Éducation des adultes – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Wed, 09 Jun 2021 16:58:51 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Éducation des adultes – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Avancées importantes dans les négociations du personnel de soutien scolaire FEESP–CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/avancees-importantes-dans-les-negociations-du-personnel-de-soutien-scolaire-feesp-csn/ Wed, 09 Jun 2021 16:58:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=79602 À la suite de progrès significatifs aux tables de négociations, les syndicats représentant le personnel de soutien scolaire affiliés à la FEESP–CSN annulent les journées de grève prévues les 14, 15 et 16 juin prochains.

« À la table sectorielle, nous nous sommes entendus sur des éléments importants pour le personnel de soutien scolaire et à la table centrale, les négociations avancent positivement, notamment sur la revendication de la CSN d’accorder une attention particulière aux bas salarié-es. La grève des 14, 15 et 16 juin est donc annulée », mentionne Annie Charland, présidente du secteur scolaire FEESP–CSN.

« La mobilisation exceptionnelle du secteur scolaire des 26 et 27 mai derniers fait bouger les choses aux tables de négociation. Les discussions se poursuivent intensivement. C’est pourquoi le personnel de soutien scolaire choisit de laisser toute la place à la négociation. Les membres seront consultés lorsque nous aurons en main une entente globale », rajoute Nathalie Arguin, présidente de la FEESP–CSN

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Un appel d’offres pour remplacer des grévistes https://www.csn.qc.ca/actualites/un-appel-doffres-pour-remplacer-des-grevistes/ Thu, 13 Jun 2019 16:58:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71719 Choqués et indignés par la décision de l’Université Téluq de lancer un appel d’offres pour obtenir les services de correcteurs externes qui feront une partie du travail des tutrices et des tuteurs en grève générale depuis le 28 janvier, les délégué-es au Congrès du Conseil central du Montréal métropolitain manifestent ce midi devant les bureaux du premier ministre pour réclamer son intervention.

« C’est un geste désespéré de la part d’un employeur s’acharnant à tenter de briser un syndicat, et maintenant de briser une grève, plutôt qu’à négocier avec ses enseignants. C’est plutôt incongru et scandaleux de la part d’un établissement d’enseignement public de cette envergure, surtout après des représailles envers la présidente pour ses activités syndicales. Le premier ministre devrait mettre tout son poids pour mettre fin à cette dérive de la direction. La majorité des étudiants de la TÉLUQ sont sur le marché du travail, ce sont nos membres syndiqués, ils ne méritent pas d’être privés de l’expertise des tuteurs et tutrices », souligne Jean Lortie, secrétaire général de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Une impression de déjà-vu
Après le transfert en 2017 de l’encadrement d’étudiant-es à une entreprise privée, l’Institut Matci, , c’est un peu comme le jour de la marmotte. L’université tente à nouveau de sous-traiter le travail des tutrices et tuteurs. « C’est aberrant ! Ce sont des personnes non employées par la TÉLUQ, n’ayant ni la formation ni l’expérience des tutrices et des tuteurs, qui détermineront si ces étudiant-e-s obtiennent ou non leur diplôme. Encore une fois, quelle sera la valeur de ce diplôme ? » questionne Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).
Bien que le geste posé par l’université suscite la colère et l’indignation chez les délégué-es au Congrès, elle leur inspire aussi la solidarité. « En participant à cette manifestation nous clamons notre appui aux revendications des tutrices et des tuteurs de la TÉLUQ et à la lutte qu’ils mènent pour le maintien de la qualité de l’encadrement à la TÉLUQ et la préservation de leurs emplois », de mentionner Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain.

La TÉLUQ souhaite-t-elle réellement négocier ?
La question se pose de plus en plus. Le syndicat avait accepté une trêve médiatique en échange d’un blitz de négociation. L’objectif était de permettre aux étudiant-es de retrouver leur service d’encadrement et d’évaluation le plus tôt possible. « Pour toute réponse, la TÉLUQ a décidé de confier notre travail à d’autres, alors que nous sommes en grève depuis presque cinq mois. Il est temps que la direction cesse de se moquer de nous et agisse comme un employeur responsable », conclut Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université (STTTU-CSN).

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Le syndicat dénonce le double discours de la direction https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-denonce-le-double-discours-de-la-direction/ Fri, 12 Apr 2019 16:54:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=70983 Pendant qu’à l’intérieur des murs de la TÉLUQ la direction soulignait la 3e édition de la Semaine des employé-es de la TÉLUQ, les tuteurs et tutrices ont rappelé, sur le trottoir, que leurs négociations piétinent depuis maintenant 10 semaines.

En grève générale illimitée depuis le 28 janvier, les 200 tuteurs et tutrices ont dénoncé le double discours de la direction qui, d’une part, dit souhaiter saluer l’apport inestimable de ses employé-es et souligner leur désir de s’impliquer dans la réussite de l’Université TÉLUQ, mais qui, d’autre part, se traîne les pieds dans les négociations avec ses tuteurs et tutrices. « Nous sommes en grève depuis 75 jours et nous n’avons eu que deux séances de négociations, a dénoncé la présidente du STTTU–CSN, Nancy Turgeon. Si l’employeur a réellement à cœur la réussite de la TÉLUQ, pourquoi tarde-t-il à régler avec nous ? »

MISES À PIED ET POURSUITE-BAILLON
Rappelons que la TÉLUQ a procédé sans préavis à des mises à pied déguisées de plusieurs de ses tuteurs et tutrices, qui comptent en moyenne 14 ans d’ancienneté. « Elle les a d’abord remplacés en ayant recours à la sous-traitance, via une entreprise privée. Ce n’est qu’à la suite d’une intervention ministérielle, qui a mené à la suspension du directeur général, que la situation s’est résorbée. Toutefois, ces enseignantes et enseignants d’expérience sont toujours remplacés par d’autres nouvellement embauchés », a pour sa part dénoncé Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ–CSN. La TÉLUQ a aussi déposé une poursuite en diffamation à l’encontre du syndicat pour ses dénonciations de mises à pied de ses enseignantes et enseignants d’expérience, entre autres choses. « Le syndicat a dû rétorquer en contestant juridiquement cette atteinte alléguée à la liberté d’expression, qui viserait à museler le syndicat dans le débat public sur les orientations de leur université », a ajouté Caroline Quesnel.

