Métallurgie – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 21 Jul 2025 15:27:07 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Métallurgie – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 La FIM–CSN et les Métallos demandent de prendre en compte l’avenir des emplois dans le processus décisionnel https://www.csn.qc.ca/actualites/la-fim-csn-et-les-metallos-demandent-de-prendre-en-compte-lavenir-des-emplois-dans-le-processus-decisionnel/ Mon, 21 Jul 2025 16:00:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106399 La FIM–CSN et le Syndicat des Métallos demandent conjointement au gouvernement de considérer l’importance des emplois dans le dossier de la fonderie Horne, dont dépend le gagne-pain de plus de 800 travailleurs et travailleuses à la fonderie Horne de Rouyn-Noranda et à l’affinerie CCR de Montréal-Est, en plus de plusieurs milliers d’emplois indirects.

Le Syndicat des Métallos représente près de 400 travailleurs et travailleuses à l’affinerie de cuivre de CCR à Montréal-Est, qui traite les anodes de cuivre de la fonderie Horne. Le Syndicat des travailleurs de la mine Noranda–CSN compte plus de 400 membres qui œuvrent dans la seule fonderie de cuivre au Canada. L’avenir de l’usine de l’est de Montréal dépend donc de celle de Rouyn-Noranda.

« Tout est une question d’équilibre. Un immense travail a été fait à la fonderie Horne pour réduire les émissions dans l’air, et ce travail doit se poursuivre. Nous comprenons le besoin de Glencore d’avoir de la prévisibilité quant à son avenir, alors qu’elle s’engage dans les travaux menant à une réduction supplémentaire », expliquent Nicolas Lapierre et Kevin Gagnon, respectivement directeur québécois des Métallos et président de la FIM–CSN.

Dans une sortie publique la semaine dernière, Glencore a fait savoir qu’elle ne pourrait rencontrer la cible ultime de 3 nanogrammes d’arsenic par mètre cube (3 ng/m3), qu’elle qualifie de « techniquement impossible ». Ce seuil de 3 ng/m3 est plus restrictif que la norme en vigueur ailleurs au Canada. Pour l’heure, la prochaine cible exigée par le gouvernement est de 15 ng/m3 en 2028, un seuil que Glencore affirme pouvoir atteindre, mais avec un an et demi de retard. Ce seuil, selon une publication de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), « protège les individus plus vulnérables », maintient « les risques de cancer sur 70 ans » à « des niveaux considérés acceptables » et permet de cantonner les « effets sur le développement des jeunes enfants […] dans une zone de faible risque ».

« Nos membres sont inquiets, ça fait plusieurs années que l’avenir de notre fonderie est remis en question sur la place publique. Il serait vraiment temps que l’on trouve un compromis acceptable qui va assurer l’avenir à long terme de la seule fonderie de cuivre au Canada », indique Shawn Smith, président du STMN–CSN.

« Nous vivons dans un climat de grande incertitude, alors que la majeure partie de notre production est acheminée vers les États-Unis et que l’administration américaine brandit la menace de tarifs sur le cuivre qui entre aux États-Unis. C’est difficile de vivre avec une incertitude supplémentaire quant à l’avenir de notre usine et nous aimerions que les exigences soient claires et réalistes pour la suite des choses », souligne le président de la section locale 6887, Stéphane Côté.

Le Syndicat des Métallos et la FIM–CSN s’en remettent à l’avis du directeur de la santé publique national quant au niveau acceptable d’émissions autorisées. Les syndicats rappellent par ailleurs que le contexte environnemental québécois permet de traiter de ce cuivre – étape nécessaire au recyclage des batteries – de façon beaucoup moins polluante qu’ailleurs dans le monde. Le cuivre demeurera essentiel à l’électrification des transports, au transport de l’électricité elle-même, ainsi qu’au fonctionnement de nombreux appareils.

« L’idée, ce n’est pas de sacrifier la santé de la population au nom de l’économie, mais bien de trouver un compromis acceptable, qui satisfera aux exigences de santé publique, sans pour autant provoquer la fermeture des deux installations de Glencore et la relocalisation de ces activités là où les normes sont plus laxistes », concluent Kevin Gagnon et Nicolas Lapierre.

À propos

Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.

Le STMN–CSN compte environ 400 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec. La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 fédérations et 13 conseils centraux, dont le CCATNQ–CSN. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, équitable et durable.

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Fonderie Horne: la nouvelle convention adoptée à 69,7 % https://www.csn.qc.ca/actualites/fonderie-horne-la-nouvelle-convention-adoptee-a-697/ Wed, 12 Mar 2025 16:10:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=103110 Les membres du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda ont voté à 69,7 % en faveur de l’entente de principe qui avait été entérinée le 28 février dernier.

« Cette négociation est un tournant majeur : on a fait des gains un peu partout dans la convention collective, dont certaines demandes qui remontaient à plusieurs années. Nous sommes très satisfaits », affirme Shawn Smith, président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda (STMN–CSN).

Gains

  • Hausse des salaires de 11 % en trois ans : 3 % en 2025, 5 % en 2026 et 1,37 $ de l’heure pour tout le monde en 2027. On note un équilibre entre les hausses les plus courantes en pourcentage et en dollars.
  • Plusieurs gains sur le plan des vacances afin notamment de faciliter la conciliation famille-travail et de reconnaître l’expérience antérieure de membres qui exercent certains métiers et ainsi bonifier leurs vacances. Ce dernier gain rendra ces emplois plus attractifs.
  • Bonification des prestations en assurance-invalidité.
  • Meilleur accès aux documents et plus de temps libéré pour les enquêtes sur la sous-traitance.

« On salue les avancées pour les travailleuses et les travailleurs, mais on regrette que Glencore n’ait pas accepté d’inscrire dans la convention son intention d’investir pour l’environnement. Nous pensons que la transition juste de notre économie est la voie à suivre », ajoute Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

« Une solidarité et une mobilisation exemplaire ont permis au STMN–CSN d’avancer et d’améliorer l’attractivité des emplois de cette entreprise incontournable de Rouyn-Noranda », soutient Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN.

À propos

Le STMN–CSN compte environ 400 membres et est affilié à la FIM–CSN, qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec. La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 fédérations et 13 conseils centraux, dont le CCATNQ–CSN. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, équitable et durable.

