Lock-out – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 13 Jan 2026 19:29:04 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Lock-out – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les 22 salarié-es d’Ortec Environnement Services de Saint-Rémi en lock-out https://www.csn.qc.ca/actualites/les-22-salarie-es-dortec-environnement-services-de-saint-remi-en-lock-out/ Tue, 13 Jan 2026 19:20:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110933 Le 7 janvier dernier, Ortec Environnement Services a décrété un lock-out à son établissement de Saint-Rémi, jetant ainsi à la rue 22 salarié-es.

« Nous comprenons mal la réaction de l’employeur. Nous n’avons pas exercé de moyens de pression. Nous n’avions aucun vote de grève dans notre manche avant le déclenchement du lock-out. Le syndicat et ses membres croyaient à la négociation », affirme le président du syndicat d’Ortec Environnement de Saint-Rémi, Pierre-Philippe Lamarque.

« Nous négocions en ce moment avec le conciliateur. Nous avions pratiquement réglé toutes les clauses normatives. Mais l’employeur a préféré nous mettre à la rue tout de suite, en pensant que nous allions revenir à genoux pour sa grosse période du printemps. Il se trompe, nous avons adopté à 89 % un mandat de grève générale illimitée, le 7 janvier dernier. Dorénavant, c’est nous qui décidons quand nous reviendrons », ajoute-t-il.

Les salaires
« Au lieu de négocier une solution avec le syndicat, il fait miroiter aux employé-es de grosses augmentations salariales en échange du retrait d’une demande concernant l’assignation. Une fois assis à la table, nous lui proposons l’abandon de cette demande, mais il exige alors le retrait de l’ensemble des demandes restantes… en échange d’un 0,25 % de plus sur les salaires », soutient la secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Linda Tavolaro.

« La direction devrait travailler à accélérer le processus de négociation pour en arriver à une solution négociée dans les plus brefs délais. Un employeur qui respecte ses employé-es ne les met pas en lock-out en revenant des fêtes. Les membres ne rentreront pas à genoux », ajoute la première vice-présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annick Primeau.

La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2024. Les négociations ont commencé le 31 janvier 2025. Le conciliateur s’est joint à la table en septembre dernier. Cet automne, il y a eu quatre séances de négociation. Depuis le lock-out, deux séances ont été tenues. La prochaine rencontre est prévue le 6 février.

Les travailleuses et travailleurs de l’établissement de Saint-Rémi d’Ortec Environnement Services sont opérateurs de camions et aide-opérateurs. Ils se déplacent sur différents terrains pour des opérations de pompage et de nettoyage : fosses, réservoirs, bacs, réseaux.

À propos
Les 22 membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Ortec Environnement Services Inc. – St-Rémi–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Montérégie–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Béton Provincial, de glace après un an de lock-out https://www.csn.qc.ca/actualites/beton-provincial-de-glace-apres-un-an-de-lock-out/ Fri, 05 Dec 2025 17:15:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109596 Il y a un an jour pour jour, la direction de Béton Provincial, chef de file de l’industrie au Québec, mettait ses 50 employés de Longueuil et de LaSalle en lock-out, les privant ainsi des prestations de chômage auxquelles ils auraient eu droit la semaine suivante pour traverser la saison froide.

Depuis ce jour, l’entreprise de l’homme d’affaires de Matane, André Bélanger, n’a toujours pas changé de position à la table de négociation : laisser ses employé-es à la rue tant qu’ils n’accepteront pas un gel salarial de quatre ans, une abolition de leur régime de retraite et une réduction substantielle de la couverture de leur assurance collective.

« Rien ne semble émouvoir la direction de Béton Provincial. Un véritable cœur de pierre », déplore le premier vice-président de la CSN, François Enault. « Le syndicat a multiplié les relances à la table de négociation, des gestes concrets ignorés les uns après les autres par Béton Provincial. Malheureusement ce type de lock-out, qui prive les travailleurs de leurs revenus depuis un an, ne semble pas faire partie des priorités du ministre du Travail… »

Une manifestation de solidarité envers la cinquantaine de lock-outés a eu lieu ce midi aux abords du pont Jacques-Cartier.

« Il n’y a rien qui va nous casser, a lancé Jean-François Gagné, opérateur de bétonnière et porte-parole du syndicat. Si les gars sont encore dans la rue aujourd’hui, à tenir une ligne de piquetage devant l’usine jour après jour, c’est qu’ils tiennent à leurs conditions de travail. On ne demande pas la lune, on veut juste maintenir nos acquis. »

Le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord, a témoigné de la grande solidarité du mouvement CSN. « Partout où ils vont, les gars de Béton Provincial reçoivent un grand appui des syndicats qu’ils rencontrent. Et ça, André Bélanger le sait. Ce n’est pas vrai qu’on abandonne un des nôtres, surtout pas quand une entreprise se met à acheter ses concurrents et entreprend de niveler les conditions de travail de tout un secteur vers le bas. »

Car c’est ce dont il s’agit : après avoir acheté l’entreprise Demix en avril 2024, Béton Provincial a déposé une offre financière au syndicat qui représente les employés de LaSalle et Longueuil : un gel salarial de quatre ans, suivi d’augmentations annuelles de 2 % en 2028 et 2029. L’employeur exige aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, laquelle correspond à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial souhaite également réduire sa contribution au régime d’assurance collective pour le substituer par un nouveau régime modulable beaucoup moins avantageux.

Le Syndicat des travailleurs de Béton Provincial (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 50 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central de la Montérégie–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Après huit mois de lock-out, les employés de Béton Provincial exigent la reprise des négociations https://www.csn.qc.ca/actualites/apres-huit-mois-de-lock-out-les-employes-de-beton-provincial-exigent-la-reprise-des-negociations/ Fri, 15 Aug 2025 15:29:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106672 L’entreprise, propriété de l’homme d’affaires André Bélanger, avait rompu les discussions en mai dernier après avoir reçu une nouvelle contre-proposition de la part du syndicat qui représente les 50 employés.

Une demande de reprise des négociations a été acheminée cette semaine au ministère du Travail, dont le service de médiation encadre les négociations depuis décembre dernier.

Les lock-outés, qui soulignaient le début d’un neuvième mois de conflit, ont par ailleurs reçu l’appui de la porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, venue les rencontrer en matinée. Les travailleurs de Béton Provincial de Saint-Hubert, qui ont déclenché une grève générale illimitée le 4 août dernier, étaient aussi présents.

« Béton Provincial veut faire de nous un exemple pour niveler vers le bas les conditions de travail de tout le secteur du béton! », a dénoncé le président du syndicat représentant les chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour, Gilles Marleau. « La compagnie voudrait geler nos salaires pendant quatre ans, mettre fin à notre régime de retraite et charcuter nos assurances, avant de s’attaquer aux travailleurs des autres usines, comme nos collègues de Saint-Hubert, qui ont dû débrayer au début du mois pour préserver leurs acquis. »

« Quand une entreprise multiplie les conflits de travail avec ses employés, c’est le signe qu’il y a un manque de respect flagrant envers ceux qui lui permettent d’engranger des profits », a pour sa part souligné le trésorier de la CSN, Yvan Duceppe. « Si André Bélanger est capable de multiplier les acquisitions et de s’autoproclamer chef de file de l’industrie du béton au Québec, il a certainement les moyens de respecter les conditions de travail de ses employés – et, minimalement, de s’assoir à la table de négociation. »

Après avoir acheté l’entreprise Demix en avril 2024, Béton Provincial a déposé une offre financière au syndicat qui représente les employés de LaSalle et Longueuil : un gel salarial de quatre ans, suivi d’augmentations annuelles de 2 % en 2028 et 2029. L’employeur exige aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, correspondant à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial souhaite également réduire sa contribution au régime d’assurance collective pour le remplacer par un nouveau régime modulable.

