Mode de scrutin – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 18 Sep 2025 16:56:23 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Mode de scrutin – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les élections de 2026 doivent être les dernières sous l’actuel système https://www.csn.qc.ca/actualites/les-elections-de-2026-doivent-etre-les-dernieres-sous-lactuel-systeme/ Sun, 14 Sep 2025 16:05:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=107140 À l’occasion de la Journée internationale de la démocratie et à un an des prochaines élections générales, seize organisations de la société civile, réunies au sein de la Coalition pour une réforme électorale, lancent une déclaration commune pour exiger que la réforme du mode de scrutin devienne un enjeu incontournable de la campagne électorale qui se conclura le 5 octobre 2026.

La déclaration commune, introduite par M. Jean-Pierre Charbonneau, président du Mouvement Démocratie Nouvelle (MDN), demande à tous les partis politiques de présenter aux électrices et électeurs les solutions qu’ils comptent mettre de l’avant afin de mettre un terme aux déficits démocratiques du mode de scrutin uninominal à un tour.

« Les résultats de 2022 ont démontré de manière éclatante les distorsions de représentativité générées par le système actuel. Non seulement il déforme l’expression de la volonté populaire, mais il fabrique artificiellement des majorités parlementaires qui n’ont pas l’appui réel de la population », dénoncent les organisations.

Loin d’apporter la stabilité invoquée par ses défenseurs, le système actuel contribue à l’instabilité des politiques publiques. De larges réformes sont régulièrement imposées par bâillon, puis défaites à leur tour, faute d’appuis durables. Le réseau public de la santé en est un exemple frappant, avec des restructurations à répétition qui ont menacé sa viabilité. De la même manière, les revirements politiques observés au Canada et aux États-Unis sur les enjeux environnementaux illustrent les dangers d’un système qui ne reflète pas la continuité des besoins sociaux.

Pour moderniser la gouvernance et rétablir la confiance de la population envers les institutions, les signataires appuient le projet de loi 499, déposé en 2023 par Québec solidaire, en collaboration avec le Parti québécois et soutenu par d’autres formations politiques, dont le Parti conservateur du Québec. Ce projet propose un mode de scrutin mieux adapté à notre actuel paysage politique pluraliste.

« Avec un mode de scrutin proportionnel mixte avec compensation régionale, l’Assemblée nationale refléterait réellement la diversité politique et régionale du Québec. Les coalitions deviendraient la norme et favoriseraient des politiques plus durables, construites sur des consensus », soulignent les organisations.

Selon une récente projection de QC125, un gouvernement pourrait théoriquement obtenir une majorité parlementaire avec seulement 31 % des voix. « Le statu quo n’est plus viable. Les élections de 2026 doivent être les dernières tenues sous l’actuel mode de scrutin », concluent les groupes.

La Coalition pour une réforme électorale regroupe le Mouvement Démocratie Nouvelle (MDN), le Réseau des tables régionales des groupes de femmes du Québec, la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB), Force Jeunesse, Mères au front-Rive-sud, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), l’Union étudiante du Québec ainsi que les Amis de la Terre de Québec.

]]>
Réforme attendue https://www.csn.qc.ca/actualites/reforme-attendue/ Fri, 14 Feb 2020 01:32:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=73864 Alors que certains craignent que l’avènement d’un scrutin proportionnel mixte à compensation régionale ne soit source d’instabilité, plusieurs estiment qu’un véritable changement de culture politique s’impose à Québec.

30 novembre 1998. Malgré le fait qu’il obtient 27 618 voix de moins que les libéraux, le Parti québécois, alors dirigé par Lucien Bouchard, récolte 76 des 125 sièges de l’Assemblée nationale. De son côté, en dépit de l’appui de 12 % de la population, l’ADQ ne faisait élire qu’un seul député, Mario Dumont.

D’aucuns diront que le Québec l’a échappé belle – rappelons-nous que Jean Charest flirtait à l’époque sur la vague du « gros bon sens » de son voisin ontarien, le conservateur Mike Harris. D’autres pointeront du doigt cette victoire douce-amère comme étant à l’origine du report d’un nouveau référendum peu de temps après la défaite crève-cœur de 1995. Mais l’évidence mathématique en frappait plus d’un : avec moins de 43 % des voix exprimées, le PQ raflait tout de même 61 % des circonscriptions et Lucien Bouchard se retrouvait, bien en selle, à la tête d’un gouvernement majoritaire.

Le débat entourant le mode de scrutin au Québec n’est pas nouveau, mais une fenêtre menant à une véritable réforme semble se dessiner depuis que la ministre de la Justice, Sonia Lebel, a déposé le projet de loi 39 établissant un nouveau mode de scrutin.

