Élections du Québec – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Wed, 23 Apr 2025 21:02:41 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Élections du Québec – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Projet de loi 98 : une occasion ratée de vraiment améliorer notre démocratie https://www.csn.qc.ca/actualites/projet-de-loi-98-une-occasion-ratee-de-vraiment-ameliorer-notre-democratie/ Wed, 23 Apr 2025 20:53:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=104378 Les objectifs généraux du projet de loi 98 sont pertinents, mais le gouvernement demeure les bras croisés en ce qui concerne la réforme en profondeur du mode de scrutin et les mesures qui favoriseraient l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’arène politique.

« Le gouvernement Legault laisse de côté ses intentions de réformer le mode de scrutin. Pourtant, notre démocratie a besoin de cette réforme du scrutin, puisqu’elle est essentielle pour que le vote de la population compte réellement », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN. Le mode de scrutin uninominal à un tour utilisé au Québec pose le problème de la juste représentation de la diversité des opinions. L’Assemblée nationale, « la maison du peuple », doit avoir une meilleure représentation de cette pluralité.

 Restriction de la liberté d’expression

On ne doit pas « étouffer les voix des tiers », comme on peut le lire dans l’arrêt de la Cour suprême du Canada du 7 mars 2025 concernant le groupe Working Families Coalition.

« La CSN estime que ne permettre aucune dépense électorale pour les tiers pendant la période électorale contrevient à la Charte canadienne des droits et libertés et étouffe la voix d’un des contrepouvoirs importants dans la société », ajoute la présidente de la CSN. La centrale syndicale juge aussi que des dépenses électorales plafonnées devraient être autorisées pour les tiers, de la même façon qu’elles le sont pour les partis ainsi que pour leurs candidates et candidats.

Nouvelle période préélectorale

Par la création de la période préélectorale, le projet de loi 98 étend par ailleurs la période pendant laquelle les groupes sociaux, dont les syndicats, ne pourront pas s’exprimer aussi librement.

 Pourquoi faut-il que la période préélectorale ne soit pas la même pour les partis que pour les tiers? Le projet de loi 98 prévoit en effet des limitations fort différentes pour les tiers, par rapport à ce qui est imposé aux partis politiques. La CSN recommande que la période préélectorale soit la même pour tous.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Résultats des élections québécoises : le travail ne fait que commencer https://www.csn.qc.ca/actualites/resultats-des-elections-quebecoises-le-travail-ne-fait-que-commencer/ Tue, 04 Oct 2022 02:23:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85021 Alors que le gouvernement de la CAQ vient d’être porté au pouvoir avec 40 % des votes – un taux modeste si on le compare au nombre de sièges obtenus – la CSN félicite les personnes élues, assure qu’elle collaborera avec le gouvernement, mais insiste sur le fait que le travail ne fait que commencer.

« Le nouveau gouvernement Legault doit écouter réellement ce que les travailleuses et les travailleurs du Québec ont à dire. La plupart des cafouillages du premier mandat de la CAQ ont été le résultat d’une déconnexion entre les décideurs et la réalité quotidienne de la majorité de la population. On ne se contentera pas d’un gouvernement qui veut ‘continuer’. Continuer avec des ruptures de services en santé? Des écoles sans personnel? Des hôpitaux et des écoles vétustes, du personnel soignant, enseignant et de soutien dans un état plus qu’inquiétant? », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Et ce, sans parler des pénuries de main-d’œuvre, tant au public qu’au privé. « Toutes celles et ceux qui donnent des services, éduquent, soignent, construisent, produisent le nécessaire pour répondre aux besoins de la population, méritent qu’on s’occupe enfin d’elles et d’eux. Le gouvernement, à titre de plus grand employeur au Québec, doit donner l’exemple. Il aura l’occasion de le faire avec la négociation du secteur public qui s’amorce dans quelques semaines », croit la présidente.

Santé et services sociaux : pour un réseau public décentralisé à l’écoute de ses travailleurs
La priorité du nouveau gouvernement devrait être de remettre sur pied les réseaux publics qui sont malmenés depuis trop longtemps. Ce qui veut dire réinvestir massivement, mais également résister à l’attrait du privé : la santé, les services sociaux, mais aussi les services de garde éducatifs doivent redevenir 100 % publics, un gage de services de qualité, où les personnes passent avant les profits. « Le réseau de la santé doit être repensé dans sa globalité : décentralisé et réhumanisé. La reconnaissance du personnel est primordiale, tout comme l’amélioration des conditions de travail », ajoute Mme Senneville.

En éducation et enseignement supérieur
Malgré les slogans maintes fois répétés par le gouvernement nouvellement réélu de « faire de l’éducation sa priorité absolue », force est de constater que les enjeux qui touchent à l’enseignement supérieur, notamment son mode de financement, figurent parmi les grands absents de cette campagne électorale. « On a besoin de deux ministres investis, engagés, ouverts au réel dialogue et qui auront à cœur la réussite éducative. On demande aussi des ressources pour améliorer les conditions de travail au profit des étudiantes et des étudiants », affirme Caroline Senneville.

Environnement et transition juste
Sans oublier l’enjeu primordial qui est sur toutes les lèvres : l’environnement. Pour les travailleuses et les travailleurs, il est urgent que le gouvernement mette en place une transition environnementale juste, c’est-à-dire l’accompagnement des entreprises ainsi que de ceux et celles qui y œuvrent qui verront leur emploi changer ou disparaître à cause de la crise climatique. Parce qu’il n’y aura pas d’emplois sur une planète morte », de conclure la présidente.

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Baisses d’impôts : le chant des sirènes https://www.csn.qc.ca/actualites/baisses-dimpots-le-chant-des-sirenes/ Sun, 02 Oct 2022 00:15:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85018 Lettre ouverte de Caroline Senneville, présidente de la CSN

Chaque campagne électorale apporte son lot de promesses ; certaines sont structurantes, d’autres plus électoralistes. Malheureusement, comme celle qui s’achève et d’autres avant elle, les campagnes ont un autre point en commun : celui de promettre des baisses d’impôts, sous prétexte que les finances du gouvernement sont en bonne santé. Tel un chant de sirène qui piège celui ou celle qui l’écoute, baisser les impôts est une fausse bonne idée, une illusion d’opulence bien éphémère, alors que le Québec a tant besoin que soient investies des sommes pour une population en meilleure santé, que ce soit du point de vue physique, psychologique, social ou même économique. Alors que le jour du vote approche à grands pas, il est nécessaire, encore une fois, de tirer la sonnette d’alarme.

Si les finances québécoises se portent bien, il en va tout autrement des réseaux comme ceux de la santé et de l’éducation. C’est répété ad nauseam sur toutes les tribunes depuis des années : les hôpitaux et les écoles sont vétustes, le personnel soignant et enseignant est dans un état plus qu’inquiétant, et dans tous les milieux, le personnel manque à l’appel. La pénurie de main-d’œuvre est immense et les services se détériorent chaque jour un peu plus. Cette situation est aussi choquante qu’irresponsable. Avons-nous oublié qu’il y a quelques mois à peine, nous avons eu besoin de l’armée dans nos CHSLD ? Que les gens y mouraient de soif, faute de personnel ?

Après des années à sabrer les services publics, et à quelques jours des élections, on nous promet quelques centaines de dollars dans nos poches alors que mis ensemble, ces montants pourraient servir à former du personnel qualifié dans les milieux qui en ont le plus besoin, qu’ils soient publics ou privés. Nous pourrions aussi nous offrir la gratuité scolaire aux cycles supérieurs, des mesures d’aide pour le milieu culturel et une transition environnementale juste, c’est-à-dire l’accompagnement des entreprises ainsi que des travailleuses et des travailleurs qui verront leur emploi changer ou disparaître à cause de la crise climatique. Et bien sûr, nous pourrions réinvestir massivement dans nos réseaux publics, de la petite enfance à la fin de la vie.

Entendons-nous bien : la CSN n’est absolument pas contre les mesures d’aide, mais encore faut-il que celles-ci visent celles et ceux qui en ont le plus besoin. Quand le tiers des Québécoises et Québécois ne paie pas d’impôts faute de revenus suffisants, celles et ceux qui en bénéficieraient le plus ne profiteront pas de la mesure. C’est le monde à l’envers !

En tant qu’organisation syndicale, nous devons nous mobiliser pour demander des mesures qui tiendront compte des différents enjeux pour les travailleuses et les travailleurs. Ce que nous demandons, c’est de rendre nos services publics plus attractifs, avec des conditions donnant aux personnes qui y œuvrent jour après jour le goût d’y rester, ou le goût de s’y joindre. Il faut prendre soin du monde qui prend soin du monde. Afin que ces personnes puissent continuer à offrir les meilleurs services à une population qui en a tant besoin.

