Hôpitaux – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Wed, 24 Sep 2025 15:39:56 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Hôpitaux – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les coupes budgétaires au CHU Sainte-Justine : une histoire à accoucher dehors ! https://www.csn.qc.ca/actualites/les-coupes-budgetaires-au-chu-sainte-justine-une-histoire-a-accoucher-dehors/ Mon, 15 Sep 2025 21:15:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=107528 Les trois syndicats du CHU Sainte-Justine ont mené une action d’éclat en installant d’immenses jambes devant les locaux de l’établissement, illustrant ainsi une femme en train d’accoucher dehors. Par ce geste symbolique et ludique, qui se veut un clin d’œil au film Patch Adams, ils réclament un moratoire sur les demandes de compression et souhaitent mettre de la pression sur leur employeur pour qu’il prenne enfin la parole dans l’espace public afin de dénoncer les coupes budgétaires de 24 millions imposées par Santé Québec.

Durant les derniers mois, le CHU Ste-Justine a déjà procédé à l’abolition de 21 postes avec titulaires et à de nombreuses fins d’affectations, en plus d’abolir les postes vacants. Une prochaine vague de compressions s’en vient à l’automne, puisque l’établissement est à la recherche de 24 millions de dollars pour clôturer son budget.

D’une même voix, les trois présidences des syndicats de l’établissement, Élisabeth Gagnon-Tremblay du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (SPSIC–CSN), Stéphane Payette du Syndicat national des employés-es du CHU Sainte-Justine (SNE–CSN) et Alex Trépanier du Syndicat des techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux du Québec (STEPSQ–CSN), dénoncent la situation.

« Il est impossible de couper 24 millions sans que cela n’affecte les services à la population et la qualité des soins, en plus de créer une surcharge pour le personnel. On ne peut réduire la santé à des chiffres. C’est oublier qu’on soigne des humains, pas des unités de production. Comparer la performance des établissements entre eux pour procéder à des compressions ne fait aucun sens considérant la vocation pédiatrique ultraspécialisée du CHU Sainte-Justine qui en fait un établissement à part des autres. C’est vraiment une histoire à accoucher dehors ! »

Contrairement aux directions d’écoles qui n’ont pas hésité à décrier haut et fort le désinvestissement dans le réseau de l’éducation, et qui ont obtenu certains gains, les directions du réseau de la santé sont restées muettes dans l’espace public. « On s’imagine bien que la direction du CHU Sainte-Justine doit être mécontente de ces annonces de compression budgétaire, mais elle reste muette. Est-ce signe d’une omerta qui fait rage dans le réseau de la santé et des services sociaux ? Le moral du personnel du CHU est au plus bas et le manque de réaction des gestionnaires normalise la détérioration que nous vivons actuellement. »

Les syndicats ont même lancé une pétition pour que la direction du CHU Sainte-Justine réclame un moratoire sur les compressions et dénonce les coupes budgétaires et ses impacts sur les services à la population.

Lien vers la vidéo : https://youtu.be/AMD4ZZdmffc

 

À propos

Le syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (SPSIC–CSN), le syndicat national des employés-es du CHU Sainte-Justine (SNE–CSN) et le syndicat des techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux du Québec (STEPSQ–CSN) représentent le personnel du CHU Sainte-Justine, soit plus de 6000 membres. Ils sont soutenus dans leur revendication par le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et par la Fédération des Professionnèles (FP–CSN).

 

 

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Le vrai changement demande du courage politique https://www.csn.qc.ca/actualites/le-vrai-changement-demande-du-courage-politique/ Tue, 03 Dec 2024 12:53:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101087 Dès la naissance de Santé Québec, sa PDG, Geneviève Biron, prend bien soin de diminuer les attentes. Ce n’est pas demain, dit-elle, que les patientes et les patients verront un changement concret dans leur capacité à obtenir les soins et les services dont ils ont besoin.

Cela ne doit pas nous étonner. Des rebrassages de structures en santé et services sociaux, on en vit chaque fois qu’un nouveau gouvernement est élu depuis 25 ans. Fusionner les services et centraliser les décisions n’a rien d’une idée neuve. On nous dira qu’on ne perd rien à essayer… Pourtant, les travailleuses et les travailleurs du réseau qui subissent sans cesse ces réformes n’ont vu qu’une détérioration de la situation. D’autant plus que ces réformes, tout comme celle menant à la création de Santé Québec, étaient accompagnées d’une commande politique néfaste d’austérité. Ils attendent encore un vrai changement.

Ce vrai changement, c’est de miser à 100 % sur notre réseau public une bonne fois pour toutes et de fermer pour de bon la porte à la privatisation. Depuis 25 ans, nos gouvernements n’ont cessé de privatiser le réseau au point où le Québec est aujourd’hui l’endroit au Canada où le privé joue le plus grand rôle dans le système. Est-ce que cela a amélioré la situation ? Bref, si le privé faisait partie de la solution, on le saurait !

Au contraire, ce qu’on est forcés de constater, c’est que les gens ont de moins en moins accès aux soins et aux services requis par leur état de santé. Loin d’être complémentaire au public, le privé s’érige en concurrent du réseau public et en vampirise les ressources. Au bout du compte, même si de plus en plus de services offerts au privé sont couverts par l’assurance maladie, cela nous coûte collectivement très cher. Pensons aux agences privées de placement de personnel qui exigent un profit chaque fois qu’un établissement fait appel à elles pour pallier les problèmes de main-d’œuvre… des problèmes créés précisément par ces agences qui s’arrachent ce personnel.

Pour nous, la seule manière de changer les choses pour toutes les Québécoises et tous les Québécois est de revaloriser d’urgence le réseau public. À cet effet, nous proposons trois mesures qui permettront de stopper la privatisation en cours :

  • Mettre fin à l’exode des médecins vers le secteur privé ;
  • Cesser d’octroyer des permis de cliniques privées à but lucratif ;
  • Décréter un moratoire sur tous les projets de privatisation du travail et des tâches effectués par le personnel du réseau public.

Ces mesures peuvent être mises en place très rapidement. Tout ce dont le gouvernement a besoin, c’est de courage politique.

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Quatre syndicats s’unissent pour dénoncer la situation critique à l’Hôpital de Thetford Mines : Le gouvernement doit agir immédiatement https://www.csn.qc.ca/actualites/quatre-syndicats-sunissent-pour-denoncer-la-situation-critique-a-lhopital-de-thetford-mines-le-gouvernement-doit-agir-immediatement/ Fri, 15 Nov 2024 23:32:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=100850 Les syndicats représentant le personnel de santé et des services sociaux ont déposé leur déclaration commune, dénonçant la situation et demandant au gouvernement d’agir, devant le bureau de la députée provinciale locale ce matin. D’une voix, le Syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches (SPSCA), le Syndicat québécois des employées et employés de services (SQEES), l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) et le Syndicat du personnel de bureau, technicien et professionnels de l’administration de Chaudière-Appalaches – CSN , demandent à Isabelle Lecours, députée de la Coalition Avenir Québec (CAQ), de faire pression et d’être la porte-parole dont la région a besoin auprès du gouvernement. La députée laisse aller, en toute connaissance de cause, une situation à l’Hôpital de Thetford Mines dont elle devrait être responsable, mettant en danger la santé et la sécurité de la population locale.

Depuis plus de deux ans, la gestion inadéquate de l’hôpital a entraîné la fermeture d’une vingtaine de lits, des bris de services, un manque de personnel et une surcharge de travail intenable. La situation est exacerbée par l’imposition de temps supplémentaire obligatoire (TSO) et une planification déficiente des soins. On effectue une gestion de dernière minute se reposant sur le personnel en constants sous-effectifs pour combler les manques.

Les syndicats lancent un mandat clair au gouvernement de la CAQ, en particulier à la députée Isabelle Lecours, de prendre leurs responsabilités et d’agir sans délai. Les hôpitaux régionaux sont d’une importance capitale – on ne peut se fier qu’aux établissements en centres urbains, car ils débordent eux aussi. Élus, donnez la chance aux régions d’être autonomes dans les soins et services qu’elles peuvent donner à la population, tout le monde en sortira gagnants. La population de Thetford Mines mérite un accès aux soins de qualité.