Après avoir unanimement rejeté ces offres en assemblée générale, les employés de LaSalle et Longueuil ont été mis en lock-out par l’employeur, le 5 décembre dernier.

Le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 50 chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les 100 salarié-es d’Héroux-Devtek de Laval mis en lock-out https://www.csn.qc.ca/actualites/les-100-salarie-es-dheroux-devtek-de-laval-mis-en-lock-out/ Wed, 09 Jul 2025 19:33:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106340 Les 100 travailleurs et travailleuses de l’usine d’Héroux-Devtek à Laval ont été mis en lock-out par leur employeur le 9 juillet. Plutôt que de travailler à freiner l’écart salarial majeur qui touche les salarié-es de son usine de Laval, Héroux-Devtek déclenche un lock-out.

Ces salarié-es spécialisés qui œuvrent à la confection de trains d’atterrissage pour les avions avaient exercé une grève de 24 heures le 8 juillet. Ils accusent un retard salarial de 8$ l’heure par rapport à leurs collègues de l’usine du même employeur à Longueuil et de 14$ l’heure par rapport aux salarié-es de Safran. Dans les derniers mois, les entreprises concurrentes ont accordé des augmentations salariales importantes à leurs salarié-es, ce qui ne fait qu’accentuer l’écart chez Héroux-Devtek. Le syndicat constate un roulement de personnel important, d’où l’urgence d’obtenir de bonnes augmentations salariales.

« Jeter ses salarié-es à la rue après une seule journée de grève pour refuser de partager les profits avec ceux et celles qui font le travail, c’est la stratégie déplorable adoptée par Héroux-Devtek à Laval. Plutôt que de venir à la table pour discuter des augmentations salariales à accorder pour freiner le retard avec les entreprises concurrentes du secteur aéronautique, l’employeur veut garder tous ses profits pour lui. L’employeur a beau essayer d’avoir le beau jeu en demandant la conciliation, ce qu’on retient, c’est qu’il met ses salarié-es en lock-out. Avec le taux de roulement qu’il subit, il va falloir tôt ou tard qu’il reconnaisse les efforts de ses travailleurs et de ses travailleuses », Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Les salarié-es de l’Hôtel Pur votent à 80 % en faveur d’une entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-de-lhotel-pur-votent-a-80-en-faveur-dune-entente-de-principe/ Thu, 17 Apr 2025 19:09:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=104290 Après plus de sept mois de grève générale illimitée, les quelque 100 salarié-es de l’Hôtel Pur à Québec ont voté à 80 % en faveur d’une entente de principe qui comporte de nombreux gains. À ce jour, plus de 20 hôtels prenant part à la négociation coordonnée de l’hôtellerie ont conclu une entente qui bonifie tant le salaire que les conditions de travail. Le regard se porte maintenant sur les hôtels retardataires qui doivent donner le mandat de régler la négociation.

Une victoire syndicale majeure pour les salarié-es de l’Hôtel Pur

L’entente adoptée aujourd’hui inclut non seulement l’ensemble des gains de la négociation coordonnée, mais aussi des gains locaux majeurs, notamment une augmentation salariale de 2 $ l’heure à la signature pour les préposé-es aux chambres et pour le personnel de l’entretien et de l’administration, ainsi qu’une augmentation salariale supplémentaire de 10 % pour l’ensemble des membres à la signature de la convention collective. Les travailleuses et les travailleurs de l’Hôtel Pur avaient déclenché la grève générale illimitée le 13 septembre dernier.

« Il aura fallu tenir plus de sept mois pour faire comprendre à l’employeur qu’il devait nous accorder les gains de la négociation coordonnée. La détermination des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Pur a même permis d’aller arracher ces gains majeurs. Avec une augmentation salariale de 18 % à l’an 1, on a forcé l’employeur à partager les profits avec ses salarié-es. Ça démontre que la mobilisation des salarié-es permet de gagner », explique Stéphane Drolet, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Pur Québec–CSN.

Plus de 20 ententes dans la négociation coordonnée

La détermination des travailleuses et des travailleurs de l’hôtellerie a permis d’obtenir des ententes qui améliorent grandement le quotidien de ces salarié-es, que ce soit par une augmentation salariale de 21 % sur 4 ans, ou encore par une bonification de la contribution de l’employeur à l’assurance collective, ainsi que d’autres avantages en lien avec la formation, les vacances, la restriction des agences privées, la charge de travail et le pourboire. Les salarié-es du Hilton Laval, du Delta Sherbrooke, du DoubleTree à Montréal, du Hyatt Place Montréal–Downtown, de l’Hôtel Faubourg à Montréal, de l’Hôtel Bonaventure, du Marriott Château Champlain, de l’Hôtel Embassy Suites à Pointe-Claire, du Delta à Québec, de l’Hôtel Quality à Sherbrooke, du Comfort Inn à Pointe-Claire, du Comfort Inn à Dorval, de l’Hôtel Fairfield à Montréal, du Ritz-Carlton, de l’Hôtel Quality Inn Centre-ville à Montréal, du Hilton à Québec, de l’Hôtel Classique à Québec, du Manoir du Lac Delage, de l’Hôtel Radisson et de l’Hôtel Ruby Foo’s ont déjà convenu d’ententes.

« La majorité des hôtels de la 11e ronde de négociation coordonnée ont maintenant une entente en poche. Encore une fois, les salarié-es de l’hôtellerie montrent qu’en s’unissant, il est possible d’améliorer ses conditions. Nous nous sommes assurés que les hôteliers partagent les profits avec celles et ceux qui servent les clients et les clientes chaque jour », explique Serge Monette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

5 mois de lock-out au Reine Elizabeth : c’est le temps de régler

Les 600 salarié-es du Reine Elizabeth sont en lock-out depuis le 20 novembre dernier. Leur employeur tarde lui aussi à leur accorder les gains de la négociation coordonnée. La question des agences de personnel est centrale dans la négociation. Cet hôtel, propriété de la Caisse de dépôt et placement du Québec, mène une campagne antisyndicale féroce et utilise des briseurs de grève.

« Les hôteliers qui n’ont toujours pas d’entente doivent comprendre que s’ils veulent attirer et retenir le personnel dans leur établissement, ils doivent se mettre en mode règlement. La période estivale approche, c’est le temps de régler. L’entente commune est maintenant connue et il n’y a aucune raison pour que ça traîne en longueur », de conclure François Enault, 1er vice-président de la CSN.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Lock-out à l’Hôtel Reine Elizabeth : CDPQ doit respecter nos lois https://www.csn.qc.ca/actualites/lock-out-a-lhotel-reine-elizabeth-cdpq-doit-respecter-nos-lois/ Mon, 17 Mar 2025 18:33:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=103251 Les 600 travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Reine Elizabeth vivent un drame qui aurait pu être évité. Depuis plus de trois mois, ils font du piquetage devant l’hôtel parce que leur employeur les a mis en lock-out. Pendant que les hôtels s’entendaient avec leurs employé-es à l’automne dernier, le Reine Elizabeth se préparait à jeter ses salarié-es à la rue.

Comme l’hôtel est possédé par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), ce lock-out a des répercussions sur l’ensemble des Québécoises et des Québécois. Depuis le début du conflit le 20 novembre dernier, ce sont des millions de dollars qui sont perdus et qui ne profitent pas à notre bas de laine collectif. Et chaque jour, les sommes perdues augmentent. Pourtant, tout porte à croire que la CDPQ laisse perdurer le conflit sans intervenir.

