Insertion sociale – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Sat, 22 Feb 2025 14:21:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Insertion sociale – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Vivre et travailler dans l’ombre: la difficile coexistence dans le métro de Montréal https://www.csn.qc.ca/actualites/vivre-et-travailler-dans-lombre-la-difficile-coexistence-dans-le-metro-de-montreal/ Sat, 22 Feb 2025 14:19:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=102591 Cette lettre est cosignée par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), le Syndicat du transport de Montréal (STM-CSN), la Fraternité des constables et agents de la paix de la STM (FCAP-STM-CSN) et le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la STM – CSN (STTSTM-CSN).

Dans les couloirs du métro de la métropole, un drame prend de l’ampleur. Cet organe vital pour la mobilité des Montréalaises et des Montréalais est devenu le théâtre d’une tragédie dans laquelle les acteurs impuissants espèrent collectivement qu’une aide opportune permettra de ramener la lumière dans ces souterrains devenus trop obscurs.

Si la situation ne date pas d’hier, depuis quelques jours, les témoignages abondent. Pour beaucoup, le métro est devenu un refuge non par choix, mais par nécessité. La crise du logement, amplifiée par des loyers toujours plus élevés et une pénurie criante de logements abordables, se conjugue à l’insuffisance des ressources allouées aux organismes communautaires et aux services sociaux.

C’est aux enjeux de dépendance, de santé mentale, de solitude et de faim que font face les travailleuses et les travailleurs du métro. Constables spéciaux, personnel d’entretien et d’opération, toutes et tous se retrouvent malgré leur volonté et leur empathie à jouer un rôle qui n’est pas le leur, celui d’intervenants de première ligne pour ces personnes aux parcours semés d’obstacles, pour les plus vulnérables de la société.

Pour les voyageurs impuissants et craintifs, le métro –symbole d’unité urbaine – se transforme en scène de confrontations silencieuses. Pour les salarié-es, la fierté de travailler pour une institution symbolique du Québec fait place à la peur et à la fatigue. Leur mission quotidienne, allant de l’entretien et de l’opération à l’intervention, accomplie avec compassion, vise à préserver autant que possible la qualité du service et la sécurité dans un environnement en constante évolution. Ce défi titanesque, ils le relèvent quotidiennement, mais pour combien de temps encore et à quel prix pour leur propre santé?

Sur le terrain, les professionnels de la santé et des services sociaux, tout comme les intervenantes et les intervenants communautaires, se démènent sans ressources pour supporter une marée humaine qui semble dépasser leurs moyens. Entre nuits sans sommeil, appels d’urgence et rencontres chargées d’émotions, chaque interaction provoque une lueur d’espoir. Ces rencontres rappellent que derrière chacune des statistiques se cache une histoire individuelle, une vie qui mérite d’être traitée avec dignité.

Devant cette tragédie collective, des pistes de solutions doivent voir le jour. Les organisations syndicales de la CSN représentant des travailleuses et des travailleurs œuvrant dans le métro de Montréal joignent leur voix à celle des villes, des sociétés de transport, des organismes communautaires et des usagères et usagers pour plaider en faveur d’un renouveau social : il faut augmenter le nombre de places en hébergement d’urgence, multiplier les initiatives de logements sociaux et renforcer les partenariats entre la STM, la police, les services de santé et les organismes communautaires. Il faut des équipes mobiles d’intervention qui pourraient rapprocher les services des besoins des personnes les plus fragiles, créant des ponts entre le métro et un système de soutien adapté. Il faut investir dans la santé mentale et dans des programmes d’aide à la dépendance. Il faut agir pour que la reconnaissance du logement comme droit fondamental soit soutenue par des actions concrètes.

Et pour y arriver, les multiples acteurs sur le terrain ont besoin d’un État qui intervient réellement dans la crise. Si leurs bureaux à l’Assemblée nationale les préservent de voir la réalité qui se cache sous terre à Montréal, les élu-es ont le devoir d’écouter, de venir constater et d’agir. Le gouvernement doit en faire plus.