 

Citations des élues syndicales :

« La gestion des soins infirmiers est carrément absente en Chaudière-Appalaches : on tire la sonnette d’alarme dans une chambre d’écho vide. Mais qu’attendent les gestionnaires pour mettre en place un plan concret? Ils ne planifient jamais en amont et ce sont nos membres qui en paient le prix en effectuant des heures supplémentaires et des heures supplémentaires obligatoires. Elles ne pourront pas tenir encore longtemps en sous-effectifs constants. Le bateau coule et personne ne fait quoi que ce soit : pire encore, on refuse d’embaucher de nouvelles professionnelles en soins et on refuse de donner du temps complet à celles qui veulent travailler davantage. Quand est-ce que ce sera assez? » ‒ Carole Mercier, présidente du SPSCA (FIQ)

 « En tant que citoyenne de la région de Chaudière-Appalaches, je trouve ça extrêmement inquiétant ce qui se passe à l’Hôpital de Thetford Mines. D’un côté on entend constamment le gouvernement dire que l’accès aux soins de santé est une priorité, mais concrètement, c’est de pis en pis sur le terrain. Comme présidente de syndicat, c’est une préoccupation constante de savoir que la situation est maintenant aussi intenable à Thetford. À l’urgence, nos membres sont parmi les plus sollicitées par les patients quand ça ne tourne pas rond et ce n’est pas rare qu’elles subissent les contrecoups de l’impatience que suscitent des situations comme celle-là. » ‒ Manon Douville-Cadrin, présidente du Syndicat du personnel de bureau, technicien et professionnels de l’administration de Chaudière-Appalaches – CSN.

« Avant de penser à de grandes réformes de structure dans le milieu de la santé et des services sociaux, le gouvernement de la CAQ devrait agir pour s’assurer d’un accès aux soins dans nos milieux. On le voit ici, on prive la population de Thetford Mines d’accès à cause de bris de services, et rien n’est fait dans l’immédiat pour y remédier. C’est inacceptable et le gouvernement doit agir ici et maintenant. »‒ Karine Hudon, présidente du SQEES-FTQ au CISSS-CA

 « Cela fait déjà plus de 2 ans que l’on sonne l’alarme en lien avec les risques réels de bris de services à l’Hôpital de Thetford Mines, notamment pour nos travailleurs et travailleuses de laboratoire. Les impacts d’un tel bris de services seraient considérables: opérations majeures reportées ou déplacées en dehors du territoire, soins intensifs eux-mêmes sur le respirateur artificiel, ambulances détournées et accouchements non réalisables » ‒ Mélanie Lapointe, représentante nationale de l’APTS dans la région de Chaudière-Appalaches

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Austérité avérée: suppressions de postes au CHUM https://www.csn.qc.ca/actualites/austerite-averee-suppressions-de-postes-au-chum/ Mon, 11 Nov 2024 21:29:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=100810 Bien que le gouvernement de la CAQ se défende d’avoir amorcé une période d’austérité, depuis le printemps 2024, quelque 26 postes de préposé-es aux bénéficiaires et 7 postes d’agentes administratives ont été supprimés au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). Le syndicat des employé-es du CHUM (SECHUM-CSN) confirme que ces coupures ont été imposées dans le cadre des politiques de redressement budgétaire du gouvernement. Il s’associe à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) ainsi qu’à M. Vincent Marissal, porte-parole de Québec solidaire en matière de santé, pour réclamer un rétablissement des postes supprimés ainsi que l’annulation immédiate des politiques de réduction des dépenses en santé et services sociaux.

 

Déshumanisation et augmentation des accidents

Alors que la mission du CHUM est d’être un établissement universitaire de pointe, le personnel ne parvient plus à répondre efficacement aux besoins des patients. « Le ratio de préposée par patient est passé de 4 à 3 sur l’ensemble des unités de soins, incluant l’urgence. On a déjà remarqué une augmentation d’incidents et d’accidents. Par exemple, un usager a chuté et s’est brisé une hanche en allant voir pourquoi personne ne venait quand il sonnait la cloche d’appel. Le personnel en place a de plus en plus de difficulté à nourrir adéquatement les patients et à les mobiliser régulièrement, augmentant ainsi les risques de dénutrition et de déconditionnement physique. Le gouvernement semble oublier que ce sont des êtres humains dont on s’occupe », de dénoncer Anick Mailhot, présidente du SECHUM–CSN.

 

Un contexte d’austérité qui encourage le secteur privé

Ces mesures d’austérité créent des brèches dans notre réseau public dans lesquelles s’immisce le secteur privé. « En rendant le réseau public de moins en moins accessible, le gouvernement prend la population en otage. Cela crée des conditions où les services privés apparaissent, à tort, comme des alternatives viables, voire nécessaires, alors qu’en fait ils coutent beaucoup plus cher à l’ensemble de la société », d’affirmer Carole Duperré, vice-présidente pour le secteur public de la FSSS–CSN.

Pour Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN : « Cette situation de coupes dans les services publics est malheureusement loin d’être unique.  La réduction de personnel et de services se propage à vitesse grand V un peu partout dans la grande région de Montréal. L’austérité est là, le gouvernement ne peut plus le nier et ces mesures affecteront le bien-être de milliers de gens si on les laisse faire. »

 

Plus de cadres pour palier la surcharge de travail et à la détresse du personnel

« Ces coupures ont un impact profond et dévastateur sur les conditions de travail des employé-es. Le personnel est épuisé, tant physiquement que mentalement, ce qui mène à des risques accrus de burn-out. En réponse, le CHUM a créé trois nouveaux postes de cadre pendant la même période. Or, les gestionnaires utilisent une approche autoritaire et punitive pour gérer la situation, contribuant ainsi à un climat de travail stressant et peu attractif. Ce faisant, le ministre Dubé renie sa promesse d’être un employeur de choix », poursuit Anick Mailhot, présidente du SECHUM–CSN.

« La CAQ peut jouer sur les mots, le personnel du réseau de la Santé et les patients ne sont pas dupes : les coupes sont bien réelles et elles font mal, en plus de mettre la population en danger. La population de Montréal et les travailleuses du réseau peuvent compter sur les députés de Québec solidaire. Nous continuerons le combat contre cette austérité qui fait des ravages », de compléter Vincent Marissal, député de Rosemont et responsable pour Québec solidaire du dossier santé.

Pour le SECHUM–CSN, la FSSS–CSN, le CCMM–CSN ainsi que pour Québec Solidaire, il est essentiel que le gouvernement cesse de mettre en œuvre des politiques d’austérité qui fragilisent le réseau public et adopte plutôt des mesures qui le renforcent pour qu’il puisse continuer à offrir des soins de qualité à tous les citoyen-ne-s, indépendamment de leur capacité de payer.

 

À propos

Le syndicat des employé-es du CHUM affilié à la CSN compte près de 5 100 membres. Il est appuyé dans ses revendications par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte plus de 145 000 membres dans les secteurs public, parapublic et privé, dont plus de 120 000 dans le réseau public de la santé et des services sociaux, partout au Québec, et ce, dans toutes les catégories de personnel. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN représente tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte 400 syndicats affiliés représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’emplois.

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Rémunération des médecins: la CSN réclame un véritable débat de fond https://www.csn.qc.ca/actualites/remuneration-des-medecins-la-csn-reclame-un-veritable-debat-de-fond/ Wed, 29 May 2024 20:46:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=97914 La Confédération des syndicats nationaux invite le gouvernement à évaluer le statut et le mode de rémunération des médecins, à l’occasion de la négociation en cours avec les omnipraticiens, et ce, dans l’objectif de renforcer le réseau public de santé et de services sociaux.

« C’était une erreur dès la création du régime public de ne pas avoir pleinement intégré les médecins et d’avoir maintenu leur statut de travailleurs autonomes, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville.» C’est en effet parce que les médecins sont des travailleurs autonomes qu’on se retrouve à devoir périodiquement négocier avec eux l’organisation et l’accès aux soins et aux services pour l’ensemble de la population. À cela, s’ajoute le fait que les médecins sont majoritairement rémunérés à l’acte de sorte que l’on se retrouve aujourd’hui avec une multiplication des tarifs et des incitatifs financiers de toutes sortes. Plus de 11 000 actes sont codifiés ! « On en perd de vue l’objectif principal : assurer à toutes les Québécoises et les Québécois l’accès aux soins et aux services dont ils ont besoin », poursuit-elle.

La première ligne des services de santé et de services sociaux est pratiquement entièrement entre les mains des médecins autonomes qui travaillent dans les GMF, lesquels sont des entreprises privées dont il faut rediscuter le financement et l’accessibilité. C’est compliqué, c’est lourd, ça ouvre la voie à la médecine entrepreneuriale en plus de perdre les citoyennes et citoyens dans les dédales administratifs. On se retrouve aussi avec des cliniques médicales qui ne fonctionnent que durant les jours la semaine. Pourtant, il y a déjà sur l’ensemble du territoire, des établissements qui ont tout pour être la porte d’entrée générale à toute la population : les CLSC.

La CSN demande une révision du statut et du mode de rémunération des médecins dans un souci d’efficacité et de saine gestion des fonds publics. L’objectif devrait être de reprendre le contrôle public sur l’organisation de la première ligne en santé et services sociaux.