Briseurs de grève et complicité de la CDPQ

Comme si ce n’était pas suffisamment préoccupant, la CDPQ se retrouve mêlée à un conflit antisyndical où le Reine Elizabeth bafoue nos lois du travail. L’employeur mène une campagne agressive contre les salarié-es depuis plusieurs mois. Un récent rapport d’enquête du ministère du Travail fait état de l’utilisation d’au moins 30 briseurs de grève pendant la Coupe des présidents de la PGA en septembre dernier. À cela s’ajoutent deux sanctions pour représailles antisyndicales en 2024. La première fois, pour avoir installé des caméras de surveillance devant le bureau du syndicat, la seconde pour avoir suspendu sans cause un vice-président du syndicat. Même s’il se fait continuellement taper sur les doigts par les tribunaux, rien n’y fait. Le Reine Elizabeth agit comme un récidiviste qui s’estime au-dessus des lois.

Devant un tel mépris répété du Reine Elizabeth envers nos lois, nous sommes en droit de nous questionner face au rôle de la CDPQ. Elle aura beau prétendre qu’elle n’a pas à intervenir dans les relations de travail, nous devons nous attendre qu’une institution de cette trempe respecte nos lois à la lettre.

Faire respecter les lois du travail au lieu de restreindre le droit de grève

La situation est d’autant plus incompréhensible que tous les grands hôtels de Montréal ont réglé. Il n’y a donc aucune raison pour qu’un hôtel comme le Reine Elizabeth ne puisse accorder les mêmes gains obtenus par les salarié-es de l’hôtellerie un peu partout au Québec.

Je n’arrive pas à croire que la CDPQ se retrouve directement mêlée à un conflit de travail au sein duquel le mépris de nos lois est la marque de commerce de l’employeur. C’est pourquoi j’appelle la CDPQ à cesser de se fermer les yeux et à intervenir pour relancer la négociation au Reine Elizabeth.

Plutôt que de se livrer à une déclaration de guerre envers les travailleuses et les travailleurs en voulant restreindre le droit de grève comme le ministre du Travail veut le faire, le gouvernement Legault devrait concentrer ses énergies à exiger le respect de nos lois du travail. Il a tous les leviers en main pour mettre un terme à ce lock-out qui dure depuis trop longtemps. La balle est dans son camp.

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Trois mois de lock-out chez Béton Provincial à LaSalle et Longueuil https://www.csn.qc.ca/actualites/trois-mois-de-lock-out-chez-beton-provincial-a-lasalle-et-longueuil/ Mon, 10 Mar 2025 15:49:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=103039 En lock-out depuis maintenant trois mois, les 50 travailleurs de Béton Provincial de LaSalle et de Longueuil manifestent ce matin à Montréal afin de dénoncer l’intransigeance de leur employeur.

Après avoir mis ses employés en lock-out tout juste avant Noël, les rendant ainsi inadmissibles à l’assurance emploi, l’entreprise d’André Bélanger maintient la ligne dure envers ses employés, à qui elle voudrait imposer un gel salarial de quatre ans ainsi que l’abolition des régimes de retraite et d’assurance collective, et ce, moins d’un an après avoir fait l’acquisition des sites de LaSalle et de Longueuil lors du rachat de Demix Béton.

« Béton Provincial veut faire de nous un exemple! », s’indigne Gilles Marleau, président du syndicat représentant les chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour. « Ce n’est pas parce que tu te portes acquéreur d’une compagnie que tu peux déchirer une convention collective du jour au lendemain. C’est pourtant ce qu’André Bélanger veut faire en essayant de nous affamer maintenant pour mieux nous affamer plus tard. »

Le 7 novembre dernier, Béton Provincial, propriété de l’homme d’affaires André Bélanger, déposait une offre financière au syndicat : gel salarial jusqu’en 2027, puis 2 % d’augmentation annuelle en 2028 et 2029. L’employeur exigeait aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, correspondant à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial demandait également l’arrêt du régime d’assurance actuel afin de le remplacer par un nouveau régime modulable, dorénavant payé par les employés.

De leur côté, les employés de Béton Provincial demandent une augmentation de 18 % sur quatre ans et le statu quo en matière d’assurance collective et de régime de retraite.

« Ce n’est pas comme si Béton Provincial n’avait pas les moyens de payer ses chauffeurs de bétonnières », souligne à grands traits le trésorier de la CSN, Yvan Duceppe. « Depuis des mois, André Bélanger multiplie les acquisitions et se proclame lui-même l’acteur de premier plan de l’industrie du béton au Québec. Si les affaires vont si bien pour lui, pourquoi voudrait-il subitement abolir le régime de retraite de ses employés, annuler leurs assurances et geler leurs salaires pendant quatre ans ? »

Après avoir unanimement rejeté les offres de Béton Provincial, les employés avaient adopté en novembre un mandat de 10 jours de grève. Aucune de ces journées n’avait été utilisée avant le déclenchement du lock-out, le 5 décembre dernier.


À propos

Autrefois propriété de Demix Béton, les usines de Longueuil et de LaSalle ont été rachetées en avril 2024 par Béton Provincial, acteur de premier plan de l’industrie au Québec. Le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle–Longueuil)–CSN représente les 50 chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Manifestation pour dénoncer les trois mois de lock-out au Reine Elizabeth https://www.csn.qc.ca/actualites/manifestation-pour-denoncer-les-trois-mois-de-lock-out-au-reine-elizabeth/ Thu, 20 Feb 2025 17:30:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=102558 Les 600 lock-outé-es de l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth manifestent ce midi pour dénoncer le fait que leur employeur les laisse sur le bord de la rue depuis trois mois. Avec des travailleurs et des travailleuses de plusieurs autres hôtels, ils réclament la fin du conflit et une bonne convention collective.

Alors que plus de la moitié des hôtels prenant part à la négociation coordonnée de l’hôtellerie a maintenant une entente en poche, le Reine Elizabeth a choisi la voie dure envers ses salarié-es. Le lock-out qui dure depuis le 20 novembre a forcé les travailleurs et les travailleuses à subir un conflit durant tout l’hiver. Lors de la manifestation, des grévistes de l’Hôtel PUR de Québec sont venus montrer leur solidarité et exiger de bonnes ententes dans l’hôtellerie.

« En prenant la décision de mettre ses salarié-es en lock-out pendant trois mois, le Reine Elizabeth continue sur sa lancée antisyndicale. Les représailles, l’entrave de l’employeur dans les négociations et le recours à des briseurs de grève sont autant de tactiques déplorables utilisées par le Reine Elizabeth. Aujourd’hui, on est ici pour dire à l’hôtel que c’est assez et que c’est le temps de régler ! », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

La Caisse de dépôt et placement du Québec complice des actions du Reine Elizabeth

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) est le propriétaire de l’Hôtel Reine Elizabeth. La CSN déplore que la Caisse laisse le Reine Elizabeth bafouer les lois du travail et refuse d’intervenir pour faire cesser le conflit de travail. La CSN demande par ailleurs à la CDPQ d’indiquer combien de millions de dollars ont été perdus depuis le début du lock-out.

« Dans les dernières semaines, nous avons visité la Caisse à plusieurs reprises et les avons interpellés sans relâche. Comment se fait-il qu’un fleuron public reste les bras croisés pendant qu’on enfreint nos lois du travail ? Comment se fait-il que le bas de laine des Québécoises et des Québécois ne fasse rien pour arrêter le lock-out et mettre fin aux pertes financières des derniers mois ? Avec l’incertitude économique que nous vivons actuellement, on n’a pas besoin que la Caisse jette l’argent par les fenêtres dans un conflit antisyndical », soutient Katia Lelièvre, vice-présidente de la CSN.