REPRÉSAILLES CONTRE LA PORTE-PAROLE DU SYNDICAT
Rappelons aussi qu’en avril, la TÉLUQ a été condamnée par le Tribunal administratif du travail pour avoir retiré illégalement ses affectations à la présidente du syndicat, à la suite de ses interventions médiatiques dénonçant la sous-traitance du travail d’encadrement des tuteurs et tutrices, entre autres choses. Une pratique antisyndicale plutôt peu fréquente de la part d’un établissement d’enseignement de cette envergure.

« Après 18 mois de négociations, il est temps pour la direction de la TÉLUQ de concrètement reconnaître l’apport de ses tuteurs et de ses tutrices, et de négocier pour régler », a conclu Nancy Turgeon.

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Révision des cégeps et rapprochement avec l’entreprise privée https://www.csn.qc.ca/actualites/revision-des-cegeps-et-rapprochement-avec-lentreprise-privee/ Wed, 05 Dec 2018 14:49:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69585 La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) invite Youri Chassin, adjoint parlementaire du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur à préciser ses intentions concernant la révision du modèle de financement des cégeps et le rapprochement envisagé avec l’entreprise privée.

La FNEEQ apprécie que le gouvernement s’engage à consolider les cégeps en régions. La baisse du nombre d’étudiantes et d’étudiants met en péril certains programmes souvent essentiels au dynamisme régional. « Cependant, si monsieur Chassin souhaite réellement comprendre la réalité terrain des cégeps, il doit prendre en considération les 85 % des enseignantes et des enseignants de ce réseau que nous représentons », souligne Josée Chevalier, vice-présidente et responsable du regroupement cégep de la FNEEQ.

C’est d’ailleurs cette réalité terrain qui incite les enseignantes et les enseignants à craindre un trop grand rapprochement avec l’entreprise privée. Prévoir des formations collégiales calquées sur des besoins ponctuels d’une entreprise s’assimile à développer chez les étudiantes et les étudiants des compétences difficilement transférables. Selon la FNEEQ, le danger serait de confiner les gens à des tâches bien spécifiques en les rendant plus vulnérables aux changements du marché de l’emploi. « Nous sommes prêts à discuter de solutions qui rendraient les gens moins tributaires des aléas du marché et ne réduiraient pas les cégeps à un rôle d’auxiliaire des entrepreneurs. Après tout, les cégeps sont aussi là pour former des citoyennes et des citoyens éclairés », ajoute madame Chevalier.

L’arrivée de Youri Chassin au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur suscite beaucoup d’inquiétude dans le milieu collégial. La FNEEQ espère cependant que les décisions qu’il prendra dans les prochains mois seront plus nuancées que les positions qu’il a défendues dans le passé.

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Annonce de la grève générale illimitée lors de la Fête de la reconnaissance https://www.csn.qc.ca/actualites/annonce-de-la-greve-generale-illimitee-lors-de-la-fete-de-la-reconnaissance/ Thu, 15 Nov 2018 17:00:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69407 La Fête de la reconnaissance organisée annuellement par l’Université TÉLUQ pour souligner l’apport inestimable de ses employé-es laisse cette année un goût amer dans la bouche des tutrices et des tuteurs. Sans aucune forme de considération ni de respect, l’université tente de convaincre les tutrices et les tuteurs qu’ils sont révolus; que ces enseignantes et ces enseignants d’expérience doivent laisser leur place à d’autres enseignants à statut précaire. Une aberration que dénonce la communauté universitaire sur toutes les tribunes depuis 2016.

Une fois de plus, les tutrices et les tuteurs soulignent toute l’ironie de la fête qui se déroule aujourd’hui. Mais cette fois, ils sont décidés à aller jusqu’au bout. « Nous n’avons pas le choix. Nous n’acceptons pas de disparaître. Si l’Université TÉLUQ ne revoit pas ses plans, nous déclencherons la grève générale illimitée le 22 novembre à 0 h 01 », annonce Nancy Turgeon, présidente du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université–CSN (STTTU). Près de 20 000 étudiantes et étudiants seront affectés par ce conflit et seront privés de l’encadrement nécessaire à la poursuite de leurs études.

La seizième séance de négociation en présence des conciliateurs du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale aura lieu le 21 novembre. « Si, après cette ultime journée, ces enseignantes et ces enseignants sont obligés de faire la grève, l’Université TÉLUQ devra en prendre l’odieux. C’est assez ignoble d’obliger du monde à négocier leur propre remplacement », s’indigne Yves Fortin, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA).

Le syndicat a cependant bon espoir d’en arriver à un règlement. L’université TÉLUQ ne peut pas continuer à prétendre qu’elle participe à l’évolution du savoir depuis 1972 tout en méprisant le travail des tutrices et des tuteurs. « Nier la qualité de leur travail c’est nier la valeur même des diplômes émis par l’Université TÉLUQ depuis des décennies. Est-ce vraiment ce que soutient la direction de l’université ? » questionne Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN (FNEEQ).

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Il est temps de reconnaître la contribution du personnel de soutien https://www.csn.qc.ca/actualites/il-est-temps-de-reconnaitre-la-contribution-du-personnel-de-soutien/ Thu, 27 Sep 2018 08:02:36 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68689 Le 27 septembre marque la Journée nationale du personnel de soutien en éducation. La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) tient à souligner le travail exceptionnel réalisé quotidiennement par ces dizaines de milliers de femmes et d’hommes ainsi que leur contribution à la réussite scolaire d’enfants et de jeunes adultes à travers la province.

