Enseignement privé – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 02 Sep 2025 15:33:15 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Enseignement privé – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les profs du Séminaire Saint-François adoptent un mandat de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-profs-du-seminaire-saint-francois-adoptent-un-mandat-de-greve/ Tue, 02 Sep 2025 15:33:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106884 Dans un geste rare dans ce milieu, la cinquantaine d’enseignantes et enseignants du Séminaire Saint-François viennent de se doter d’une banque de cinq jours de grève à exercer en heures ou en jours au moment jugé opportun. C’est à 98 % que les membres du Syndicat du personnel du Séminaire Saint-François–CSN se sont prononcés à scrutin secret, la semaine dernière, pour ce mandat de grève.

« C’est exceptionnel pour notre syndicat de prendre ce genre de vote », convient Marc-André Perron, président du syndicat, « c’est dire à quel point les enjeux sont importants pour nos membres ».

Alors que les négociations pour le renouvèlement de la convention collective sont en cours depuis près de deux ans, la direction du collège privé a décidé à la rentrée de changer unilatéralement les conditions de travail du personnel enseignant, notamment en ce qui concerne les horaires de présence au bureau et l’heure de dîner.

« Les changements imposés compliquent notre travail et minent notre autonomie professionnelle », explique le président du syndicat. « Nous, ce que l’on veut, c’est revenir à la situation antérieure et reprendre la négociation pour en arriver à une entente qui convienne aux deux parties ». La partie syndicale dit être ouverte aux compromis, mais refuse catégoriquement les coups de force.

La convention collective des enseignantes et enseignants du Séminaire Saint-François est échue depuis juin 2024.

À propos

Le Syndicat du personnel enseignant du Séminaire Saint-François–CSN représente les 57 profs de ce collège privé. Il est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ), qui regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 48 établissements privés et 12 universités, ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances. Pour sa part, la CSN compte plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que du secteur public.

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La CSN et la FTQ inquiètes de l’avenir du Collège LaSalle https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-et-la-ftq-inquietes-de-lavenir-du-college-lasalle/ Mon, 25 Aug 2025 10:41:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106723 La CSN et la FTQ demandent au ministère de l’Enseignement supérieur et à la direction du Collège LaSalle de s’entendre rapidement dans le litige qui les oppose afin d’assurer le maintien des emplois du collège et la poursuite du parcours académique de l’ensemble de ses étudiantes et étudiants.

Alors que la rentrée a été reportée par la direction, la survie du Collège LaSalle semble en péril après que Québec ait imposé des amendes de 30 millions de dollars au collège pour avoir dépassé le nombre d’étudiantes et d’étudiants anglophones inscrits en vertu de la réforme de la Charte de la langue française adoptée en 2022.

Selon l’institution, fondée en 1959, cette pénalité signifierait l’obligation de mettre la clé dans la porte. La réussite académique de 4500 étudiantes et étudiants est en jeu, tout comme les 700 emplois de l’établissement d’enseignement. Parmi ces emplois, plusieurs sont occupés par des membres de la Confédération des syndicats nationaux (FNEEQ–CSN, qui représente les 425 enseignantes et enseignants) et de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ-SEPB).

« Il est temps que le ministère et la direction du collège règlent leur différend, affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Il est déplorable qu’un tel imbroglio administratif menace aujourd’hui le parcours de milliers d’étudiantes et d’étudiants et autant d’emplois. Nous sommes convaincus que les parties peuvent s’entendre, tout en respectant les modifications apportées à la loi. »


Défendre les étudiants et les emplois

Visiblement, tel que l’ont rapporté les médias, le ministère et la direction du collège ne s’entendent pas sur l’interprétation et l’application des nouvelles modalités prévues à la Charte de la langue française. Se conformer au nombre d’étudiantes et d’étudiants anglophones imposé par Québec, aurait forcé le Collège LaSalle à montrer la porte à des élèves qui ont déjà entamé leurs études, ce qu’a refusé de faire la direction.

« On sait que la direction du collège et Québec négocient actuellement. Pour le bien des étudiantes, des étudiants, des travailleuses et des travailleurs, il faut trouver un terrain d’entente. Ce n’est pas le temps d’adopter la ligne dure. En ce qui nous concerne, s’il faut aller au front pour défendre nos membres, nous le ferons », conclut, la présidente de la FTQ, Magali Picard.

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Collège Regina Assumpta : les profs en grève pour la première fois de leur histoire https://www.csn.qc.ca/actualites/college-regina-assumpta-les-profs-en-greve-pour-la-premiere-fois-de-leur-histoire/ Wed, 11 Oct 2023 14:30:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=92273 Pour une première fois en près de soixante-dix ans d’existence de l’établissement, la centaine de profs du Collège Regina Assumpta se voit obligée de déclencher la grève pour dénoncer la fermeture de la part de la direction et la détérioration déplorable des relations de travail. Le syndicat souhaite limiter le plus possible l’impact de ces moyens de pression sur les élèves et leurs parents.

« Nous aimons notre établissement et avons à cœur la réussite de nos élèves. C’est ultimement pour eux que nous piquetons aujourd’hui, pour une amélioration des conditions d’enseignement au collège et pour obtenir une convention collective à l’image des défis de 2023. Qu’attend la direction générale pour mandater ses négociatrices et ces négociateurs ? », se demande Patrick Lupien, président du Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Regina Assumpta (SEECRA–CSN). Après une quinzaine de séances de négociation, dont trois en conciliation, la partie patronale se braque et ne suggère aucune solution.

Quatre principales revendications des profs :

  • Augmentation du nombre de congés de maladie afin de prévenir l’épuisement professionnel et favoriser la rétention du personnel ;
  • Fixation de règles d’encadrement de l’enseignement à distance et des changements technologiques, conjointement et par une entente avec le syndicat, puisque cela a une incidence considérable sur la préparation des cours ;
  • Ouverture d’un local dédié aux élèves à besoins particuliers en constante augmentation, nécessitant du temps additionnel pour compléter leurs évaluations (tiers-temps) ;
  • Réduction du nombre maximal d’élèves par classe au premier cycle pour leur offrir un meilleur suivi.

