Déficience intellectuelle – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 19 Jan 2023 15:27:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Déficience intellectuelle – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 La CSN et la CSD unissent leurs forces https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-et-la-csd-unissent-leurs-forces/ Thu, 19 Jan 2023 16:00:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=86927 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) annoncent qu’elles se sont entendues pour travailler de concert à l’occasion de la prochaine ronde de négociation des ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF), à l’enfance et à l’adulte. Les RI-RTF sont des familles qui accueillent et hébergent une clientèle vulnérable, dont des enfants, suivant des ententes conclues avec les CISSS et les CIUSSS. Ensemble, la CSN et la CSD regroupent plus de 63 % des RI-RTF du Québec, accueillant plus de 11 250 usagères et usagers.

La CSN compte huit syndicats représentant environ 1500 ressources, à l’enfance et à l’adulte. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) au sein de laquelle ils forment un secteur autonome. « Les services que les RI-RTF offrent sont absolument indispensables, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. La prochaine négociation doit donner des résultats concrets, car présentement ces ressources sont sous pression constante. Elles pourront compter sur l’appui inébranlable de nos deux centrales syndicales et de leur fédération vers l’atteinte de leurs objectifs. »

De son côté, la CSD représente une dizaine d’associations à l’enfance et à l’adulte comptant plus de 4000 ressources, réunies au sein de l’ADRAQ (CSD) et l’ADREQ (CSD), formant un secteur autonome. Le vice-président de la CSD, Kaven Bissonnette, salue cette alliance, une première historique dans le secteur. « Nous nous coordonnerons étroitement lors de la prochaine ronde de négociation, que ce soit en matière de partage d’informations ou encore de stratégie. Nos deux organisations portent des valeurs similaires. Nous sommes certains qu’en travaillant ensemble nous serons mieux outillés pour réaliser des avancées afin d’améliorer les conditions de travail des ressources au quotidien. »

Les ententes liant le gouvernement et les RI-RTF viendront à échéance le 31 mars 2023.

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Les membres du personnel administratif des trois établissements de l’école Irénée-Lussier manifestent à Montréal https://www.csn.qc.ca/actualites/les-membres-du-personnel-administratif-des-trois-etablissements-de-lecole-irenee-lussier-manifestent-a-montreal/ Tue, 05 Jan 2021 21:55:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=77897 À l’aube de l’annonce de nouvelles mesures de confinement par le gouvernement du Québec, les employé-es de soutien, membres de l’Association professionnelle du personnel administratif (APPA–CSN) de l’école Irénée-Lussier (maison mère et annexes) de Montréal manifestent pour revendiquer un rehaussement des mesures permettant de les protéger dans l’exercice de leur travail. Ces derniers dénoncent haut et fort ce qui est vécu dans les 14 écoles à mandat régional ou suprarégional du Centre de services scolaires de Montréal.

Les employé-es de ces 14 écoles spécialisées accueillent au quotidien des élèves d’âge préscolaire, primaire et secondaire présentant des besoins et défis suffisamment grands pour ne pouvoir être intégrés dans des milieux réguliers ou encore dans des classes spéciales en milieu régulier. Ces écoles spécialisées ont une offre de services sur mesure, définie en fonction des caractéristiques et besoins spécifiques de leur clientèle. La majorité de ces clientèles nécessite des services de proximité, tels des soins d’hygiène, une aide à l’alimentation, la gestion de crise, certaines techniques d’enseignement, etc. Les intervenantes et intervenants de ces écoles sont confrontés au quotidien à des comportements tels des morsures, des crachats, des égratignures, ou à des problématiques d’incontinence ou de salivation non contrôlée. Dans certaines de ces écoles, les soins prodigués et interventions mises en place sont équivalents à ce qui se fait dans le milieu de la santé et des services sociaux. Or, ces écoles ne profitent pas des mêmes avantages que dans le réseau de la santé : pas de dépistage régulier ni de priorisation pour la vaccination.