La Journée nationale du personnel de soutien en éducation a pour but de souligner et reconnaître la contribution de ces employé-es qui œuvrent dans l’ombre, mais dont le travail est pourtant essentiel à la bonne marche de nos institutions d’éducation, que ce soit au primaire, au secondaire, au cégep ou à l’université.

« Tout le personnel autre que le personnel enseignant et le personnel professionnel tel que, secrétaire, concierge, opérateur en informatique, personnel de bureau ou administratif, éducatrice spécialisée, ouvrier spécialisé, personnel en service de garde, technicienne en documentation, technicien en travaux pratiques, technicienne en loisirs et autres font un travail exceptionnel et tiennent bien souvent à bout de bras le système d’éducation sans avoir la reconnaissance qui s’y rattache. Nous à la FEESP, on le souligne à gros traits tous les derniers jeudis de septembre, mais leur dévouement doit être reconnu au quotidien », affirme Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN.

Présents partout et pour tous

Les employé-es de soutien en éducation sont omniprésents tout au long du parcours scolaire. De l’administration à l’entretien des bâtiments, en passant par l’organisation scolaire, le soutien aux élèves en difficulté, les services de garde et la préparation des laboratoires, ils occupent des emplois variés, essentiels au bon fonctionnement du réseau d’éducation québécois.

« Les compressions des dernières années ont fragilisé les services offerts par le personnel de soutien en raison des suppressions de postes. Il faut des investissements en éducation afin de donner au personnel de soutien les ressources nécessaires pour offrir des services adéquats dans tout le processus éducationnel. Il est temps qu’on reconnaisse la contribution du personnel de soutien à sa juste valeur », ajoute Johanne Cadieux, présidente du secteur soutien cégeps FEESP–CSN.

Coupes budgétaires et précarité d’emploi

Aussi essentiel que soit leur travail, les femmes et les hommes membres du personnel de soutien doivent vivre quotidiennement avec les restrictions budgétaires.

« L’engagement du personnel de soutien dans le fonctionnement de nos écoles est phénoménal, et ce, malgré les coupes budgétaires. Dans les commissions scolaires, le gouvernement a réinjecté des sommes, mais on est bien loin du niveau budgétaire qui prévalait avant les coupes effectuées en période d’austérité. Ces compressions ont engendré une précarité d’emploi qui est devenue insoutenable », explique Annie Charland, présidente du secteur scolaire, FEESP–CSN.

Cette précarité d’emploi se fait aussi sentir dans les cégeps et dans le milieu universitaire. On a besoin d’un réinvestissement massif en éducation, d’abord pour offrir un meilleur service aux élèves et aux étudiants, mais aussi pour régler cette problématique.

Universités

À l’Université Concordia, la situation n’est guère plus reluisante. Les travailleuses et travailleurs sont actuellement en négociation avec l’employeur. La sous-traitance et la précarité d’emploi sont des éléments importants des discussions.

« Nos membres doivent contribuer davantage à leur régime de retraite, mais les salaires n’ont pas augmenté en conséquence, on demande constamment un effort additionnel à nos membres, mais il y a une limite à toujours en demander plus », déplore Kent Cluff, président du Concordia University Library Employees’ Union (CULEU), FEESP–CSN.

La FEESP, qui représente plus de 35 000 membres dans le milieu de l’éducation, désire souhaiter une excellente Journée nationale du personnel de soutien en éducation à tous les artisans et artisanes, votre travail est essentiel et apprécié.

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La FNEEQ-CSN présente ses priorités en éducation https://www.csn.qc.ca/actualites/la-fneeq-csn-presente-ses-priorites-en-education/ Thu, 30 Aug 2018 13:03:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68499 La Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) profite de la rentrée scolaire pour rendre publiques ses priorités en matière d’éducation et réclamer aux partis des engagements plus ambitieux. « Jusqu’à présent, les principales formations politiques n’ont pas su présenter l’éducation comme un projet collectif au Québec », affirme Caroline Quesnel, présidente de la fédération.

Léandre Lapointe, responsable du regroupement des 40 syndicats des établissements privés, déplore que le réseau d’enseignement ait terriblement souffert des compressions du gouvernement ces dernières années. « Les chefs des partis doivent comprendre qu’il est urgent de réinvestir massivement, de façon stable et récurrente, afin de protéger le système d’éducation au Québec. Il importe notamment de mieux soutenir les élèves en difficulté, en leur fournissant des ressources à la hauteur de leurs besoins », soutient-il.

La responsable du regroupement cégep, Josée Chevalier, qui représente 85 % des professeurs de ce réseau, se demande pour sa part de quelle façon les partis veulent consolider la place des collèges dans le système éducatif ainsi que leur apport en région. « Comment entendent-ils s’y prendre pour diminuer la précarité dans l’ensemble des établissements et travailler à l’intégration de la formation continue à l’enseignement régulier? Face aux transformations annoncées du réseau, comment les partis veulent-ils préserver une vision humaniste de celui-ci et valoriser l’expertise des professeurs? Nous devons savoir à quelle enseigne ils logent sur ces questions fondamentales. »

« Comment les partis comptent-ils pallier le mal-financement qui pousse trop souvent les administrations universitaires à se lancer dans la course à la clientèle, que ce soit par la localisation de nouveaux campus dans le territoire d’une autre institution ou le recrutement international? » s’interroge à son tour le responsable du regroupement université, Richard Bousquet. Avec des transformations technologiques annoncées comme celle du eCampus, les chefs des partis doivent nous faire connaître leurs plans pour conserver l’expertise du corps enseignant et maintenir les emplois. Comment entendent-ils contrecarrer la sous-traitance de l’enseignement qui précarise les emplois et qui affecte la formation? Nous sommes avides de les entendre sur ces questions », ajoute celui qui représente une douzaine de syndicats de chargé-es de cours.

