Commission des relations du travail – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Wed, 02 Nov 2022 23:09:05 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Commission des relations du travail – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Nouveau syndicat à Toronto : améliorer les conditions de travail de toute l’industrie de l’hôtellerie https://www.csn.qc.ca/actualites/ameliorer-les-conditions-de-travail-de-toute-lindustrie-de-lhotellerie/ Wed, 02 Nov 2022 13:54:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85582 Hier, les travailleuses et les travailleurs de la réception de l’Hôtel Fairmont Royal York, à Toronto, ont voté à 100 % en faveur du Toronto Hospitality Employees Union (THEU–CSN), un syndicat créé par et pour les travailleuses et les travailleurs de l’industrie de la Ville Reine. Ce vote s’est tenu sous l’égide de la Commission des relations de travail de l’Ontario. THEU–CSN représente déjà un autre groupe dans cet hôtel qui a joint le syndicat en mai dernier. Notons que ces deux groupes de salarié-es n’avaient jamais été syndiqués auparavant.

THEU–CSN attend également une décision de la Commission concernant l’accréditation de tous les autres travailleurs et travailleuses du Fairmont Royal York. Le Royal York est l’un des hôtels les plus prestigieux de la capitale ontarienne.

« Les travailleuses et les travailleurs de toute l’industrie du grand Toronto méritent tellement mieux, explique la secrétaire-trésorière du syndicat, Ashley Hayes. Nous assistons ces dernières années à un véritable boom dans notre secteur. Les hôtels poussent partout à Toronto. Les profits atteignent des sommets comme jamais. Pourtant, les salarié-es de tous ces nouveaux hôtels ne sont pas syndiqués. Notre porte est ouverte à tous les travailleurs et à toutes les travailleuses de l’industrie qui souhaitent s’organiser pour réclamer leur juste part et obtenir des conditions de travail et des salaires dignes. »

Elle ajoute : « Pour exactement le même travail, une ou un salarié de l’hôtellerie peut gagner jusqu’à six dollars de plus à Montréal ou même à Québec qu’à Toronto. Pour une personne à temps complet, ça peut faire une différence de 10 000 $ par année ! C’est insensé, surtout quand on prend en compte le coût de la vie qui est passablement plus élevé ici, à Toronto. En fait, dans presque tous les autres secteurs de l’économie, les travailleuses et les travailleurs gagnent un meilleur salaire à Toronto qu’à Montréal pour un même emploi. C’est la preuve que nous avons tout avantage à unir nos forces pour obtenir notre part de la richesse que nous créons. »

« Nous entendons soutenir activement ces femmes et ces hommes qui ont choisi de se donner un syndicat afin d’améliorer leur sort, réagit la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Il n’y a pas de raison pour que les salarié-es de l’industrie en Ontario ne puissent pas réaliser les mêmes progrès que ceux du Québec. La CSN ne fait pas de promesses. C’est aux travailleuses et aux travailleurs de s’unir, de s’organiser et de lutter. Toutefois, nous nous engageons à offrir au THEU–CSN notre soutien le plus complet et toute notre expertise afin qu’il obtienne justice et respect pour les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie et de la restauration de Toronto.

]]>
Les sages-femmes concluent une entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-sages-femmes-concluent-une-entente-de-principe/ Mon, 18 Jul 2022 20:48:58 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84403 Tard dans la nuit de vendredi dernier, le Regroupement Les Sages-femmes du Québec (RSFQ) a conclu une entente de principe avec les négociateurs gouvernementaux.
Privées de contrat depuis les deux dernières années, les sages-femmes ont dû s’armer de patience pour obtenir le début de véritables négociations avec le ministère de la Santé et des Services sociaux. Tout au long de la pandémie, elles ont ainsi maintenu les services avec courage. Mais depuis quelques mois, plusieurs d’entre elles n’avaient pas renouvelé leur permis d’exercice, faute d’une rémunération satisfaisante et de conditions d’exercice intéressantes. Pour les finissantes universitaires, l’intérêt d’étudier, d’intégrer la profession et d’y rester commençait sérieusement à s’étioler.

Un parcours de longue haleine
Forcées d’attendre pendant une vingtaine de mois, les sages-femmes ont finalement pu commencer à négocier à la suite d’un vote unanime de l’Assemblée nationale du Québec en mars dernier. Leur mobilisation a permis d’obtenir par la suite de nouvelles offres du Conseil du trésor. Au cours des dernières semaines, la voix des parents solidaires de la cause a aussi porté haut et fort, notamment grâce à la Coalition pour la pratique sage-femme, un mouvement soutenu par la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Les pourparlers se sont finalement intensifiés au printemps et les discussions avec le Conseil du trésor ont culminé au cours des mois de juin et juillet, ponctuées – faut-il rappeler – de quelques manifestations hautes en couleur.

Les détails à venir
Les détails de l’entente, qui a été négociée avec le soutien et l’expertise de la Fédération des professionèles–CSN, seront d’abord soumis aux répondantes CRT (comité de relations de travail). Cette instance, qui joue un rôle équivalent à celui d’un conseil syndical, représente chacun des services sages-femmes. Si l’instance le recommande, l’entente sera ensuite présentée à l’assemblée générale du RSFQ, ce qui pourrait avoir lieu d’ici la fin de l’été, précise-t-on.