« Nos membres, qui participent à une négociation coordonnée de l’enseignement privé, savent que d’autres collèges consentent à ces demandes constructives et logiques pour la réussite éducative. Faire la grève est une action forte, jamais prise à la légère. Nous les appuyons sans réserve dans leurs revendications, pour le bien des jeunes », précise Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

« En ces temps de pénurie, alors que l’éducation doit être une priorité nationale, il faut tout mettre en œuvre pour valoriser et retenir celles et ceux qui déploient énergie et cœur afin de bien former les élèves. Ça passe forcément par de meilleures conditions de travail, dans les classes », ajoute Katia Lelièvre, troisième vice-présidente de la CSN.

« La direction du Collège Regina Assumpta a la responsabilité d’offrir des conditions qui soient favorables au bien-être de son personnel. Celles-ci sont garantes des conditions d’études et de la qualité de l’enseignement offertes aux jeunes. Nous saluons le courage et la détermination des membres du SEECRA–CSN et serons à leurs côtés aussi longtemps qu’il le faudra. », note solidairement Bertrand Guibord, secrétaire général du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN)

Forts d’une banque de trois jours de grève votée à 97 % le 19 septembre dernier, les membres pourraient donc ajouter d’autres journées de débrayage. La convention collective est échue depuis le 30 juin 2022.

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Le ministre Drainville doit venir à la rescousse du réseau de l’éducation https://www.csn.qc.ca/actualites/le-ministre-drainville-doit-venir-a-la-rescousse-du-reseau-de-leducation/ Tue, 06 Dec 2022 19:58:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85865 La CSN et ses fédérations estiment que le réseau de l’éducation va continuer à accumuler les problèmes si un coup de barre important n’est pas donné rapidement. Il faut une intervention proactive du ministre de l’Éducation si l’on veut pouvoir donner une éducation de qualité à tous les élèves. C’était l’un des messages clés livrés par la CSN, la FNEEQ–CSN et la FEESP–CSN lors de leur discussion avec le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, dans une rencontre plus tôt aujourd’hui. 

Dans son discours de victoire électorale, le premier ministre François Legault a déclaré que l’éducation était « la priorité des priorités », mais quelle sera la priorité précise du gouvernement dans les années à venir ? Le financement sera-t-il à la hauteur pour pouvoir embaucher et retenir tout le personnel nécessaire, des employé-es de soutien aux professionnel-les en passant bien entendu par les enseignantes et les enseignants ? 

À ce propos, le gouvernement devrait consulter davantage celles et ceux qui transmettent quotidiennement le savoir aux élèves fréquentant nos établissements publics et privés. Ces experts de l’enseignement sont les mieux placés pour garantir leur réussite. 

CITATIONS 

– CAROLINE SENNEVILLE, présidente de la CSN 

« Il faut cesser de s’intéresser seulement aux manchettes qui accaparent l’attention des médias. Le ministre Drainville devra se rendre compte que le réseau de l’éducation public est en danger par manque de personnel et par manque d’investissements. Il faudra continuer à parler aux syndicats pour trouver des solutions pérennes et globales afin d’assurer un meilleur avenir à nos enfants en améliorant de façon notable les conditions de travail et l’organisation de celui-ci. » 

– BENOÎT MALENFANT, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) 

 « Sans le personnel de soutien, l’école prend le bord. Sans les services de garde, les services directs aux élèves (éducatrices spécialisées, préposé-es aux élèves handicapés, surveillantes d’élèves, etc.), l’entretien des bâtiments et le personnel administratif, le réseau de l’éducation cesse tout simplement de fonctionner. C’est le message que nous portons aujourd’hui au nouveau ministre. Nous lui demandons de reconnaître concrètement l’apport essentiel des employé-es de soutien dans nos établissements scolaires en travaillant avec nous à trouver des solutions aux graves problèmes d’attraction et de rétention qui sévissent actuellement dans le réseau. Il faut améliorer la rémunération et aussi s’attaquer à la surcharge de travail, notamment en fixant des ratios réalistes personnel/élèves dans l’ensemble des services, y compris pour les secrétaires d’école. L’intégration des services de garde au projet éducatif doit aussi faire partie des priorités du ministre. »   

– CAROLINE QUESNEL, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) 

« Pas une semaine ne passe sans que plusieurs de nos membres ne vantent les mérites d’instaurer de façon permanente un calendrier scolaire divisé en deux étapes. Cette modification au régime pédagogique s’avère nécessaire pour améliorer la qualité des apprentissages et la consolidation des acquis par les élèves. Dans cet esprit, nous demandons également au ministre Drainville qu’il reporte d’un an (en septembre 2024) l’implantation du cours de Culture et citoyenneté québécoise afin de bien outiller le personnel enseignant et d’assurer le succès de ce nouveau cours. »    

Pour consulter la plateforme de la CSN en éducation et en enseignement supérieur 

https ://bit.ly/3EAf0PY 

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L’éducation et l’enseignement supérieur seront-ils vraiment la « priorité des priorités » ? https://www.csn.qc.ca/actualites/leducation-et-lenseignement-superieur-seront-ils-vraiment-la-priorite-des-priorites/ Thu, 20 Oct 2022 20:02:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85373 La CSN accueille avec prudence la nomination de Bernard Drainville au ministère de l’Éducation et de Pascale Déry à l’Enseignement supérieur. Leur tâche sera colossale et devra être accomplie avec, en tête, les premiers mots prononcés par le premier ministre François Legault le soir de sa victoire : « La priorité des priorités, ça doit rester l’éducation. »

Malheureusement, le dernier mandat n’a pas permis d’avancer de manière significative pour régler les problèmes récurrents en éducation et en enseignement supérieur. La pandémie n’a certainement pas aidé, mais les deux ministres qui étaient en place ont aussi leur responsabilité, parce qu’ils n’ont pas été à l’écoute des solutions en provenance de celles et de ceux qui travaillent dans les écoles, dans les cégeps et dans les universités. La CSN estime qu’il faut absolument les consulter pour mettre en place des solutions qui auront une véritable chance de fonctionner.

