Coopération internationale – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 27 May 2024 21:02:03 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Coopération internationale – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Injonction à l’UQAM contre le camp en solidarité avec la Palestine: la CSN déplore la judiciarisation de la situation https://www.csn.qc.ca/actualites/injonction-a-luqam-contre-le-camp-en-solidarite-avec-la-palestine-la-csn-deplore-la-judiciarisation-de-la-situation/ Mon, 27 May 2024 20:58:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=97877 La Confédération des syndicats nationaux représentant notamment les professeur-es et chargé-es de cours de l’UQAM déplore que l’institution ait choisi la voie de la judiciarisation au lieu de celle du dialogue avec les étudiantes et les étudiants actuellement mobilisés contre la guerre à Gaza.

« Nous réitérons notre appel auprès de la direction de l’UQAM de rechercher des solutions par la voie du dialogue, réagit la présidente du SPUQ–UQAM, Geneviève Hervieux. C’est en discutant avec les étudiantes et les étudiants que de nombreuses universités d’Amérique du Nord ont pu trouver un terrain d’entente avec leurs étudiantes et étudiants dans des contextes semblables. Pour nous la priorité doit être d’éviter tout dérapage et de favoriser un véritable dialogue sur le fond des revendications. » Le syndicat représentant les professeur-es s’est d’ailleurs mis à la disposition des deux parties pour les fins de facilitation du dialogue, si elles le souhaitent.

Le président du SPPEUQAM–CSN, Olivier Aubry, explique que le choix de la judiciarisation pris par l’UQAM provoque l’indignation également chez les chargé-es de cours de l’institution. « Non seulement, l’Université brime ainsi la liberté d’expression, mais en plus, cela témoigne d’une incompréhension des enjeux qui sous-tendent ces mobilisations sans précédent à travers la planète ». Le SPPEUQAM–CSN invite le recteur Pallage à établir un dialogue de bonne foi avec les personnes représentant les parties.

Cessez-le-feu !

« On assiste actuellement à un bain de sang au Proche-Orient, rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Ce sont des civils qui en sont les premières victimes. Cela doit arrêter. En ce sens, toutes les initiatives pacifiques visant à faire taire les armes sont bienvenues. Quant à nous, l’UQAM doit entendre cette colère et se demander comment elle peut contribuer à la paix et à la justice dans le monde ».

À propos

La CSN représente près de 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. Le SPUQ–CSN représente plus de 1225 professeur-es de l’UQAM. Quant au SPPEUQAM–CSN, il regroupe quelque 2100 chargé-es de cours.

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Là où le mot « nation » prend tout son sens https://www.csn.qc.ca/actualites/la-ou-le-mot-nation-prend-tout-son-sens/ Wed, 17 May 2023 20:45:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=90288 Ce n’est pas d’hier que la CSN entretient des liens étroits avec les représentantes et les représentants du syndicat basque ELA (Solidarité travailleurs basques). À preuve, le premier contact entre la CSN et Amaia Muñoa, l’actuelle secrétaire générale adjointe du syndicat présente au congrès de la CSN, remonte à 2001, au Sommet des Amériques à Québec. Amaia venait alors tout juste d’être élue trésorière de ELA.

Une amitié tissée serrée
Malgré les images brouillées par les gaz lacrymogènes qui demeurent à l’esprit de bien des gens, les souvenirs que garde Amaia de cet événement demeurent limpides : « Je m’en souviens comme si c’était hier. Bien sûr, il y avait beaucoup d’agitation parmi les manifestantes et les manifestants et les affrontements avec les forces de l’ordre étaient particulièrement musclés. Mais ce qui m’a le plus marquée à l’époque, c’est cet accueil si chaleureux que nous avait réservé la CSN. C’est comme si nos partenaires de ce mouvement s’étaient fait un devoir de nous protéger dans tout le tumulte ambiant. C’est là que j’ai tissé mes premiers liens d’amitié avec le Québec et la CSN ».

