Moyen-Orient – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 27 Aug 2024 15:59:02 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Moyen-Orient – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Injonction à l’UQAM contre le camp en solidarité avec la Palestine: la CSN déplore la judiciarisation de la situation https://www.csn.qc.ca/actualites/injonction-a-luqam-contre-le-camp-en-solidarite-avec-la-palestine-la-csn-deplore-la-judiciarisation-de-la-situation/ Mon, 27 May 2024 20:58:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=97877 La Confédération des syndicats nationaux représentant notamment les professeur-es et chargé-es de cours de l’UQAM déplore que l’institution ait choisi la voie de la judiciarisation au lieu de celle du dialogue avec les étudiantes et les étudiants actuellement mobilisés contre la guerre à Gaza.

« Nous réitérons notre appel auprès de la direction de l’UQAM de rechercher des solutions par la voie du dialogue, réagit la présidente du SPUQ–UQAM, Geneviève Hervieux. C’est en discutant avec les étudiantes et les étudiants que de nombreuses universités d’Amérique du Nord ont pu trouver un terrain d’entente avec leurs étudiantes et étudiants dans des contextes semblables. Pour nous la priorité doit être d’éviter tout dérapage et de favoriser un véritable dialogue sur le fond des revendications. » Le syndicat représentant les professeur-es s’est d’ailleurs mis à la disposition des deux parties pour les fins de facilitation du dialogue, si elles le souhaitent.

Le président du SPPEUQAM–CSN, Olivier Aubry, explique que le choix de la judiciarisation pris par l’UQAM provoque l’indignation également chez les chargé-es de cours de l’institution. « Non seulement, l’Université brime ainsi la liberté d’expression, mais en plus, cela témoigne d’une incompréhension des enjeux qui sous-tendent ces mobilisations sans précédent à travers la planète ». Le SPPEUQAM–CSN invite le recteur Pallage à établir un dialogue de bonne foi avec les personnes représentant les parties.

Cessez-le-feu !

« On assiste actuellement à un bain de sang au Proche-Orient, rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Ce sont des civils qui en sont les premières victimes. Cela doit arrêter. En ce sens, toutes les initiatives pacifiques visant à faire taire les armes sont bienvenues. Quant à nous, l’UQAM doit entendre cette colère et se demander comment elle peut contribuer à la paix et à la justice dans le monde ».

À propos

La CSN représente près de 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. Le SPUQ–CSN représente plus de 1225 professeur-es de l’UQAM. Quant au SPPEUQAM–CSN, il regroupe quelque 2100 chargé-es de cours.

]]>
Ensemble pour Gaza et la Palestine https://www.csn.qc.ca/actualites/palestine/ Mon, 18 Mar 2024 14:05:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=94710
Face à la situation révoltante qui a lieu à Gaza et en Palestine, la CSN invite tous les travailleuses et les travailleurs à se joindre à la manifestation du 23 mars prochain à 14h, au carré Dorchester, à Montréal. 🇵🇸
La CSN et les membres de la Coalition du Québec URGENCE Palestine revendiquent:
  • Un cessez-le-feu immédiat et la libre circulation de l’aide humanitaire dans toute la bande de Gaza;
  • L’arrêt des exportations militaires canadiennes, directes et indirectes, vers Israël;
  • La levée du blocus de la bande de Gaza par Israël.
Pour confirmer votre présence ou pour avoir plus d’informations sur l’événement : https://www.facebook.com/events/1567337220732295
]]>
Monsieur Trudeau, maintenez le soutien humanitaire au peuple palestinien ! https://www.csn.qc.ca/actualites/monsieur-trudeau-maintenez-le-soutien-humanitaire-au-peuple-palestinien/ Thu, 29 Feb 2024 14:00:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=94309 Lettre transmise le 26 février à Justin Trudeau.

Monsieur le Premier Ministre,

Je vous écris au nom de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) pour solliciter votre soutien dans l’immédiat en ce qui concerne une question humanitaire urgente. Compte tenu des difficultés auxquelles se heurtent les réfugiés palestiniens, il n’a jamais été aussi important d’assurer un soutien à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA, sigle anglais). Cette agence joue un rôle primordial dans la fourniture de services en matière d’éducation, de soins de santé, d’assistance sociale et de secours aux millions de réfugiés palestiniens, veillant à subvenir à leurs besoins fondamentaux face aux adversités quotidiennes auxquelles ils sont confrontés.