« Si les leaders politiques considèrent véritablement l’éducation comme une priorité, il leur reste maintenant un mois pour présenter une vision globale et inspirante aux électeurs du Québec », conclut Caroline Quesnel, qui représente près de 34 000 membres du primaire à l’université.

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Le gouvernement crée beaucoup d’incertitude https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-cree-beaucoup-dincertitude/ Wed, 30 May 2018 18:35:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=67799 Le plan d’action numérique en éducation et en enseignement du gouvernement est à peine dévoilé qu’il soulève déjà plusieurs questions pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et ses fédérations membres. Pour la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants (FNEEQ-CSN), la Fédération des profesionnèles (FP-CSN) et la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), le plan de plus de 80 pages apporte bien peu de précisions et contribue surtout à créer un climat d’incertitude pour les travailleuses et les travailleurs du milieu de l’éducation, et ce, quant à chacune des trois orientations.

« Le plan ne prévoit pas de comité directeur pour la mise en œuvre de ce vaste chantier, soulève Véronique de Sève, vice-présidente de la CSN. C’est le néant quant à l’intégration des partenaires dans l’élaboration de la stratégie, rien ne précise le rôle qu’ils devront jouer, quels objectifs ou axes doivent être développés par qui, dans quel ordre ou à quel moment. Bref, c’est un plan sans acteurs. Pour éviter un développement chaotique, nous réclamons la mise en place d’un comité incluant les représentantes et représentants des organisations syndicales et étudiantes. »

« D’entrée de jeu, on constate que le gouvernement mise sur la formation de tous les titres d’emploi, explique Sylvie Tremblay, vice-présidente-trésorière de la FEESP. C’est une bonne intention, mais il n’y a aucun détail concernant la mise en place de cette formation. Il n’y aucun calendrier prévu pour ces formations et nous savons déjà que les employé-es du milieu de l’éducation manquent de temps pour accomplir tous les volets de leur tâche. Impossible également de savoir qui donnera ces formations et si du personnel supplémentaire sera embauché pour les donner. Il en va de même pour la mise en place, le soutien technique et l’entretien. Il est important de ne pas recourir à des sous-traitants provenant du privé, et de plutôt privilégier la compétence du personnel du secteur public. »

« Concernant certains points plus précis du plan, le gouvernement souhaite mettre sur pied un campus virtuel et déployer davantage la formation à distance, remarque Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ. Il faut faire attention à ce que la formation virtuelle serve réellement à rendre l’éducation plus accessible sur le plan géographique et ne constitue pas une alternative « bon marché » à un enseignement en présentiel. En ce qui a trait au projet de campus virtuel, nous avons plusieurs craintes voulant que cette plateforme contribue à nourrir la concurrence entre les établissements, notamment par la course à la « clientèle » étudiante internationale. Nous craignons aussi une standardisation de la formation en enseignement supérieur. Les initiatives actuelles en formation à distance comportent aussi des écueils quant à la sous-traitance de l’enseignement, comme c’est le cas à la TÉLUQ. Le plan doit interdire ces dérives. »

« Nous sommes également préoccupés par la question de l’autonomie professionnelle, poursuit Louise Briand, vice-présidente de la FP. Il est impensable de mettre en place une stratégie qui aura des impacts potentiels sur la liberté académique, sur le droit d’auteur et sur la façon d’enseigner sans respecter la latitude qu’ont les professeurs. »

« Le gouvernement parle à plusieurs reprises du développement des compétences numériques, s’inquiète Véronique de Sève. Or, ces fameuses compétences ne sont jamais clairement définies, ce qui est particulier dans un plan qui touche l’éducation. On souhaite développer des compétences, sans savoir lesquelles. Nous craignons également que le programme mis en place pour le développement de ces compétences se fasse au détriment des autres matières enseignées. Il faut éviter de tomber dans un simple effet de mode qui répond aux impératifs des entreprises sans avoir de vision globale de l’éducation. »

« Ça fait maintenant quelques mois que le gouvernement délie les cordons de la bourse et annonce de grandes réformes et de grands chantiers. On sent bien que la campagne électorale est lancée officieusement. Voilà pourquoi nous ne lançons pas ces questions qu’au gouvernement, mais à tous les partis politiques. Nous souhaitons avoir l’heure juste et savoir où se situe chacun des partis quant au plan dans son ensemble et par rapport aux multiples questions qu’il soulève », conclut Véronique de Sève.

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La CSDM fait le choix de maintenir la surcharge de travail https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csdm-fait-le-choix-de-maintenir-la-surcharge-de-travail/ Wed, 09 May 2018 22:30:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=67587 Dans le cadre du dépôt du plan d’effectifs 2018-2019 de la Commission scolaire de Montréal, les cinq syndicats formant l’Intersyndicale CSDM joignent leurs voix afin de dénoncer la surcharge toujours imposée par leur employeur.

« Malgré des ajouts de près de 32,64 postes d’ouvriers d’entretien au total, nous sommes loin d’un retour à la normale sur le terrain, de souligner Rémi Desrosiers, président du Syndicat national des employées et employés de la Commission scolaire de Montréal (CSN). L’ajout de seulement cinq postes chez les ouvriers spécialisés nous indique clairement que la CSDM entend bien favoriser davantage de recours à la sous-traitance puisqu’au même moment, la direction embauche plusieurs cadres responsables des budgets d’entretien des bâtiments, sans avoir la main-d’œuvre en interne pour réaliser les travaux. Après des coupes d’environ 15 % des postes des ouvriers spécialisés tout au long de l’application des politiques d’austérité, ces cinq nouveaux affichages ne règleront pas la surcharge vécue au jour le jour. »