La solidarité a fait la différence
Dans un communiqué diffusé tôt samedi matin, la présidente du RSFQ, Josyane Giroux, s’est dite « fière du travail accompli » au nom de tous les membres du comité de négociation. « Nous avons hâte de partager ce que nous considérons être de grandes améliorations des conditions de travail des sages-femmes et des responsables des services de sages-femmes, a-t-elle d’abord souligné. « Tout au long du processus, votre soutien, votre mobilisation, vos précieux mots d’encouragement et votre présence ont eu un impact concret sur le cours des choses. Un grand merci pour votre appui et votre confiance. Merci également aux familles d’avoir fait entendre leur voix. »

]]>
Les autobus Transco ou le labyrinthe de l’équité salariale https://www.csn.qc.ca/actualites/les-autobus-transco-ou-le-labyrinthe-de-lequite-salariale/ Thu, 29 Apr 2021 16:18:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=79148 Lyne Lacerte est conductrice d’autobus scolaire depuis 36 ans pour l’entreprise de transport scolaire Transco à Terrebonne, anciennement Autobus Terremont. Cela fait des décennies qu’elle s’assure avec ses collègues conductrices, car elles sont une majorité de femmes, que les enfants qu’elles transportent soient en sécurité et à l’école à temps tous les matins. Cela fait aussi des décennies que son employeur multiplie les démarches administratives et judiciaires pour ne pas remplir son obligation d’appliquer la Loi sur l’équité salariale (LES).

« Sur mes 36 années de services, ça fait plus de vingt ans que je me bats avec mes collègues pour que l’employeur fasse un réel exercice d’équité salariale. Et qu’il l’applique ! », raconte Lyne Lacerte.

La compagnie de transport Terremont était une entreprise de juridiction provinciale de plus de 10 employé-es, donc tenue d’appliquer la LES, entrée en vigueur au Québec en 1996. Le processus d’évaluation nécessaire des diverses catégories d’emplois avait été entamé par le syndicat et Terremont à l’époque, mais était arrivé à une impasse. Pendant plus de 10 ans se sont succédé les rencontres avec l’employeur et les séances de conciliation à la Commission sur l’équité salariale. Durant cette période, deux différends ont été déposés par la partie syndicale auprès de la Commission. En 2008, alors qu’une entente était à portée de main, l’employeur a mis abruptement fin aux discussions et délégué à la Commission le soin de décider. « Terremont a reculé quand ses représentants se sont rendu compte de ce que leur coûterait l’application de l’équité salariale. Ils voyaient bien qu’il y avait un redressement important à faire et que ça influencerait aussi l’échelle salariale lors des négociations de la prochaine convention collective », se souvient Mme Lacerte.

En 2013, l’entreprise Terremont a été vendue à Transco, une filière de l’entreprise multinationale anglaise First Group, dont les profits nets en 2019 étaient évalués à 300 millions de dollars canadiens. Transco a toujours prétendu être de compétence fédérale et, par conséquent, ne pas être assujettie à la Loi sur l’équité salariale.

« Il n’y a rien qui n’a pas été fait pour ne pas appliquer le principe pourtant simple de l’équité salariale : corriger les écarts salariaux causés par la discrimination envers les femmes. Transco prétendait que nous étions maintenant une entreprise de compétence fédérale. C’était pratique ! Or, en 2015, la Commission des relations du travail a confirmé que Transco est bel et bien une entreprise de juridiction provinciale. La compagnie a contesté cette décision jusque devant la Cour d’appel. Cette dernière a finalement confirmé en 2021 que Transco était de juridiction provinciale », continue-t-elle.

La saga de juridiction provinciale ou fédérale étant derrière eux, le syndicat représentant les employé-es de Transco sera devant le Tribunal administratif du travail en mai prochain, car l’employeur conteste des cotes attribuées à certains types d’emploi pour l’application de l’équité salariale. L’employeur affirme aussi qu’il faut retirer, pour les fins de comparaison des salaires, le coût d’un coffre à outils fourni par les mécaniciens.

« Transco prétend que ce coffre à outils vaut environ 6000 $ par année et que cela devrait, pour les fins de comparaison, être retranché de la rémunération annuelle des mécaniciens, un titre d’emploi à prédominance masculine. Ce coffre à outils n’est pas une dépense de l’employeur, car ce sont des outils que les mécaniciens ont payés eux-mêmes et dont ils se servent au travail. Ils reçoivent d’ailleurs une compensation financière de 300 $ par année pour cela. Cette contestation est encore une façon de diminuer la valeur de nos emplois de conductrices, car plus on diminue la valeur de la rémunération de l’emploi à prédominance masculine, plus cela a un effet à la baisse sur les réajustements pour les emplois à prédominance féminine dans l’entreprise. Tout pour ne pas reconnaître notre travail à sa juste valeur ! De même, l’employeur veut ajouter à notre rémunération de conductrices la valeur de l’avantage d’avoir l’autobus à la maison. Il veut donc réduire l’écart entre les diverses catégories d’emplois. Quand on sait que plusieurs conductrices cumulent deux emplois pour arriver, cette comédie est ridicule », déplore la conductrice d’expérience.

Lyne Lacerte espère bien que les audiences en mai régleront le dossier une bonne fois pour toutes. « Cela fait des décennies qu’on se bat pour cela. J’ai des collègues qui sont morts depuis que ce combat est commencé. Ils n’en verront jamais le dénouement. Ce n’est pas normal qu’on ait à se battre autant pour un principe d’équité. Notre travail est important, on transporte l’avenir tous les jours. Ce travail a une valeur qui doit être reconnue », conclut-elle.

]]>
Victoire à l’Accueil Bonneau https://www.csn.qc.ca/actualites/victoire-a-laccueil-bonneau/ Thu, 15 Apr 2021 17:35:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=78929 Dans une rare décision rendue au cours des derniers jours, le tribunal d’arbitrage invalide l’abolition de onze postes d’intervenants psychosociaux à l’Accueil Bonneau et ordonne compensation aux travailleuses et travailleurs visés. En procédant unilatéralement, l’employeur n’a pas respecté la convention collective, tranche l’arbitre Denis Nadeau.