La récente escalade du conflit dans la région a eu des effets dévastateurs sur les communautés de Palestine et, de ce fait, les ressources de l’UNRWA ont encore été mises à contribution. Les efforts de l’agence visant à maintenir et à améliorer ses services pour répondre aux exigences de la situation actuelle sont entravés par des restrictions financières qui menacent la fourniture d’une aide continue et cruciale aux personnes qui en ont cruellement besoin. C’est dans un tel contexte que le soutien des gouvernements et de la communauté internationale devient essentiel.

La mission de l’UNRWA de venir en aide aux réfugiés palestiniens est conforme à nos valeurs communes de solidarité, de paix et d’aide humanitaire. Le soutien a l’UNRWA non seulement permet de répondre aux besoins immédiats des réfugiés palestiniens, mais contribue également a la stabilité et a la paix dans la région. Il est impératif que nous continuions de respecter notre engagement en faveur de ces valeurs en veillant à ce que l’UNRWA dispose des ressources nécessaires pour mener efficacement sa mission.

Par conséquent, nous vous prions instamment d’envisager de fournir un soutien financier à l’UNRWA et de démontrer ainsi l’engagement de votre gouvernement en faveur de l’aide humanitaire et de la solidarité internationale. Votre soutien aura un impact direct sur la vie de millions de réfugiés palestiniens, leur donnant l’espoir dont ils ont grand besoin en cette période de grave détresse.

Nous vous remercions d’avance de l’attention que vous porterez à cet appel urgent. Votre prompte réponse positive contribuerait considérablement au bien-être des réfugiés palestiniens et réaffirmerait la position du Canada en tant que fervent défenseur des causes humanitaires sur la scène internationale.

Dans l’attente de recevoir une réponse positive de votre part, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre haute considération.

Caroline Senneville
Présidente
Confédération des syndicats nationaux (CSN)

]]>
Colloque sur l’autodétermination du peuple palestinien https://www.csn.qc.ca/actualites/colloque-sur-lautodetermination-du-peuple-palestinien/ Wed, 21 Nov 2018 19:42:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69451 Avec l’appui de la CSN, le Centre international de solidarité ouvrière (CISO) organise, les 29 et 30 novembre prochains, un colloque sur le thème du rôle du mouvement syndical et de la société civile en lien avec l’autodétermination du peuple palestinien.

Depuis plusieurs décennies, la situation sur le terrain en Palestine se caractérise par des violations systématiques et récurrentes du droit international et des droits du peuple palestinien par Israël. Avec la complaisance choquante de la « communauté internationale », le gouvernement américain a déplacé son ambassade à Jérusalem, compromettant le statut futur de cette ville, minant les possibilités de sortie de crise à long terme et légitimant les entreprises de colonisation illégales d’Israël.

Il est temps que la société civile et le mouvement syndical se concertent et se fassent entendre face à autant d’injustices. Réunissant plusieurs panélistes québécois, canadiens et internationaux, ce colloque vise à déboulonner les mythes et à désamorcer l’autocensure chez les individus et les groupes en expliquant les fondements des rapports historiques entre Israël et la Palestine, permettant la formulation de critiques plus rigoureuses et fondées sur le droit international, notamment quant à la politique étrangère canadienne.

Pour s’inscrire : ciso.qc.ca

]]>
Autonomisation des femmes et des filles en milieu rural https://www.csn.qc.ca/actualites/autonomisation-des-femmes-et-des-filles-en-milieu-rural/ Thu, 26 Apr 2018 20:36:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=67322 Les organisations syndicales demeurent vigilantes à la suite de l’adoption des Conclusions concertées par les pays membres de la Commission de la condition de la femme (CCF) de l’ONU, à l’occasion de sa 62e Session qui se tenait du 12 au 23 mars dernier, à New York. L’autonomisation des femmes et des filles en milieu rural en était le thème principal.

