Liberté d’expression – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 20 Feb 2025 16:58:39 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Liberté d’expression – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 La CSN tourne le dos à X https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-tourne-le-dos-a-x/ Thu, 20 Feb 2025 16:01:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=102579 La CSN est une organisation syndicale qui lutte pour la justice sociale, pour l’égalité sur tous les fronts. La CSN est aussi une organisation syndicale qui représente des travailleuses et des travailleurs de l’information et qui œuvre pour un réel droit à l’information et pour une société égalitaire et démocratique. La plateforme X ne loge plus à cette enseigne. La toxicité de cette dernière a atteint des sommets.

Depuis le rachat par Elon Musk, X, anciennement Twitter, a muté en un espace clairement biaisé à l’égard des contenus de droite, d’extrême-droite et d’austérité économique, en plus d’être devenu un outil facilitant la prise de pouvoir de son propriétaire aux côtés de Trump. Des communautés féroces et décomplexées y dominent, favorisées par un algorithme sur les stéroïdes, empêchant tout débat public équilibré et serein.

Si certains doutaient encore des accointances de Musk avec les nébuleuses de droite et d’extrême-droite, la présomption d’innocence est tombée devant le triste de spectacle des deux saluts nazis enthousiastes auxquels il s’est livré pendant la cérémonie d’investiture du président Trump.

Les fermetures de comptes se sont multipliées au lendemain de l’investiture et elle se sont encore accélérées après le 25 janvier dernier, à la suite de l’allocution de Musk devant les membres du parti allemand d’extrême-droite Alternative für Deutschland (AfD), qu’il a encouragé à oublier la « culpabilité passée ».

C’est avec ce lourd passif que Musk est maintenant aux commandes aux États-Unis, puisqu’il est maintenant l’architecte principal du démantèlement de l’État social et des minces politiques publiques américaines depuis son entrée en fonction à la tête du département de l’Efficience gouvernementale – Department of Government efficiency (DOGE). Un poste pour lequel il n’a pas été élu et qui relève uniquement du président Trump.

Son équipe a récemment pris le contrôle du système de paiement du Trésor américain, qui gère le flux des fonds fédéraux, notamment les quelque 6000 milliards de dollars destinés annuellement aux fonds de retraite public, aux salaires des fonctionnaires fédéraux et au programme d’assurance maladie Medicare, entre autres. Il possède ainsi des informations personnelles sur des millions de citoyennes et de citoyens américains…

Pour toutes ces raisons, la CSN tourne le dos à X. Depuis quelques semaines, de plus en plus de voix s’élèvent pour annoncer qu’elles quittent cette plateforme et la CSN est fière de se joindre à elles.

Nous savons qu’aucune plateforme numérique n’est parfaite. La CSN revendique d’ailleurs depuis longtemps que les géants du Web rendent compte de leurs décisions. Il nous apparaît toutefois évident que le climat sur X ne fera que dégénérer dans les prochains mois. Pour interagir avec la population, la CSN se concentrera désormais sur ses autres plateformes. Nous vous invitons à faire de même et à nous rejoindre sur Bluesky : @lacsn.bsky.social.

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Quand le syndicalisme défend la volonté de la population https://www.csn.qc.ca/actualites/quand-le-syndicalisme-defend-la-volonte-de-la-population/ Sun, 15 Sep 2024 10:00:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99480 En cette Journée internationale de la démocratie, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) rappelle que syndicalisme va de pair avec démocratie. « Les organisations syndicales jouent un rôle important pour influencer la société. Leurs actions ont aidé à mettre en place de grands fleurons québécois comme les CPE et nos services publics. Mais on oublie souvent qu’une des grandes contributions du mouvement syndical est son travail d’enrichissement de la démocratie », observe Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« L’action collective est au cœur de la pratique syndicale. En se regroupant et en agissant de manière collective, les travailleuses et les travailleurs syndiqués exercent leur pouvoir de transformer leur milieu de travail en faisant reculer le pouvoir unilatéral des employeurs », poursuit la présidente du mouvement.  

La syndicaliste déplore que ces dernières années, on assiste à l’érosion d’espaces démocratiques en raison de décisions gouvernementales. « Qu’on pense à la création de Santé Québec, qui procède à une centralisation extrême dans le réseau de la santé. Que l’on pense à l’abolition des commissions scolaires il y a quelques années ou bien aux diverses attaques envers les services publics de manière générale, alors que la population y tient. Toutes ces initiatives gouvernementales enlèvent du pouvoir aux citoyennes et aux citoyens. Les organisations syndicales se sont opposées à ces diverses mesures, notamment en mettant le doigt sur les dérives centralisatrices », continue-t-elle.

La CSN profite aussi de cette journée pour rappeler ses demandes relativement au mode de scrutin, qui devrait être proportionnel et assurer une juste place aux femmes. « C’est une question de démocratie ! Dans l’opposition, la CAQ s’était d’ailleurs engagée à réformer le mode de scrutin si elle était au pouvoir… », conclut Mme Senneville.

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 1600 syndicats et regroupe quelque 320 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La CSN appuie la demande des médias d’avoir accès aux hôpitaux et aux CHSLD https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-appuie-la-demande-des-medias-davoir-acces-aux-hopitaux-et-aux-chsld/ Tue, 26 Jan 2021 18:41:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=78309 Pour la Confédération des syndicats nationaux, il est inacceptable que les médias se voient refuser systématiquement l’accès aux installations des hôpitaux et des CHSLD. La CSN revendique une plus grande transparence des établissements depuis longtemps. D’ailleurs, elle demande l’introduction d’une clause de convention collective pour protéger les travailleuses et les travailleurs qui dénoncent publiquement des situations inacceptables dont ils sont témoins. Ils ont tellement peu d’écoute des établissements que c’est parfois leur ultime recours pour faire en sorte que l’inacceptable soit corrigé.

