Conseil confédéral – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 05 Dec 2024 19:29:20 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.2 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Conseil confédéral – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Cent ans d’histoire en 215 pages https://www.csn.qc.ca/actualites/cent-ans-dhistoire-en-215-pages/ Thu, 05 Dec 2024 17:00:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101231 À l’occasion du Conseil confédéral de la CSN, la CSN-Construction souligne son centenaire en publiant un ouvrage historique relatant plusieurs moments marquants de l’histoire du syndicalisme dans la construction au Québec. Le livre nous fait revivre l’histoire de celles et ceux qui construisent le Québec depuis plus d’un siècle.

C’est en 1924 que des syndicats de métiers régionaux se regroupent pour former la Fédération catholique des métiers du bâtiment. Leur principal objectif à l’époque est de se donner un syndicat dont ils contrôleront complètement la destinée contrairement aux règles en vigueur dans les unions provenant des États-Unis également présentes sur les chantiers. Rapidement, ils obtiennent de premiers gains tels qu’une assurance maladie et une compensation financière dès le premier jour d’un accident de travail.

« L’histoire de la CSN est indissociable de celle de la CSN-Construction, rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Profondément ancrée au sein de la société québécoise, la CSN-Construction s’est nourrie des valeurs de démocratie, d’intégrité et de solidarité qui ont toujours caractérisé notre mouvement. Ce que la CSN est aujourd’hui est issu directement de la volonté des ouvriers, notamment ceux de l’industrie de la construction, de se donner une centrale à leur image, capable de les appuyer dans l’atteinte de leurs objectifs. »

Président de la CSN-Construction depuis 2012, Pierre Brassard souligne que l’organisation a dû braver la tempête très souvent tout au long de son histoire… et se réinventer. Par exemple, la CSN-Construction est récemment devenue le premier syndicat de l’industrie à ouvrir l’élection de ses dirigeants au suffrage universel de l’ensemble des membres. Alors qu’une nouvelle ronde de négociation collective débute dans l’industrie, les travailleuses et les travailleurs peuvent s’inspirer des grandes victoires du passé.

« Nous sommes une organisation particulièrement revendicatrice et combative, explique-t-il. Cela prend racine dans notre fonctionnement démocratique, dans le fait que toutes les décisions sont prises par les membres. C’est avec cette détermination que nous relèverons les défis auxquels nous faisons face, qu’on pense à la protection du pouvoir d’achat, à de meilleures indemnités de repas et de déplacement, à la bonification des jours fériés et à l’amélioration de la sécurité d’emploi par le biais du droit de rappel. La négociation 2025 n’est pas notre première ! Cela fait 100 ans qu’on avance à chaque négociation! »

C’est le vice-président de la CSN-Construction, Félix Ferland, qui a piloté ce projet de livre avec l’appui d’un conseiller syndical de la CSN aujourd’hui retraité, Louis-Serge Houle. « L’histoire du syndicalisme dans la construction est relativement méconnue, explique Félix Ferland, et il m’apparaissait essentiel que la CSN-Construction saisisse l’occasion de son centième anniversaire pour remonter le cours de notre histoire et en tirer des enseignements. Au cours de ces 100 ans, la CSN-Construction s’est engagée à défendre tous les travailleurs du secteur de la construction. Elle a su prôner et défendre un syndicalisme de combat, ce qui a façonné les conditions de travail que nous connaissons aujourd’hui. Cet ouvrage nous rappelle qu’aucun gain ne s’est concrétisé sans lutte, rien n’est tombé du ciel. Les conditions dans lesquelles nous évoluons aujourd’hui ont été arrachées par des combats, et ce livre en témoigne avec éloquence. »

Le livre « Cent ans de syndicalisme québécois dans la construction » sera disponible prochainement auprès de PôleDoc, au Service de la documentation de la CSN.

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Le prix Pierre-Vadeboncoeur est remis aux chercheures Julia Posca et Anne Plourde https://www.csn.qc.ca/actualites/le-prix-pierre-vadeboncoeur-est-remis-aux-chercheures-julia-posca-et-anne-plourde/ Wed, 04 Dec 2024 21:35:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101068 Le jury du prix Pierre-Vadeboncoeur a décerné le prix de l’édition 2024 à deux chercheures, mesdames Julia Posca et Anne Plourde, qui abordent dans leurs essais des questions qui sont en phase avec les conditions de travail des travailleuses et des travailleurs de même que les risques courus par le régime public en santé.

Créé en 2011 et décerné par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ce prix est doté d’une bourse de 5000 $, une somme que chacune des autrices recevra. La centrale syndicale québécoise a voulu ainsi rendre hommage à Pierre Vadeboncoeur, qui y a milité durant 25 ans et qui est considéré comme l’un des plus importants essayistes québécois. Les lauréates reçoivent leurs prix à l’occasion du Conseil confédéral qui se réunira à Rivière-du-Loup le 4 décembre. C’est la secrétaire générale Nathalie Arguin qui remettra les prix aux lauréates. Le conseil rassemble environ 200 délégué-es des fédérations et des conseils centraux affiliés à la CSN

Ce prix souligne la qualité d’un essai produit par une autrice ou un auteur québécois et édité par une maison d’édition québécoise. Une quinzaine de maisons ont soumis plus d’une cinquantaine d’essais cette année.

Le jury, composé de l’ex-présidente de la CSN Claudette Carbonneau, de Catherine Ladouceur, professeure de littérature française au Cégep de Sherbrooke et de Dahlia Namian, professeure à l’Université d’Ottawa et lauréate de l’édition 2023, a voulu de la sorte récompenser les autrices dont les œuvres se révèleront très utiles pour l’action syndicale et la défense du modèle québécois en santé.

Dans son essai Travailler moins ne suffit pas, madame Julia Posca soulève avec une grande clarté un ensemble de questions touchant le monde du travail : temps supplémentaire, cumul d’emplois, conciliation travail-famille. Elle pose finalement le constat suivant : il ne suffit pas de travailler moins pour retrouver un équilibre de vie. C’est, en quelque sorte, toute l’organisation du travail qui est remise en cause.