Le métro de Montréal est le reflet d’une société en profond bouleversement, une société qui, sans vouloir se l’avouer, ne s’est pas encore complètement remise du choc collectif de la pandémie. Le gouvernement doit prendre acte de ce mal de vivre qui gruge les entrailles de la métropole et transformer cette douleur en solidarité. Chaque action compte pour relever ce défi, restaurer l’équilibre, et redonner un peu de dignité à toutes celles et à tous ceux qui en ont grand besoin.

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Cibles d’immigration : les centrales syndicales décrient l’omission de l’immigration temporaire https://www.csn.qc.ca/actualites/cibles-dimmigration-les-centrales-syndicales-decrient-lomission-de-limmigration-temporaire/ Thu, 02 Nov 2023 13:07:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=92611 Les quatre grandes centrales syndicales dénoncent le manque de considération du gouvernement du Québec envers les travailleuses et les travailleurs migrants temporaires, alors qu’il a décidé de maintenir sa cible d’immigration à 50 000 personnes. Pour la CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ, cette décision rend quasiment impossible l’accès à la résidence permanente pour ces gens qui contribuent pleinement à la vitalité économique et sociale du Québec.  

« En maintenant ses cibles, le gouvernement emprisonne dans la précarité la grande majorité des personnes immigrantes temporaires qui habitent et travaillent déjà dans nos milieux, partout au Québec », a décrié la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Au cœur de l’enjeu, la grande proportion des travailleuses et travailleurs temporaires aux prises avec des permis fermés qui les rendent captifs d’un seul employeur avec, pour conséquence, la crainte de représailles s’ils tentent de faire valoir leurs droits. Rappelons que le rapporteur spécial de l’ONU a dénoncé cette situation qui s’apparente à de l’esclavage moderne. 

« Dans un contexte de recours débridé à la main-d’œuvre temporaire pour combler des besoins permanents, le gouvernement ne pouvait omettre d’inclure cette proportion importante des personnes immigrantes dans ses cibles d’immigration. En les ignorant, il pave la voie à ce que les abus se poursuivent et se généralisent à l’égard des travailleuses et travailleurs étrangers captifs de leur permis de travail fermé », explique Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ. 

Les nombreux obstacles à la résidence permanente contribuent d’ailleurs à la croissance, au sein du marché du travail, d’une population immigrante sans statut, dont plusieurs travailleuses et travailleurs ne détiennent que des permis temporaires. Leur accueil permanent est donc considéré comme un enjeu crucial, tout comme la régularisation de leur statut.

« Nous saluons le désir de mieux soutenir l’accès à la francisation des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires et d’encourager les employeurs à prendre leurs responsabilités en la matière. Cependant, nous demandons des moyens pour les inclure et les franciser, et non de nouvelles mesures d’exclusion. L’apprentissage effectif du français ne pourra se faire dans les conditions proposées », explique Mario Beauchemin, vice-président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Pour les centrales, les travailleuses et les travailleurs migrants ne doivent pas se voir imposer de nouvelles exigences au renouvellement de leur permis de travail, tel qu’un niveau de français, et à l’obtention de la résidence permanente. Ils devraient plutôt avoir un accès réel à la francisation, à de meilleurs salaires et des conditions de travail décentes, à des protections sociales et à une meilleure protection contre l’exploitation et les abus.

« L’immigration est un sujet à la fois crucial pour l’avenir de la société québécoise, et malheureusement polarisé à outrance. La planification et les niveaux d’immigration doivent refléter nos réels besoins et être plus humains. Il nous incombe de développer les capacités d’accueil, incluant la francisation en milieu de travail et la régionalisation de l’immigration, afin d’inclure convenablement toutes les personnes immigrantes », explique Luc Vachon, président de la CSD.

