Décrochage scolaire – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 18 Apr 2023 21:44:50 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Décrochage scolaire – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 La CSN préoccupée par les exceptions au projet de loi encadrant le travail des enfants https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-preoccupee-par-les-exceptions-au-projet-de-loi-encadrant-le-travail-des-enfants/ Tue, 18 Apr 2023 20:00:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=88737 En commission parlementaire aujourd’hui à propos du projet de loi visant à encadrer le travail des enfants, la CSN s’est dite tout à fait en accord avec l’imposition d’un âge minimal de 14 ans pour occuper un emploi. Idem en ce qui concerne l’encadrement du nombre d’heures de travail par semaine ainsi que les moments durant lesquels ces heures peuvent être effectuées. La centrale syndicale s’est toutefois montrée préoccupée par les demandes d’exception formulées par certains groupes, qui pourraient miner le principe même de la loi à venir.

« Nous sommes heureux de voir que le projet de loi reprend l’essentiel des consensus développés au sein du Comité consultatif sur le travail et la main-d’œuvre du gouvernement (CCTM) auquel nous avons participé avec d’autres organisations syndicales et patronales. Son objectif est d’assurer la réussite scolaire et la santé et sécurité de nos enfants, déclare Caroline Senneville, présidente de la CSN. On demande que la porte soit fermée le plus possible aux exceptions. »

Il faut savoir par ailleurs que Québec accuse un grand retard sur le resserrement des normes entourant le travail des enfants, alors que la plupart des autres provinces l’ont déjà encadré de façon plus stricte. « Au Québec, il n’y a à l’heure actuelle qu’un minimum d’encadrement, rien au niveau de l’âge minimal et d’un nombre maximal d’heures de travail, affirme François Enault, 1er vice-président de la CSN. Ce projet de loi doit être adopté rapidement et reposer sur une ligne claire, et non sur des demandes de dérogation. »

Une économie solide ?

Le ministre du Travail aurait tort de donner raison aux lobbys patronaux qui réclament des exceptions. Même en période de rareté de main-d’œuvre. « Oui, il faut trouver des solutions à la pénurie. Mais ce n’est pas en mettant des préados à l’ouvrage qu’on va avoir une économie saine et robuste », ajoute le vice-président. En effet, l’économie d’aujourd’hui, comme celle de demain, ne doit pas compter sur des enfants pour faire fonctionner ses entreprises. Elle doit compter sur des citoyennes et des citoyens qui auront eu la chance de compléter leur formation et leur développement, afin de contribuer à l’évolution économique et sociale du Québec.

« Un jeune de 11, 12 ou 13 ans, sa place est sur les bancs d’école ou sur les terrains de jeux, pas ailleurs. Il aura toute sa vie pour travailler », conclut François Enault.

Pour consulter le mémoire de la CSN : https://www.csn.qc.ca/2023-04-14_memoire_pl19_csn/

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La CSN se réjouit du dépôt du projet de loi sur le travail des enfants, développé en collaboration avec les syndicats https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-se-rejouit-du-depot-dun-projet-de-loi-developpe-en-collaboration-avec-les-syndicats/ Tue, 28 Mar 2023 20:53:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=88383 La CSN tient à saluer le projet de loi déposé aujourd’hui par le ministre du Travail, M. Jean Boulet, visant à encadrer le travail des enfants. Le travail conjoint du gouvernement et des grandes organisations syndicales et patronales a permis d’en arriver à un consensus clair quant aux balises nécessaires pour assurer le plein développement de nos enfants. Il était temps : de plus en plus d’employeurs embauchent des jeunes de 11, 12 ou 13 ans. Résultat : les accidents de travail sont à la hausse et la motivation scolaire, elle, est en baisse.