De son côté, madame Anne Plourde, dans son essai Santé inc., déconstruit de façon magistrale tous les mythes sur lesquels on construit l’idée que le privé, même à titre complémentaire, serait une option acceptable pour offrir des soins à la population. Il est urgent, à son avis, de déprivatiser le système de santé. La CSN a justement lancé cet automne une vaste campagne de mobilisation sur le thème Pas de profit sur la maladie. Plusieurs milliers de militantes et de militants se sont d’ailleurs réunis à Trois-Rivières pour appuyer ce mouvement.

Ces deux essais ont été publiés chez Écosociété.

Une mention spéciale a été accordée à Ordures ! Journal d’un vidangeur, de Simon Paré-Poupart paru chez Lux éditeur.

Depuis sa création, le prix Pierre-Vadeboncoeur a été décerné à huit essais écrits par des autrices et à sept essais écrits par des auteurs.

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Le prix Pierre-Vadeboncoeur de la CSN va à Mélikah Abdelmoumen et à Jean-François Nadeau https://www.csn.qc.ca/actualites/le-prix-pierre-vadeboncoeur-de-la-csn-va-a-melikah-abdelmoumen-et-a-jean-francois-nadeau/ Thu, 15 Dec 2022 15:08:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=86523 Le prix Pierre-Vadeboncoeur, décerné par la CSN à l’essai s’étant le plus démarqué durant l’année, a été remis à Mélikah Abdelmoumen, pour son essai Baldwin, Styron et moi, publié chez Mémoire d’encrier, et à Jean-François Nadeau, pour Sale temps, un recueil de chroniques publié chez Lux éditeur.

Doté d’une bourse de 5 000 $, le prix a été remis aujourd’hui à l’occasion du conseil confédéral de la CSN, qui se déroule les 14 et 15 décembre au Centre des congrès de Lévis. Le jury, présidé par l’ex-présidente de la CSN Claudette Carbonneau, compte aussi la professeure de littérature Catherine Ladouceur, membre de la CSN, et l’éditeur Mark Fortier, lauréat de l’année précédente.

« Plusieurs considèrent à juste titre Pierre Vadeboncoeur comme l’un des plus grands essayistes québécois. Il a joué un rôle de premier plan dans la construction de la CSN moderne et dans l’édification d’un type de syndicalisme unique en Amérique du Nord. C’est son héritage syndical et intellectuel qui a amené la CSN à créer un prix portant son nom », affirme Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN, qui remettait les bourses aux lauréats.

Ce prix, remis pour une première fois en 2011, veut souligner la contribution majeure d’un essai publié au Québec au cours de l’année écoulée. Encore cette fois-ci, une quinzaine de maisons d’édition québécoises ont soumis plusieurs dizaines d’œuvres.

Dans sa présentation des œuvres récompensées, Claudette Carbonneau a souligné, chez Mélikah Abdelmoumen, la façon dont elle nous plonge au cœur d’un débat qui n’a pas cessé de nous interpeler ces dernières années : celui de l’appropriation culturelle et de la liberté de l’écrivain. De là l’appel à la barre des deux auteurs étasuniens, James Baldwin et William Styron. Il s’agit de l’amitié improbable d’un écrivain blanc, Styron, dont les ancêtres étaient propriétaires d’esclaves, et d’un écrivain noir, James Baldwin, lui-même descendant d’esclaves. Quand des Afro-Américains ont attaqué Styron pour avoir écrit au « je » son roman Les confessions de Nat Turner, l’accusant de s’approprier la vie d’un esclave noir, Baldwin s’était courageusement porté à sa défense.

« Le jury a trouvé dans cette œuvre une expérience intime du monde, qui invite à un dialogue nécessaire ancré dans un réel confrontant, qui appelle son lecteur et sa lectrice à l’engagement, tout cela reposant sur une rigueur intellectuelle réjouissante qui se déploie dans une structure fort originale », a fait valoir la présidente du jury.

Quant à l’autre lauréat, le journaliste Jean-François Nadeau, madame Carbonneau a rappelé que nous sommes plusieurs à attendre avec un intérêt toujours soutenu sa chronique du lundi dans Le Devoir. Ce sont entre autres ces chroniques, rédigées dans l’urgence sur une période de cinq ans, que Nadeau a peaufinées et a accompagnées de quelques nouveaux inédits pour nous les présenter dans le recueil intitulé Sale temps.

« Dans cette œuvre aux accents pamphlétaires bien sentis et magnifiquement écrits, a ajouté le jury, Nadeau s’efforce d’éveiller les consciences sur des enjeux bien de notre temps. » L’auteur se livre à une « réflexion sur le temps, sur notre rapport à celui-ci, sur son rôle comme instrument de pouvoir sur le
« monde ordinaire ». Il invite à revoir un contrat social profondément aliénant, injuste et inégalitaire fondé sur la productivité, le consumérisme et ses nombreuses servitudes. »

En outre, le jury a accordé une mention spéciale à l’essai de Pierre Nepveu, Géographie du pays proche. Le jury a apprécié sa conclusion portant sur la « majesté du réel », laquelle est présentée comme l’importance de cultiver notre attachement au pays proche, dans la mesure où celui-ci conduit, du même coup, à demeurer ouvert sur le monde. Voilà qui rappelle les élans d’un Vigneault, qui chante son pays qui n’en est pas un, en insistant sur la nécessité de posséder ses hivers !

Parmi les lauréats qui ont reçu le prix Pierre-Vadeboncoeur depuis 12 ans, notons Bernard Émond, Serge Bouchard, Yvan Lamonde, Aurélie Lanctôt, Josée Boileau, Normand Balllargeon, Yvon Rivard et Mathieu Bélisle.

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La solidarité : un remède aux conflits de longue durée https://www.csn.qc.ca/actualites/la-solidarite-un-remede-aux-conflits-de-longue-duree/ Fri, 18 Mar 2022 19:47:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81960 Les représentants de quatre syndicats étant en grève générale illimitée sont venus livrer de vibrants témoignages au Palais des congrès lors du dernier conseil confédéral qui a eu lieu le 16 et le 17 mars. Ils ont véritablement fait lever la foule qui s’est faite chaleureuse avec ses encouragements. Les porte-paroles ont témoigné de la solidarité animant leurs troupes, des difficultés encourues dans ce qui est devenu une opposition grugeant, encore et encore, le lien de confiance avec l’employeur.

