaux pour appuyer les mouvements qui cherchent à transformer la société pour que personne ne soit laissé de côté. Voilà le sens de plusieurs de nos résolutions, dont celle qui vise à rehausser le salaire minimum.
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[su_testimonial name= »Ann Gingras » company= »Québec Chaudière-Appalaches »]Un congrès mobilisant qui nous a permis de faire le point sur les enjeux et défis dans notre région. Les personnes conférencières ont rappelé l’importance du travail d’un conseil central sur le plan social et combien les conditions de travail et les conditions sociales sont indissociables.
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[su_testimonial name= »Engelbert Cottenoir » company= »Saguenay–Lac-Saint-Jean »]Nous sortons de ce congrès avec de nouveaux chantiers à explorer. La démocratie municipale, l’élargissement de l’action en développement territorial et l’acceptabilité sociale seront de nouveaux terreaux où nous pratiquerons le syndicalisme à la manière CSN.
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Une semaine d’échanges, sous le thème Résister – Riposter – Avancer https://www.csn.qc.ca/actualites/une-semaine-dechanges-sous-le-theme-resister-riposter-avancer/ Sun, 12 Jun 2016 20:26:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=52732 C’est demain que le CCQCA–CSN donnera le coup d’envoi de son congrès triennal qui se tiendra toute la semaine, du 13 au 17 juin, dans la Capitale-Nationale. C’est sous le thème Résister – Riposter – Avancer, que se déroulera ce congrès qui réunira plus de 300 délégué-es des différents syndicats CSN de la région.

Le congrès permettra au conseil central et à ses membres de dresser un bilan des trois dernières années d’actions syndicales dans la région. Que ce soit sur la scène régionale, provinciale ou fédérale, les défis ont été multiples pour le mouvement syndical et cela devrait teinter ce bilan. La présidente du conseil central, Ann Gingras, reconnaît toutefois que « les politiques d’austérité du gouvernement Couillard, le saccage des services et programmes sociaux ainsi que les mobilisations contre le gouvernement Harper et ses politiques antisyndicales et antisociales occupent une place prépondérante lorsqu’on regarde notre histoire récente ».

Si le congrès est l’occasion toute désignée pour faire les bilans qui s’imposent, c’est aussi le moment privilégié pour discuter des perspectives et des orientations pour les années à venir. « Si l’on analyse le chemin parcouru jusqu’à aujourd’hui, c’est aussi pour nous aider à nous projeter dans l’avenir afin de prendre des décisions qui seront porteuses pour notre organisation. Les délégué-es devront se relever les manches dans les prochains jours, car nous aurons des échanges, des réflexions et des discussions sur de nombreux enjeux importants pour notre organisation, notre mouvement et notre région », explique Ann Gingras. La loi 10 et le changement d’allégeance dans le réseau de la santé et des services sociaux, le rehaussement du salaire minimum, le projet d’oléoduc Énergie Est, Uber, la santé et sécurité du travail, la place des jeunes, et surtout la poursuite de la lutte à l’austérité sont tous des éléments qui feront l’objet de présentations et de discussions au cours de la semaine.

« Le congrès, c’est le moment phare de notre démocratie syndicale. C’est l’occasion de marquer une pause dans nos activités régulières pour se consacrer à la discussion et au débat afin de mieux défendre les intérêts de nos membres et de faire progresser notre organisation. Nous ne ferons pas l’économie des débats et des réflexions, c’est ce qui fait du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches une organisation saine et vigoureuse au service de ses membres », conclut la présidente.

À propos
Fondé en 1918, le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la Capitale-Nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente 240 syndicats et plus de 45 000 membres dans tous les secteurs d’activités.

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Les syndicats CSN de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine se réunissent en congrès https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndicats-csn-de-la-gaspesie-et-des-iles-de-la-madeleine-se-reunissent-en-congres/ Wed, 25 May 2016 15:38:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=52237 Du 25 au 27 mai 2016, le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN), qui souligne cette année son 50e anniversaire, tient son congrès Toujours là pour notre région !

« Le thème de ce 27e congrès se prête tout à fait au contexte d’austérité dans lequel nous baignons, car il illustre la résistance que avons toujours opposée aux gouvernements successifs qui tentent de nous écraser », souligne d’entrée de jeu le président du conseil central, Jacques Mimeault.

Philippe Couillard : un sommet jamais atteint

« Depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux, les annonces de compressions fusent de toutes parts et mettent sérieusement en danger nos institutions, nos programmes et services ainsi que les conditions de travail et de vie de la population de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, et de tout le Québec. Tous les secteurs y passent. C’est la catastrophe », poursuit-il.

Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN, abonde dans ce sens : « Le seul projet social et politique du gouvernement de Philippe Couillard jusqu’à maintenant a été de couper et de démolir les programmes sociaux et les services publics des Québécoises et des Québécois. En santé, avec la réforme Barrette, en éducation, avec les compressions que subissent tous les paliers d’enseignement, dans le réseau des services de garde, que le gouvernement cherche par tous les moyens à éliminer, les travailleuses et les travailleurs ainsi que les usagers des services de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine n’en finissent plus d’encaisser les chocs. »

« L’arrivée du gouvernement marque aussi l’abolition des conférences régionales des élus (CRE) et des centres locaux de développement. Philippe Couillard n’a pas hésité à faire une croix sur la concertation régionale qu’il a renvoyée aux oubliettes. Les municipalités et les villages de la Gaspésie et des Îles se voient ainsi dépourvus de structures qui leur permettaient de s’unir et de se développer, ensemble », déplore-t-elle aussi.

Une économie difficile

« Les attaques frontales des libéraux ne viennent pas aider notre région, qui connaît de nombreuses difficultés sur le plan économique. En mars dernier, le IGA de de Sainte-Anne-des-Monts fermait. Les emplois en sylviculture ne cessent pour leur part de diminuer en raison notamment de la baisse de subventions accordées au secteur. La LM Wind Power risque de fermer à son tour, car son carnet de commandes sera vide en septembre prochain. Le désengagement de transporteurs comme Orléans express, Les Sillons, Pascan aviation ou Air Canada Jazz n’est rien pour aider. Avec une diminution aussi considérable de l’offre de transport, notre région se trouve de plus en plus isolée », reprend Jacques Mimeault.

« Un constat s’impose : le CCGIM (CSN), présent sur les deux territoires, est la seule instance régionale qui peut aider à réunir les acteurs politiques, économiques et sociaux pour que des projets porteurs voient le jour. Nous sommes donc réunis cette semaine au nom des 4500 membres du CCGIM, pour adopter des orientations et contribuer à construire un avenir meilleur pour notre région. Cela, bien sûr, passera par la mobilisation collective. Cela passera par la lutte que nous avons toujours su mener depuis les cinquante dernières années, depuis que le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CSN) a vu le jour », conclut-il.

À propos

Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN) réunit plus de 4500 travailleuses et travailleurs dans 77 syndicats des secteurs privé et public.

La CSN est composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

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Dans les régions, une force syndicale active ! https://www.csn.qc.ca/actualites/dans-les-regions-une-force-syndicale-active/ Tue, 24 May 2016 19:08:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=52200 Après celui du Cœur du Québec la semaine dernière, les syndicats de quatre conseils centraux sont réunis cette semaine dans leur région respective pour déterminer les priorités d’action pour les trois prochaines années. Le bilan du dernier mandat a été particulièrement animé, notamment avec la campagne Refusons l’austérité, qui a vu les militantes et les militants manifester contre les politiques du gouvernement Couillard. Le prochain mandat sera tout aussi animé avec la révision du cadre de négociation dans le secteur municipal, le sous-financement des services publics et des programmes sociaux, ainsi que l’appui aux négociations des syndicats.

100 ans de présence CSN soulignée

La semaine dernière, les délégué-es des syndicats du Conseil central du Cœur du Québec (CSN) ont débattu des orientations pour les trois prochaines années sur le thème Syndiqué-e ?! Oui, heureusement ! Dans cette région, où la CSN est présente depuis près de 100 ans, l’action syndicale a permis d’appuyer les luttes locales pour permettre des améliorations de la qualité de vie des travailleuses et des travailleurs.

Photo Michel Giroux

« C’est avec ce constat en arrière pensée que l’équipe a réfléchi et préparé le congrès 2016. Il ne faut pas être gêné de le dire, le mouvement syndical a fait beaucoup pour le monde du travail et pour la société. Le thème de notre dernier congrès, fier et solidaire, exprimait ce fait. Maintenant le temps est venu d’aller une étape plus loin. Nous devons parler de nos réalisations, faire comprendre les bénéfices et aussi recruter de nouveaux syndicats pour augmenter notre rapport de force », a déclaré le président du conseil central, Paul Lavergne.