Les intervenants de ces écoles sont inquiets et anxieux. Ils connaissent les vulnérabilités de leurs élèves, tant sur le plan développemental que sur leur santé physique et psychologique. Ils craignent d’être pour eux des vecteurs de contagion. Ils craignent aussi d’être contaminés et de contaminer leur cercle familial.

Pour sa part, l’école Irénée-Lussier accueille des élèves de 12 à 21 ans atteints de déficience intellectuelle moyenne à sévère ou de trouble du spectre de l’autisme. Ces élèves ne comprennent pas le propre des mesures sanitaires. Cette école a déjà fait face à plusieurs fermetures de classes. À la fin novembre, à la maison mère, sept classes sur onze avaient été fermées ainsi que les cinq classes de l’annexe Jeanne-Mance.

Mesures de protection et encadrement prioritaire

« Qu’on nous comprenne bien : ce n’est pas qu’on ne veut pas travailler, mais on veut être en mesure de le faire dans des conditions qui soient sécuritaires pour l’ensemble du personnel. On accueille des élèves souvent lourdement handicapés déjà aux prises avec des problèmes de comportement et d’hygiène personnelle. Ce n’est pas évident de faire respecter toutes les mesures sanitaires dans de telles circonstances (port du masque, lavage fréquent des mains, désinfections, etc.). On se retrouve régulièrement dans des situations qui s’apparentent grandement à ce qui est vécu dans le réseau de la santé et des services sociaux, avec une clientèle vulnérable et un personnel constamment à risque. On comprend qu’on offre un service essentiel, mais encore faudrait-il que l’on soit considérés comme tels, avec le même traitement prioritaire au niveau des tests de dépistage et de la vaccination que les autres travailleurs essentiels », a déclaré Michel Picard, président de l’APPA–CSN.

Scolarisation à mi-temps et diminution des ratios : une nécessité

À l’instar de l’expérience positive vécue au printemps dernier, où le ratio des élèves par classe permettait l’application des mesures sanitaires et la désinfection régulière, les employé-es de soutien de l’école Irénée-Lussier, empathiques aux besoins des parents, souhaiteraient diminuer le ratio des élèves par classe, soit en créant plus de classes, soit en instaurant la scolarisation à mi-temps (une journée sur deux), ce qui permettrait un meilleur encadrement des enfants, en plus de permettre au personnel déjà exténué de souffler un peu. « Ce n’est un secret pour personne, le personnel au front depuis le début de la pandémie est à bout de souffle. C’est le cas du personnel de soutien, des préposé-es et des techniciennes et techniciens en éducation spécialisée qui doivent maintenir les services offerts aux élèves, confinement ou pas. Ce qu’on demande, c’est de réduire le nombre d’élèves par classe afin de permettre un meilleur encadrement des enfants, diminuer les risques de transmission du virus et permettre au personnel d’avoir un peu de répit. Avec les absences qui s’accumulent, la pénurie de main-d’œuvre et l’essoufflement général du personnel, ce n’est plus une recommandation. Il s’agit d’une nécessité. Il en va du bien-être de tout un chacun », a renchéri Annie Charland, présidente du secteur scolaire à la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP–CSN).

Rappelons qu’une lettre avait été transmise au ministre de l’Éducation en décembre dernier pour soulever ces problèmes et réclamer des mesures et des conditions de travail plus appropriées

Les manifestations vont se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine, et ce, dans les trois annexes de l’école Irénée-Lussier : Hochelaga, Jeanne-Mance et Le Caron.

 

À propos
L’Association professionnelle du personnel administratif (APPA) compte plus de 5500 membres répartis entre le Centre de services scolaires de Montréal et la Commission scolaire English-Montréal. L’APPA est affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), au secteur scolaire de la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

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Le CIUSSS de la Capitale-Nationale aggrave la pénurie de main-d’oeuvre https://www.csn.qc.ca/actualites/le-ciusss-de-la-capitale-nationale-aggrave-la-penurie-de-main-doeuvre/ Tue, 25 Sep 2018 07:01:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68670 Le réseau de la santé et des services sociaux traverse actuellement une grave pénurie de main-d’œuvre. Face à un phénomène prévisible, et prévu, le manque de vision et une gestion bureaucratique à la petite semaine au Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale ne font qu’aggraver le problème, comme on a pu le constater récemment dans les résidences du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle de Québec (CRDI).