Nations sans État et convergence des luttes
Lorsqu’on questionne Amaia et son collègue Unai Oñederra – lui aussi délégué de ELA présent au congrès de la CSN – sur la nature des liens qui unissent les deux organisations syndicales, les deux répondent du tac au tac : « Nous sommes deux grandes organisations syndicales évoluant au sein de nations sans État. Nous avons une histoire et un passé similaires, traversés par plus d’un siècle de luttes pour l’amélioration des conditions de travail de nos membres, mais aussi pour l’émancipation de nos nations respectives. Nous avons beaucoup appris de nos expériences mutuelles et avons encore beaucoup à apprendre de nos défis communs. »

Unai est aussi directeur de la Fondation Manu Robles-Arangiz créée par ELA en 1991 afin de promouvoir et de développer les valeurs du mouvement syndical basque. Pour lui, ces deux luttes, nationale et syndicale, sont indissociables : « La lutte pour l’amélioration des conditions de travail et des conditions de vie de nos compatriotes va de pair avec celle pour l’indépendance du Pays basque. Il s’agit des deux côtés de la même médaille », insiste-t-il.

Syndicalisme de combat
En plus de ces traits de convergence historiques, le style de syndicalisme même que pratique ELA s’apparente à celui de la CSN. « Pour faire face aux enjeux actuels et aux nombreux défis auxquels nous sommes tous collectivement confrontés, ça prend du nerf et de la détermination, explique Amaia. C’est ce que j’ai toujours aimé à la CSN, cette combativité dans le militantisme. On l’a vu encore dans la rétrospective des luttes présentée lors de la journée d’ouverture du congrès. C’est là qu’on voit tous les gains concrets qu’on peut réaliser lorsqu’on se mobilise avec pugnacité. »

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Pour une transition juste https://www.csn.qc.ca/actualites/pour-une-transition-juste/ Mon, 04 Dec 2017 16:22:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=65203

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La lutte pour la justice climatique se poursuit https://www.csn.qc.ca/actualites/la-lutte-pour-la-justice-climatique-se-poursuit/ Fri, 10 Nov 2017 02:47:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=64681

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Debout malgré tout  https://www.csn.qc.ca/actualites/debout-malgre-tout/ Thu, 08 Jun 2017 20:23:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=60832 « En Palestine, c’est pas comme ici. Notre réalité, nos défis sont d’un autre ordre », lance d’entrée de jeu Manawel Issa Abdelall, membre du comité exécutif de la Palestine General Federation of Trade Union.  

L’organisation syndicale compte environ 200 000 membres. De ce nombre, 30 000 travaillent en Israël et possèdent un permis de travail, 30 000 autres travaillent aussi en Israël, mais ne possèdent pas de permis. La Fédération compte aussi plusieurs dizaines de milliers de membres qui travaillent dans les territoires occupés alors que d’autres ne possèdent qu’un permis commercial et non de travail, mais se rendent tout de même en Israël pour y trouver un travail. Des réalités complexes, qui soulèvent de nombreux défis pour les représentants de la Fédération, qui reçoivent en cotisation la modique somme de 8 $ par année, par membre. « Mais bien souvent, nos membres sont tellement pauvres que nous n’exigeons pas les sous. Ils en ont trop besoin », explique M. Abdelall. 

Les besoins des syndiqués palestiniens

Malgré la présence de l’organisation syndicale, les Palestiniens ne connaissent que très peu leurs droits. C’est pourquoi la fédération travaille très fort pour créer des alliances avec les groupes militants bien structurés ailleurs dans le monde. « En Palestine, on a besoin du support de tous. L’apport des organisations syndicales, des ONG, est primordial pour nous aider à informer nos membres de leurs droits, à l’aide notamment de documents », note-t-il. 

En Palestine, il existe deux lois touchant au travail. Une loi israélienne et une loi palestinienne. « Selon la loi palestinienne, le salaire minimum est de 1400 $ par mois. Selon la législation israélienne, le salaire minimum est de 400$ par mois. Mais trop souvent, lorsque le conciliateur doit trancher, il impose la loi jordanienne, qui prévoit un salaire encore beaucoup plus bas », relate, impuissant, l’élu de la fédération. 