« Même si nos membres font face à un statu quo de nos effectifs, nous devons assumer encore des années de compressions et de réduction de ceux-ci. Le manque de travailleurs sur nos listes de rappel fait en sorte que dans certains établissements, lorsqu’il y a des absences, nous avons des périodes de plusieurs jours sans aucun entretien ménager, de déclarer Gilbert Ducharme, président de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM–CSN). La dynamique malsaine imposée par la CSDM dans les relations de travail ne favorise pas la rétention des employé-es. La judiciarisation sert désormais de base à des attaques constantes contre les salarié-es de la CSDM. »

« Au total, la CSDM ajoute 27,33 postes dans le secteur administratif alors que nous en aurions besoin de 144,85 pour revenir à la hauteur des effectifs de 2010. C’est au sein de ces corps d’emploi — les secrétaires, les secrétaires d’écoles et de gestion, les agents de bureau de classe I, II et principale, et de techniciennes en administration — que l’on retrouve un des plus hauts taux d’épuisement et de détresse psychologique. Selon la fédération des commissions scolaires du Québec, en 2016-2017, 44 % de l’absentéisme est lié à la santé mentale à la CSDM. L’employeur doit impérativement prendre la juste mesure de ces données alarmantes qui démontrent, sans l’ombre d’un doute, que notre employeur se moque complètement de la santé des travailleuses et des travailleurs de la CSDM », de marteler Michel Picard, président de l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN).

« Avec l’application de la Loi 105, le gouvernement néolibéral de Philippe Couillard a gagné son pari d’abolir les commissions scolaires en accordant les budgets directement à chaque établissement. Ce qui apparait clairement, c’est que la subsidiarité fera disparaître la CSDM qui ne deviendra qu’une coquille vide puisqu’elle ne servira qu’à émettre des chèques. Le jour où les quelque 200 établissements de la CSDM gèreront 200 comités de relations de travail, 200 services de ressources humaines et 200 services de paie, les élèves seront-ils mieux servis? En plein “réinvestissement” gouvernemental, le plan d’effectifs, s’il présente de beaux affichages de postes pour certains titres d’emplois, il en va tout autrement pour les psychologues, pour les conseillers en formation scolaire et pour les conseillers en orientation. Comment cela peut-il être possible? Comment la CSDM peut-elle vraiment abolir des postes de psychologues? Est-ce une question de subsidiarité ? Est-ce une volonté de certaines directions d’écoles et de centres, qui prennent de plus en plus de place dans les décisions, au détriment du centre administratif? Pendant ce temps, la CSDM traite ses salarié-es avec peu de respect et travaille main dans la main avec des firmes de comptables qui ne cherchent qu’à bénéficier des fonds publics voués à nos écoles », de poursuivre Michel Mayrand, président du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal (CSQ).

« Même si ce plan d’effectifs ne touche pas directement les professeur-es, nous en ressentons toujours les effets. Dans le cadre d’une démarche paritaire de collecte des besoins étendue à toutes les écoles, le syndicat réclame et la CSDM reconnait que, pour répondre aux besoins des élèves HDAA, il nous faudrait combler environ 300 postes d’enseignantes-orthopédagogues, de TES, de psychoéducateurs, d’orthophonistes et de psychologues. Sans ces professionnels en soutien, ce sont les professeurs qui doivent faire face à des élèves qui méritent déjà toute notre attention. Entre autres, la pression qui en résulte devient trop souvent insupportable pour les professeur-es, ce qui ne favorise en rien l’attraction et la rétention des professeurs. Dans un contexte d’intégration massive d’ÉHDAA, nous nous retrouvons de plus en plus confrontés à des enjeux de violence et de sécurité quand les services ne sont pas au rendez-vous », de conclure Catherine Renaud, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

À propos

L’Intersyndicale CSDM regroupe 16 000 membres du Syndicat national des employées et employés de la Commission scolaire de Montréal (CSN), de l’Association des concierges des écoles du district de Montréal (ACEDM–CSN), de l’Association professionnelle du personnel administratif (CSN), du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l’éducation de Montréal (CSQ) et de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

 

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Parce que la Téluq ne peut se priver de ses tutrices et tuteurs https://www.csn.qc.ca/actualites/parce-que-la-teluq-ne-peut-se-priver-de-ses-tutrices-et-tuteurs/ Fri, 01 Dec 2017 15:18:07 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=65159

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Menace de mises à pied massives à la Télé-université (Téluq) https://www.csn.qc.ca/actualites/menace-de-mises-a-pied-massives-a-la-tele-universite-teluq/ Thu, 30 Nov 2017 22:00:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=65136 Réunis en assemblée générale le 29 novembre, les membres du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université (STTTU) ont pu mesurer l’ampleur de la réorganisation initiée par leur employeur depuis plus d’un an.

Après avoir transféré en sous-traitance l’encadrement d’environ 37 % des étudiants-es, provoquant la mise à pied d’une quarantaine de tuteurs et de tutrices, la direction de la l’université se livre à une seconde attaque. Elle crée des postes de « professeurs-es sous contrat », qui reprendront l’encadrement des étudiants-es, une tâche effectuée depuis toujours par les tuteurs et les tutrices. De l’aveu même du porte-parole patronal, ceux-ci vont perdre 75 % de leurs tâches d’ici quelques semaines en raison de la restructuration. Ce chiffre ne tient pas compte des étudiants-es déjà transféré-es au sous-traitant.

Le Syndicat a entrepris plusieurs recours juridiques, mais ce qui va, souhaitons-le, contribuer à sauver les emplois est la mobilisation des 200 tuteurs et tutrices dont plusieurs ont plus de vingt ans d’expérience à l’Université TÉLUQ. Solidarité !

 

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Indispensables dans le développement du Québec moderne https://www.csn.qc.ca/actualites/les-cegeps-indispensables-dans-le-developpement-du-quebec-moderne/ Thu, 09 Nov 2017 18:25:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=64462 Dans le cadre du cinquantième anniversaire de la création des cégeps et des préparatifs entourant le centenaire de la CSN, nous avons rencontré celles et ceux qui ont pensé, développé et été formés par le réseau des cégeps.