Dans les dernières semaines, la campagne électorale a fait très peu de place à l’éducation et aucunement à l’enseignement supérieur. Il s’agit d’une autre occasion ratée.

Alors que les employé-es du milieu de l’éducation et les élèves font face à des défis encore jamais vus dans le réseau avant la pandémie, la CSN demande aux deux nouveaux ministres de peser de tout leur poids pour que l’ensemble du réseau de l’éducation, du CPE à l’université, redevienne « la priorité des priorités » et que l’avenir de tous les enfants soit pris au sérieux.

Le ministre Bernard Drainville aura beaucoup à apprendre. Il devra s’occuper des humains qui travaillent dans le réseau de l’éducation s’il veut bien le faire fonctionner. La ministre Pascale Déry devra faire de même, puisque le domaine des communications est bien différent de celui de l’enseignement supérieur.

Consulter la plateforme de la CSN en éducation et en enseignement supérieur

CITATIONS 

–   CAROLINE SENNEVILLE, présidente de la CSN

« La CSN s’inquiète que le gouvernement n’ait bientôt plus la marge de manœuvre nécessaire pour apporter les correctifs urgents qui s’imposent en éducation et en enseignement supérieur. La promesse de baisse d’impôt et le ralentissement économique qui s’amorce pourraient couper l’élan de François Legault si le secteur baisse dans la liste des priorités. Le premier ministre affirme que les enfants sont notre avenir. Pour être cohérent avec ce beau discours, il va falloir réinvestir massivement dans les écoles, les cégeps et les universités. Il va falloir redonner le goût à une nouvelle génération de s’occuper d’éducation. »

– BENOÎT MALENFANT, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN)

« Tant et aussi longtemps que les ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur ne reconnaîtront pas concrètement l’apport essentiel du personnel de soutien, les problèmes de fonctionnement des réseaux subsisteront et le cheminement éducatif des élèves ainsi que des étudiantes et étudiants sera mis à mal. Mme Déry et M. Drainville, ne commettez pas les mêmes erreurs que vos prédécesseurs : donnez aux employé-es de soutien la place qui leur revient et considérez leur voix comme nécessaire dans l’élaboration des politiques publiques qui permettront de relever notre système d’éducation, une fois pour toutes. »

– CAROLINE QUESNEL, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN)

« Parce que les étudiantes et les étudiants à besoins particuliers sont en augmentation exponentielle dans nos classes, parce que les profils étudiants sont plus que jamais diversifiés et parce que nos enseignantes et nos enseignants côtoient la détresse étudiante au quotidien de la maternelle à l’université, il y a urgence d’ajouter des ressources. Nous avons, à cet égard, des idées et des pistes de solutions, c’est la raison pour laquelle nous sollicitons une rencontre rapidement avec les deux nouveaux ministres. »  

– DANNY ROY, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN)

Dans un contexte généralisé de pénurie de main-d’œuvre où la population étudiante doit souvent choisir entre travailler sans formation ou s’endetter, le nouveau gouvernement se doit de revoir le mode de financement des programmes d’enseignement supérieur actuellement tributaire du nombre d’inscriptions et des besoins du marché du travail. C’est pourquoi nous réitérons que ce financement se doit d’être stable, prévisible, équitable entre les différents programmes, et surtout, étatique.

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Demi-journée de grève au Collège Esther-Blondin https://www.csn.qc.ca/actualites/demi-journee-de-greve-au-college-esther-blondin/ Wed, 06 Oct 2021 20:17:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80678 Malgré deux récentes rencontres de conciliation, le corps professoral du Collège Esther-Blondin souligne son impatience en tenant une demi-journée de grève. La convention collective est échue depuis le 30 juin 2020, une dizaine de séances de négociation avec l’employeur avaient eu lieu avant qu’il ne demande à un conciliateur de s’impliquer, en septembre. « Pourtant, nous avons le sentiment de tourner en rond. Devant le conciliateur, l’employeur remet en doute les problématiques réelles soulevées par les membres et demande des précisions qui ont déjà été fournies dans le passé. C’est comme s’il souhaitait gagner du temps », déplore Gilbert Melançon, président du Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Esther-Blondin.

En effet, l’impasse persiste à propos de plusieurs enjeux cruciaux qui touchent directement la qualité des services aux élèves. Par exemple, au programme sports-études, les enseignantes et les enseignants sont obligés de condenser la matière et d’accepter de donner d’autres cours pour combler une pleine tâche. Mais, l’employeur n’accorde pas plus de temps pour la préparation des cours, le suivi et l’encadrement des élèves qui en font les frais.

Aussi, le nombre d’élèves à besoins spéciaux a plus que doublé depuis cinq ans. « Comment expliquer aux parents, qui s’attendent à obtenir des services de qualité, que nous ne sommes pas en mesure de tout mettre en place pour appliquer les plans d’intervention, par manque de temps », s’interroge Caroline Quesnel, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Rappelons que, réunis en assemblée générale à la fin août, la soixantaine de membres du corps professoral du Collège Esther-Blondin se sont prononcés à 98% en faveur d’un mandat de cinq jours de grève.

« Pour le bien de la réputation du collège dans notre région, pour le bien des familles comme pour celui des élèves, nous souhaitons que l’employeur prenne au sérieux cette négociation et qu’il fournisse les mandats adéquats à ses négociateurs afin d’en arriver à une entente rapidement », conclut la présidente du Conseil central de Lanaudière (CCL–CSN), Patricia Rivest.

D’ailleurs, le syndicat, lui, est prêt à négocier sans relâche pour en arriver à un dénouement et ainsi limiter les impacts sur les parents et leurs enfants. À ce propos, il déplore que l’employeur ait choisi d’imposer aux élèves des travaux à la maison en après-midi le 6 octobre, alors que le corps professoral est tout à fait disposé à donner des cours en classe, comme à l’habitude.