Les salarié-es tiennent le fort tant qu’il le faudra

« Si le Reine Elizabeth pense que de laisser poireauter ses salarié-es permettra de casser le syndicat, il se trompe royalement. La seule manière de mettre fin au conflit, c’est de convenir d’une convention collective qui bonifie les salaires et les conditions de travail des salarié-es. En se mobilisant sans relâche depuis trois mois, les salarié-es montrent à quel point ils sont prêts à gagner », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN
La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes, qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Deux mois de lock-out à LaSalle et Longueuil https://www.csn.qc.ca/actualites/deux-mois-de-lock-out-a-lasalle-et-longueuil/ Wed, 05 Feb 2025 20:39:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=102168 En lock-out depuis deux mois, les 50 travailleurs de Béton Provincial des sites de LaSalle et de Longueuil ont manifesté aujourd’hui devant le siège social de la compagnie, à Québec, afin de dénoncer l’attitude de leur employeur dans ce conflit qui s’enlise.

Juste avant Noël, les salariés avaient été mis en lock-out par leur employeur, les privant ainsi des prestations d’assurance-chômage auxquelles ils auraient normalement eu droit au cours de l’hiver.

« L’objectif de Béton Provincial est très clair : niveler par le bas les conditions de travail de tous ses employés, peu importe le site où ils travaillent », soutient le président du syndicat, Gilles Marleau. « L’employeur nous propose tout bonnement d’abolir notre régime de retraite, de mettre fin à notre assurance collective et de geler nos salaires pendant quatre ans. Pour nous, de tels reculs sont inacceptables. »

Quatre ans de gel salarial

Les employés de Béton Provincial demandent une augmentation de 18 % sur quatre ans et le statu quo en matière d’assurance collective et de régime de retraite.

Le 7 novembre dernier, Béton Provincial, propriété de l’homme d’affaires André Bélanger, déposait une offre financière au syndicat : gel salarial jusqu’en 2027, puis 2 % d’augmentation annuelle en 2028 et 2029. L’employeur exigeait aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, correspondant à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial demandait également l’arrêt du régime d’assurance actuel afin de le remplacer par un nouveau régime modulable, dorénavant payé par les employés.

« Si Béton Provincial pense pouvoir casser ses travailleurs, c’est très mal nous connaître », prévient la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Ce n’est pas vrai qu’on va laisser André Bélanger faire main basse sur le secteur du béton en nivelant par le bas les conditions de travail des employés. »

« En ciblant les salaires, le régime de retraite et l’assurance collective, Béton Provincial veut s’attaquer au cœur de la rémunération des employés, alors que l’inflation des dernières années a été très dure pour les travailleurs », déplore le vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière, Dominic Tourigny.

À propos

Autrefois propriété de Demix Béton, les usines de Longueuil et de LaSalle ont été rachetées en avril 2024 par Béton Provincial, acteur de premier plan de l’industrie au Québec. Le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 50 chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Béton Provincial : les lock-outés manifestent devant les bureaux de l’entreprise https://www.csn.qc.ca/actualites/beton-provincial-les-lock-outes-manifestent-devant-les-bureaux-de-lentreprise/ Wed, 18 Dec 2024 15:12:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101506 Mis en lock-out à quelques jours de Noël par leur nouvel employeur, les 50 travailleurs des sites de LaSalle et de Longueuil ont rendu visite au siège régional de Béton Provincial, aujourd’hui, afin de manifester leur mécontentement face aux exigences déraisonnables de leur patron, André Bélanger.

« Béton Provincial veut nous affamer juste avant les Fêtes, il n’y a pas d’autre façon de dire les choses », de déclarer Gilles Marleau, président du syndicat. « On nous propose d’abolir notre régime de retraite, de mettre fin à nos assurances et de geler nos salaires pendant quatre ans. Et pour être sûr de nous saigner bien comme il faut, l’employeur décrète un lock-out à trois semaines de Noël. C’est dur de faire pire ! »

L’industrie du béton fonctionnant au ralenti durant la saison froide, la vaste majorité des employés aurait reçu ce mois-ci des avis de mise à pied leur donnant droit à l’assurance-emploi jusqu’à la fin du gel, vers la fin-mars. Or, en décrétant un lock-out, l’entreprise d’André Bélanger s’assure de les priver de prestations de chômage au cours des prochaines semaines.

« Si André Bélanger pense pouvoir casser ses travailleurs, c’est très mal nous connaître », prévient la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Avec l’appui de la CSN, les travailleurs seront en mesure de résister aussi longtemps qu’il le faudra. Ce n’est pas vrai qu’on va laisser André Bélanger faire main basse sur le secteur du béton en nivelant par le bas les conditions de travail des employés. »

Quatre ans de gel salarial

Les employés de Béton Provincial demandent une augmentation de 18 % sur quatre ans et le statu quo en matière d’assurance collective et de régime de retraite.

Le 7 novembre dernier, Béton Provincial déposait une offre financière au syndicat : gel salarial jusqu’en 2027, puis 2 % d’augmentation annuelle en 2028 et 2029. L’employeur exigeait aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, correspondant à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial demandait également l’arrêt du régime d’assurance actuel afin de le remplacer par un nouveau régime modulable, dorénavant payé par les employés.

Après avoir unanimement rejeté ces offres en assemblée générale, les employés avaient adopté un mandat de 10 jours de grève. Aucune de ces journées n’avait été utilisée avant le déclenchement du lock-out le 5 décembre dernier.

« En ciblant les salaires, le régime de retraite et les assurances, Béton Provincial veut s’attaquer au cœur de la rémunération des employés », déplore le vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière, Jérémy Temes-Dubé. « L’inflation des dernières années a été très dure pour les travailleurs. Ce n’est pas vrai qu’on va laisser geler nos salaires sans se battre. »

Autrefois propriété de Demix Béton, les usines de Longueuil et de LaSalle ont été rachetées en avril 2024 par Béton Provincial, acteur de premier plan de l’industrie au Québec. Le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 50 chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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600 salarié-es du Reine Elizabeth en action à la Caisse de dépôt et placement https://www.csn.qc.ca/actualites/600-salarie-es-du-reine-elizabeth-en-action-a-la-caisse-de-depot-et-placement/ Fri, 13 Dec 2024 17:30:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101476 Les 600 lock-outé-es de l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth ont exprimé leur colère par une action visant la Caisse de dépôt et placement du Québec. La Caisse, qui est propriétaire de l’hôtel, doit mettre fin aux pratiques illégales de recours à des briseurs de grève et arrêter le lock-out en accordant les gains de la négociation coordonnée de l’hôtellerie.

Une fermeture dénoncée

« Plutôt que de travailler à mettre fin au conflit, le Reine Elizabeth ne fait que mettre de l’huile sur le feu. La fermeture pendant la période des Fêtes en rajoute. L’employeur continue de raconter des mensonges en prétendant qu’il répond aux demandes de la négociation coordonnée de la CSN, ce qui n’est pas le cas, notamment sur l’enjeu important des agences », explique Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Des briseurs de grève et des revers judiciaires

La Caisse et le Reine Elizabeth cumulent les mauvaises décisions et les revers judiciaires. Un récent rapport d’enquête du ministère du Travail fait état de l’utilisation d’au moins trente briseurs de grève pendant la Coupe des présidents de la PGA. À cela s’ajoutent une mise en lock-out des employé-es le 20 novembre dernier et deux sanctions pour représailles antisyndicales plus tôt cette année. La première fois, pour avoir installé des caméras de surveillance devant le bureau du syndicat, la seconde pour avoir suspendu sans cause un vice-président du syndicat.