Présente en commission parlementaire, la CSN a appuyé l’objectif général d’une telle réforme. Elle a toutefois souligné que de nombreuses modifications doivent y être apportées avant de recevoir l’aval de la confédération, notamment quant à la volonté du gouvernement de tenir un référendum sur cette question… lors des élections générales de 2022. « C’est un enjeu trop important pour être abandonné aux considérations partisanes d’une campagne électorale, rappelle le président de la CSN, Jacques Létourneau. Les parlementaires ont la légitimité pour aller de l’avant. Mais si le gouvernement tient mordicus à soumettre la question dans le cadre d’un référendum, celui-ci doit se tenir avant les élections de 2022. »

La centrale syndicale a aussi exprimé de sérieuses réserves quant à ce que plusieurs ont qualifié de « prime au vainqueur » contenue dans la formule de compensation privilégiée par le gouvernement. « L’objectif d’un mode de scrutin proportionnel est de trouver un juste équilibre entre le nombre de voix exprimées et le nombre de sièges accordés aux différents partis. Ce n’est pas de récompenser en double le parti qui a remporté un siège de circonscription avec une minorité du suffrage ! », ajoute-t-il.

Christan Dufour, l’une des rares voix à s’opposer à l’idée d’un mode de scrutin proportionnel mixte à compensation régionale et auteur de l’ouvrage Le pouvoir québécois menacé. Non à la proportionnelle !, argue qu’un tel système diminuerait le poids politique du Québec, seul gouvernement francophone en Amérique du Nord. Le Québec serait dès lors abandonné aux aléas des coalitions entre différents partis, synonymes pour le politologue d’instabilité politique. Qui plus est, la population se verrait privée de son droit de « congédier » un gouvernement – les élections de 1998 prouvant pourtant cette impossibilité… dans le cadre d’une élection à scrutin uninominal à un tour !

Ancienne présidente de la CSN, aujourd’hui présidente des Organisations unies pour l’indépendance (OUI Québec), Claudette Carbonneau rejette l’argument voulant que la proportionnelle diminuerait le pouvoir du Québec.

« Dans l’histoire récente, le Québec a rarement eu un gouvernement aussi peu nationaliste que celui de Philippe Couillard, soutient l’ancienne présidente de la CSN. Son gouvernement nous implorait d’être indulgents envers l’Alberta en fonction des paiements de péréquation et ne montait pas aux barricades pour exiger un rehaussement des transferts fédéraux en santé. Aux yeux de Philippe Couillard, le fruit n’était jamais assez mûr pour porter une quelconque revendication quant aux pouvoirs du Québec. Son appui inconditionnel à la Charte canadienne des droits et libertés était pour le moins démesuré quand on prend en considération la spécificité de la nation québécoise. L’attitude à-plat-ventriste du gouvernement Couillard était en porte-à-faux des trois autres partis représentés à l’Assemblée nationale. »

Pour Claudette Carbonneau, l’analyse de Christian Dufour repose sur une mauvaise compréhension de la récente reconfiguration de la scène politique québécoise. « Nous pourrions lui donner en partie raison, car le système uninominal à un tour a procuré au Québec une certaine stabilité… à l’époque où le Québec était monopolisé par deux grands partis, concède-t-elle. Mais qu’on le veuille ou non, nous sommes aujourd’hui en présence de quatre partis politiques et cette réalité semble bien implantée. »

Néanmoins, un véritable changement de culture politique s’impose à Québec, estime-t-elle. « Nos partis politiques doivent mettre de côté leurs intérêts partisans au bénéfice de l’ensemble de la population. L’important débat sur l’aide médicale à mourir et le travail parlementaire effectué dans le dossier de la violence faite aux femmes nous ont montré les effets positifs d’une telle collaboration. »

Un point de vue partagé par Jacques Létourneau. « Afin que notre système électoral représente le plus fidèlement possible la volonté populaire, il faut mettre fin au mode de scrutin hérité de l’empire britannique. Il revient à la classe politique de s’adapter en conséquence afin de faire avancer l’intérêt public – certainement pas l’inverse ! »

]]>
Réforme du mode de scrutin : des modifications s’imposent https://www.csn.qc.ca/actualites/reforme-du-mode-de-scrutin-des-modifications-simposent/ Wed, 22 Jan 2020 22:00:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=73626 Appuyant l’objectif général d’une réforme du mode de scrutin, la CSN estime néanmoins que des modifications doivent être apportées au projet de loi déposé par la ministre Sonia LeBel afin de mieux représenter la volonté populaire. C’est ce qu’a défendu la centrale syndicale, aujourd’hui, lors de la commission parlementaire portant sur le projet de loi 39.