En tant que première grande centrale syndicale centenaire au Canada, nous osons dire qu’il est loufoque d’entendre des promesses de baisses d’impôts au moment où l’on place quatre personnes par chambre en CHSLD, où il faut patienter un minimum de deux ans au public pour voir un psychologue, où la rentrée scolaire est synonyme de manque de profs, d’orthopédagogues, de chauffeurs d’autobus, d’éducatrices, d’adjointes et j’en passe.

Ce dont la grande majorité de la population a besoin en ce moment, c’est de services publics viables et accessibles. Mais aussi de conditions de travail dignes et satisfaisantes et d’une planète dont on se soucie. C’est ce que veulent les personnes en attente d’une chirurgie reportée, et ce que souhaitent les parents qui courent depuis des années après des services professionnels pour leur enfant. Pas de quelques dollars de plus.

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Petite enfance : le plus gros syndicat du secteur réclame des places de qualité et subventionnées https://www.csn.qc.ca/actualites/petite-enfance-le-plus-gros-syndicat-du-secteur-reclame-des-places-de-qualite-et-subventionnees/ Mon, 26 Sep 2022 15:05:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84809 En vue des élections du 3 octobre prochain, la FSSS–CSN dévoile ses revendications afin de permettre aux parents d’avoir accès à une place de qualité en service de garde.

Pour nos enfants : des places de qualité, une priorité!
Déjà en 2020, la vérificatrice générale soulignait que l’offre de places subventionnées était insuffisante pour répondre aux besoins des familles du Québec. Elle soulignait également que les familles qui ne peuvent en bénéficier payent plus cher pour un service dont la qualité n’est pas nécessairement au rendez-vous (Rapport 2020). Les différentes études et recherches scientifiques sont unanimes et les chiffres parlent d’eux-mêmes : le ministère de la Famille a lui-même indiqué que pour un même financement, la qualité est 30 % supérieure dans les CPE (à but non lucratif) que pour les garderies privées subventionnées (à but lucratif). D’ailleurs, les garderies privées font six fois plus l’objet de plaintes que leur homologue en CPE et en milieu familial. On sait également que les garderies privées non subventionnées (GNS) reçoivent année après année un nombre bien supérieur de plaintes que les CPE et les milieux familiaux, surtout en ce qui concerne le personnel éducateur ainsi que de la sécurité et la santé des enfants (IRIS, 2021).

Sachant que ce facteur de la qualité a des effets à long terme sur le développement des enfants, le choix devient évident. Pour Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS : « Nous souhaitons tous le meilleur pour nos enfants, il est donc impératif de créer de nouvelles places rapidement, mais que chacune d’entre elles soit en CPE ou milieu familial régi et subventionné. Une transition graduelle des services de garde privés vers le subventionné, en format CPE ou RSGE, permettrait d’instaurer un système de qualité vraiment universel. On pourrait ainsi s’assurer que les services répondent aux critères espérés, et ce, autant pour les enfants, les parents, que pour les travailleuses en CPE et RSGE. »

Financer directement les parents : un leurre
À notre avis, l’approche consistant à financer directement les parents pour qu’ils trouvent une place à leur enfant représente une vision à court terme qui ne fait qu’accentuer le problème de manque de place de qualité accessible. « Afin que chaque enfant puisse avoir une place, l’argent ne doit pas être redirigé, mais bien investi dans le réseau afin de développer des places en CPE et d’attirer des RSGE en milieu familial ou en communauté offrant le tarif réduit. L’éducation à la petite enfance doit demeurer la priorité, afin de pérenniser nos services. Tout le monde y gagnerait » de terminer Lucie Longchamps.

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Les travailleuses et travailleurs attendent des engagements clairs des partis https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-travailleurs-attendent-des-engagements-clairs-des-partis/ Fri, 02 Sep 2022 15:02:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84644 Alors que la campagne électorale prend son envol, la FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD rappelaient aujourd’hui, d’une seule voix, en conférence de presse, que les travailleuses et les travailleurs qu’elles représentent sont préoccupés par la nécessité de réinvestir massivement en santé et en éducation, par des conditions de vie décentes en plein contexte inflationniste, par la lutte aux changements climatiques avec une transition juste et par la mise en place d’une politique industrielle structurante et ambitieuse pour le Québec de demain. Tant les centrales syndicales que les travailleuses et les travailleurs attendent des engagements clairs des partis en ce sens.

« La pandémie aura démontré à quel point les services publics font partie du quotidien des Québécoises et des Québécois, à quel point ils ont été fragilisés et à quel point ils sont un rouage essentiel à une société et à une économie qui fonctionnent. Il faut un réinvestissement en santé et en éducation, c’est criant! Les annonces électorales qui font les manchettes ne sont pas toujours les plus structurantes ni les plus porteuses pour un projet de société, malheureusement. Nous invitons la population à voir plus loin et à exiger plus des différents partis que des promesses mille fois déjà entendues », de lancer les leaders syndicaux.

Dès les premières heures suivant le déclenchement de la campagne, l’inflation se profilait déjà comme une éventuelle « question de l’urne ». Loin d’être surpris, les dirigeants syndicaux soulignent que l’amélioration des conditions de vie et de travail font définitivement partie des préoccupations et des priorités des quelque 1 203 000 travailleuses et travailleurs qu’ils représentent, conjointement, dans l’ensemble du Québec, tant dans les secteurs publics que privés.

Ils insistent d’ailleurs sur l’importance de remettre les travailleuses et les travailleurs au cœur des décisions qui les concernent. « Il faut ouvrir le dialogue, avant, pendant et après les élections. C’est vrai pour les conditions de vie et de travail tout comme pour les grandes orientations politiques, économiques et sociales », d’insister les leaders syndicaux, soulignant que d’intervenir dans le débat public pour mettre de l’avant les préoccupations des travailleuses et des travailleurs fait partie de la mission des centrales syndicales pour défendre le bien public et la justice sociale afin de vivre dans un Québec plus égalitaire.

« L’objectif n’est évidemment pas d’inciter les travailleuses et les travailleurs à voter pour un parti ou un autre, mais plutôt de mettre les projecteurs sur ce que proposent les formations politiques et sur les enjeux sur lesquels nous voulons les voir prendre de réels engagements. Une campagne électorale est un moment stratégique pour mettre de l’avant les préoccupations des personnes que nous représentons. »

Les quatre centrales syndicales invitent donc la population à bien s’informer, à comparer les différents programmes des formations politiques et, surtout, à aller voter le 3 octobre prochain.

La FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD représentent plus de 1 203 000 travailleuses et travailleurs partout à travers le Québec, tant dans les secteurs publics que privés.

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La CSN s’inquiète que d’éventuelles baisses d’impôts soient faites sur le dos des jeunes https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-sinquiete-que-deventuelles-baisses-dimpots-soient-faites-sur-le-dos-des-jeunes/ Fri, 26 Aug 2022 13:50:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84615 En pleine rentrée et à la veille du déclenchement officiel de la campagne électorale québécoise, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et ses fédérations du secteur de l’éducation réclament un positionnement immédiat de la part de tous les partis en faveur de l’éducation comme véritable priorité québécoise, au lieu de promesses de baisses d’impôts faites au détriment des services publics en général, et des élèves, étudiantes et étudiants en particulier. Alors que les finances du Québec se portent bien et que les employé-es du monde de l’éducation et les élèves font face à des défis encore jamais vus dans le réseau, la CSN demande aux partis de s’engager à :

  1. Réinvestir massivement dans le réseau à l’aide d’un financement étatique stable et prévisible.
  2. Mettre en place de réelles mesures d’attraction et de rétention pour l’ensemble des professions du réseau, et les financer à la hauteur des besoins.
  3. Reconnaître le personnel de soutien comme une composante essentielle du réseau de l’éducation.
  4. Baisser les ratios éducatrices-élèves et maître-élèves, de la maternelle à l’université, afin de répondre notamment à l’augmentation continue du nombre d’élèves et d’étudiant-es à besoins particuliers.