S’il faut saluer l’adoption de cette entente parce qu’elle pose des jalons importants pour les droits des femmes et des filles qui vivent en milieu rural et en régions éloignées des grands centres, il reste qu’elle fait fi de plusieurs enjeux cruciaux, notamment en ce qui a trait aux femmes migrantes, à la parité politique et à l’accès à la justice. Par ailleurs, malgré les fortes oppositions de certains États membres, le document stipule que des politiques et des programmes doivent être mis en place afin de promouvoir et d’assurer un accès universel des femmes à la santé sexuelle et reproductive, notamment pour la planification familiale. La CCF soutient ainsi que « les droits des femmes comprennent leur droit de contrôler et de décider librement et de manière responsable toutes les questions liées à leur sexualité, y compris la santé reproductive ». Aussi, la CCF reconnaît que les diverses formes de discriminations entrecroisées vécues par toutes les femmes et les filles en milieu rural constituent des obstacles majeurs à leur autonomisation et à leur accès à l’égalité.

Pas moins de 1,6 milliard de personnes vivent dans une pauvreté aux multiples dimensions sur la planète, rappelle la CCF, tandis que près de 80 % des personnes extrêmement pauvres habitent dans les zones rurales. « La féminisation de la pauvreté est un phénomène persistant, qui s’explique en grande partie par l’accès limité ou inexistant des femmes à la propriété, aux ressources, aux protections sociales, aux services publics et aux services financiers », a insisté Véronique De Sève, vice-présidente et responsable de la condition féminine à la CSN. Madame De Sève était de la délégation syndicale qui prenait part aux travaux de la commission onusienne.

Les changements climatiques touchent aussi de façon disproportionnée les populations rurales. À cet égard, la CCF se dit profondément préoccupée par les impacts des bouleversements climatiques, des phénomènes météo extrêmes et des catastrophes naturelles sur les femmes, particulièrement dans les pays en développement. La dégradation des terres, la désertification, la déforestation, les tempêtes de sable et de poussière, la montée des eaux, l’érosion côtière et l’acidification des océans sont au nombre des effets de ces changements climatiques. 

La Palestine et le Canada
Outre les Conclusions concertées, d’autres résolutions ont été adoptées, entre autres celle traitant de la « situation des Palestiniennes et de l’aide à leur apporter » qui doit être soumise au Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC). Fait à signaler, le Canada figure parmi les quatre pays qui s’y sont opposés, jugeant le texte unilatéral et ne contribuant pas à la recherche de solutions entre Israël et la Palestine. Le document a reçu l’aval de 30 pays membres de la CCF, tandis que 11 autres se sont abstenus. Si l’ECOSOC entérine la résolution, il demandera à la communauté internationale de continuer à fournir des services aux Palestiniennes.

Une déclaration syndicale commune
Au sein de la délégation syndicale Global Unions, une centaine de syndicalistes d’une trentaine de pays ont participé aux travaux de la commission. Ainsi, la CSN a mis de l’avant des perspectives féministes concernant le travail décent, la violence sexiste, les services publics, l’environnement et les droits de la personne.

 

]]>
Debout malgré tout  https://www.csn.qc.ca/actualites/debout-malgre-tout/ Thu, 08 Jun 2017 20:23:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=60832 « En Palestine, c’est pas comme ici. Notre réalité, nos défis sont d’un autre ordre », lance d’entrée de jeu Manawel Issa Abdelall, membre du comité exécutif de la Palestine General Federation of Trade Union.  

L’organisation syndicale compte environ 200 000 membres. De ce nombre, 30 000 travaillent en Israël et possèdent un permis de travail, 30 000 autres travaillent aussi en Israël, mais ne possèdent pas de permis. La Fédération compte aussi plusieurs dizaines de milliers de membres qui travaillent dans les territoires occupés alors que d’autres ne possèdent qu’un permis commercial et non de travail, mais se rendent tout de même en Israël pour y trouver un travail. Des réalités complexes, qui soulèvent de nombreux défis pour les représentants de la Fédération, qui reçoivent en cotisation la modique somme de 8 $ par année, par membre. « Mais bien souvent, nos membres sont tellement pauvres que nous n’exigeons pas les sous. Ils en ont trop besoin », explique M. Abdelall. 