« Pour les travailleuses et les travailleurs du réseau, au premier front de la crise depuis le début, les médias doivent pouvoir témoigner de la réalité telle qu’elle est vécue sur le terrain. Ça peut donner des images difficiles, présenter des faits inconfortables, mais c’est important que les Québécoises et les Québécois puissent voir de leurs yeux comment ça se passe dans leurs services publics. C’est contre-productif d’essayer de cacher la crise, explique la vice-présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Par ailleurs, la CSN souligne que l’accès des journalistes à l’information est une condition essentielle permettant aux médias de jouer leur rôle primordial dans une société libre et démocratique et qu’il en va du droit du public à une information de qualité.

La CSN dénonce depuis des années la culture d’opacité qui a pris forme dans les services publics. Avec les fusions, les centralisations, il est de plus en plus difficile, même pour les syndicats, d’obtenir les informations nécessaires pour comprendre et analyser les décisions prises par les dirigeantes et les dirigeants.

La loi de l’omerta est toujours bien présente dans le secteur public. Les salarié-es qui parlent à une ou un journaliste peuvent recevoir de lourdes sanctions. C’est une des raisons pour laquelle la CSN revendique l’introduction d’une clause de convention collective protégeant les lanceurs d’alerte. De son côté, le gouvernement n’y a toujours pas répondu de façon satisfaisante.

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La Fédération nationale des communications inquiète https://www.csn.qc.ca/actualites/la-federation-nationale-des-communications-inquiete/ Fri, 23 Mar 2018 16:32:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=66838 La Fédération nationale des communications (FNC–CSN) reçoit avec inquiétude la décision rendue hier par la Cour supérieure selon laquelle le témoignage de la journaliste Marie-Maude Denis est nécessaire dans le cadre de la requête de Marc-Yvan Côté sur les fuites médiatiques.

« La protection des sources journalistiques a un impact déterminant sur le rôle fondamental des journalistes et des médias dans la libre circulation de l’information, souligne Pierre Roger, secrétaire général de la FNC–CSN, et cette protection est primordiale dans le maintien d’une saine démocratie. »

La FNC–CSN considère essentiel que les citoyens puissent avoir confiance envers les journalistes s’ils souhaitent leur confier de l’information, et cela, sans avoir à craindre que leur identité soit révélée si leur désir est de garder l’anonymat. Cette décision risque d’avoir des répercussions majeures sur la capacité des journalistes à effectuer leur travail, notamment pour les journalistes d’enquête.

La Fédération nationale des communications-CSN, qui défend sans relâche l’indépendance journalistique et le droit du public à l’information a toujours milité en faveur d’un renforcement de ces protections afin éviter les diverses intrusions. Elle regroupe 6000 membres dans 88 syndicats œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

 

 

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Une invitation à participer aux marathons d’écriture d’Amnistie internationale https://www.csn.qc.ca/actualites/une-invitation-a-participer-au-marathons-decriture-damnistie-internationale/ Wed, 22 Nov 2017 16:39:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=64982 Cette année, deux porte-paroles, Françoise David, ex-députée et militante féministe, et Fred Dubé, humoriste, se joignent à Amnistie internationale Canada francophone (AICF) pour inviter le plus grand nombre de personnes à participer aux Marathons d’écriture : écrire, ça libère.

Écrire une lettre manuscrite ou virtuelle, ça libère ! : marathons.amnistie.ca

Les porte-paroles d’AICF invitent ainsi la population à envoyer leurs messages de solidarité en ligne : marathons.amnistie.ca et à participer aux marathons d’écriture organisés dans différents lieux publics au Québec en écrivant sur place des cartes de solidarité. 

Le 21 novembre, 2017. Lancement Québecois: Marathon cartes de vœux – Amnestie Internationale. http://cartes.amnistie.ca/ Photo Tristan Brand

Le principe des marathons d’écriture est simple : faire écrire, au plus grand nombre possible de personnes, des mots d’encouragement et de soutien à celles et ceux qui sont injustement emprisonnés ou dont les droits sont bafoués. Depuis plus de 12 ans, les marathons d’écriture ont fait la preuve de leur efficacité puisque plus de 65 % des personnes emprisonnées sont libérées. Écrire, ça marche et ça libère ! L’appui de la population a donc un pouvoir indéniable dans la vie de ces personnes. En 2016, près de 4.7 millions de cartes de vœux ont été envoyées dans le monde dont plus de 64 000 du Québec ! L’objectif cette année est de 80 000 messages d’espoir envoyés du Québec.

Le 21 novembre, 2017. Le président de la CSN, Jacques Létourneau participe au lancement Québecois: Marathon cartes de vœux – Amnestie Internationale. http://cartes.amnistie.ca/ Photo Tristan Brand

« Je n’ai pas hésité un instant lorsqu’Amnistie m’a demandé de participer activement aux marathons d’écriture », s’enthousiasme Françoise David. « J’aime Amnistie, ce grand mouvement qui mobilise citoyennes et citoyens pour faire respecter des droits politiques et sociaux, pour dénoncer les tyrans et tortionnaires, pour défendre la liberté d’expression dans des pays où prendre la parole est déjà un geste très risqué. »

« Je gagne ma vie grâce à la liberté d’expression. Les personnes, à qui nous allons écrire, ont perdu une part de leur vie à cause de la liberté d’expression. La moindre des choses, c’est que nous utilisions la nôtre pour défendre la leur. » rappelle Fred Dubé.

Un appui sans précédent aux marathons d’écriture d’AICF

L’objectif d’envoyer du Québec et du Canada plus de 80 000 messages est d’autant plus réaliste que pour la première fois cette année, Amnistie internationale Canada francophone peut compter sur la complicité de plusieurs partenaires majeurs qui invitent d’autres organisations à leur emboîter le pas : FTQ, CSN, CSQ, CSDM, FADOQ, Fondation David Suzuki, Femmes autochtones du Québec, Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles, L’R des centres de femmes du Québec, Conseil québécois LGBT, Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, Théâtre du Nouveau Monde. Christian Yaccarini, président et chef de la direction de la SDA-Angus appuie également la campagne.