 

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Le syndicat adopte ses nouveaux contrats de travail https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-adopte-ses-nouveaux-contrats-de-travail/ Fri, 31 Jan 2025 12:00:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101933 À l’issue de deux votes secrets tenus ce jeudi 30 janvier, les membres des deux unités du Syndicat des ouvriers du fer et titane–CSN (unité générale et employé-es de bureau) ont accepté à 70 % et à 89,5 % les ententes de principe conclues vendredi dernier.

« Toutes deux d’une durée de trois ans, nos nouvelles conventions collectives prévoient des augmentations salariales de 5,5 % pour la première année, de 3,5 % pour la seconde année et de 3,0 % pour la dernière année. Durant cette négociation, nous avons terminé le processus d’évaluation des emplois et déterminé les ajustements salariaux qui y sont rattachés. Nous avons également obtenu une bonification des primes horaires à 0,60 $ le soir et à 1 $ la nuit. Les augmentations cumulatives atteignent jusqu’à 23 %. Ces conditions salariales sont rétroactives au 1er mai 2024, incluant les diverses primes. Nous avons aussi encadré davantage la sous-traitance grâce à une procédure simplifiée visant à clarifier son utilisation. Cela nous permettra ainsi de rapatrier le travail qui nous appartient, de préciser Luc Desmarais, président du syndicat. Finalement, chaque salarié-e touchera une rétroactivité salariale de 2500 $ pour 2023. »

« Au nom de la FIM, je désire féliciter les comités de négociation et de mobilisation. Avec l’exercice d’évaluation des emplois, la démarche fut longue, mais avec la force et la détermination nécessaires, les membres ont atteint leurs objectifs de négociation et le résultat des votes obtenus nous démontre que c’est à la satisfaction de la majorité des membres des deux unités du syndicat », de souligner Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

« Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) ne peut que se réjouir du résultat de cette négociation. Ce fut une opération ardue et grâce au travail accompli, le syndicat a réussi à obtenir des gains à la hauteur des attentes de la majorité de ses membres. Nous sommes fiers de l’appui que nous avons fourni pour la mener à bon terme. Il s’agit là d’une belle démonstration de l’efficacité de la solidarité régionale qui nous anime », ajoute Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

« La CSN est fière d’avoir soutenu le travail acharné des comités de négociation et de mobilisation d’un des plus vieux syndicats de Sorel-Tracy. Ça fait près de 75 ans que les travailleuses et les travailleurs de cette importante usine au Québec défendent leurs conditions de travail avec vigueur et rigueur. Au nom de la CSN, je salue votre tradition combative », conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Le Syndicat des ouvriers du fer et titane–CSN regroupe près de 900 travailleuses et travailleurs de Rio Tinto Fer et Titane à Sorel-Tracy.

La FIM–CSN regroupe plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec. Le CCM–CSN rassemble près de 35 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de plus de 225 syndicats provenant de toutes les fédérations de la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les deux unités du syndicat rejettent la dernière offre patronale https://www.csn.qc.ca/actualites/les-deux-unites-du-syndicat-rejettent-la-derniere-offre-patronale/ Fri, 17 Jan 2025 14:25:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101717 À l’issue de deux votes secrets tenus ce jeudi 16 janvier, les membres des deux unités du Syndicat des ouvriers du fer et titane–CSN (unité générale et employé-es de bureau) ont respectivement rejeté à 92 % et à 63 % leurs projets de contrats de travail.

Lors de deux autres votes qui se sont déroulés les 12 et 13 janvier derniers, les membres se sont exprimés à 99 % en faveur d’un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Le Syndicat des ouvriers du fer et titane–CSN regroupe près de 900 travailleuses et travailleurs de Rio Tinto, Fer et Titane à Sorel-Tracy.

La FIM–CSN regroupe plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec. Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) rassemble environ 31 000 membres issus des secteurs privé et public, sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Entente de principe conclue pour les syndiqué-es de Harsco https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-conclue-pour-les-syndique-es-de-harsco/ Mon, 17 Jul 2023 14:13:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91569 Réunis en assemblée générale le samedi 15 juillet, les membres du syndicat d’Harsco–CSN ont adopté à 86 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue jeudi dernier.

Les syndiqué-es ont obtenu des gains importants quant aux heures supplémentaires travaillées, aux primes de soirs et de fin de semaine, à l’augmentation de la cotisation de l’employeur au régime de retraite et surtout, des augmentations salariales totalisant 23 % sur quatre ans incluant une rétroactivité pour certains corps de métier. « Avec l’indice des prix à la consommation actuelle, nous n’avions pas le choix d’aller chercher ces avantages pour nos membres », déclare Gaétan Provençal, président du syndicat.

« Après 19 séances de négociation, ce n’est pas peu dire que nous avons travaillé fort pour obtenir le meilleur contrat de travail possible pour nos membres. Cette entente de principe est à la hauteur de nos attentes. Depuis que nous sommes avec la CSN, nous avons été épaulés dans notre mobilisation et nous avons tout mis en œuvre pour aboutir à une convention collective satisfaisante », conclut M. Provençal.

« Les relations de travail étaient tendues dans les derniers mois à l’usine. Les membres se sont tenus debout et récoltent maintenant le respect de l’employeur qu’ils méritaient. Nous étions fiers de les accueillir à la CSN l’an dernier et nous continuerons de les appuyer dans le maintien de bonnes conditions de travail. Les travailleuses et travailleurs de l’usine pratiquent un métier souvent difficile et ils ont droit à une reconnaissance de la direction. La fédération les félicite pour la lutte menée dans les derniers mois », déclare Serge Berthiaume, vice-président à la vie syndicale à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

Les travailleuses et les travailleurs de Harsco environnemental ont adhéré à la CSN il y a un peu plus d’un an. L’entreprise récupère et traite les scories et les autres matières résiduelles provenant de fonderies et d’aciéries pour en recycler le métal ou en faire des granulats destinés à la construction routière, commerciale et industrielle.

« Je félicite le syndicat pour sa nouvelle convention collective. Les employé-es pourront rentrer travailler en étant fiers des gains récoltés. L’importance de la mobilisation et de la solidarité est une fois de plus démontrée », ajoute Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Harsco rassemble 80 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). La FIM–CSN rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

 Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) dénombre plus de 33 000 adhérents issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, dans la région.