Le projet de loi prévoit de façon générale l’interdiction de travailler aux moins de 14 ans et limite à 17 heures par semaine le travail des 14-16 ans, avec un maximum de 10 heures du lundi au vendredi. « À la CSN, nous sommes hautement préoccupés par la situation actuelle. La rareté de main-d’œuvre a mis au grand jour les dérives de certains employeurs qui embauchent des candidates et des candidats de plus en plus jeunes. Il était urgent d’agir et nous sommes fiers d’avoir participé activement aux travaux menant au dépôt de ce projet de loi », déclare Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Il existe tout de même une préoccupation : la question des exceptions. « Pourquoi un enfant de 12 ans qui travaille au restaurant ou à la ferme de ses parents ne serait-il pas protégé par la loi alors que les autres enfants le seront ? Les risques pour sa santé et sa sécurité sont les mêmes. Son risque de décrochage également. On ouvre ici une brèche qui sera difficile à refermer. »

Il faut savoir par ailleurs que Québec accuse un grand retard sur le resserrement des normes entourant le travail des enfants, alors que la plupart des autres provinces l’ont déjà effectué. La dernière révision de la loi date d’il y a 25 ans, et le monde du travail a énormément évolué depuis.

« En 2021 seulement, les accidents de travail ont augmenté de 36 % chez les moins de 16 ans. Trop de jeunes travaillent dans des environnements peu sécuritaires pour lesquels ils n’ont ni la maturité ni la compétence nécessaire. Ils travaillent également un grand nombre d’heures, ce qui nuit à leur développement psychologique et social, ainsi qu’à la persévérance scolaire. Aucun emploi ne devrait nuire à leur santé ou à leur développement physique et psychologique ni compromettre leur éducation », ajoute la présidente.

Cette nouvelle législation, développée à la suite de l’avis du Comité consultatif sur le travail et la main-d’œuvre où siègent les principales organisations syndicales et patronales, illustre bien le résultat positif du travail de collaboration entre le gouvernement et les personnes qui sont sur le terrain pour en arriver à des solutions efficaces.

Reste à savoir à quel moment sera mise en œuvre la loi. « Il est impératif que la loi sur l’encadrement du travail des enfants et les règlements qui l’accompagneront entrent en vigueur avant la rentrée scolaire de septembre. Et il est tout aussi important que les organismes responsables d’appliquer les normes qui seront mises en place aient concrètement les moyens de les faire respecter. Sinon, ç’aura été beaucoup de bon travail pour rien », de conclure Mme Senneville.

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Un premier rendez-vous réussi https://www.csn.qc.ca/actualites/etats-generaux-de-lenseignement-superieur-un-premier-rendez-vous-reussi/ Wed, 24 May 2017 21:48:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=60278 Après avoir dressé un bilan plutôt sombre du fonctionnement et des missions des réseaux collégial et universitaire québécois, plus de 500 personnes réunies pendant trois jours la semaine dernière à Québec sont parvenues à une vision commune pour garantir l’essor du réseau de l’enseignement supérieur au Québec.

Organisé par un collectif de vingt-cinq organisations professionnelles, syndicales et étudiantes dont fait partie la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), la Fédération des professionnèles (FP-CSN) et la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), l’événement a permis aux participantes et participants de s’entendre sur la nécessité d’être solidaire et de s’allier pour exiger des changements majeurs dans la manière de financer, d’administrer et de développer le réseau de l’enseignement supérieur.

 « C’est un véritable cri du cœur que nous avons entendu. La précarité des individus et des établissements, le dévoiement des missions, la dégradation des conditions d’enseignement, de recherche et d’étude ainsi que la montée d’un centralisme autoritaire dans l’administration des établissements ont été vivement dénoncés » de préciser madame Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ-CSN.  Cependant pour les participantes et les participants à l’événement, le temps n’est plus aux constats, mais à l’action.

« Ce n’était que la première étape. Nous consolidons nos forces et établissons des plans de luttes. Il y a urgence d’agir et des gestes concrets seront posés dans les prochaines semaines. Nous allons tenir des actions concertées et nous envisageons de tenir un second rendez-vous l’an prochain à la veille des élections provinciales » conclut madame Senneville.

 Le collectif a réussi à créer un événement d’une ampleur inattendue. Plus de 500 personnes ont répondu à l’appel des organisateurs, ce qui, selon la FNEEQ-CSN, est le signe d’un profond malaise dans les réseaux collégial et universitaire québécois.

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Les Journées de la persévérance scolaire, l’affaire de tous! https://www.csn.qc.ca/actualites/les-journees-de-la-perseverance-scolaire-laffaire-de-tous/ Mon, 15 Feb 2016 13:55:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/les-journees-de-la-perseverance-scolaire-laffaire-de-tous/ La CSN est fière de souligner les Journées de la persévérance scolaire (JPS) au Québec qui débutent aujourd’hui et qui se terminent vendredi prochain.