Le 21 novembre, 2017. Fred Dubé et Françoise David, les deux porte-parole de la campagne, lors du lancement Québecois: Marathon cartes de vœux – Amnestie Internationale. http://cartes.amnistie.ca/ Photo Tristan Brand

L’Association des libraires du Québec et l’Association des distributeurs exclusifs de livres en langue française offrent dans une centaine de librairies participantes des cartes exclusives illustrées par Steven Spazuk et adressées à Golrokh Ebrahemini Irae, une défenseure des droits humains et écrivaine iranienne, condamnée à six ans de prison pour avoir écrit un livre sur la lapidation.

Édition spéciale 2017 sur les défenseur.e.s des droits humains

Près de 3 500 défenseurs ont été tués pour leur travail pacifique de défense des droits humains depuis 1998, année où la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme a été adoptée. Dans la majorité des cas, personne n’a été condamné ou même poursuivi pour ces crimes. Cette déclaration reconnait pourtant le droit de chacun de défendre les droits humains.

Partout dans le monde, des femmes et des hommes mettent leur courage au service de la communauté. Aujourd’hui, les défenseur.e.s des droits humains sont pris pour cible et attaqués au lieu d’être soutenus et protégés par les gouvernements. En 2016, 281 personnes ont été tuées pour avoir défendu les droits humains, contre 156 en 2015.

Voilà pourquoi Amnistie internationale a décidé que les défenseur.e.s des droits humains seraient à l’honneur lors de l’édition 2017 des marathons d’écriture, et qu’ils sont au cœur de sa campagne « Je m’indigne, j’agis, je suis BRAVE ».

On peut écrire par exemple à Taner Kilic, président de la section turque d’Amnistie internationale, arrêté le 9 juin dernier sous des accusations fantaisistes, et toujours emprisonné ! À Shackelia Jackson, déterminée à empêcher la police d’agir en toute impunité en Jamaïque. À Clovis Razafimalala, condamné pour avoir protégé la forêt à Madagascar. Ou encore à Melanie Morrison, impliquée dans la quête de justice pour les femmes autochtones disparues et assassinées au Canada.

À Montréal, le marathon d’écriture d’AICF se déroulera le samedi 9 décembre de 11h à 18h à la Maison du développement durable, en présence des deux porte-paroles, Françoise David et Fred Dubé, ainsi que d’une brochette de complices.

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Fermeture sauvage d’un hebdo local de Lévis signée Transcontinental https://www.csn.qc.ca/actualites/fermeture-sauvage-dun-hebdo-local-de-levis-signee-transcontinental/ Thu, 31 Aug 2017 00:42:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=63172 Les neuf travailleuses et travailleurs du journal « Le Peuple de Lévis » ont appris cavalièrement mercredi matin qu’ils perdaient leur emploi. À l’issue d’une réunion convoquée à la dernière minute par Transcontinental, ils ont dû plier bagage et quitter l’entreprise prestement. Au même moment, les trois employés du « Peuple de Lotbinière » apprenaient que Meliormedia inc. devenait propriétaire de ce journal.

« Sous le choc, mes collègues et moi tentons de comprendre et d’encaisser le coup. Il faut se rappeler que notre syndicat souhaitait participer activement à la création d’une coop pour assurer la pérennité du journal et le maintien des emplois. Mais Transcontinental a refusé catégoriquement de discuter de la faisabilité du projet avec la firme MCE–Conseils et nous, s’insurge Caroline Cliche, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Publications Le Peuple – CSN. Cela témoigne d’un profond mépris de l’employeur pour les professionnels de l’information, pour les spécialistes des ventes et pour l’information régionale de façon générale. »

En 2014, Transcontinental avait racheté ces deux journaux à Québecor Média, dans une mégatransaction affectant quelque 75 publications régionales. À l’époque, Transcontinental se targuait de croire en l’importance de l’information régionale alors qu’aujourd’hui, moins de trois ans plus tard, l’entreprise vend et ferme l’ensemble de ses journaux hebdomadaires. « La succession de fermetures et de compressions majeures dans la presse écrite partout au Québec, incluant dans notre région, sont autant de drames qui menacent la liberté de presse et la qualité de l’information régionale. On y a déjà pas mal goûté dans le grand Québec au cours des dernières années », déplore Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

D’ailleurs, en mars dernier, la Fédération nationale des communications (FNC–CSN) déplorait la maigre enveloppe de 36 millions de dollars sur cinq ans débloquée dans le budget provincial de Carlos Leitão pour soutenir le virage numérique et assumer les coûts du recyclage du papier des journaux traditionnels.

« Ce qui se joue actuellement au Québec est une entorse à la santé démocratique de nos communautés. C’est très grave. La FNC–CSN va épauler les travailleuses et les travailleurs licenciés mercredi et continuer de faire pression sur le gouvernement pour qu’il protège l’information régionale, qui ne se résume pas à du simple business », promet Pierre Roger, secrétaire général–trésorier de la FNC–CSN.

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Le Canada adhère enfin à la Convention 98 sur la liberté de négociation de l’OIT https://www.csn.qc.ca/actualites/le-canada-adhere-enfin-a-la-convention-98-sur-la-liberte-de-negociation-de-loit/ Thu, 15 Jun 2017 15:53:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=60932 Pas moins de 68 ans après son adoption par l’Organisation internationale du travail (OIT), le Canada ratifie enfin la Convention 98 portant sur le droit d’association et de négociation collective.

Le 14 juin devient donc une journée historique pour les travailleuses et les travailleurs canadiens, estime la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui est intervenue à maintes reprises pour amener le gouvernement fédéral à signer les huit conventions fondamentales de l’OIT, dont la Convention 98. Ces dernières concernent l’éradication du travail forcé et du travail des enfants, le droit à l’égalité en emploi ainsi que la liberté d’association et de négociation.

La ministre du Travail, Patricia Hadju,et le directeur général du Bureau international du travail, Guy Rider.

Photo: Anne Pineau

L’adhésion du Canada a une valeur surtout symbolique puisque le droit canadien l’oblige déjà, au même titre que les provinces, à respecter la liberté d’association prévue à la Charte canadienne des droits.