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Les 3 000 RSG–CSN acceptent sans enthousiasme l’entente de principe recommandée par le médiateur https://www.csn.qc.ca/actualites/les-3%e2%80%89000-rsg-csn-acceptent-sans-enthousiasme-lentente-de-principe-recommandee-par-le-mediateur/ Wed, 21 Oct 2020 13:50:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76737 Après la tenue de six assemblées régionales virtuelles la semaine dernière, les 3 000 responsables de service de garde en milieu familial de la CSN (RSG–CSN) ont accepté dans une proportion de 86 % l’entente de principe recommandée par le médiateur Nicolas Dionne. « Ce taux d’acceptation ne doit pas cacher le grand mécontentement des femmes qui choisissent d’accueillir chez elles des milliers d’enfants québécois, de les éduquer et d’en prendre soin », nuance d’entrée de jeu Karine Morisseau, représentante du secteur des RSG à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

En effet, les travailleuses comprennent que le contexte actuel de pandémie, dont personne n’aurait pu prédire l’ampleur, a complètement chamboulé la négociation. Des parents angoissés à juste titre, des RSG obligés d’appliquer les mesures sanitaires strictes et des restrictions importantes en matière de rassemblement ont sans doute compliqué les pourparlers avec le ministère de la Famille.

« Le contexte sanitaire qui afflige l’ensemble des RSG en milieu familial leur ajoute un stress important. Cependant, il faut d’ores et déjà préparer la suite du combat pour la pérennité du métier de RSG en milieu familial. Nous serons au rendez-vous », prévient Jeff Begley, président de la FSSS–CSN. Tout indique malheureusement que cette entente recommandée par le médiateur ne freinera aucunement l’exode massif des RSG vers d’autres professions.  

Par ailleurs, le comité chargé de l’analyse du revenu annuel inéquitable des RSG en milieu familial doit reprendre ses travaux au plus tard le 1er janvier prochain. « Les trois représentants nommés par la FSSS–CSN veilleront à ce que le gouvernement soit de bonne foi afin d’en arriver à des recommandations communes à la fin du mois de septembre prochain », rappelle Lucie Longchamp, vice-présidente de la FSSS–CSN, qui demeure convaincue qu’il est inacceptable de travailler 55 heures par semaine pour moins de 30 000 $ par année.

L’entente de quatre ans recommandée par le médiateur prévoit tout de même une augmentation de 11,8 % en matière de rémunération et un allégement de la lourdeur des tâches administratives exigées aux RSG en milieu familial.

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Entente de principe entre le ministère de la Famille et la FSSS–CSN faisant suite à la recommandation du médiateur https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-entre-le-ministere-de-la-famille-et-la-fsss-csn-faisant-suite-a-la-recommandation-du-mediateur/ Thu, 01 Oct 2020 17:55:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76533 Après un blitz de rencontres avec le ministère de la Famille, en présence du médiateur Nicolas Dionne, le comité syndical de négociation est convaincu d’être allé au bout du processus de discussion. « Le contexte sanitaire qui afflige l’ensemble des RSG en milieu familial nous ajoute un stress important ainsi qu’aux parents. Ce contexte difficile nous pousse à adhérer à la recommandation faite par le médiateur », nuance d’emblée Karine Morisseau, représentante du secteur des RSG à la FSSS–CSN.

L’entente recommandée par le médiateur sera expliquée au cours des prochains jours à l’ensemble de nos 3000 membres via des assemblées virtuelles d’échanges démocratiques. Le comité de négociation syndical prendra tout le temps nécessaire pour détailler l’ensemble des mesures, avant d’inviter les membres à voter.

« Indépendamment des clauses à incidences financières, nous sommes rassurées de voir que le comité mis en place par la FSSSCSN en 2015 pour analyser la rémunération inéquitable des RSG en milieu familial poursuivra ses travaux avec le ministère de la Famille en présence d’un médiateur du Tribunal administratif du travail, selon un échéancier précis jusqu’en septembre 2021 », ajoute Karine Morisseau.

En attendant le résultat du vote des 3000 RSG en milieu familial de la FSSSCSN, nous suspendons tous nos moyens de pression.

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Centre québécois de formation aéronautique (CQFA) https://www.csn.qc.ca/actualites/centre-quebecois-de-formation-aeronautique-cqfa/ Tue, 25 Aug 2020 18:29:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76229 Encore une fois, le ministère de l’Enseignement supérieur suscite la grogne en autorisant un établissement privé à compétitionner avec l’une des cinq Écoles nationales du Québec, le Centre québécois de formation aéronautique (CQFA), un de nos fleurons. Après avoir accordé l’an dernier une licence d’enseignement au collège Air Richelieu, c’est au tour du collège Mérici de Québec de bénéficier des faveurs ministérielles. Pour la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), en agissant ainsi, le gouvernement affaiblit d’une certaine façon le CQFA en étendant l’offre de formation en pilotage d’aéronefs aux établissements privés, le plaçant ainsi dans une situation de compétition malsaine avec ces derniers pour l’octroi du diplôme d’études collégiales (DEC) dans ce programme.

« Autoriser un établissement privé à concurrencer une école nationale de haut niveau cause un préjudice sérieux au développement du CQFA. La décision de la ministre Danielle McCann va à l’encontre de ses propres règles en matière d’éducation puisqu’elle retire l’exclusivité d’un programme à une école nationale, qui plus est située en région », souligne Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQ-CSN. « Or, le caractère exclusif de tels programmes s’avère d’une importance capitale pour la vitalité des cégeps situés hors des grands centres. »

« Nous allons solliciter une rencontre avec la ministre. Cette décision ne tient pas la route. Nous sommes fiers du rayonnement du CQFA dans toute la francophonie et je suis persuadée que Madame McCann en retire aussi une grande satisfaction. Nous allons collaborer avec le Cégep de Chicoutimi, dont relève ce centre, et le gouvernement pour trouver rapidement une solution », conclut Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

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Réouverture des écoles : La CSN réclame des règles de protection claires https://www.csn.qc.ca/actualites/reouverture-des-ecoles-la-csn-reclame-des-regles-de-protection-claires/ Mon, 27 Apr 2020 21:01:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=75461 À la suite de l’annonce du gouvernement quant à la réouverture graduelle des écoles, la CSN invite celui-ci à mettre en place des mesures claires pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs du milieu scolaire, tant sur le plan du transport des élèves que sur celui du soutien scolaire.