Le président de la CSN, Jacques Létourneau, a d’abord souligné que les parlementaires détenaient toute la légitimité pour adopter une réforme du mode de scrutin sans avoir à passer par voie référendaire. « Une forte majorité de députés provient de partis politiques qui se sont clairement engagés à réformer le mode de scrutin avant les élections de 2022, a-t-il rappelé. C’est un enjeu beaucoup trop important pour être abandonné aux considérations partisanes d’une campagne électorale. Il est quelque peu surréaliste de constater que le gouvernement de la CAQ dépose aujourd’hui un projet de loi qui l’empêcherait lui-même de militer en sa faveur lors d’un éventuel référendum. Mais si le gouvernement tient mordicus à soumettre la question dans le cadre d’un référendum, celui-ci doit se tenir avant les élections de 2022. »

La centrale syndicale a émis de sérieuses réserves quant à la formule de compensation privilégiée par le gouvernement, qui ne prend en considération que la moitié des circonscriptions gagnées dans une région. « L’objectif d’un mode de scrutin proportionnel est de trouver un juste équilibre entre le nombre de voix exprimées et le nombre de sièges accordés aux différents partis. Ce n’est certainement pas de récompenser en double le parti qui a remporté un siège de circonscription avec une minorité du suffrage ! En ce sens, la “prime au vainqueur” que comporte le projet de loi n’a aucune raison d’être », a indiqué le président de la CSN.

La CSN s’inquiète également du trop grand nombre de régions prévu par le projet de loi 39. « Nous appuyons l’objectif du gouvernement de conserver un volet de représentation régional au sein du mécanisme de compensation proportionnelle, a souligné Jacques Létourneau. Toutefois, le nombre élevé de régions, 17, fait en sorte que les régions moins populeuses se voient désavantagées et dilue considérablement le mode compensatoire. »

Par ailleurs, la centrale syndicale souhaite que le projet de loi oblige les partis politiques de présenter entre 45 % et 55 % de candidatures féminines pour les sièges de circonscription ainsi qu’une alternance femmes-hommes sur les listes des partis, dont la moitié débuterait par une femme. La CSN demande également que soit abaissé à 5 % le seuil national pour qu’un parti puisse bénéficier des mécanismes de compensation, plutôt que 10 %.

Enfin, le président de la CSN a rappelé aux membres de la commission parlementaire que le Québec ne peut se permettre de reporter aux calendes grecques une réforme tant attendue par la population. « Le parti au pouvoir tient à cette réforme. Trois des quatre partis représentés à l’Assemblée nationale sont clairement en faveur de son adoption. Toutes les conditions sont réunies pour que le Québec se dote d’un mode de scrutin moderne, juste et foncièrement démocratique », a-t-il mentionné.

]]>
Réforme du mode de scrutin : la CSN déçue du peu d’empressement de François Legault https://www.csn.qc.ca/actualites/reforme-du-mode-de-scrutin-la-csn-decue-du-peu-dempressement-de-francois-legault/ Wed, 25 Sep 2019 15:35:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72200 Réunis en Conseil confédéral à Lévis, les délégué-es de la CSN se sont dit déçus aujourd’hui du peu d’empressement du premier ministre François Legault à réformer le mode de scrutin uninominal à un tour qui prévaut actuellement au Québec.

« L’an dernier, le premier ministre avait non seulement pris l’engagement de déposer un projet de loi pour une réforme de notre système électoral avant le 1er octobre, mais il avait aussi donné l’assurance qu’un nouveau mode de scrutin serait en vigueur dès les élections de 2022, rappelle le président de la CSN, Jacques Létourneau. Or, en reléguant l’adoption d’un mode de scrutin proportionnel mixte à un éventuel référendum, le premier ministre renie sa parole. Lorsqu’il affirme qu’il ne prendra pas position lors de cette consultation populaire, on est en droit de se questionner sur ses réelles volontés à ce sujet. »

La CSN déplore par ailleurs l’absence, dans le projet de loi, de contraintes réelles visant à atteindre la parité hommes femmes sur les listes de députation, celui-ci se contentant de demander à chaque parti politique de « transmettre au directeur général des élections un énoncé au sujet des objectifs qu’il se fixe en matière de parité » et de lui transmettre, avant le scrutin, un « rapport au sujet de l’atteinte de ces objectifs ».

La CSN, qui milite pour une réforme du mode de scrutin depuis 1970, tient à ce que la loi qui sera adoptée par l’Assemblée nationale respecte les principes suivants : la meilleure représentation du vote populaire, la conservation d’une assise territoriale forte à la députation, la promotion du pluralisme politique de la population ainsi que la représentation égalitaire des femmes à l’Assemblée nationale.