CITATIONS

« Les élèves, les enseignantes et les enseignants, les professionnel-les et les employé-es de soutien en ont bavé au cours des deux dernières années, mais bien avant aussi. Si l’éducation était perçue comme une valeur fondamentale de la société québécoise, on ne serait pas encore en train de parler de conditions de travail gênantes, de pénuries de personnel, d’écoles vétustes et de classes mal ventilées dans les écoles, les cégeps et les universités. L’éducation ne sera jamais une dépense : c’est un investissement pour l’avenir! Qu’on arrête de promettre des baisses d’impôts sur le dos des jeunes, et qu’on finance à sa juste valeur le réseau, pour le bien-être de ceux et celles qui y étudient et qui y travaillent, avant que ça nuise définitivement à la société québécoise. »

  • CAROLINE SENNEVILLE, présidente de la CSN

 

« Les conditions d’apprentissage de nos jeunes se détériorent. M. Roberge et Mme McCann ont malheureusement poursuivi dans la même ligne que leurs prédécesseurs en refusant de reconnaître le rôle majeur que joue le personnel de soutien en éducation. Aujourd’hui, on voit les conséquences désastreuses de ce manque de considération : il y a présentement plus de 2000 postes d’employé-es de soutien vacants dans les écoles et les cégeps. Quels sont les impacts de cette pénurie? Des ratios qui explosent dans les services de garde, des jeunes qui n’ont pas le suivi dont ils ont besoin en raison du manque de techniciennes en éducation spécialisée, des techniciens en travaux pratiques trop peu nombreux pour préparer adéquatement les laboratoires et les ateliers. Sans parler des effets moins visibles, mais tout aussi importants, de la pénurie de personnel administratif et d’employé-es d’entretien pour s’occuper des bâtisses.

  • BENOÎT MALENFANT, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN)

 

« Avec l’augmentation exponentielle des élèves, étudiantes et étudiants à besoins particuliers et la détresse que nous côtoyons quotidiennement dans nos établissements, il est grand temps de mieux financer les réseaux de l’éducation ainsi que de l’enseignement supérieur pour leur donner les moyens de mieux former la relève. Il y a urgence de valoriser la profession enseignante et d’investir afin d’améliorer les conditions de travail et les conditions d’apprentissage. Un véritable coup de barre s’impose d’autant plus que, collectivement, nous avons les moyens de nos ambitions pour les jeunes du Québec. »

  • CAROLINE QUESNEL, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN)

 

« Trop souvent, le financement des programmes d’enseignement supérieur est dépendant des inscriptions étudiantes et des besoins du marché du travail. Or, les établissements d’enseignement supérieur ne forment pas juste les futures travailleuses mais ils forment aussi les citoyennes, les penseurs, les bâtisseurs et bâtisseuses de la société de demain. C’est pourquoi il est essentiel que le prochain gouvernement réinvestisse dans le réseau, et ce, par un financement étatique stable, prévisible et équitable entre les programmes. »

  • DANNY ROY, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN)

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec.

La FEESP–CSN représente près de 40 000 employé-es de soutien dans le réseau de l’éducation et de l’enseignement supérieur. La FNEEQ–CSN regroupe quelque 35 000 professeurs, chargé-es de cours et tuteurs-trices, principalement en enseignement supérieur. La FP–CSN représente plus de 2 000 professeur-es et professionnel-les de l’enseignement supérieur.

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Quel avenir pour les travailleuses et les travailleurs des services publics? https://www.csn.qc.ca/actualites/quel-avenir-pour-les-travailleuses-et-les-travailleurs-des-services-publics/ Wed, 17 Oct 2018 19:21:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69079 Réunis à Québec pour un forum de consultation en préparation de la prochaine ronde de négociation, près de 500 travailleuses et travailleurs du secteur public, membres de la CSN, se sont rassemblés aujourd’hui sur la colline Parlementaire pour interpeller l’ensemble des élu-es de l’Assemblée nationale sur l’état de nos services publics à la suite des compressions budgétaires des dernières années.

Ces femmes et ces hommes, qui ont choisi de travailler dans les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux et dans les organismes gouvernementaux, sont venus témoigner de la détérioration importante de leurs conditions de travail et des graves impacts des politiques d’austérité sur les services à la population. « Nous sommes ici aujourd’hui pour dire au nouveau gouvernement que l’opération de démantèlement de l’État, entreprise par Jean Charest en 2003, doit cesser. L’élu qui sera nommé demain à la présidence du Conseil du trésor devra se rappeler que les mesures d’austérité sont en grande partie responsables de la défaite cuisante des libéraux. Tout au long de la campagne électorale, la CAQ a affirmé qu’elle incarnait le changement. Maintenant, qu’elle le prouve en réinvestissant massivement dans les services publics », a lancé Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN, responsable de la négociation des secteurs public et parapublic.

Une restructuration catastrophique
Dans le réseau de la santé et des services sociaux, les conséquences désastreuses de la réforme Barrette ne sont plus à démontrer. « La création de mégas structures découlant des fusions d’établissements a entraîné une réelle et malheureuse déshumanisation des services. Le travail n’est plus le même, l’autonomie professionnelle s’est érodée. Nous demandons à l’éventuel ministre de la Santé de considérer l’expertise des professionnel-les et des techniciennes et techniciens, afin que leur travail reprenne tout son sens », a ajouté Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

Au cours de la dernière année, de nombreux cris du cœur ont été lancés par des travailleuses et des travailleurs du réseau. Jeff Begley, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), a dit espérer que le nouveau gouvernement réalise rapidement l’ampleur de la crise. « La détresse du personnel est bien réelle. Elle résulte d’une accumulation de problèmes : pénurie de personnel, surcharge, dévalorisation du travail, etc. Nous avons des solutions concrètes à proposer au nouveau gouvernement. En espérant qu’il ait plus d’écoute que le précédent envers celles et ceux qui sont au cœur des services. »

Des idées qui inquiètent
Les coupes budgétaires de l’ère libérale ont aussi fait mal dans les organismes gouvernementaux et dans le réseau de l’éducation. Les effets se font toujours sentir, en particulier chez le personnel de soutien dans les écoles et les cégeps qui ont vu une dégradation importante de leurs conditions de travail. « Avec l’accroissement de la précarité et la multiplication des tâches, il devient de plus en plus difficile de recruter des personnes pour travailler dans les établissements d’enseignement. Une chose est sûre : le déséquilibre qui résulterait d’une éventuelle abolition des commissions scolaires ne ferait qu’aggraver la situation. Nous ne voulons surtout pas d’une réforme Barrette en éducation », a affirmé Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Pour Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), la grande proximité de la CAQ avec l’entrepreneuriat et son penchant avoué pour le secteur privé engendrent aussi leur lot d’inquiétudes. « Dans le réseau de l’éducation, particulièrement dans les cégeps, la question de la précarité des enseignantes et des enseignants est criante et nous dénonçons, depuis quelques années, les pressions exercées pour subordonner la formation aux « besoins du marché ». Nous croyons, au contraire, que la force des cégeps réside dans le caractère national de ses programmes et de ses diplômes. Cette cohésion est soutenue par l’expertise et la compétence de nos enseignantes et de nos enseignants. »

Avant de quitter la colline Parlementaire, les manifestants ont tenu à rappeler au nouveau gouvernement que le secteur public a grandement contribué et contribue toujours au développement du Québec et que les travailleuses et les travailleurs des réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux et des organismes gouvernementaux seront là pour défendre les services à la population au cours des prochains mois et des prochaines années.

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La dégelée https://www.csn.qc.ca/actualites/la-degelee/ Tue, 09 Oct 2018 10:01:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68841 Le mot du président

C’est toute une dégelée que le Parti libéral a subie le 1er octobre dernier. Jamais, depuis 1867, les troupes libérales n’avaient récolté un si bas score électoral. La population a clairement renvoyé les libéraux dans l’opposition, qui n’ont qu’eux-mêmes à blâmer : après des années de scandales sentant la collusion et la corruption à plein nez, les politiques d’austérité mises en place par le gouvernement Couillard ont exacerbé le dégoût de la population.

Bien entendu, plusieurs d’entre nous auraient tout de même préféré un résultat électoral différent. La CSN doit néanmoins prendre acte de l’élection d’un gouvernement majoritaire de la Coalition avenir Québec, un parti qui s’est clairement campé à droite au cours des dernières années. Des craintes, des inquiétudes, nous en avons et elles sont légitimes. Mais avant de prendre la rue, attendons de voir les premiers signaux qu’enverra le prochain premier ministre. Déjà, lors de la formation du Conseil des ministres, nous aurons un meilleur aperçu de l’orientation que François Legault entend donner à son gouvernement. Le discours inaugural qu’il livrera lors du retour des députés à l’Assemblée nationale nous indiquera également les politiques et les projets de loi qu’il souhaite mettre de l’avant.

François Legault devra de son côté prendre acte d’un certain nombre de considérations.