Au Hilton de Québec
On sait que les employé-es du Hilton sont en grève depuis plus de six mois.

Louise Jobin, la présidente du syndicat, nous a raconté comment le conflit du Hilton est devenu la longue histoire qu’on connaît de la détérioration des rapports avec l’employeur. On pense d’abord à la rénovation de l’hôtel qui a pris des allures de « rénoviction ». L’entreprise a mis beaucoup de temps à rappeler certains travailleurs et travailleuses, préférant faire porter un blâme facile sur la COVID. Elle a ensuite fait construire une enceinte clôturée en béton pour tenir à l’écart de l’hôtel les employé-es en grève qui ont baptisé la chose « le mur de la honte ». L’utilisation illégale de briseurs de grève est aussi venue ternir encore davantage le rapport de confiance. Mais le moral reste solide chez celles et ceux qui, comme Lahsen Belrhali, se tiennent debout. « La solidarité des membres, on la voit en temps de grève. Faire du piquetage, ça crée des liens » dit Lahsen, qui a 42 ans d’ancienneté et qui a largement contribué à la fondation du syndicat.

Coop de Lanaudière
Chez les travailleuses et travailleurs de la coopérative de Lanaudière, on entend le même vieux refrain : En grève depuis six mois, lock-out, briseurs de grève, gardes de sécurité en grand nombre. Le mépris de l’employeur envers le syndicat s’est traduit par plusieurs mesures disgracieuses : réductions de salaire punitives arbitraires et annulations unilatérales de périodes de vacances. Lors de son témoignage émouvant, Nicole Lambert a raconté comment les dirigeants ont fermé la quincaillerie de Joliette tout en gardant ouverts d’autres établissements voisins desservant de plus petites communautés.

Fait remarquable, on a pu, le 17 février, écrire une page d’histoire lorsque les grévistes du Hilton sont venus prêter main-forte à leurs camarades de Joliette.

Industries Mailhot
Aux Industries Mailhot, la situation n’est pas entièrement comparable : l’entreprise est en plein virage technologique, a reçu d’importantes subventions gouvernementales pour son automatisation et possède une installation au Mexique qui produit le même type de pièces. Les personnes salariées, avec raison, sont inquiètes. Au lendemain de l’assemblée, elles ont même reçu, à leur domicile, la lettre d’un huissier, a raconté Daniel Ducharme, le responsable de la mobilisation. L’employeur tentait de les diviser.

Rolls-Royce
Rolls-Royce Canada, de son côté, a choisi, le mardi 15 mars, de mettre ses salarié-es en lock-out de façon sauvage, au moment même où ils s’étaient réunis en assemblée générale pour faire le point sur les négociations. L’annonce a été faite au micro par quelqu’un qui venait de recevoir la nouvelle sur son téléphone. Face à la situation, le syndicat a décidé de déclencher la grève. Le conflit est encore jeune, mais on retrouve une constante. Comme l’explique Frédéric Labelle, président du syndicat, « les réponses de l’employeur nous déçoivent. Plus il fait preuve de mépris à notre égard, plus notre sentiment d’appartenance envers cette entreprise s’effrite. »

Une question de confiance
Une convention collective établit une confiance construite selon des structures sociales et des institutions. Chez les dirigeants d’entreprises, on pense souvent que c’est en incitant les salarié-es à s’engager dans des projets motivants en lien avec les objectifs commerciaux de l’entreprise que cette confiance s’installe. Toutefois, pour ces derniers, cette relation ne peut que s’établir par le respect du personnel et du cadre collectif de travail.

Ces directions d’entreprises ne reconnaissent guère la présence syndicale et son rôle. Leurs propres objectifs commerciaux tiennent rarement compte des valeurs et intérêts propres aux travailleuses et travailleurs.

Les conflits de longue durée détruisent les liens de confiance entre employé-es et employeurs. Ces liens complexes, indispensables au bon fonctionnement d’une entreprise, prennent souvent des années à se reformer.

Parlez-en à Johnny Lagacé qui, à 41 ans d’ancienneté au Hilton de Québec, a connu la grève de neuf mois en 1992. « L’employeur avait été obligé de demander l’aide de compagnies spécialisées pour reconstruire la confiance. Ils avaient commencé à donner des cours de français, d’anglais et à organiser toutes sortes d’activités. C’est revenu, mais très tranquillement. Ça a pris deux, trois ans pour oublier », dit-il.

Les Industries Mailhot et Rolls-Royce Canada devraient peut-être y penser par deux fois avant de s’engager dans un long conflit. Car la raison fondamentale, pour une entreprise, de faire perdurer un conflit, est la suivante : briser les liens syndicaux.

À cela, le remède est connu : la solidarité ! Nous vous invitons par ailleurs à soutenir les syndicats en conflits depuis plus de trois mois en contribuant à notre campagne de financement.

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Fierté syndicale : un hommage à toutes les personnes LGBT+ qui ont lutté https://www.csn.qc.ca/actualites/fierte-syndicale-un-hommage-a-toutes-les-personnes-lgbt-qui-ont-lutte/ Wed, 15 Dec 2021 19:27:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81319 C’est avec grande fierté que la CSN a récemment lancé lors de son dernier conseil confédéral une nouvelle publication, intitulée Fierté syndicale. L’ouvrage de Prabha Khosla, retrace l’histoire des luttes menées par les membres de la diversité sexuelle et de genre dans le mouvement syndical, au Québec et au Canada. La CSN a collaboré de près à cette deuxième édition revue et augmentée, particulièrement pour le recensement des luttes syndicales au Québec.

On y trouve grand nombre de témoignages de personnes militantes à la CSN, dont Jean Lortie, ancien secrétaire général de la confédération et figure marquante du secteur de l’hôtellerie. Lortie nous rappelle que ce sont les personnes militantes de l’hôtellerie affiliées à la CSN qui ont amorcé le mouvement afin d’assurer la reconnaissance des droits des conjoints de même sexe dans les conventions collectives, notamment en matière d’assurances, de régimes de retraite et de congés familiaux et sociaux.