La réalité du travail en Israël

De nombreux membres de la Palestine General Federation of Trade Union se rendent travailler en Israël. Ceux qui possèdent un permis sont relativement mieux protégés que ceux qui n’en ont pas. « Si un travailleur se blesse, son employeur viendra le porter au point de contrôle à la frontière et téléphonera à sa famille afin qu’il vienne le chercher. Il ne recevra pas d’aide. Si un travailleur qui possède un permis de travail se blesse, il aura les soins nécessaires. Mais aucun d’entre eux n’ont droit au moindre avantage social. S’ils perdent leur emploi, ils n’auront rien ». Généralement, les travailleurs reviennent en Palestine après leur journée de travail. Mais il arrive parfois qu’un travailleur traverse, et qu’on n’en entende plus parler pendant un mois. « Le travailleur va coucher dans les montagnes ou des cavernes pour se cacher. »

Deux milliards dans les coffres israéliens

« Un de nos plus importants problèmes, c’est que toutes nos cotisations de sécurité sociale payées depuis les années 70 à ce jour sont retenues dans les coffres du gouvernement israélien », dénonce Manawel Issa Abdelall. Pourtant en 1994, dans le cadre de l’Entente de Paris convenue entre Israël et l’Organisation de libération de la Palestine, il avait été convenu que les sommes détenues par Israël seraient transférées au moment où la Palestine se doterait d’un programme de sécurité sociale. « Aujourd’hui, même si la structure est en place, Israël refuse de transférer notre argent. C’est un immense problème ! », note M. Abdelall.

Malgré tous les obstacles, Manawel Issa Abdelall et ses militants se tiennent debout. Et étonnamment, notre congrès les aide dans leurs luttes. « Participer à des congrès comme celui-ci, c’est tellement précieux, ça permet de tisser des liens avec des collègues du Canada bien sûr, mais aussi d’Afrique, d’Amérique latine, d’Europe, etc. Mine de rien, ça aide tous les travailleurs de la Palestine », conclut M. Abdelall, qui participe pour une deuxième fois au congrès de la CSN.

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Travail décent au Burkina Faso https://www.csn.qc.ca/actualites/travail-decent-au-burkina-faso/ Thu, 18 May 2017 15:58:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=60193 La CSN, par l’entremise du Centre international de solidarité ouvrière (CISO), soutient un projet réalisé par des syndicats et des organisations de la société civile du Burkina Faso. Ce projet, qui a pour objectif le travail décent, a permis à des travailleuses et des travailleurs du secteur informel de se doter de structures au sein desquelles ils acquièrent un sentiment d’appartenance, brisent leur isolement et développent un esprit syndical et citoyen ainsi que des pratiques solidaires. Cette initiative leur permet également de mettre sur pied des activités générant un revenu (microentreprises), de les gérer et d’obtenir des services de l’État.

Au Burkina Faso, dont l’économie repose en grande partie sur le secteur informel, l’appauvrissement de la population est aggravé par l’absence de filet de protection sociale. De plus, une nouvelle forme de colonisation y voit le jour. Elle est le fait des nombreuses multinationales présentes dans divers secteurs de l’économie (téléphonie, transport, finance, mines).

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Berta vit, la lutte du COPINH se poursuit  https://www.csn.qc.ca/actualites/berta-vit-la-lutte-du-copinh-se-poursuit/ Fri, 03 Mar 2017 16:45:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=58707 Le 2 mars 2016, Berta Cáceres a été assassinée dans le but de la faire taire, d’en finir avec son leadership dans la mobilisation communautaire et d’ainsi anéantir le projet politique et la lutte d’un peuple pour la défense de son territoire; ses assassins ne visaient pas seulement à éliminer Berta, mais aussi l’organisation avec laquelle elle militait depuis plus de 20 ans, le COPINH (Conseil civique d’organisations autochtones et populaires du Honduras).

Cependant, ce crime n’est pas parvenu à mettre un terme au mouvement de lutte. Berta Cáceres et l’héritage de son engagement, de sa résistance et de la clarté de sa vision demeurent bien vivants chez les peuples à travers la planète qui font face aux menaces du capitalisme sauvage, du patriarcat et de ce système de pillage, raciste et colonial.