« Pour nous, l’éducation est une priorité et la réussite scolaire de nos enfants doit être au cœur de nos préoccupations. Cette réussite passe non seulement par les élèves et les enseignants, mais aussi par les parents, le personnel de soutien et l’ensemble de la communauté. Garder nos enfants mobilisés et motivés pour éviter le décrochage scolaire est bénéfique pour tous », souligne la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

Comme le mentionnent les Journées de la persévérance scolaire, tout le monde connaît un héros ou une héroïne qui a fait la différence dans son parcours scolaire. Nous invitons donc le nouveau ministre de l’Éducation à jouer son rôle de superhéros pour que nos enfants puissent devenir des citoyennes et des citoyens instruits, intelligents, compétents et motivés.

L’apport du gouvernement

Bien que le gouvernement du Québec demeure un acteur clé de la persévérance scolaire, nous aimerions voir plus de volonté de sa part pour la soutenir, plutôt que de le voir s’acharner à imposer des compressions budgétaires et des réformes de structures qui nuiront au développement des élèves.

« Les commissions scolaires ont subi des compressions de plus d’un milliard de dollars depuis six ans et présentement, le ministre tente de nous faire avaler le projet de loi 86 qui risque de diminuer les ressources aux élèves. De plus, de nombreux organismes de lutte au décrochage scolaire au Québec ont vu leur budget grandement amputé depuis, notamment, l’abolition des Conférences régionales des élus (CRÉ), des Centres locaux de développement (CLD) et du programme Réunir Réussir (R2) », dénonce Véronique De Sève.

Les effets du décrochage scolaire coûteraient annuellement 1,9 milliard de dollars : il est grand temps que le gouvernement réinvestisse !

À propos

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleurs et travailleuses. Trois de ces huit fédérations sont présentes dans le réseau scolaire et l’enseignement supérieur : la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), la Fédération des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

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Mouvement unanime d’opposition https://www.csn.qc.ca/actualites/mouvement-unanime-dopposition/ Tue, 16 Dec 2014 07:10:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/mouvement-unanime-dopposition/ Confrontés aux diverses déclarations du ministre de l’Éducation quant au sort qu’il entend réserver à la Commission scolaire de Montréal (CSDM) dans son projet de restructuration, les cinq syndicats représentant le personnel de cette commission scolaire annoncent des actions concertées pour contrer le projet de démembrement de la CSDM.

Selon les scénarios envisagés à ce jour par le ministre, le redécoupage proposé de la carte scolaire entraînerait le transfert de plus de 30 % des élèves de la CSDM vers l’une ou l’autre des deux autres commissions scolaires francophones sur l’île de Montréal. « Son intention d’affaiblir la commission scolaire, déjà considérée comme la plus défavorisée au Québec, laisse des doutes quant à sa volonté réelle de tout mettre en œuvre pour soutenir l’école publique au cœur de Montréal. Pour l’instant, les différents scénarios présentés ainsi que les promesses faites à l’emporte-pièce ne rassurent pas le personnel, au contraire, ceux-ci ne font que contribuer à l’augmentation du sentiment d’insécurité et de colère dans les milieux », d’affirmer madame Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

Par ailleurs, un tel démembrement aurait, sans aucun doute, des effets négatifs sur l’accès aux services pour tous les élèves du territoire actuel de la CSDM en raison, entre autres, de sa politique d’accessibilité aux divers établissements, indépendamment des quartiers de résidence des élèves. Ainsi, des écoles et des centres ayant développé une expertise particulière, comme c’est le cas de l’école Marie-Anne pour raccrocheurs dans le quartier Ahuntsic, pourraient ne plus accueillir certains élèves. Des doutes subsistent aussi dans certains quartiers où la perte d’une école secondaire au profit d’une autre commission scolaire limiterait le nombre de places pour accueillir les élèves des écoles primaires environnantes, les forçant à allonger les trajets pour se rendre dans une école secondaire d’un autre quartier, sans qu’on puisse garantir qu’il y aura suffisamment de places pour les accueillir. On voudrait favoriser l’exode vers les écoles privées qu’on ne s’y prendrait pas mieux.