Pour la CSN, c’est la clé de voûte pour assurer la pérennité du réseau public et l’accessibilité aux soins et services pour l’ensemble de la population. La véritable solution n’est pas de créer sans cesse de nouveaux tarifs pour de nouveaux actes. Au contraire, la CSN considère que l’État doit reprendre ses responsabilités en mettant de l’avant une vision globale, notamment en faisant appel à d’autres professionnel-les de la santé et des services sociaux. Ces derniers peuvent contribuer activement à la santé globale d’une population selon une approche d’interdisciplinarité.

« À qui servent les valses perpétuelles entre les associations de médecins et le gouvernement ? questionne Caroline Senneville. Certainement pas aux Québécoises et aux Québécois qui veulent avoir accès aux services ! Pendant qu’on ignore le fond du problème – le mode de rémunération des médecins –, le privé se frotte les mains, y voyant une occasion d’en tirer des profits. Ce dont nous avons besoin collectivement, ce sont des mesures concrètes qui garantiront à toutes les Québécoises et tous les Québécois un réseau vraiment public. »

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN compte plus de 125 000 membres dans le réseau public de santé et de services sociaux, de toutes les catégories de personnel.

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Les syndicats de la FSSS–CSN entérinent l’entente de principe sectorielle https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndicats-de-la-fsss-csn-enterinent-lentente-de-principe-sectorielle/ Wed, 21 Feb 2024 16:24:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=94198 Les travailleuses et les travailleurs représentés par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux, ont adopté l’entente de principe sectorielle permettant d’améliorer leurs conditions de travail. Les salarié-es des quatre catégories de personnel ont accepté l’entente.

Tout au long de la négociation, les travailleuses et les travailleurs ont fait face à un gouvernement entêté n’ayant que ses solutions à l’esprit et voulant donner encore plus de pouvoir aux gestionnaires. Grâce à la mobilisation exemplaire des travailleuses et des travailleurs, la FSSS–CSN est parvenue à le forcer à accorder des améliorations aux conditions de travail. Au cours des dernières semaines, les travailleuses et les travailleurs ont exprimé dans leurs assemblées générales que plusieurs mesures permettront de faire des avancées intéressantes, notamment sur les primes, le temps supplémentaire, les dispositions pour certaines régions et la nomenclature des titres d’emploi. Néanmoins, plusieurs questions demeurent et illustrent que le gouvernement aurait pu en faire davantage pour aider le personnel surchargé du réseau.

« Avec cette négociation, on a réussi à mettre le pied dans la porte sur plusieurs enjeux majeurs pour les travailleuses et les travailleurs. Nous interviendrons à tous les niveaux pour continuer d’améliorer les conditions de travail du personnel épuisé du réseau. Il est clair que nous ne pourrons pas régler tous les problèmes du réseau en une négociation. Mais après des années à subir des reculs et des attaques, on peut se dire qu’on a repris le chemin des victoires pour celles et ceux qui donnent des services et prennent soin de la population », lance Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN.

Il est encore temps de changer de cap sur la réforme Dubé

Dans les prochains mois, la FSSS–CSN travaillera d’arrache-pied pour s’assurer que les gains obtenus s’implanteront véritablement dans les milieux de travail. Elle suivra également de près les développements de la réforme Dubé. Particulièrement préoccupée par l’ouverture grandissante au privé, elle interviendra à toutes les tribunes pour renforcer et améliorer notre réseau public. Pensons notamment au soutien à domicile, où il est plus que nécessaire de développer le réseau public et de valoriser les professions qui y œuvrent. Ce secteur est névralgique pour nous assurer d’être en mesure de garantir des soins à l’ensemble de la population.

« La réforme Dubé dans sa forme actuelle, c’est plus de ce qui n’a jamais marché et qui ne marchera jamais. Le réseau a tout sauf besoin d’une nouvelle centralisation bureaucratique. Autant la population que les travailleuses et les travailleurs savent ce que ce type de réforme donne. On a besoin de tout le contraire. Si on veut améliorer l’offre de services, ça nous prend un réseau plus décentralisé, démocratique et vraiment public », de conclure Réjean Leclerc.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte plus de 140 000 membres partout au Québec dans les secteurs public et privé, dont près de 120 000 dans le réseau public de la santé et des services sociaux, et ce, dans toutes les catégories de personnel. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux ainsi que dans celui des services de garde. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

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Les inhalothérapeutes et les perfusionnistes déconsidérés par la CAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/les-inhalotherapeutes-et-les-perfusionnistes-deconsidere-es-par-la-caq/ Wed, 13 Dec 2023 17:06:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=93438 La réforme du réseau de la santé et des services sociaux du ministre Christian Dubé divisera les équipes de soins directs aux patient-es. En effet, le projet de loi adopté samedi dernier prévoit que le personnel infirmier se retrouve dans une catégorie d’emploi distincte des collègues inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques. 

« C’est un non-sens », critique vivement la présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine-CSN, Élisabeth Gagnon-Tremblay. « Nous travaillons de concert avec le personnel infirmier et les médecins pour permettre et améliorer les soins dans notre réseau de la santé. Les inhalothérapeutes et les perfusionnistes sont des cliniciennes et travaillent en première ligne des soins prodigués aux patients. Pourquoi vouloir les classer et les traiter différemment ? »

Rappelons que le ministre Dubé a annoncé le transfert des inhalothérapeutes et des perfusionnistes cliniques dans une nouvelle catégorie d’emplois. Ces travailleuses et travailleurs ne seront plus aux côtés des infirmières dans la catégorie 1, mais seront transféré-es dans la catégorie 6. Leurs conditions de travail seront donc négociées séparément. « Avec ce changement, le gouvernement ne reconnait aucunement le travail clinique et d’évaluation que ces professionnelles effectuent chaque jour ».

Pourtant, insiste Élisabeth Gagnon-Tremblay, les inhalothérapeutes et les perfusionnistes cliniques œuvrent dans la même réalité que les infirmières.

Les inhalothérapeutes travaillent aux soins intensifs, à l’urgence, dans les salles d’opération, dans les équipes de transport néonatales/pédiatriques/adultes terrestres et aériennes, en soins directs avec les patients et ce 24/7, 365 jours par année.

Toutes et tous composent également avec le manque de personnel, les heures supplémentaires obligatoires et la surcharge de travail.

Il en est de même pour les perfusionnistes. Aucune chirurgie cardiaque à cœur ouvert n’est effectuée sans leur présence. Mais seulement 6 ou 7 graduent chaque année au Québec… présentement, il en manque plus de 75.

Et, tout comme leurs collègues, celles-ci disposent d’une importante autonomie professionnelle. Il importe donc de maintenir la cohésion dans la catégorisation des emplois dans le réseau de la santé et des services sociaux et de maintenir dans la catégorie 1 l’ensemble des employé-es de l’équipe des soins.

Toujours au front 
« Comment voulez-vous que les inhalothérapeutes et les perfusionnistes cliniques, dont les soins et services sont essentiels, soient bien représentées dans une catégorie d’emplois où les différents professionnels ne travaillent pas dans les mêmes conditions, dans un groupe de nature paraclinique et non au sein d’une équipe interdisciplinaire offrant des soins directs aux patients, où seront notamment regroupées les techniciennes en électricité industrielle ? » déplore à son tour Nadia Joly, représentante des inhalothérapeutes à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). 

Malgré l’imposition de cette aberration par l’adoption du projet de loi 15 de la CAQ sous bâillon, Nadia Joly prévient que les représentants syndicaux de la FSSS–CSN continueront de défendre bec et ongles les syndiqué-es. Les négociateurs ont toujours le mandat de représenter les inhalothérapeutes et les perfusionnistes cliniques dans le cadre de la négociation en cours ainsi que l’ensemble des titres d’emploi de la FSSS–CSN. 

« La combativité va rester la même », lance-t-elle. Le coup de force du gouvernement de la CAQ galvanise les troupes qui maintiendront la pression. 

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Asphyxie des inhalothérapeutes à l’aube de la saison des virus respiratoires https://www.csn.qc.ca/actualites/asphyxie-des-inhalotherapeutes-a-laube-de-la-saison-des-virus-respiratoires/ Wed, 11 Oct 2023 21:15:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=92299 Du CHU Sainte-Justine aux Îles-de-la-Madeleine, la pénurie d’inhalothérapeutes est telle que la Fédération de la Santé et des Services sociaux (FSSS–CSN) sonne l’alarme pour la sécurité des soins, surtout à l’aube de la saison des virus respiratoires. La FSSS–CSN est déterminée à ce que l’importance de ce titre d’emploi soit reconnue à sa juste valeur et réitère l’importance de l’amélioration des conditions de travail afin de favoriser l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre.