Ne recueillant que 37 % des voix, force est de constater que près des deux tiers des électeurs ont voté pour un autre parti que la CAQ. Dans l’histoire du Québec, il s’agit de l’un des plus bas taux de participation menant à la formation d’un gouvernement majoritaire. Ceci démontrant cela : il y a urgence de réformer notre mode de scrutin. Il est aberrant, en 2018, que le vote d’un citoyen, isolé dans le château fort de tel ou tel parti, soit totalement gaspillé. Il est tout aussi aberrant qu’un parti ne recueillant même pas 40 % des voix puisse gouverner en toute liberté, pendant quatre ans, sans même devoir chercher l’appui des députés des autres partis. Certains seraient tentés de voir dans l’élection de la CAQ le résultat d’une certaine division du vote. Nous croyons plutôt qu’il s’agit ici d’une réelle pluralité des voix et des options politiques. Une autre raison pour laquelle ce mode de scrutin d’une autre époque doit être revu.

Le rejet du « stop-and-go »
François Legault devra également reconnaître que sa victoire est à la hauteur de la dégelée subie par les libéraux. Au risque de me répéter, la population québécoise a nettement rejeté les politiques d’austérité auxquelles le parti de Philippe Couillard nous a habitués. Le cynisme des électeurs a atteint son apogée l’an dernier lorsqu’ils ont constaté la hauteur des surplus budgétaires et la distribution des bonbons électoraux. Les citoyennes et les citoyens ne sont pas dupes et ont bien vu que la stratégie du « stop-and-go » en matière de finances publiques ne répondait qu’aux besoins financiers des puissants et ceux, électoralistes, du parti au pouvoir.

La population a également écarté les réformes centralisatrices du gouvernement précédent, notamment celle mise de l’avant par Gaétan Barrette (pas étonnant qu’on l’ait si peu vu au cours de la campagne) dans le secteur de la santé et des services sociaux. Une mise en garde importante pour François Legault : ce n’est pas en mettant en place une énième réforme du secteur de l’éducation, que ce soit en abolissant les commissions scolaires ou en voulant imposer la maternelle quatre ans partout au Québec, que nous mettrons l’avenir de nos enfants au coeur de nos priorités.

Au terme d’une campagne où François Legault a clairement tenté de séduire une partie de l’électorat avec des engagements très ciblés, il doit aujourd’hui gouverner pour l’ensemble du Québec. Pour ce faire, il doit instaurer un véritable dialogue social avec l’ensemble des groupes de la société civile. Quand nous pourrons nous entendre, nous nous entendrons. À défaut, c’est toute la CSN qui se fera entendre.

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François Legault doit faire preuve d’écoute et d’ouverture https://www.csn.qc.ca/actualites/francois-legault-doit-faire-preuve-decoute-et-douverture/ Tue, 09 Oct 2018 09:59:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68845 Nous l’avons vu au cours de la campagne, certaines propositions avancées par la CAQ sont loin de faire l’unanimité. Maintenant que la campagne est terminée, François Legault devra gouverner pour l’ensemble des Québécoises et des Québécois.

Le président de la CSN, Jacques Létourneau, rappelle à François Legault — élu à la tête d’un gouvernement majoritaire avec seulement 37 % des voix — son engagement à revoir le mode de scrutin. « Sur cet enjeu, nous tenons à le rassurer : il aura l’appui de la CSN. Dans le cas contraire, nous le rassurons aussi : il nous trouvera aux quatre coins du Québec pour lui rappeler l’engagement solennel qu’il a pris avec le Parti québécois et Québec solidaire en mai dernier ! »

Pas de réforme Barrette en éducation
Le réseau de l’éducation devra faire l’objet d’une attention toute particulière, affirme Jacques Létourneau. « François Legault répète depuis longtemps qu’il désire faire de l’éducation sa priorité. Nous saluons cet engagement : le Québec a grand besoin de personnel supplémentaire pour venir en aide à nos élèves et à nos étudiants. Nous le mettons toutefois en garde contre certaines de ses lubies : ce n’est pas en instaurant une “réforme Barrette” en éducation, que ce soit en abolissant les commissions scolaires ou en chambardant tout le système avec la maternelle quatre ans que nous répondrons aux besoins de nos enfants. » Rappelons que l’instauration de la maternelle quatre ans dans certains milieux défavorisés a été saluée par plusieurs. La généralisation de ce modèle, de façon uniforme et à la grandeur du Québec, a toutefois été décriée par la grande majorité des intervenants du secteur de la petite enfance.

Photo : Michel Giroux

« Les cégeps et les universités, qui ont subi d’importantes coupes budgétaires au cours des dernières années, devront faire l’objet d’une hausse de leur financement », ajoute le président de la CSN.

S’attaquer aux surcharges de travail
Au cours de la campagne, François Legault a également promis d’investir massivement dans le système de santé et de services sociaux, et ce, au-delà de la croissance des coûts de système. « Ces investissements devront servir à embaucher du personnel supplémentaire, martèle Jacques Létourneau. Les travailleuses et les travailleurs du réseau sont à bout de souffle en raison des surcharges de travail occasionnées par les pénuries de main-d’œuvre. Les défis de recrutement de personnel sont immenses : au cours des cinq prochaines années, ce sont des dizaines de milliers de préposé-es aux bénéficiaires, d’infirmières et de professionnel-les que nous devrons embaucher, ne serait-ce que pour maintenir à flot les services actuels. »

Photo : Pascal Ratthé

Le président de la CSN appelle également le futur premier ministre à revoir sa vision simpliste en matière d’immigration. « Il faut cesser d’aborder cette question de façon utilitariste : l’immigration est un apport essentiel pour le Québec tant sur les plans social que culturel. Il y a également d’importants enjeux pour notre développement économique : présentement, de nombreuses entreprises ne fonctionnent pas à plein régime, faute de main-d’œuvre. L’immigration constitue une partie de la solution. Plutôt que de s’obstiner sur le nombre “parfait” d’immigrants, François Legault devrait consacrer les prochains mois à mettre en place de réelles mesures en matière de francisation et d’intégration des immigrants au marché du travail. »

Protéger l’emploi local
La CSN exige du prochain gouvernement une réelle politique de soutien au secteur industriel et manufacturier. « François Legault a parlé durant toute la campagne d’attirer des emplois à 25 $, 30 $ l’heure. Il devra d’abord s’assurer de garder au Québec les emplois à bons salaires que nous avons déjà ! Il est désolant d’assister à la délocalisation de nombre d’entreprises ou encore de voir des contrats gouvernementaux, comme ceux qui auraient dû être accordés au chantier maritime Davie ou à l’usine Bombardier de La Pocatière dans le cadre du REM, être attribués à l’étranger. Aussi, bien que nous nous réjouissions de sa volonté d’attirer des emplois à haut salaire, nous lui rappelons notre priorité : instaurer un salaire minimum à 15 $ l’heure afin de sortir de la pauvreté des centaines de milliers de Québécois et de Québécoises, particulièrement ces dernières. »

Photo : Michel Giroux

Enfin, François Legault devra déposer un plan costaud et cohérent en matière d’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique afin de faciliter une transition énergétique qui soit juste pour les travailleuses, les travailleurs et les communautés.

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François Legault doit prendre soin du réseau de la santé https://www.csn.qc.ca/actualites/francois-legault-doit-prendre-soin-du-reseau-de-la-sante/ Thu, 04 Oct 2018 07:57:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68793 Le nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) cite la santé comme une de ses trois priorités. Il doit maintenant passer de la parole aux actes.

Sans intervention efficace à très court terme du nouveau gouvernement, le réseau public de la santé et des services sociaux risque la rupture à brève échéance. De multiples problèmes qui minent les conditions de travail du personnel pourraient pourtant être évités.

« La crise ne peut plus durer. On demande un investissement d’urgence de 50 millions de dollars pour intervenir dans les établissements qui font face à des problèmes criants de pénurie de main-d’œuvre », insiste Jeff Begley, président de la FSSS–CSN, qui suggère notamment que l’on puisse accélérer les embauches ou même la réembauche de personnel retraité.

François Legault dit s’intéresser plus particulièrement au sort des aîné-es. « Ça tombe bien parce que la FSSS–CSN exige une rencontre d’urgence avec les représentants du nouveau gouvernement pour proposer  des solutions concrètes, particulièrement pour les CHSLD et les services à domicile », propose Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS–CSN.

Des problèmes qui s’accumulent

L’argent n’est pas la seule solution. Toute la semaine précédant celle des élections, la FSSS–CSN a exposé une série de problèmes du réseau public : exigence d’une mobilité exagérée du personnel dans les immenses établissements régionaux, pénurie de main-d’œuvre, surcharge de travail pour les travailleuses et les travailleurs en place, sous-utilisation d’une partie du personnel qui permettrait pourtant aux infirmières de se consacrer aux soins et exclusion sans raison valable de personnes prêtes à travailler en établissant de façon arbitraire des exigences pour l’accès aux postes. La FSSS–CSN a proposé des solutions concrètes pour chacun de ces problèmes qui ont malheureusement été aggravés par la réforme libérale du réseau de la santé. « La CAQ s’est engagée, lors de notre congrès en juin dernier, à nous interpeller pour trouver des solutions possibles aux problèmes pressants laissés en héritage par Gaétan Barrette. Le nouveau gouvernement commencera bien son mandat en nous interpellant avant d’imposer des solutions concoctées loin du terrain, dans une tour sur la rue Sainte-Foy à Québec. », conclut Jeff Begley..