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Pour une fonderie propre à Rouyn-Noranda https://www.csn.qc.ca/actualites/pour-une-fonderie-propre-a-rouyn-noranda/ Thu, 06 Oct 2022 15:44:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85054

Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de la CSN pour l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec, Stéphane Larente, président du STMN-CSN et Kevin Gagnon, vice-président de l’industrie manufacturière-CSN. Crédit photo: Ian-Thomas Bélanger

Après son récent appel au calme, le syndicat de la Fonderie Horne a invité la population et les élu-es de Rouyn-Noranda à venir dialoguer et à collaborer afin d’obtenir une fonderie propre à Rouyn-Noranda dans les meilleurs délais.

« Il faut à tout prix éviter le laxisme des élu-es des dernières décennies. Il va falloir atteindre le seuil de 15 nanogrammes par mètre cube d’ici l’été 2027 au plus tard, et il va falloir continuer à travailler ensuite pour atteindre la norme nationale de trois nanogrammes par mètre cube d’air », affirme Stéphane Larente, président du Syndicat des travailleurs de la mine Noranda-CSN.

Ce dernier rappelle que divers projets vont contribuer à l’atteinte du premier objectif de 2027, soit les projets Vélox, Phénix, ECCO, R3 et la zone de transition. D’autres approches seront ensuite nécessaires pour viser des émissions de trois nanogrammes ou moins sur l’ensemble du territoire. L’atteinte de l’objectif de 2027 fera en sorte que la norme de trois nanogrammes d’arsenic par mètre cube d’air sera respectée sur 84 % du périmètre urbain de la ville.

Le STMN-CSN réinvite la population à se prononcer sur cet enjeu majeur pour Rouyn-Noranda dans la consultation publique en cours jusqu’au 20 octobre. « Il faudrait cesser d’opposer les emplois et l’environnement et de diviser la population. On peut laisser la fonderie ouverte et améliorer la qualité de l’air comme jamais auparavant », enchaîne Stéphane Larente.

« On salue la diminution d’arsenic proposée, mais on ne doit pas se satisfaire de ça. Il faut ensuite atteindre la cible de 3 ng/m3 », ajoute le vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN (FIM-CSN), Kevin Gagnon. La FIM-CSN souligne d’ailleurs que des investissements importants pour l’environnement représentent un signal positif pour la pérennité de la fonderie et pour l’économie de la région.

Transparence et suivi serré

La CSN insiste pour que les avancées qui se trouvent en ce moment sur la table ne soient pas seulement des promesses en l’air. « Le nouveau député et le gouvernement qui viennent d’être élus doivent absolument divulguer clairement, sans aucune cachette, les progrès de la fonderie de Glencore chaque année. Sans ce suivi serré, sans cette transparence, la population de la région ne pourra jamais reprendre confiance dans le processus de suivi environnemental », soutient Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec-CSN.

Responsabilité collective

« Tout le monde s’entend pour dire qu’il faut un virage vert à la Fonderie Horne. C’est une responsabilité partagée des élu-es et de Glencore de faire en sorte qu’on avance dans la bonne direction, une bonne fois pour toutes. Le temps des beaux discours est terminé, on doit passer à l’action », renchérit Yvan Duceppe, trésorier et porte-parole de la CSN sur les enjeux environnementaux. Ce dernier demande par ailleurs au nouveau gouvernement de ne pas mettre ce dossier sur pause sous prétexte que de nouveaux ministres responsables seront nommés. La CSN prône une transition juste qui tient compte de l’environnement, mais aussi des travailleuses et des travailleurs.

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Le syndicat de la Fonderie Horne lance un appel au calme https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-de-la-fonderie-horne-lance-un-appel-au-calme/ Wed, 21 Sep 2022 12:29:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84766 Après des mois à se focaliser sur le débat public à Rouyn-Noranda concernant l’arsenic et la Fonderie Horne, certains citoyens ont perdu le sens de la mesure et lancent même des commentaires haineux envers ceux et celles qui y travaillent. Dans un reportage de Radio-Canada du 17 septembre, on cite des travailleuses et travailleurs qui se font traiter, par exemple, de « tueurs d’enfants » ou « d’empoisonneurs de femmes enceintes ».

« Après l’élection, il va falloir continuer à vivre ensemble et je crains que cette division dans la population laisse des séquelles. Nous ne sommes pas des criminels, seulement des travailleurs », insiste Stéphane Larente, président du Syndicat des travailleurs de la mine Noranda–CSN. Ce dernier rappelle que les membres de son syndicat sont les premiers à vouloir une diminution des émissions de l’usine, puisqu’ils y travaillent tous les jours. « Plutôt que d’accuser les travailleurs, la population devrait participer à la consultation publique sur la proposition de diminution des émissions d’arsenic à 15 nanogrammes, qui se tiendra jusqu’au 20 octobre », propose le président.

« Le débat sur l’arsenic prend une telle ampleur qu’il occulte tous les autres enjeux importants pour la région comme la santé, l’éducation, la pénurie de main-d’œuvre ou encore de logements », s’inquiète Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN.

« Il faut voir la Fonderie Horne comme un élément important dans l’économie du Québec et dans le recyclage des appareils électroniques, des batteries de cellulaire, d’ordinateur ou encore de voiture électrique. On va faire quoi avec tous ces appareils si on la ferme ? », s’interroge Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN. Ce dernier rappelle que le syndicat s’est déjà prononcé pour la réduction la plus importante techniquement possible de l’arsenic dans l’air. « Le syndicat a tout intérêt à ce que des investissements massifs soient réalisés pour rendre la fonderie plus acceptable socialement et ainsi assurer sa longévité », ajoute Louis Bégin. En attendant, plusieurs travailleuses et travailleurs s’inquiètent d’une éventuelle fermeture de la fonderie, une possibilité qui revient d’ailleurs relativement régulièrement dans le débat public.

« La transition juste prônée par la CSN ne doit pas se faire sur le dos des travailleuses et des travailleurs. Il faut que le gouvernement et la population facilitent le virage qui sera nécessaire pour plusieurs entreprises, y compris la Fonderie Horne. L’enjeu du climat est le plus important de notre époque. La Fonderie Horne ne sera donc pas la seule usine à devoir changer ses pratiques dans les prochaines années et nous devrons accompagner celles et ceux qui y travaillent avec bienveillance », soutient Yvan Duceppe, porte-parole de la CSN sur les enjeux environnementaux.