« Le gouvernement doit s’assurer que les travailleurs et les travailleuses qui seront au front de la réouverture des écoles soient protégés. Il est impératif qu’il mette en place des procédures claires pour assurer leur santé et leur sécurité et qu’il rende disponible tout le matériel de protection nécessaire », affirme Jacques Létourneau, président de la CSN.

La CSN réclame une procédure de dépistage claire tant pour les enfants que pour les travailleuses et les travailleurs. Elle demande également des mesures supplémentaires pour protéger les plus vulnérables, notamment le personnel à risque en raison de l’âge ou de conditions préexistantes. La CSN souhaite notamment éviter que la proportion importante de conductrices et de conducteurs de véhicules scolaires de 60 ans et plus ne soit exposée au coronavirus, tout en évitant des mises à pied. « Nous sommes soulagés d’entendre que des barrières physiques seront installées dans les véhicules scolaires, mais il faudra s’assurer que tous les moyens possibles seront pris pour protéger la santé et la sécurité des membres », a ajouté Nathalie Arguin, présidente de la FEESP–CSN.

Face à l’impossibilité, dans la pratique, de respecter une distance de deux mètres, le personnel de soutien scolaire émet également ses inquiétudes sur le fonctionnement à l’intérieur des écoles, notamment en ce qui concerne les déplacements entre les classes et les services de garde, les accès aux espaces communs et la désinfection des locaux.

« Le nombre maximum de 15 élèves par classe a été annoncé par le gouvernement, mais il demeure qu’une panoplie d’éléments ayant un impact direct sur le personnel de soutien scolaire devront être évalués », souligne aussi Nathalie Arguin. « La reprise ne doit pas se faire au prix de la santé du personnel. Les éventuelles recommandations de l’Institut national de la santé publique du Québec devront être respectées par les employeurs », a-t-elle conclu.

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Entente de principe au Collège Marianopolis https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-marianopolis/ Wed, 11 Dec 2019 19:43:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=73209 Une entente de principe est intervenue aujourd’hui entre le Syndicat des professeurs du Collège Marianopolis et la direction du collège.

Il aura fallu quatorze rencontres de négociation pour parvenir à s’entendre sur des enjeux ayant un impact important sur les conditions de travail et la qualité de l’enseignement.

Le 23 janvier prochain, les membres du syndicat se réuniront pour en apprécier le résultat. Si elle est adoptée, la nouvelle convention collective entrera en vigueur au moment de sa signature.

Les représentantes et représentants du syndicat ne divulgueront aucune information sur le contenu de l’entente avant la présentation des derniers développements aux membres.

Le syndicat représente 185 enseignantes et enseignants. Il est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec et à la Confédération des syndicats nationaux. Le Collège Marianopolis est un établissement d’enseignement collégial privé anglophone de Montréal.

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Une nouvelle convention collective au Campus Notre-Dame-de-Foy https://www.csn.qc.ca/actualites/une-nouvelle-convention-collective-au-campus-notre-dame-de-foy/ Tue, 03 Dec 2019 14:53:46 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=73024 C’est à l’unanimité que les enseignantes et les enseignants du Campus Notre-Dame-de-Foy ont accepté l’entente de principe qui mène au renouvellement de leur convention collective. Le vote s’est tenu le 27 novembre.

Avec ce règlement, les membres du syndicat, en plus de certaines améliorations de leurs conditions de travail, retrouvent les droits qu’ils avaient concédés dans le passé. Ces enseignantes et ces enseignants retrouvent également la parité salariale avec le secteur public.

Durant les premiers mois de discussions à la table de négociation, les probabilités qu’un conflit éclate étaient palpables. L’employeur réclamait, à nouveau, une contribution financière, aux enseignantes et aux enseignants, sans accepter de soumettre ses livres comptables à une analyse financière indépendante par la firme MCE conseils. La ténacité du comité de négociation et de mobilisation ainsi que la solidarité des membres du syndicat ont permis le retrait de cette demande patronale.

Claudine Beaupré, présidente de l’Association des professeurs (es) du Campus Notre-Dame-de-Foy, se dit heureuse du dénouement : « À partir du moment où la direction a compris que nos membres exigeaient des justifications à leur demande financière et appuyaient leur comité de négociation, elle a laissé tomber cette demande. Par la suite, les pourparlers sur les demandes syndicales ont repris dans un esprit de dialogue et de recherche de solutions, ce qui a facilité la négociation pour trouver des terrains d’entente » affirme-t-elle.

Le Campus Notre-Dame-de-Foy, un collège privé de Québec, accueille des étudiantes et des étudiants avec des programmes préuniversitaires, professionnels et techniques. L’Association des professeurs (es) du Campus Notre-Dame-de-Foy regroupe une centaine d’enseignantes et d’enseignants. Ce syndicat est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du QuébecCSN.

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Entente de principe adoptée au Collège Jean de la Mennais https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-adoptee-au-college-jean-de-la-mennais-2/ Wed, 16 Oct 2019 18:11:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72529 Après plus d’une année de négociation et 11 rencontres de conciliation, les enseignantes et enseignants du Collège Jean de la Mennais ont accepté hier, à 92 %, l’entente de principe convenue avec le collège le 8 octobre dernier. « La partie patronale a décidé de donner suite aux demandes légitimes des syndiqué-es, souligne le vice-président de la Fédération des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Léandre Lapointe. Nous sommes très heureux pour nos membres ainsi que pour les élèves du collège, qui, nous l’espérons, pourront bénéficier d’un encadrement pédagogique bonifié par les mesures à mettre en place. »

Les gains
« Notre demande principale portait sur la réduction de la tâche éducative au secondaire afin de nous permettre de mieux encadrer les élèves dans leur apprentissage. Nous avons obtenu une réduction de cette tâche, qui pourra passer graduellement de 1800 à 1720 minutes par cycle de huit jours pour les trois prochaines années scolaires. Nous en sommes satisfaits, même si notre objectif de départ était d’atteindre 1680 minutes », a d’abord souligné avec enthousiasme le président du syndicat, Mathieu Boutin.