La pénurie de personnel frappe les inhalothérapeutes du réseau de plein fouet. Par exemple, plus de 15 postes à temps complet sont vacants en ce moment au CHU Sainte-Justine. Cela a aussi beaucoup d’impact, notamment au niveau des cliniques de diagnostic des différentes pathologies pulmonaires où plus de 1700 patientes et patients sont sur la liste d’attente. En polysomnographie, où l’on détecte les troubles du sommeil, plus de 275 patients attendent leur tour. Même sonnette d’alarme du côté des îles-de-la-Madeleine, alors que depuis la fin de la période estivale il manque au moins trois des neuf inhalothérapeutes réguliers en plus d’un poste vacant. « En plus d’affecter les conditions de travail de ces spécialistes du système cœur-poumon toujours en poste, la sécurité et la qualité des soins est compromise, d’autant plus avec l’accroissement de l’achalandage lié aux virus respiratoires. » de s’inquiéter Élisabeth Gagnon-Tremblay, présidente par interim du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine–CSN (SPSIC–CSN) et Johanne Aucoin, présidente du Syndicat en soins infirmiers et cardio-respiratoire du CSSS des Îles–CSN.

À ce sujet, au CHU Sainte-Justine, un plan de contingence paritaire est déjà sur la table de travail. Il consiste surtout à retirer les inhalothérapeutes des soins à certains étages et à déléguer des traitements respiratoires à d’autres titres d’emploi comme les infirmières et infirmières auxiliaires, qui elles-mêmes sont déjà en surcharge de travail. « Il ne faut pas se leurrer, ce qui est mis de l’avant représente des solutions à court terme seulement, pour donner un peu d’air à nos inhalothérapeutes. Le personnel infirmier est grandement affecté par ces changements. Elles aussi sont confrontées à une importante pénurie de personnel. Par exemple, à l’urgence du CHU Sainte-Justine, des patientes et des patients nécessitant une surveillance en salle de réanimation dû à leur état instable, ce sont vu administrer des traitements par leurs parents, faute de personnel. Malheureusement, le CHU Sainte-Justine n’a plus les moyens de ses ambitions. Il est impossible en ce moment de fournir les soins de qualité auxquels nous avons habitué la population québécoise. Les professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires ont peur. Peur pour leur permis de travail, peur d’oublier un enfant, nos enfants… En tant que leader mondial en médecine pédiatrique, qui nous viendra en aide? C’est alarmant de constater tout ce qui se passe dans les murs de l’hôpital. Pour que les services soient rendus de manière sécuritaire, il est essentiel que le gouvernement intervienne rapidement » mentionne Élisabeth Gagnon-Tremblay, présidente par interim du SPSIC–CSN.

Aux Îles-de-la-Madeleine, l’arrivée de la saison des virus respiratoires entrainera encore cette année l’obligation de transférer par avion les tout-petits très malades dans un autre centre hospitalier. Ces transferts nécessitent toujours la présence d’une inhalothérapeute, ce qui aura inexorablement des conséquences négatives sur les soins à la population générale et sur le personnel qui restera sur place devant pallier cette absence et devant faire face à une surcharge de travail. Concrètement, le secteur de la physiologie respiratoire a déjà dû être fermé, entrainant des impacts directs pour la population. Comme le souligne madame Johanne Aucoin « La très grande majorité de nos bébé/enfants doivent être transférés. Nous n’avons aucune marge de manœuvre. Ce n’est pas normal dans une société riche comme la nôtre que les citoyennes et les citoyens aient accès à de moins en moins de services ». 

Pour Nadia Joly, représentante des inhalothérapeutes à la FSSS–CSN « La pénurie de main-d’œuvre frappe tous les titres d’emploi du réseau. Il est grand temps que le gouvernement prenne en considération l’importance des inhalothérapeutes, mais aussi  des autres travailleuses et travailleurs de notre système de santé et de services sociaux. La question reste en suspend : comment les directions de ces hôpitaux et notre gouvernement comptent-ils agir afin de donner de l’air à nos inhalothérapeutes et insuffler un vent de fierté sur cette profession essentielle à la population du Québec? »

À propos de la FSSSCSN 

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN) compte plus de 145 000 membres dans les secteurs public et privé, dont plus de 120 000 dans le réseau public de la santé et des services sociaux, partout au Québec, et ce, dans toutes les catégories de personnel. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux ainsi que dans celui des services de garde. La FSSSCSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

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    CHU Sainte-Justine : l’expertise des infirmières du « TOG » enfin reconnue https://www.csn.qc.ca/actualites/chu-sainte-justine-lexpertise-des-infirmieres-du-tog-enfin-reconnue/ Tue, 05 Sep 2023 19:12:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91730 Le syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (SPSIC–CSN) a obtenu gain de cause dans un arbitrage visant à faire reconnaitre le travail des infirmières des soins intermédiaires obstétricaux. En effet, la décision de l’arbitre Jean- Guy Clément rendue en août 2023 donne raison au syndicat de la FSSS–CSN, affirmant que le triage obstétrical gynécologique (TOG) doit être considéré comme une urgence et donc que ses salariées devraient avoir droit à la prime de soins critiques prévue à la convention collective.

    Pour Jessica Lacelle, déléguée syndicale et assistance infirmière en chef à l’unité des naissances ayant témoigné devant le tribunal : « La reconnaissance du TOG comme une urgence est quelque chose qu’on attendait depuis plusieurs dizaines d’années. Quand on a reçu la décision, tout le monde a crié de joie dans l’unité! ». Rappelons que le TOG du CHU Sainte-Justine est le seul établissement au Québec accueillant les femmes enceintes avec moins de 20 semaines de grossesse, incluant par ambulance. Le TOG assure entre autres la prise en charge de patientes enceintes, en période postpartum, adolescente ou adulte,  24 heures par jour, 7 jours sur 7, qui autrement devraient se rendre à une urgence pour adulte régulière.

    Malgré cela, depuis plusieurs dizaines d’années, le CHU Ste-Justine considérait que le TOG était rattaché au plateau de médecine et qu’il n’était qu’une affectation parmi tant d’autres pour ses travailleuses. Cependant, fort de la reconnaissance d’autres primes, notamment en lien avec la COVID-19, le SPSIC–CSN a déposé un grief en 2020 afin de faire reconnaitre le TOG comme étant une unité de soins critiques et ainsi rémunérer ses travailleuses avec les primes associées. Le syndicat a également fait valoir que c’est seulement après neuf mois que l’infirmière peut travailler aux soins intermédiaires obstétricaux et après un an au TOG. Le triage obstétrical gynécologique est considéré comme le travail le plus complexe pour une infirmière qui obtient un poste au plateau de médecine feoto-maternelle.

    À la suite de ces représentations, le tribunal a finalement reconnu que les infirmières du TOG offrent des soins critiques d’urgences, même si administrativement elles ne relèvent pas de l’urgence (pédiatrique). Il ordonne donc à l’employeur de verser la prime de soins critiques, avec les intérêts, aux infirmières concernées.

    Élisabeth Gagnon-Tremblay, présidente du SPSIC–CSN, se réjouit de cette décision : « Pour nous c’était évident depuis le début, les infirmières du TOG ont une expertise unique. C’est une spécialité qui s’acquiert avec l’expérience.  Elles doivent toujours être prêtes à intervenir, à accueillir les patientes et elles utilisent les mêmes formulaires d’évaluation que dans les urgences adultes régulières. C’est grâce à l’implication de nos membres et à leurs témoignages que nous avons pu obtenir gain de cause. Nous sommes très fières de cette victoire, car leur expertise est enfin reconnue. Nous tenons également à souligner le travail colossal de Francis Gilbert, notre conseiller FSSS au dossier.».

    En terminant, pour Nadia Joly, représentante des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires de la FSSS–CSN : « Il est dommage que les infirmières ainsi que le syndicat aient eu besoin d’avoir recours au tribunal pour faire reconnaitre leur travail. En cette période de négociation de notre convention collective, alors que le gouvernement se demande comment attirer et retenir le personnel infirmier dans le réseau, il pourrait tout simplement débuter par une reconnaissance du travail que nos infirmières font déjà, et ce, sans les obliger à se battre pour obtenir cette reconnaissance ».

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    Des syndicats manifestent devant l’Hôpital de Verdun https://www.csn.qc.ca/actualites/des-syndicats-manifestent-devant-lhopital-de-verdun/ Fri, 21 Jul 2023 15:48:46 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91582 Plusieurs centaines de membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal-CSN (STTCCSMTL-CSN), de l’APTS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal et du SCFP 4628 (Syndicat canadien de la fonction publique, Local 4628) se sont réunies le 20 juillet devant l’Hôpital de Verdun pour envoyer un message fort au gouvernement Legault dans le contexte des négociations actuelles.