« Je ne peux pas croire que la Caisse de dépôt et placement laisse le Reine Elizabeth mettre ses salarié-es en lock-out. Encore pire, la Caisse se fait pincer à ne pas respecter les lois du travail alors que le Reine Elizabeth utilise des scabs. Il est temps que le gouvernement s’en mêle et qu’il exige une intervention de la Caisse pour faire le ménage au Reine Elizabeth. Ça prend une entente au plus vite pour relancer les relations de travail du bon pied », poursuit Alexandre Laviolette.

Un lock-out qui coûte plus de 40 millions de dollars au bas de laine des Québécoises et des Québécois

« Selon nos estimations, le lock-out a coûté plus de 40 millions de dollars au Reine Elizabeth. Cette perte touche tous les Québécois et les Québécoises. La Caisse de dépôt et placement, c’est notre bas de laine collectif. Ça n’a pas de sens de perdre autant d’argent alors que la solution saute aux yeux : obtenir une entente qui respecte les gains de la négociation coordonnée de l’hôtellerie », ajoute François Houle, vice-président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Reine Elizabeth–CSN.

Les salarié-es tiendront le coup tant qu’il le faudra

Rappelons que les 600 salarié-es se sont fait mettre en lock-out après avoir rejeté massivement une offre insuffisante de l’employeur. Tout cela alors que plus de la moitié des syndicats participant à la ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie ont maintenant une entente. Le recours aux agences privées et la charge de travail sont des enjeux cruciaux dans cette négociation.

« Le Reine Elizabeth doit comprendre que ses 600 salarié-es tiendront aussi longtemps qu’il le faudra. Le mépris et les stratégies antisyndicales mènent l’employeur dans un cul-de-sac. La mobilisation d’aujourd’hui montre que les travailleuses et les travailleurs veulent se faire respecter », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes, qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Le Reine Elizabeth utilise des briseurs de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/le-reine-elizabeth-utilise-des-briseurs-de-greve/ Thu, 12 Dec 2024 18:48:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101473 Un rapport d’enquête du ministère du Travail montre que l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth a eu recours à environ 30 briseurs de grève pendant la Coupe des présidents de la PGA. Cette infraction s’ajoute à une longue liste d’attaques antisyndicales dans cet hôtel propriété de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Le volumineux rapport d’enquête du ministère du Travail présente les conclusions d’une inspection qui s’est tenue lors de la grève du 27 septembre dernier. Environ 30 personnes y sont identifiées comme ayant effectué des tâches des grévistes. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Reine Elizabeth–CSN a déposé une plainte pour dénoncer le recours aux briseurs de grève dans les dernières semaines. Ce rapport vient ainsi corroborer les prétentions syndicales. L’audience sur le recours aux briseurs de grève se poursuit d’ailleurs au Tribunal administratif du Travail.

« Avec le rapport d’enquête du ministère du Travail, ce qu’on craignait se confirme : le Reine Elizabeth utilise des scabs. Malheureusement, on ne peut pas dire qu’on est surpris. Depuis des mois, l’hôtel est lancé dans une véritable campagne antisyndicale. Rien n’arrête le Reine Elizabeth, qui est même prêt à contrevenir aux lois du travail. Ce n’est pas rien. Ce qui est encore plus choquant, c’est de voir que la Caisse de dépôt est impliquée dans un hôtel qui enfreint les lois », explique Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Le syndicat exige que le Reine Elizabeth cesse son ingérence https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-exige-que-le-reine-elizabeth-cesse-son-ingerence/ Fri, 06 Dec 2024 12:00:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101302 Le syndicat de l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth a intenté une plainte pour dénoncer l’ingérence continuelle de l’employeur dans les affaires syndicales. En lock-out depuis le 20 novembre, les salarié-es réclament l’arrêt des multiples tentatives d’ingérence de leur employeur à travers ses communications pendant la négociation.

Cette plainte pour entrave, ingérence et domination des activités syndicales, négociation de mauvaise foi et demande d’ordonnance provisoire est entendue aujourd’hui au Tribunal administratif du travail (TAT). Elle vise à faire cesser les communications constantes et mensongères de l’employeur directement aux salarié-es depuis le début de la négociation. En effet, l’employeur communique continuellement avec les salarié-es pour influencer la négociation et discréditer le syndicat. La plainte s’ajoute à d’autres qui ont été déposées par le syndicat dans les derniers mois notamment pour dénoncer le recours à des briseurs de grève, alors que le Reine Elizabeth a déjà admis en avoir utilisé lors d’une séquence de grève récente.

Les relations de travail sont particulièrement tendues au Reine Elizabeth depuis plusieurs mois. Cet hôtel, propriété de la Caisse de dépôt et placement du Québec, a déjà été reconnu coupable à deux reprises de représailles antisyndicales plus tôt cette année pour avoir installé des caméras de surveillance devant le bureau du syndicat et pour avoir suspendu sans cause un vice-président du syndicat.

« Le Reine Elizabeth et la Caisse de dépôt et placement jouent à un jeu dangereux. Ce n’est pas en tapant sans cesse sur les salarié-es et sur le syndicat qu’ils réussiront à mettre fin au conflit. Comment ça se fait que la Caisse ne remette pas le Reine Elizabeth à l’ordre ? Le bas de laine des Québécoises et des Québécois perd des milliers de dollars dans un conflit qui pourrait être évité. Comment se fait-il que la Caisse accepte que le droit de négociation soit bafoué sans réagir ? », questionne Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Le Reine Elizabeth doit lâcher le bâton et négocier

Rappelons que les 600 salarié-es se sont fait mettre en lock-out après avoir rejeté massivement une offre insuffisante de l’employeur. Alors que plus de la moitié des syndicats participant à la ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie a maintenant une entente, le Reine Elizabeth continue de privilégier la ligne dure en refusant d’accorder les gains consentis ailleurs. Le recours aux agences privées et la charge de travail sont des enjeux cruciaux dans cette négociation. Ce lock-out s’ajoute à celui de l’Hôtel Radisson depuis le 1er novembre et à la grève générale illimitée à l’Hôtel PUR de Québec depuis le 13 septembre dernier.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Lock-out : la tendance patronale de 2024 https://www.csn.qc.ca/actualites/lock-out-la-tendance-patronale-de-2024/ Thu, 05 Dec 2024 16:53:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101216 Quand un employeur décrète un lock-out, il le fait avec la volonté d’imposer des conditions d’emploi spécifiques à ses salarié-es. Le lock-out est souvent, voire exclusivement utilisé pour forcer les syndiqué-es à consentir à des conditions qu’ils n’accepteraient pas en temps normal, et ses effets sont tangibles pour les lock-outé-es. Ces derniers se voient immédiatement privés d’accès à leur lieu de travail. Leurs salaires et autres avantages sont aussi instantanément coupés.

Et c’est révoltant. Certains de ces employeurs encaissent des profits records et leurs gestionnaires en bénéficient largement. Pourtant, quand leurs employé-es réclament leur juste part, les dirigeants ferment la porte à leurs demandes. Ils s’estiment être les seuls, avec les actionnaires, à pouvoir bénéficier des profits souvent faramineux réalisés par l’entreprise concernée.

 

Une question de pouvoir

Durant un lock-out, il n’est pas rare que l’employeur recoure à une firme de sécurité pour restreindre l’accès au lieu de travail. Qui dit lock-out dit de plus, bien souvent, judiciarisation des conflits. Des cabinets d’avocats sont mis à l’œuvre pour négocier et plaider les moindres détails à l’avantage des boss. Si l’on ajoute à cela la baisse, voire l’arrêt de la production, on réalise que les lock-out coûtent également très cher aux employeurs. Alors, pourquoi prendre cette voie ?