« Un tel bouleversement aurait aussi des effets néfastes au sujet du Programme de qualité de l’air intérieur. Nous avons pris des moyens depuis quelques années, avec la Coalition pour des écoles saines à la CSDM et le Comité de vigie pour s’attaquer et encadrer le déficit d’entretien de la commission scolaire », selon monsieur Normand Viau, président du Syndicat national des employées et employés. « Tout ce travail pourrait devoir être repris à zéro si des édifices sont transférés dans les autres commissions scolaires et de surcroît laisser plus longtemps le personnel et les élèves dans des bâtiments vétustes », d’ajouter monsieur Sylvain Paré, président de l’Association des concierges du district de Montréal.

Pour leur part, les membres du personnel administratif, technique et des services de garde de la CSDM déplorent que l’on prétende viser une amélioration des services aux élèves alors qu’il n’est question que de structures présentement dans l’espace public. Le président du syndicat, monsieur Charles Allen s’inquiète des effets sur les élèves, de l’instabilité qui serait ainsi engendrée par les mouvements massifs de personnel d’une école à l’autre. « Le ministre ne semble pas conscient de la fragilité de la dynamique scolaire, spécifiquement à Montréal, en raison des défis particulièrement exigeants que doit relever l’école publique. Le chambardement annoncé ne peut que nuire aux efforts concertés que nous faisons pour rehausser le taux de réussite scolaire. L’affectation de membres de personnel pour viser l’égalité des chances de réussite comme les éducatrices de service de garde ou les techniciens en éducation spécialisée est faite en fonction des besoins réels des élèves et non pas d’un simple calcul mathématique », d’ajouter monsieur Allen.

« L’instabilité se répercuterait sur l’ensemble du territoire de la CSDM, aussi bien que dans les deux autres commissions scolaires », explique le président du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal (SPPMEM-CSQ), monsieur Michel Mayrand, qui s’exprime au nom des cinq syndicats d’employés. En effet, les dispositions relatives à l’ancienneté, inscrites dans les conventions collectives, pourraient inciter certains salariés à se désister de leur poste pour être mutés dans un autre établissement du territoire actuel afin de demeurer à la CSDM. D’autre part, ceux et celles qui seront transférés, par choix ou par obligation, pourraient supplanter les collègues de la commission scolaire qui les accueillera en raison de leur ancienneté.

Devant tant d’inconvénients, aucun des intervenants ne s’explique ce qui a pu faire germer une telle idée dans la tête du ministre. Craignant à leur tour que ce geste s’inscrive en représailles envers la CSDM en raison de son refus d’effectuer de nouvelles coupes budgétaires, une fois l’année scolaire commencée, les porte-parole, comme leurs membres qui envoient cette semaine des cartes postales à cet effet, pressent le ministre de clarifier ses intentions et de préciser les motifs de son projet ainsi que les résultats escomptés en termes de qualité ou d’accessibilité des services aux élèves et de réduction des coûts d’administration.

Enfin, tous ces artisans de l’école publique de la CSDM invitent les élus municipaux, tous partis confondus et dans tous les arrondissements, à grossir les rangs de leur mouvement pour préserver le territoire et l’expertise de cette commission scolaire.

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Le gouvernement des promesses brisée (lettre aux médias) https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-des-promesses-brisee-lettre-aux-medias/ Fri, 21 Nov 2014 16:09:20 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/le-gouvernement-des-promesses-brisee-lettre-aux-medias/ Le 20 novembre, journée mondiale de l’enfance, devait être jour de célébration notamment pour les enfants rencontrés dans le cadre de la tournée des dernières semaines.

Le petit Olivier de Sept-Îles s’est rendu en marchant à sa première journée d’école, bien qu’à son arrivée au CPE, il présentait des défis physiques et moteurs importants.

Gabriel, quant à lui, est accueilli chaque jour en « rock star » à son CPE de Rouyn-Noranda, lui qui vit certaines difficultés liées à l’autisme.

Les parents de Livia-Rose, à Montréal, savent qu’en CPE, elle développera ses habiletés sociales qui faciliteront son entrée à la maternelle et réduiront le risque de décrochage scolaire.

