Hôtellerie – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 15 Sep 2025 18:06:18 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Hôtellerie – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les salarié-es du W Hôtel Montréal en grève ce matin https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-du-w-hotel-montreal-en-greve-ce-matin/ Mon, 04 Aug 2025 12:56:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106598 Les salarié-es du W Hôtel de Montréal ont déclenché 24 heures de grève hier soir à 23 h afin d’obtenir une augmentation salariale équivalente aux autres hôtels syndiqués.

L’augmentation salariale reste le principal enjeu à régler. Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de W Hôtel Montréal–CSN demande une augmentation de 23 % sur quatre ans.

En négociation depuis 6 mois et sans contrat de travail depuis mars 2025, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de W Hôtel Montréal–CSN est insatisfait du dernier blitz de négociation des 22 et 23 juillet derniers. « Nous voulions accélérer le processus avec un blitz de négo, nous étions prêts à régler, mais l’employeur n’a pratiquement rien mis sur la table », affirme le président du syndicat, Raphaël Gouin Loubert.

Un autre blitz de négociation est prévu les 12 et 13 août. Le syndicat espère que l’employeur va avoir compris qu’il doit augmenter son offre. Rappelons que le 31 juillet, les syndiqué-es ont adopté à 85 % une banque de grève de 120 heures à exercer au moment jugé opportun. Le syndicat représente une centaine de salarié-es œuvrant au W Hôtel Montréal.

En débrayant aujourd’hui, ils augmentent la pression sur l’employeur afin qu’il leur accorde un rattrapage par rapport aux autres hôtels syndiqués. « On parle, ici, d’un hôtel de luxe, avec des chambres à plus de 400 $ la nuit. Les salarié-es demandent un salaire semblable aux autres hôtels comparables au W Hôtel Montréal », explique Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« La réputation de l’hôtel repose en grande partie sur les épaules de ses salarié-es. Ils méritent un salaire à la hauteur de leur travail. L’employeur a les moyens d’offrir, comme les autres hôteliers, l’augmentation demandée », conclut Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN.

À propos

La Fédération du commerce–CSN compte plus de 325 syndicats affiliés représentant 30 000 membres œuvrant dans le domaine privé.

Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Les salarié-es de l’Hôtel Le Concorde votent la GGI https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-de-lhotel-le-concorde-votent-la-ggi/ Tue, 29 Jul 2025 20:11:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106456 Les travailleuses et les travailleurs de l’Hôtel Le Concorde ont voté à 75 % en faveur d’une grève générale illimitée afin de convaincre leur employeur de leur accorder les gains de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Ces salarié-es travaillent pour le dernier hôtel de la 11e ronde de négociation coordonnée de la CSN à ne pas avoir d’entente. Le déclenchement se fera au moment jugé opportun.

Malgré plusieurs rencontres de négociation, il a été impossible d’obtenir une entente à l’Hôtel Le Concorde jusqu’à maintenant. Alors que 28 des 29 hôtels prenant part à la négociation coordonnée de l’hôtellerie sont parvenus à s’entendre, l’employeur laisse encore trainer les négociations en longueur. Les plus de 100 salarié-es de cet hôtel souhaitent avoir les mêmes gains obtenus par les milliers de travailleuses et de travailleurs de l’hôtellerie.

En se dotant d’un tel mandat, ils augmentent la pression sur l’employeur pour obtenir les gains de la coordonnée, soit une augmentation salariale de 21 % sur 4 ans, une augmentation de la contribution de l’employeur à l’assurance collective, ainsi que des gains sur la formation, les vacances, la restriction des agences privées, la charge de travail et le pourboire.

« L’employeur du Concorde a les moyens de reconnaitre nos efforts. Il est capable de faire comme les autres hôteliers et d’accorder les gains de la négociation coordonnée. Des séances de négociation auront lieu dans les prochains jours. L’employeur doit saisir la balle au bond s’il veut mettre le conflit derrière lui », explique Ines Hajrovic, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Le Concorde–CSN.

« On est actuellement dans une période de l’année bien occupée et très profitable pour l’Hôtel Le Concorde. Si l’employeur veut profiter du reste de l’été, il va devoir accepter de partager ses profits avec celles et ceux qui font rouler son hôtel », poursuit Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

« L’employeur de l’Hôtel Le Concorde a un bien triste record à son actif : il est le dernier hôtel à régler. Les travailleuses et les travailleurs de cet hôtel ont besoin, eux aussi, d’améliorer leur salaire et leurs conditions de travail. Si l’employeur veut pouvoir compter sur son personnel pour les années à venir, il est temps de régler », de conclure Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Négociations dans l’hôtellerie : la CSN promet un automne chaud https://www.csn.qc.ca/actualites/negociations-dans-lhotellerie-la-csn-promet-un-automne-chaud/ Fri, 30 Aug 2024 14:00:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99299 Pour la deuxième fois ce mois-ci, 2 600 travailleuses et travailleurs débraient pour une journée de grève nationale dans les régions de Montréal, Québec et Sherbrooke. Les perturbations surprises affectent la dernière longue fin de semaine de l’été.

« Nous espérions ne pas en venir là, mais la situation l’oblige. Nous sommes témoins d’une tentative patronale de casser le mouvement de mobilisation que les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie ont bâti depuis quelques mois », explique David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.

Cette semaine seulement, trois hôtels montréalais ont été mis en lockout, soit l’Hôtel Bonaventure, l’Hôtel Marriott Château Champlain et le Double Tree by Hilton Montréal. La journée de grève fait suite à celle tenue le 8 août dernier par les travailleuses et les travailleurs de l’industrie hôtellerie.

« Plutôt que mettre des efforts à négocier, les employeurs préfèrent fermer des services comme le restaurant de l’hôtel, offrir des gratuités aux clients insatisfaits, bloquer les réservations de chambres et se priver ainsi de revenus substantiels. Ils essaient clairement d’épuiser les travailleurs et la mobilisation ! » ajoute le vice-président.

« La CSN a tout tenté pour arriver à des ententes de principe. Nous avons tenu 46 rencontres de négociation au cours des trois dernières semaines, sans résultat. Les employeurs se lancent la balle et attendent tous qu’un autre fasse une concession. Résultat? La moitié des tables de négociation sont toujours sans offre salariale de l’employeur ! » s’exclame Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN.