La CSN entend participer à une éventuelle commission parlementaire afin d’exposer plus en détails ses positions sur le projet de loi 39.

]]>
De l’audace, vraiment ? https://www.csn.qc.ca/actualites/de-laudace-vraiment%e2%80%89/ Fri, 07 Dec 2018 12:02:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69677 Voilà pourquoi le discours inaugural du nouveau premier ministre, prononcé le 28 novembre dernier par François Legault, était attendu par plusieurs. Maintenant, qu’avons-nous appris ?

Pour quiconque a suivi la dernière campagne électorale, peu de choses. Sinon que le premier ministre entend mettre « l’audace » au service des Québécoises et des Québécois.

« De l’audace, ç’aurait d’abord été de confirmer le respect des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 ! », indique d’emblée le président de la CSN, Jacques Létourneau. La première véritable annonce de ce gouvernement aura été de renier cet engagement, sous le prétexte que les libéraux se seraient traîné les pieds. On a déjà joué dans ce film d’une nouvelle équipe ministérielle qui tombe par hasard sur un gouffre des finances publiques. Il y a un consensus au Québec quant à l’urgence d’agir pour mettre en œuvre les solutions nécessaires à la crise climatique. Le nouveau gouvernement doit travailler avec l’ensemble des acteurs concernés afin que nous puissions respecter nos objectifs.

La CSN voit néanmoins d’un bon œil le désir du nouveau gouvernement de faire de l’éducation une réelle priorité nationale, de valoriser l’ensemble du personnel de l’éducation et de mieux le rémunérer. Peu d’informations ont toutefois été partagées concernant l’enseignement supérieur. Le meilleur arrimage souhaité entre les collèges, les universités et les entreprises inquiète la centrale syndicale en ce qui a trait à une éventuelle remise en question de la mission fondamentale de nos institutions d’enseignement supérieur.

En matière de services à la petite enfance, la CSN se réjouit de l’intention de revenir à un tarif unique. Mais certaines déclarations du premier ministre l’inquiètent. Il est faux de dire qu’une petite proportion des enfants de quatre ans fréquente un CPE. C’est près de 70 % de ces enfants qui bénéficient d’un service de garde régi. Malgré l’intention du gouvernement de créer des maternelles quatre ans de façon complémentaire au réseau de services de garde, la CSN est toujours préoccupée d’un éventuel affaiblissement du réseau de services de garde régis, en CPE et en milieu familial.

Sur le plan économique, la CSN accueille favorablement l’idée de créer des pôles d’innovation dans l’ensemble des régions du Québec. Néanmoins, elle estime que « la protection de l’emploi local ne peut se résumer à exiger 25 % de contenu local lors d’appels d’offres. Après les mauvaises nouvelles qui s’accumulent depuis quelques semaines [voir l’édito en page 2], nous sommes d’avis que le gouvernement doit responsabiliser les entreprises établies sur notre territoire. Nous réitérons notre invitation au premier ministre de convoquer les organisations patronales et syndicales pour trouver des solutions à long terme qui nous permettront de conserver au Québec les emplois à 25 $, 30 $ l’heure qu’il désire promouvoir. »

« Créer de la richesse afin de financer nos services publics, nous en sommes, indique Jacques Létourneau. Toutefois, le gouvernement devra s’attaquer aux problèmes des écarts de richesse. Se mettre au service de la classe moyenne ne peut se résumer à réduire les tarifs pour remettre de l’argent dans les poches des citoyennes et des citoyens. Le gouvernement doit également s’assurer que la richesse créée soit équitablement redistribuée. »

La CSN aurait aimé voir le premier ministre prendre des engagements clairs quant au financement du réseau de la santé et des services sociaux et à la valorisation de son personnel. « La grande inconnue demeure le financement du réseau, déplore Jacques Létourneau. Nous saluons la décision de François Legault de protéger le réseau de l’éducation, mais dans notre esprit, cette annonce aurait également dû s’appliquer à la santé. »

Enfin, la CSN prend acte de l’intention de M. Legault de respecter son engagement à revoir le mode de scrutin, dès la première année de son mandat. « Il y a également un consensus parmi la population à cet égard. Le premier ministre ne doit pas attendre l’unanimité de tous les partis pour légiférer en ce sens. Et il peut compter sur l’appui de la CSN pour aller de l’avant », conclut le président.