L’annonce avait fait grand bruit : en pleine pandémie, la direction de l’Accueil Bonneau décidait, le 20 janvier dernier, d’abolir onze postes d’intervenants de première ligne pour les remplacer par des agents de sécurité afin de maintenir l’ordre dans ses installations temporaires du Grand Quai du Vieux-Port de Montréal. Une décision applicable immédiatement, sans consultation préalable du syndicat.

Chaque jour, des centaines d’hommes en situation de pauvreté et d’itinérance bénéficient des services de l’Accueil Bonneau, véritable institution montréalaise depuis plus de 140 ans. Environ 50 salarié-es y travaillent, que ce soit aux services de première ligne, comme le centre de jour, la salle à manger, les vestiaires et les douches, ou encore aux services visant une meilleure réinsertion sociale.

La pandémie est bien sûr venue chambouler l’ensemble des opérations. « Nos locaux ne rendaient pas possible la distanciation. Nous avons dû déplacer certains services à l’extérieur », indique Chloé Bourbiaux, intervenante de première ligne dont le poste figurait parmi les postes abolis.

En quête de locaux pour réorganiser ses opérations, l’Accueil Bonneau s’est vu offrir par la Ville de Montréal et l’administration du Vieux-Port le Grand Quai, un terminal de croisière « grand comme deux terrains de football ». Une réunion d’urgence est convoquée avec les employé-es. « On a eu deux semaines pour ouvrir », relate Chloé.

Rapidement, la direction mentionne au syndicat des employé-es que la présence d’agents de sécurité est une condition sine qua non. « On a tenté en vain de faire valoir qu’il serait mieux que les agents soient habillés en civil. Mais on ne s’est pas opposés à leur présence », explique Chloé.

L’ouverture de la halte chaleur, le 16 novembre, se déroule dans l’improvisation. « Il n’y avait rien qui marchait pour enregistrer les gars, pas d’équipement pour la prise de température, pas de walkie-talkie pour se parler… », se rappelle Chloé Bourbiaux. Le premier dimanche après l’ouverture, seulement trois intervenants étaient en poste. Constatant la situation et craignant pour sa sécurité, un intervenant fait valoir son droit de refus. Dépêchée sur place, la CNESST traitera plutôt l’affaire comme une « plainte »; elle effectuera un suivi rapproché et formulera plusieurs recommandations dans les jours suivants pour assurer la santé et la sécurité des salarié-es.

Des équipes épuisées
Comme plusieurs milieux de travail, la pandémie de COVID-19 a eu des répercussions majeures sur l’état de santé des troupes. Des salarié-es tombent au combat, nombreux sont ceux qui doivent être mis en arrêt de travail ou qui remettent leur démission.

De nombreuses rencontres entre le syndicat et l’employeur ont lieu, tout au long de l’automne 2020, pour tenter de trouver des solutions aux problèmes de recrutement. « Notre priorité, indique Chloé, c’était que les services soient donnés. D’autant plus que l’hiver arrivait, il fallait trouver une solution. »

Le syndicat accepte même que l’employeur fasse affaire avec des agences de placement de main-d’œuvre. « On ne s’est même pas opposés à la sous-traitance. C’est dire à quel point on a été flexibles », laisse tomber Frédéric Morin, le président du syndicat.

Un geste unilatéral
Le 20 janvier, une réunion du comité de relations de travail (CRT) est prévue sur l’heure du dîner. Quelques minutes avant la rencontre, la direction convoque l’ensemble du personnel à 13 h 30 pour une « annonce importante ». Au cours de ces deux rencontres, le message de l’employeur est le même : six postes permanents d’intervenants psychosociaux de première ligne sont abolis ainsi que cinq postes temporaires. Une décision applicable « immédiatement ». Des agents de sécurité prendront la relève, explique la direction.

C’est en fonction de l’article 14.01 de leur convention collective que les abolitions de poste seront contestées par grief par le syndicat. Cette disposition indique qu’« avant de procéder à l’abolition d’un poste, […] l’employeur doit rencontrer le syndicat afin de discuter et de tenter de trouver des solutions alternatives plus appropriées. »

Trésorier du syndicat, Jean Thévenin résumait ainsi la contestation du syndicat lors de son témoignage en audience : une annonce faite au syndicat dans l’heure précédant celle faite à l’ensemble du personnel, « ce n’est pas une consultation, c’est une annonce privilégiée ». Des propos repris par l’arbitre Nadeau, qui justifie sa décision en indiquant que les dispositions de la convention collective « font ressortir l’importance que l’Accueil Bonneau, un organisme à but non lucratif (OBNL), et le syndicat ont voulu accorder aux échanges, discussions et consultations avec les personnes salariées quant aux politiques et programmes, actuels et futurs, de l’organisation. »

En rendant sa décision, le juge Nadeau indique d’emblée que son rôle n’est pas de discuter « de la pertinence pour l’employeur de procéder à une restructuration de son organisation et à des abolitions de poste ou mises à pied en découlant », mais bien de valider que le processus a été fait en conformité avec la convention collective.

Frédéric Morin est bien conscient des limites de la décision. « Oh, c’est sûr qu’il s’agit d’une victoire morale plus qu’autre chose. Mais notre monde est heureux, les gens viennent me voir, ça donne de la crédibilité aux actions de notre syndicat. Avec l’aide de la CSN, on était super bien préparés pour l’arbitrage. Les gens réalisent que lorsqu’on s’implique, lorsqu’on s’organise, eh bien, ça donne des résultats. »

Le président du syndicat accueille cette nouvelle source de motivation avec enthousiasme alors que les négociations en vue du renouvellement de leur convention collective, longtemps repoussées en raison de la pandémie, s’amorcent enfin.