Nous livrons ici quelques réflexions qui témoignent de l’importance du rôle du réseau dans la création du Québec moderne : pour les différentes régions, pour les femmes et pour celles et ceux qui sont devenus des citoyennes et des citoyens à part entière grâce à une solide formation générale. Le réseau des cégeps est une réussite québécoise unique qui fait l’envie ailleurs.

 

Témoignage de Jacques Létourneau, président de la CSN

 

« Le cégep, c’est un monde en ébullition qui agit comme un catalyseur. C’est un milieu en effervescence qui permet une ouverture sur le monde et une meilleure compréhension des enjeux sociaux ainsi que des rapports qui s’établissent dans la société, notamment grâce à la formation générale. Sans le cégep, jamais je n’aurais envisagé des études universitaires.

Le cégep, c’est aussi un milieu de vie dans lequel on peut s’épanouir. Moi, c’est dans le militantisme étudiant que j’ai trouvé ma voie. J’ai vécu intensément de grandes grèves étudiantes, en tant que militant au cégep de Thetford Mines et comme porte-parole de l’Association nationale des étudiantes et des étudiants du Québec (ANNEQ).

Le cégep m’a permis de me réaliser. Lorsque j’y suis entré, je n’allais nulle part. J’y ai découvert la philosophie, l’écriture, la solidarité aussi. Le cégep m’a bâti et a largement contribué à ce que je suis devenu ».

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La CSN, fière partenaire du concours Chapeau les filles! https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-fiere-partenaire-du-concours-chapeau-les-filles/ Mon, 12 Jun 2017 15:51:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=60885 Encore une fois, la CSN se réjouit de remettre trois bourses à des femmes qui se sont démarquées dans le cadre du concours Chapeau les filles! et de son volet Excelle Science.

D’année en année, l’événement permet à des jeunes filles d’intégrer des professions ou des métiers traditionnellement masculins. En remettant les prix, la vice-présidence de la CSN, Véronique De Sève, a salué la ténacité et la détermination des trois étudiantes qui se sont illustrées dans l’édition 2017 du concours. « Je suis très fière de savoir que le soutien de la CSN les aide à poursuivre leur but et à se dégager des rôles plus traditionnels qui leur sont souvent attribués de facto », a-t-elle souligné.

Pour l’édition 2017, les trois bourses de la CSN, décernées chaque annéee à des jeunes filles des communautés ethnoculturelles et autochtones, ont été remises par la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), la Fédération des professionnèles (FP–CSN), la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) et par la CSN elle-même à Catherine Speichert, étudiante en charpenterie-menuiserie (DEP) à l’École des métiers et occupations de l’industrie de la construction de Québec, à Keriann Barault-Lindor, étudiante au DEC en Techniques d’intégration multimédia au Collège de Maisonneuve et à Helin Dura, étudiante en Aménagement et environnement forestiers à l’Université Laval.

Rappelons qu’en 2015, le gouvernement libéral avait aboli en douce le concours Chapeau les filles!, dont il a dû rétablir le volet national après avoir subi des pressions de toutes parts. On est encore loin de la coupe aux lèvres en ce qui concerne une réelle intégration des femmes dans plusieurs secteurs encore très masculins. Pourtant, ceux-ci sont souvent synonymes de meilleures conditions de travail et de salaires plus élevés. La déclinaison du concours dans les régions assurait une meilleure portée à l’événement et incitait plus de femmes à participer. Il n’y aucune raison pour laquelle le gouvernement refuse de rétablir le volet régional.

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La CSN honorée https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-honoree-par-licea/ Thu, 25 May 2017 18:56:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=60290  

Dans le cadre de la soirée soulignant les 70 ans de l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA), le 24 mai 2017, la CSN a été honorée tout spécialement pour l’appui qu’elle donne à cet organisme dévoué à la promotion du droit à l’apprentissage tout au long de la vie.

La vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève, deuxième à partir de la gauche a reçu le prix remis à la CSN.

La CSN a toujours considéré l’éducation des adultes comme un facteur essentiel à la démocratie et à l’amélioration des conditions de vie des hommes et des femmes. En plus d’adhérer à l’ICÉA depuis 1947, la CSN décerne annuellement les bourses Fernand-Jolicoeur depuis 2003 aux militantes et militants ainsi qu’aux syndicats affiliés qui encouragent l’apprentissage continu en milieu de travail et qui sensibilisent leurs membres à cette nécessité.

Développer une culture de formation

Créé en 1947, l’ICÉA cherche à développer des outils pour contribuer à lever les obstacles à l’accessibilité des adultes aux activités de formation et à faire progresser leur participation selon différentes situations. En plus de réaliser des analyses et des réflexions portant sur le développement des connaissances dans le domaine de l’éducation des adultes et de la formation continue, l’Institut organise des rencontres, des débats ou des séminaires sur des dossiers qui touchent le droit à l’apprentissage tout au long de la vie. Il développe des projets qui visent l’expérimentation et l’innovation éducative. Certains deviennent de véritables outils de développement ou d’implantation d’une culture de formation.

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Toujours vivant https://www.csn.qc.ca/actualites/toujours-vivant/ Fri, 03 Feb 2017 21:12:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=58118 L’édition 2017 du concours Chapeau les filles! Excelle Science est lancée! Organisé par le ministère de l’Éducation du Québec, ce concours vise à reconnaître la volonté et le travail des femmes inscrites à un programme de formation professionnelle ou technique conduisant vers un métier traditionnellement masculin. Il encourage les jeunes femmes à poursuivre leurs études dans des disciplines offrant généralement de bonnes conditions salariales et contribue à créer des modèles de réussite féminins dans des secteurs d’emploi majoritairement masculins.