La Cour suprême du Canada a établi depuis 2007 que la liberté d’association inclut la liberté de négociation. La Cour avait indiqué « reconnaître que le droit des travailleurs de négocier collectivement est inhérent à leur liberté d’association (et) réaffirme les valeurs de dignité, d’autonomie de la personne, d’égalité et de démocratie, intrinsèques à la Charte. »

En 2015, la Cour franchissait un autre pas en reconnaissant le droit de grève comme droit fondamental « en raison de sa fonction cruciale dans le cadre d’un processus véritable de négociation collective ».

En campagne

En 1995, l’OIT lançait une campagne intensive de ratification des huit conventions fondamentales. À ce jour, il manque encore 129 ratifications pour que l’objectif de ratification universelle soit atteint. L’adhésion du Canada à la Convention 98 est donc déterminante sur le plan international. À deux ans du centenaire de l’OIT, il devenait urgent pour le Canada de signifier sa pleine adhésion aux principes et aux droits fondamentaux du travail.

Selon la CSN, le fait de ratifier des conventions n’est pas suffisant. Encore faut-il respecter les obligations qu’elles édictent. On est loin du compte au Québec où de nombreuses lois ont été adoptées qui contreviennent au droit de négocier, par exemple, récemment, la Loi 15 sur les régimes de retraite du secteur municipal et les décrets mettant fin à la grève en ordonnant le retour au travail des juristes de l’État et des ouvriers de la construction. Ajoutons à cela la loi 8 qui retire aux travailleurs agricoles le droit de se syndiquer et de négocier collectivement leurs conditions de travail. Le gouvernement Couillard, prétendument si respectueux des chartes des droits, se montre en réalité bien peu tolérant lorsqu’il s’agit de la liberté d’association. La CSN espère que ce gouvernement prendra acte de la ratification de la convention 98 par le Canada.

Pour cette 106e conférence internationale du travail, la CSN était représentée par Anne Pineau, adjointe au comité exécutif.

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Qu’attend Justin Trudeau pour agir ? https://www.csn.qc.ca/actualites/quattend-justin-trudeau-pour-agir/ Wed, 14 Jun 2017 13:44:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=60913 La CSN invite ses membres et la population à participer à l’un des rassemblements soulignant les cinq années d’emprisonnement de Raif Badawi en Arabie Saoudite, le jeudi 15 juin à Sherbrooke et Ottawa, et le vendredi 16 juin à Montréal, Québec, Rimouski et Thetford Mines.

La CSN exhorte en outre le premier ministre Justin Trudeau à intervenir personnellement pour faire libérer le blogueur qui est incarcéré depuis le 17 juin 2012. « Personne n’était surpris de constater que Stephen Harper n’agisse pas et laisse croupir Raif Badawi en prison, a déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau. Mais que le premier ministre Justin Trudeau refuse d’assumer un rôle de leader sur la scène internationale sur de la question des droits de la personne dépasse l’entendement. S’il est réellement préoccupé par la liberté d’expression et les droits de la personne, il doit agir sans délai. »

Les rassemblements organisés par Amnistie Internationale

Le jeudi 15 juin

Sherbrooke : à 19 h à Sherbrooke devant l’Hôtel de ville

Ottawa : à 17 h devant l’Ambassade d’Arabie saoudite, 201 Sussex Drive

Le vendredi 16 juin

Montréal : à 17 h 30 devant le Métro Mont-Royal

Québec : à 19 h au coin Grand Allée Ouest et Cartier

Thetford Mines : à 19 h 30 à la Place de la Paix devant le cégep de Thetford Mines (671 boulevard Frontenac Ouest)

Rimouski : à 19 h au centre-ville (Place des Vétérans, rue Saint-Germain)

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Le syndicat participe au sauvetage de CJEM/CKMV https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-participe-au-sauvetage-de-lentreprise-pour-conserver-une-voix-forte-au-madawaska/ Thu, 27 Apr 2017 15:01:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=59849 Le Syndicat des communications de la République du Madawaska vient de parapher une nouvelle convention collective avec les acquéreurs de la radio CJEM/CKMV. Le radiodiffuseur était en vente depuis plusieurs mois et sa survie était menacée. En un temps record parce qu’il y avait urgence, les parties en sont venues à un contrat de travail acceptable après seulement quatre semaines de négociation.

Depuis le début, le syndicat a tout fait pour sauver ce fleuron qui diffuse depuis 1944 dans la région, première radio privée de langue française dans les Maritimes. « Pour nous, il était impératif de participer au sauvetage en mettant un peu d’eau dans notre vin, concède Yvon Dubé, président du syndicat. Nos auditrices et auditeurs pourront continuer d’échanger avec nos artisans qui travaillent d’arrache-pied afin de donner une voix locale aux gens de chez nous. »

Protéger les médias régionaux

La Fédération nationale des communications (FNC–CSN) rappelle que la pression est énorme sur les médias régionaux partout au pays. « Nous luttons pour préserver des journaux locaux et des antennes fortes dans toutes les régions, dans un monde où trop souvent, l’information provient des grands centres. Les résidents du Madawaska et de la région de Grand-Sault méritent d’avoir une station à leur image », martèle Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN.

L’employeur et le syndicat doivent désormais se retrousser les manches pour assurer une longue vie au 92,7 FM et 95,1 FM.

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Une levée de fonds s’organise pour les employés suspendus du CISSSO https://www.csn.qc.ca/actualites/une-levee-de-fonds-sorganise-pour-les-employes-suspendus-du-cissso/ Tue, 24 Jan 2017 20:55:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=57842 Une levée de fonds a été lancée aujourd’hui lors d’un barbecue organisé par la CSN a en guise de soutien aux deux employé-es du CISSSO suspendus avant Noël. Ceux-ci avaient joué leur rôle de sonneur d’alerte et alarmé la population sur la dépense d’un demi-million de dollars entourant un laboratoire médical qui demeure inutilisé. « Depuis l’entrée en vigueur du projet de loi 10 sur la réorganisation du réseau, le ministre Barrette s’est arrogé tous les pouvoirs pour bien museler tous les administrateurs. Ils n’ont probablement eu par la suite d’autres choix que de museler le personnel. Heureusement, deux employés ici ont eu le courage d’alerter la population en interpellant les journalistes, même s’ils savaient que les employeurs n’apprécieraient pas du tout cette prise de parole. Chaque fois que ces derniers vont agir de la sorte, contre les intérêts du public et contre les intérêts de nos membres, la FSSS-CSN sera présente pour les soutenir », a lancé d’entrée de jeu le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), Jeff Begley.