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La FIM-CSN demande à Glencore de sortir de son mutisme https://www.csn.qc.ca/actualites/la-fim-csn-demande-a-glencore-de-sortir-de-son-mutisme/ Sat, 30 Jul 2022 13:39:18 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84428 La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) estime que Glencore doit tout faire pour protéger la santé des travailleuses et des travailleurs ainsi que celle de la population de Rouyn-Noranda.

« Il est grand temps que Glencore publie un plan d’action détaillé et s’engage fermement à une réduction la plus grande techniquement possible dans l’air qui se retrouve aux abords de la Fonderie Horne », a déclaré Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN). Pour la FIM, l’annonce d’un investissement de 1,5 G$ aux employé-es de la fonderie est une bonne nouvelle, mais il faut maintenant dire ce qu’il sera possible de faire avec cet argent dans un échéancier précis, afin de rassurer la population et les employé-es de la fonderie.

La Fonderie Horne joue un rôle primordial dans l’économie, tant pour le cuivre que pour le recyclage des appareils électroniques. Elle doit donc continuer ses activités, mais pas à n’importe quelle condition. « Il faut viser un seuil réglementaire acceptable, mais exiger l’atteinte de 3 nanogrammes par mètre cube en quelques années serait équivalent à annoncer une fermeture. En effet, même si l’usine arrêtait demain matin, il resterait un minimum d’arsenic dans l’air qui sera très difficile d’éliminer rapidement », ajoute Louis Bégin.

Avec le temps, il est possible de mettre en place de nouvelles technologies qui font l’objet de recherches, comme celle qui vise à épurer le minerai avant de le fondre, de façon à faire baisser l’arsenic à la source. Ce procédé n’est toutefois pas fonctionnel dès maintenant et il faudra l’ajuster pour qu’il soit compatible avec l’ensemble de la filière industrielle.

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Le syndicat invite Glencore et le gouvernement à plus de transparence https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-invite-glencore-et-le-gouvernement-a-plus-de-transparence/ Mon, 11 Jul 2022 20:20:45 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84333 Afin de protéger la santé des travailleuses et des travailleurs, de leur famille et de leurs concitoyens de Rouyn-Noranda, le Syndicat des travailleurs de la mine Noranda (STMN–CSN) demande à Glencore international de s’entendre le plus rapidement possible avec le gouvernement sur un échéancier précis qui permettra d’obtenir la plus grande réduction techniquement possible d’arsenic dans l’air.

Après avoir pris le temps de consulter ses membres et de se concerter la semaine dernière, les membres du comité exécutif du syndicat ont conclu qu’il est possible de réduire significativement les émissions à la sortie de l’usine dans le but de conserver les emplois à long terme tout en obtenant une meilleure acceptabilité sociale.

« On demande aussi à Glencore d’être plus transparente et de faire connaître ses intentions. Ce serait à notre employeur d’exprimer clairement sa position sur la place publique. Le gouvernement devrait lui aussi prendre position quant à une réduction qui serait acceptable à long terme de façon à permettre un investissement majeur de l’employeur qui ne se fera pas sans une garantie sur plusieurs années », explique Stéphane Larente, président du STMN–CSN.

Le syndicat est au courant que divers projets de réduction des émissions d’arsenic sont sur la glace, en attente d’approbation par Glencore international, comme les projets Velox/Phenix, la filtration de l’air des évents ou le nettoyage des environs de l’usine. Certains travaux de recherche pourraient également permettre des réductions d’émissions si les résultats s’avèrent concluants et compatibles avec les procédés de l’industrie. Aucune solution possible ne devrait être négligée.

« En combinant plusieurs mesures de réduction des émissions, il est possible de continuer les opérations de la Fonderie Horne tout en effectuant un contrôle des émissions d’arsenic beaucoup plus important qu’en ce moment. On maintiendrait ainsi des milliers d’emplois liés à la fonderie tout en améliorant la qualité de vie des citoyens de Rouyn-Noranda », renchérit Kevin Gagnon, vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière
(FIM–CSN).

« L’ensemble des ministères impliqués doivent agir de façon transparente, les travailleurs et la population ont le droit de savoir à quoi s’attendre pour l’avenir. Soulignons également un aspect méconnu de la fonderie : le recyclage de métaux contenus dans le matériel électronique qui seraient autrement un déchet », conclut Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN.

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Les travailleurs de la Mine Noranda entérinent leur nouveau contrat de travail https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleurs-de-la-mine-noranda-enterinent-leur-nouveau-contrat-de-travail-2/ Fri, 06 May 2022 19:10:17 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=83735 Réunis en assemblée générale hier, le 5 mai, les membres du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda (STMNCSN) se sont prononcés à 83 % en faveur des termes de leur nouveau contrat de travail. 

Les salariés syndiqués, affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIMCSN), ont pris connaissance de l’entente de principe intervenue à la table de négociation lors de leur instance. D’une durée de trois ans, la nouvelle convention collective prévoit une hausse du salaire moyen de 8.84 % ce qui représente 3,35 $ l’heure pour la durée du contrat. On note également d’autres gains financiers, dont une augmentation de la prime de nuit et du bon de lunch. Certaines couvertures de l’assurance collective se verront aussi améliorées, entre autres, l’assurance invalidité court terme, les lunettes et autres services professionnels. Une bonification du régime de retraite est également prévue dans l’entente. 

Les salariés enregistrent également des gains importants relativement au volet normatif de la convention collective. Ceux-ci concernent notamment un meilleur accès à la formation et des délais de transfert plus courts lors de l’obtention d’un poste. Une amélioration à la procédure de grief et d’arbitrage de même qu’un meilleur encadrement du temps supplémentaire sont au nombre des gains. Certains droits syndicaux se trouvent également bonifiés par ce nouveau contrat de travail, de même que l’accès aux congés sociaux. 

Pour le président du syndicat, Stéphane Larente : « Nous sommes satisfaits des gains obtenus dans cette négociation, plus particulièrement sur la question des délais de transfert et de la formation. C’était pour nos membres des enjeux très importants. Nous tenons aussi à souligner la grande solidarité de ces derniers qui ne s’est jamais démentie jusqu’à la fin de cet important exercice qu’est la négociation pour le renouvellement de notre convention collective. Nous avons pu le constater par leur grande participation aux assemblées générales, de même que par les débats constructifs que nous y avons tenus. » 

Après une première rencontre tenue le 15 décembre 2021 où les parties ont pu échanger sur leurs grandes priorités, la négociation proprement dite a débuté le 11 janvier 2022. 