« Ces derniers jours, cinq syndicats se sont dotés d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Partout, les syndicats sont prêts à poursuivre la mobilisation cet automne, nous venons d’ailleurs de déposer cinq plaintes pour le recours illégal à des briseurs de grève au Fairmont Reine Elizabeth, au Bonaventure et au Marriott Château Champlain » conclut M. Valiquette.

Dans l’industrie hôtelière, la saison estivale fait place à celle des événements d’affaires et des banquets, lesquels génèrent une part importante des revenus annuels.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN
La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Négociation dans l’hôtellerie: le mouvement de grèves surprises s’amplifie https://www.csn.qc.ca/actualites/negociation-dans-lhotellerie-le-mouvement-de-greves-surprises-samplifie/ Sat, 17 Aug 2024 10:00:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99179 Le mouvement de grèves surprises s’amplifie dans le secteur de l’hôtellerie. Ce matin, les 350 salarié-es de l’hôtel Doubletree à Montréal ont annoncé un débrayage de 5 h 30 à 23 h 30 et les quelque 100 travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Faubourg Montréal terminent à 8 h ce matin une grève de 24 h. Les 600 employé-es de l’hôtel Reine Elizabeth étaient aussi en grève hier.

« Ces grèves surprises qui s’enchaînent les unes après les autres démontrent la détermination des travailleuses et des travailleurs à se faire entendre et respecter. Ces démonstrations renouvelées de la mobilisation et de la solidarité des salarié-es de l’hôtellerie envoient un message clair aux employeurs : ils doivent négocier sérieusement », observe Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Ce mouvement de grèves surprises ne cessera pas magiquement. Il est appelé à prendre encore plus d’ampleur si les employeurs ne mettent pas la pédale sur le gaz de la bonne volonté de négocier. Il n’en tient qu’à eux », conclut Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Trois grèves surprises dans des hôtels à Montréal https://www.csn.qc.ca/actualites/trois-greves-surprises-dans-des-hotels-a-montreal/ Sat, 10 Aug 2024 14:30:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99146 Deux jours après une grève nationale de 24 heures, plus de 1000 travailleuses et travailleurs de l’hôtellerie tiennent une grève surprise à Montréal : 600 à l’hôtel Reine Elizabeth, 350 au Marriott Château Champlain et une centaine à l’hôtel Hyatt Place Montréal – Downtown. Pour le Reine Elizabeth, il s’agit de la troisième journée de grève depuis jeudi.

« L’employeur doit se rendre à l’évidence : la seule façon d’éviter les mouvements de grève et d’arriver à une résolution rapide du conflit de travail est de négocier véritablement. Les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie sont déterminés à se faire respecter », déclare Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Si les dirigeants de ces trois hôtels n’avaient pas encore mesuré la mobilisation des salarié-es, ils n’auront pas d’autre choix que de commencer à comprendre !  Aujourd’hui, 1000 travailleuses et travailleurs sont en grève. C’est sans compter l’appui des 330 000 membres de la CSN ! », termine Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

Monsieur Valiquette et Madame Ide seront présents avec les grévistes du Hyatt Place Montréal – Downtown ce matin.

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Grève surprise à l’hôtel Reine Elizabeth https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-surprise-a-lhotel-reine-elizabeth/ Fri, 09 Aug 2024 13:00:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99140

Au lendemain d’une journée de grève nationale et à l’approche des festivités de la fierté, les 600 travailleuses et travailleurs de l’hôtel Reine Elizabeth ont débrayé pour une journée supplémentaire de grève surprise.

« Avec l’employeur, c’est un pas en avant, deux pas en arrière. Il est temps qu’il démontre du sérieux à la table de négociation et qu’il favorise une résolution rapide du conflit de travail », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN), qui rappelle du même souffle que la Caisse de dépôt et placement du Québec, la CDPQ, est propriétaire de l’établissement.

« L’employeur doit prendre la mesure du sérieux et de la mobilisation des travailleuses et travailleurs du Reine Elizabeth. Toute la force des 330 000 membres de la CSN est de leur côté », poursuit Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

 

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Une grève nationale pour obtenir la juste part des profits du secteur hôtelier https://www.csn.qc.ca/actualites/une-greve-nationale-pour-obtenir-la-juste-part-des-profits-du-secteur-hotelier/ Thu, 08 Aug 2024 10:30:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99136 Plus de 2 600 travailleuses et travailleurs de l’hôtellerie issus d’une vingtaine d’hôtels de Montréal, Québec et Sherbrooke sont en grève aujourd’hui. Cette première journée nationale de grève montre l’ampleur de la détermination des salarié-es à obtenir de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires.

Les travailleuses et les travailleurs revendiquent notamment des augmentations salariales de 36 % sur quatre ans pour combler la perte du pouvoir d’achat liée à l’inflation, une bonification des vacances et des assurances et une protection contre une ingérence éventuelle des employeurs en cas de modification de la législation régissant les pourboires. Si cette grève ne permet pas d’obtenir des avancées rapidement aux tables de négociation, d’autres journées de perturbations sont à prévoir.

« Les hôteliers ne pourront pas faire la sourde oreille éternellement. On voit bien que les journées de grève les déstabilisent. Chaque fois qu’on retourne au travail, c’est le bordel dans les hôtels. S’ils veulent rapidement passer à autre chose, ils savent ce qu’ils ont à faire. Pour que les grèves cessent, ça prend de bons salaires et des avancées aux tables de négociation », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Le secteur hôtelier a connu une relance extrêmement rapide, tout ça grâce aux femmes et aux hommes qui accueillent la clientèle chaque jour. Les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie savent que s’ils veulent améliorer leur vie au travail, il n’y aura pas de cadeau de la part de leur employeur. C’est pour cette raison qu’ils sont en action tout l’été », de conclure Caroline Senneville, présidente de la CSN.

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Nouvelle grève surprise dans deux hôtels montréalais https://www.csn.qc.ca/actualites/nouvelle-greve-surprise-dans-deux-hotels-montrealais/ Thu, 01 Aug 2024 16:02:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99099 Plus de 400 travailleuses et travailleurs de l’hôtel Hyatt Place Montreal Downtown et de l’hôtel DoubleTree ont débuté une grève de 36 heures pour que les hôteliers leur concèdent des gains aux tables de négociation.