Fierté syndicale est un incontournable pour les adeptes de l’histoire sociale et syndicale du Québec, mais aussi pour toutes les personnes s’intéressant aux enjeux actuels d’égalité et d’équité dans nos milieux de travail et de militantisme. Vous pouvez consulter le livre sur notre site web.

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Nathalie Arguin élue au secrétariat général de la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/nathalie-arguin-elue-au-secretariat-general-de-la-csn/ Sat, 25 Sep 2021 15:17:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80583 Les délégué-es du Conseil confédéral de la CSN, réunis hier en instance virtuelle, ont élu Nathalie Arguin au secrétariat général de la Confédération. Mme Arguin, qui était jusqu’ici présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), succède ainsi à Jean Lortie, qui part à la retraite après 40 ans de militance à la CSN, dont 10 ans à titre de secrétaire général de l’organisation.

« Je tiens à remercier chaleureusement les délégué-es qui m’ont fait l’honneur de leur confiance en me confiant cette importante responsabilité à l’exécutif de la CSN. C’est à la fois un immense privilège, mais aussi un beau défi que j’entends relever avec enthousiasme, confiance et détermination », a déclaré Nathalie Arguin.

Cumulant plus de 26 années de militantisme à la CSN, Mme Arguin a contribué à la fondation de son syndicat d’origine en 1995, le Syndicat des employées et employés de la Société des Casinos du Québec, au sein duquel elle a exercé diverses fonctions à titre de membre du comité exécutif. Elle a par la suite siégé comme présidente du Comité de la condition féminine de la FEESP de 2000 à 2009, avant d’être élue secrétaire générale de cette fédération en 2009, fonction qu’elle a occupée jusqu’en 2018. Depuis lors, elle occupe la présidence de la FEESP. Nathalie Arguin siège également sur le conseil d’administration de Bâtirente depuis 2011 et occupe depuis 2015 la vice-présidence de l’organisation.

« Toutes ces années à militer et à apprendre dans cette fabuleuse école qu’est la CSN m’ont permis d’accumuler un précieux bagage de connaissances et d’expertise que je souhaite aujourd’hui, plus que jamais, mettre au service de l’ensemble des membres et des syndicats affiliés à la CSN, afin d’améliorer les conditions de travail et sociales de la classe ouvrière. C’est là le cœur de mon engagement depuis les tout débuts de mon militantisme à la CSN et c’est ce qui continuera de guider mon action au quotidien comme secrétaire générale de la Confédération », a conclu Mme Arguin.

 

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Un négociateur chevronné élu à la première vice-présidence de la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/un-negociateur-chevronne-elu-a-la-premiere-vice-presidence-de-la-csn/ Tue, 22 Jun 2021 23:03:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=79891 Réunis en instance virtuelle ce matin, les délégué-es du conseil confédéral de la CSN ont élu François Enault comme nouveau premier vice-président au comité exécutif de la centrale. M. Enault succède à Caroline Senneville, qui a été élue présidente jeudi dernier à la suite de l’annonce du départ en politique municipale de Jacques Létourneau.

« Je remercie chaleureusement les délégué-es qui m’ont fait confiance en votant pour moi aujourd’hui. Je remercie aussi Dominique Daigneault, militante de longue date de notre mouvement qui avait aussi déposé sa candidature. La CSN a toujours mis en commun les forces de tout le monde. C’est donc bien entouré des 300 000 membres de la CSN que je remplirai mes nouvelles fonctions », déclare M. Enault.

Œuvrant à la CSN depuis plus de 25 ans, M. Enault a occupé des fonctions variées au sein de la centrale syndicale. Ayant fait ses premières armes en tant que stagiaire à la Fédération de la métallurgie — CSN (FIM—CSN) à compter de 1994, il a ensuite été conseiller syndical à la FIM pendant de nombreuses années et président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la CSN pendant six ans. Il devient directeur des services de la FIM en 2008, coordonnateur en 2011 et adjoint au comité exécutif de la CSN en 2014. Depuis 2017, il occupait le poste de coordonnateur du Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC–CSN).

« Afin d’obtenir une société plus juste et égalitaire, il faut négocier de bonnes conventions pour les travailleuses et les travailleurs. Je suis convaincu que si nous voulons que la CSN demeure un acteur de premier plan, nous devons miser sur sa grande force de négociation. Et la négociation, ça me connaît ! Je suis intervenu dans plusieurs négociations difficiles dans le secteur privé ces quinze dernières années et j’ai aussi été négociateur auprès du Conseil du Trésor récemment dans le cadre de mes fonctions de coordonnateur d’UCCO-SACC–CSN. Comme une des responsabilités de la première vice-présidence est la négociation du secteur public, mes aptitudes de négociateur seront bénéfiques au mouvement et à ses membres », continue-t-il.

Pour le nouveau vice-président, il ne fait aucun doute que la négociation ne s’est jamais limitée aux seules discussions tenues à la table des pourparlers.

« Nos luttes se sont aussi gagnées dans les milieux de travail, sur le trottoir et sur les lignes de piquetage. Que ce soit en négociant, en se mobilisant ou en faisant pression sur les employeurs de toutes sortes de façons, c’est en mettant à contribution les habiletés de toutes et de tous qu’on peut gagner. Comme premier vice-président, je me ferai un devoir de veiller à cela », termine-t-il.

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Caroline Senneville: après 100 ans de combat, cap sur une vision d’avenir https://www.csn.qc.ca/actualites/caroline-senneville-apres-100-ans-de-combat-cap-sur-une-vision-davenir/ Thu, 17 Jun 2021 17:00:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=79840 Vingt-cinq ans de militantisme au sein de la CSN, dont les quatre dernières comme vice-présidente responsable de la négociation du secteur public, ont enraciné profondément en Caroline Senneville les valeurs fondatrices de notre centrale syndicale : une solidarité large et l’amélioration des conditions de travail et de vie. C’est donc avec cet ancrage et ce bagage d’expérience colossale que la nouvelle présidente souhaite propulser le mouvement vers l’avenir.