Il n’existe pas de réponse unique à cette question, mais il est évident qu’il s’agit, pour eux, d’une tentative d’asseoir leur pouvoir. Alors que la partie patronale va souvent pointer du doigt les demandes « excessives » de la partie syndicale, les faits démontrent que l’employeur cherche plutôt à casser le syndicat. Les cas concrets que nous offre 2024 illustrent bien cette dynamique.

 

Le zoo adoré en lock-out

Le Syndicat des salarié-es de la société zoologique de Granby–CSN, section maintenance et gardiens, représente environ 130 membres. Le Zoo de Granby est une quasi-institution qui fait connaître sa ville partout au Québec, et même au-delà. Les membres du syndicat regroupent des techniciennes et des techniciens vétérinaires et en soins animaliers, des naturalistes-interprètes, des mécaniciens, des menuisiers ainsi que des membres du personnel administratif. Il ne serait pas exagéré d’affirmer que le zoo est un véritable bijou qui fait rayonner, à travers le Québec, la ville où il a élu domicile.

L’employeur ne démontre toutefois pas le même degré de respect que la majorité des Québécoises et des Québécois ont envers le zoo et ses employé-es. Après de multiples séances de négociation, la partie syndicale a rapidement compris que son vis-à-vis n’avait aucune intention de traiter les demandes syndicales avec sérieux.

Les travailleuses et travailleurs du zoo ont donc décidé d’adopter et d’exercer des moyens de pression pour pousser leur employeur à négocier de bonne foi et à aboutir à un règlement. En réponse à cela, l’employeur a mis ses salarié-es en lock-out.

L’approche de la direction fait malheureusement partie d’une culture de manque de respect systémique au zoo. Les syndiqué-es ont été mis à la rue par l’employeur le 29 juillet dernier et étaient toujours en lock-out au moment d’écrire ces lignes. Certains ont rapporté qu’un cadre traite souvent des employé-es de « pelleteux de marde » ; d’autres patrons menacent les employé-es trop critiques de se faire changer de secteur, alors qu’ils ont développé un grand attachement envers les animaux de ce secteur en question. Le directeur du zoo, Paul Gosselin, ne semble d’ailleurs pas craindre de perdre l’expertise de ses employé-es. Ainsi a-t-il affirmé à des travailleuses et à des travailleurs en lock-out qu’il allait « en retrouver des bons » lorsqu’on lui mentionnait que plusieurs lock-outé-es risquaient de se chercher du travail ailleurs si une entente satisfaisante n’intervenait pas rapidement à la table de négociation.

Ces faits témoignent du mépris de la direction pour ses employé-es. Pour elle, le simple fait qu’ils demandent à être traités avec respect est une demande de trop. Le lock-out se veut, en quelque sorte, un rappel que la direction veut envoyer à ses employé-es. Un rappel selon lequel les syndiqué-es du zoo sont ses subordonnés et qu’ils seront punis s’ils continuent d’exiger d’être traités avec respect.

 

Prelco inc. change d’attitude

Prelco inc. est une compagnie située à l’est de Montréal qui se spécialise dans la fabrication de verre et de produits de vitrage pour bâtiments commerciaux et industriels. La négociation de renouvellement de conventions collectives se déroule habituellement de manière assez cordiale chez Prelco. Cette cordialité a toutefois pris le bord lors de cette ronde-ci. Après quelques séances de négo, la partie syndicale s’est rendue à l’évidence : l’employeur n’avait aucune intention d’acquiescer aux demandes de ses employé-es. C’est dans cet esprit que les membres ont décidé d’adopter des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève. La réponse de l’employeur ? Lock-out immédiat.

Comme beaucoup de travailleuses et de travailleurs au Québec, les employé-es de Prelco ont subi une importante perte de pou­voir d’achat. Cette réalité n’a pourtant pas ébranlé d’un iota la partie patronale. Pour cette dernière, les demandes de la partie syndicale étaient excessives et risquaient de mettre la compagnie en péril. Pourtant, les dirigeants de Prelco n’ont montré aucune hésitation quant à l’embauche de cabinets d’avocats et de firmes de sécurité pour gérer le lock-out. Ces frais, pour l’employeur, en valaient la peine. Car c’est en payant à grands frais des avocats pour judiciariser tous les aspects du conflit qu’il espérait casser la solidarité entre les employé-es.

La direction de Prelco a préféré dépenser de façon outrancière pour mener des batailles juridiques avec le syndicat, payer des agents de sécurité 24 heures sur 24 afin de « protéger » les locaux et embaucher des sous-traitants qui livraient des produits de qualité moindre plutôt que d’accéder aux demandes légitimes du syndicat. En agissant ainsi, l’employeur a mis à risque ses relations avec ses employé-es et avec sa clientèle ainsi que sa propre réputation. Mais le coût est toujours justifié quand il est question de préserver son pouvoir et d’empêcher ses employé-es de bénéficier des retombées de l’entreprise. Malgré ces tactiques, les employé-es ont tenu bon et leur solidarité a fini par payer, avec l’obtention de 21,5 % d’augmentation salariale pour un peu plus de quatre ans.

 

Pousser l’odieux chez McKesson

En matière de lock-out, les dirigeants de McKesson Canada, filiale d’une compagnie pharmaceutique internationale à la situation financière fort enviable, ne donnent pas leur place non plus : ainsi ont-ils jeté à la rue la centaine d’employé-es de l’entrepôt de Drum­mondville, alors que ces personnes étaient déjà au pied du mur avec la fermeture annoncée de l’entrepôt en 2026. Pour les deux années restantes, ils tentaient d’obtenir des salaires décents à la hauteur de ceux de leurs collègues de l’entrepôt de Montréal, qui font le même travail. Après un mois de mobilisation, dont une visite au siège social situé dans la métropole, les travailleuses et les travailleurs ont enfin obtenu gain de cause.

 

Deux autres lock-out vicieux

Après quelques jours de grève exercés au printemps, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN, dont l’employeur est Transport scolaire Sogesco, s’est pour sa part fait imposer un lock-out vicieux, le 21 juin 2024, dernier jour du calendrier scolaire. Ce déclenchement volontaire et conscient de l’employeur s’est concrétisé à la suite du rejet à 98 % d’offres jugées insuffisantes le 20 juin, la veille du lock-out. Sogesco avait lancé cette menace en pleine rencontre de négociation, le 18 juin, alors que les dirigeants étaient très conscients que cette manœuvre allait priver l’ensemble des salarié-es d’assurance-emploi pour la période estivale. Honte à eux !

Et puis, le 20 novembre dernier, un lock-out était décrété à l’hôtel Le Reine Elizabeth après le rejet de l’offre patronale par les employé-es. Les enjeux en litige ? La charge de travail et le recours aux agences privées. Triste comme novembre.

 

Le lock-out, une opération massue

Un lock-out frappe souvent un syndicat comme une bombe, suspendant les salaires et exerçant une pression extrême pour affaiblir les travailleuses et les travailleurs. Devant une telle opération, les syndicats peuvent riposter en intensifiant la solidarité entre membres, en organisant des actions de soutien et des levées de fonds, en menant des campagnes médiatiques pour dénoncer la manœuvre et en mobilisant le soutien des autres syndicats et de la communauté pour maintenir la pression sur l’employeur. Ils peuvent aussi explorer des recours juridiques si des abus sont identifiés dans la mise en œuvre du lock-out.

C’est durant ce type de conflit que se révèle on ne peut plus clairement tout le mépris de certains employeurs à l’égard de leurs travailleuses et travailleurs. « Heureusement, dans de telles circonstances, il restera toujours la solidarité syndicale comme rempart pour se prémunir contre de tels abus », de conclure Caroline Senneville, présidente de la CSN.