Il s’agit d’un quatrième débrayage à survenir dans le cadre de la 11e ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie CSN qui regroupe cette année 30 hôtels québécois et plus de 3500 travailleuses et travailleurs. Cette première séquence de grève pour ces deux hôtels montréalais, appartenant à Artifact Group, montre que le mouvement prend de l’ampleur. Plus tôt aujourd’hui, la CSN annonçait une première journée nationale de grève de l’hôtellerie le 8 août prochain.

« Les hôteliers se félicitent entre eux pour les profits records qu’ils font actuellement. Ils sont sur toutes les tribunes pour dire à quel point l’été est bon pour eux. Mais tout d’un coup, ils n’ont plus une cenne quand ils se présentent aux tables de négociation. Tant qu’ils ne comprendront pas qu’ils doivent partager les profits avec les travailleuses et les travailleurs, le mouvement de grève va continuer de grandir », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Les hôteliers devraient comprendre que c’est tout à leur avantage de reconnaître les efforts de leurs employé-es en réglant rapidement les négociations », poursuit Arianne Carmel-Pelosse, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

« Tout le monde qui a récemment fréquenté des hôtels au Québec peut témoigner à quel point ça coûte cher. Le prix des chambres a littéralement explosé. Les hôteliers ont eu leur relance : c’est au tour des travailleuses et des travailleurs de passer à la caisse », conclut Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

 

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Les travailleuses et travailleurs de l’hôtellerie du Saguenay–Lac-Saint-Jean veulent leur part du gâteau https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-travailleurs-de-lhotellerie-du-saguenay-lac-saint-jean-veulent-leur-part-du-gateau/ Mon, 08 Jul 2024 18:17:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=98623 La tournée de la négociation coordonnée de l’hôtellerie de la CSN est de passage au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ici comme ailleurs, les travailleuses et les travailleurs veulent améliorer leurs salaires et leurs conditions de travail alors que la croissance est soutenue dans le secteur.

L’Hôtel Château Roberval est le premier hôtel de la région à joindre la négociation coordonnée. Les travailleuses et les travailleurs se rassemblent ce midi pour partager un repas et discuter des enjeux de la négociation. Partout au Québec, les hôteliers ont profité de l’inflation pour augmenter de façon importante le prix des chambres. De leur côté, les travailleuses et les travailleurs des hôtels de la région ont vu leur pouvoir d’achat diminuer.

« Les hôteliers de partout au Québec s’attendent à une très belle année 2024. S’ils sont capables de faire de si bonnes affaires, c’est grâce aux efforts de leurs employé-es. En pleine crise du coût de la vie, nous négocions pour faire cesser l’appauvrissement et enrichir les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce–CSN.

Par ailleurs, le syndicat des employé-es du Delta Saguenay, qui a rejoint dernièrement la CSN, est en négociation pour sa toute première convention collective CSN. Un de leur objectif est de rejoindre la prochaine ronde de la négociation coordonnée de l’hôtellerie, une demande ayant été déposée en ce sens à l’employeur.

La tournée s’arrêtera donc au Delta demain midi pour rencontrer les membres du syndicat. Les syndicats de la négociation coordonnée donnent leur appui à cette revendication et sont prêts à leur venir en aide dans leurs moyens de pression, en cas de besoin.

Les sept demandes communes de la négociation coordonnée

  • Obtenir des augmentations salariales de 36 % sur quatre ans pour combler la perte du pouvoir d’achat liée à l’inflation.
  • Augmenter la contribution de l’employeur au régime d’assurance collective.
  • Encadrer la formation pour la relève et mieux appuyer les formateurs et formatrices.
  • Revoir l’accès et la rémunération pour les vacances annuelles pour attirer la relève et reconnaître l’expérience du personnel en place.
  • Éliminer le recours aux agences de placement.
  • Freiner la surcharge de travail pour mieux protéger le personnel.
  • S’assurer que les personnes salariées décident entre elles du partage des pourboires.

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Fin du lock-out au Hilton de Mont-Tremblant https://www.csn.qc.ca/actualites/fin-du-lock-out-au-hilton-de-mont-tremblant/ Fri, 09 Dec 2022 19:31:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85977 En lock-out depuis le mois d’août, les travailleuses et les travailleurs du Hilton Homewood Suites de Tremblant ont adopté, ce midi, les termes de l’entente de principe intervenue lundi auprès de l’employeur. Le retour au travail s’effectuera à compter de dimanche.

Les salarié-es de l’hôtel situé au pied de la station de ski avaient pour objectif de mettre un terme au retard salarial qu’ils accusent par rapport à des emplois comparables dans les hôtels du même acabit sur la montagne. Ils obtiennent ainsi des augmentations salariales de 1,75 $ l’heure, rétroactivement au 1er juillet dernier. Ils recevront également des majorations salariales annuelles de plus de 4 % en 2023, de 3 % en 2024, de 2,5 % en 2025 et de 2 % en 2026. Un mécanisme de protection contre l’inflation a également été obtenu pour chacune de ces années.

« Les gains sont considérables ! », s’est réjoui le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Station Mont-Tremblant–CSN, Benoit Filion, au terme de l’assemblée. « On parle d’augmentation de près de 10 % dès la première année, pour des augmentations d’environ 22 % en cinq ans. De plus, nous avons renforcé nos protections contre la sous-traitance afin de préserver des emplois de qualité pour les employés de l’hôtel. »

Les employé-es ont en effet obtenu la clause type du secteur de l’hôtellerie de la CSN en matière d’encadrement des agences de personnel, ce qui permet au syndicat d’avoir accès aux termes du contrat avec l’agence de personnel, d’être avisé 72 heures à l’avance et d’obtenir un dédommagement correspondant à 2 % de la masse salariale.