C’est le 20 avril dernier que les parties en sont arrivées à une entente de principe à la table, après plus de 20 jours de négociation. 

« Nous croyons que le résultat du vote exprimé par nos membres démontre leur appréciation de ce nouveau contrat de travail. Sur l’ensemble de notre cahier de revendications, nous estimons avoir progressé à différents niveaux, ce que nous considérons fort positif », conclut Stéphane Larente. 

Pour Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIMCSN), « Tout le monde sait que le respect, ça commence par de bonnes conditions de travail. La fédération est heureuse que les travailleuses et travailleurs de la Fonderie Horne aient pu bonifier leurs conditions de travail tant normatives que financières. Ils vont continuer de bien gagner leur vie dans cette belle région, d’autant plus que c’est un secteur d’activité essentiel pour l’économie du Québec. » 

Pour sa part, Félix-Antoine Lafleur, président du conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQCSN), « Nous accueillons positivement le dénouement de cette négociation où les parties en sont arrivées à une entente négociée qui comporte de belles avancées pour les membres. Le secteur industriel en est un fort important dans la région et il ne serait certes pas le même sans l’apport considérable de ces travailleuses et travailleurs. » 

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La CSN salue le lancement de l’appel de projets du programme Ambition-Compétences par le ministre Jean Boulet https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-salue-le-lancement-de-lappel-de-projets-du-programme-ambition-competences-par-le-ministre-jean-boulet/ Mon, 07 Feb 2022 17:24:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81536 La CSN salue l’annonce ce matin par le ministre du Travail et la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), dont fait partie la centrale syndicale, d’un budget de 46 millions de dollars pour soutenir le rehaussement des compétences et la requalification dans les entreprises en transformation. Tant au niveau de la transition verte que de la transition technologique, les travailleuses et travailleurs affectés ont un besoin urgent de formation et de requalification pour leur permettre de conserver leur emploi ou de développer leurs compétences.

Transition verte et juste
Depuis plusieurs années, la CSN est préoccupée par l’impact des changements climatiques sur les travailleurs et travailleuses et réclame une transition juste, c’est-à-dire la création d’emplois de qualité dans les technologies propres et des mesures permettant de limiter les pertes d’emplois dans les secteurs à risque. « Les changements climatiques engendrent de grands bouleversements en matière d’emploi. Des mesures phares pour favoriser la requalification des travailleuses et des travailleurs sont attendues depuis longtemps », déclare Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN et représentante de la centrale à la CPMT.

Un exemple concret ? Les alumineries et la production d’acier, dont la modernisation pour une transition écologique est incontournable. « Les travailleurs reçoivent des formations pointues pour œuvrer dans ces domaines, mais d’intégrer à leur formation des éléments concernant la transition verte aidera grandement les entreprises à passer au niveau supérieur. Le travailleur a un rôle concret à jouer dans la transition de son entreprise, et ça passe par la formation », ajoute Mme Arguin.

Transition technologique
Un autre exemple : le secteur des médias, qui est en pleine transformation numérique. Soutenir cette transition, notamment pour les plus petits joueurs souvent régionaux, est nécessaire. Aussi, certains secteurs du monde de la culture, comme les musées par exemple, pourraient développer davantage de diversité dans leur offre et rejoindre un public plus large s’ils avaient la possibilité de se développer numériquement. Idem pour le milieu de l’agroalimentaire, où l’on fait face à de nombreux enjeux en lien avec l’automatisation des procédés de travail.

« Tout est en place pour que les joueurs concernés dans les secteurs qui en ont le plus besoin présentent des projets permettant le rehaussement des compétences et la requalification des salarié-es, conclut la secrétaire générale. C’est dès maintenant qu’il faut passer à l’action. »

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Fermeture de l’usine Alstom de Sorel – Déplorable ! https://www.csn.qc.ca/actualites/fermeture-de-lusine-alstom-de-sorel-deplorable%e2%80%89/ Thu, 17 Jun 2021 18:16:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=79845 La Fédération de l’Industrie manufacturière (FIM–CSN) déplore la décision d’Alstom de mettre la clé sous la porte de son usine de Sorel. Près de 90 travailleurs perdront officiellement leur emploi au cours des prochains mois. « Nos travailleurs sont frustrés et tristes de la décision d’Alstom. Il s’agit d’emplois de qualité pour notre région », a noté le président du Syndicat des travailleurs de Alstom Transport Canada Inc. (CSN), Pierre-Luc Pigeon-Rivard. « L’annonce de la fermeture définitive du site de Sorel a été un choc pour certains. La majorité des travailleurs gardaient espoir qu’on allait s’en sortir, avec toutes les belles promesses des patrons. On leur faisait confiance et on croyait que ça débloquerait éventuellement », note le président du syndicat.

 

REM fabriqué en Inde

Pour la FIM–CSN, un tel gâchis aurait pu être évité si le gouvernement avait pris des décisions favorisant l’industrie locale québécoise. « Le rendez-vous manqué pour Alstom de Sorel, c’est le contrat du REM qui a été donné à l’Inde. À ce moment, le gouvernement aurait dû mettre son pied à terre pour que ces contrats nous soient octroyés », dénonce le président de la FIM–CSN, Louis Bégin.

 

Caisse de dépôt et placement du Québec

La fédération interpelle aussi le gouvernement à propos de l’engagement qui avait été pris au moment où l’on apprenait que la Caisse de dépôt et placement du Québec deviendrait l’actionnaire majoritaire d’Alstom. « Au moment de l’annonce en février 2020, on nous avait garanti que les trois sites d’Alstom, soit La Pocatière, Sorel et le siège social de Saint-Bruno seraient maintenus. Qu’en est-il de cette garantie ? Le gouvernement doit s’expliquer » demande M. Bégin.

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Le projet de loi 59 ramène le Québec plusieurs dizaines d’années en arrière https://www.csn.qc.ca/actualites/le-projet-de-loi-59-ramene-le-quebec-plusieurs-dizaines-dannees-en-arriere/ Thu, 18 Mar 2021 19:04:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=78646 La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) dénonce fermement les amendements déposés par le ministre du Travail, Jean Boulet, au projet de loi 59 visant à réformer le régime de santé et sécurité au travail.