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Le Reine Elizabeth met ses salarié-es en lock-out https://www.csn.qc.ca/actualites/le-reine-elizabeth-met-ses-salarie-es-en-lock-out/ Wed, 20 Nov 2024 15:13:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=100874 Les salarié-es de l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth se sont fait mettre en lock-out ce matin après avoir rejeté massivement une offre insuffisante de l’employeur. Alors que plus de la moitié des syndicats participant à la ronde de négociation coordonnée a maintenant une entente, le Reine Elizabeth continue de privilégier la ligne dure.

Rassemblés en assemblée générale le 19 novembre, les salarié-es ont rejeté la dernière offre de leur employeur à 94 % pour l’unité générale et à 100 % pour l’unité de la réception et des concierges. Non seulement le Reine Elizabeth s’entête à ne pas accorder l’ensemble des gains obtenus par la négociation coordonnée, notamment sur les enjeux importants de la charge de travail et du recours aux agences privées, il met aussi des bâtons dans les roues sur des enjeux locaux. Le climat est particulièrement tendu à cette table de négociation, où les tactiques antisyndicales se multiplient depuis des mois. Ce lock-out s’ajoute à celui de l’Hôtel Radisson depuis le 1er novembre et à la grève générale illimitée à l’Hôtel PUR de Québec depuis le 13 septembre dernier.

« Le Reine Elizabeth avait tout en main pour mettre le conflit de travail derrière lui. Plutôt que de travailler à clore la négociation en accordant les gains obtenus par la négociation coordonnée, l’employeur s’enferme dans une logique antisyndicale puérile. Si on a réussi à régler dans plus de 17 hôtels, il n’y a aucune raison pour qu’on n’arrive pas à trouver une entente satisfaisante au Reine Elizabeth », explique Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

La Caisse de dépôt et placement impliquée dans un lock-out

Le lock-out est d’autant plus intolérable que la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) est propriétaire du Reine Elizabeth par le biais de sa branche immobilière Ivanhoé Cambridge. Dans les derniers mois, les tactiques antisyndicales du Reine Elizabeth lui ont valu une rebuffade juridique.

« Les 600 salarié-es du Reine Elizabeth se font mettre à la rue par leur employeur. Comment expliquer que le bas de laine des Québécoises et des Québécois soit impliqué dans un lock-out? La Caisse de dépôt et placement doit prendre ses responsabilités et forcer l’employeur à revenir s’asseoir à la table de négociation pour convenir d’une entente », de conclure Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Prelco–Montréal : offre finale rejetée à 92 % par les travailleuses et travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/prelco-montreal-offre-finale-rejetee-a-92-par-les-travailleuses-et-travailleurs/ Thu, 31 Oct 2024 15:55:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=100626 Réunis en assemblée générale pour voter sur l’offre finale présentée par la partie patronale, les travailleuses et les travailleurs de Prelco à Montréal ont voté à 92 % contre celle-ci envoyant ainsi un message fort à leur vis-à-vis : non à l’appauvrissement !

Une offre insuffisante
Après plusieurs mois en lock-out, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Prelco-Mtl inc. ont reçu hier une offre salariale finale qui se chiffrait à 17 % sur 4 ans et 8 mois. Cette offre demeure loin des demandes de la partie syndicale et de règlement qu’ont obtenu plusieurs syndicats similaires. « Nos demandes sont raisonnables. On demande un rattrapage salarial pour pallier l’inflation qu’on a toutes et tous subie et une augmentation salariale qui nous aidera à regagner et préserver notre pouvoir d’achat », a lancé Koffi Dramane, président du syndicat. « L’employeur pensait qu’on était divisé et qu’il pouvait nous offrir des miettes et espérer semer la division dans nos rangs. Aujourd’hui, on lui a envoyé un message fort : on est unis et on le restera tant et aussi longtemps qu’on n’aura pas les augmentations salariales qu’on mérite ».

Un employeur méprisant
Depuis le début du conflit, la direction de Prelco à Montréal a démontré un manque de respect et d’appréciation remarquable envers ses employé-es. « La partie patronale préfère dépenser des sommes colossales en ayant recours à des cabinets d’avocats et à des firmes de sécurité. Le fait qu’elle ait mis en lock-out ses employé-es au premier signe de résistance de leur part démontre clairement qu’elle ne comptait pas prendre au sérieux les demandes de ses vis-à-vis », affirme François Enault, premier vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). En effet, les travailleuses et les travailleurs de Prelco à Montréal ont eu droit à un traitement assez unique. Dès le déclenchement du lock-out, l’employeur s’est empressé d’embaucher des gardes de sécurité afin de « protéger » son usine et son terrain contre ses propres employé-es. « En plus de les traiter comme des bandits, ajoute Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), l’employeur a cherché à plaider tous les aspects du conflit. La partie patronale veut clairement brimer la solidarité et leur faire plier le genou. En mettant sur la table une offre finale comme celle-ci, la direction voulait semer la division encore une fois. Eh bien, ils ont échoué. Les membres du STT de Prelco-Mtl inc. ont clairement affirmé qu’ils sont unis et qu’il est temps que l’employeur comprenne que c’est en mettant sur la table des offres dignes de ce nom qu’ils arriveront à une entente ».

Rappelons que les travailleuses et les travailleurs de Prelco à Montréal sont en lock-out depuis le 19 juin dernier et que l’offre patronale finale demeure loin des demandes légitimes présentées par le syndicat. « La CSN appuie les travailleuses et les travailleurs de Prelco à Montréal qui luttent pour se faire respecter. Les tactiques de l’employeur pour semer la division ne fonctionnent pas et nous continuerons à appuyer nos membres aussi longtemps qu’il le faudra. L’employeur a peut-être déclenché le lock-out mais les travailleuses et travailleurs retourneront au travail sous leurs propres conditions et pas une minute avant » a déclaré Dominique Daigneault, présidente du conseil central Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Prelco-Mtl inc. est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). La FIM–CSN représente plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Collège Trinité – Entente adoptée à l’unanimité https://www.csn.qc.ca/actualites/negociation-au-college-trinite-entente-adoptee-a-lunanimite/ Wed, 30 Oct 2024 19:43:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=100596 Réunie en assemblée générale mardi en soirée, la soixantaine de membres du Syndicat du personnel du Collège Trinité a voté à 100 % en faveur de l’entente de principe survenue avec l’employeur la semaine dernière.

Après des mois de négociation, le syndicat a finalement réussi à obtenir des améliorations concernant la diminution du nombre maximal d’élèves par groupe, la répartition équilibrée des élèves détenant un plan d’intervention dans les groupes et la reconnaissance de la charge de travail associée à un grand nombre de plans d’intervention dans une même classe par une compensation salariale. « Pour le personnel de soutien, nous avons réussi à intégrer le concept de télétravail à la convention et nous avons bonifié les vacances de ces membres qui, pour la plupart, sont mis à pied durant l’été », explique la présidente du syndicat, Sonya Veilleux. « Nous nous sommes également entendus sur la manière d’intégrer une semaine de relâche automnale au calendrier scolaire ».

« Nous sommes extrêmement fiers des résultats obtenus. La persévérance de tous les membres a permis des améliorations importantes à notre contrat de travail », conclut la présidente.

Pour la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), qui représente près d’une cinquantaine d’établissements d’enseignement privé, cette entente est le résultat de la bataille acharnée menée par le personnel du collège. « Le syndicat a fait la preuve irréfutable que la lutte paie : plutôt que courber l’échine devant la menace de lock-out de l’employeur, il s’est tenu debout et s’est doté d’un mandat pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Il s’agit d’une première pour le secteur privé de la FNEEQ–CSN », explique Léandre Lapointe, vice-président de la fédération. « Ils sont une source d’inspiration pour les prochains collèges qui auront à négocier dans les prochains mois ».