« La dernière année a été loin d’être facile, reconnaît-il. En tout cas, moi, ça me redonne un bon coup de fouet ! »

]]>
Heures supplémentaires : victoire syndicale chez Fer et Titane https://www.csn.qc.ca/actualites/heures-supplementaires-victoire-syndicale-chez-fer-et-titane/ Thu, 04 Feb 2021 19:36:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=78386 Le tribunal d’arbitrage vient de rendre une décision selon laquelle, en vertu des nouvelles normes du travail, une usine ne peut forcer ses employé-es à faire des heures supplémentaires lorsque ceux-ci sont en congé, à moins de leur donner un avis de cinq jours. Bien que la notion d’urgence puisse toujours être invoquée par l’employeur pour exiger un rappel au travail, elle ne s’appliquait pas dans le cas soumis au tribunal pour l’usine de Rio Tinto Fer et Titane de Sorel.

Le litige portait sur l’interprétation de la clause 59.0.1 de la Loi sur les normes du travail entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2019. Cette clause permet à un travailleur de refuser de travailler s’il n’est pas informé au moins cinq jours à l’avance. Malgré l’argumentation du patron qui invoquait l’urgence de la situation, l’arbitre a conclu que le travailleur n’avait pas un devoir de disponibilité au sens de la loi. Un employeur qui veut forcer une travailleuse ou un travailleur à rentrer au travail doit donc l’aviser au moins cinq jours à l’avance.

Le Syndicat des Ouvriers du Fer et Titane–CSN a donc obtenu gain de cause contre l’employeur qui voulait forcer un travailleur à rentrer au travail pour faire des heures supplémentaires, malgré le refus de ce dernier.

Pour comprendre la nature de la décision, il faut se remettre dans le contexte. L’employeur opère ses usines avec un personnel minimal et même en sous-effectif depuis des années. Au début de 2019, il est incapable de trouver un travailleur pour combler son manque de personnel. Il contacte donc le plus jeune syndiqué en lui ordonnant de rentrer travailler. « Le syndicat s’est toujours battu afin que les heures supplémentaires se fassent sur une base volontaire. Un grief a été déposé à cet effet et a cheminé jusqu’en arbitrage », explique Dominique Blais, trésorier du syndicat.

Le 20 septembre 2020, le syndicat obtient gain de cause avec le jugement de l’arbitre Rosaire S. Houde. « L’employeur ne peut pas forcer un salarié en congé, même le salarié comptant le moins d’ancienneté, à effectuer des heures supplémentaires s’il ne lui a pas donné cinq jours d’avis », écrit l’arbitre dans sa conclusion.

Manque de personnel et de formations
« On a toujours dénoncé le boss quand il veut combler ses besoins de base par des heures supplémentaires au lieu d’embaucher. Le patron doit arrêter de gérer le manque de personnel avec les heures supplémentaires », soutient Dominique Blais.

Ce dernier précise que ce n’est pas d’hier que le syndicat dénonce un manque de formation pour certains postes clés, ce qui limite parfois à quelques personnes seulement les employé-es en mesure de remplacer un absent. On observe aussi un changement de mentalité des travailleuses et des travailleurs, qui sont moins enclins à effectuer des heures supplémentaires.

Pour le syndicat, cette question est un enjeu majeur. « Cette section de l’usine fonctionne avec le minimum d’employé-es possible, il n’y a personne de prévu pour remplacer les vacances. Ajoutez-y le fait que l’employeur, pendant des années, n’a pas complété les formations prévues et ça explique mieux l’enjeu que représentent les heures supplémentaires », explique le trésorier du syndicat.

L’employeur a déjà signalé qu’il entend contester le jugement. Il devra toutefois démontrer qu’il y a eu une erreur de droit de la part de l’arbitre.

]]>
Le TAT démantèle deux syndicats de complaisance au Mount Stephen Club https://www.csn.qc.ca/actualites/le-tat-demantele-deux-syndicats-de-complaisance-au-mount-stephen-club/ Thu, 08 Nov 2018 15:06:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69304 Dans le cadre d’une décision historique rendue le 1er novembre 2018, le Tribunal administratif du travail (TAT) a jugé que les agissements du Mount Stephen Club contrevenaient à la loi et a tranché en faveur de la Confédération des syndicats nationaux, allant même jusqu’à démanteler deux syndicats de complaisance créés par l’entremise de l’employeur.

« Il s’agit d’une victoire majeure pour nous, puisqu’elle vient dire aux employeurs qu’ils ne peuvent abuser impunément de tactiques illégales pour nuire aux syndicats. Tout d’abord, le TAT a reconnu que les accusations publiques du Mount Stephen Club (MSC) envers la CSN n’avaient pour objectif que d’entraver le travail du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Mount Stephen Club–CSN (STTMSC) afin de le rendre vulnérable puisque, finalement, le MSC n’avait pas l’intention de fermer ses portes de manière définitive, de déclarer David Bergeron-Cyr, président de la Fédération du commerce (FC–CSN). Dans cette décision totalement inédite, la preuve déposée était tellement solide que le TAT est allé jusqu’à dissoudre les deux syndicats de complaisance créés par l’employeur — ceux-ci ayant même été qualifiés de syndicats de boutique —, parce qu’il y avait apparence de collusion entre l’employeur et son représentant dans plusieurs dossiers ».