Pour l’occasion, 900 foulards étaient suspendus à une corde, tout comme 900 ballons avaient été déposés devant la direction de l’établissement la semaine dernière. Ceux-ci symbolisent les nombreux griefs pendants entre l’employeur et le syndicat. Rappelons à cet effet que le nombre de rencontres prévues pour le règlement des mésententes est passé de quatre à une.
« L’employeur fait le minimum pour régler les griefs. Nous avons suggéré une rencontre par semaine pour tenter de trouver des terrains d’entente, mais nous n’avons reçu aucune réponse. Cette attitude est déplorable et nuit considérablement à de saines relations de travail », enchaîne la présidente du syndicat, Josée McMillan.

« Le gouvernement saccage de nombreux services publics tout en engrangeant des surplus indécents. Il réduit la qualité des soins à la population et empêche les travailleuses et travailleurs du réseau de bien faire leur travail. Et voilà que maintenant, il laisse dormir des installations neuves payées par les contribuables ! Il faut que ça arrête, car ça devient intenable. C’est aussi le but de l’appel que nous lançons aujourd’hui. »

« Nous invitons la population à appuyer les travailleurs suspendus dans cette affaire. Dans le contexte d’improvisation et de cafouillage du projet Optilab, il nous revient à toutes et à tous de défendre coûte que coûte le droit du public d’être informé » conclut Josée McMilen.

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La CSN dénonce l’intransigeance de la direction du CISSSO https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-denonce-lintransigeance-de-lemployeur/ Wed, 11 Jan 2017 15:30:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=57674 La CSN dénonce le refus du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) de revenir sur sa décision en ce qui a trait à des mesures disciplinaires qui ont coûté six et trois mois de suspension à deux employés. Ceux-ci avaient fait appel aux médias pour alerter la population concernant l’inutilisation d’un laboratoire médical nouvellement construit qui a coûté plusieurs centaines de milliers de dollars provenant des coffres de l’État.

« Deux citoyens ont agi en leur âme et conscience dans cette affaire et ont jugé qu’il était nécessaire d’alerter la population sur ce qui se passe dans le réseau. Avec ses compressions de plusieurs milliards dans le système de santé, le gouvernement a mis à mal de nombreux services tout en engrangeant des surplus faramineux. Dans ce contexte, il est complètement inadmissible de laisser dormir des installations qui pourraient servir à des gens qui en ont besoin », s’est indigné le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CSN), Michel Quijada.

« Nous enjoignons à nouveau l’employeur de renoncer à ses mesures disciplinaires, a renchéri le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Christian Meilleur. Nous allons poursuivre la pression jusqu’à ce qu’il entende raison, d’autant plus qu’il est lui-même incapable d’expliquer à la population les mesures complètement injustifiées qu’il a prises envers deux personnes qui ont exercé leur devoir de citoyens. »

La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé de Gatineau – CSN, Josée McMillan, reproche par ailleurs au CISSSO la réduction de quatre rencontres mensuelles à une seule pour le règlement des mésententes. « À l’heure actuelle, plusieurs griefs sont pendants entre l’employeur et des employé-es. Pour un meilleur climat et des relations de travail plus harmonieuses, il est absolument nécessaire que les parties puissent se rencontrer sur une base régulière afin de tenter de régler les litiges ; mais voilà que l’employeur réduit cette possibilité. Ce n’est pas digne de ses responsabilités envers les syndiqué-es auxquels il est lié par la convention collective. »

« La décision de l’employeur de suspendre deux personnes alors qu’elles ont toujours eu un comportement exemplaire a soulevé l’indignation dans la région et partout au Québec, a conclu le président de la CSN, Jacques Létourneau. Les gens se sont élevés contre le traitement qui leur a été réservé, car ce genre d’action est essentiel à toute démocratie. La CSN va les appuyer inconditionnellement dans cette affaire, car nous défendons coûte que coûte le droit du public à être informé, qui plus est dans un contexte où le projet Optilab du gouvernement met en péril la qualité des soins aux patients. »

 

 

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Le syndicat somme l’employeur de revenir sur sa décision https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-somme-lemployeur-de-revenir-sur-sa-decision/ Sun, 18 Dec 2016 17:13:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=57566 Le syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé de Gatineau (CSN) a déposé des griefs à la suite de la suspension injustifiée de deux employé-es du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), qui ont fait appel aux médias pour alerter la population sur une aberration entourant la construction d’un laboratoire médical.

« L’employeur a voulu museler des personnes qui jugent inadmissible l’inutilisation d’un laboratoire médical alors que plusieurs centaines de milliers de dollars provenant des coffres de l’État ont servi à sa construction. Nous avons bien entendu contesté ces mesures disciplinaires complètement exagérées ; nous exigeons ni plus ni moins que la réintégration des deux travailleurs », a d’abord commenté la présidente du syndicat, Josée McMilen.

« L’employeur dispose de quatre jours civils à partir du dépôt de nos griefs pour réagir, ce qui nous conduit à jeudi. Sur certaines tribunes, il a fait planer le flou quant au sort des deux travailleurs. Nous l’enjoignons à faire marche arrière dès maintenant et à renoncer aux mesures disciplinaires qui pèsent injustement contre les employé-es concernés », a ajouté le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux, Christian Meilleur.

« L’indignation dans la région et partout au Québec est palpable : les gens sont outrés du traitement réservé à ces deux travailleurs qui ont voulu informer la population dans un esprit de libre démocratie. La population a le droit de savoir ce qu’il advient des impôts qu’elle paie, qui plus est dans un contexte où le projet Optilab du gouvernement met en péril la qualité des soins aux patients », a poursuivi le président du conseil central de l’Outaouais (CSN), Michel Quijada.