    Décrier le manque de respect et la lenteur du processus de négociation
    Fortes, unies et résilientes, c’est ensemble que les personnes travailleuses du Front Commun ont manifesté en peignant des graffitis temporaires devant les installations de l’Hôpital de Verdun.

    « Cette démonstration d’unité est le reflet des enjeux vécus par nos membres ainsi que des préoccupations importantes que nous avons dans le contexte des négociations actuelles. Le secteur public, et particulièrement le réseau de la santé et des services sociaux, fonctionne au quotidien avec des effectifs réduits. Ce n’est pas seulement à cause de la période estivale, c’est surtout parce que les conditions de travail déplorables causent une surcharge, physique comme psychologique, qui rend l’attraction et la rétention de personnel très difficiles » a déclaré la présidente de l’exécutif local de l’APTS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, Julie Houle.

    « Nous, d’une seule voix » est le message d’unité et de solidarité inscrit au sol à divers endroits au cours de la manifestation par les travailleuses et les travailleurs. Les personnes syndiquées en ont assez d’être considérées exclusivement comme une dépense par le gouvernement caquiste.

    « Nous, les travailleurs et travailleuses, allons lutter avec la population pour maintenir un réseau de santé accessible et gratuit comme l’ont fait les travailleurs et travailleuses il y a 50 ans. En mémoire de cette lutte, nous devons nous unir pour ne pas nous appauvrir! », s’est exclamé Samuel Sicard, président de la section locale SCFP 4628.

    En distribuant des tracts visant à sensibiliser la population, les employé·e·s du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal souhaitaient rappeler à la population la gravité de la situation. Il en va de de la préservation de la qualité des soins offerts à la population montréalaise.

    « Le gouvernement offre aux travailleuses et aux travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux une augmentation de salaire de 9 % sur 5 ans. Les député-es viennent de se voter une augmentation de 30 %. Cette iniquité de traitement est scandaleuse. Les syndiqué-es ne se laisseront pas faire, l’automne sera chaud », a conclu Alain Croteau, président du STTCCSMTL-CSN du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

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    Hôpital de Lachine : couper des services publics pour les donner au privé, c’est non ! https://www.csn.qc.ca/actualites/hopital-de-lachine-couper-des-services-publics-pour-les-donner-au-prive-cest-non/ Fri, 17 Mar 2023 14:43:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=88179 L’hôpital de Lachine donne des services qui sont essentiels à la population du quartier et des alentours. Or, le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) désire y fermer l’urgence, les soins intensifs, les soins spécialisés et refuse l’arrivée de patientes et de patients par ambulance depuis le 14 février 2022. Pour la Fédération de la Santé et des Services sociaux (FSSS–CSN) et le syndicat des employés du CUSM (SECUSM–CSN), il est primordial que ses services hospitaliers demeurent accessibles et publics, sur une base permanente, d’autant plus de que l’hôpital de Lachine est le seul hôpital francophone de l’Ouest de l’ile et qu’il dessert une population de plus de 300 000 personnes.

    Pour justifier sa décision, le CUSM invoque un défi au niveau de la main-d’œuvre. Pour Shiaman Diawara, président du SECUSM, cela ne tient pas la route « Il y a des enjeux d’attraction et de rétention du personnel, mais la privatisation c’est une bien mauvaise solution et cela va juste empirer la situation. De plus, récemment des travaux importants de modernisation de l’hôpital ont eu lieu. On ne comprend pas ce revirement de situation, soit vouloir dilapider nos services publics pour les confier au privé ».

    « Il est inconcevable de fermer des services alors qu’on sait que le réseau est partout en surcharge. Le gouvernement Legault veut faire construire de nouveaux hôpitaux privés prétextant vouloir désengorger le réseau, mais à côté il fait fermer des services publics et sous-utilise les installations déjà existantes. Ce n’est ni logique ni acceptable » de trancher Sébastien Gagné, vice-président de la FSSS–CSN pour la grande région de Montréal.

    L’hôpital de Lachine a été classé le 26e meilleur hôpital au Canada parmi plus de 1300 hôpitaux selon le magazine Newsweek, publié en mars de cette année. De plus, rappelons-nous qu’en 2007, l’Assemblée nationale avait adopté une motion garantissant la vocation communautaire de l’hôpital de Lachine et le maintien de tous ses services – y compris l’urgence et l’unité des soins intensifs.

    Pour Ariane Carmel-Pelosse, 2e vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN « Il faut reconnaître que l’hôpital de Lachine est une ressource essentielle pour la population. La fermeture de l’urgence, des soins intensifs et de salles d’opération pourrait avoir des conséquences importantes pour les usagères et les usagers et sur leur santé.  En effet, passer plus de temps en ambulance pour se rendre à un autre hôpital pourrait être fatal pour certains, ce n’est pas ce qu’on l’on veut ». Le Conseil Central du Montreal-Métropolitain, la FSSS–CSN et le SECUSM–CSN donnent leur soutien au comité citoyen Sauvons l’hôpital de Lachine et demande au gouvernement de maintenir la vocation communautaire de l’hôpital de Lachine ainsi que l’ensemble de ses services.

    SIGNEZ LA PÉTITION : https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-9995/index.html

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    Projet de loi 10 : Les agences de placement privées doivent cesser de cannibaliser le réseau public https://www.csn.qc.ca/actualites/projet-de-loi-10-les-agences-de-placement-privees-doivent-cesser-de-cannibaliser-le-reseau-public/ Tue, 14 Mar 2023 18:09:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87975 La CSN se présentera aujourd’hui en commission parlementaire pour dénoncer la cannibalisation du réseau public de santé et de services sociaux par les agences de placement privées et le manque de transparence du projet de loi 10, qui est pourtant censé en restreindre l’accès. La centrale syndicale propose des moyens concrets pour mettre fin au recours aux agences. Plusieurs gouvernements, dont celui de la CAQ, ont laissé péricliter le réseau public pour justifier l’arrivée du privé. Ce petit jeu néfaste doit cesser.

    « Avec les agences, nous sommes face à un véritable cercle vicieux. Le réseau agit à court terme en recourant aux agences sans s’attaquer aux conditions de travail et ce faisant, il amplifie le problème de pénurie de main-d’œuvre qui est le problème numéro un du réseau public en ce moment », explique Caroline Senneville, présidente de la CSN.

    La présidente dénonce également cette injustice : « Les employé-es d’agence de placement de personnel ont bien souvent de meilleurs salaires et de meilleurs horaires que leurs collègues du public. Pour ajouter l’insulte à l’injure, il revient régulièrement au personnel du réseau public de superviser et de former les employé-es d’agences qui ne savent habituellement pas grand-chose de leur nouvel environnement de travail temporaire. »

    Le problème des agences touche bien entendu les infirmières, mais aussi d’autres professions. De 2010-2011 à 2020-2021, le nombre d’heures octroyées à des agences a augmenté de 347 % pour les préposé-es aux bénéficiaires, de 601 % pour les préposé-es à l’entretien ménager, de 917 % pour les éducatrices et les éducateurs et de 326 % pour les diététistes. En 2022, c’est 960 M$ qui sont allés aux agences, en hausse de 380 % depuis 2016.

    Un projet de loi qui manque de substance
    La CSN estime que le gouvernement doit mettre fin à ce régime avec du personnel « à deux vitesses » le plus tôt possible. Le projet de loi 10 n’explique pas quand et comment le gouvernement compte vraiment agir. Il faudrait que le projet de loi prévoie un échéancier contraignant et pas seulement des vœux pieux. « Remettre le contenu du projet de loi à un futur règlement démontre le manque de détermination et de transparence du gouvernement », critique la présidente de la CSN. Il faudrait aussi définir le type d’organismes qui seront touchés par les restrictions dans le recours aux agences privées de placement. La CSN conseille d’exclure complètement les agences de toutes les parties du réseau public et de tous les titres d’emploi, pas seulement les infirmières dans les hôpitaux.

    Pour connaître les solutions mises de l’avant par la CSN, visitez le https://www.csn.qc.ca/vraiment-public/

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    Mini-hôpitaux privés – Un choix idéologique qui minera le réseau public https://www.csn.qc.ca/actualites/un-choix-ideologique-qui-minera-le-reseau-public/ Tue, 07 Mar 2023 14:44:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87868 Le gouvernement de la CAQ annonce ce matin l’ouverture d’appels d’intérêt auprès des entreprises privées pour construire et gérer deux nouveaux mini-hôpitaux. Pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN), il s’agit d’une décision idéologique qui fera mal au réseau public et qui ne va pas du tout dans le sens de l’intérêt des patientes et des patients.