À ce jour, 8 personnes ont été arrêtées en lien avec l’assassinat de Berta et la tentative d’assassinat de Gustavo Castro, présent dans la maison de Berta au moment de l’attentat. Parmi ces personnes figurent des membres de l’armée du Honduras et des militaires retraités, ainsi que des travailleurs de l’entreprise DESA, responsable du projet hydroélectrique Agua Zarca auquel le COPINH s’oppose depuis plusieurs années dans une lutte qui est devenue emblématique. Malgré l’arrestation des présumés auteurs matériels, l’assassinat de Berta demeurera impuni tant que les véritables responsables de ces crimes ne seront pas dévoilés et poursuivis en justice.

Les proches de Berta, le COPINH et Gustavo, seul témoin et survivant de l’attentat, dénoncent les nombreuses irrégularités et le manque de transparence de l’enquête, qui continue d’être sous ordonnance de non-divulgation. Ce qui pourrait être considéré comme une prétendue inefficacité sert en fait à occulter que les véritables responsables du crime évoluent dans les plus hautes sphères du pays.

Selon le rapport de Global Witness publié le mois dernier, plus de 120 activistes écologistes ont été assassinés depuis le coup d’État de 2009 en lien avec des conflits causés par la prolifération de projets extractifs impliquant directement des membres de l’élite économique et politique du Honduras. Le Honduras serait ainsi selon ce rapport le pays le plus dangereux pour les défenseurs de l’environnement. Ceux-ci et celles-ci risquent leur vie, en plus d’être confrontés chaque jour à des menaces, à des attaques, à la dépossession et à la criminalisation.

Les organisations et personnes signataires de la présente déclaration soulignent la responsabilité de l’État hondurien dans l’assassinat de Berta Cáceres, puisqu’il n’a pas garanti à la leader lenca des mesures de protection pourtant exigées par la Commission interaméricaine des droits de la personne. Nous appuyons de plus la requête présentée à la CIDH pour dénoncer les violations des droits de la personne perpétrées contre Gustavo Castro par l’État hondurien lors de son arrestation en mars 2016.

Nous condamnons également les campagnes de diffamation menées par la presse et le gouvernement hondurien à l’encontre du travail effectué par le COPINH et par d’autres organisations sociales, autant nationales qu’internationales, de même que la criminalisation constante des défenseurs des droits de la personne au Honduras.

Face à ce contexte de répression, avec des taux élevés de corruption et d’impunité alimentées par différentes instances de l’État hondurien, il est inacceptable que le gouvernement du Canada continue d’appuyer le Ministère public du Honduras par le biais de ressources financières, techniques et politiques, incluant un appui spécifique pour l’enquête sur l’assassinat de Berta Cáceres et la tentative de meurtre contre Gustavo Castro. Au moins deux fonctionnaires du Ministère public hondurien sont liés à l’approbation du projet Agua Zarca contre lequel le COPINH est en lutte. Cela soulève des interrogations quant à la volonté politique dudit ministère de mener à terme une enquête complète et impartiale.

Un an après l’assassinat de Berta, nous exprimons notre soutien au COPINH, aux peuples du Honduras et à Gustavo Castro, et nous joignons notre voix à la leur pour exiger:

  1. L’instauration d’une enquête indépendante sur l’assassinat de Berta Cáceres menée par des experts internationaux et impartiaux dans le cadre d’une enquête relevant de la Commission interaméricaine des droits de la personne (CIDH), afin que la lumière soit faite sur le crime et ses motifs véritables.
  2. L’annulation immédiate du projet hydroélectrique Agua Zarca et des concessions octroyées sur le territoire lenca, soit plus de cinquante, pour non-respect des processus d’autodétermination et du droit au consentement libre, préalable et éclairé des peuples.
  3. La démilitarisation et le retrait des forces policières du territoire lenca.
  4. L’arrêt de la criminalisation et des attaques envers le COPINH et ses membres.
  5. La cessation de l’appui technique, économique et politique du gouvernement du Canada à l’État du Honduras, en particulier aux forces de sécurité et aux organismes d’enquête du Ministère public, incluant l’Agence technique d’enquête criminelle (ATIC).
  6. L’arrêt des actions de lobbying et de la diplomatie du gouvernement du Canada pour promouvoir les intérêts au Honduras des investisseurs canadiens, qui ont une forte présence dans les secteurs de l’industrie minière, de l’énergie, des télécommunications et du tourisme, aux dépens des droits de la personne fondamentaux et des territoires autochtones au Honduras.
  7. La cessation des appuis bilatéraux du Canada au Honduras à travers des institutions financières internationales (IFI).
  8. La nullité du traité de libre-échange entre le Canada et le Honduras, négocié dans les mois ayant suivi les élections frauduleuses de novembre 2009 et signé avec un gouvernement s’inscrivant dans la continuité du coup d’État et ayant démontré son mépris pour les droits de la personne des populations du Honduras.

En mars, nous nous rappelons avec douleur ce crime horrible, mais nous célébrons aussi la vie. La vie de Berta, née un 4 mars, ainsi que la vie du COPINH, qui célébrera ses 24 ans d’existence le 27 mars prochain.

Aujourd’hui, nous célébrons la vie et nous exprimons notre solidarité avec toutes les personnes, les communautés et les mouvements sociaux du Honduras qui défendent les droits de la personne, l’environnement et la vie dans ce contexte de grave crise démocratique depuis le coup d’État de 2009 et qui demeurent debout face aux menaces croissantes contre les communautés et les territoires.

BERTA VIT, LA LUTTE DU COPINH SE POURSUIT! 

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Organiser les travailleurs migrants au-delà des frontières https://www.csn.qc.ca/actualites/organiser-les-travailleurs-migrants-au-dela-des-frontieres/ Mon, 01 Aug 2016 14:49:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=54051 Entrevue avec Rodrigo Borras, membre du Comité national des droits humains de la Centrale des travailleurs d’Argentine (CTA) et intervenant pour l’atelier Organiser les travailleurs migrants au-delà des frontières au Forum social mondial à Montréal.

Y a-t-il beaucoup de travailleurs migrants en Argentine ?
En Argentine, on estime que le pourcentage de migrants se situe autour de 4 % sur un total de 40 millions d’habitants. Cela nous donne environ 160 000 migrants enregistrés en Argentine. Toutefois, nous savons que le nombre réel de migrants est beaucoup plus élevé que le chiffre officiel, puisque bon nombre d’entre eux ne sont pas enregistrés.

Dans quels secteurs d’emploi les retrouve-t-on principalement ?
On les retrouve surtout dans le travail domestique, dans l’industrie de la construction, en agriculture et dans l’industrie du textile.

En Argentine, les conditions de travail des migrants sont-elles différentes des conditions des autres travailleuses et travailleurs ?
En fait, il y a un fossé important entre les conditions de travail des migrants qui occupent des emplois enregistrés et celles des travailleurs non officiels. Depuis quelques années, des progrès intéressants ont été réalisés dans les secteurs de la construction et du travail domestique : beaucoup plus d’emplois enregistrés, donc beaucoup plus d’encadrement du fonctionnement de ces milieux de travail. Toutefois, dans l’industrie du textile ou en agriculture, les conditions varient énormément d’un employeur à l’autre. On y retrouve beaucoup de travail au noir et cette absence de réglementation génère parfois des conditions de travail qui s’apparentent à l’esclavage. Nous avons vu des cas très graves de migrants entassés dans de minuscules espaces avec leurs familles, travaillant dans des ateliers clandestins de fabrication de vêtements. Il y a aussi, dans les zones rurales, des migrants qui vivent et travaillent dans des tolderías, s’étant fait retirer leurs papiers par le patron du camp.