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François Legault interpellé à faire mieux pour notre réseau public https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-invite-francois-legault-a-faire-mieux-pour-notre-reseau-public/ Wed, 03 Oct 2018 13:30:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68774 Si le nouveau gouvernement de la CAQ veut réellement être celui du changement, il doit abandonner la vieille rhétorique des baisses d’impôt et de la disparition de postes dans la fonction publique qui n’affecteraient supposément pas les services à la population.

« On veut sortir du cauchemar qu’on vit depuis 15 ans dans les services publics. En faire plus avec moins pour donner des baisses d’impôt, ça ne marche tout simplement pas », lance Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord CSN (CCCN). Cette approche dépassée épuise les travailleuses et les travailleurs et nuit au recrutement du personnel, notamment en santé et en éducation.

Économie régionale
Sur le plan économique, François Legault a répété à plusieurs reprises qu’il voulait plus d’emplois à 30 $ l’heure, mais que va-t-il faire pour conserver ceux qui existent déjà?

Le Conseil central Côte-Nord CSN demande notamment à la CAQ de ne pas abandonner les alumineries qui sont toujours frappées par un tarif de 10 % sur l’aluminium qui est exporté au sud de la frontière. « Il faut que le nouveau gouvernement trouve une façon de maintenir les investissements dans l’aluminerie de Baie-Comeau malgré les pressions du président Trump », demande Guillaume Tremblay.

Si l’on veut vraiment augmenter le salaire des travailleuses et des travailleurs, il existe une autre solution simple pour améliorer le sort de plusieurs milliers de personnes d’un coup. « Pourquoi ne pas augmenter le salaire minimum à 15 $ l’heure? », suggère Guillaume Tremblay, qui ajoute qu’une meilleure conciliation famille-travail-études pourrait aussi jouer un rôle positif important dans le même sens.

Plus d’immigration sur la Côte-Nord est également un moyen de stimuler le développement économique, social et culturel de la région. « Cet enjeu est primordial. Il faut arrêter d’essayer de trouver le nombre idéal d’immigrants et plutôt s’assurer de vraies mesures d’intégration dans notre région », affirme Guillaume Tremblay.

Promesses contre-productives
Certaines promesses de la CAQ, comme l’abolition des commissions scolaires ou les maternelles quatre ans, risquent de déstabiliser le réseau de l’éducation sur la Côte-Nord. La privatisation de la société d’État n’est pas souhaitable non plus. « Ces propositions sont loin de faire l’unanimité. Ce n’est pas comme ça que le nouveau gouvernement va se démarquer de son prédécesseur », soutient le président du Conseil central.

Environnement
Le Conseil central souhaite par ailleurs que la CAQ prenne acte du problème grandissant du réchauffement climatique et de la nécessaire transition de notre économie. « Le gouvernement de la CAQ doit abandonner complètement l’idée d’exploiter le pétrole d’Anticosti. Il en va de l’intérêt de l’ensemble de la population », conclut Guillaume Tremblay.

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Les patients, médecins, intervenants et hauts gestionnaires appellent aux changements pour améliorer le système de santé https://www.csn.qc.ca/actualites/les-patients-medecins-intervenants-et-hauts-gestionnaires-appellent-aux-changements-pour-ameliorer-le-systeme-de-sante/ Wed, 03 Oct 2018 10:55:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68778 La population québécoise a choisi de porter au pouvoir un gouvernement majoritaire, porté par la promesse de changements importants, notamment dans le domaine de la santé et des services sociaux. Le Collectif des patients, médecins, intervenants et cadres supérieurs, unis autour des 15 solutions pour améliorer le système de santé, félicite François Legault et la Coalition avenir Québec pour leur victoire.

« Le Collectif offre sa collaboration afin de réaliser les changements urgents qui s’imposent pour que la population et les patients retrouvent une pleine confiance à l’égard de leur système de santé et de services sociaux. Ces changements passent nécessairement par une meilleure écoute des besoins de la population et des patients, par l’amélioration du climat et des conditions de travail au sein du réseau de la santé et des services sociaux, par la révision du financement du réseau et des modes de rémunération des médecins, de même que par une gouvernance plus humaine et démocratique », expliquent les quatre porte-parole du Collectif.

Les attentes des patients et des usagers des services, des proches aidants et des aînés sont grandes.

« Nous espérons vivement que le nouveau gouvernement de la CAQ apportera rapidement les améliorations nécessaires. Il faudra aussi agir en amont des problèmes et réinvestir en prévention », soutient le Collectif qui réitère sa volonté d’être un partenaire des changements inévitables qui devront être appliqués au système de santé et de services sociaux

Les porte-parole du Collectif des 15 solutions pour améliorer le système de santé

  • Jérôme Di Giovanni, président, Alliance des patients pour la santé (APS)
  • Dr Hugo Viens, président, Association médicale du Québec (AMQ)
  • Jean Lacharité, vice-président, Confédération des syndicats nationaux (CSN)
  • Carole Trempe, présidente – directrice générale, Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux

15solutions.org

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La CSN invite François Legault à faire preuve d’écoute et d’ouverture https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-invite-francois-legault-a-faire-preuve-decoute-et-douverture/ Mon, 01 Oct 2018 20:58:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68734 La CSN invite François Legault, appelé à former le prochain gouvernement, à faire preuve d’écoute et d’ouverture, et ce, dans l’intérêt de l’ensemble de la population du Québec.

« Nous l’avons vu au cours de la campagne, certaines propositions avancées par la CAQ sont loin de faire l’unanimité, souligne le président de la CSN, Jacques Létourneau. Maintenant que la campagne est terminée, il est temps pour François Legault de se mettre à l’écoute de l’ensemble de la population. »

Le président de la CSN rappelle aussi à François Legault son engagement à revoir le mode de scrutin. « Sur cet enjeu, nous tenons à le rassurer : il aura l’appui de la CSN. Dans le cas contraire, nous le rassurons aussi : il nous retrouvera aux quatre coins du Québec pour lui rappeler l’engagement solennel qu’il a pris avec le Parti Québécois et Québec solidaire ! »

Pour la CSN, le réseau de l’éducation et de l’enseignement supérieur devra faire l’objet d’une attention toute particulière. « François Legault répète depuis longtemps qu’il désire faire de l’éducation sa priorité, rappelle Jacques Létourneau. Nous saluons cet engagement : le Québec a grand besoin de personnel supplémentaire pour venir en aide à nos élèves et à nos étudiants. Nous le mettons toutefois en garde contre certaines de ses lubies, notamment quant à une éventuelle abolition des commissions scolaires : ce n’est pas en instaurant une énième restructuration que nous mettrons nos enfants au cœur de nos priorités. Le même constat s’applique à la maternelle 4 ans : bien que cette solution soit appropriée pour certains milieux défavorisés, sa volonté de généraliser ce modèle à l’ensemble du Québec a été décriée par la grande majorité des intervenants en petite enfance. »

François Legault a également promis d’investir massivement dans le système de santé et de services sociaux, et ce, au-delà de la croissance des coûts de système, souligne le président de la CSN. « Ces investissements devront servir à embaucher du personnel supplémentaire, déjà à bout de souffle en raison des surcharges de travail occasionnées par les pénuries de main-d’œuvre. Les défis de recrutement de main-d’œuvre sont immenses : au cours des cinq prochaines années, ce sont des dizaines de milliers de préposés aux bénéficiaires, d’infirmières et de professionnels que nous devrons embaucher, ne serait-ce que pour maintenir à flot les services actuels. »

Le président de la CSN appelle également le futur premier ministre à revoir sa vision simpliste en matière d’immigration. « Il faut cesser d’aborder cette question de façon utilitariste : l’immigration est un apport essentiel pour le Québec, tant aux plans social que culturel. Il y a également d’importants enjeux pour notre développement économique : présentement, de nombreuses entreprises ne fonctionnent pas à plein régime, faute de main-d’œuvre. L’immigration constitue une partie de la solution. Plutôt que de s’obstiner sur le nombre “parfait” d’immigrants, François Legault devrait consacrer les prochains mois à mettre en place de réelles mesures en matière de francisation et d’intégration des immigrants au marché du travail. »

La CSN exige du prochain gouvernement une réelle politique de soutien au secteur industriel et manufacturier. « François Legault a parlé durant toute la campagne d’attirer des emplois à 25 $, 30 $ l’heure. Il devra d’abord s’assurer de garder au Québec les emplois à bons salaires que nous avons déjà ! Il est désolant d’assister à la délocalisation de nombre d’entreprises ou encore de voir des contrats gouvernementaux, comme ceux qui auraient dû être accordés au chantier maritime Davie ou à l’usine Bombardier de La Pocatière dans le cadre du REM, être attribués à l’étranger. Aussi, bien que nous nous réjouissons de sa volonté d’attirer des emplois à hauts salaires, nous lui rappelons notre priorité : instaurer un salaire minimum à 15 $ l’heure afin de sortir de la pauvreté des centaines de milliers de Québécois et de Québécoises, particulièrement ces dernières. »

Enfin, la CSN exhorte François Legault à déposer un plan costaud et cohérent en matière d’environnement et de lutte au réchauffement climatique, et ce, afin de faciliter une transition énergétique qui soit juste pour les travailleuses, les travailleurs et les communautés.