« Il est clair que les réactions vont fuser de toutes parts si le CISSSO n’agit pas dans le sens d’une réintégration en bonne et due forme. Nous nous attendons à ce qu’il entende raison ; de toute façon, il n’arrive pas lui-même à soutenir le bien-fondé de sa décision », a conclu la présidente du syndicat.

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Des mesures qui s’apparentent au bâillon https://www.csn.qc.ca/actualites/une-mesure-qui-sapparente-au-baillon/ Sat, 17 Dec 2016 13:08:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=57560 La CSN dénonce les suspensions de six mois et trois mois sans solde de deux employé-es du centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) qui ont interpelé un média de la région au sujet du gaspillage de fonds publics pour la construction d’un laboratoire médical inutilisé.

« Les employé-es ont fait ce que tout citoyen juste et raisonnable aurait fait dans une telle situation. Ils ont alerté la population sur le fait qu’elle est privée des services pour lesquels elle paie. Ils ont agi en leur âme et conscience dans un contexte où la question de la centralisation des laboratoires médicaux suscite la controverse en raison de la diminution de services et des risques pour la qualité et la perte des échantillons », a souligné d’entrée de jeu le président du Conseil central de l’Outaouais (CSN), Michel Quijada.

« Les suspensions de six et trois mois mois sans solde de l’employeur sont complètement injustifiées, a poursuivi la présidente du syndicat, Josée McMallen. Ce faisant, il cherche à museler les employé-es qui constatent des aberrations dans le système public et qui veulent informer la population. Nous n’allons pas en rester là. Nous allons contester cette mesure abusive. »

« Ces mesures disciplinaires s’apparentent au bâillon, a soutenu pour sa part le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Christian Meilleur. La liberté d’expression, ça veut dire quelque chose. Quand les deniers publics sont en jeu, les gens ont le droit de savoir. »

« De concert avec l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ), nous demandons au CISSSO de revoir sa décision, car elle est complètement déraisonnable. Elle décourage toutes les personnes qui sont témoins de situations inadmissibles de parler. La population mérite mieux », conclut le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

 

 

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Protéger les journalistes indépendants contre les poursuites https://www.csn.qc.ca/actualites/proteger-les-journalistes-independants-contre-les-poursuites/ Tue, 06 Dec 2016 17:11:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=57399 La poursuite intentée récemment par le chroniqueur Richard Martineau contre un média indépendant et deux de ses collaborateurs pigistes soulève de nombreuses questions quant à la protection des journalistes indépendants contre les poursuites abusives.

 « L’AJIQ est extrêmement inquiète d’apprendre qu’une chronique satirique, publiée en février dernier par Marc-André Cyr dans Ricochet, vaut au média, au chroniqueur et à l’illustrateur du texte, Alexandre Fatta, une poursuite conjointe de 350 000 $ en dommages et intérêts pour diffamation. Quoi qu’on pense du texte et des caricatures en cause et sans prendre position sur le fond du litige, nous estimons que cette poursuite représente un grave précédant », affirme le président de l’AJIQ, Simon Van Vliet qui est également un collaborateur de Ricochet.

Améliorer la protection des journalistes indépendants

« Faute de moyens financiers suffisants, Ricochet ne dispose d’aucune assurance responsabilité civile lui permettant d’assumer les frais judiciaires d’une poursuite en Cour supérieure et encore moins de payer des dommages exorbitants comme ceux réclamés par M. Martineau. Le média indépendant se voit donc contraint de lancer une campagne de sociofinancement pour assurer sa défense et celle de ses collaborateurs pigistes. Cette situation est inacceptable et confirme la nécessité d’un financement adéquat des médias indépendants qui leur permettrait d’honorer les 10 principes du contrat équitable énoncés par l’AJIQ, dont la protection juridique des journalistes en cas de poursuite est un élément-clé », souligne le président de l’AJIQ.

De plus, alors que la Loi sur la presse prévoit qu’aucune action judiciaire ne peut être intentée sans préavis contre une entreprise de presse, cette protection ne semble pas s’appliquer aux médias électroniques, comme Ricochet, qui ne sont pas enregistrés en vertu de la Loi sur les journaux et autres publications, vieille de plus de 50 ans.

« Pourquoi M. Martineau a-t-il choisi de procéder directement avec une poursuite, plutôt que de demander une rétractation ou un droit de réplique. La Loi sur la presse précise par ailleurs qu’une telle action doit être entamée dans les trois mois suivants la prise de connaissance de l’article par la partie qui s’estime lésée. Pourquoi avoir attendu plus de six mois? », s’interroge Simon Van Vliet. « Cette affaire démontre que la précarité dans laquelle (sur) vivent depuis trop longtemps les journalistes et les médias indépendants fragilise dangereusement leur liberté de parole et d’action », conclut-t-il.

À propos de l’AJIQ : L’Association des journalistes indépendants du Québec, fondée à Montréal en 1988, est la seule organisation au Québec qui vise à améliorer les conditions de pratique, à favoriser le développement professionnel et à valoriser la contribution des journalistes indépendants à la production d’une information de qualité et d’intérêt public. L’AJIQ est affiliée à la Fédération nationale des communications de la CSN, le plus important regroupement de travailleurs et de travailleuses de l’information au Québec.

 

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Un bonne décision pour le droit de manifester https://www.csn.qc.ca/actualites/un-bonne-decision-pour-le-droit-de-manifester/ Wed, 22 Jun 2016 21:04:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=53099 C’est avec soulagement que le CCMM–CSN accueille le jugement de la Cour supérieure qui invalide l’article du règlement P6 de la Ville de Montréal interdisant le port du masque et, en partie, celui obligeant le dévoilement de l’itinéraire lors de manifestations. Les deux articles problématiques avaient été ajoutés au règlement P6 en 2012, alors que le mouvement étudiant luttait contre la hausse des frais de scolarité.

Pour le conseil central, ces deux articles portaient atteinte au droit de manifester prévu dans la constitution tout en donnant aux forces policières trop de pouvoir dans leur application. « Ce règlement a permis au SPVM de faire du profilage. Ainsi, l’application de ces deux articles s’est faite à géométrie variable selon qui prenait la rue », déplore Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN.