« Ça n’a pas été une négociation facile, reconnaît le responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce–CSN, Michel Valiquette. Les travailleuses et les travailleurs du Hilton ont pourtant fait preuve d’une détermination exemplaire qui leur a permis d’atteindre les objectifs de négociation qu’ils s’étaient donnés et de rentrer la tête haute. Il s’agit d’une très grande victoire pour nous. »

La présidente du Conseil central des Laurentides–CSN, Chantal Maillé, a tenu à féliciter les lock-outés pour l’extraordinaire mobilisation des dernières semaines. « Ce n’est pas toujours facile, surtout à l’approche de l’hiver, de tenir le coup pendant un conflit de travail. Les employé-es du Hilton n’ont jamais abandonné. Nous remercions également l’ensemble des syndicats de la CSN qui se sont montrés extrêmement généreux au cours des dernières semaines, n’hésitant pas à soutenir financièrement les travailleuses et les travailleurs en conflit. »

À propos

En lock-out depuis le 26 août dernier, les employé-es du Hilton Homewood Suites de Tremblant étaient sans convention collective depuis le 30 juin. La section Hilton du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Station Mont-Tremblant–CSN regroupe 24 salarié-es, alors que le syndicat général représente les 900 employé-es des différentes installations de la montagne. Fondée en 1921, la CSN regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

 

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Hilton Tremblant : l’employeur recule sur ses positions à la table de négociation https://www.csn.qc.ca/actualites/hilton-tremblant-lemployeur-recule-sur-ses-positions-a-la-table-de-negociation/ Fri, 11 Nov 2022 18:07:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85688 En lock-out depuis le mois d’août, les travailleuses et les travailleurs du Hilton Homewood Suites de Tremblant ont manifesté, ce midi, devant l’hôtel appartenant au groupe Urgo. Ils étaient accompagnés de dizaines de sympathisants de la CSN, du Conseil central des Laurentides–CSN et de la Fédération du commerce–CSN.

Les lock-outés déplorent grandement le brusque changement de position de l’employeur à la table de négociation. Serge Primeau, président et directeur du groupe Urgo, a renié cette semaine certaines clauses ayant fait déjà l’objet d’une entente entre les parties au cours de l’actuelle négociation.

« Il s’agit du pire geste que l’on peut commette à une table de négociation », s’est insurgé le trésorier et responsable du secteur de l’hôtellerie de la Fédération du commerce–CSN, Michel Valiquette. « Le Code du travail n’impose qu’une chose aux parties, soit l’obligation de négocier de bonne foi. Cette règle exige de l’employeur et du syndicat qu’ils ne reviennent pas sur les avancées qui sont effectuées à la table de négociation. Or, en reniant des textes de convention qu’il avait lui-même acceptés, Serge Primeau rejette du revers de la main toute règle de bonne conduite en matière de négociation. »

Au cours des dernières semaines, de véritables avancées avaient pourtant été constatées à la table de négociation. Le syndicat s’était notamment entendu avec l’employeur sur une clause balisant la sous-traitance, en acceptant de verser un dédommagement correspondant à 2 % de la masse salariale des employé-es provenant d’agences de placement. Serge Primeau avait également accepté d’aviser le syndicat lors du recours à du personnel d’agences et de lui divulguer les termes de ces contrats. C’est cette clause portant sur la sous-traitance qui a été reniée par M. Primeau cette semaine.

« Avant cette volte-face, seulement 25 cents séparaient les parties d’une entente, a déploré le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Station Mont-Tremblant–CSN, Benoit Filion. Les employé-es du Hilton Homewood Suites gagnent jusqu’à 5 $ l’heure de moins que dans les hôtels du même acabit sur la montagne. Nous avons fait d’importantes concessions à la table au cours des derniers jours, notamment en ajoutant un échelon à notre grille salariale. Il revient à M. Primeau de combler l’espace qui nous sépare – en commençant par respecter sa parole, il va de soi. »

Pour la présidente du Conseil central des Laurentides–CSN, Chantal Maillé, les prochains jours seront déterminants. « La saison de ski débute le 24 novembre prochain, rappelle-t-elle. La haute saison est à nos portes. Mont-Tremblant a besoin de tous ses hôtels et de tous ses travailleurs et ses travailleuses à l’aube de la haute saison touristique. Les employé-es du Hilton Homewood Suites peuvent compter sur tout notre appui ! »

À propos

En lock-out depuis le 26 août dernier, les employé-es du Hilton Homewood Suites de Tremblant sont sans convention collective depuis le 30 juin. La section Hilton du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Station Mont-Tremblant–CSN regroupe 24 salarié-es, alors que le syndicat général représente les 900 employé-es des différentes installations de la montagne. Fondée en 1921, la CSN regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

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Tremblant : l’hôtel Hilton ne semble pas pressé de s’entendre avec ses employé-es https://www.csn.qc.ca/actualites/tremblant-lhotel-hilton-ne-semble-pas-presse-de-sentendre-avec-ses-employe-es/ Fri, 19 Aug 2022 17:07:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84588 Alors que la région de Tremblant est prise d’assaut par de nombreux athlètes à l’occasion du Ironman ce week-end, la direction de l’hôtel Hilton, au pied de la montagne, ne semble pas pressée de s’entendre avec ses employé-es. Ceux-ci ont entamé ce matin leur quatrième journée de grève afin de dénouer l’impasse qui perdure à la table de négociation.

Alors que leur convention collective est échue depuis le 30 juin, les syndiqué-es déplorent le manque de volonté de la direction de l’hôtel d’en arriver à une entente. « Nos corps d’emploi accusent déjà un retard allant jusqu’à 5 $ l’heure par rapport aux emplois comparables dans les autres hôtels de la montagne. L’employeur peine tellement à embaucher du personnel qu’il doit avoir recours à une agence de placement de façon régulière. Et pourtant, il nous offre une piastre l’heure à la signature, 25 cents en janvier… et des cartes-cadeaux », affirme Benoit Filion, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Station Mont-Tremblant, affilié à la CSN.

La centrale syndicale s’inquiète par ailleurs du recours à des briseurs de grève au cours des trois premières journées de grève, exercées de façon interrompue depuis la semaine dernière. « Il est absurde de penser que seuls les cadres peuvent entretenir la centaine de chambres de l’hôtel », ironise le président de la Fédération du commerce–CSN, Alexandre Laviolette. « Nous sommes très au fait du recours régulier de la direction à des scabs  pour assurer le service à la clientèle, ce qui contrevient de plein fouet au Code du travail », souligne le dirigeant syndical, qui confirme son intention d’interpeler dès aujourd’hui le ministère du Travail afin qu’un enquêteur soit mandaté pour faire la lumière sur la situation.