Les besoins des syndiqués palestiniens

Malgré la présence de l’organisation syndicale, les Palestiniens ne connaissent que très peu leurs droits. C’est pourquoi la fédération travaille très fort pour créer des alliances avec les groupes militants bien structurés ailleurs dans le monde. « En Palestine, on a besoin du support de tous. L’apport des organisations syndicales, des ONG, est primordial pour nous aider à informer nos membres de leurs droits, à l’aide notamment de documents », note-t-il. 

En Palestine, il existe deux lois touchant au travail. Une loi israélienne et une loi palestinienne. « Selon la loi palestinienne, le salaire minimum est de 1400 $ par mois. Selon la législation israélienne, le salaire minimum est de 400$ par mois. Mais trop souvent, lorsque le conciliateur doit trancher, il impose la loi jordanienne, qui prévoit un salaire encore beaucoup plus bas », relate, impuissant, l’élu de la fédération. 

La réalité du travail en Israël

De nombreux membres de la Palestine General Federation of Trade Union se rendent travailler en Israël. Ceux qui possèdent un permis sont relativement mieux protégés que ceux qui n’en ont pas. « Si un travailleur se blesse, son employeur viendra le porter au point de contrôle à la frontière et téléphonera à sa famille afin qu’il vienne le chercher. Il ne recevra pas d’aide. Si un travailleur qui possède un permis de travail se blesse, il aura les soins nécessaires. Mais aucun d’entre eux n’ont droit au moindre avantage social. S’ils perdent leur emploi, ils n’auront rien ». Généralement, les travailleurs reviennent en Palestine après leur journée de travail. Mais il arrive parfois qu’un travailleur traverse, et qu’on n’en entende plus parler pendant un mois. « Le travailleur va coucher dans les montagnes ou des cavernes pour se cacher. »

Deux milliards dans les coffres israéliens

« Un de nos plus importants problèmes, c’est que toutes nos cotisations de sécurité sociale payées depuis les années 70 à ce jour sont retenues dans les coffres du gouvernement israélien », dénonce Manawel Issa Abdelall. Pourtant en 1994, dans le cadre de l’Entente de Paris convenue entre Israël et l’Organisation de libération de la Palestine, il avait été convenu que les sommes détenues par Israël seraient transférées au moment où la Palestine se doterait d’un programme de sécurité sociale. « Aujourd’hui, même si la structure est en place, Israël refuse de transférer notre argent. C’est un immense problème ! », note M. Abdelall.

Malgré tous les obstacles, Manawel Issa Abdelall et ses militants se tiennent debout. Et étonnamment, notre congrès les aide dans leurs luttes. « Participer à des congrès comme celui-ci, c’est tellement précieux, ça permet de tisser des liens avec des collègues du Canada bien sûr, mais aussi d’Afrique, d’Amérique latine, d’Europe, etc. Mine de rien, ça aide tous les travailleurs de la Palestine », conclut M. Abdelall, qui participe pour une deuxième fois au congrès de la CSN.

]]>
Solidarité avec les prisonniers palestiniens en grève de la faim https://www.csn.qc.ca/actualites/solidarite-avec-les-prisonniers-palestiniens-en-greve-de-la-faim/ Sat, 20 May 2017 14:04:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=60245 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) exprime sa solidarité avec les quelque 1500 prisonniers palestiniens qui ont entamé une grève de la faim le 17 avril dernier, et appuie le rassemblement qui aura lieu cet après-midi, à 17 h 30, à la place Norman-Bethune à Montréal.

La CSN joint ainsi sa voix à celle de la Confédération syndicale internationale (CSI) et de nombreuses organisations au Québec et à travers le monde, pour exiger la levée des restrictions sur les visites familiales, une amélioration globale des conditions de détention, l’accès à des soins médicaux, la fin de l’isolement et des détentions administratives.

À l’instar de la CSI, la CSN demande aux autorités israéliennes de s’assurer que les prisonniers palestiniens soient traités avec dignité, dans le respect des normes fixées dans le droit international humanitaire.