Avant même de se retrousser les manches, Caroline Senneville exprime sa gratitude. « Merci à celles et ceux qui m’ont appuyée. Je ressens une grande fierté d’accéder à la présidence de notre mouvement. C’est à la fois un défi exaltant, mais lourd de responsabilités. Merci aussi à la militante engagée Ann Gingras qui avait déposé sa candidature. Je remercie enfin l’inspirant président et ami Jacques Létourneau, qui a su mener nos batailles avec éloquence et efficacité depuis octobre 2012. »

Proche du terrain, la nouvelle présidente veut rapidement visiter les militantes et les militants, comme elle le faisait en tant que membre du Syndicat des professeures et professeurs du Cégep de Limoilou et ensuite comme présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN). « Je suis une fille d’équipe et je souhaite exercer un leadership positif et rassembleur. Je veux être proche des membres, aller à votre rencontre. Pas juste pour prononcer des discours et parler, mais aussi pour vous écouter. »

Consciente de la grandeur et de la complexité du défi qu’elle s’apprête à relever, celle qui n’a pas peur du débat et du choc des idées s’engage à promouvoir un syndicalisme d’ouverture et inclusif qui rend la CSN plus forte. Caroline Senneville s’inscrit en faux contre le corporatisme syndical, qui gagne du terrain. « Se solidariser, ensemble, peu importe notre revenu, notre emploi ou notre champ de compétence, c’est soulever une lame de fond qui influence les politiques et change concrètement la qualité de vie de tous les membres et de l’ensemble de la société. C’est ça, pour moi, la CSN ».

Pour déployer pleinement la capacité d’action de la CSN, la nouvelle présidente veut travailler à une meilleure cohésion interne du mouvement. Elle veut miser sur la complémentarité des forces vives que sont les militantes et les militants des syndicats, les dirigeantes et les dirigeants des fédérations et des conseils centraux, le comité exécutif de la CSN et évidemment ses salarié-es, dont l’expertise fait la richesse de la centrale.

« Rappelons-nous que nos adversaires, ce sont les gouvernements populistes et conservateurs, les patrons véreux, les racistes, les homophobes, les misogynes. Notre adversaire c’est un système économique qui use et abuse de toutes les ressources, dont les ressources humaines. »

Bon mandat Caroline Senneville !

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Caroline Senneville élue à la présidence de la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/caroline-senneville-elue-pour-diriger-la-deuxieme-plus-grande-centrale-syndicale-au-quebec/ Wed, 16 Jun 2021 21:17:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=79824 Les 300 000 membres de la CSN ont désormais une nouvelle présidente : Caroline Senneville. Élue par les délégué-es du conseil confédéral virtuel qui se déroule aujourd’hui et demain, celle qui était vice-présidente de la centrale syndicale depuis quatre ans avait déposé sa candidature à la suite de l’annonce surprise du départ de Jacques Létourneau, qui fait le saut en politique municipale.

« Merci aux délégué-es qui m’ont accordé leur confiance. Je ressens une grande fierté d’accéder à la présidence de notre mouvement. C’est à la fois un défi exaltant, mais également lourd de responsabilités. Merci aussi à la militante engagée et indispensable Ann Gingras qui avait déposé sa candidature. Je remercie enfin l’inspirant président et ami Jacques Létourneau, qui a su mener nos batailles avec éloquence et efficacité depuis octobre 2012 », déclare la nouvelle présidente.

Vingt-cinq ans de militantisme au sein de la CSN, dont les dernières en tant que responsable de la négociation du secteur public, ont enraciné profondément en Caroline Senneville, les valeurs fondatrices de la centrale syndicale : une solidarité large et l’amélioration des conditions de travail et de vie. C’est donc avec cet ancrage et ce bagage d’expérience colossale que la nouvelle présidente propulse le mouvement vers l’avenir.

Proche des militantes et des militants
À l’écoute et proche du terrain, Caroline Senneville veut visiter les militantes et les militants, comme elle le faisait à l’époque en tant que membre du Syndicat des professeures et professeurs du Cégep de Limoilou et ensuite comme présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN). « Je crois que partout, et à tous les niveaux, il faut multiplier les prises de contact avec les membres. Sur les lignes de piquetage, dans les activités des syndicats, des fédérations et des conseils centraux », s’engage-t-elle.

Consciente de la grandeur du défi qu’elle accepte de relever, elle souhaite promouvoir un syndicalisme d’ouverture, inclusif et rassembleur qui rend la CSN plus forte. De plus, elle s’inscrit en faux contre le corporatisme syndical, qui gagne du terrain.

« Se solidariser, ensemble, peu importe notre revenu, notre emploi ou notre champ de compétence, c’est soulever une lame de fond qui influence les politiques et change concrètement la qualité de vie de tous les membres et de l’ensemble de la société. C’est ça, pour moi, la CSN, de conclure la nouvelle élue. Ensemble, nous saurons relever les défis qui nous attendent. Le travail se poursuit dès maintenant. »

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Historique de la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/historique-de-la-csn/ Tue, 02 Oct 2018 16:27:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68767

 

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Les sages-femmes du Québec reçoivent un appui unanime des organisations affiliées de la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/les-sages-femmes-du-quebec-recoivent-un-appui-unanime-des-organisations-affiliees-de-la-csn/ Thu, 14 Dec 2017 21:01:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=65363 En négociation avec le ministère de la Santé et des Services sociaux depuis 2015 sans aucune avancée, les sages-femmes du Québec ont reçu l’appui des représentantes et représentants élus des conseils centraux et des fédérations de la CSN. Ceux-ci se sont réunis pour le conseil confédéral de la CSN qui s’est tenu les 14 et 15 décembre à Québec.

Plus d’une douzaine de rencontres se sont déroulées depuis l’échéance de l’entente entre les sages-femmes et le MSSS en 2015 et ces travailleuses, qui veulent négocier, sont toujours à la case départ. Pire : aucune rencontre de négociation n’est prévue, puisque le ministre Barrette exige des données qu’il a pourtant déjà en sa possession.