]]>
François Legault doit mettre l’audace et les efforts de son gouvernement à une meilleure redistribution de la richesse https://www.csn.qc.ca/actualites/francois-legault-doit-mettre-laudace-et-les-efforts-de-son-gouvernement-a-une-meilleure-redistribution-de-la-richesse-estime-la-csn/ Thu, 29 Nov 2018 00:50:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69521 Alors que le nouveau premier ministre du Québec, François Legault, désire mettre l’audace de son gouvernement au service des Québécoises et des Québécois, le président de la CSN tient à lui rappeler que la réduction des écarts de richesse devrait également figurer parmi les priorités de son gouvernement.

« Créer de la richesse afin de financer nos services publics, nous en sommes, indique Jacques Létourneau. Toutefois, le gouvernement devra s’attaquer aux problèmes des écarts de richesse. Se mettre au service de la classe moyenne ne peut se résumer à réduire les tarifs pour remettre de l’argent dans la poche des citoyens. Le gouvernement doit également s’assurer que la richesse créée soit équitablement redistribuée. »

La CSN salue le désir du nouveau gouvernement de faire de l’éducation une réelle priorité nationale, de valoriser l’ensemble du personnel de l’éducation et de mieux les rémunérer. Peu d’informations ont toutefois été partagées quant à l’enseignement supérieur. Le meilleur arrimage entre les collèges, les universités et les entreprises inquiète la centrale syndicale quant à une éventuelle remise en question de la mission fondamentale de nos institutions d’enseignement supérieur.

En matière de services à la petite enfance, le président de la CSN se réjouit de l’intention de revenir à un tarif unique. Mais certaines déclarations du premier ministre l’inquiètent : « Il est faux de dire qu’une petite proportion des enfants de quatre ans fréquente un CPE. C’est près de 70 % des enfants de quatre ans qui fréquentent un service de garde régi. Malgré l’intention du gouvernement de créer des maternelles quatre ans de façon complémentaire au réseau de services de garde, nous sommes toujours préoccupés d’un éventuel affaiblissement du réseau de services de garde régis, en CPE et en milieu familial. »

En matière d’économie, le président de la CSN accueille favorablement l’intention de créer des pôles d’innovation dans l’ensemble des régions du Québec. Néanmoins, pour la CSN, « la protection de l’emploi local ne peut se résumer à exiger 25 % de contenu local lors d’appels d’offres. Après les mauvaises nouvelles qui s’accumulent, notamment en rapport avec les entreprises Bombardier Aviation, Rona, Sico, et Bombardier Transports hier, nous sommes d’avis que le gouvernement doit responsabiliser les entreprises établies sur notre territoire. Nous réitérons notre invitation au premier ministre de convoquer les organisations patronales et syndicales pour trouver des solutions à long terme qui nous permettront de conserver au Québec les emplois à 25 $, 30 $ l’heure qu’il désire promouvoir ».

La CSN aurait aimé avoir du premier ministre de meilleures assurances quant au financement du réseau de la santé et des services sociaux et à la valorisation de son personnel. « La grande inconnue demeure le financement du réseau, déplore Jacques Létourneau. Nous saluons la décision de François Legault de protéger le réseau de l’éducation, mais dans notre esprit, cette annonce aurait également dû s’appliquer à la santé. »

À la lumière des déclarations de François Legault en matière d’environnement, le président de la CSN s’inquiète d’un éventuel report des cibles en matière d’émissions de gaz à effet de serre. « L’objectif n’est pas de changer de cap ou de revoir nos stratégies. Il y a un consensus social à cet effet au Québec et le nouveau gouvernement doit travailler avec l’ensemble des acteurs concernés afin que nous puissions respecter nos objectifs. »

Enfin, le président de la CSN salue l’intention de M. Legault de respecter son engagement à revoir le mode de scrutin, et ce, dès la première année de son mandat. « Il y a également un consensus parmi la population à cet égard. Le premier ministre ne doit pas attendre l’unanimité de tous les partis pour légiférer en ce sens. Et il peut compter sur l’appui de la CSN pour aller de l’avant. »

]]>
Un plan d’action qui vise juste https://www.csn.qc.ca/actualites/un-plan-daction-qui-vise-juste/ Tue, 18 Jul 2017 20:32:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=61210 Voir loin, viser juste, c’est le fondement du plan d’action présenté aux délégué-es du 65e Congrès de la CSN. Ce plan d’action est le reflet des préoccupations soulevées par les syndicats rencontrés lors de la tournée précongrès, autour de cinq grands thèmes touchant l’emploi, le revenu, la lutte contre les changements climatiques, la consolidation des services publics et le renforcement de la démocratie.