Parmi les autres gains de cette négociation, notons la refonte du comité pédagogique, l’amélioration de la compensation d’un enseignant lorsqu’il participe à des activités autres que l’enseignement, l’augmentation du temps alloué aux professeurs du primaire pour corriger les épreuves ministérielles, la création d’un comité pour améliorer le soutien aux enseignantes et enseignants du primaire et faciliter l’aide aux élèves qui éprouvent des besoins particuliers, la bonification du budget de perfectionnement, des montants alloués pour les frais de déplacement, la participation du collège au paiement des frais de scolarité des enfants des enseignants du collège qui étudient au secondaire ainsi que l’amélioration des droits parentaux.

Autre fait important à noter : l’employeur a finalement reculé et maintient telle quelle sa participation au régime d’assurance collective.

En outre, malgré une négociation difficile, les parties pourront poursuivre le travail afin de consolider les relations de travail ainsi que le soutien aux enseignants et d’améliorer le service aux élèves.

« Le collège bénéficie d’une réputation enviable grâce aux syndiqué-es du collège. Ceux-ci se sont battus pour le mieux-être des élèves, ont décroché des gains en ce sens, et c’est tout à leur honneur », a conclu la présidente du Conseil central de Montérégie (CSN), Annette Herbeuval.

 

 

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Entente de principe entre les enseignantes et enseignants et leur employeur https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-entre-les-enseignantes-et-enseignants-du-college-jean-de-la-mennais-et-leur-employeur/ Wed, 09 Oct 2019 17:37:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72428 Après une rencontre de conciliation qui s’est terminée tard hier soir, une entente de principe a été conclue entre les enseignantes et enseignants et leur employeur, le Collège Jean de la Mennais. Le contenu de l’entente ne sera pas divulgué avant que les membres ne puissent se prononcer à ce sujet dans les prochains jours, en assemblée générale.

Rappelons que la négociation achoppait principalement sur la question de la tâche éducative et du maintien de la contribution de l’employeur au régime d’assurance collective. Les enseignants demandaient notamment une réduction de la tâche afin d’être en mesure de mieux encadrer les élèves dans leur apprentissage.

 

 

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50 ans à faire école par nos luttes https://www.csn.qc.ca/actualites/50-ans-a-faire-ecole-par-nos-luttes/ Wed, 18 Sep 2019 22:01:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72134 La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) souligne aujourd’hui le cinquantième anniversaire de sa fondation. Réputée pour sa combativité, sa créativité et sa capacité d’améliorer les conditions de travail de ses membres, la FNEEQ-CSN célèbre cet important anniversaire avec ses 101 syndicats qui représentent 35 000 enseignantes et enseignants du primaire jusqu’à l’université.

Créée le 19 septembre 1969 par l’union de trois groupes représentant les enseignantes et les enseignants affiliés à la CSN, soit le Syndicat des professeurs de l’État du Québec (SPEQ), le Syndicat professionnel des enseignants (SPE) et des syndicats d’enseignant-es de cégeps, la FNEEQ-CSN pratique depuis toujours un syndicalisme engagé qui s’appuie sur des valeurs humanistes et citoyennes. Au fil des années, elle a su poser les balises permettant aux enseignantes et aux enseignants du Québec de jouer pleinement leur rôle dans leur classe, mais aussi à l’extérieur des murs de leur établissement, en étant un lieu de militantisme voué au progrès social. Sa présence au sein de la CSN a permis à ses membres de se solidariser avec des travailleuses et des travailleurs provenant de différents horizons favorisant ainsi une meilleure compréhension des enjeux globaux et une plus grande mobilisation collective.

« Aucune autre fédération ou centrale d’enseignantes et d’enseignants n’est aussi proche des différents acteurs de la société civile. Aucune décision n’est prise sans prendre en considération son impact sur les étudiantes et les étudiants ou sur le reste de la population. Chaque position fait l’objet d’analyse, d’échanges et de débats démocratiques, souvent passionnés, dans nos instances. Nos membres assument pleinement leurs responsabilités pédagogiques, professionnelles et sociales et nous sommes fiers d’être un instrument qui le leur permet depuis cinquante ans », souligne Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQ-CSN.

Depuis 50 ans, les chargé-es de cours d’université, les professeur-es de cégep et les enseignantes et enseignants des établissements privés apportent une contribution inestimable à la formation de la population et au développement de la pensée critique. Lors de l’assemblée de fondation au Lac Beauport le 19 septembre 1969, Marcel Pepin, président de la CSN à l’époque, a prononcé des paroles qui conservent aujourd’hui toute leur actualité :

« Qu’est-ce qu’un individu isolé, dans un monde ainsi agité, aussi changeant ? Qu’est-ce qu’une profession qui s’isolerait dans une conjoncture pareille ? Peu de choses ! Vous devez être à la fois syndiqués, fédérés, affiliés, appuyés par un vaste mouvement démocratique et progressiste, pour que votre profession […] soit une force, pour que la bureaucratie ne puisse pas régner sur l’éducation, pour que vous ne soyez pas les jouets du pouvoir, et que ce soit vous qui inspiriez et défendiez les valeurs et les progrès du monde de l’éducation dans une société qui aurait tôt fait, autrement, de vous utiliser au gré de ce pouvoir. »

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe actuellement quelque 35 000 membres dans 47 cégeps et centres d’études collégiales, 41 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle a été la pionnière de la syndicalisation des chargé-es de cours et en regroupe une très large majorité. La FNEEQ-CSN est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et compte bien le demeurer pour au moins les cinquante prochaines années.