Le ministre prétend que la négociation est dans l’impasse en raison du refus des sages-femmes de se soumettre à une reddition de comptes. Pourtant, elles se sont soumises à l’exercice en 2014 avec le ministère et à sa demande. Cette reddition permet de s’assurer que les sages-femmes respectent leurs obligations contractuelles en matière de suivis complets. Le Ministère a aussi exigé que les données contenues dans la reddition de comptes puissent être transmises aux établissements, ce que les sages-femmes ont accepté en réclamant par ailleurs du Ministère l’assurance selon laquelle les établissements ne se serviront pas de leurs données pour optimiser leur pratique. Elles redoutent notamment que la qualité de leurs services à la population soit grandement affectée par une éventuelle optimisation de leurs services.

La proposition qui a été présentée à la suite de l’exposé de la présidente du Regroupement Les Sages-femmes du Québec, Mounia Amine, et qui vise à soutenir la mobilisation des sages-femmes, a reçu un appui unanime de la part de l’assemblée.

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Le conseil confédéral de la CSN se tient à Montréal dès mercredi https://www.csn.qc.ca/actualites/le-conseil-confederal-de-la-csn-se-tient-a-montreal-des-mercredi/ Tue, 15 Mar 2016 22:59:47 +0000 http://refonte.csn.info/?post_type=csnqc_actualite&p=49229 Les médias sont invités à l’ouverture du conseil confédéral de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui se tient du 16 au 18 mars au Palais des congrès de Montréal. Plus de 300 délégué-es des organisations affiliées et salarié-es de la CSN de partout au Québec sont attendus pour cette instance, la plus importante entre les congrès triennaux.
Dès 10 heures, le président de la CSN, Jacques Létourneau, ouvrira le conseil confédéral par une allocution traitant de l’actualité de l’heure au Québec et au Canada sur les questions syndicales, politiques et sociales. À la veille des budgets québécois et fédéral, il fera part des préoccupations du mouvement à l’égard de la création d’emplois, du développement régional et plus fondamentalement du rôle de l’État quant aux services publics et aux programmes sociaux particulièrement mis à mal par le régime Harper et deux ans d’austérité libérale.

Jacques Létourneau reviendra aussi sur la dernière négociation du secteur public. Il abordera également les campagnes en cours contre l’austérité, ses effets sur les services de garde éducatifs, de santé et d’éducation, sur l’aide sociale, ainsi que la menace de privatisation qui pèse sur la SAQ. Dès la fin de son discours d’ouverture, il sera disponible pour rencontrer la presse.

Ordre du jour

À la suite de l’allocution d’ouverture, les délégué-es débattront de la conjoncture politique et syndicale et feront le suivi des propositions du 64e congrès de la CSN, qui s’est tenu en mai 2014. Ils souligneront aussi les 20 ans de la campagne Vol d’été Leucan, une belle réussite de la CSN. À 16 h 45, le conseil confédéral rendra un hommage au président-directeur général de Fondaction, Léopold Beaulieu, qui s’est vu récemment remettre un diplôme honorifique de l’UQAM.

Le jeudi, le conseil confédéral s’ouvre avec une présentation liée aux enjeux du Partenariat transpacifique (PTP) et un retour sur la COP21. À l’ajournement de midi, vers 12 h 30, les délégué-es manifesteront devant le Centre du commerce mondial, 380 Saint-Antoine ouest, au moment où le ministre Leitão présentera le budget québécois 2016-2017. En après-midi, le point sur les élections présidentielles américaines sera fait avec Donald Cuccioletta, directeur de recherche à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’UQAM. Les délégué-es feront par la suite le bilan de la campagne pour la défense des services de garde éducatifs que mène la CSN depuis le début de l’année.

Le vendredi, la CSN remettra à deux syndicats la bourse Fernand-Jolicoeur décernée depuis 2003 afin de reconnaître et de souligner les efforts investis par les syndicats et les membres dans diverses activités de formation. Les délégué-es entendront ensuite une présentation sur le dernier budget du Québec, qui aura été dévoilé la veille par le ministre Leitão, et sur le fonds des générations. Un retour sur la négociation du secteur public suivra.

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La CSN s’engage dans la lutte à l’austérité https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-sengage-dans-la-lutte-a-lausterite/ Tue, 23 Sep 2014 09:40:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-csn-sengage-dans-la-lutte-a-lausterite/ La Confédération des syndicats nationaux (CSN) propose à ses organisations affiliées de faire de la lutte aux politiques d’austérité du gouvernement Couillard une priorité d’action au cours des prochains mois. En ce sens, elle participera, aux côtés de celles et de ceux qui s’opposent aux visées libérales, à créer une alliance la plus large possible pour mener cette bataille cruciale pour le Québec.

« L’opposition aux politiques d’austérité du gouvernement Couillard se met en place, a mentionné Jacques Létourneau. La lutte que mènent les employé-es municipaux et ceux des sociétés de transport en commun pour s’ opposer au projet de loi no 3 en est un gros morceau. Tous les jours, des syndicats de la santé dénoncent les effets des coupes budgétaires et du sous-financement sur les services à la population. Le Front commun prépare la prochaine négociation des employé-es de l’État dans un contexte des plus sinistres. En outre, des groupes populaires annoncent une manifestation le 31 octobre contre les visées des libéraux. Nous proposons à nos 2000 syndicats et à nos 325 000 membres de prendre part au mouvement et d’étendre cette mobilisation aux quatre coins du Québec pour empêcher le gouvernement Couillard de démanteler l’État social québécois et de saccager nos services publics et nos programmes sociaux. »

Au Palais des congrès de Montréal, où sont réunis jusqu’à vendredi plus de 750 salarié-es de la centrale et délégué-es du conseil confédéral, l’instance décisionnelle entre les congrès, le président de la CSN a plaidé pour créer une alliance la plus large possible afin de favoriser une coordination des actions contre le gouvernement libéral. « Nous n’avons pas l’intention de le laisser faire et nous serons actifs avec celles et ceux qui veulent contrecarrer le projet dévastateur des libéraux, a-t-il ajouté. L’enjeu est majeur. »