Alors que le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, sera au même moment en Israël pour renforcer les liens de coopération économique, la CSN considère qu’il est de son devoir d’intercéder en faveur des prisonniers palestiniens et d’intervenir auprès du gouvernement israélien dans le sens de la résolution portant sur la reconnaissance de l’État de Palestine adoptée par l’Assemblée nationale en décembre 2014.

Au cours des dernières décennies, la CSN a maintenu un front de solidarité avec le peuple palestinien et réclame plus particulièrement la fin de l’occupation militaire illégale des territoires palestiniens et le démantèlement des colonies de peuplement illégales en vertu du droit international. La CSN s’est jointe en 2015 à la campagne Boycott, désinvestissement et sanctions visant Israël, une campagne pacifiste et légitime qui exige le respect par Israël du droit international et des droits des Palestiniennes et Palestiniens.

]]>
Justin Trudeau doit agir pour la libération de Homa Hoodfar https://www.csn.qc.ca/actualites/justin-trudeau-doit-agir-pour-la-liberation-de-homa-hoodfar/ Fri, 16 Sep 2016 15:16:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=54829 Homa Hoodfar, professeure émérite de l’Université Concordia, est emprisonnée en isolement à Téhéran depuis maintenant plus de 100 jours. Son crime ? Être féministe et lutter pour de meilleures conditions de vie pour les femmes du Moyen-Orient.

Bien que la professeure Hoodfar puisse compter sur l’appui de plusieurs groupes politiques, académiques et de la société civile, l’intervention de son propre gouvernement laisse beaucoup à désirer.  En effet, le silence du gouvernement de Justin Trudeau est assourdissant.

b72f05a13b1ac0c5450ca1eea8a84bd8_XL

La CSN invite ses membres à signer la pétition d’Amnistie Internationale exigeant que l’État iranien  :

  • libère Homa Hoodfar immédiatement et sans conditions car elle est une prisonnière d’opinion ;
  • veille à ce qu’elle puisse communiquer régulièrement avec un avocat de son choix et avec sa famille, et à ce qu’elle reçoive immédiatement ses médicaments ainsi que tout autre soin médical dont elle pourrait avoir besoin ;
  • lui permette de communiquer avec des représentants des consulats canadien et irlandais et de recevoir la visite de ces représentants.

La CSN encourage aussi ses membres à visiter le site Solidarity Homa Hoodfar (anglais) afin de rester à l’affût du développement de la campagne pour sa libération, ainsi que les gestes de solidarité qu’ils peuvent poser pour exercer de la pression auprès des autorités canadiennes et iraniennes.

]]>
La CSN presse le premier ministre Trudeau d’intervenir pour la libération de Raif Badawi https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-presse-le-premier-ministre-trudeau-dintervenir-pour-la-liberation-de-raif-badawi/ Mon, 25 Apr 2016 20:01:03 +0000 http://refonte.csn.info/?post_type=csnqc_actualite&p=50742 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) presse le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, d’intervenir sans délai pour faire libérer Raif Badawi, abusivement emprisonné depuis le 17 juin 2012 dans une prison saoudienne. « Depuis son élection au Parlement, le premier ministre Trudeau s’est démarqué de son prédécesseur, a mentionné Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Il doit poursuivre sur cette voie en intervenant personnellement auprès du gouvernement d’Arabie Saoudite pour obtenir la libération inconditionnelle du blogueur victime de la répression. »

Vigile jeudi midi

La CSN participera à la vigile organisée par Amnistie internationale qui est prévue jeudi midi au Complexe Guy-Favreau, à Montréal, et elle invite ses membres et la population à être de ce rassemblement en faveur des droits de la personne. Le vice-président de la CSN sera sur place.

« Le Canada a une responsabilité d’intervenir, lui qui entretient des relations commerciales avec l’Arabie Saoudite, notamment avec les fameux contrats de vente d’armes. Nous demandons que le respect des droits de la personne l’emporte sur les intérêts commerciaux. Pour que les droits de la personne soient universellement respectés, il faut cesser de fermer les yeux sur l’inacceptable. Le gouvernement canadien doit maintenant consacrer plus d’énergie pour l’atteinte des droits fondamentaux et pour la libération de Raif Badawi. À ce titre, l’intervention personnelle de Justin Trudeau est essentielle pour lui permettre de retrouver sa famille, ici au Québec.