Réunis en assemblée générale hier, les employé-es de l’hôtel ont renouvelé leur appui à leur comité de négociation en rejetant, de façon unanime, les dernières offres patronales et en votant une nouvelle banque de dix jours de grève. « Les travailleuses et les travailleurs du Hilton de Tremblant ont fait preuve d’une solidarité exemplaire depuis le début des négociations, souligne Alexandre Laviolette. Il va sans dire qu’ils auront tout l’appui de la CSN jusqu’à l’obtention d’un règlement satisfaisant ».

La section Hilton du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Station Mont-Tremblant regroupe 24 salarié-es, alors que le syndicat général représente les 900 employé-es des différentes installations de la montagne. Fondée en 1921, la CSN regroupe 325 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

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Hilton : L’employeur ne nous brisera pas https://www.csn.qc.ca/actualites/hilton-lemployeur-ne-nous-brisera-pas/ Mon, 14 Mar 2022 13:14:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81887 Louise Jobin s’implique dans son syndicat depuis 2005 et elle est la présidente depuis 2014. Elle a donc vécu pas moins de cinq négociations coordonnées de l’hôtellerie.

« Notre employeur, Invest, a procédé à des changements récents à la direction de l’hôtel et aux ressources humaines et celles et ceux qui occupent désormais ces postes ne connaissent pas du tout l’hôtellerie. Nous avons de bonnes conditions de travail que nous avons acquises au fil des négociations coordonnées et ils veulent les réduire radicalement et pour nous, il n’en est pas question.

Dès le début des années 1980, nous avons été dans les premiers syndicats qui se sont joints à la dizaine de rondes de négociation coordonnée, nous avons lutté férocement pour obtenir les conditions de travail que nous avons et nos membres connaissent très bien la force de cette stratégie.

Plusieurs d’entre nous cumulent 25 ans d’ancienneté et quand les boss veulent toucher à nos acquis, ce sont les plus anciennes, les plus anciens qui sont touchés au cœur de leur engagement et de leur implication dans leur milieu de travail. Ils tentent de nous briser, de briser notre solidarité et de briser la négociation coordonnée et au Hilton, je vous le dis, ça ne passera pas. Ils ne briseront pas les travailleuses et les travailleurs du Hilton Québec. »

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Une manifestation exige le respect des travailleuses et des travailleurs du Hilton-Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/une-manifestation-exige-le-respect-des-travailleuses-et-des-travailleurs-du-hilton-quebec/ Sun, 06 Mar 2022 20:34:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81852 Une grande manifestation de solidarité avec les grévistes du Hilton s’est tenue aujourd’hui à Québec. Outre un imposant cortège de grévistes, plusieurs syndicats de la région et quelques groupes communautaires ont tenu à prendre la rue pour manifester leur solidarité après six mois de grève et exiger le respect des travailleuses et des travailleurs.

Les grévistes du Hilton font face à un employeur intransigeant qui exige des reculs dans leurs conditions de travail. « On fait face à un manque de respect total de l’employeur, » dénonce la présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Québec (CSN), Louise Jobin, « il ne tient aucun compte des sacrifices qu’ont fait et que continuent de faire les employés qui ont vécu une fermeture d’un an pour des rénovations et qui sont revenu au travail dans un contexte très difficile à cause de la pénurie de main d’œuvre et des mesures sanitaires. Plutôt que de reconnaître et valoriser notre expertise, l’employeur tente de profiter de la situation pour nous faire reculer, c’est totalement inacceptable. »

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Québec (CSN) participe à la négociation coordonnée de l’hôtellerie qui regroupe 23 syndicats affiliés à la CSN. « Il n’y a aucune bonne raison qui justifie qu’il n’y ait pas de règlement au Hilton-Québec, » juge le président de la Fédération du commerce (CSN), Alexandre Laviolette, dont l’organisation s’est entendue avec 17 hôtels depuis un an. « Innvest, le propriétaire du Hilton, n’a pas l’air d’avoir compris que nous sommes en pénurie de main d’œuvre et que des professionnels qualifiés et motivés sont aujourd’hui de l’or en barre, » s’étonne-t-il, « le printemps s’en vient, l’hôtellerie va repartir, ça ne pourra pas durer éternellement de laisser les gens sur le trottoir. J’exhorte la partie patronale à revenir rapidement à la table de négociation et s’entendre avec le syndicat comme l’ont fait les propriétaires de tous les autres grands hôtels que nous représentons. »

Il faut respecter les travailleuses et les travailleurs
« Nous avons le plus grand respect pour les travailleuses et les travailleurs du Hilton, » ajoute la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Barbara Poirier, « il ne faut jamais oublier que sans professionnels dévoués, un hôtel c’est juste une bâtisse. » Pour la syndicaliste, les grévistes du Hilton-Québec mènent une lutte importante et juste qui a valeur de symbole. « La vérité c’est qu’Innvest est loin d’être le seul employeur méprisant et déconnecté de la réalité sociale et économique, » dit-elle, « au travers des employés du Hilton, ce sont toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui sont visés. C’est aussi pour ça qu’on a voulu envoyer un message clair de solidarité aujourd’hui. »

Le syndicat du Hilton-Québec est un précurseur, rappelle Caroline Senneville, la présidente de la CSN, « c’est le premier hôtel à s’être syndiqué à la CSN dans les années 1970, ce sont des pionniers de la négociation coordonnée qui a permis au fil des ans d’améliorer grandement les conditions de travail dans l’hôtellerie jusqu’à en faire une carrière, ce n’est pas rien. Et on veut que ça continue, que ça reste un emploi intéressant avec des bonnes conditions pour attirer une relève et permettre aux prochaines générations de bien en vivre elles aussi. » « À la CSN, tous les syndicats sont importants, on pratique une solidarité active et vivante, c’est pour ça qu’on participait à la manifestation d’aujourd’hui, c’est pour ça que l’on va soutenir les travailleuses et les travailleurs du Hilton jusqu’au bout et que l’on va tout faire pour qu’il y ait un règlement satisfaisant dans ce dossier, » conclu la présidente de la CSN.