Dès l’été 2017, la direction du CIUSSS reconnaissait le manque d’employé-es et affirmait dans les médias que « la situation va de moyennement difficile à très difficile, selon les secteurs[1] », au point de devoir lancer une campagne de recrutement[2] à l’automne. « Nous constatons, un an plus tard, que le CIUSSS n’a pas été prévoyant, qu’il n’a pas mis en place les mesures d’attraction et de rétention nécessaires, bref qu’il n’a pas bien géré la pénurie », déplore François Proulx-Duperré, président par intérim du Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (CSN), « pire, face au manque de personnel, la direction a mis en place une politique qui a démobilisé les gens et aggravé la situation. »

Le cas du CRDI

Cet été, la direction du CIUSSS s’est retrouvée face à un problème grave au CRDI et la réponse ne fut pas à la hauteur. « À cause de la pénurie de personnel, les gestionnaires se sont retrouvés avec de nombreux quarts de travail d’éducateur ou d’éducatrice à découvert, jusqu’à 50 par fin de semaine, dans les résidences, le milieu le plus difficile du CRDI », explique Emmanuelle Lachance, représentante du secteur du CRDI au syndicat, « mais au lieu de s’asseoir avec nous pour trouver une solution, ils sont arrivés avec un plan de contingence dangereux, développé en vase clos, imposé et absolument inacceptable pour le personnel ».

Au CRDI, il y a environ 500 éducateurs ou éducatrices. De ce nombre, 150 travaillent dans les résidences. La direction du CIUSSS voulait forcer le personnel de semaine des autres secteurs, sans égard à leur formation et à leur ancienneté, à effectuer deux remplacements de fin de semaine par quinzaine pour combler des quarts de travail à découvert. Grace aux interventions du personnel et de la CNESST, la direction a été forcée de faire marche arrière. En lieu et place du plan de contingence prévu, elle a dû appliquer des mesures alternatives.

Emmanuelle Lachance explique : « nos mesures alternatives étaient relativement simples : d’abord, utiliser au maximum la liste de rappel, ensuite demander s’il y a des volontaires pour les remplacements et les attribuer par ancienneté au lieu de forcer les gens, enfin, payer les gens en temps supplémentaire puisqu’il s’agit bien de ça. » Avec ces mesures souples, le nombre de quarts à découvert durant les quatre pires fins de semaine de l’été est passé de 43, 48, 48 et 50 respectivement à 1, 1, 4 et 7, selon nos informations.

« Pour nous, ça démontre qu’avec des mesures simples et souples, intéressantes pour nos gens, ça marche et on peut gérer efficacement les crises, il n’est pas nécessaire de faire violence aux gens et de les contraindre, » explique François Proulx-Duperré. Le syndicat milite actuellement pour trouver une solution permanente aux problèmes vécus au CRDI. « Il s’agit d’un secteur difficile et négligé avec un des taux d’absentéisme les plus élevés du CIUSSS, c’est très fragile. Mais c’est possible de renverser la vapeur, nous avons un bon contre-exemple sur le territoire même du CIUSSS, » explique le président par intérim, « il s’agit des résidences de Charlevoix. Là-bas, le syndicat et la direction sont parvenus à une entente locale souple pour offrir des horaires attrayants, fonctionner par compétences et intérêts plutôt que par ancienneté. Doit-on s’étonner qu’ils aient beaucoup moins de problèmes là-bas? » Pour le syndicat, la solution demeure la souplesse et le dialogue, « on arrivera à rien avec une gestion autoritaire basée sur le droit de gérance ».