L’immigration temporaire est composée des travailleuses et travailleurs étrangers, des demandeurs d’asile et des étudiantes et étudiants étrangers. Au Canada, cette immigration a augmenté de 68 % en deux ans et représente désormais plus de 470 976 personnes au Québec, selon Statistique Canada. 

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La CSN en faveur de la régularisation des personnes migrantes précaires : appel à l’action https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-en-faveur-de-la-regularisation-des-personnes-migrantes-precaires-appel-a-laction/ Sat, 24 Apr 2021 13:00:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=79071 La CSN invite tout le monde à appuyer la campagne Essentiel.le.s d’Amnistie internationale Canada francophone en signant en grand nombre la pétition de cette campagne.

Au cours de la dernière année, la pandémie a mis en lumière combien le fonctionnement du Québec dépend largement du travail essentiel de femmes et d’hommes de tous horizons. Parmi toutes ces personnes, celles dont le statut migratoire est précaire ou inexistant forment une réserve de main-d’œuvre particulièrement vulnérable à l’abus et l’exploitation par des agences et des employeurs sans scrupules. La précarité de ces migrantes et migrants s’explique par le fait qu’ils ne détiennent pas la résidence permanente au Canada. Au Québec, le gouvernement s’y oppose par tous les moyens possibles.

Qu’elles travaillent dans la santé et les services sociaux, les agences de sécurité, l’industrie agroalimentaire, les entrepôts, les chaînes d’alimentation ou encore le nettoyage et l’entretien de bâtiments, ces personnes migrantes sont souvent les piliers d’activités essentielles à la société. Refuser de régulariser leur statut a de graves effets sur leurs conditions de vie et de travail puisque la plupart d’entre elles n’ont pas accès aux soins de santé publics, ni à des prestations de CNESST, de PCU ou d’assurance-emploi. Elles ne peuvent pas faire de grief contre leur employeur quand celui-ci néglige de prendre des mesures de prévention contre la COVID-19 ni ne peuvent facilement changer d’emploi pour trouver quelque chose de plus sécuritaire ailleurs.  

Cette situation doit cesser. Face à ces inégalités, la seule solution est la régularisation de leur statut migratoire, c’est-à-dire l’attribution d’un statut garantissant durablement leurs droits à la résidence, à l’emploi et aux services publics auxquels ils contribuent par les impôts et le travail essentiel qu’ils fournissent.

C’est pourquoi la CSN appuie la campagne Essentielle.le.s d’Amnistie internationale Canada francophone et vous invite à signer en grand nombre la pétition de cette campagne.

La CSN organise aussi, conjointement avec Amnistie internationale, deux webinaires sur ces enjeux :

4 mai 18 h : Enjeux structurels et de droits humains à l’échelle mondiale et au Québec

18 mai, 18 h : Personnes migrantes au Québec — Précarité au quotidien et mobilisation

La CSN est aussi membre de la Coalition pour la régularisation des statuts, qui regroupe une quinzaine d’organismes et qui plaide l’instauration d’un programme de régularisation élargi à tous les travailleurs essentiels.

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Les employé-es de l’hébergement de l’Armée du salut souhaitent que la mission soit maintenue https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-travailleurs-de-lhebergement-de-larmee-du-salut-souhaitent-que-la-mission-soit-maintenue/ Thu, 06 Feb 2020 01:25:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=73749 Les travailleuses et travailleurs des ressources d’hébergement touchés par l’annonce de fermeture de l’Armée du salut souhaitent que tout soit fait pour que la mission soit maintenue. Les besoins en itinérance sont importants à Québec et des solutions doivent être trouvées avec l’ensemble des partenaires pour que les ressources demeurent ouvertes.

L’Armée du salut annonçait récemment la fermeture de deux ressources d’hébergement pour les personnes en situation d’itinérance. Ce sont 80 lits destinés aux hommes et aux femmes en difficulté ou à risque d’itinérance qui risquent de disparaître suite à cette annonce. L’Armée du salut explique la raison de sa décision par des raisons financières.