    « Ce n’est pas une addition du privé au secteur public, c’est une soustraction des ressources du secteur public qui seront dorénavant redirigées vers le secteur privé à but lucratif, dénonce la présidente CSN, Caroline Senneville. La grande majorité du personnel qui œuvrera dans ces nouveaux hôpitaux proviendra forcément du réseau public, déjà aux prises avec de sérieuses pénuries de main-d’œuvre. »

    Pour la CSN, rien ne justifie qu’on ouvre davantage les soins de santé et les services sociaux au secteur privé à but lucratif. Le gouvernement se veut rassurant en promettant que les soins et les services continueront d’être pris en charge par l’assurance maladie universelle. « C’est de la poudre aux yeux, ajoute Caroline Senneville. D’une part, il faudra bien payer une marge de profit substantielle à ces entreprises, et ces coûts supplémentaires, ce sont tous les citoyens et les citoyennes qui les assumeront par leurs taxes et leurs impôts. En outre, rien ne garantit qu’un prochain gouvernement s’en tiendra à cet engagement, devant une explosion prévisible des coûts pour le trésor public. De plus, partout où le privé est présent dans le système de santé, on voit apparaître des frais accessoires et des contributions additionnelles. Cela ne doit pas nous étonner : c’est le but premier de toute entreprise privée à but lucratif de réaliser des profits. Mais la santé des Québécoises et des Québécois ne doit pas devenir une marchandise. Nous nous opposons catégoriquement à la création de nouveaux marchés privés. »

    La CSN rappelle enfin les difficultés énormes que rencontre le gouvernement pour mettre un terme au coûteux recours aux agences de placement de personnel qui rend les établissements dépendants du secteur privé. Cela illustre parfaitement à quel point il est difficile de rapatrier les services au sein du secteur public après que le secteur privé s’est vu confier un rôle important dans la dispensation des soins et services.

    Vraiment public
    La CSN met de l’avant une foule de solutions afin d’assurer la pérennité du réseau public de la santé et des services sociaux. Pour la confédération, la clé est de décentraliser, de démocratiser et de déprivatiser les soins et les services. Pour plus d’information, visitez le csn.qc.ca/vraiment-public.

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    Un pas dans le bon sens… sans grande audace https://www.csn.qc.ca/actualites/un-pas-dans-le-bon-sens-sans-grande-audace/ Wed, 15 Feb 2023 18:45:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87571 L’idéal d’un système VRAIMENT public commande l’affranchissement du réseau public de toute dépendance à l’égard de l’entreprise privée à but lucratif. La première mesure pour redevenir un employeur de choix est d’abolir les agences de personnel et de mettre fin à la concurrence qui prévaut actuellement entre les conditions du secteur public et celles des agences. En outre, il est crucial d’assurer au personnel du réseau public de bonnes conditions de travail et de rémunération pour y ramener les travailleuses et les travailleurs et retenir celles et ceux qui y sont demeurés.

    La CSN aurait voulu que le gouvernement fasse preuve de plus d’audace en s’engageant dès maintenant dans un plan visant le rapatriement de l’ensemble des ressources dans le secteur public. Elle invite donc le gouvernement de la CAQ à aller plus loin pour éradiquer complètement les recours aux entreprises de placement de main-d’œuvre en santé et services sociaux.

    « Pour mettre fin définitivement aux recours aux agences privées, il lui faudra travailler avec nous, les organisations syndicales, souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Redevenir un employeur de choix, comme réseau public, constitue la pierre angulaire de toute solution à long terme. Pour cela, ce que nous demandons, c’est que le gouvernement soit en mode écoute. Parce que des solutions, le personnel du réseau en a tout plein. Elles sont concrètes et réalistes, mais trop souvent ignorées. »

    La CSN réitère la nécessité d’avoir un échéancier indiquant clairement les étapes pour s’affranchir complètement et définitivement de cette dépendance envers l’entreprise privée à but lucratif, parce que l’heure est grave. En définitive, il faudra voir le règlement qui sera adopté par le gouvernement pour savoir si on assiste à un véritable changement de cap.

    Un problème généralisé
    Le recours à des agences de placement de personnel crée aussi de l’instabilité pour les équipes de travail et nuit à la sécurité et à la qualité des soins et des services. Les agences sont dorénavant partout dans le réseau ! Dans les soins infirmiers, chez les préposé-es aux bénéficiaires, dans les services alimentaires, dans les services sociaux…  Bref, le problème touche plusieurs titres d’emplois et il a également pris beaucoup d’ampleur dans le secteur des centres d’hébergement privés ces dernières années. Là aussi, il faut agir, sinon on ne fait que déplacer le problème.

    Pour la CSN, cette situation de dépendance doit alerter toute la population quant aux conséquences réelles de la privatisation en santé et services sociaux, et ce, même quand les frais sont couverts par l’assurance maladie publique. Elle entraîne inévitablement la fuite des ressources et de l’expertise du secteur public vers des entreprises à but lucratif dont l’objectif premier est de réaliser des profits. Des groupes de médecine familiale et centres médicaux spécialisés aux centres d’hébergement privés, aucun exemple de privatisation en santé et services sociaux n’a permis à l’État de payer moins cher que dans le secteur public tout en atteignant les objectifs, notamment en matière d’accessibilité.

    Pour connaître les solutions mises en avant par la CSN, visitez le https://www.csn.qc.ca/vraiment-public/

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    Urgence du CHUL : la sécurité des travailleuses et travailleurs et des usagères et usagers n’est pas assurée https://www.csn.qc.ca/actualites/urgences-du-chul-la-securite-des-travailleuses-et-travailleurs-et-des-usageres-et-usagers-nest-pas-assuree/ Fri, 03 Feb 2023 19:53:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87129 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale–CSN (STT du CIUSSS-CN–CSN) et le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CHU de Québec–CSN (STT du CHU de Québec) unissent leur voix pour dénoncer les situations de violence qui sévissent à l’urgence régulière et psychiatrique du Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL) depuis trop longtemps. Les deux syndicats dénoncent la lenteur des changements demandés et les incohérences administratives mettant à risque les usagères et les usagers et le personnel. Malgré le fait qu’ils n’aient pas été invités à rencontrer M. Carmant, ministre responsable des services sociaux, lors de sa visite prévue au CIUSSS, ils espèrent être entendus. Les syndicats proposent notamment la mise en place de détecteurs de métal individuels, d’une salle sécurisée, de même que la présence en tout temps d’agents d’intervention formés au lieu de gardes de sécurité provenant de firmes privées. Les syndicats demandent de plus que la trajectoire d’admission des patientes et des patients soit revue afin que la sécurité de tous soit assurée.

    Une centralisation des services excessive amène des risques pour les usagères et usagers
    Rappelons qu’à la suite de la réforme Barette en 2015, différentes fermetures ont eu lieu dont le département et l’urgence psychiatrique de l’Hôpital du Saint-Sacrement ainsi qu’à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus. Les urgences psychiatriques de la région ont été concentrées, entre autres au CIUSSS-CN, amenant ainsi une surcharge pour le personnel. L’urgence psychiatrique se retrouve ainsi au milieu de l’urgence régulière du CHUL, qui est sous la responsabilité d’une autre direction, celle du CHU de Québec.

    Ainsi, les soins psychiatriques adultes et ceux de nature pédiatrique partagent la même salle d’attente. « Ça donne lieu à des situations où des personnes très instables, souvent intoxiquées et présentant un fort potentiel d’agressivité, se retrouvent à côté de jeunes enfants qui deviennent témoins, malgré eux, de situations complètement surréalistes et potentiellement dangereuses. Est-ce qu’une personne doit mourir pour que les choses changent? » de s’indigner les deux syndicats. Cette situation est inconcevable d’autant plus qu’il existe des budgets pour améliorer la prévention et l’aménagement sécuritaire des lieux dans la convention collective actuelle. 

    Des efforts insuffisants pour protéger la santé et la sécurité du personnel
    Même son de cloche du côté du syndicat du CIUSSS qui avait aussi déposé une plainte. « Encore, le soir et la nuit, c’est entre autres des préposé-es aux bénéficiaires qui doivent intervenir s’il y a des agressions. Il y a quelques agents de sécurité d’une compagnie privée, mais aucun directement sur place. Ils arrivent le plus souvent quand la situation est revenue sous contrôle, et de toute façon, ils ne sont pas formés pour intervenir auprès des usagères et des usagers en psychiatrie. Ils bousillent nos interventions. Ça donne quoi de payer une entreprise privée pour ça? » de déclarer Roger Laprise, président par intérim du STT du CIUSSS-CN–CSN. Les deux syndicats sont d’avis que l’ajout d’agents d’intervention, formés pour intervenir auprès d’usagères et d’usagers violents ou armés, présents en tout temps à l’urgence du CHUL et à l’urgence psychiatrique, est essentielle.

    En pleine pénurie de main-d’œuvre, il devient urgent de redresser la situation, car les difficultés de rétention et d’attraction du personnel s’accentuent. Les syndicats s’attendent à des changements rapides pour que leurs membres puissent travailler dans un environnement sain et sécuritaire.