Pour de plus amples renseignements sur la FNEEQ-CSN, visitez http://fneeq.qc.ca et suivez-nous sur Facebook et Twitter.

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Le syndicat rejette l’offre de l’employeur https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-rejette-loffre-de-lemployeur/ Fri, 30 Aug 2019 18:11:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72028 Réunis en assemblée générale hier, les membres du Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Jean de La Mennais–CSN (SEECJLM–CSN) ont rejeté à 81 % l’offre qualifiée de finale et globale de leur employeur.

« La balle est désormais dans le camp de l’employeur. Nos négociations achoppent notamment sur la question de la lourdeur de la tâche éducative des enseignantes et enseignants du secondaire, sur l’amélioration des conditions de pratique au primaire et sur nos assurances collectives. Nous espérons que l’employeur a compris notre message clair et que celui-ci soumettra prochainement une nouvelle offre répondant réellement aux besoins que nous avons exprimés », déclare Mathieu Boutin, président du SEECJDLM–CSN.

« Les négociations s’étirent depuis près d’un an et nous sommes d’avis que d’amorcer cette nouvelle année scolaire avec une nouvelle convention collective serait bénéfique pour tout le monde », d’ajouter Léandre Lapointe, vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) et responsable du regroupement privé.

« Nous réitérons l’appui de tous les syndicats du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) aux enseignantes et enseignants et nous serons à leurs côtés jusqu’à l’obtention de leur nouveau contrat de travail », de conclure Annette Herbeuval, présidente du CCM–CSN.

Le Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Jean de La Mennais–CSN représente environ 90 enseignantes et enseignants affiliés à la FNEEQ–CSN.

 

 

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Entente de principe au Collège Pasteur https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-au-college-pasteur/ Tue, 18 Jun 2019 13:45:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71745 Les enseignantes et les enseignants ainsi que les éducatrices et les éducateurs du Collège Pasteur auront bientôt une nouvelle convention collective. Elles et ils l’ont entériné unanimement par vote secret la semaine dernière.

Les conditions de travail de ces employé-es se trouvent nettement améliorées sur plusieurs aspects notamment sur le volet pédagogique, la tâche, et les avantages sociaux. Les enseignantes et les enseignants du primaire vont notamment bénéficier d’une baisse graduelle de deux élèves par classe sur une période de quatre ans, permettant un meilleur encadrement pour chaque élève et une diminution de la surcharge qu’engendrent trop d’élèves par classe. Au chapitre des avantages sociaux, le Collège augmente sa contribution à l’assurance collective jusqu’à 70 %, finance l’achat d’un ordinateur pour les enseignantes et les enseignants permanents et autorise la conversion de journées de maladie en congés personnels.

Cette entente répond aux objectifs de négociation que s’était fixés le syndicat. « Nous avons cherché à obtenir davantage de transparence de la direction. Nous avons maintenant un lieu pour discuter de pédagogie, de changement technologique et de compensation pour certaines activités. Manifestement, le résultat a été à la hauteur des attentes de nos membres », souligne Christine Benoît, présidente du Syndicat des enseignantes et des enseignants de l’École Pasteur.

Du côté de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) à laquelle est affilié le syndicat, on se réjouit aussi du résultat. « Le Collège a finalement accepté de reconnaître le statut de salarié-es syndiqu-ées aux éducatrices et aux éducateurs réglant ainsi un litige juridique. Ces salarié-es apportent un soutien essentiel et on reconnaît enfin leurs droits. La situation est maintenant régularisée pour tout le monde », conclut Léandre Lapointe, vice-président et responsable du regroupement privé de la FNEEQ-CSN.

Dix rencontres ont permis d’arriver à cette nouvelle convention collective d’une durée de six ans.

À propos
Le Syndicat des enseignantes et des enseignants de l’École Pasteur rassemble près de 40 membres. Il est affilié à la FNEEQ-CSN qui regroupe près de 35 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés des ordres secondaire et collégial.

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L’offre du collège Jean de La Mennais est une insulte https://www.csn.qc.ca/actualites/loffre-de-lemployeur-est-une-insulte/ Wed, 12 Jun 2019 17:58:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71694 En plein dernier droit de l’année scolaire, les enseignantes et enseignants du collège Jean de La Mennais tiennent aujourd’hui, pour une seconde journée consécutive, une demi-journée de grève afin de protester contre l’offre inacceptable et la rigidité de leur employeur.

« La proposition qui nous a été faite par le collège est dérisoire, a dénoncé le président du syndicat, Mathieu Boutin. À titre d’exemple, alors que nous demandons une réduction de la tâche éducative au secondaire de deux heures par cycle pour être en mesure de mieux encadrer les élèves dans leur apprentissage, on nous propose de réduire cette tâche de plus ou moins 15 minutes, soit une réduction de moins de 2 minutes par jour de travail la première année et de moins de 38 secondes supplémentaires par jour de travail, les années subséquentes ! », souligne-t-il.

« Nous estimons que le fait d’avoir une tâche de deux heures de plus en moyenne que les enseignants des autres collèges comparables équivaut, pour un grand nombre d’enseignants, à avoir un groupe de plus à qui enseigner, avec ce que ça comporte sur le plan de la préparation des cours et des examens, de la correction, du suivi et du soutien aux élèves. C’est énorme ! », s’exclame encore Mathieu Boutin.

Des considérations purement financières
« L’offre de l’employeur ne se justifie par aucune raison pédagogique, en fait, elle ne semble se baser que sur des considérations financières. Et pourtant, l’année dernière seulement, il a réalisé des profits de plus de 415 000 $ ! Qu’attend-il pour en faire bénéficier les enseignantes et enseignants qu’il embauche et les élèves du collège par le fait même ? », a pour sa part lancé la présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annette Herbeuval.