« Le projet de loi tel qu’il est aujourd’hui fait revenir le Québec plusieurs dizaines d’années en arrière, s’insurge le président de la FIM, Louis Bégin. Le régime actuel a été mis en place pour créer un arbitre légal qui est venu apaiser le terrain des relations de travail et guider l’ensemble de la société vers un objectif commun qui est de créer des milieux de travail sains et sécuritaires. Le régime proposé par le ministre Boulet fait voler en éclat cette notion et ramène la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs sur le terrain des négociations et de confrontations entre salarié-es et employeurs. Ça ouvre la porte à un retour à l’instabilité et à des perturbations majeures dans le monde du travail. »

Parmi les nombreuses lacunes observées dans le projet de loi amendé, la FIM est particulièrement préoccupée par la réduction de la surveillance sur le terrain, la complexification de l’accès aux recours prévus à la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (LATMP) et l’érosion de l’importance du paritarisme et de l’implication des travailleuses et travailleurs.

La FIM déplore également le fait que le projet proposé diminue les acquis de plusieurs groupes prioritaires comme les travailleuses et les travailleurs des fonderies, de l’industrie papetière et des autres industries dites traditionnelles.

« La pandémie qui fait rage depuis maintenant plus d’un an aurait dû rappeler au gouvernement que la santé et la sécurité de la population doit passer avant tout. Pourquoi ne pas profiter de cette occasion pour améliorer les protections actuelles plutôt que de s’efforcer de démolir ce pour quoi nos mères et nos pères se sont battus pendant des années? », conclut M. Bégin.

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Ottawa doit demander aux États-Unis de bloquer l’aluminium chinois https://www.csn.qc.ca/actualites/ottawa-doit-demander-aux-etats-unis-de-bloquer-laluminium-chinois/ Fri, 28 Aug 2020 13:05:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76245 Le tarif de 10 % réinstauré par l’administration Trump sur l’aluminium canadien est non seulement injustifié du point de vue de la sécurité nationale américaine, il rate aussi sa cible, puisque la baisse du prix de ce métal sur le marché mondial s’explique dans une large mesure par la surcapacité chinoise. La Chine inonde le marché nord-américain de son aluminium polluant transité par le Mexique, un pays qui produit d’ailleurs très peu de  ce métal. Actuellement, s’il y a un problème sur ce marché mondial, c’est loin d’être la faute du Canada. L’administration Trump doit trouver d’autres solutions.

« Ce n’est pas normal que Trump favorise les alumineries de la Chine. Nous demandons à Ottawa d’intervenir auprès du gouvernement américain pour que les deux pays fassent respecter ensemble le nouvel Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM ou USMCA en anglais). Celui-ci prévoit 70 % d’aluminium nord-américain dans la production d’automobiles. L’arrivée importante d’aluminium chinois par le Mexique compromet cet objectif et met en danger la sécurité de l’approvisionnement nord-américain », défend Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). L’ACEUM prévoit d’ailleurs une coopération entre les trois pays pour prévenir l’évasion douanière.

Comme la collaboration avec le gouvernement américain n’est plus chose facile depuis l’arrivée du président Trump et qu’il ne se gêne pas à imposer ses tarifs, la FIM–CSN estime que le gouvernement canadien doit pour le moment soutenir activement son industrie de l’aluminium.

 Ottawa devrait donc :

1- Accélérer la mise en place et la promotion d’une certification pour « l’aluminium vert » fabriqué à partir d’hydro-électricité et non à partir du charbon ou du gaz. Ce serait un avantage comparatif important pour l’aluminium canadien si cette réalité était connue des consommateurs. La traçabilité liée à cette certification devrait aussi permettre de prouver la provenance canadienne du métal et éviter les fausses affirmations sur l’origine du produit.

2- Prévoir un soutien financier pour améliorer la compétitivité de l’industrie de l’aluminium qui doit faire face à une concurrence féroce (et moins écologique) tout en naviguant dans une crise économique causée par la COVID-19. Il serait hasardeux d’attendre la fin du conflit pour soutenir l’industrie avec l’argent des tarifs. On ne sait pas dans combien de temps tout va se régler ni combien d’argent sera accumulé par le biais des tarifs.

3- À défaut de collaboration pour renforcer la production nord-américaine et mettre un terme aux tarifs, le Canada devrait répliquer fermement en mettant fin temporairement à l’ouverture prévue dans l’ACEUM pour les produits laitiers et ceux placés sous l’égide du système de la gestion de l’offre. Ce retour temporaire à une gestion de l’offre d’avant l’ACEUM aurait un impact important dans les États agricoles, comme le Wisconsin, qui sont des cibles électorales importantes pour le président Donald Trump.

Retrouver un climat propice à l’investissement

« Si le Canada ne peut plus compter sur son allié de toujours, il doit prendre les moyens pour envoyer un message clair et forcer les États-Unis à revenir à la table pour régler ce conflit injustifié. Les travailleuses et les travailleurs de l’aluminium veulent un marché nord-américain équitable qui permettra aux alumineries du Canada et des États-Unis d’investir. Ce n’est pas le cas en ce moment et l’avenir de notre industrie nationale est compromis », affirme Michel Desbiens, président du Syndicat national des employés de l’aluminium de Baie-Comeau–CSN.

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Des tarifs douaniers qui détruisent deux économies https://www.csn.qc.ca/actualites/des-tarifs-douaniers-qui-detruisent-deux-economies/ Fri, 07 Aug 2020 16:16:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76178 Alors que l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) est entré en vigueur le 1er juillet dernier, la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) dénonce l’acharnement de l’administration américaine qui s’en prend à nouveau aux producteurs d’aluminium canadiens (quasiment tous installés au Québec) en imposant des tarifs douaniers de l’ordre de 10 % sur les importations en provenance du Canada.

« Tout comme l’attaque de 2018, ceci est encore une fois totalement injustifié et inutile. Nous comprenons mal à quel jeu politique joue l’administration Trump. Cette décision nuit à sa propre économie et détériore les relations commerciales avec son allié canadien de longue date. Nous appuyons donc fermement l’intention du gouvernement fédéral d’imposer des mesures de représailles et nous nous réjouissons de la volonté du premier ministre québécois de défendre les travailleuses et travailleurs », défend le vice-président de la FIM–CSN, André Miousse.