« La mobilisation a été exemplaire », lance pour sa part Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN. « Les syndicats affiliés à la CSN peuvent compter sur son soutien direct pour mener des luttes efficaces, qui se traduisent en réelles améliorations des conditions de travail. La CSN et ses syndicats sont combatifs et c’est ce qui fait leurs forces ».

Rappelons que les enseignantes et les enseignants, le personnel de soutien et les professionnel-les du collège ont dû exercer sept journées de grève avant d’en arriver à une entente avec la direction.

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Le syndicat accepte la dernière offre patronale https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-accepte-la-derniere-offre-patronale/ Wed, 02 Oct 2024 12:00:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99936 Ce mardi 1er octobre en après-midi, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN a accepté à 76 %, par scrutin secret, l’offre de Sogesco déposée le même jour. Le transport scolaire reprendra dès le 7 octobre prochain.

« Après plus de trois mois de lock-out et de grève, le syndicat a finalement accepté une offre bonifiée de l’employeur. Le taux horaire passera de 25,65 $ à 28,46 $ l’heure à la signature de l’offre, ce qui représente une augmentation de 14,85 %. L’augmentation totale atteint environ 20 % sur la durée de cinq ans du nouveau contrat de travail. Étant donné la nouvelle perte potentielle de circuits, les membres se sont ralliés majoritairement au règlement », déclare Carole Laplante, présidente du secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Je salue la détermination des membres du syndicat qui ont mené une lutte exemplaire dans une négociation très difficile, ajoute Josée Dubé, vice-présidente de la FEESP–CSN. Se tenir debout et se battre contre de grandes entreprises, surtout lorsque le gouvernement fait la sourde oreille et fait fi de leurs revendications légitimes, ce n’est jamais facile et je les félicite pour leur vaillant combat. »

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN rassemble environ 60 membres et est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Le Zoo de Granby est une jungle pour ses employé-es https://www.csn.qc.ca/actualites/le-zoo-de-granby-est-une-jungle-pour-ses-employe-es-2/ Fri, 27 Sep 2024 13:56:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99807 Le Zoo de Granby est une institution qui fait connaître sa ville partout au Québec et même au-delà. Mais la direction actuelle n’est pas à la hauteur de cette bonne réputation et gère le zoo en manquant de respect à ses employé-es, comme si c’était le dernier des fast-food. Il s’agit pourtant d’un OSBL syndiqué !

À titre d’exemple, le directeur général n’a pas daigné se présenter à la dernière séance de négociation du 24 septembre, alors qu’il était pourtant attendu à cette rencontre qui se déroulait en présence du conciliateur du ministère du Travail. Les négociateurs du zoo, qui étaient tout de même sur place, n’ont pas permis à la négociation d’avancer d’un pouce. Nous ne sommes même pas encore rendus au volet salarial après quasiment deux mois de lock-out et 35 séances de négociation depuis février !

 

Manque de respect

Ce dernier événement fait malheureusement partie d’une culture de manque de respect qui est systémique au zoo. Les syndiqué-es mis à la rue par l’employeur depuis le 29 juillet dernier rapportent qu’un cadre traite souvent des employé-es de « pelleteux de marde » ; d’autres patrons menacent les employé-es trop critiques de se faire changer de secteur, alors qu’ils sont attachés aux animaux de leur secteur. Des syndiqué-es ont aussi témoigné du non-respect, par des cadres, des règles de santé et de sécurité auprès des employé-es donnant les soins aux rhinocéros. Des visites surprises, sans s’annoncer, auraient pu les mettre en danger !

De façon plus générale, la période de probation peut s’étirer de telle sorte que certains sont maintenus sur des statuts d’emploi temporaire, pendant parfois plus de cinq ans. La convention collective actuelle maintient la précarité de plusieurs façons, notamment en multipliant les statuts d’emplois distincts où il est plus difficile, voire impossible d’obtenir sa permanence. Le syndicat constate aussi l’emploi excessif de sous-traitants (encore plus pendant le lock-out actuel), qui coûte pourtant cher à l’OSBL. Le zoo n’a d’ailleurs pas fermé ses portes durant ce lock-out, alors que seuls les cadres sont censés travailler.

« Il est totalement inacceptable qu’un OSBL manque autant de respect à ses employé-es. Le zoo devrait bien traiter ses humains », ironise Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN. Ce dernier s’exprime au nom des 130 membres du Syndicat national des salarié-es de la Société zoologique de Granby–CSN.

Le directeur du zoo, Paul Gosselin, ne semble d’ailleurs pas craindre de perdre l’expertise de ses employé-es. Il a affirmé récemment à des travailleuses et des travailleurs en lock-out qu’il allait « en retrouver des bons » lorsqu’on lui mentionnait que plusieurs membres mis en lock-out risquent de se trouver des emplois ailleurs si une entente satisfaisante n’intervient pas rapidement à la table de négociation.

 

Bien-être animal

Malgré tout ce qui précède, le syndicat a toujours eu une attitude responsable envers le bien-être animal. Le zoo fait d’ailleurs partie de l’Association of Zoos & Aquariums (AZA), qui fixe des standards en matière de traitement des animaux. Un comité de bien-être animal est en place depuis le début du conflit pour répondre aux questions des cadres remplaçants. Malgré le lock-out, les soins aux éléphants sont toujours assurés par les membres du syndicat. Cette tâche requiert une bonne connaissance des animaux du zoo.

Jusqu’à récemment, le zoo ne fournissait même pas d’espace de stationnement aux employé-es responsables des éléphants. C’est une intervention de la CSN qui a permis de leur obtenir cet espace, par le biais d’une ordonnance du tribunal.

 

À propos

Le Syndicat national des salarié-es de la Société zoologique de Granby–CSN, section maintenance et gardiens, représente environ 130 membres, dont des techniciennes et des techniciens vétérinaires et en soins animaliers, des naturalistes-interprètes, des mécaniciens, des menuisiers ainsi que des membres du personnel administratif du Zoo de Granby.

La Fédération du commerce–CSN compte plus de 325 syndicats affiliés représentant 30 000 membres œuvrant dans le domaine privé. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

 

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La mobilisation monte d’un cran dans l’hôtellerie https://www.csn.qc.ca/actualites/la-mobilisation-monte-dun-cran-dans-lhotellerie/ Fri, 20 Sep 2024 11:48:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99672 Plusieurs avancées se font aux tables et la mobilisation s’accentue dans la négociation coordonnée de l’hôtellerie alors que plus de 1000 travailleuses et travailleurs sont en conflit. Pour arriver rapidement à des ententes, les hôteliers doivent en mettre plus sur la table.

Les salarié-es de l’Hôtel PUR de Québec et du Bonaventure de Montréal ont déclenché des grèves générales illimitées, respectivement vendredi et dimanche derniers. Les travailleuses et les travailleurs du Reine Elizabeth ont déclenché une nouvelle grève surprise le 19 septembre. Les salarié-es du Hilton Laval sont en grève les 19 et 20 septembre. De leur côté, les syndiqué-es du Marriott Château Champlain ont été mis en lock-out par leur employeur jusqu’au 1er octobre prochain et se feront entendre d’ici à leur retour au travail.

Loin de s’essouffler, le mouvement de grève prend de l’ampleur dans la 11e ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie CSN, qui regroupe cette année 30 hôtels québécois et plus de 3500 travailleuses et travailleurs. Si plusieurs des demandes communes sont réglées à certaines tables de négociation, le salaire reste l’enjeu central à arracher.

« Le mouvement de grève fait progresser les négociations aux différentes tables. On commence à sentir que le fruit est mûr à certains endroits et c’est pour ça qu’il faut continuer de maintenir la pression sur les hôteliers : pour obtenir des ententes le plus rapidement possible », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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