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Les grévistes de la COOP Lanaudière et du Hilton Québec dénoncent le mépris de leurs employeurs https://www.csn.qc.ca/actualites/les-grevistes-de-la-coop-lanaudiere-et-du-hilton-quebec-denoncent-le-mepris-de-leurs-employeurs/ Thu, 17 Feb 2022 16:00:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81599 À la suite de la fermeture sauvage de leur quincaillerie, les grévistes du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière (CSN) ont reçu les grévistes du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Québec (CSN) lors d’une manifestation ce matin devant les bureaux de la Coopérative fédérée et de la succursale BMR à Joliette. Les membres des deux syndicats ont joint leurs voix afin de dénoncer leurs employeurs.

« Avec cette nouvelle attaque, Novago tente à nouveau de casser notre syndicat. Mais après quatre mois de conflit, après avoir refusé une proposition patronale odieuse et antisyndicale en décembre, après avoir bravé le froid sibérien de janvier et maintenant face à cette fermeture sauvage de notre quincaillerie, j’ai de mauvaises nouvelles pour cet employeur, parce que notre détermination demeure intacte et à toute épreuve. Avec l’appui de la CSN et de ses syndicats, nous disposons de toutes les ressources pour mener notre lutte. Et nous savons très bien qu’aujourd’hui ou demain, nous obtiendrons gain de cause », souligne Nicole Lambert, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière (CSN).

« En grève depuis le 30 septembre dernier, les salarié-es de Novago sont confrontés à un employeur intransigeant qui renie la convention collective actuelle et qui veut imposer des baisses de salaire variant de 14 % à 29 %, ce qui signifie pour certains des baisses draconiennes de taux horaires de 22 à 15 $ l’heure. Novago, un affilié à Sollio Groupe Coopératif (anciennement la Coopérative fédérée), ne cache aucunement ses intentions de vouloir casser le syndicat, de s’en débarrasser. Il s’agit donc d’une bataille sans merci contre le mépris, mais également et surtout pour le maintien des conditions durement acquises lors de luttes syndicales passées », ajoute Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN.

« La situation n’est guère plus reluisante pour nous au Hilton Québec. Nous faisons aussi face à Innvest, un employeur également reconnu pour son intransigeance. En grève générale illimitée depuis le 7 septembre 2021, nos membres gardent le moral grâce à l’appui indéfectible de la CSN et des autres syndicats. Nous refusons de voir nos conditions de travail reculer, nous maintenons le cap et nous avons bon espoir d’obtenir un règlement satisfaisant », déclare Louise Jobin, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Québec (CSN).

« Bien que le Hilton Québec soit l’hôtel québécois ayant le moins souffert de la pandémie – puisqu’il a été fermé durant l’année 2020 pour des rénovations majeures –, son propriétaire veut profiter de la crise pour imposer des reculs invraisemblables dans les conditions de travail de ses employé-es. En pleine rareté de main-d’œuvre, ce mépris de la part d’Innvest est tout simplement incroyable et déconnecté de la réalité et nous allons le combattre aussi longtemps qu’il le faudra » de relancer Pierre Emond, vice-président au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

« Les négociations étant toutes deux dans des impasses, nous interpellons vivement la direction de Novago et celle du Hilton Québec afin de les ramener à la raison et à la table de négociation. Novago, qui fait pourtant partie du mouvement coopératif, se comporte en citoyen corporatif de dernière classe en multipliant les attaques envers ses salarié-es et les manœuvres contre un syndicat présent depuis plus de 50 ans. Pour sa part, la société Innvest, qui possède le Hilton de Québec et avec qui nous avons pourtant conclu une entente au Holiday Inn de Laval, devrait suivre l’exemple des 17 autres hôtels où nous avons obtenu des règlements dans le cadre de notre négociation coordonnée, des ententes qui respectent les professionnel-les de l’hôtellerie qui participeront à la relance de cet important secteur du Québec », de préciser Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Que ce soit pour les travailleuses et les travailleurs de Novago ou ceux du Hilton Québec, la CSN déploie déjà toutes ses énergies dans le soutien de leur lutte pour obtenir le respect auquel ces salarié-es ont droit. Nous sommes en présence d’employeurs qui ne semblent pas comprendre que leurs profits dépendent intégralement de ces deux catégories de professionnels et que la rareté de main-d’œuvre ne peut se régler qu’en offrant plus et non en sabrant dans les conditions de travail », de conclure François Enault, vice-président de la CSN.

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Entente entérinée au Marriott Château Champlain https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-enterinee-au-marriott-chateau-champlain/ Wed, 08 Dec 2021 15:58:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81207 La Fédération du commerce (FC–CSN) se réjouit de la conclusion d’un quinzième règlement dans le secteur de l’hôtellerie. Hier, les travailleuses et les travailleurs du Marriott Château Champlain, un hôtel majeur comptant 610 chambres, ont entériné le contenu de la convention collective 2020-2024. Cette entente reprend tous les éléments de la plate-forme que se sont donnés les syndicats de l’hôtellerie en négociation coordonnée.

« Maintenant que nous avons une entente dans cet hôtel majeur de Montréal, il n’y a aucune raison pour que nous ne puissions pas convenir du même règlement dans tous les autres hôtels encore en négociation, explique le trésorier de la FC–CSN, Michel Valiquette. Nous allons redoubler d’ardeur pour obtenir ce même règlement dans les neuf autres hôtels syndiqués CSN qui n’ont pas encore conclu d’entente. »

Les négociations se poursuivent dans neuf hôtels pour obtenir des ententes comparables à celles déjà conclues ailleurs, notamment au Château Champlain. Elles prévoient des augmentations totalisant environ 8 % pour un contrat de quatre ans, des bonifications aux assurances collectives ainsi que des mesures pour mieux protéger les travailleuses et les travailleurs en ces temps de crise afin de préparer une relance qui profitera à tout le secteur touristique, particulièrement à ceux et celles qui y travaillent et qui sont les véritables créateurs de richesse dans l’industrie.