Photo : Michel Giroux

Photo : Michel Giroux

Ce jugement, ainsi que celui ayant invalidé l’article 500.1 du Code de la sécurité routière, constitue un rappel à l’ordre. « Les gouvernements et les autorités vont devoir accepter que nous vivons dans un état de droit et qu’ils ne peuvent faire ce qu’ils veulent. Ainsi le droit de manifester est là pour rester, que ça leur plaise ou non », affirme Dominique Daigneault.

Le CCMM–CSN profite de l’occasion pour demander à la Ville de Montréal de cesser immédiatement les recours initiés en vertu du règlement P6 et pour lesquels plusieurs personnes sont encore en attente d’audition.

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L’information : un bien public qui doit être protégé et expliqué https://www.csn.qc.ca/actualites/linformation-un-bien-public-qui-doit-etre-protege-et-explique/ Mon, 20 Jun 2016 13:31:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=52948 L’État québécois, à commencer par le ministère de la Culture et des Communications, doit intervenir de façon urgente pour protéger une information professionnelle de qualité partout au Québec. Dans un mémoire sur l’information présenté au Bureau du renouvellement de la politique culturelle, la Fédération nationale des communications (FNC–CSN) détaille une douzaine de recommandations afin d’assurer la survie de l’information partout sur le territoire.

« Le grand public et le gouvernement doivent comprendre que le virage numérique et les médias sociaux exercent une pression importante sur les modèles d’affaires des médias professionnels d’information qui forment pourtant le 4e pouvoir. Ils doivent être appuyés dans cette période de transformation, sans quoi, fermetures, compressions et licenciements de journalistes vont se poursuivre au péril de la démocratie », de mettre en garde Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN. Nos médias doivent obtenir du soutien étatique pour s’adapter et mieux rejoindre les gens sur les plateformes de leur choix, entre autres sous forme de crédits d’impôt temporaires sur la masse salariale. En aucune façon, cette aide ne doit compromettre l’indépendance des organes de presse face à l’État.

Une récente étude de la firme MCE-Conseils confirme que le tiers des recettes publicitaires québécoises est désormais encaissé par les géants américains du web. En retour, ils ne produisent aucun contenu et ne payent presque aucune taxe ici. En ce sens, le gouvernement doit exiger des rediffuseurs d’information tels que Google et Facebook qu’ils contribuent, par exemple sous forme de redevances, au financement de la production et de la diffusion d’une information de qualité et diversifiée.

Éduquer et mettre en garde le public contre « les fausses nouvelles »

La FNC–CSN demande également au ministère de l’Éducation de jouer son rôle auprès des adultes de demain. Il faut mettre sur pied, et de toute urgence, des programmes d’éducation sur les médias. Les citoyennes et les citoyens doivent être en mesure de faire la différence entre les informations provenant de sources fiables et les « fausses nouvelles », entre le contenu promotionnel et le contenu rédactionnel. Ils doivent également bien saisir le fonctionnement des médias pour en comprendre le rôle dans notre société démocratique.

De plus, le public doit développer sa compréhension du fonctionnement des réseaux sociaux. « Est-ce que chaque internaute sait que ce qui apparaît sur son fil d’actualité, sur Facebook par exemple, a été sélectionné par des algorithmes secrets conçus pour alimenter les usagers selon leurs intérêts ? Aucune place ici pour la diversité des voix. On ne fait que conforter les gens dans leurs pensées », explique Pierre Roger, secrétaire général de la FNC–CSN.

Pour entretenir une saine démocratie, il faut des citoyennes et des citoyens bien informés et éclairés.

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Mise au point du SPUQ sur la situation à l’UQAM https://www.csn.qc.ca/actualites/mise-au-point-du-spuq-sur-la-situation-a-luqam/ Fri, 10 Apr 2015 14:32:57 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/mise-au-point-du-spuq-sur-la-situation-a-luqam/ Devant les évènements regrettables des jours derniers à l’UQAM, le SPUQ tient à faire le point sur la situation. Représentant l’ensemble des professeures et professeurs ainsi que les maitres de langue de l’UQAM, le Syndicat tient à condamner les gestes de vandalisme commis cette semaine, qui éloignent de toute solution basée sur le dialogue, tout comme il déplore les maladresses de la direction dans sa gestion de la situation. Le SPUQ encourage les parties à ouvrir un espace de dialogue. Le SPUQ appelle donc la direction de l’UQAM à sursoir aux mesures contestées (expulsions, injonctions, recours à la police) et les associations étudiantes à exercer leurs moyens de pression légitimes dans les limites de leur application en régime démocratique. Des engagements clairs de part et d’autre permettraient de trouver une issue sereine à la crise actuelle.

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La CSN dénonce fermement l’attitude de la direction de l’UQAM https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-denonce-fermement-lattitude-de-la-direction-de-luqam/ Thu, 09 Apr 2015 13:53:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-csn-denonce-fermement-lattitude-de-la-direction-de-luqam/ La répression n’a absolument pas sa place à l’intérieur des murs d’une université et il est inadmissible qu’elle soit utilisée pour imposer par la force un point de vue qui diffère de celui qui émane des décisions démocratiques prises en ses murs. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et ses organisations affiliées dénoncent fermement la direction de l’UQAM qui a recours à un arsenal répressif par la voie d’injonctions, d’expulsions et en faisant appel à la force policière.

Réunis au sein du bureau confédéral, l’instance politique de la CSN, les délégué-es des huit fédérations et des treize conseils centraux de la confédération ont d’ailleurs adopté une proposition en ce sens. Elle se lit comme suit :

Que le bureau confédéral de la CSN

• Dénonce la rupture de communication de la direction de l’UQAM envers ses associations étudiantes et avec les syndicats de l’établissement;

• Déplore les choix de l’université et du gouvernement d’attaquer les grands principes que sont le droit d’association, le respect des décisions démocratiques ainsi que la liberté d’expression;

• S’oppose à la répression exercée par les autorités et dénonce toutes formes de violence;

• Exige la mise en place d’un véritable processus de négociation et de règlement du conflit par un retour au dialogue digne d’une institution universitaire, avec les associations étudiantes et tous les membres de la communauté universitaire.