En 2014, la CSN avait dénoncé la suspension en douce du concours par le gouvernement libéral, pour cause d’austérité. L’annonce avait été si mal accueillie au sein de l’opinion publique, que le gouvernement avait dû rétablir à tout le moins le volet national du concours Chapeau les filles! Excelle science.

Pour connaître les modalités du concours, cliquez ici.

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Les cégeps toujours dans le siècle https://www.csn.qc.ca/actualites/les-cegeps-toujours-dans-le-siecle/ Thu, 25 Aug 2016 14:17:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=54467 Plusieurs déclarations relatives aux cégeps récemment faites par la ministre responsable de l’Enseignement supérieur, Hélène David, et par le premier ministre Philippe Couillard interpellent fortement la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

« Nous sommes étonnés d’entendre des décideurs politiques formuler des déclarations qui sous-entendent que nos institutions d’enseignement collégial n’auraient pas été réformées depuis 1993 et que celles-ci seraient déconnectées de la société québécoise. Depuis leur création, les cégeps demeurent en évolution constante, notamment grâce aux processus de révision des programmes qui y sont inhérents, que ce soit relativement aux savoirs qui y sont enseignés, aux approches pédagogiques ou aux formations qui y sont offertes qui préservent un équilibre entre théorie et pratique, souligne Nicole Lefebvre, vice-présidente de la FNEEQ responsable du regroupement cégep. En ce sens, nous dénonçons ces appels constants visant à assujettir la formation collégiale aux besoins à court terme des entreprises. »

« En matière de formation des adultes, la FNEEQ a toujours défendu une réussite éducative plus large incluant un fonds culturel commun plutôt que des formations cul-de-sac qui mènent à des qualifications restreintes et difficilement transférables », ajoute madame Lefebvre.

La question de la mobilité étudiante

« Il est intéressant de voir le gouvernement se préoccuper du sort des cégeps en région en consacrant des sommes à la mobilité étudiante. Nous croyons toutefois qu’il faut aussi des solutions structurantes qui passent nécessairement par le financement adéquat des institutions et non pas seulement par le financement des individus. Il faut s’assurer que l’offre de formation en région ne dépende pas de la volonté de se déplacer des étudiantes et des étudiants des grands centres », conclut Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ.

À propos

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) regroupe près de 35 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés des ordres secondaire et collégial. Elle est l’organisation la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Pour une large représentation du milieu en enseignement supérieur https://www.csn.qc.ca/actualites/pour-une-large-representation-du-milieu-en-enseignement-superieur/ Tue, 12 Jul 2016 17:40:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=53356 Hier, lundi, la ministre de l’Enseignement supérieur annonçait des consultations sur l’implantation d’un Conseil des universités du Québec et d’un Conseil des collèges du Québec, consultations qui seront menées par MM. Claude Corbo et Guy Demers. La ministre Hélène David les a également mandatés afin de déterminer les paramètres d’une Commission mixte de l’enseignement collégial et universitaire.

Lors du Sommet sur l’enseignement supérieur et des travaux du chantier portant sur un éventuel Conseil national des universités en 2013, la CSN avait recommandé qu’un tel conseil ait pour objectif de partager une vision commune du développement des universités et d’améliorer la coordination et la cohérence entre les établissements tout en respectant leur autonomie. La CSN insistait afin que son fonctionnement repose sur la collégialité et que sa composition inclue une majorité forte de la communauté universitaire; le conseil doit assurer une participation représentative de chaque catégorie de personnel et d’étudiants. Dans cette optique, la création d’un conseil pour les cégeps pourrait être une mesure à envisager.

Par contre, la CSN s’oppose à ce que ces conseils jouent un rôle de contrôle de la qualité de l’enseignement supérieur ainsi qu’à la création de nouveaux organismes d’assurance qualité. « Il est pour le moins étonnant que la ministre David mandate MM.  Corbo et Demers pour établir les paramètres d’une commission mixte alors qu’il n’y a jamais eu de consensus à cet égard tout au long des travaux entourant le Sommet », observe Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

D’ailleurs, la volonté de la ministre « d’assouplir » le Règlement sur le régime des études collégiales (RREC) et de mettre en œuvre certaines des recommandations du rapport Demers est également inquiétante. Par exemple, modifier le RREC afin de permettre aux établissements d’établir localement la liste des compétences reconnues par les programmes d’études collégiales (DEC) n’est ni plus ni moins qu’une brèche au diplôme national. Cela risque de fragiliser la reconnaissance des diplômes et de limiter la mobilité étudiante, ce qui va à l’encontre des objectifs. La possibilité d’offrir des DEC par cumul d’attestations d’études collégiales (AEC) est une autre forme d’assouplissement qui risque de dénaturer l’enseignement collégial qui doit comprendre une solide base de formation générale.

« Enfin, nous nous questionnons sur l’urgence de lancer un tel exercice compte tenu de la difficulté de consulter tous les partenaires en pleine période estivale, tranche Véronique De Sève. Bien entendu, la CSN sollicitera MM. Corbo et Demers pour tenir de rencontres dès le début de la rentrée scolaire. »

À propos

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale composée de près de 2 000 syndicats qui regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec, réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux.

Trois fédérations représentent plus directement les intervenantes et les intervenants du réseau de l’enseignement supérieur :

  • La Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec représente la majorité des enseignantes et des enseignants de cégeps et des chargé-es de cours à l’université;
  • La Fédération des professionnèles représente les professeur-es de l’UQÀM, de l’UQO ainsi que des professionnelles et professionnels d’universités;
  • La Fédération des employées et employés de services publics représente la majorité du personnel de soutien des cégeps et des universités.
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Plus forts ensemble à Concordia ! https://www.csn.qc.ca/actualites/plus-forts-ensemble-a-concordia/ Mon, 06 Jun 2016 20:54:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=52589 Les présidences de cinq syndicats CSN de l’Université Concordia – et d’un sixième, qui sera affilié officiellement à la centrale plus tard en juin – se sont rassemblés avec leurs membres sous le soleil vendredi passé au carré Bethune sur le campus du centre-ville.