Les exportations canadiennes vers les États-Unis ont diminué depuis 2017. Il est donc faux de prétendre que la production canadienne fait disparaître des emplois américains. Les produits d’aluminium canadiens sont complètement différents et aussi complémentaires aux produits américains. Ils viennent combler les besoins des manufacturiers américains à des prix très avantageux pour eux.

« Nos travailleuses et travailleurs sont épuisés de voir le gouvernement américain changer les règles de façon unilatérale. Nous vivons dans l’incertitude. Ces mesures protectionnistes auront un impact négatif dans un contexte déjà fragile avec la crise sanitaire », soutient le président du Syndicat national des employés de l’aluminium de Baie-Comeau–CSN, Michel Desbiens, qui représente 730 membres aux installations d’Alcoa. Le Canada compte 10 000 employé-es dans cette industrie.

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Relations de travail difficiles chez Rio Tinto, Fer et Titane https://www.csn.qc.ca/actualites/relations-de-travail-difficiles-chez-rio-tinto-fer-et-titane/ Wed, 06 Nov 2019 12:00:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72708 Dans le cadre d’une mobilisation tenue tôt ce matin, les membres du Syndicat des ouvriers du fer et titane–CSN ont revendiqué un assainissement des relations de travail avec leur employeur.

« Depuis que nous avons signé notre dernière convention collective au printemps dernier, l’employeur néglige complètement les relations de travail. Il ne respecte pas les délais, que ce soit en lien avec les divers avis ou les griefs; il impose des mesures disciplinaires abusives; l’implantation des mécanismes de gestion des nouvelles clauses sont d’une lenteur incroyable; bref, la haute direction doit donner un sérieux coup de barre dans la gestion des ressources humaines et des relations de travail, de souligner Alexandre Poirier, président du syndicat. Même l’employeur reconnaît que nous sommes passés d’un service de RH cinq étoiles à un trois étoiles. Peu importe le nombre d’étoiles, il y a un manque évident de ressources, de responsables expérimentés et de sérieux actuellement du côté de l’employeur, ce qui nous cause tous ces problèmes qu’il faut régler rapidement ».

« Nous allons poursuivre notre travail sans relâche avec le syndicat afin de faire bouger cet employeur. Lorsqu’on s’entend sur un nouveau contrat de travail, on met tout en œuvre afin de le respecter, et ce, dans les moindres détails. Ça n’a pas de sens qu’un employeur comme Rio Tinto ait l’air de gérer ses relations de travail comme un snack bar de coin de rue », de dénoncer Kevin Gagnon, vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

« Venant d’une multinationale de l’ampleur de Rio Tinto, cette situation est plutôt inquiétante. Dans une usine comme celle de FET, entre autres, les questions de santé et de sécurité du travail (SST) sont d’une importance capitale. Or, il est clair que des relations de travail déficientes minent les bases d’une saine gestion de la SST et c’est la santé et la sécurité de ces salarié-es qui est en jeu », de renchérir Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN).

« La CSN mettra tout en œuvre pour que cet employeur finisse par entendre raison. Ce n’est pas la première fois que nous devons intervenir et nous entendons bien le faire, tant et aussi longtemps que cette situation invraisemblable existera sur le terrain », de conclure Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

Le Syndicat des ouvriers du fer et titane–CSN regroupe près de 850 travailleuses et travailleurs de Rio Tinto, Fer et Titane à Sorel-Tracy.

La FIM–CSN regroupe plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats provenant de toutes les régions du Québec. Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) rassemble environ 31 000 membres, issus des secteurs privé et public, sur une base régionale.

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Les membres acceptent l’entente de principe à 85,6 % https://www.csn.qc.ca/actualites/les-membres-acceptent-lentente-de-principe-a-856/ Sat, 01 Jun 2019 02:50:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71523 Les membres du Syndicat national des employés de l’aluminium de Baie-Comeau–CSN (SNEABC) ont accepté à 85,6 % l’entente de principe intervenue avec leur employeur le 21 mai dernier. Après avoir pris connaissance du contenu de celle-ci dans le cadre de deux assemblées générales, qui ont eu lieu mardi et mercredi dernier, les 700 travailleurs se sont prononcés en faveur de l’entente ce vendredi 31 mai, par voie d’un scrutin secret tenu de 6 h à 21 h.

« Notre nouveau contrat de travail de six ans ne comprend aucune nouvelle sous-traitance, ce qui implique qu’aucune des tâches actuellement faites par nos membres ne sera confiée à des travailleurs hors accréditations. Notre entente stabilise la main-d’œuvre actuelle, prévoit l’ouverture de 15 nouveaux postes permanents et l’introduction de 45 postes de relève. En plus des augmentations de salaire totalisant près de 16,55 % sur 6 ans, notre nouveau régime de retraite à prestation cible, qui entrera en vigueur seulement en janvier 2021, comporte des gains importants tels qu’une rente supérieure au régime à prestation déterminée et une contribution patronale supérieure, ce qui représente un investissement majeur », de préciser Michel Desbiens, président du SNEABC.

« Nous sommes très fiers de ce nouveau contrat de travail qui vient garantir des emplois de qualité bien rémunérés dans un domaine où notre expertise est reconnue mondialement. En tout, ce sont plusieurs millions de dollars qui sont répartis sur la durée de la nouvelle convention collective et qui viennent bonifier les régimes de retraite, la masse salariale et les autres conditions de travail », de souligner Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

« Nous sommes toujours très heureux lorsque nous réussissons à nous entendre avec un employeur avant même l’échéance de la convention collective, qui se terminait aujourd’hui même. Je tiens à saluer chaleureusement le travail des comités de négociation et de mobilisation qui, en moins de quatre mois, ont bouclé cette négociation avec brio, à la satisfaction des membres du syndicat », de conclure Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord–CSN.

Le Syndicat national des employés de l’aluminium de Baie-Comeau–CSN rassemble 700 travailleurs affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, qui compte plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

Le Conseil central Côte-Nord–CSN regroupe plus de 50 syndicats représentant sur une base régionale plus de 5500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité.