Spirale de violence

« Les arrestations et l’intervention brutale des policiers, à l’appel de la direction de l’UQAM, contre l’avis des professeurs, des chargés de cours et des étudiants contribuent à une spirale de violence et ne sont absolument pas le chemin à prendre pour sortir de cette crise. Le premier ministre Couillard devrait lui aussi prendre un certain recul avant d’encourager cette façon de faire. Le premier ministre et son ministre de l’Éducation ne font que jeter de l’huile sur le feu », estime Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

Les professeurs et les chargés de cours n’ont certes pas manqué de courage en tentant de s’interposer entre les policiers et les étudiantes et les étudiants. Ils demandaient au recteur de trouver une autre solution que celle de faire entrer l’antiémeute au sein d’une institution indépendante consacrée au savoir.

« Ce qui se passe à l’UQAM dénote un mépris des étudiants, des professeurs et des chargés de cours, et l’on se demande pourquoi le recteur ne défend pas davantage l’indépendance de son institution et semble se plier aux directives ministérielles », avance Michel Tremblay, président de la Fédération des professionnèles (FP-CSN), qui représente le Syndicat des professeurs de l’UQAM (SPUQ).

L’université sous la botte des policiers

« L’administration de l’UQAM semble avoir oublié son rôle premier : défendre l’université et ses valeurs fondamentales. L’administration uqamienne poursuit son orientation de confrontation et de répression, ce que nous dénonçons avec fermeté! Nous appelons le recteur Proulx et son équipe au calme et au dialogue », soutient Jean Murdock, secrétaire général et trésorier de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), qui représente les chargés de cours de l’UQAM.

À propos

La CSN représente plus de 325 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs, répartis partout au Québec, dans quelque 2000 syndicats.

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Le CCMM-CSN dénonce le recours à la répression https://www.csn.qc.ca/actualites/le-ccmm-csn-denonce-le-recours-a-la-repression/ Thu, 09 Apr 2015 09:32:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/le-ccmm-csn-denonce-le-recours-a-la-repression/ « La direction de l’UQAM fait fausse route en empruntant la voie de la répression politique et policière », estime la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN),  Dominique Daigneault. Les arrestations qui ont eu cours à l’UQAM hier vont accentuer la colère des étudiantes et des étudiants qui font face à une administration qui abuse de ces pouvoirs. Devant une telle situation, des chargé-es de cours, des professeur-es de même que la présidente du Syndicat des professeur-es de l’UQAM (SPUQ-CSN), Michèle Nevert, ont érigé une chaîne humaine pour éviter que les étudiants soient blessés dans l’intervention policière. Par la suite, des membres de l’exécutif du SPUQ et du Syndicat des chargé-es de cours de l’UQAM (SCCUQ-CSN) se sont rendus au poste du SPVM pour soutenir les étudiants.

Le CCMM-CSN dénonce l’attitude répressive de l’UQAM hier, mais également dans le dossier des neuf étudiantes et étudiants menacés d’expulsion. À l’instar des syndicats et associations étudiantes de l’université, le CCMM-CSN demande le retrait des procédures dans cette affaire. De plus, l’UQAM impose dorénavant aux professeur-es, chargé-es de cours et maîtres de langue de donner leur cours, peu importe le nombre d’étudiantes et d’étudiants en classe. « Cela ajoute à l’indignation de la communauté universitaire. Il y a des conditions minimales à respecter pour enseigner et apprendre. Les gestes posés par la direction de l’UQAM sont totalement inacceptables et sont loin de permettre d’atteindre ces conditions », conclut la présidente du CCMM-CSN, également enseignante.

À propos du CCMM-CSN 

Organisme régional affilié à la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à  Laval et dans le Grand Nord du Québec.

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La CSN invite ses membres à manifester solidairement aux côtés des étudiants https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-invite-ses-membres-a-manifester-solidairement-aux-cotes-des-etudiants/ Wed, 01 Apr 2015 09:45:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-csn-invite-ses-membres-a-manifester-solidairement-aux-cotes-des-etudiants/ La Confédération des syndicats nationaux (CSN) invite ses membres et la population à marcher aux côtés des dizaines de milliers d’étudiantes et d’étudiants qui manifesteront contre les politiques du gouvernement Couillard demain, à l’appel de l’ASSÉ, dans les rues de Montréal.

« Il s’agira de la première occasion de masse d’opposition à l’austérité libérale depuis le dépôt du budget Leitão-Coiteux la semaine dernière, et il est essentiel de lancer un message clair en étant nombreux à dire non à ce plan de régression sociale ! », a déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Depuis septembre 2014, la mobilisation contre les mesures d’austérité du gouvernement Couillard est soutenue. Les syndicats, les groupes sociaux, féministes, étudiants et environnementaux sont de cette lutte pour dénoncer les conséquences de ses choix budgétaires et profondément politiques. Ils ont permis de faire la lumière sur le véritable agenda du Parti libéral au pouvoir : le démantèlement de l’État social québécois par des privatisations et des hausses de tarifs.

« Ces actions ont permis à la population de comprendre ce qui est en jeu et, depuis lors, le PLQ chute dans les sondages, a poursuivi le président de la CSN. Il faut maintenir cette pression. C’est pourquoi nous sommes solidaires des étudiantes et des étudiants qui sont mobilisés contre l’austérité et nous souhaitons être nombreux à marcher avec eux le 2 avril. »

L’appui à cette manifestation est aussi une occasion pour la CSN de dénoncer la violence policière durant les manifestations anti-austérité. « Avec les dérapages de la semaine dernière, notamment à Québec où une jeune femme a été atteinte brutalement au visage, la CSN réaffirme l’importance du droit de manifester en toute liberté et de continuer à s’opposer aux politiques du gouvernement Couillard. Nous souhaitons aussi que les manifestations se déroulent dans le calme pour permettre au plus grand nombre d’y participer. »

La CSN représente près de 2000 syndicats regroupant plus de 325 000 travailleuses et travailleurs partout au Québec, dont quelque 170 000 dans le secteur public québécois (santé, services sociaux, éducation et organismes gouvernementaux).

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