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Chantier Davie : la CSN déplore l’inertie des partis politiques https://www.csn.qc.ca/actualites/chantier-davie-la-csn-deplore-linertie-des-partis-politiques/ Thu, 27 Sep 2018 14:34:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68701 Alors que la campagne électorale bat son plein, la CSN dénonce le manque de combativité des partis politiques pour préserver les emplois au Québec, particulièrement au vu de la situation du chantier maritime Davie et de la subvention accordée à la CTMA pour la construction du navire Vacancier assurant la navette entre Montréal et les Îles-de-la-Madeleine.

« Tous les partis politiques se font les champions de la classe moyenne, des travailleuses et des travailleurs, souligne le président de la CSN, Jacques Létourneau. Pourtant, dans le cas très concret de la Davie, aucun d’entre eux ne propose de réelles mesures. En accordant une subvention pour la construction du Vacancier, le gouvernement aurait pu exiger de la CTMA que le navire soit construit au Québec, par des travailleuses et des travailleurs québécois, afin d’assurer des retombées économiques bénéfiques pour l’ensemble de la population. Mais encore une fois, comme dans le cas du REM de la Caisse de dépôt et des éoliennes d’Hydro-Québec, ce navire sera en bonne partie construit à l’étranger. Il est désolant de constater que les partis politiques refusent de s’engager à ce que l’octroi des contrats gouvernementaux priorise d’abord et avant tout les emplois au Québec. »

La CSN rappelle que le chantier Davie, l’un des plus grands en Amérique du Nord, peut non seulement faire vivre près de 2000 travailleuses et travailleurs, mais a également un impact économique d’une grande ampleur pour nombre d’entreprises de la région de Québec. « En ce moment, à peine une centaine de salariés travaillent sur le chantier, déplore la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches, Ann Gingras. Il n’y a pas une semaine sans que je ne reçoive un courriel ou un appel d’un travailleur de la Davie m’annonçant qu’il vient de recevoir son avis de mise à pied. Qu’en dit le député de la région, François Paradis? Il a toujours affirmé être du côté des travailleurs de la Davie. Mais il se déguise en fantôme durant la présente campagne électorale et il est totalement muet sur la nécessité de préserver les emplois de la Davie, notamment en exigeant que les subventions gouvernementales priorisent l’emploi local lors de la construction maritime. Son chef veut créer des emplois à 25, 30 $ l’heure? Qu’il commence par s’engager à préserver ceux qui existent déjà! »

La CSN s’inquiète également de la perte d’expertise régionale que risque d’entraîner une trop faible activité au chantier Davie. « Nos travailleurs ont quand même besoin d’une job! indique le président de la Fédération de l’industrie manufacturière, Louis Bégin. Les soudeurs, les peintres, les assembleurs et les autres travailleurs spécialisés du chantier doivent se trouver un nouvel emploi. Ils risquent de quitter la région et, le jour où la Davie aura besoin de leurs services, ce n’est pas sûr qu’ils y reviendront. Le chantier Davie est le plus grand chantier naval au pays et a démontré au fil des années une excellente productivité, principalement à cause de la qualité du travail de ses employés. Nous ne pouvons assister à son déclin en restant les bras croisés! »

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Les centrales syndicales donnent leur appui à Équiterre https://www.csn.qc.ca/actualites/les-centrales-syndicales-donnent-leur-appui-a-equiterre/ Thu, 20 Sep 2018 15:38:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68654 La CSN, la CSQ et la FTQ donnent leur appui à Équiterre et à la coalition de groupes environnementaux menacés d’être mis à l’amende cette semaine par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ). Selon les centrales syndicales, l’intervention des groupes environnementaux ne constitue pas une infraction à la Loi électorale.

« Pour qu’une intervention constitue une dépense électorale, trois éléments doivent être rencontrés : que le geste soit posé pendant la campagne, qu’il ait un coût et qu’il ait un effet partisan, rappelle le président de la CSN, Jacques Létourneau. Nous ne remettons pas en question ces principes de base, mais bien l’application qui en est faite par le DGEQ. Pour nous, le fait d’exposer les plateformes des différents partis ne peut être considéré comme ayant un effet partisan. »

« Équiterre a invité les différents partis politiques à leur faire part de leur plateforme électorale en matière d’environnement, exercice auquel ils ont tous répondu, souligne la présidente de la CSQ, Sonia Éthier. Plusieurs groupes de la société civile, qu’ils soient considérés comme de gauche ou de droite, se sont prêtés au même exercice. C’est une démarche très saine pour notre démocratie puisque cela permet d’enrichir le débat. »

« Il est dans l’ADN des organisations syndicales et des groupes environnementaux d’informer leurs membres ou la population sur des enjeux importants, indique le président de la FTQ, Daniel Boyer. Ça fait partie de nos devoirs et de nos responsabilités envers les gens que nous représentons. Nous empêcher de le faire, de façon neutre et en tout respect de la Loi électorale, nous semble excessif. »

Ensemble, la CSN, la CSQ et la FTQ représentent plus de 1,1 million de travailleuses et de travailleurs au Québec.

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Cap sur l’emploi, les services publics et l’environnement https://www.csn.qc.ca/actualites/cap-sur-lemploi-les-services-publics-et-lenvironnement-estiment-les-centrales-syndicales/ Thu, 13 Sep 2018 09:59:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68613 Alors que la campagne électorale bat son plein, les porte-parole de la FTQ, de la CSN et de la CSQ ont tenu à interpeller les différents partis politiques sur la base des priorités mises de l’avant par les travailleuses et les travailleurs du Québec. Les défis en matière d’environnement, de développement économique, de financement de nos services publics et des conditions de travail des Québécoises et des Québécois figurent au centre de leurs préoccupations.

« Le développement économique du Québec fait face à de nombreux défis qui doivent être conjugués de façon cohérente, indique Daniel Boyer, président de la FTQ. La situation de l’emploi se porte plutôt bien, mais les problèmes de pénuries de main-d’œuvre menacent notre économie. Une politique proactive en matière de francisation et d’intégration au marché du travail des populations immigrantes est primordiale pour le maintien des emplois actuels et pour l’essor du Québec. Le prochain gouvernement devra également adopter les mesures nécessaires afin de nous sortir de l’industrie des hydrocarbures. Nous avons, au Québec, l’expertise et le savoir-faire nécessaires à cette transition énergétique, laquelle est urgente et devra être planifiée et mise en œuvre afin d’être juste pour les communautés et les travailleuses et les travailleurs. Pour ce faire, le prochain gouvernement devra soutenir ces derniers, notamment en matière de formation professionnelle. Il devra aussi s’engager, selon nous, à mettre en place un véritable régime d’assurance médicaments public et universel. »

L’amélioration des conditions de travail et de vie des travailleuses et des travailleurs québécois ne doit pas se résumer à un slogan électoral, estime le président de la CSN, Jacques Létourneau. « Tous les partis politiques semblent faire de la classe moyenne et des familles leur clientèle électorale privilégiée, souligne-t-il. Pourtant, au-delà de micromesures électoralistes ultra-ciblées, nous constatons un manque d’envergure flagrant de la part des partis. On parle très peu d’un salaire minimum qui permettrait à quelqu’un travaillant à temps plein de se sortir de la pauvreté. Pour nous, ça passe par le 15 $ l’heure. La conciliation famille-travail, ça ne peut se résumer qu’à un slogan : il nous faut des mesures concrètes afin de faciliter la vie des familles de la classe moyenne, particulièrement en termes d’horaires de travail et de prise de congé. Et que dire de la question environnementale? Il est désolant de constater, en 2018, à quel point l’environnement est le grand absent de la présente campagne. La lutte contre le réchauffement climatique passe entre autres par un plan de transport collectif cohérent pour l’ensemble de nos régions — et non pas en fonction des gains électoralistes de telle ou telle couronne de Montréal ou de Québec, laissant les autres régions du Québec sur l’accotement en matière de mobilité durable. »