Y a-t-il des stratégies pour organiser ces travailleurs ?
À la CTA, nous croyons que la syndicalisation est la seule façon de lutter contre l’exploitation des travailleurs migrants. Nous avons des expériences très concluantes où la présence syndicale a aidé à corriger des situations problématiques en formalisant le travail. Il existe cependant de nombreux facteurs qui compliquent ces stratégies, comme par exemple la présence de la mafia qui se charge du recrutement et du déplacement des migrants pour certains employeurs. Afin de faire de réelles percées, en Argentine ou ailleurs, nous devons travailler de concert avec les grandes organisations comme l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Organisation internationale pour les migrations, afin qu’elles appuient les initiatives locales. Nous sommes convaincus que l’aide aux travailleurs migrants dans la région commence d’abord et avant tout par la diffusion de l’information quant à la lutte menée par les syndicats pour la défense des droits de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs. Il faut partir de là et construire avec les migrants par la suite.

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Enseignement supérieur : la précarité des enseignants, une préoccupation grandissante ! https://www.csn.qc.ca/actualites/enseignement-superieur-la-precarite-des-enseignants-une-preoccupation-grandissante/ Tue, 26 Aug 2014 10:15:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/enseignement-superieur-la-precarite-des-enseignants-une-preoccupation-grandissante/ Une délégation de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) prendra part à la onzième rencontre biannuelle de la Coalition du personnel enseignant précaire en enseignement supérieur (COCAL) qui entamera ses travaux ce lundi, 4 août, à New York. Cette coalition regroupe des organisations des États-Unis, du Mexique, du Canada et du Québec.

Pour Sylvain Marois, vice-président de la FNEEQ et responsable du regroupement université, « cette rencontre permettra d’échanger sur nos réalités respectives et d’élaborer une perspective trinationale afin de dénoncer la précarité grandissante des enseignantes et des enseignants universitaires, au Québec comme ailleurs. »

Au cours de la rencontre, il sera question, entre autres, des luttes à mener pour l’équité, de solidarité internationale, ainsi que de l’accessibilité aux études supérieures, de l’endettement étudiant et, bien entendu, de la contractualisation systématique des enseignantes et des enseignants.

« Les problèmes diffèrent d’un pays à l’autre, mais c’est la marchandisation de l’enseignement supérieur, un véritable fléau, qui explique la précarisation et le recours à la contractualisation des enseignantes et des enseignants. Nos conditions de travail sont les conditions d’apprentissage des étudiantes et des étudiants », ajoute le vice-président de la FNEEQ.

À l’aube d’un important forum des enseignants universitaires contractuels que la FNEEQ tiendra à Montréal en novembre prochain (chargesdecours.com), « la tenue de COCAL XI représente une occasion de renforcer les liens et d’inviter nos camarades à s’unir pour protéger nos universités des dérives marchandes », conclut Sylvain Marois.

La délégation de la FNEEQ à la réunion de COCAL XI est composée de Sylvain Marois, vice-président, responsable du regroupement université et de Claire Tremblay, déléguée à la coordination du regroupement université. Ils seront accompagnés de plusieurs délégués des syndicats de chargées et chargés de cours du Québec.

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 33 000 membres. Outre le personnel de douze établissements universitaires, la FNEEQ représente 85% du personnel enseignant dans les cégeps, et le personnel d’une quarantaine d’établissements privés, y compris des établissements de l’ordre collégial. Affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la FNEEQ est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Solidarité ! Solidarity ! Solidaridad !

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Un appui sans réserve de la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/un-appui-sans-reserve-de-la-csn/ Tue, 25 Feb 2014 13:55:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/un-appui-sans-reserve-de-la-csn/ La Confédération des syndicats nationaux (CSN) salue l’annonce faite hier par le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, sur le projet de créer une Agence québécoise de solidarité internationale (AQSI), tel qu’il a été proposé dans le rapport du comité qui a été mis sur pied à cet égard au printemps dernier. « Nous appuyons sans réserve la création d’une telle agence, a réagi le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Le gouvernement Harper a radicalement dénaturé la coopération canadienne sur la scène internationale. Il y avait urgence à agir et, dans ce sens, nous tenons à féliciter le ministre de son engagement à inscrire l’initiative dans une démarche non partisane avec le dépôt d’un projet de loi dès ce printemps. Nous invitons tous les partis politiques à l’Assemblée nationale à soutenir cette importante initiative. » L’excellente qualité des travaux du comité a aussi été soulignée par l’organisation syndicale. « Selon nous, le ministère a visé juste en travaillant de concert avec l’ Association québécoise des organismes de coopération internationale pour mener cette réflexion », a indiqué le porte-parole. La CSN se réjouit particulièrement que les droits de la personne soient identifiés comme l’un des secteurs prioritaires d’intervention, dont l’égalité entre les femmes et les hommes, le renforcement de la société civile, le développement durable et l’autonomisation des populations locales. « Avec la dissolution de l’ACDI, une autre réforme des conservateurs, les organisations religieuses et les intervenants liés aux entreprises privées ont pris la pôle de la coopération internationale canadienne, a poursuivi Jacques Létourneau.