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Entente de principe à l’Aluminerie Alcoa de Baie-Comeau https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-a-laluminerie-alcoa-de-baie-comeau/ Wed, 22 May 2019 20:51:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71369 Une assemblée générale se tiendra sous peu. Les membres se prononceront alors sur le contenu de l’entente. Aucune entrevue ne sera accordée d’ici là.

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Le syndicat de Rio Tinto, Fer et Titane accepte l’entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-accepte-lentente-de-principe-a-67/ Tue, 09 Apr 2019 01:35:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=70916 À l’issue d’un vote secret tenu ce lundi 8 avril, les membres du Syndicat des ouvriers du fer et titane–CSN ont accepté à 67 % l’entente de principe intervenue avec leur employeur le 30 mars dernier.

« D’une durée de cinq ans, notre nouvelle convention collective prévoit des augmentations salariales de 3 % pour les deux premières années et de 2 % pour les trois dernières, pour un total cumulatif de près de 12,6 %. Nous avons reconduit le programme de protection de nos emplois et nous avons maintenu le statu quo au niveau de la sous-traitance, en plus de mieux l’encadrer. Nous avons également obtenu une augmentation substantielle de la banque de nos libérations syndicales qui atteint désormais 600 heures, faisant passer le montant alloué par l’employeur de 2000 $ à près de 32 000 $, ce qui nous permettra, entre autres, une plus grande présence sur le terrain, de préciser Alexandre Poirier, président du syndicat. En plus de l’augmentation du nombre de représentants du syndicat pouvant être libérés en même temps, chaque salarié-e touchera un bonus de 3500 $ à la signature du nouveau contrat de travail. »

« Au nom de la FIM, je désire féliciter les comités de négociation et de mobilisation. En très peu de temps, mais avec la force et la détermination nécessaires, les membres ont atteint leurs objectifs de négociation et le résultat du vote d’aujourd’hui sur l’entente de principe obtenue nous démontre que c’est à la satisfaction de la majorité des membres du syndicat », de souligner André Miousse, vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

« Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) ne peut que se réjouir du résultat de cette négociation. En très peu de temps, le syndicat a réussi à obtenir une entente à la hauteur des attentes de ses membres. Nous sommes fiers de l’appui que nous avons fourni pour la mener à bon terme. Il s’agit là d’une belle démonstration de l’efficacité de la solidarité régionale qui nous anime », de conclure Annette Herbeuval, présidente du CCM–CSN.

Le Syndicat des ouvriers du fer et titane–CSN regroupe près de 850 travailleuses et travailleurs de Rio Tinto, Fer et Titane à Sorel-Tracy.

La FIM–CSN regroupe plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec. Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) rassemble environ 31 000 membres, issus des secteurs privé et public, sur une base régionale.

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Le danger des puissants https://www.csn.qc.ca/actualites/le-danger-des-puissants/ Thu, 07 Jun 2018 19:23:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=67991 Blogue de Jacques Létourneau

Un concert de critiques. La récente décision de Donald Trump de réactiver les tarifs douaniers sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance du Canada, du Mexique et des pays membres de l’Union européenne, a provoqué un consensus rarement constaté : syndicats, gouvernements canadien et québécois, classes moyennes au nord comme au sud de notre frontière commune ainsi que l’ensemble des pays que nous disons libres ont tour à tour déploré la récente manœuvre du président américain. Les critiques ayant été formulées, il nous faut maintenant poser les questions qui s’imposent.

Cette nouvelle mesure de protectionnisme économique lancée par le président Trump jeudi dernier s’inscrit dans une dynamique de négociations économiques : revoir les termes de l’ALENA et l’ensemble des échanges commerciaux internationaux, déclarer une guerre commerciale à une multitude de partenaires politiques, sinon économiques, des États-Unis. Forcer le jeu dans le cadre de la renégociation de l’ALENA en ciblant la réouverture des législations en matière de gestion de l’offre? Bien entendu.

Elle s’inscrit de même, malheureusement, dans une dynamique de séduction malsaine menée par le président Trump auprès de la classe des travailleuses et des travailleurs américains : prétendre protéger l’emploi en bombant le torse auprès de ses propres alliés naturels.

Mais à qui cette nouvelle manœuvre profite-t-elle vraiment? Certainement pas aux travailleuses et aux travailleurs américains : une récente note de la Chambre de commerce des États-Unis évalue à 2,6 millions le nombre d’emplois qui pourraient être perdus en raison des politiques économiques menées par Donald Trump envers la Chine et les partenaires de l’ALENA et, aujourd’hui, sur les questions de l’aluminium et de l’acier. Certainement pas non plus aux consommateurs qui verront gonfler les prix d’une multitude de produits. Encore moins à plusieurs autres secteurs de l’économie américaine, des distillateurs de bourbon aux producteurs de cornichons, qui s’inquiètent déjà de l’impact des représailles annoncées par le Canada et de celles à venir de la part de l’Union européenne.

Les mesures protectionnistes annoncées par Trump cette semaine ne peuvent favoriser que certains pans du capital américain. En plus de consolider Trump dans ses aventures populistes en vue des élections de mi-mandat.

Au Québec et au Canada, ce sont des milliers d’emplois de la métallurgie et de secteurs connexes qui sont menacés. Bien que nous craignions une dangereuse spirale de mesures protectionnistes pouvant freiner la croissance économique et mettre en péril la situation de l’emploi au pays, nous saluons les gestes posés par le premier ministre Trudeau. Les velléités guerrières de Donald Trump ne pouvaient rester sans réponse.

Inquiète des effets qu’aura cette nouvelle guerre commerciale sur les travailleuses et les travailleurs du Québec et des milliers de membres que nous représentons, la CSN suivra de près les prochains développements. Nous en appelons à la classe politique québécoise et canadienne à se tenir debout devant les délires du président américain et de tout faire, dans le cadre des actuelles discussions quant au renouvellement de l’ALENA, pour préserver nos industries et nos emplois. Déjà, les gouvernements canadien et québécois nous consultent. Nous avons bien l’intention de poursuivre notre défense des travailleuses et travailleurs de l’acier et de l’aluminium, que ce soit ceux d’Alcoa à Baie-Comeau, de Fer et Titane à Sorel, d’Aluminium Shawinigan, d’Acier Leroux à Boucherville et de tous les autres que nous représentons, contre les velléités malsaines de l’administration Trump. Et ce, comme nous le faisons depuis plusieurs années pour ceux du secteur des pâtes et papiers.

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