    À propos
    Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale–CSN (STT du CIUSSS-CN–CSN) représente plus de 10 000 membres œuvrant dans le réseau de la santé et des services sociaux dans l’ensemble du territoire couvert par la Capitale-Nationale. Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CHU de Québec–CSN (STT CHU de Québec–CSN) représente 3 200 membres. Les membres des syndicats sont notamment des préposé(es) aux bénéficiaires, des assistantes et assistants techniques au soins de la santé, des préposé(es) à l’entretien ménager, des préposé-es en retraitement des dispositifs médicaux, des ouvriers spécialisés, etc.

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    Santé et services sociaux : quelles portes la CAQ ouvrira-t-elle ? https://www.csn.qc.ca/actualites/quelles-portes-la-caq-ouvrira-t-elle/ Tue, 31 Jan 2023 20:32:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87048 Des travailleuses et travailleurs membres de syndicats CSN des secteurs public et privé se sont donné rendez-vous ce matin, rue des Parlementaires, pour sensibiliser les élu-es de l’Assemblée nationale, qui reprennent leurs travaux aujourd’hui aux enjeux majeurs qui se profilent en santé et services sociaux. Pour l’occasion, ils ont déployé une immense bannière symbolisant une porte donnant sur un système plus coûteux et inégalitaire. La CSN invite les député-es et toute la population à la vigilance devant les choix que posera le gouvernement.

    « Notre système de santé et de services sociaux est à la croisée des chemins, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Depuis une trentaine d’années, nos gouvernements ont centralisé à outrance le réseau public, ils ont miné son caractère démocratique, ils ont choisi la privatisation plutôt que le renforcement de son caractère public. Pour nous, continuer d’aller dans ce sens ne ferait qu’empirer les problèmes que nous vivons. Au contraire, nous invitons le gouvernement à faire preuve de courage en ouvrant la porte aux idées des travailleuses et des travailleurs qui sont les véritables experts en la matière puisque ce sont eux qui prodiguent les soins et services à la population ».

    Pour la CSN, les décisions que prendra le gouvernement auront un impact non seulement pour les salarié-es du réseau public, mais pour l’ensemble de la population, dont bien entendu les travailleuses et les travailleurs de tous les autres secteurs de la société. « Notre réseau public est un acquis précieux pour toutes les travailleuses et les travailleurs qui n’ont pas à se soucier de l’épaisseur de leur portefeuille lorsqu’ils ont besoin de soins et de services, ajoute le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr, présent lors du rassemblement de ce midi. On aura beau tenter de nous rassurer voulant que l’assurance-maladie universelle demeure, on sait bien que plus on ouvrira grande la porte au secteur privé, qui coûte systématiquement plus cher que le secteur public, plus les pressions seront fortes pour reconsidérer le panier de services offerts dans le secteur public. »

    Porte grande ouverte au privé
    La CSN redoute notamment la cession annoncée au secteur privé de la gestion des activités dans deux nouveaux hôpitaux. La grande majorité du personnel de ces établissements flambants neufs proviendra forcément du réseau public, qui vit déjà actuellement de sérieux problèmes de main-d’œuvre. D’autres mesures annoncées par le gouvernement, notamment un récent décret consacrant l’ouverture au privé du secteur des soins virtuels, sont fort préoccupantes, car elles favorisent un système à deux vitesses.

    Pour un réseau Vraiment public
    Les données sont claires, le Canada est un des pays développés où le secteur privé est déjà le plus présent en santé et services sociaux. Il y a un mythe bien implanté au Québec qui voudrait que le recours au secteur privé en santé et services sociaux soit une idée nouvelle. Pourtant les exemples d’inefficacité du secteur privé dans notre système sont légion. Des groupes de médecine familiale (GMF) qui n’ont jamais rempli leurs promesses d’accessibilité, aux agences privées de personnel qui ont pris tant d’ampleur qu’elles constituent désormais un véritable casse-tête financier et organisationnel, en passant par les centres d’hébergement privés qui facturent d’énormes montants mensuels à leurs usagères et usagers tout en offrant à peine plus que le salaire minimum à leur personnel, le privé en santé et services sociaux fait généralement plus partie du problème que de la solution.

    Non au statu quo
    La CSN ne défend pas le statu quo. Plus importante organisation syndicale du réseau, représentant plus 125 000 travailleuses et travailleurs de toutes les catégories de personnel du réseau public ainsi que des milliers d’autres relevant d’établissements privés de santé et de services sociaux, la CSN souhaite apporter sa contribution dans la recherche de solutions réalistes et concrètes, émanant des travailleuses et travailleurs eux-mêmes. Plusieurs de ces solutions sont identifiées dans le site Web : www.csn.qc.ca/vraiment-public.

    Décentraliser, démocratiser, déprivatiser
    Pour la CSN, il faut corriger certaines lacunes issues des précédentes réformes. Le système est aujourd’hui beaucoup trop centralisé. Il faut redonner de l’autonomie aux établissements et amener de nouveau la démocratie. De plus, il faut renforcer le secteur public. Les recours au secteur privé ne sont pas une « addition », mais bien une « soustraction », car toutes les ressources dirigées vers le privé proviennent du public.

    Les CLSC comme porte d’entrée
    Entre autres exemples, la CSN invite les élu-es à considérer les CLSC comme la porte d’entrée de tout le système. Dans toutes les régions, c’est le lieu par excellence pour coordonner l’ensemble des soins et services de première ligne. Les CLSC pourraient être ouverts en tout temps, avec des équipes multidisciplinaires prêtes à traiter tous ces cas qui, faute d’alternative, doivent présentement se tourner vers les urgences des hôpitaux, eux-mêmes déjà surchargés.

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    Du jamais vu pour les paramédics ! https://www.csn.qc.ca/actualites/du-jamais-vu-pour-les-paramedics/ Mon, 12 Dec 2022 21:58:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=86260 Depuis quelques semaines, la situation se dégrade pour les paramédics de la ville de Québec. Cette situation s’est malheureusement envenimée cette semaine. Lundi dernier a été une journée record en nombre d’appels. Plus de 60 paramédics ont été incapables de prendre leur période de repas durant leur quart de travail. Pour Frédéric Maheux, président de l’Association des travailleurs du préhospitalier–CSN, cette situation est inacceptable : « Imaginez faire un quart de travail de 12 h sans manger ou prendre le temps de se reposer. Et par la suite être en mesure d’aller sur des appels urgents pour aider ou sauver des vies. Ce n’est pas humain et c’est intolérable. »

    Plusieurs appels, qui demandent une intervention immédiate, ont été en attente durant de longues minutes et les patientes et patients ont dû attendre pour recevoir les soins adéquats. Les paramédics sont trop souvent prisonniers des centres hospitaliers, ils attendent plusieurs heures avec leur patient sur leur civière. Une équipe a même attendu 12 h au CHUL dans la nuit de mardi à mercredi avant d’être libérée. « Notre travail est sur la route et non à être au chevet de patientes et des patients qui appartiennent au centre hospitalier. Pendant ce temps, la population est en danger à cause de la couverture ambulancière déficiente et les paramédics sur le terrain souffrent », mentionne Ariane Bernier, vice-présidente à l’ATPH.

    Nous avons fait plusieurs demandes à l’employeur. Celui-ci nous mentionne avoir des discussions avec le CIUSSS de la Capitale-Nationale, mais aucune action concrète n’a été entreprise. Quelques ajouts journaliers arrivent trop peu trop tard. Présentement, les paramédics sont à bout de souffle et le pire est à prévoir avec le mois janvier qui suivra la période des fêtes.

    Des solutions sont discutées pour le long terme, mais rien à court terme.

    « Nous avons besoin d’actions immédiates. Si aucune mesure n’est entreprise par le ministère de la Santé et des Services sociaux, les risques de mortalité augmentent. On ne voudrait pas reproduire les malheureux évènements en Outaouais de cette semaine ou encore ceux de Québec il y a quelques années. Il manque plusieurs équipes sur le terrain depuis plusieurs mois et nos dirigeantes et dirigeants ne font rien. Se mettre la tête dans le sable comme ils le font pourrait être un jeu dangereux. Ils doivent se réveiller et agir », peste Frédéric Maheux.

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    Le gouvernement fait fi des solutions publiques à portée de main https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-fait-fi-des-solutions-publiques-a-portee-de-main/ Tue, 01 Nov 2022 20:20:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85569 Pour la Confédération des syndicats nationaux, les mesures annoncées aujourd’hui par le gouvernement pour répondre à l’engorgement des établissements de santé et de services sociaux n’ont rien de neuf. La CSN appelle à des changements en profondeur pour assurer la pérennité du réseau. Cela passe par des services 100% publics.