Un Québec trompé et tronqué

« Depuis les dernières semaines, les libéraux ont été très clairs sur leurs intentions, a mentionné le président de la CSN. Ils veulent en finir avec ce qui fait la force du Québec pour atteindre à mieux répartir la richesse et établir plus d’équité : la fin d’un État social fort. Pourtant, lors de la campagne électorale, il n’a jamais mentionné qu’il irait dans cette direction ni qu’il frapperait aussi durement. Il a trompé le Québec. » Le 1er mai, lors de la traditionnelle rencontre des chefs syndicaux avec le premier ministre, ce dernier a déclaré qu’il n’avait pas l’intention d’entreprendre son mandat comme l’avait fait son prédécesseur Jean Charest, en 2003, en déposant une kyrielle de projets de loi antisociaux et antisyndicaux, tous adoptés sous le bâillon. « Philippe Couillard disait plaider pour une réconciliation. Dans les faits, ses politiques d’austérité auront exactement l’effet contraire : couper le Québec en deux et creuser davantage les écarts », a réagi Jacques Létourneau. « Nous rappellerons à sa mémoire comment, en 2003, nous avons réagi en manifestant dans la rue, devant les établissements et les usines contre les politiques du gouvernement Charest. Le premier ministre devrait aussi se souvenir du bruit des casseroles qui ont retenti en 2012, lorsque les libéraux ont voulu hausser les droits de scolarité universitaires. »

Un modèle unique

Selon ce dernier, le modèle social québécois, unique en Amérique du Nord, n’est certes pas parfait, diminué par plus de 25 années de réformes et de sous-financement. « En outre, en changeant à maintes reprises les règles fiscales, les gouvernements qui se sont succédé ont privé l’État de sources de revenus qui font aujourd’hui défaut. Ces coupes purement idéologiques et cette quête effrénée vers le déficit zéro jouent davantage contre la classe moyenne, celle des travailleuses et des travailleurs, et contre les plus démunis. Elles doivent cesser. Un autre modèle est possible. Nous le ferons valoir. » Récemment, aux politiques d’austérité lancées (gel des effectifs dans le secteur public, réduction des dépenses dans plusieurs ministères, sous-financement des services de santé et d’éducation, coupes dans les centres jeunesse…) et aux cibles, colossales, des commissions sur la révision permanente des programmes et de la fiscalité qu’il a mises sur pied se sont ajoutées des annonces d’une série d’autres mesures toutes plus catastrophiques les unes que les autres qui frapperaient tous les pans de notre société : congés parentaux, services de garde, universités, autres réorganisations dans la santé et l’éducation, conservatoires de musique, etc.

Pour la CSN, l’État doit jouer un rôle actif pour consolider notre modèle en redonnant tout son sens aux fonctions de l’État comme redistributeur de la richesse tout en permettant la croissance économique. « Les organisations internationales comme le Fonds monétaire international ont avoué avoir été dans l’erreur en misant à tout prix sur l’austérité, a poursuivi le président de la CSN. Le premier ministre Couillard dirige le Québec vers un cul-de-sac. » « Au cours des prochains mois, nous démontrerons tous les effets des coupes libérales sur la population. Le gouvernement Couillard verra qu’elle est fortement attachée à ses services publics, ses programmes sociaux et à la mission que doit jouer l’État au Québec pour redistribuer la richesse. Nous lui ferons valoir de multiples façons notre opposition à son entreprise de démantèlement » a conclu Jacques Létourneau.

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La CSN en faveur d’une interdiction partielle, mais pour la reconnaissance des droits acquis https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-en-faveur-dune-interdiction-partielle-mais-pour-la-reconnaissance-des-droits-acquis/ Thu, 12 Dec 2013 16:20:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-csn-en-faveur-dune-interdiction-partielle-mais-pour-la-reconnaissance-des-droits-acquis/ Les délégué-es de la CSN, réunis aujourd’hui en conseil confédéral, ont adopté une proposition en trois volets dont un réaffirmant ses positions prises en 2007 et en 2010 pour l’interdiction du port de signes religieux pour les personnes suivantes dans l’exercice de leurs fonctions : les magistrats, les procureurs de la Couronne, les policiers, les gardiens de prison ainsi que le président et le vice-président de l’Assemblée nationale ; les personnes travaillant dans le réseau d’éducation primaire et secondaire, incluant les écoles privées subventionnées, notamment les enseignantes et les enseignants ; les personnes travaillant dans un centre de la petite enfance, une garderie ou un bureau coordonnateur visés à la Loi sur les services de garde éducatifs à l’enfance.

« Nous estimons que la neutralité religieuse doit transparaître chez les personnels œuvrant dans le réseau de l’éducation primaire et secondaire, non pas parce qu’ils représentent l’État, mais parce qu’ils incarnent l’école, une école laïque, sans enseignement ni projet religieux, et parce qu’ils assument une mission d’éducation auprès de jeunes élèves. Les adultes qui travaillent dans ce réseau servent souvent de modèles aux enfants et aux adolescents. Ils les côtoient au quotidien, passent beaucoup de temps avec eux. Ce sont aussi des personnes en position d’autorité. Cela justifie, croyons-nous, qu’ils n’affichent pas leurs croyances religieuses. Les mêmes motifs militent en faveur d’une restriction au port de signes religieux dans le réseau des services de garde. Ces services, rappelons-le, sont à caractère éducatif et forment un continuum avec l’école primaire. Là encore le personnel se pose en modèle aux enfants et fait figure d’autorité », d’expliquer le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Les délégué-es se sont ainsi prononcés contre une interdiction générale du port de signes religieux pour tous les membres du personnel d’un organisme public.

Droits acquis

Les délégué-es ont également adopté la reconnaissance d’un droit acquis au port de signes religieux pour les personnes déjà à l’emploi au moment de l’adoption de loi. « L’interdiction du port de signes religieux ne devrait pas s’appliquer aux personnes déjà à l’emploi au moment de l’adoption de la loi, et ce, quel que soit le poste qu’elles occupent. Un régime de droits acquis s’impose selon nous. Il tempèrerait l’atteinte au droit au travail. Il serait injuste en effet que des travailleuses et des travailleurs soient congédiés en raison de changements apportés après leur embauche aux exigences d’emploi », de faire valoir Jacques Létourneau.