Il s’agit d’un détournement du sens et du financement de la coopération pour servir des intérêts qui n’ont rien à voir avec une véritable aide internationale. Ces réformes idéologiques visent essentiellement à plaire aux entreprises, dont les minières canadiennes. » La volonté d’inclure les représentantes et les représentants de la société civile, dont les syndicats, dans un conseil consultatif afin de conseiller l’AQSI et d’animer la réflexion sur la solidarité internationale au Québec est aussi saluée par la CSN ! À ce titre, l’engagement du ministre Lisée d’accroître les fonds disponibles pour la solidarité internationale à court, moyen et long terme et la reconnaissance de l’expertise des organisations québécoises qui œuvrent en solidarité internationale, de même que la place centrale qu’occuperont les partenaires du Sud dans l’élaboration, la réalisation et le suivi des initiatives qui seront appuyées sont essentielles. La CSN, conjointement avec la CSQ et la FTQ, a eu la chance de contribuer aux travaux menés par le Comité sur la création d’une agence québécoise de solidarité internationale. Un avis des organisations syndicales avait d’ailleurs été déposé en juin 2013. En septembre dernier, elles avaient rencontré des syndicats africains et le ministre Lisée. Ce dernier a ainsi pu constater la réalité dans laquelle œuvre la majorité des travailleuses et des travailleurs dans le secteur informel : absence de protection sociale, salaires en dessous du seuil de pauvreté, déficit sévère d’accès à l’éducation et à la santé, santé et sécurité du travail déficiente, etc. La CSN, très active en solidarité internationale, a créé en 1986 le fonds Alliance syndicats et tiers-monde (ASTM) pour canaliser les efforts des syndicats affiliés en matière de solidarité internationale. Depuis sa création, l’ASTM a soutenu des dizaines de projets dans une vingtaine de pays. Il s’agit de projets de coopération au développement, de renforcement des capacités des organisations syndicales, de souveraineté alimentaire et de défense des droits.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN représente en outre les travailleuses et les travailleurs des ONG suivantes : Jeunesse Canada monde, Oxfam, Alternatives, Développement et Paix, SUCO et le Syndicat des employé-es d’organismes sans but lucratif de l’Estrie, qui regroupe les travailleuses et travailleurs du Carrefour de solidarité internationale de l’Estrie.

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LE CISO, la FTQ, la CSN et la CSQ interpellent le gouvernement Harper https://www.csn.qc.ca/actualites/le-ciso-la-ftq-la-csn-et-la-csq-interpellent-le-gouvernement-harper/ Tue, 13 Nov 2012 08:28:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/le-ciso-la-ftq-la-csn-et-la-csq-interpellent-le-gouvernement-harper/ Les nouvelles orientations du gouvernement Harper en matière d’aide publique au développement entravent sérieusement les efforts de coopération internationale alors que depuis 2010 tous les projets présentés par le Centre international de solidarité ouvrière (CISO) ont été rejetés et aucun projet soumis par les organisations syndicales à l’ACDI n’a obtenu de financement.

Le CISO la FTQ, la CSN et la CSQ ont profité de la tenue de la 16e édition des Journées québécoises de la solidarité internationale pour dénoncer aujourd’hui en conférence de presse, à Montréal, les conséquences des orientations du gouvernement Harper dans le domaine de la coopération internationale.