Malheureusement, le 20 novembre 2014 est devenu un jour sombre pour les familles du Québec. En 1997, le Québec se dotait d’une politique familiale favorisant le développement de ses enfants. Par la création des CPE, des centaines de milliers de Québécois de tous les profils socio-économiques, sans égard à leurs défis particuliers, ont eu accès à des services éducatifs de qualité à tarif réduit universel. Le Québec prouvait alors au monde entier qu’il était « fou de ses enfants »*.

En 2014, la politique familiale est attaquée par les libéraux. Alors qu’en campagne électorale Philippe Couillard affirmait qu’une augmentation de 1$ représentait un choc tarifaire pour les contribuables de la classe moyenne; alors que dans son discours d’ouverture, il confiait à sa ministre de la Famille le mandat de « poursuivre le développement des places en service de garde et d’éviter un choc tarifaire aux familles de la classe moyenne en optant pour une indexation des tarifs », il nous dit aujourd’hui qu’une augmentation pouvant atteindre 20$ par jour est une mesure juste et équitable.

Malgré toutes ces promesses, le gouvernement s’attaque de front à l’un des principes fondateurs des réseaux de la santé, de l’éducation et des services de garde : l’universalité. Dr Couillard, les familles ne sont pas dupes, cacher les augmentations de tarifs dans les déclarations de revenus ne réduit pas la portée de cette attaque faite aux familles qui contribuent déjà en fonction de leurs revenus au financement des services de garde. Votre décision leur fait porter le fardeau de l’atteinte du déséquilibre budgétaire.

Le premier ministre s’est fait élire en se présentant comme le défenseur des familles. Dr Couillard, comment pourront-elles vous croire maintenant et pour les années qu’il reste à votre gouvernement majoritaire alors que vous avez manqué à votre parole en taxant la natalité et les parents du Québec?

Le Québec se souviendra que votre gouvernement aura attaqué de plein fouet l’universalité et que c’est sous votre gouverne que le PLQ aura renié son engagement envers les familles. Nous continuerons à nous tenir debout, car nous, nous sommes toujours fous de nos enfants !

Louis Senécal, président-directeur général de l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), Stéphane Bédard, député de Chicoutimi et chef de l’opposition officielle (Parti Québécois), Françoise David, députée de Gouin et porte-parole parlementaire de Québec solidaire, Daniel Boyer, président de la FTQ, Louise Chabot, présidente de la CSQ et Jacques Létourneau, président de la CSN.

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Les compressions nuiront à la réussite des élèves du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/les-compressions-nuiront-a-la-reussite-des-eleves-du-quebec/ Thu, 28 Aug 2014 05:00:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/les-compressions-nuiront-a-la-reussite-des-eleves-du-quebec/ Alors que débute officiellement aujourd’hui la rentrée scolaire 2014, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) tient à dénoncer les mesures d’austérité imposées par le premier ministre Philippe Couillard à l’ensemble des services publics et plus particulièrement au réseau de l’éducation primaire et secondaire, qui aura de nombreuses conséquences, au premier chef sur les conditions de réussite des élèves.

« Le premier ministre Couillard nous dit qu’il faut couper ailleurs que dans les livres. Il a raison. Mais il est tout aussi inacceptable de devoir sabrer sur l’aide aux devoirs, les services d’orthophonistes, les sorties scolaires, les équipements ou les berlingots de lait. C’est pourtant ce que commande le plan de coupes des dépenses publiques de ce gouvernement ! », dénonce Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN et responsable politique du dossier de l’éducation.

Rappelons que le réseau des commissions scolaires et les écoles dont elles sont responsables sont déjà mis à mal par plus de six ans d’austérité et près d’un milliard de dollars de compressions touchant directement tous les services (entretien, transport scolaire, services spécialisés, etc.).

« Comment le gouvernement Couillard entend-il réellement agir, au-delà des belles paroles, sur la question du décrochage, de l’analphabétisme ou de la vétusté des infrastructures scolaires, qui demandent non pas plus de coupes, mais bien plus d’investissements? », s’interroge la leader syndicale. « Dans pareil contexte, si ce gouvernement veut “investir dans la réussite scolaire” comme il l’a prétendu en campagne électorale, il doit inévitablement et dès maintenant mettre davantage de ressources pour combattre le décrochage scolaire et aussi la pauvreté, un déterminant majeur en éducation », martèle en conclusion Véronique De Sève.

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