La CSN invite aussi la population à signer la nouvelle pétition demandant l’intervention du premier ministre Trudeau. Pour plus d’information, consultez le site d’Amnistie internationale ou les archives de la CSN sur cette campagne.

Rassemblement d’Amnistie internationale

QUAND : jeudi 21 avril 2016, à 12 h 15
ENDROIT : devant le Complexe Guy-Favreau (René-Lévesque entre les rues Jeanne-Mance et Saint-Urbain)

]]>
La CSN fière de contribuer à la TCRI https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-fiere-de-contribuer-a-la-tcri/ Mon, 07 Dec 2015 08:45:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-csn-fiere-de-contribuer-a-la-tcri/ La Confédération des syndicats nationaux (CSN) est fière de contribuer à l’accueil et à l’intégration des réfugiés syriens qui sont attendus au Québec en versant un montant de 10 000 dollars à la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI).

Réunis à Québec la semaine dernière, les délégué-es du conseil confédéral ont accueilli Stephan Reichhold, directeur de la TCRI, avec qui la CSN collabore activement depuis plus d’une trentaine d’années dans l’accueil et le soutien apporté aux réfugié-es.

« En posant ce geste, nous désirons lancer un appel à l’ouverture et à la tolérance, a déclaré le secrétaire général de la CSN, Jean Lortie. Nous invitons nos membres et la population à s’impliquer pour qu’eux aussi participent à cette grande opération humanitaire. »

Au Québec, l’austérité frappe fort les organismes communautaires, dont ceux qui œuvrent auprès des immigrantes et des immigrants. Ainsi, le nombre de sessions d’accueil et d’orientation destinées à tous les nouveaux immigrants a été réduit du quart à Montréal et en région depuis le 1er juillet 2015, un non-sens selon la CSN. « Le ministère de l’immigration de la Diversité et de l’Inclusion propose aux citoyens et aux citoyennes une série de moyens pour qu’ils manifestent leur soutien aux réfugiés syriens, mais celui qui est le plus évident est de financer adéquatement les organisations qui sont impliquées dans la formation, l’intégration et le soutien des nouveaux arrivants. Un changement de cap s’impose assurément à cet égard », a poursuivi Jean Lortie.

À propos
La CSN représente près de 325 000 travailleuses et travailleurs regroupés dans quelque 2000 syndicats présents dans tous les secteurs d’activité.

]]>
Quand exister rime avec résister https://www.csn.qc.ca/actualites/quand-exister-rime-avec-resister/ Thu, 01 Oct 2015 18:50:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=62926

Alors que l’occupation de la Palestine s’intensifie dans l’indifférence de la communauté internationale ou pire, comme dans le cas du Canada, avec un appui sans équivoque à Israël, le Centre international de solidarité ouvrière a organisé un stage intersyndical afin d’éduquer le public sur l’injustice du sort réservé au peuple palestinien, la violation systématique du droit international par Israël, la complicité de gouvernements et d’entreprises étrangères à l’occupation et, enfin, la création de liens de solidarité avec le peuple palestinien.

Imaginez que vous n’avez plus le droit d’emprunter l’autoroute 20, que vous vous retrouvez séparé de vos proches ou de votre travail par un mur de neuf mètres de haut, que vous devez emmagasiner l’eau dans une citerne et l’économiser pendant 20 jours, que votre enfant de 10 ans est emprisonné pour vous punir de votre activisme politique… Cauchemar, n’est-ce pas ? Ce sont pourtant quelques exemples comparables à la réalité palestinienne.