D’autre part, les dirigeants des centrales syndicales réaffirment la nécessité d’un réinvestissement massif dans nos services publics. « Nous sortons d’une période d’austérité qui a mis à mal l’ensemble de la population québécoise, rappelle Sonia Éthier, présidente de la CSQ. Le prochain gouvernement du Québec devra assurer un financement stable de nos services publics. Afin de pallier le manque à gagner engendré par le sous-financement des dernières années, la croissance de ce financement devra être supérieure à celle des coûts de système. Les effets désastreux de la dynamique du financement en yo-yo, on les a constatés, particulièrement auprès de nos aînés et de nos jeunes ayant des difficultés d’apprentissage. Le personnel œuvrant dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des services sociaux et des services éducatifs à la petite enfance réclame depuis des années un allégement de leur charge de travail et les ressources nécessaires afin d’assurer de bons services publics. Ça ne peut passer autrement que par l’embauche de personnel supplémentaire afin d’alléger les tâches des salarié-es du secteur public. Non seulement la situation financière du Québec le permet, mais d’autres revenus doivent être récupérés par le gouvernement, notamment par une politique proactive face aux paradis fiscaux. »

En plus de réitérer leur volonté de voir le mode de scrutin révisé afin de renforcer notre système démocratique, notamment par l’adoption d’un système proportionnel mixte, les porte-parole des centrales syndicales invitent les partis à s’engager à instaurer des mesures tangibles visant le soutien à la presse écrite, dans un contexte où les médias d’information vivent des moments particulièrement difficiles.

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Les travailleuses et travailleurs de la FEESP veulent des réponses à leurs questions https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-travailleurs-veulent-des-reponses-a-leurs-questions/ Wed, 12 Sep 2018 09:22:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68596 La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) qui représente une grande partie des travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, réclame des réponses aux questions de leurs membres sur de nombreux enjeux.

Éducation

L’un de ces enjeux est l’avenir des commissions scolaires et des cégeps. Bon an mal an, la transformation et parfois l’abolition pure et simple des commissions scolaires reviennent dans les discussions politiques. L’avenir des cégeps est également trop souvent contesté, sans compter que la précarité d’emploi y est devenue la norme pour le personnel de soutien.

« On ne veut pas simplement les garder en vie sous respirateur, il faut s’assurer que leur financement soit adéquat pour le bien de nos élèves et de nos étudiants et aussi pour la viabilité économique de l’ensemble des régions du Québec », explique Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP.

Conciliation famille-travail dans la fonction publique

Elle semble bien révolue l’époque où les gens rêvaient d’un emploi au sein des organismes gouvernementaux en raison des conditions de travail avantageuses. Aujourd’hui la conciliation famille-travail est un enjeu majeur chez ces travailleuses et travailleurs. « Nos membres qui travaillent à la SAQ, par exemple, mènent actuellement des négociations difficiles avec leur employeur et cet enjeu demeure au cœur des discussions. Le gouvernement devrait prêcher par l’exemple à titre d’employeur en la matière », ajoute Mme Gratton.

Transport scolaire

Nos employé-es du transport scolaire ont aussi des interrogations auxquelles les chefs de partis doivent répondre avant le mois d’octobre. Le sous-financement du transport scolaire est criant. Le système actuel fait en sorte que ce sont les conductrices et conducteurs qui payent la facture avec des salaires trop souvent sous le seuil de la pauvreté et l’absence d’avantages sociaux.

« Le métier de conductrice et conducteur d’autobus scolaire en est un difficile. Il faut reconnaître la valeur du travail de ces personnes et améliorer le système actuel afin qu’elles puissent bénéficier de conditions de travail décentes  », soutient Stéphanie Gratton.

Transport

Puisqu’il est question du transport, le prochain gouvernement devra redresser la barre du Réseau express métropolitain (REM). En matière d’environnement, nous voulons que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) se penche sérieusement sur la question de la diminution anticipée des gaz à effet de serre. Est-ce que le projet diminuera réellement la pollution causée par les trains? Le BAPE doit enquêter sur le sujet avant le début de la plus importante partie des travaux.

« Nous pressons le prochain gouvernement à renoncer à toute forme de privatisation du transport collectif, à rendre plus efficace l’arrimage du REM avec le système de transport collectif existant et que l’entretien du matériel roulant du REM soit accompli par les travailleuses et travailleurs de la STM », ajoute aussi Jean-Pierre Bourgault, vice-président et trésorier de la FEESP.

Santé et sécurité au travail

Les partis qui se présentent ont-ils un plan pour celles et ceux qui doivent assurer notre sécurité ? Est-ce que le prochain gouvernement reconnaîtra le trouble de stress post-traumatique chez les travailleuses et travailleurs à risque?

« Qu’ils soient agents correctionnels, pompiers, paramedics ou agents de sécurité, ces travailleuses et travailleurs font un travail difficile et stressant. Certaines situations qu’elles ou ils sont appelés à affronter peuvent provoquer un trouble de stress post-traumatique, c’est documenté et prouvé scientifiquement, pourquoi ne pas le reconnaître ? », questionne André Lajoie, secrétaire général de la fédération.

Régime de retraite et relations de travail dans le monde municipal

Depuis bon nombre d’années, la FEESP, de concert avec les employé-es municipaux et ceux du transport, dénonce l’adoption des lois 15 et 24 sur les régimes de retraite et sur le mode de négociation. Quelles sont les positions des partis en campagne électorale à ce sujet ?

« Nous ne demandons pas la mer à boire, nous voulons tout simplement avoir le droit de négocier de bonne foi nos régimes de retraite et nous voulons que le cadre qui nous est imposé pour la négociation soit aboli. Rien ne justifie que nous ayons des règles de négociations différentes de tous les autres travailleuses et travailleurs du Québec », estime André Lajoie.

« Les membres de la FEESP–CSN ont à cœur nos services publics et assurent une panoplie de services à la population. Que ce soit en éducation, dans les services municipaux, le transport, l’énergie, l’environnement, le communautaire, la sécurité du public, les loisirs, et dans bien d’autres domaines, nous sommes au travail au quotidien, partout au Québec. La rigueur, le dévouement et le professionnalisme sont au rendez-vous : les conditions de travail doivent être à la hauteur des services rendus », conclut Nathalie Arguin, présidente de la FEESP.

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Plateformes régionales des conseils centraux de la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/plateformes-regionales-des-conseils-centraux-de-la-csn/ Mon, 10 Sep 2018 19:15:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68580 L’élection québécoise est primordiale. Nous avons le devoir de définir ce que nous souhaitons pour l’avenir. Il nous faut briser ces politiques qui nous en enlèvent toujours davantage. Il nous faut dire aux politiciennes et aux politiciens ce que nous voulons pour que les choses changent. Leurs programmes électoraux, et ce qu’ils en feront, ont aussi un impact dans nos lieux de travail.

C’est pour cette raison que lors du 65e Congrès de la CSN qui s’est tenu en juin 2017, les délégué-es des syndicats ont adopté des propositions où ils s’engagaient à identifier une priorité inspirée du manifeste Voir loin, viser juste afin de mobiliser leurs membres autour d’elle et de mandater leur conseil central et la la CSN à la porter.

À la suite de cette démarche, plusieurs conseils centraux ont adopté des plateformes régionales de revendications.  Nous vous invitons à les consulter.

Plateformes régionales

Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec

Conseil central du Bas-Saint-Laurent

Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie

Conseil central de Lanaudière

Conseil central des Laurentides

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Le jour de la marmotte https://www.csn.qc.ca/actualites/le-jour-de-la-marmotte/ Wed, 25 Jul 2018 12:52:07 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68409 Blogue de Jacques Létourneau

À chaque campagne électorale, c’est la même rengaine : les disciples du néolibéralisme se font un devoir de ramener dans l’actualité leur plaidoyer pour la privatisation totale ou partielle de la SAQ. La semaine dernière, c’est par la bouche du premier ministre Philippe Couillard, celui qui dirigera les troupes libérales lors de la prochaine campagne électorale, que le sujet a resurgi.

C’est pourtant cette même équipe libérale qui, il y a à peine quatre ans, après avoir pris connaissance du rapport de la Commission Robillard sur la révision des programmes, choisissait de miser sur une amélioration de la performance de la SAQ plutôt que sur la déréglementation. Une décision qui s’est avérée judicieuse, puisque les frais d’administration de la société d’État n’ont jamais été aussi bas qu’aujourd’hui et que les revenus versés par la SAQ au trésor québécois sont plus élevés que jamais.