En 2012, le MSC fermait ses portes et blâmait notamment le STTMSC d’en être responsable par ses demandes salariales trop élevées et sa conduite trop rigide de la négociation.

« Le TAT a également annulé deux congédiements, la preuve déposée démontrant que le MSC a licencié arbitrairement deux serveurs dans le but de les empêcher de communiquer avec la CSN, de souligner le président de la FC–CSN. Le MSC a même refusé d’embaucher un travailleur pour le seul motif qu’il était membre de la CSN dans un autre restaurant montréalais et qu’en entrevue, il avait précisé qu’il pouvait s’accommoder de travailler dans un établissement syndiqué. »

Finalement, le TAT reconnaît que dès le dépôt de l’accréditation, le MSC n’a cessé d’entraver le travail du STTMSC par une série de gestes l’empêchant d’entrer en contact avec ses membres. L’employeur a favorisé notamment la venue d’un autre syndicat de boutique afin de syndiquer les nouveaux salarié-es de l’hôtel avant même sa réouverture. En agissant de la sorte, l’employeur tentait de bloquer le syndicat déjà légalement constitué affilié à la CSN. En 2011, la syndicalisation rapide du Mount Stephen Club par la CSN avait trouvé écho parmi les travailleurs parce qu’ils étaient soumis à l’arbitraire de la gestion de la direction et au favoritisme manifesté à l’égard de nouveaux employé-es, une pratique malheureusement trop courante dans l’industrie de la restauration.

« Le domaine de la restauration compte beaucoup trop d’employeurs qui font la pluie et le beau temps en imposant des conditions totalement illégales à leurs salarié-es. Quand ils ne se réapproprient pas tous les pourboires pour n’en redonner qu’une partie à leurs serveuses et serveurs, ce qui est carrément contraire à la loi, ils chargent le coût des uniformes à leurs salarié-es ou les congédient dès que l’un des leurs revendique le respect de ses droits au travail. Voilà pourquoi nous avons lancé le Syndicat des employé-es de la restauration–CSN (SER), afin d’offrir la possibilité à ces travailleuses et travailleurs d’unir leurs forces contre les employeurs sans scrupules », de poursuivre monsieur Bergeron-Cyr.

« Aujourd’hui, nous prenons les devants : si la Coalition avenir Québec (CAQ) tient vraiment à moderniser les syndicats, qu’il établisse des règles claires dans le domaine de la restauration afin de faire face aux enjeux actuels qui minent les relations de travail dans ce secteur et de mettre un terme à l’arbitraire qui y règne. Ce ne sont pas tous les restaurateurs qui agissent de la sorte, mais contre les trop nombreux délinquants, ce n’est qu’avec un rapport de force égalitaire digne de ce nom que les salarié-es pourront enfin espérer obtenir le respect auquel ils ont droit », de conclure le président de la FC–CSN.

La FC–CSN compte 30 000 membres regroupés au sein de 330 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

]]>
Une victoire pour la CSN–Construction https://www.csn.qc.ca/actualites/une-victoire-pour-la-csn-construction/ Tue, 12 Jul 2016 19:33:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=53415 Le Tribunal administratif du travail (TAT) vient de donner raison à la CSN-Construction dans sa décision du 8 juillet 2016.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la CSN-Construction se réjouissent de la décision rendue par la juge administrative Kim Legault, de la Commission des relations du travail, reconnaissant l’existence d’un système d’intimidation et de discrimination orchestré par la FTQ-Construction et certains de ses agents d’affaires sur les chantiers de la Côte-Nord, dans le but de favoriser l’embauche de ses membres au détriment de ceux des autres organisations syndicales de l’industrie de la construction (Communiqué de presse du 2 avril 2013).

]]>
La CSN conteste la constitutionnalité de certaines dispositions du Code du travail relatives aux services essentiels https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-conteste-la-constitutionnalite-de-certaines-dispositions-du-code-du-travail-relatives-aux-services-essentiels/ Fri, 11 Sep 2015 12:06:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-csn-conteste-la-constitutionnalite-de-certaines-dispositions-du-code-du-travail-relatives-aux-services-essentiels/ La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a présenté ce matin, à l’occasion d’une conférence préparatoire devant la Commission des relations du travail, une requête afin de faire déclarer inconstitutionnelles certaines dispositions sur les services essentiels contenues à l’article 111.10 du Code du travail.

Cet article prévoit que seuls les salarié-es visés par l’unité de négociation en grève doivent être mis à contribution dans l’établissement des services essentiels, excluant donc les cadres et les gestionnaires des établissements. Or, dans un jugement récent concernant une restriction semblable dans la loi de la Saskatchewan, la Cour suprême écrit que « l’objet manifeste du par. 7(2) est de faire en sorte que les gestionnaires et les administrateurs non syndiqués n’aient pas à subir les inconvénients et les pressions auxquels ils seraient normalement exposés lors d’un arrêt de travail. Or, si des membres compétents du personnel sont disponibles pour fournir les services requis, il importe peu qu’il s’agisse de gestionnaires ou d’administrateurs… ».

Par conséquent, ces restrictions font en sorte de réduire le nombre de salarié-es pouvant légalement faire la grève, restreignant sensiblement la portée de ce droit, lui-même protégé par la constitution. Pour la CSN, les cadres et les gestionnaires compétents doivent être pris en compte dans la détermination du personnel nécessaire au maintien des services essentiels. Quatre syndicats CSN sont sensibles à cette cause, car leurs employeurs respectifs ont choisi de contester la liste de services essentiels qu’ils avaient préparée. À l’ issue de la conférence préparatoire de ce matin, la CRT devra convoquer ultérieurement les parties afin de débattre de la requête, sur le fond.