Mettre les gens dans le coup

« Face à des phénomènes comme la pénurie de main-d’œuvre, on ne peut pas juste agir sur le coup, d’urgence en urgence », croit Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), « il faut prévenir et mettre en place des mesures d’attraction et de rétention du personnel. » La présidente du conseil central rappelle qu’il est toujours plus payant de mettre les gens dans le coup plutôt que de travailler contre eux et les contraindre, « ce sont des choses qu’il faut pouvoir négocier avec les syndicats ».

Pour le conseil central, l’enjeu ne se situe pas seulement au niveau des conditions de travail. « On parle de services à la population, il faut comprendre que quand on gère dans l’urgence, pour patcher des trous, la population y perd au change, il y a des services qui ne se donnent pas », rappelle Ann Gingras. « Ce qui se passe actuellement est questionnant, des fois on se demande quel est le mandat du CIUSSS : organiser et donner les soins de santé et les services sociaux auxquels la population a droit ou ouvrir la porte au privé ? », conclut la présidente.

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La FSSS–CSN demande une intervention urgente https://www.csn.qc.ca/actualites/la-fsss-csn-demande-une-intervention-urgente/ Fri, 21 Sep 2018 13:47:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68659 À la suite du reportage diffusé par Radio-Canada le 19 septembre (voir lien plus bas), la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) interpelle les gestionnaires du réseau de la santé pour qu’ils assurent rapidement la sécurité des usagers et des employé-es qui séjournent dans les résidences à assistance continue du Québec.

Le réseau banalise les risques alors que la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) évalue pourtant un niveau de risque « extrême » de ces résidences à assistance continue.

« La situation est intolérable. Actuellement, la violence est banalisée dans le réseau, où l’on semble penser qu’elle fait partie du travail. Les établissements publics doivent faire ce qu’il faut pour protéger le personnel et par le fait même les usagers. Et s’ils ne le font pas, les autorités québécoises en matière de santé et de sécurité au travail doivent les y contraindre », s’indigne Jeff Begley.

Approche comptable

Le problème exposé par le reportage de Radio-Canada n’est pas nouveau et la FSSS–CSN est déjà intervenue à plusieurs reprises sur cette question.

« C’est souvent l’approche comptable qui prime sur l’approche clinique. C’est le nombre de ressources disponibles qui prime sur les besoins, alors que ça devrait être l’inverse », affirme Judith Huot, première vice-présidente de la FSSS–CSN. Cette dernière insiste pour que les usagers soient bien évalués et qu’ils soient ensuite hébergés dans des milieux adaptés à leurs besoins.

Reportage de Radio-Canada : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1123622/hausse-incidents-violents-residences-autistes-deficient-intellectuel-securite-employes

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Une dégradation des services désormais privés et des coûts plus élevés https://www.csn.qc.ca/actualites/une-degradation-des-services-desormais-prives-et-des-couts-plus-eleves/ Fri, 29 Sep 2017 19:55:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=63500 Ce midi, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais-CSN (STTSSSO–CSN) ont organisé un rassemblement en lien avec la fermeture de cinq résidences à assistance continue dans la région de l’Outaouais.

Réunis devant l’une des résidences du Pavillon du Parc fermée par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), ils ont tenu un point de presse afin de faire le point sur la situation.

 « Nous sommes ici pour contester et pour lutter contre la fermeture imminente de cinq établissements qui hébergent des résidentes et des résidents vivant avec une déficience intellectuelle ou des troubles du spectre de l’autisme au moment où le déplacement de certains usagers vers d’autres lieux a déjà débuté. Quatre de ces cinq résidences seront transformées en Ressources intermédiaires privées, ce qui entraînera une abolition de 60 postes d’auxiliaire en santé et services sociaux », dénonce Jeremy Berthiaume, vice-président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé de l’Outaouais-CSN.

« Désormais, la Fondation immobilière de l’Outaouais, un organisme sans but lucratif privé, emploiera le personnel des quatre résidences attitré aux soins et aux services, des emplois qui étaient auparavant offerts par des employé-es du CISSSO.  Nous savons déjà que les usagers qui habitent ces résidences et dont il s’agit de leur domicile, devront désormais verser des frais d’hébergement d’environ 700 $ par mois alors que ceux-ci totalisent 542 $ actuellement. Pourtant, ce nouvel employeur prévoit réduire de moitié le nombre de salarié-es qui seront affectés aux soins des résidantes et des résidents », souligne Christian Meilleur, vice-président régional de la FSSS–CSN.