Au cours des trois prochaines années, les syndicats seront appelés à mettre en œuvre les mesures nécessaires à la réalisation du plan d’action de la CSN, qui s’avère ambitieux et dont le succès dépend de l’engagement de tous.

Parmi les priorités, la protection des services publics, car depuis l’élection des libéraux de Philippe Couillard, malgré tous les efforts déployés pour contrer l’entreprise de démolition de l’État social québécois, l’obsession du déficit zéro a privé des dizaines de milliers de Québécoises et Québécois des services auxquels ils ont droit. Les mesures d’austérité ont eu des effets dévastateurs, non seulement sur les travailleuses et travailleurs du réseau public de santé, de services sociaux et d’éducation, mais aussi chez tous les citoyens et citoyennes qui ont subi des hausses tarifaires répétées, notamment en matière de frais de garde, d’accès aux soins de santé ou de coûts d’électricité.

Au cours des trois prochaines années, la CSN veut investir le terrain politique, à sa façon, par l’action syndicale, pour mettre un terme au saccage de nos services publics. L’orientation idéologique de ce gouvernement met en péril la qualité de vie et des emplois des classes moyennes et populaires, et l’approche d’une élection permettra de susciter des débats et une mobilisation sur ces enjeux cruciaux pour la société québécoise. Le plan d’action propose donc d’aller à la rencontre des membres dans leurs milieux de travail pour ouvrir un espace de réflexion sur le Québec que nous voulons.

Pour Karine L’Écuyer, du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep Montmorency, « il est important de poursuivre les batailles sociales qui mettent de l’avant l’ensemble de nos valeurs. Il faut qu’on s’inquiète pour l’ensemble de la société. Nous sommes dans des mesures d’austérité permanentes, alors il faut qu’on soit en lutte permanente, à mon avis ».

Nécessaire réforme des lois du travail

La CSN propose une réforme majeure de la Loi sur les normes du travail et de ses règlements, qui touchent à la fois le salaire minimum, les congés, les vacances, l’équité de traitement ou les licenciements collectifs. La CSN veut garantir des emplois de qualité, ce qui inclut un salaire décent pour toutes et tous dans l’ensemble des régions du Québec.

Pour Kevin Gagnon, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Bridgestone Joliette, la campagne du 5-10-15 est essentielle. « Les travailleurs, chez nous, gagnent plus de 15 $ l’heure, mais pour ce qui est des 10 jours de congé payés pour cause de maladie ou pour la famille, même dans un syndicat mature de 40 ans comme le nôtre, on n’en bénéficie pas. C’est la Loi sur les normes qui s’applique, 10 congés pour obligations familiales, c’est tout. On n’a pas de congés payés. Même chose pour la demande qui réclame cinq jours d’avis pour les changements d’horaire, c’est important pour nous, pour l’organisation de la vie des jeunes familles. »

Josée Chamberland, du Syndicat du soutien scolaire des Appalaches, partage également ce point de vue. À ses yeux, la campagne 5-10-15 est très importante. « C’est fondamental pour nous, il faut en parler à nos membres, démystifier ça. Plusieurs d’entre eux nous disent que ça n’a pas de bon sens d’augmenter le salaire minimum à 15 $ l’heure. Que nos entreprises vont devoir augmenter les prix, vont faire faillite, alors qu’on sait très bien que ce n’est pas la réalité, que ce sont des entreprises qui font des profits importants. »

Pour Michel Paré, président du Syndicat des travailleurs de l’Hôtel Bonaventure à Montréal, « l’amélioration de la Loi sur les normes du travail et la réforme du Code du travail, c’est une priorité. Plusieurs syndicats ont dû faire la grève ou ont subi des lock-out. Mon syndicat a fait cinq semaines de grève et ce qui a fâché les collègues, ça a été de constater qu’il y avait quelqu’un d’autre qui faisait leur travail pendant qu’ils étaient dans la rue et qu’ils n’avaient pas de salaire. Notre employeur a continué d’opérer pendant qu’on était en grève grâce au personnel des agences, du personnel qu’il cachait dans des chambres. On était impuissants devant ça. L’inspecteur du travail ne pouvait pas être là tout le temps. Les briseurs de grève, les agences de placement, il y a un gros ménage à faire là. »