Il s’agit de la première contestation, au Québec, des dispositions concernant les services essentiels à la suite de cette importante décision de la Cour suprême dans le dossier de la Saskatchewan. Pour la vice-présidente de la CSN, Francine Lévesque, il est très important de clarifier la situation. « Les syndicats ont toujours respecté un code d’éthique strict lorsqu’ils devaient recourir à la grève, et ce, même avant que la loi n’instaure un dispositif de services essentiels. Jamais un syndicat ne mettrait sciemment en danger la santé et la sécurité de la population, surtout que tout le travail de ses membres ne vise qu’à offrir des services de qualité à la population. Nous avons toujours considéré que ces dispositions servent surtout à dénier le droit de grève aux salarié-es et à faire pencher le rapport de force davantage vers l’employeur en imposant aux syndiqué-es des obstacles qui n’ont rien à voir avec la protection du public. Nous saisissons ici l’occasion de protéger un peu mieux ce droit, le droit de grève, qui est fondamental pour notre démocratie ».

 

]]>
La direction doit renoncer aux sanctions https://www.csn.qc.ca/actualites/la-direction-doit-renoncer-aux-sanctions/ Fri, 15 May 2015 11:06:52 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-direction-doit-renoncer-aux-sanctions/ Un rassemblement en soutien aux six enseignantes et enseignants du Collège de Rosemont, suspendus par la direction pour avoir prétendument participé à des actions de blocage de portes le vendredi 1er mai, a lieu ce midi.

« On se questionne sérieusement sur les motivations du Comité patronal de négociation des collèges (CPNC) qui, à trois jours de l’exercice de la grève sociale, a déposé une requête auprès de la Commission des relations du travail (CRT) afin d’empêcher les enseignantes et les enseignants de faire la grève », indique la vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Mme Nicole Lefebvre. C’est cette démarche du CPNC qui a judiciarisé cette journée de grève sociale, en faveur de laquelle avaient voté les assemblées générales de 30 syndicats de profs de cégep. « Il y avait des ententes entre la direction et le syndicat local dans la plupart des cas. Rien ne justifiait la démarche du CPNC », critique Mme Lefebvre.

« Nous sommes ici afin de démontrer notre soutien aux enseignantes et aux enseignants du Collège de Rosemont », affirme pour sa part Mme Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). « Les profs ont voulu exprimer leur opposition aux compressions imposées au réseau collégial, qui s’accumulent depuis des années, et qui mettent en péril la capacité des cégeps à réaliser leur mission éducative. La Fédération des cégeps, les directions et les conseils d’administration des cégeps le savent bien: tour à tour, ils ont dénoncé les coupes au cours des dernières semaines », souligne la présidente du CCMM–CSN.

Quant à Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN responsable du dossier de l’éducation, elle signale que l’extraordinaire mobilisation qui a déferlé dans toutes les régions du Québec à l’occasion du 1er mai, n’était que le prélude à ce qui se passera cet automne. « Les employé-es des services publics montrent des signes évidents d’exaspération devant le manque d’écoute de leurs vis-à-vis aux tables de négociation patronales. L’obsession dont fait preuve le gouvernement à l’égard du déficit zéro et l’absence de volonté réelle de négocier laisse présager un automne des plus houleux », prévient Mme De Sève.

Les porte-parole concluent en interpellant la direction du Collège de Rosemont afin qu’elle renonce à imposer des sanctions et qu’elle dénonce les mesures d’austérité dictées par le gouvernement de Philippe Couillard qui mine sa mission.

]]>
Une judiciarisation inutile et affligeante https://www.csn.qc.ca/actualites/une-judiciarisation-inutile-et-affligeante/ Wed, 06 May 2015 05:30:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/une-judiciarisation-inutile-et-affligeante/ Le 1er mai, dans toutes les régions du Québec, l’ensemble des syndicats d’enseignantes et d’enseignants se sont mobilisés en solidarité avec d’autres groupes de la société pour dénoncer les politiques destructrices du gouvernement. Cette vaste mobilisation, partie du plan d’action proposé par la CSN et la FNEEQ, démontre de façon éloquente notre opposition aux mesures d’austérité et aux compressions imposées par le gouvernement Couillard.

La FNEEQ dénonce la requête du Comité patronal de négociation des collèges (CPNC) déposée, à trois jours de l’exercice de la grève sociale du 1er mai dernier, et l’appel du ministre Blais à sévir. Pour la FNEEQ, cela constitue une judiciarisation inutile et affligeante des relations du travail dans les établissements.

«Même la commissaire de la Commission des relations du travail (CRT), qui présidait l’audience le 29 avril, a souligné dans sa décision qu’aucune direction de cégep n’avait porté plainte», déclare M. Jean Murdock, le secrétaire général de la FNEEQ.

«Comment pourrait-il en être autrement alors que les syndicats et les directions avaient déjà établi localement des règles pour encadrer le déroulement pacifique des activités, prévoyant même, dans plusieurs cas, les modalités de reprises des cours à l’intérieur du calendrier scolaire pour minimiser les impacts de la grève sur les étudiantes et les étudiants?», questionne M. Murdock.

Une majorité de syndicats d’enseignantes et d’enseignants de cégep ont adopté des mandats de grève sociale avec toute la détermination que cela exige, et ce, malgré que cette grève s’inscrive dans une mécanique différente de celle prévue au Code du travail.

«Le choix d’exercer une grève illégale est un choix déchirant et insécurisant. Ces mandats de grève sociale ont été sérieusement débattus et adoptés courageusement au cours des dernières semaines dans les assemblées générales de 26 syndicats de la FNEEQ», explique Jean Murdock, secrétaire général de la FNEEQ.