Pour les représentants de la CSN, le droit acquis devrait s’appliquer largement, être rattaché à la personne et non au poste qu’elle occupe lors de l’adoption de la loi. Il devrait être transportable à l’intérieur d’un réseau comme celui de l’éducation, de la santé ou de la fonction publique. Il devrait aussi englober les étudiantes et les étudiants ayant débuté une formation professionnelle dans un secteur d’emploi exclusif ou quasi exclusif à l’État (par exemple la santé).

Des principes à réaffirmer

Les délégué-es ont adopté une proposition visant à réaffirmer certains principes, dont l’affirmation d’un principe de laïcité et de neutralité religieuse de l’État, de même que d’égalité entre les femmes et les hommes au préambule de la Charte des droits et libertés de la personne ; un devoir de réserve et de neutralité religieuse pour les membres du personnel y incluant le personnel de la direction des organismes publics dans l’exercice de leurs fonctions ; la prestation et la réception de services publics à visage découvert ; la définition des concepts d’accommodement et de contrainte excessive dans la Charte de la laïcité et dans la Charte des droits et libertés de la personne et des balises en matière d’accommodement religieux, notamment pour les congés et les horaires de travail, et de politiques de mise en œuvre de la Charte de la laïcité dans les organismes publics.

Un projet où des incohérences subsistent

Dans ses prises de position antérieures, jamais la CSN n’est allée aussi loin que ce que propose le projet de loi actuel. Rappelons que la CSN a toujours privilégié l’adoption d’une charte sur la laïcité qui permet de mieux établir les balises sur lesquelles l’État s’appuie pour gouverner en toute neutralité. Mais dans son projet, certaines incohérences subsistent, qui font qu’on en vient à douter de la sincérité de la démarche. Ainsi, le projet de loi laisse entière la question du crucifix à l’Assemblée nationale ; même si l’on dote cette Assemblée du pouvoir de le retirer, cela ne prouve pas qu’elle le fera. Il n’exige pas la même neutralité religieuse de la part des élu-es que du personnel de l’État. Le projet de loi laisse aussi perdurer la pratique de la prière avant un conseil municipal. Il est en outre inconséquent en ce qu’il ne remet pas en cause le financement des écoles confessionnelles.

« L’incohérence est d’autant plus palpable que du côté du port de signes religieux par le personnel de l’État, le projet de loi frappe fort et sans discernement. Nous ne pouvons suivre le gouvernement sur ce terrain. Le droit au travail commande une approche restrictive. L’interdiction ne doit concerner que les représentants du pouvoir coercitif de l’État. Quant aux personnels des services de garde et du réseau de l’éducation primaire et secondaire, ce n’est pas à titre d’agents de l’État que l’interdit doit s’appliquer, mais par souci des enfants et pour mener à terme un processus de déconfessionnalisation enclenché depuis 1998. Si le gouvernement a même durci sa position en rédigeant son projet de loi, espérons que la recherche du consensus se fera plus présente lors de la commission parlementaire », de conclure le président de la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. Près de 200 000 travailleuses et travailleurs membres d’un syndicat CSN sont visés par la Charte de la laïcité.

Pour consulter le document de réflexion sur le projet de loi no 60 :

Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l’État ainsi que d’égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d’accommodement

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Des droits fondamentaux continuent à être bafoués au Canada https://www.csn.qc.ca/actualites/des-droits-fondamentaux-continuent-a-etre-bafoues-au-canada/ Tue, 10 Dec 2013 09:45:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/des-droits-fondamentaux-continuent-a-etre-bafoues-au-canada/ Tous les ans, le 10 décembre, à l’occasion de son conseil confédéral, la CSN souligne l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Cette année, elle a tenu à marquer de façon plus particulière le 65e anniversaire de la Déclaration en consacrant une journée complète à la question. Rappelons que la Déclaration universelle est le premier texte international à reconnaître des droits inviolables à tous les êtres humains. Adoptée le 10 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies, elle représente, comme l’affirme son préambule, « l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations ».

La journée du 10 décembre 2013 avait pour thème 65 ans de lutte à continuer. Elle a réuni plusieurs délégué-es et salariés de l’organisation syndicale de même que des conférenciers et panélistes des milieux gouvernemental, universitaire, communautaire et autochtone, dont le président de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, M. Jacques Frémont et le président de la Ligue des droits et libertés, M. Dominique Peschard.

Pour Jacques Létourneau, président de la CSN, l’événement prend une saveur particulière cette année, alors que les syndicats du Canada tout entier sont l’objet d’attaques majeures de la part du gouvernement fédéral. « Avec les projets de loi C-525, C-377 et C-4, le gouvernement conservateur cherche à affaiblir le pouvoir de négocier des travailleuses et des travailleurs canadiens et à museler le mouvement syndical. Pas question de se laisser faire, on doit réagir », a-t-il déclaré.

La Déclaration et ses applications

La Déclaration universelle des droits de l’homme demeure d’une grande actualité. Elle est à l’origine de l’adoption de la Charte canadienne des droits et libertés et de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, deux outils majeurs et largement utilisés par le mouvement syndical. Comme le rappelle Jean Lortie, secrétaire général de la CSN, « la pertinence de cet instrument ne fait aucun doute. La Déclaration enchâsse de nombreux droits qui sont au cœur des luttes syndicales. Par exemple, le droit à l’égalité sans discrimination, la liberté d’expression, les libertés d’association et de négociation. La Déclaration universelle proclame aussi le droit à la protection sociale en cas de chômage ou de vieillesse. Or, les coupes au régime d’assurance-emploi se multiplient et les régimes publics de retraite sont insuffisants pour assurer un niveau de vie décent à chacun. On le voit, il y a encore du pain sur la planche en vue de réaliser l’idéal commun ! »

Un autre défi important des prochaines années concerne les droits économiques, sociaux et culturels reconnus dans la Charte québécoise, lesquels demeurent pour l’instant des droits théoriques à cause du libellé de la loi. « Comment en effet obtenir réparation lorsque le droit à la santé, à l’éducation, au logement ou au revenu décent a été violé ? Il est temps de s’attaquer à cette question. C’est ce que demandait d’ailleurs la Commission des droits de la personne et de la jeunesse dès 2003 », a conclu Jacques Létourneau.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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