Maintien d’emplois de qualité

La CSN réclame depuis très longtemps, une véritable politique industrielle accompagnée de ressources financières. Un projet qui compte beaucoup pour Kevin Gagnon. « Le secteur manufacturier a connu de lourdes pertes dans les dernières années, c’est important qu’on soit capable de mettre des balises et qu’on garde des emplois de qualité au Québec. Il faut être capable d’obliger les entreprises à faire de la deuxième et de la troisième transformation ici. » Une préoccupation que partage entièrement Raphaël Jobin, président du Syndicat des travailleurs du Chantier naval de Lauzon. « C’est une grande priorité pour nous. Ce qu’on a voulu, c’est inclure la construction navale dans une politique industrielle. C’est le nerf de la guerre pour notre fédération, la Fédération de l’industrie manufacturière. Si on n’a pas quelque chose de concret à amener aux politiciens fédéraux et provinciaux, on ne pourra pas survivre comme chantier. On a déjà eu des engagements clairs, mais ça a été balayé après les élections. On a été fermé pendant sept ans. Notre combat, c’est aussi celui d’une partie de la population. »

Développement durable et transition juste

Sur le plan environnemental, la CSN propose la mise en place d’une Charte de l’environnement qui favorise une transition juste et écologique des emplois. Une proposition qui rejoint Karine L’Écuyer. « La question de l’environnement est intéressante quand il est question de trouver des nouveaux secteurs d’emploi pour aider les gens qui travaillent actuellement dans des secteurs polluants, dans des secteurs où on ne veut pas investir pour l’avenir. Pour ça, la CSN a un gros travail à faire pour convaincre la population qu’il y a d’autres options, rassurer les travailleuses et travailleurs et ne pas les laisser tomber. »

Sauvegarde de services publics de qualité

La CSN veut s’assurer du maintien de l’universalité, de l’accessibilité et de la qualité des services publics. Elle réclame un réinvestissement dans les services publics et les programmes sociaux. Le plan d’action de la CSN entend contrer la privatisation des services publics et la prolifération de la sous-traitance dans tous les secteurs d’activité. « Ce qui m’interpelle le plus, c’est l’accessibilité et la défense des services publics », nous dit Marie-Claire Desbiens, secrétaire générale du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal. « Les libéraux sont en train de tout détruire. La privatisation me fait très peur, parce que Barrette, c’est ça qu’il veut, et c’est là qu’on s’en va. Il va falloir être très présent. Être visible, faire connaître nos luttes, intéresser les médias. »

Consolidation de la démocratie

Pour renforcer la démocratie, la CSN exige depuis des années une révision en profondeur du mode de scrutin et le maintien d’une information de qualité dans toutes les régions du Québec. En cette ère de désinformation, les citoyens ont plus que jamais besoin d’une information équilibrée et de qualité qui touche leurs préoccupations, où qu’ils se trouvent.

]]>
La FSSS-CSN participe à une journée citoyenne pour la réforme du mode de scrutin https://www.csn.qc.ca/actualites/la-fsss-csn-participe-a-une-journee-citoyenne-pour-la-reforme-du-mode-de-scrutin/ Mon, 24 Mar 2014 13:10:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-fsss-csn-participe-a-une-journee-citoyenne-pour-la-reforme-du-mode-de-scrutin/ La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) participe aujourd’hui à une journée citoyenne organisée par le Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN). Cette journée vise à ramener la question de la réforme du mode de scrutin sur la place publique durant la campagne électorale. La FSSS joint ainsi sa voix à plusieurs organisations pour inviter les partis politiques à mettre en place un mode de scrutin qui reflète la réelle voix des citoyennes et citoyens.

Pour que chaque vote compte !

Plusieurs organisations militent depuis plusieurs années pour la réforme du mode de scrutin. Le mode de scrutin actuel permet à un gouvernement d’être élu majoritaire avec un peu plus du tiers des votes des électrices et électeurs. De plus, il laisse place à un discours qui appelle à chaque élection les électrices et électrices à voter de manière stratégique et non selon leurs réelles opinions politiques. Cela limite l’expression d’une diversité de points de vue à l’Assemblée nationale. « La FSSS joint sa voix à celle du MDN pour exiger que nos politiciennes et politiciens s’engagent à faire une réforme de notre mode de scrutin afin que celui-ci représente de façon juste les régions, les femmes, la diversité et le pluralisme politique », déclare Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

La FSSS déplore le fait qu’aucun gouvernement n’ait mené la réforme du mode de scrutin. « Pourtant, on ne trouve que très peu d’alliés du mode de scrutin actuel. Nous sommes d’ailleurs encouragés par la demande d’une réforme qui vient de tous les horizons politiques. Pourquoi les partis politiques ne font-ils pas de cette question une priorité pour l’avenir de notre démocratie? Pour nous, cela devrait être un enjeu qui rassemble tous les partis politiques », poursuit Jeff Begley.

Pourquoi la FSSS s’investit dans la bataille pour la réforme du mode de scrutin ?