«Tout au long de cette mobilisation, la FNEEQ a appuyé ses syndicats et continuera à le faire. Quant au ministre Blais et la Fédération des cégeps qui s’entêtent à vouloir punir les enseignantes et les enseignants qui ont exercé leur mandat de grève sociale, nous leur annonçons clairement que nous prendrons tous les moyens nécessaires pour défendre les enseignantes et les enseignants victimes de sanctions», affirme le secrétaire général de la FNEEQ, M. Jean Murdock.

]]>
La CSN, le choix de milliers de professionnel-les en soins https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-le-choix-de-milliers-de-professionnel-les-en-soins-2/ Fri, 13 Feb 2015 13:00:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-csn-le-choix-de-milliers-de-professionnel-les-en-soins-2/ Les professionnel-les en soins du CSSS de la Vallée-de-la-Batiscan ont confirmé leur attachement à la CSN en lien avec la dernière période de changement d’allégeance syndicale. Elles ont ainsi fait le même choix que des milliers d’autres professionnel-les en soins qui demeurent au sein de l’organisation la plus représentative en santé et en service sociaux, la CSN.

Les 120 professionnel-les en soins du CSSS de la Vallée-de-la-Batiscan devaient choisir leur organisation syndicale lors de la dernière période de changement d’allégeance syndicale, qui s’est déroulée du 4 juillet au 4 août dernier. Suite à un vote, sous la supervision de la Commission des relations de travail, les professionnels-les en soins ont choisi de demeurer au sein de la CSN. Rappelons que la CSN, qui fait partie du Front commun dans le cadre des négociations du secteur public, est l’organisation syndicale qui est la plus représentative dans le secteur de la santé et des services sociaux.

« Alors que débute les négociations du secteur public et que la mobilisation s’intensifie pour dénoncer les mesures d’austérité, les professionnel-les en soins du CSSS de la Vallée-de-la-Batiscan ont fait le choix de la solidarité. C’est en misant sur les alliances les plus larges possible que nous parviendrons à faire avancer les conditions de travail de l’ensemble du personnel du réseau de la santé et des services sociaux », explique Nadine Lambert, infirmière et vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

Contrairement à ce qu’avait prétendu la FIQ à l’issue de la dernière période de changement d’allégeance syndicale, les professionnel-les en soins de ce CSSS ont décidé de demeurer à la CSN, comme c’est le cas aussi de celles de La Tuque.

Avec plus de 170 000 membres œuvrant dans les réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation, ainsi que dans les organismes gouvernementaux, la CSN est la centrale la plus représentative du secteur public québécois.

À propos de la CSN

La CSN compte plus de 110 000 membres dans le réseau public de la santé et des services sociaux, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale dans le secteur. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

]]>
La FNEEQ rayonne en Outaouais https://www.csn.qc.ca/actualites/la-fneeq-rayonne-en-outaouais/ Thu, 29 Jan 2015 15:00:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-fneeq-rayonne-en-outaouais/ La Commission des relations du travail a officiellement accrédité le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Collège Nouvelles Frontières – CSN. Le Collège Nouvelles Frontières est un collège d’enseignement secondaire et collégial dans la région de l’Outaouais. Le personnel enseignant de la section collégiale a opté pour une affiliation à la FNEEQ. Il s’agit du onzième syndicat de l’ordre collégial du réseau privé à joindre les rangs de la fédération.

« Nous nous réjouissons de l’arrivée de ce nouveau syndicat », indique Mme Caroline Quesnel, vice-présidente de la FNEEQ responsable du regroupement privé. « Nous accueillons un premier syndicat de collège privé dans cette région, qui vient enrichir la représentativité des membres de la FNEEQ, car la fédération regroupe aussi les syndicats du personnel enseignant du cégep de l’Outaouais, du collège Heritage ainsi que les chargé-e-s de cours de l’Université du Québec en Outaouais. » Mettre fin à l’arbitraire et se faire respecter, voilà les principales raisons qui ont mené à la décision des membres de se doter d’un syndicat et de bénéficier de la solidarité et de l’expertise de leurs pairs.

À propos de la FNEEQ-CSN

La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe plus 34 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Le regroupement privé compte 42 syndicats rassemblant plus de 3700 membres. La FNEEQ-CSN est une fédération professionnelle affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

]]>
Les lock-outés et grévistes de l’Abitibi-Témiscamingue manifestent devant le siège social à Ville Saint-Laurent https://www.csn.qc.ca/actualites/les-lock-outes-et-grevistes-de-labitibi-temiscamingue-manifestent-devant-le-siege-social-a-ville-saint-laurent/ Thu, 13 Nov 2014 06:10:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/les-lock-outes-et-grevistes-de-labitibi-temiscamingue-manifestent-devant-le-siege-social-a-ville-saint-laurent/ Les travailleurs de deux épiceries Loblaw de l’Abitibi-Témiscamingue dénoncent vivement la fermeture de leurs magasins en manifestant devant les portes du siège social régional de leur employeur.

La décision de la compagnie Loblaw, annoncée la semaine passée, a ébranlé et choqué les salariés-es qui ont appris les fermetures du Provigo de Témiscaming et du magasin Loblaws à Rouyn-Norandaau bulletin de nouvelles.

Afin de répondre à ces fermetures sauvages, une manifestation se tient actuellement devant le siège social régional de la compagnie Loblaw au 400, avenue Sainte-Croix, à Ville Saint-Laurent.