15 règlements
Voici les 15 hôtels où des ententes ont été conclues avec le syndicat CSN représentant leurs salarié-es :

Montréal métropolitain
  • Suites Faubourg St-Laurent
  • Comfort Inn Dorval
  • Comfort Inn Pointe-Claire
  • Fairfield by Marriott
  • Hilton Laval
  • Quality Inn du centre-ville
  • Holiday Inn de Laval
  • Residence Inn
  • Ruby Foo’s
  • Best Western Côte-de-Liesse
  • Marriott Château-Champlain
Québec–Chaudière-Appalaches
  • Manoir du Lac Delage
  • Delta de Québec
Estrie
  • Quality Sherbrooke
  • Delta Sherbrooke

 

 

 

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Négociation coordonnée de l’hôtellerie – Deux nouvelles ententes s’ajoutent https://www.csn.qc.ca/actualites/negociation-coordonnee-de-lhotellerie-deux-nouvelles-ententes-sajoutent/ Fri, 15 Oct 2021 12:37:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80727 La Fédération du commerce (FC–CSN) annonce la conclusion de deux nouvelles ententes. Ce jeudi, les travailleuses et les travailleurs du Delta de Québec ont entériné le contenu de la convention collective 2020-2024, dans une proportion de 90 %.

« Les travailleuses et les travailleurs du Delta de Québec peuvent être fiers de ce qu’ils ont accompli, se réjouit la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), Barbara Poirier. Nous saluons leur détermination et leur mobilisation exemplaires dans un contexte difficile, face à un employeur qui portait des demandes de reculs inacceptables. Nous continuerons d’appuyer sans relâche tous les salarié-es de l’hôtellerie pour qu’ils obtiennent, eux aussi, un règlement satisfaisant ».

De même, les salarié-es du Quality Inn du centre-ville de Montréal ont également conclu une entente, entérinée mercredi. Ces deux règlements portent à neuf le nombre d’hôtels québécois qui ont conclu des ententes sur la base de la plate-forme commune que se sont donnée les syndicats de l’hôtellerie CSN. Le Delta de Québec est le premier hôtel majeur, comptant près de 400 chambres, à conclure une telle entente.

« Tous les hôteliers qui n’ont pas encore réglé doivent se poser de sérieuses questions maintenant, souligne le trésorier de la, Michel Valiquette. Il n’y a aucune raison justifiant que les travailleuses et les travailleurs de ces hôtels ne bénéficient pas des mêmes conditions de travail que les autres. La relance de tout le secteur passe par nous, les travailleuses et les travailleurs. De notre côté, nous redoublerons d’ardeur pour soutenir tous nos membres qui n’ont pas encore pu conclure le renouvellement de leur convention collective ».

Les négociations se poursuivent dans 15 autres hôtels pour obtenir des ententes comparables à celles déjà conclues ailleurs, notamment des augmentations totalisant environ 8 % pour un contrat de quatre ans, ainsi que des mesures pour mieux protéger les travailleuses et les travailleurs en ces temps de crise afin de préparer une relance qui profitera à tout le secteur touristique et, notamment, celles et ceux qui y travaillent et qui sont les véritables créateurs de richesse dans l’industrie.

Parmi ces hôtels toujours en négociation, notons que deux conflits de travail ont cours actuellement au Hilton de Québec et au Hilton Double Tree de Montréal. Les salarié-es de ces deux établissements exercent présentement la grève générale illimitée.

Neuf règlements
Voici les neuf hôtels où des ententes ont été conclues avec le syndicat CSN représentant leurs salarié-es.

Montréal métropolitain Québec–Chaudière-Appalaches Sherbrooke
• Suites Faubourg St-Laurent
• Comfort Inn Dorval
• Comfort Inn Pointe-Claire
• Fairfield by Marriott
• Hilton Laval
• Quality Inn du centre-ville
 

• Manoir du Lac Delage
• Delta de Québec

 

Quality Sherbrooke
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Une entente finalement conclue à l’hôtel Quality Sherbrooke https://www.csn.qc.ca/actualites/une-entente-finalement-conclue-a-lhotel-quality-sherbrooke/ Wed, 29 Sep 2021 20:25:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80608 Les employé-es de l’hôtel Quality Sherbrooke ont obtenu un règlement à la suite d’une séquence de six jours de grève consécutifs. L’entente met fin à un conflit de travail qui dure depuis plusieurs semaines et qui s’inscrit dans le cadre de la 10e ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie.

Il s’agit d’une septième entente pour la CSN dans le dossier de l’hôtellerie. Elle s’appuie sur les mêmes bases que celles survenues ailleurs au Québec au courant des dernières semaines qui comprend des hausses salariales de 8 % sur 4 ans (1,5 %, 2 %, 2 % et 2,5 %), tout en prévoyant un rattrapage additionnel de 0,25 $ lors de chacune des deux dernières années de la convention collective. Les salarié-es ne subiront aucun recul sur le plan des conditions de travail et toutes les demandes de la plateforme commune de négociation s’y retrouvent, dont des clauses de protection du lien d’emploi.

Par ailleurs, une amélioration de la charge des préposées aux chambres est à prévoir, ainsi qu’une bonification de la prime de nuit. 

De l’espoir aux autres tables de négociation
Le trésorier et responsable du secteur Tourisme de la Fédération du commerce (FC–CSN), Michel Valiquette, souligne le courage des employé-es qui sont demeurés mobilisés et estime que ce règlement est de bon augure pour le secteur alors que près d’une vingtaine de syndicats CSN sont toujours en pourparlers dans le cadre de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. « Nous avons démontré que nous tenions à nos demandes et que nous étions déterminés à n’accepter aucun recul. Cela envoie un message aux autres employeurs qui veulent imposer une diminution des conditions de travail et tentent de laisser traîner les négociations pour faire plier les syndiqué-es. Ils doivent savoir que ce n’est pas dans la culture des syndicats CSN de baisser les bras. »

Rappelons que de leur côté, les syndiqué-es du Delta Sherbrooke sont toujours en négociation et il s’agit du même propriétaire. La FC-CSN estime qu’il n’y a plus de raison d’étirer les pourparlers dans ce dossier.

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Grève dans deux grands hôtels : la pénurie de main-d’œuvre au cœur du conflit https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-dans-deux-grands-hotels-la-penurie-de-main-doeuvre-au-coeur-du-conflit/ Fri, 27 Aug 2021 16:26:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80322 Les employé-es de deux grands hôtels syndiqués avec la CSN ont entamé aujourd’hui un débrayage commun pour dénoncer des propositions patronales méprisantes qui risquent d’aggraver la pénurie de main-d’œuvre dans un secteur particulièrement à risque. Ces mouvements de grève interviennent alors que deux ententes de principe ont été conclues la veille dans des hôtels de la région montréalaise. La CSN appelle les grands hôteliers à s’inspirer des ententes déjà obtenues ailleurs pour mettre fin au litige.