La trentaine d’employé-es touchés par cette annonce se sont rencontrés en assemblée générale au début de la semaine. Ils encaissent le choc de cette décision. La première préoccupation des travailleuses et travailleurs est de trouver une solution pour continuer de répondre aux besoins en itinérance à Québec.

« Nous ne pouvons nous passer de ces ressources à Québec. Les besoins sont là. Nous appelons l’ensemble des partenaires à s’asseoir pour trouver une solution. Pour le personnel et le syndicat, tout doit être fait pour que les ressources demeurent ouvertes », explique Lucie Langlois, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSSCSN).

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Femmes immigrantes et autochtones doublement discriminées en emploi https://www.csn.qc.ca/actualites/femmes-immigrantes-et-autochtones-doublement-discriminees-en-emploi/ Thu, 23 Feb 2017 21:20:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=58403 Blogue de Véronique De Sève

Le travail est un puissant instrument d’intégration. Il permet à l’individu d’accéder à l’autonomie, de jouer un rôle concret sur le plan économique et il s’avère souvent, à tort ou à raison, un outil de reconnaissance sociale. Le Rendez-vous national sur la main-d’œuvre qui s’est tenu cette semaine le gouvernement québécois est l’occasion de nous le rappeler. Or, les compressions massives qui s’abattent sur le Québec depuis l’élection des libéraux et la précarisation généralisée de l’emploi accentuent la difficulté, pour de nombreuses personnes, de gagner un salaire décent ou simplement d’accéder au marché du travail. Parmi elles, les immigrantes et les femmes autochtones accusent un retard sur le reste de la société en matière d’insertion professionnelle.

Il faut remonter à 2010 pour avoir des statistiques parlantes sur le sujet. Cette rareté dans les chiffres n’est pas étonnante. Elle traduit le désintérêt de l’État à l’égard de problèmes rencontrés par les femmes issues de communautés culturelles. Souvenons-nous qu’il a fallu des années au gouvernement fédéral pour sortir de l’indifférence et lancer enfin une commission d’enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées. Le premier ministre Couillard s’est également fait tirer l’oreille avant de finalement consentir à tenir une enquête sur le comportement policier et les violences de tout acabit notamment à l’égard des femmes autochtones.

Sur le plan professionnel, les personnes immigrantes se heurtent depuis longtemps à des écueils structurels comme la non-reconnaissance des diplômes ou les problèmes de chômage. De façon générale, en 2010, seulement 65 % des femmes immigrantes ont réussi à se trouver un emploi, par rapport à 78 % des hommes immigrants. Chez les non-immigrants, les pourcentages sont de 80 % chez les femmes et de 84 % chez les hommes. Quels que soient leur niveau de scolarité ou leur origine, les revenus d’emploi des femmes se situent entre 72 % et 85 % de ceux des hommes. Ainsi, les femmes appartenant à une minorité visible ont gagné 38 097 $ en 2010 et les femmes autochtones 40 111 $. À titre comparatif, les femmes blanches ont quant à elles gagné 44 533 $, les immigrants 46 689 $, les autochtones 50 745 $ et les hommes blancs 57 094 $. En d’autres termes, les femmes immigrantes ou autochtones subissent une double discrimination en raison de leur sexe et de leur origine1. La Commission des droits de la personne parle même de triple discrimination dans le cas des travailleuses domestiques immigrantes (sexe, origine et condition sociale).

Ne jouons pas à l’autruche : la société québécoise entretient à certains égards la discrimination et le racisme systémiques. Il ne s’agit pas tant d’accuser les individus, mais de reconnaître que certaines pratiques, souvent inconscientes, ont des effets discriminatoires. Nous devons collectivement tout mettre en œuvre pour rejeter ces formes d’inégalités à l’endroit des personnes issues de la diversité. À cet égard, la situation en emploi des femmes immigrantes et autochtones doit particulièrement retenir notre attention. C’est la condition sine qua non d’un Québec plus juste, plus inclusif et plus fort.