Comme acteur progressiste, la FSSS ne peut que se positionner en faveur de la réforme du mode de scrutin. C’est pourquoi la FSSS est devenue officiellement membre du MDN. « Pour nous, il s’agit d’un enjeu prioritaire. On le voit, notre vie politique s’accompagne d’un cynisme grandissant dans la population et d’une méfiance de plus en plus présente envers nos institutions. Pour plusieurs, notre vie politique est figée et laisse trop de place à des chicanes bien loin des réels enjeux. Il faut absolument trouver une solution à des problématiques que tout le monde reconnaît. Pour nous, la mise en place d’un mode de scrutin proportionnel permettrait d’insuffler un vent nouveau à notre démocratie et de nous redonner confiance en nos institutions démocratiques », poursuit Jeff Begley.

« Certains pourraient s’étonner qu’une organisation comme la nôtre participe à ce type de débat. Pourtant, nous pensons que toutes les voix sont nécessaires pour convaincre les décideurs politiques de réformer le mode de scrutin. La société civile a été plus que patiente et il est maintenant le temps d’agir », de conclure Jeff Begley.

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte près de 130 000 membres dans les secteurs public et privés. La FSSS est l’organisation syndicale la plus représentative dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

]]>
Le Conseil central des syndicats nationaux du Bas-Saint-Laurent (CCBSL-CSN) ajoute sa voix au concert de protestations https://www.csn.qc.ca/actualites/csn-inserer-la-date-et-le-titre-du-communique-7/ Wed, 04 Jun 2008 04:00:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/csn-inserer-la-date-et-le-titre-du-communique-7/ C’est dans le cadre de la consultation tenue hier à Cabano que le CCBSL a fait connaître sa position sur la modification de la carte électorale. Rappelons que la commission envisage de faire disparaître trois circonscriptions dans l’Est du Québec. Deux de celles-ci sont au Bas-Saint-Laurent. Des circonscriptions existantes seraient fusionnées avec celles des régions administratives voisines, la Gaspésie et Chaudière-Appalaches. Selon le conseil central, une telle modification rendrait la représentation politique régionale beaucoup plus ardue. « Cela entraînerait plusieurs aberrations : comment se gouvernerait un député qui est élu dans une circonscription où s’appliquent deux modalités différentes d’aide aux régions ressources ? » a questionné Vincent Couture, président du conseil central.

Pour le CCBSL, la réforme proposée est inacceptable. L’accès au député avec de telles modifications sera limité, voir quasi impossible. « Par exemple, jumeler Matane et Gaspé ne tient nullement compte des communautés naturelles alors que le principe même de la loi veut que la détermination des circonscriptions respecte ce critère » a ajouté Vincent Couture.

Après avoir entendu les arguments des acteurs régionaux, le conseil central trace un constat : « Si l’application stricte de la loi engendre autant de réactions, aussi vives, aussi unanimes, c’est que cette loi est vétuste, désuète et qu’elle doit faire l’objet d’une grande réforme. Dès le projet déposé, deux des partis à l’assemblée nationale voulaient que soit pris en compte le cri du cœur des régions. Ils demandaient que la détermination des circonscriptions tienne compte de l’étendue du territoire et de la distance, de la qualité de la représentation, de l’équité interrégionale, de l’accès direct aux députés, et une représentation plus équitable des milieux fortement peuplés ou urbanisés. Malheureusement, c’est l’opposition officielle qui a refusé que soit revue la loi. Le Bas-Saint-Laurent est défavorisé et c’est cautionné par l’ADQ ! » a-t-il renchérit.

Le CCBSL croit qu’il est plus que temps que soit revue la loi électorale et qu’une telle révision tienne compte des facteurs déjà mentionnés, mais aussi et qu’enfin nous en arrivions à un mode de scrutin plus représentatif de la réalité du Québec et de ses régions ; un mode de scrutin qui utilise le mode à la proportionnelle en partie afin de corriger plusieurs aberrations que nous connaissons avec le scrutin uninominal à un tour.

Le constat est clair, c’est tout le Bas-Saint-Laurent qui tire dans la même direction. Les modifications proposées amènent de grandes aberrations, et le résultat ne représente en rien la réalité de notre région. Bref, d’autres motifs pour que la population se désintéresse de la politique.

Lors de sa dernière assemblée générale, le CCBSL a adopté une résolution visant à réclamer le maintien des circonscriptions actuelles. Cette résolution a été adoptée à l’unanimité.

Le Conseil central représente 10 000 membres, répartis dans plus de 100 syndicats dans toutes les MRC de la région, de La Pocatière à Les Méchins, tous les secteurs d’activité confondus, privé comme public.


Source : Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN

]]>