Les syndiqué-es du Hilton à Québec, ainsi que ceux du DoubleTree à Montréal ont donc dénoncé les différentes offres patronales, considérées comme insultantes en raison de nombreux reculs, notamment sur le plan monétaire, proposés dans le contexte où le secteur hôtelier est particulièrement touché par un manque de main-d’œuvre de plus en plus criant.

Deux grèves et deux ententes
Ces propositions constituent une gifle pour les employé-es de ces deux grands hôtels lorsque comparées aux ententes de principe conclues jeudi aux Comfort Inn Dorval et Pointe-Claire pour lesquelles aucun recul des conditions de travail n’est prévu. Celles-ci prévoient des augmentations salariales annuelles de 1,5 %, 2 %, 2 % et 2,5 %, une bonification du régime d’assurance et une réintégration des employé-es licenciés depuis le début de la pandémie. Ces ententes, basées sur celle survenue au Suite Faubourg la semaine dernière, seront soumises mardi aux syndiqué-es pour approbation.

Impacts de la pénurie de main-d’œuvre sur les syndiqué-es
Cette pénurie de main-d’œuvre dans le secteur hôtelier met énormément de pression sur les gens qui y travaillent, s’inquiète Michel Valiquette, trésorier et responsable du secteur Tourisme de la Fédération du commerce (FC–CSN). Il rappelle qu’au Québec, certains hôtels ont perdu près des deux tiers de leur personnel depuis le début de la pandémie et que cette tendance met en péril le maintien des activités et la qualité de vie des employé-es. Il y a donc urgence d’améliorer les conditions de travail et non l’inverse.

« Ce que je constate actuellement, ce sont des gens surmenés qui doivent mettre les bouchées doubles par manque de personnel. Le retour au travail a été pénible pour plusieurs, qui doivent faire de plus en plus d’heures supplémentaires, souligne-t-il. Ce n’est plus agréable pour personne de travailler dans ces conditions. Les employeurs se disent conscients de la situation, mais envoient des signaux contradictoires aux tables de négociation. D’un côté, ils affirment vouloir retenir le personnel à tout prix, mais d’un autre, ils cherchent à sabrer les conditions de travail tout en offrant des hausses de salaire ridicules qui sont loin de couvrir l’inflation. Les employeurs doivent comprendre que s’ils veulent garder leurs employé-es, ils doivent faire preuve de cohérence. »

Des reculs salariaux insultants
Dans la Vieille Capitale, le trésorier du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Louis Hamel, a tenu à dénoncer les hausses de salaire faméliques proposées par l’hôtel Hilton, ainsi que les baisses de contribution de l’employeur au régime de retraite et d’assurance collective, en plus des reculs sur le plan des jours fériés et des congés de maladie. Il a rappelé que la CSN a annoncé dès le départ que ses membres n’accepteront pas de reculs sur le plan monétaire.

« Au Hilton, on propose deux ans de gels de salaires, suivis de deux augmentations de 1 % par année, a-t-il mentionné. Ce n’est pas nécessaire d’être très fort en calcul pour comprendre qu’on vous demande de vous appauvrir, alors que les premières ententes obtenues dans le secteur de l’hôtellerie permettent de conserver le pouvoir d’achat des salarié-es et n’offrent aucun recul à leurs conditions de travail. Ils ne démontrent aucune réelle volonté d’en arriver à un règlement et c’est ce qui pousse nos membres vers la grève. »

Au DoubleTree (anciennement Hyatt Regency), au cœur du Quartier des spectacles, l’employeur souhaite pour sa part abolir de nombreux postes, limiter les congés et obtenir des reculs sur le plan salarial, tout en refusant d’alléger la charge des préposées aux chambres, qui sont sujettes aux blessures et à l’épuisement. Ce refus de reconnaître le problème de surcharge relève du mépris envers celles qui effectuent ce travail difficile et comporte un risque pour la santé des travailleuses.

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La CSN manifeste contre Tidan Inc. et le Marriott Château Champlain https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-manifeste-contre-tidan-inc-et-le-marriott-chateau-champlain/ Sat, 07 Aug 2021 19:27:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80154 Une centaine de membres, militants et militantes de la CSN ont manifesté à Montréal samedi après-midi pour soutenir les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Marriott Château Champlain–CSN et leur présidente, Aida Gonçalves, congédiée sans raison par la direction de l’hôtel.

« C’est la solidarité qui fait la force de la CSN. Quand l’une des nôtres est victime d’une injustice, c’est tout le mouvement qui réagit, explique la vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre. C’est pour cette raison qu’il y a des militantes et des militants de tous les secteurs qui sont présents aujourd’hui. On se soutient tous et toutes entre nous. »

À la suite du congédiement de Mme Gonçalves, l’employeur lui a interdit d’accéder aux lieux de travail et a refusé de négocier en sa présence, jusqu’à ce que le Tribunal administratif du travail lui ordonne d’infirmer ces décisions.

« Il est totalement inacceptable que le Château Champlain et Tidan Inc. congédient aussi cavalièrement et injustement une employée qui travaille pour l’hôtel depuis plus de 30 ans, s’insurge Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN). Il est encore plus ridicule qu’un employeur tente de s’approprier le droit de choisir qui représentera le syndicat à la table de négociation, mais j’imagine que nous ne devrions pas être surpris, venant d’une entreprise avec un aussi long historique antisyndical. »

Mme Gonçalves a d’abord été suspendue, puis congédiée, à la suite d’une activité de visibilité organisée par le syndicat le 8 juillet dernier dans le cadre des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective. Durant l’évènement, la présidente et les membres du syndicat sont brièvement entrés dans le hall de l’hôtel pour manifester leur mécontentement envers leur employeur sans qu’aucun bris ou acte de vandalisme soit commis.

« Ce genre d’activité est couramment organisé durant les négociations. La réaction de l’employeur est complètement démesurée et s’apparente à de l’intimidation, déplore la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Dominique Daigneault. Nous sommes ici aujourd’hui par solidarité avec Aida, mais aussi pour affirmer haut et fort le droit des travailleuses et des travailleurs de s’unir et de se mobiliser pour obtenir de meilleures conditions de travail. »

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