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François Winter https://www.csn.qc.ca/actualites/francois-winter/ Fri, 27 Nov 2015 11:47:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55795 ladroit

« Dans le communautaire, on constate qu’il y a de plus en plus de demandes pour nos services d’aide en santé mentale. Les réformes de structures amènent ça. Ça se voit partout : il y a de plus en plus de dossiers d’aide juridique refusés, de moins en moins de logements sociaux construits malgré les longues listes d’attente et une pénurie d’intervenants en santé mentale.

Les compressions dans les services publics, c’est s’attaquer aux espoirs des gens. Et les personnes vivant avec des troubles de santé mentale ont besoin d’espoir, pas qu’on coupe dans les programmes qui devraient leur venir en aide. »

– François Winter, Directeur général, L’A-Droit (Chaudières-Appalaches)

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L’austérité, fossoyeuse de l’aide aux emplois https://www.csn.qc.ca/actualites/lausterite-fossoyeuse-de-laide-aux-emplois/ Thu, 16 Oct 2014 13:20:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/lausterite-fossoyeuse-de-laide-aux-emplois/ « Les récentes annonces de réduire, voire d’éliminer les programmes d’intégration au marché du travail des personnes parmi les plus démunies sont une aberration et démontrent les véritables intentions du gouvernement Couillard sur le démantèlement du modèle social québécois, a dénoncé le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau. On comprend très bien pourquoi les libéraux ratent la cible qu’ils se sont fixés en regard de la création d’emplois, car leur austérité est une fossoyeuse de l’aide aux emplois. »

Les récentes données sont catastrophiques à cet égard et témoignent de l’échec des mesures d’austérité. Plutôt que d’atteindre l’objectif de créer 35 000 emplois cette année, le gouvernement Couillard constate que le Québec en perdra plus de 21 000 en 2014.

Plutôt que de mettre sur le cap sur la création et le soutien aux emplois, il décide d’éliminer des programmes et des organismes qui ont justement cette responsabilité. L’abolition des centres locaux de développement, tel qu’annoncé par Radio-Canada, et la réduction des programmes d’intégration au marché du travail qui sont offerts aux personnes aux prises avec une déficience, un problème de santé mentale ou un handicap est un non-sens, estime la CSN. La révision des programmes d’Emploi Québec touche aussi les jeunes qui tentent de se sortir de l’aide sociale.

« Le Québec s’est doté de mécanismes pour appuyer le développement des régions et le soutien à des gens qui en ont vraiment besoin, a poursuivi Jacques Létourneau. Pour des économies de bout de chandelle dans des programmes qui sont pourtant essentiels, le gouvernement s’apprête à créer des problèmes sociaux très graves. Avec ses mesures, il creuse davantage le déficit social. »

La CSN rappelle que ces mesures contredisent totalement les déclarations du premier ministre Couillard lors de son discours d’assermentation, en avril, où il insistait sur la nécessité de tendre la main à celles et à ceux qui ont besoin d’aide. Il disait alors au ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale François Blais: «  Vous serez dans cette zone où l’encouragement rejoint la compassion, et vous saurez agir avec discernement. Notre formation politique peut être fière des résultats des deux plans de lutte contre la pauvreté, incluant les mesures favorisant et incitant l’accès à l’emploi. Il faut continuer sur cette voie, porter une attention particulière aux jeunes, aux personnes seules et aux immigrants. »

Au cours des prochaines semaines, la population aura l’occasion de manifester contre les politiques d’austérité qui détruisent les services publics et les programmes sociaux. « La CSN invite le plus grand nombre de personnes à démontrer leur attachement au Québec qui s’est construit au cours des cinquante dernières années, a mentionné Jacques Létourneau. L’austérité est un échec et n’est certainement pas une solution. Nous souhaitons un large débat transparent en ce sens. »

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