De gauche à droite : Alex Macpherson (Syndicat des employé-es de soutien de l’Université Concordia – secteur technique), Kent Cluff (Syndicat des employé-es des bibliothèques de l’Université Concordia), Marylee Wholey (Syndicat des Chargé-es de cours à l’éducation aux adultes de l’Université Concordia), Daniel Rodriguez (syndicat des cols bleus ; le nom officiel n’est pas encore établi), François Carrière (Syndicat des employé-es de soutien de l’Université Concordia), et Danièle Berthiaume (Syndicat employé-es professionnels de Concordia). Photo : Michel Giroux

Ils mènent une campagne pour défendre le droit de négocier leurs régimes de retraite, un droit menacé par le projet de loi 75 actuellement à l’étude devant l’Assemblée Nationale. Ce projet de loi renforce le pouvoir des administrations universitaires de restructurer unilatéralement des régimes de retraite. Les membres des six syndicats s’associent afin de limiter au maximum les dégâts potentiels.

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La CSN se réjouit de sa participation à l’édition 2015 https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-se-rejouit-de-sa-participation-a-ledition-2015/ Mon, 22 Jun 2015 09:55:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-csn-se-rejouit-de-sa-participation-a-ledition-2015/ La CSN est fière de pouvoir à nouveau collaborer en tant que partenaire au concours Chapeau, les filles! et d’avoir eu la chance de décerner aujourd’hui une bourse de 2000 $ à trois étudiantes qui se sont illustrées dans le cadre de ce concours. Rappelons qu’en février dernier, celui-ci avait failli être aboli par les politiques d’austérité libérales.

À la suite de la diffusion d’un communiqué de la CSN, l’ancien ministre de l’éducation Yves Bolduc avait été obligé de confirmer, après avoir gardé le silence durant plusieurs semaines, les compressions à Chapeau les filles!. Sous les pressions, il avait décidé de maintenir le volet national du concours.

Chapeau les filles! et son volet Excelle Science encouragent notamment les jeunes femmes issues de communautés culturelles et autochtones à poursuivre des études en formation professionnelle et technique, en sciences ou en génie, qui mèneront à l’exercice d’une profession ou d’un métier traditionnellement masculin.

« Être la seule fille de la classe ou presque, devoir affronter les préjugés sexistes de certains étudiants, de quelques professeurs et parfois même de ses proches, cela n’est pas de tout repos. Mais ces étudiantes ne s’en laissent pas imposer. Elles refusent les limites que posent encore les stéréotypes culturels et prennent le risque de réaliser leur rêve : devenir agronome, physicienne, mécanicienne, architecte, soudeuse, ferblantière ou ingénieure en informatique ! », a souligné la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève, lors de la remise des prix.

Les trois bourses ont été remises par la CSN, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) et la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) à Angélique Malec, étudiante en boucherie de détail à l’École hôtelière de la Capitale, à Bella Nukuri, qui suit le programme Plomberie et chauffage au Centre de formation professionnelle de Jonquière et à Myriam Moar, étudiante en technique en informatique au Cégep de Lévis-Lauzon.

À propos

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe plus 34 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. La CSN est pour sa part composée de près de 2000 syndicats et regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La CSN prend acte de la décision du ministre https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-prend-acte-de-la-decision-du-ministre/ Thu, 26 Feb 2015 14:42:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-csn-prend-acte-de-la-decision-du-ministre/ C’est somme toute sans grande surprise que la CSN et ses organisations affiliées dans le secteur de l’éducation ont appris ce matin la démission du ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science, M. Yves Bolduc.

« L’accumulation de faux pas du ministre Bolduc nous avait bien entendu amenés à penser qu’à terme, le ministre pouvait difficilement demeurer à ce poste. C’est donc sans étonnement que nous prenons acte de l’annonce faite ce matin », indique madame Véronique de Sève, vice-présidente de la CSN, responsable des dossiers de l’éducation au sein de la confédération.

Par ailleurs, la CSN réitère la nécessité de confier le dossier de l’éducation et celui de l’enseignement supérieur à des ministres différents. « Nous avions salué la création d’un ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science distinct de celui de l’Éducation par l’adoption de la loi 45 en 2013. Mais la décision du gouvernement libéral de nommer un seul titulaire pour ces deux ministères, avait suscité des questionnements. Il y a trop de travail selon nous pour un seul ministre. Que l’on pense aux commissions scolaires où une importante réforme est annoncée; à la politique gouvernementale d’éducation des adultes qui n’a pas été mise à jour depuis 2002; et aux réseaux collégial et universitaire pour lesquels les suites du Sommet sur l’enseignement supérieur se font toujours attendre », lance Mme de Sève.

« Les ministres se succèdent à l’éducation. Nous en dénombrons 7 en 10 ans, ce qui reflète, à notre avis, le peu d’importance que l’on accorde à ce secteur. Or, l’éducation fait partie de la solution aux problèmes que vit le Québec. C’est pourquoi le gouvernement libéral doit cesser de couper dans l’enseignement et faire enfin de l’éducation une véritable priorité nationale », conclut la vice-présidente de la CSN.

À propos de la CSN, de la FNEEQ-CSN et de la FP-CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.
 La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) regroupe 425 syndicats affiliés représentant plus de 56 000 syndiqué-es travaillant dans les secteurs public et parapublic. La Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe plus de 34 000 membres, dans les cégeps, les établissements privés et les universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec. La Fédération des professionnèles (FP-CSN) représente plus de 8000 professionnèles, techniciennes et techniciens, œuvrant dans différents secteurs d’activité.

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