Un pôle unificateur en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine

À Carleton-sur-Mer, les délégué-es syndicaux ont souligné le 50e anniversaire du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN) au cours du congrès qui se tient sur le thème Toujours là pour notre région ! « Le thème de ce 27e congrès se prête tout à fait au contexte d’austérité dans lequel nous baignons, car il illustre la résistance que avons toujours opposée aux gouvernements successifs qui tentent de nous écraser », a déclaré en ouverture le président du conseil central, Jacques Mimeault.

Au cours des deux dernières années, le conseil central a été très actif pour tenter de contrer le démantèlement des organismes qui interviennent dans le développement régional. « Les attaques frontales des libéraux ne viennent pas aider notre région qui connaît de nombreuses difficultés sur le plan économique. En mars dernier, le IGA de Sainte-Anne-des-Monts fermait. Les emplois en sylviculture ne cessent pour leur part de diminuer en raison notamment de la baisse de subventions accordées au secteur. La LM Wind Power risque de fermer à son tour, car son carnet de commandes sera vide en septembre prochain. Le désengagement de transporteurs comme Orléans express, Les Sillons, Pascan aviation ou Air Canada Jazz n’est rien pour aider. Avec cette diminution considérable de l’offre de transport, notre région se trouve de plus en plus isolée », reprend Jacques Mimeault pour qui le conseil central demeure l’organisation qui défend le mieux les intérêts des travailleuses et des travailleurs, mais également de l’ensemble de la population dans la région.

La manière CSN au Saguenay–Lac-St-Jean

À Roberval, le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay – Lac-Saint-Jean (CSN) s’est ouvert sur le thème Le syndicalisme à la manière CSN. Le dernier mandat a été marqué par des attaques d’une ampleur sans précédent contre la classe moyenne et les personnes les plus vulnérables de la société, autant de la part du gouvernement fédéral que provincial. S’il y a eu un changement de garde à Ottawa, les mesures d’austérité, attaquant de plein fouet le filet social et entraînant un appauvrissement collectif, se poursuivent au Québec.

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« Pour ce nouveau mandat de trois ans, de multiples défis nous attendent. Par exemple, la campagne de la CSN contre la privatisation du réseau de santé et de services sociaux, la sauvegarde des services de garde éducatifs subventionnés, la préservation et l’amélioration des services publics, les négociations de plus en plus difficiles dans le secteur privé. Nous continuerons d’agir pour la région et de nous battre pour nos travailleurs et travailleuses », a déclaré le président du conseil central, Engelbert Cottenoir.

Montérégie : des liens resserrés

C’est à Granby que les délégué-es des syndicats de la Montérégie ont ouvert leur congrès sur le thème Le Conseil central de la Montérégie c’est nous. La présidente du conseil central, Annette Herbeuval, a déclaré aux congressistes que « le congrès fera le bilan de notre vie et de la représentation syndicale, à l’heure où les travailleuses et travailleurs sont sans cesse attaqués dans leurs conditions de travail. Dans une société sous le joug de l’austérité, et malgré des entreprises de plus en plus dirigées depuis l’étranger, des travailleuses et travailleurs continuent de se battre pour améliorer leur condition. C’est pourquoi il est temps de resserrer les rangs et de chercher de nouvelles manières d’organiser notre action collective. »

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Photo Michel Giroux

Des chercheurs chevronnés comme Christian Nadeau, Jean-Noël Grenier et Mélanie Laroche présenteront aux congressistes le fruit de leurs recherches.

Laurentides : large coalition progressiste

À Saint-Sauveur, le congrès du Conseil central des Laurentides (CSN) s’ouvre sur le thème J’m’implique dans mes Laurentides. Les délégué-es débattront des meilleurs moyens d’exercer un leadership régional dans la lutte contre l’austérité et la pauvreté. Aussi, le conseil central entend poursuivre son engagement en faveur de services publics universels, de la protection de l’environnement, du développement durable et de la prévention en santé-sécurité.

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Contribution militante

« Quand nous défendons nos services publics universels, du CPE au CHSLD et un meilleur partage de la richesse, nous défendons non seulement nos conditions de travail, mais aussi les droits de toutes les citoyennes et les citoyens de la région, a déclaré la présidente du conseil central, Louise Jetté. C’est pour cela qu’il nous faut rallier différents acteurs des Laurentides et pas seulement les syndicats. Pour y arriver, nous allons entre autres former une large coalition progressiste dans la région pour défendre des dossiers socio-économiques et pour contrer l’austérité et l’antisyndicalisme prônés notamment par le gouvernement Couillard ».

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