« Il faut souligner la persévérance des travailleuses et des travailleurs de ces épiceries ainsi que le culot du groupe Loblaw, qui d’un côté ignore les demandes des syndiqués depuis 2012 et de l’autre adresse d’importantes demandes de reculs des conditions de travail », de déclarer Serge Fournier, président de la Fédération du commerce (FC-CSN), avec laquelle les deux syndicats sont affiliés. « Loblaw bafoue les droits de ses salarié-es! Nous devons lui montrer que cette décision opportuniste aura des conséquences et que nous resterons sur son chemin! »

Les employé-es des deux magasins demandaient une hausse de salaire annuelle entre 2 % et 3 %, soit près de 40  ¢ l’heure, ainsi qu’un minimum de sécurité d’emploi. Rappelons-nous que dans l’une des deux épiceries visées par les fermetures soit le Provigo de Témiscaming, le salaire maximum d’un commis est de 12,40 $ de l’heure, et ce même après plus de 20 ans de service. Au Loblaws de Rouyn-Noranda, les enjeux sont principalement reliés au maintien des acquis puisque le comité de négociation a déjà annoncé à l’employeur qu’il acceptait les offres d’augmentation de salaire annuel.

Loblaw invoque des arguments économiques pour justifier son refus catégorique à ces demandes, alors que la valeur des actions Loblaw frôle les 25 milliards $ et que l’entreprise a fait l’acquisition, cette année, de la chaîne Pharmaprix au coût de 12,3 milliards $.

« L’avidité de ce géant alimentaire de Toronto n’a pas de limite. Son refus de payer un salaire minimalement décent alors qu’il profite énormément des résidents de nos communautés en Abitibi-Témiscamingue est une honte. Loblaw est en train de devenir un des pires employeurs dans l’histoire des relations de travail au Québec », a commenté Serge Fournier.

Rappelons que Provigo Distribution inc. a été condamnée à des dommages par la Commission des relations du travail du Québec en juin 2013 pour avoir contrevenu à la Charte des droits et libertés de la personne et d’avoir négocié de mauvaise foi avec le syndicat CSN des employé-es du Loblaws de Rouyn-Noranda. Depuis 15 mois, la compagnie a refusé de retourner à la table de négociation, à Rouyn-Noranda et à Témiscaming, malgré les demandes répétées. Le Provigo de Témiscaming était au moment des fermetures en lock-out depuis décembre 2012 alors que les salarié-es du Loblaws Place Rouanda étaient en grève depuis juin 2013.

Loblaw a récemment accédé aux demandes répétées de relancer la négociation avec le syndicat du Maxi de Rouyn-Noranda en planifiant une rencontre le 17 novembre à Montréal.

Les syndicats sont affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui compte plus de 2000 syndicats et 325 000 membres dans tous les secteurs de l’économie.

]]>
Les lock-outés et grévistes de Loblaw font un sit-in à la Bourse de Toronto https://www.csn.qc.ca/actualites/les-lock-outes-et-grevistes-de-loblaw-font-un-sit-in-a-la-bourse-de-toronto/ Thu, 09 Oct 2014 09:00:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/les-lock-outes-et-grevistes-de-loblaw-font-un-sit-in-a-la-bourse-de-toronto/ Des travailleurs d’épiceries Loblaws de l’Abitibi-Témiscamingue mènent un sit-inà la Bourse de Toronto ce matin afin de dénoncer les tactiques brutales de leur employeur dans trois conflits de travail. Au moment où la valeur des actions Loblaw frôle les 25 milliards $, des travailleurs de l’entreprise parmi les moins bien payés, employés dans les magasins Loblaw à Témiscaming et Rouyn-Noranda, sont toujours en lock-out ou en grève après des périodes allant de 16 à 25 mois.

« Nous avons du mal à comprendre comment une des sociétés les plus riches du Canada ne peut se permettre de payer un salaire décent », a déclaré Glenda Woodbury, qui est en lock-out au magasin Provigo à Témiscaming depuis décembre 2012. « Avec nos salaires, nous pouvons à peine nous permettre d’acheter l’épicerie dans les magasins dans lesquels nous travaillons, imaginez la dinde de l’Action de grâce. »

Le salaire le plus élevé à son magasin est de 12,40 $ pour les employé-es qui y ont travaillé jusqu’à 22 ans. En réponse à une demande pour une augmentation d’environ 40 cents de l’heure, Loblaw a cadenassé le magasin. Les manifestants ont également souligné la fortune de 10 milliards $ de la famille du PDG Loblaw Galen Weston Jr., qui supervise personnellement les négociations. « Cela représente beaucoup de dindes », a observé madame Woodbury.

« Nous espérons que les actionnaires de Loblaw puissent faire preuve d’une certaine reconnaissance à l’occasion de l’Action de grâce envers les personnes qui ont contribué à accroître la valeur de leurs actions en faisant pression sur monsieur Weston pour qu’il négocie une convention collective décente. »

À 11 h 30, les manifestants marcheront de la Bourse de Toronto au Loblaws de Maple Leaf Gardens sur la rue Carlton. La marche sera suivie par un événement de sensibilisation public au square Dundas à 13 h 30.

Les trois conflits de travail concernent :

• Maxi, Rouyn-Noranda : lock-out depuis août 2012

• Provigo, Témiscaming : lock-out depuis décembre 2012

• Loblaws, Rouyn-Noranda : en grève depuis juin 2013

Les travailleurs du Loblaws à Rouyn-Noranda ont voté pour la grève après que la société a reçu une amende de la Commission des relations du travail du Québec pour avoir négocié de mauvaise foi. À la demande du ministère du Travail du Québec, Loblaw est récemment revenu à la table des négociations avec les travailleurs du Maxi de la même ville, mais en vain.

]]>