« Pour les usagers, le déplacement de leur milieu de vie risque de briser la stabilité acquise depuis plus de dix-sept ans. Cette stabilité de lieu et surtout de gens, puisqu’ils sont six à vivre 24 heures par jour et 7 jours par semaine avec leurs colocataires et ami-es et le personnel qui les connaît depuis de nombreuses années, demeure essentielle au maintien de l’équilibre de leur condition. À titre de parent engagé envers deux usagers de ces ressources, j’ai appris avec grande déception que nous n’aurons plus la possibilité de nous impliquer dans les décisions concernant le fonctionnement de la résidence », déplore Pierrette Bastien, curatrice de deux résidents touchés par cette privatisation et présente lors du rassemblement.

Depuis quelques semaines, une pétition en version papier et électronique a été initiée par le syndicat qui la déposera éventuellement à la direction générale du CISSSO. Plus de 1000 signataires ont déjà joint leur appui à cette initiative.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais-CSN (STTSSSO-CSN), affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), regroupe plus de 4200 membres faisant partie du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers ainsi que du personnel de bureau, technicien-nes et professionnel-les de l’administration du CISSS de l’Outaouais.

 

 

 

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Les personnes vulnérables et des employés écopent https://www.csn.qc.ca/actualites/les-personnes-vulnerables-et-des-employes-ecopent/ Fri, 09 Dec 2016 17:05:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=57442 La CSN dénonce la fermeture de quatre résidences à assistance continue (RAC) sur les neuf installations du Pavillon du Parc situées en Outaouais et met le gouvernement en garde contre la perte de services que subira inévitablement la clientèle dans ces centres.

« Comment le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) peut-il se montrer aussi désinvolte à l’endroit de clientèles vulnérables, pour la seule et unique raison qu’il faut se conformer aux orientations ministérielles ? Il dit vouloir que les logements s’enracinent davantage dans la communauté et pourtant, ils y sont déjà très ancrés ! Ces résidences sont de véritables milieux de vie », a lancé le président du Syndicat des employé-es du Pavillon du Parc – CSN, Michel Rossignol.

« Comment peut-on prétendre qu’il n’y aura pas de pertes de services, quand 33 postes d’auxiliaires en santé et services sociaux (ASSS) seront supprimés ? On voit bien que c’est de la pensée magique. Il est impossible de réduire autant les ressources et s’imaginer que les personnes n’en souffriront pas », a enchaîné le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Christian Meilleur.

Rappelons que ce type de résidences héberge une clientèle ayant de multiples handicaps, dont des problèmes de déficience intellectuelle, et que des personnes qui y demeurent depuis plus de 20 ans seront déplacées. « Sans raison valable, nous allons priver de repères des personnes qui ont besoin de stabilité. N’oublions pas qu’en 2015, une résidence de Fort-Coulonge avait fermé ses portes et transféré les résidents vers Shawville. Et aujourd’hui, on veut fermer la résidence de Shawville pour encore une fois procéder à une relocalisation qui risque de catapulter les résidentes et résidents concernés loin de leurs proches et des zones où elles ont leurs assises ? Le CISSSO fait exactement le contraire de ce qu’il prétend faire », enchaîne le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CSN), Michel Quijada.

« Voici un autre exemple de l’indifférence des établissements de santé et du gouvernement quant au sort réservé aux personnes vulnérables. Nous condamnons ce manque d’humanité. On veut nous faire croire qu’il s’agit de mieux s’implanter dans les communautés ! Du grand n’importe quoi. Il faut plutôt réinvestir dans le réseau et se rapprocher des clientèles en décentralisant les services. Ce n’est pas là ce qui est annoncé, bien au contraire. Et la CSN va continuer à s’élever contre ce genre de démarche », a conclu le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

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