C’est aussi ce même gouvernement qui, il y a tout juste quelques mois, dans la foulée de la légalisation du cannabis, annonçait en grande pompe la création de la Société québécoise du cannabis, une filiale à part entière de la SAQ, qui assurera, dès octobre prochain, la vente en ligne et en succursales des produits du cannabis. Par cette annonce, le gouvernement réitérait l’importance de confier la vente au détail de produits présentant certains enjeux de santé publique, comme l’alcool ou certaines drogues, à une société d’État avec un mandat social lié à la prévention et à la consommation responsable.

Alors, pourquoi les libéraux reviennent-ils encore avec cette attaque en règle contre le monopole de la SAQ? Par opportunisme, tout simplement. Pour se coller aux idées de la CAQ en avance dans les sondages. Pourtant, qu’ils soient mis de l’avant par les caquistes, les libéraux ou tout autre chroniqueur fervent admirateur du sacro-saint libre marché, les arguments pour la déréglementation de la vente d’alcool au Québec ont tous été déconstruits les uns après les autres. Selon les partisans de la concurrence, les consommateurs seraient les grands gagnants de la fin du monopole; ils bénéficieraient d’un plus grand choix de produits et d’une baisse des prix. Toutefois, si l’on regarde les diverses études comparatives menées au cours des dernières années, ces arguments ne tiennent pas la route. En Alberta, où la vente d’alcool a été privatisée il y a plus de 20 ans, les prix ont augmenté deux fois plus vite qu’au Québec et les clients ont accès à environ 65 % des produits offerts ici. Les résultats vont dans le même sens pour la Colombie-Britannique, où le privé concurrence le public depuis 2013.

La question reste donc entière : puisqu’elle ne profiterait pas aux consommateurs et encore moins à l’ensemble des citoyennes et citoyens du Québec, qui se priveraient des dividendes de la SAQ qui dépassent le milliard annuellement, à qui bénéficierait la fin du monopole sur la vente d’alcool? Se pourrait-il que le manque à gagner important que toute forme de privatisation de la SAQ entraînerait dans le budget provincial serve à justifier un retour aux mesures d’austérité qui ont asphyxié les réseaux de la santé et de l’éducation? Cela pourrait permettre, une fois de plus, au privé de s’immiscer dans les missions de l’État et aux « amis » du pouvoir de s’en mettre plein les poches.

Ne soyons pas dupes. Refusons de cautionner ces passe-droits à la garde rapprochée de la classe dirigeante et plaidons pour le maintien de la SAQ, une société d’État performante qui rapporte gros pour l’ensemble de la population québécoise.

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Patients, médecins, intervenants et gestionnaires unis pour exiger que les partis politiques s’engagent à améliorer le système de santé et des services sociaux https://www.csn.qc.ca/actualites/patients-medecins-intervenants-et-gestionnaires-unis-pour-exiger-que-les-partis-politiques-sengagent-a-ameliorer-le-systeme-de-sante-et-des-services-sociaux/ Tue, 19 Jun 2018 15:56:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68165 Quatre organismes représentant les patients, les médecins, les intervenants du réseau et les gestionnaires unissent leur voix pour exiger des partis politiques qu’ils prennent des engagements fermes en matière de santé et de services sociaux. « La prochaine campagne électorale est déterminante, explique le président de l’Alliance des patients pour la santé, Jérôme Di Giovanni, car notre système de santé vit une crise profonde et qu’il nécessite des correctifs urgents, plaçant les patients au cœur de l’action. »

L’Alliance des patients pour la santé (APS), l’Association médicale du Québec (AMQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et l’Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux (ACSSSS) demandent à toutes les formations politiques d’inclure les actions prioritaires mises de l’avant par le Collectif dans leur plateforme électorale et de s’engager, si elles forment le prochain gouvernement, à assurer leur mise en œuvre au cours de ses deux premières années de mandat.

« Nos services de santé sont de très haute qualité, mais leur accès demeure difficile. Pour avoir un réseau de la santé efficient et performant, il faut revoir les modes de financement et de rémunération », souligne le président de l’Association médicale du Québec, le Dr Hugo Viens. « Cela prend des solutions concrètes, simples, mais pas simplistes pour y arriver. Des solutions qui auront un effet réel sur la pérennité du réseau public de santé et des services sociaux, tout en améliorant l’accessibilité aux soins et les conditions de travail », ajoute le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

Pour la présidente-directrice générale de l’Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux, Carole Trempe, « il est temps de stabiliser le réseau en y apportant plus d’humanisme et en étant davantage à l’écoute des besoins des milieux. Les patients et les collectivités locales doivent jouer un plus grand rôle dans les décisions qui les touchent ».

Depuis le lancement des 15 solutions pour améliorer le système de santé et des services sociaux, au mois d’octobre 2017, le Collectif a rencontré les quatre partis politiques, plusieurs organismes ainsi que d’anciens ministres et sous-ministres de la santé. Tous avaient conscience que l’heure n’est plus aux changements de structure ou maniements organisationnels, mais à une action concertée. « Nous regroupons les patients, les intervenants du réseau, les gestionnaires et les médecins et nous souhaitons mettre au service des décideurs politiques nos points de vue, de même que nos propositions consensuelles », soutiennent les porte-paroles du Collectif.

Le Collectif ira donc présenter, avant le lancement officiel de la campagne électorale, ses actions prioritaires à chaque formation politique. En fonction de la réponse que celles-ci apporteront, nous produirons et rendrons public le « bulletin de notes » de chacune d’entre elles. Nous nous engageons de notre côté à devenir des partenaires privilégiés pour le prochain gouvernement.

Les cinq axes d’actions prioritaires

Les actions prioritaires

Organisation des services de 1ère ligne 

  • Élargir les champs de pratique des différents professionnels de la santé et mieux définir les interrelations pour renforcer le travail interdisciplinaire.
  • Maintenir les CLSC et renforcer leur rôle notamment pour la coordination et la prestation des soins et services à domicile aux aînés et aux personnes vulnérables, ce qui implique l’octroi des ressources humaines et financières nécessaires à leur mission.
  • Élaborer une véritable Politique des proches aidants afin de reconnaître leur apport essentiel à la prestation des soins et services.

La prévention: agir sur les déterminants de la santé

  • Consacrer 5% des dépenses de programmes de santé et des services sociaux à la santé publique, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé et de l’Association pour la santé publique du Québec.
  • Créer des plateformes, des « hubs », sur le territoire de chaque CISSS / CIUSSS, dotés d’un budget suffisant pour soutenir des initiatives locales, mises en place, proposées et portées par le milieu et visant la prévention et la promotion de la santé.

Les différents modes de financement et de rémunération

  • Améliorer la collecte, la circulation et le partage des données anonymisées et identifier les indicateurs reconnus qui permettront l’évaluation de la performance du réseau, notamment en matière de pertinence, de coûts et d’efficience.
  • Faire une plus grande place dans le système de rémunération des médecins aux modèles alternatifs favorisant le travail interdisciplinaire, à l’instar d’autres provinces canadiennes et en s’appuyant sur les conclusions des recherches déjà effectuées par le Commissaire à la santé et au bien-être.
  • Moderniser le financement des établissements du réseau pour l’établir non plus uniquement sur une base historique, mais également en fonction des services rendus et des impacts positifs sur la santé et le bien-être de la population locale.

La gouvernance

  • Effectuer des modifications législatives afin de rendre aux instances des établissements du réseau de la santé et des services sociaux une réelle autonomie et ainsi favoriser la décentralisation.
  • Obliger les établissements à tenir des consultations auprès des parties prenantes, incluant obligatoirement les patients, les usagers et les intervenants du réseau, pour s’assurer d’un meilleur arrimage entre l’offre de services et les besoins.
  • Mettre en place un Comité national de patients.
  • Réinstaurer la fonction de Commissaire à la santé et au bien-être, celle-ci relevant dorénavant de l’Assemblée nationale du Québec, et lui octroyer les ressources humaines et financières pour remplir pleinement son rôle.

La relève

  • Favoriser la reconnaissance des diplômes et de l’expérience acquise à l’étranger.
  • Déployer des activités de pairage, de codéveloppement, de coaching et de mentorat par les pairs pour accroître la rétention du personnel et faciliter l’intégration.
  • Améliorer l’organisation et les conditions de travail et de pratique afin d’éliminer la précarité, d’éviter la surcharge et d’assurer un milieu de travail sain.
  • Mener des campagnes publiques afin de valoriser l’apport, le rôle et le travail des professionnels et des intervenants du réseau de la santé et des services sociaux.
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