Selon les porte-parole des organisations, Michèle Asselin, coordonnatrice du CISO, ainsi que les présidents de la FTQ, Michel Arsenault, et de la CSN, Jacques Létourneau, et la présidente de la CSQ, Louise Chabot, la situation est telle que la survie du CISO est aujourd’hui menacée alors que les actions syndicales en coopération internationale sont sérieusement entravées. Les conséquences sont lourdes également pour de nombreuses organisations syndicales et de défense des droits du Sud avec lesquels s’étaient tissés de forts liens de solidarité.

Entrave à la coopération internationale
Le CISO et les organisations syndicales déplorent que depuis que le gouvernement Harper est au pouvoir, il n’a cessé de réduire l’aide au développement international. Dans son dernier budget, il annonçait des coupures à l’ACDI de 319 millions de dollars pour les trois prochaines années, soit 8 % de son budget actuel! Les partenariats entre l’ACDI et les organismes de coopération internationale (OCI) sont désormais soumis à un système concurrentiel d’appels de propositions.

« Ce modèle contredit l’essence même d’une relation de partenariat, laquelle tire son efficacité de l’accompagnement à long terme, de la prévisibilité et de la sensibilité aux besoins. En instaurant cette nouvelle approche, qui lui laisse toute liberté de restreindre le financement à des domaines précis, le gouvernement ne tient plus compte des perspectives des partenaires du Sud. Qui plus est, l’obligation nouvelle de proposer des projets qui s’inscrivent dans les plans des gouvernements locaux signifie que les OCI ne sont pas traités comme des acteurs du développement qui mettent en place des approches novatrices, mais comme de simples sous-traitants », rappellent les porte-parole des organisations.

Une aide au développement au profit des minières et des groupes religieux
D’autre part, le CISO et les organisations syndicales questionnent sérieusement le bien-fondé de la nouvelle philosophie qui guide désormais les politiques de l’ACDI touchant le développement international.

« Les nouvelles politiques de l’ACDI sont de plus en plus marquées par les impératifs de la politique étrangère et commerciale du Canada et cherchent à associer de plus en plus le secteur privé – en particulier les entreprises minières canadiennes – au développement international. Mais pourquoi privilégier le développement des lucratives entreprises extractives? L’aide publique au développement devrait-elle servir à améliorer la croissance économique du Canada? », se demandent les porte-parole du CISO, de la FTQ, de la CSN et de la CSQ.

Selon ces derniers, cette nouvelle façon de faire pousse l’ACDI dans des liaisons dangereuses lorsqu’on connaît le bilan désastreux de certaines entreprises canadiennes en matière de respect des droits humains et de l’environnement. Et comme si ce n’était pas suffisant, une autre situation alarmante est soulevée alors que l’ACDI financerait également davantage les actions de groupes à caractère religieux.

Une telle vision du développement s’éloigne définitivement de celle fondée sur la coopération, la solidarité et la reconnaissance du droit et des droits (individuels et collectifs) – rempart fondamental contre la pauvreté, les injustices, la guerre et la violence – que partage l’ensemble des syndicats québécois.

Rétablir un dialogue constructif
En réaction à cette situation, le CISO, la FTQ, la CSN et la CSQ enjoignent le gouvernement Harper à rétablir un dialogue constructif et ouvert avec les organismes de coopération et de solidarité internationale afin de réorienter les politiques de l’aide publique au développement.

« Le gouvernement devrait s’appuyer sur l’expertise et les partenariats développés par les OCI pour développer ses programmes. Il devrait mettre l’accent sur l’appui à la société civile, actrice incontournable du développement. L’aide publique au développement devrait contribuer à l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes et entre les peuples, à la reconnaissance des droits individuels et collectifs, au renforcement de la démocratie et à la protection de l’environnement », recommandent le CISO, la FTQ, la CSN et la CSQ.

Nos organisations réclament également que le gouvernement Harper annule les coupures annoncées à l’ACDI et qu’il respecte l’engagement du Canada à porter le taux de sa contribution à l’aide au développement à 0,7 % du PNB.

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