Non seulement l’employeur refuse-t-il de répondre sérieusement aux principales demandes syndicales, mais, en plus, il demande des reculs aux enseignantes et enseignants, dont le retrait de la clause d’indexation des assurances qui les obligerait à assumer chaque nouvelle augmentation. « La balle est dans le camp du collège. La partie patronale connaît nos priorités et nous demandons qu’elle revienne à la table de négociation, jeudi, avec des propositions qui répondent à nos objectifs, sans quoi elle devra vivre avec nos moyens de pression », a renchéri Mathieu Boutin.

Le vice-président de la Fédération des enseignantes et enseignants du Québec FNEEQ–CSN, Léandre Lapointe, a finalement conclu : « L’employeur manque de considération envers celles et ceux qui permettent au collège de se classer parmi les établissements d’excellence au Québec. Il a choisi le profit au lieu de choisir les enseignantes et enseignants, et ces derniers doivent accepter la surcharge pour maintenir la bonne réputation du collège. Qu’il soit assuré que la CSN sera toujours là pour appuyer ses membres. »

Pour les médias
Du piquetage se tient au collège aujourd’hui le 12 juin, depuis 13 h 50. Le président du syndicat est présent sur place et disponible pour répondre aux questions des médias.

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Les enseignantes et enseignants du Collège Jean de la Mennais tiennent une demi-journée de grève-surprise https://www.csn.qc.ca/actualites/les-enseignantes-et-enseignants-du-college-jean-de-la-mennais-tiennent-une-demi-journee-de-greve-surprise/ Tue, 11 Jun 2019 17:55:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71685 Exaspérés par la contre-offre insultante qui leur a été faite hier, les membres du Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Jean de la Mennais exercent cet après-midi une demi-journée de grève puisée dans la banque qui a été adoptée en assemblée générale, le 29 mai dernier. En effet, malgré quinze rencontres de négociation, dont sept en présence d’une conciliatrice du ministère du Travail, la direction refuse toujours de considérer les demandes syndicales et maintient ses demandes de reculs, notamment en ce qui concerne sa participation au régime d’assurances collectives.

Mésententes
Rappelons que les négociations achoppent notamment sur la question de la lourdeur de la tâche éducative des enseignantes et enseignants du secondaire et l’amélioration des conditions de pratique au primaire. « Le nombre d’heures de travail exigées à nos membres est largement supérieur à celui qui est réclamé au personnel enseignant dans des collèges comparables. Or, une enseignante ou un enseignant en surcharge de travail ne peut donner sa pleine mesure, ça va de soi. Nos demandes sont donc tout à fait légitimes et nécessaires : elles visent à nous permettre d’offrir de meilleurs services aux élèves », a martelé le président du syndicat, Mathieu Boutin.

« Une autre séance de négociation est prévue le 13 juin, mais nous réclamons qu’entretemps, l’employeur nous transmette une proposition qui réponde réellement à nos principaux objectifs. Nous sommes prêts à négocier, mais l’employeur doit cesser de se moquer de nous. D’ici là, nous maintiendrons la pression », a-t-il expliqué.

Solidarité totale de la CSN
« Le Collège Jean de la Mennais est en excellente santé financière, a enchaîné la présidente du Conseil central de la Montérégie (CSN), Annette Herbeuval. Sa bonne réputation, il la doit à son corps enseignant. Mais l’employeur refuse de reconnaître celles et ceux qui permettent au collège d’accomplir avec diligence sa mission auprès des élèves. Cette attitude ressemble beaucoup à du mépris. »

« C’est navrant, s’exclame pour sa part le vice-président de la Fédération des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), Léandre Lapointe. La fermeture dont fait preuve la partie patronale, qui ne raisonne qu’en termes de chiffres, illustre le manque de respect et de reconnaissance qu’il a à l’endroit des enseignantes et des enseignants. Nous serons derrière ceux-ci et les appuierons fermement jusqu’à ce qu’ils obtiennent un changement d’attitude concret et des conditions de travail dignes de ce nom », conclut-il.

Pour les médias
Du piquetage se tient au collège aujourd’hui le 11 juin, depuis 13 h 50. Le président du syndicat est présent sur place et disponible pour répondre aux questions des médias.

 

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Une nouvelle convention collective au Collège Notre-Dame-de-Lourdes chaleureusement applaudie https://www.csn.qc.ca/actualites/une-nouvelle-convention-collective-au-college-notre-dame-de-lourdes-chaleureusement-applaudie/ Tue, 16 Apr 2019 20:53:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71016 Réunis en assemblée générale vendredi après-midi, les membres du Syndicat du personnel du Collège Notre-Dame-de-Lourdes – CSN ont entériné l’entente de principe intervenue entre leur comité de négociation et la direction de l’établissement.

Après quatorze journées de négociation et malgré les nombreuses tentatives de l’employeur pour diminuer les conditions de travail, les membres du Syndicat du personnel du Collège Notre-Dame-de-Lourdes – CSN ont démontré par de chaleureux applaudissements leur satisfaction de la tâche accomplie par leurs comités de négociation et de mobilisation.

« La qualité du travail effectué par ces comités est d’autant plus remarquable qu’ils ont su préserver le climat malgré qu’il s’agissait du premier renouvellement de convention à la suite du lockout de 2005. Les gains aux conditions de travail sont importants et soulignent la détermination des membres », précise Léandre Lapointe, vice-président et responsable du regroupement privé de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).

La nouvelle convention est d’une durée de six ans. Le collège a accepté notamment d’accorder les appuis nécessaires aux enseignantes et aux enseignants ayant sous leurs responsabilités des élèves qui nécessitent un plan d’intervention ou un soutien particulier. Cet appui pourra notamment se traduire par différentes mesures relatives à du support pédagogique ou l’accessibilité à des ressources.

Le collège augmente aussi considérablement sa contribution financière au régime d’assurance collective laissant la gestion de cette somme à un comité syndical. Le budget global d’un peu moins de 21 000 $ devient une enveloppe de 75 000 $ indexée annuellement. Pour les membres du syndicat, il s’agit là d’un autre gain majeur.

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