    « Les annonces faites aujourd’hui ne changent rien aux problèmes de fond concernant la pénurie de main-d’œuvre, le retard du Québec en soutien à domicile, le manque de lits en milieu hospitalier, le manque de places en CHSLD ou le sous-financement de certains services », rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

    « Pour renforcer l’accès à la première ligne et s’assurer que chaque patient voit le bon professionnel, il faut miser sur les CLSC, souligne-t-elle encore. Au fil des ans, les CLSC ont été charcutés dans leur mission. C’est pour cette raison qu’on a ces problèmes-là aujourd’hui. Les Groupes de médecine familiale sont des entreprises privées. Jamais ils ne pourront offrir des équipes multidisciplinaires, partout au Québec, 24 heures sur 24 et 7 jours par semaine. C’est pourtant ce qu’il faut faire pour diminuer la pression dans les établissements. »

    La CSN ne croit pas que le gouvernement fait le bon choix en confiant encore davantage de places en hébergement au secteur privé. Au contraire, ces besoins devront convaincre le gouvernement de créer de nouvelles places en CHSLD publics.

    Par ailleurs, la CSN déplore que le gouvernement repousse encore l’inévitable virage vers les soins à domicile. L’incapacité du réseau public à offrir les services nécessaires contribue sans aucun doute à l’engorgement du système auquel nous assistons actuellement. De plus, les services en soutien à domicile sont beaucoup moins dispendieux que l’hébergement de longue durée. La CSN croit aussi qu’il faut miser davantage sur la prévention et sur les services sociaux, notamment en ce qui a trait à la santé mentale.

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    Les professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine disent NON aux TSO camouflés https://www.csn.qc.ca/actualites/les-professionnelles-en-soins-infirmiers-et-cardiorespiratoires-du-chu-sainte-justine-disent-non-aux-tso-camoufles/ Mon, 24 Oct 2022 15:51:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85403 En lutte depuis plusieurs années pour contrer le temps supplémentaire obligatoire (TSO) ainsi que la garde obligatoire, plus de 1700 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes du CHU Sainte-Justine (CHUSJ) refusent ce mois-ci le système de gardes imposées et comptabilisent leur temps supplémentaire obligatoire afin d’envoyer un message clair à leur employeur et au ministère de la Santé et des Services sociaux : « Nous avons besoin de plus de transparence et de plus d’humanité. »

    Depuis trop d’années, au CHUSJ, le portrait réel du TSO est dissimulé par l’utilisation d’une autre appellation dans le jargon administratif, celle de garde en milieu d’hospitalisation. Ces gardes sont en fait des TSO, mais qui sont mis à l’horaire de travail. « Bien que certains et certaines employées apprécient le côté prévisible de ces gardes, il n’en reste pas moins que cette pratique amène un manque de transparence sur l’état réel d’épuisement des professionnelles au CHUSJ.  Ce n’est ni plus ni moins que du TSO camouflé » de s’exclamer Félix-Olivier Bonneville, président du SPSIC CHU Sainte-Justine.

    À ce sujet, le ministre Christian Dubé a même profité d’une de ses conférences de presse à l’automne dernier pour prétendre que le TSO n’existait pas au CHU Sainte-Justine, alors que les derniers chiffres fournis par l’employeur au début de l’été 2022 démontraient plus de 12 000 heures de gardes imposées travaillées durant l’année. Cette vision biaisée de la réalité mine dangereusement le moral de celles qui se dévouent corps et âme pour les enfants du Québec, leurs efforts n’étant tout simplement pas reconnus. En mai 2022, le ministre a annoncé la publication d’un tableau de bord qui permettra de suivre notamment le taux de TSO. Nous doutons fortement de la fiabilité des données publiées par le MSSS.

    L’état du réseau doit nous alerter quant à la nécessité de revaloriser les emplois dans le secteur de la santé et des services sociaux
    « Si nous désirons réellement venir à bout de la pénurie de professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires, il est primordial que le MSSS mette en place des moyens pour faire preuve de plus de transparence et de justesse dans sa collecte de données et s’il veut devenir l’employeur de choix, il est primordial d’agir notamment sur le TSO et les gardes obligatoires. Le renouvellement de la convention collective qui est à nos portes est une opportunité en or pour enfin redorer le blason de nos services publics et améliorer les conditions de travail si on veut atténuer les problèmes de pénurie de personnel » de terminer Frédéric Lapierre-Justin, représentant du personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires à la Fédération de la Santé et des Services sociaux de la CSN (FSSS–CSN).

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    Santé et services sociaux : les solutions résident dans un réseau public fort https://www.csn.qc.ca/actualites/les-solutions-resident-dans-un-reseau-public-fort/ Thu, 20 Oct 2022 20:30:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85376 La CSN invite le ministre de la Santé, Christian Dubé, celui des Services sociaux, Lionel Carmant, tous deux nouvellement reconduits dans leurs fonctions, et plus largement le gouvernement de la CAQ, à faire preuve d’écoute et d’ouverture à l’égard des travailleuses et des travailleurs, qui proposent de multiples pistes de solutions afin de corriger les lacunes du système de santé et de services sociaux.

     « Après plus de deux ans de pandémie, force est de constater que les services dans la santé et les services sociaux peuvent et doivent être renforcés, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Des années d’austérité budgétaire et de réformes centralisatrices ont laissé notre réseau en bien mauvais état pour faire face à la crise. Certains seront tentés de profiter de cet état de fait pour promouvoir encore plus la privatisation. Bien au contraire, nous sommes d’avis que ce qu’il faut prescrire pour le réseau, c’est la déprivatisation, la décentralisation et la démocratisation. Nous ne ferons pas que le clamer, nous en ferons la démonstration. »

    Dès les prochaines semaines, la CSN mettra de l’avant de nouvelles initiatives afin d’insuffler un vent de changement positif dans le réseau. La CSN entend nouer des alliances avec d’autres partenaires qui ont à cœur l’avenir des services publics. Elle continuera à prendre part à toute discussion avec le gouvernement concernant l’avenir du réseau. Rappelons que la CSN et d’autres acteurs du réseau mènent actuellement des discussions avec des représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux pour dégager des voies de solution, suivant l’annonce du plan santé par le gouvernement en avril. De plus, la CAQ a récemment annoncé son intention de favoriser l’émergence de mini-hôpitaux complètement privés qui viendraient notamment exacerber l’exode de la main-d’œuvre hors du secteur public.

    Vraiment public
    Or, contrairement à ce qui est parfois véhiculé, la place occupée par le privé dans nos services de santé et nos services sociaux est déjà beaucoup plus importante qu’ailleurs dans les pays industrialisés. « Évidemment, les tenants de la privatisation nous la présentent comme un ajout se greffant au système existant, mais dans les faits, on constate que le privé coûte globalement plus cher et qu’il est plus inégalitaire et plus complexe à encadrer pour les pouvoirs publics. L’avenir du réseau public concerne l’ensemble des travailleurs et travailleuses de tous les secteurs d’activité et, plus largement, tous les citoyens et citoyennes. Nous devons avoir une voix au chapitre. On ne veut plus de réformes imaginées dans des bureaux feutrés. Les solutions viendront du terrain », de conclure Caroline Senneville.

    Un rôle accru pour les CLSC
    « Le débat sur la privatisation des services n’a rien de nouveau, poursuit le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Réjean Leclerc. Un vieux dicton dit que la meilleure façon de noyer un chien est de crier qu’il a la rage, mais le réseau public doit vivre, car il n’a pas la rage. Par exemple, 20 ans après leur création, force est de constater que les groupes de médecine familiale (GMF), qui relèvent du privé, ont échoué tant en ce qui a trait à l’accès de la population aux services qu’au désengorgement des urgences. Les CLSC, qui devraient être la porte d’entrée de première ligne, ont plutôt vu une partie de leur personnel être transférée dans les GMF. Au contraire, nous croyons que les CLSC doivent jouer un rôle accru. »

    Déterminants sociaux de la santé
    « La santé physique et mentale de la population, ça ne se limite pas à ce qui se fait dans les établissements, enchaîne le président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Danny Roy. Il faut avoir une approche globale prenant par exemple en compte les déterminants sociaux de la santé tels que le logement, l’accès à l’éducation et aux services de garde éducatifs, l’amélioration des conditions de travail ou encore les moyens à mettre en place pour assurer à toutes et à tous un niveau de revenu décent. Par ailleurs, bien du travail doit être fait à plusieurs égards, notamment pour assurer une offre adéquate en soutien à domicile, pour renforcer les services à la jeunesse, pour relever les énormes défis auxquels nous faisons face en santé mentale ou encore pour contrer les pénuries de main-d’œuvre. Ce ne sont que quelques-uns des chantiers qui nous attendent. »

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