Une occupation planifiée

La stratégie israélienne repose sur la segmentation par divers moyens des territoires palestiniens et sur l’occupation d’un maximum d’espace en Cisjordanie. D’abord, en redéfinissant Jérusalem comme capitale d’Israël. La ville est désormais séparée de la Palestine par le mur de l’Apartheid qui inclut les colonies israéliennes, mais qui exclut les villages palestiniens. Ce mur isole Gaza et les territoires palestiniens en Cisjordanie, son tracé ne suit pas la frontière : Israël accapare ainsi illégalement des terres et plusieurs sources d’eau. Par ailleurs, les colonies se multiplient depuis les années 1970 au point où l’on compte plus de 500 000 colons en Palestine. Israël s’approprie la vallée du Jourdain, zone la plus fertile du pays, où l’on trouve presque exclusivement des entreprises israéliennes ou étrangères. Enfin, un système de routes parallèles a été construit en Cisjordanie, l’un pour les Palestiniens, l’autre pour les Israéliens. Pour entrer à Jérusalem, les Palestiniens doivent franchir le point de contrôle de Kalandia. Leur véhicule sera alors inspecté ; ils devront entrer dans un édifice avec ce qu’ils transportent, que ce soit pour leur journée de travail ou pour visiter de la famille ; ils seront passés aux rayons X ; ils pourront être interrogés, et on pourra leur interdire l’entrée, même s’ils détiennent des papiers en règle.

Dans un tel contexte, il n’est pas étonnant que l’économie palestinienne batte de l’aile. Il manque cruellement d’emplois, les conditions de travail sont mauvaises et la pauvreté croissante. Une personne sur huit seulement qui entre sur le marché du travail trouve un emploi, et c’est plus difficile pour les femmes, qui doivent composer avec l’oppression d’une société patriarcale.

Entre résilience et résistance

On ne pourrait s’y prendre autrement pour faire disparaître un peuple. Difficile de croire encore au processus de paix lorsqu’on prend la mesure de la planification de l’occupation, et des sommes colossales investies par Israël pour la réaliser.

Pourtant, nous avons découvert une population attachée à son territoire, qui porte encore l’espoir d’une libération. Plusieurs s’activent dans la résistance pacifique, comme à Bil’in où une marche contre l’occupation a lieu chaque vendredi depuis 11 ans, au camp de réfugiés Aida où l’on favorise l’expression des jeunes par les arts, à Ramallah où les organisations palestiniennes coordonnent la campagne mondiale « Boycott, désinvestissement et sanctions » à laquelle la CSN vient d’adhérer, et partout ailleurs en Palestine, où l’on dit qu’ici, l’existence est déjà une forme de résistance.

]]>
La CSN interpelle les gouvernements Harper et Couillard à agir https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-interpelle-les-gouvernements-harper-et-couillard-a-agir/ Tue, 13 Jan 2015 09:15:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-csn-interpelle-les-gouvernements-harper-et-couillard-a-agir/ Le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau, exhorte les premiers ministres Harper et Couillard à intervenir sans délai auprès du gouvernement de l’Arabie saoudite pour la libération immédiate de Raif Badawi, emprisonné depuis le 17 juin 2012 et frappé d’un châtiment barbare.

Victime de s’être librement exprimé, le blogueur a été rendu coupable par l’État saoudien d’avoir créé « un site web portant atteinte à la sécurité publique et ridiculisant des personnalités islamiques ». Sa première condamnation à 7 ans de prison et à 600 coups de fouet a été rejetée en appel, mais il a été rejugé en mai 2014 et condamné à 10 ans d’emprisonnement, 1000 coups de fouets et une amende d’un million de riyals saoudiens (près de 290 000 $).

Vendredi dernier, sous le silence honteux des gouvernements canadiens et québécois, il a été frappé de 50 coups de fouet, une peine qu’il doit subir en public après la prière du vendredi durant 20 semaines. « Les premiers ministres Harper et Couillard doivent agir pour que cesse ce traitement barbare et permettre à Raif Badawi de retrouver sa famille, qui s’est réfugiée à Sherbrooke, a poursuivi Jacques Létourneau. Leur inaction est honteuse. Nous craignons pour sa vie. »

La dernière semaine a été particulièrement difficile sur le front de la liberté d’expression, avec les événements tragiques survenus à Charlie hebdo et le châtiment inhumain subi par Raif Badawi. « Les représentants du Canada et du Québec doivent intervenir au plus tôt auprès des autorités saoudiennes pour réclamer sans condition la libération de ce prisonnier d’opinion », a mentionné le président de la CSN.

En décembre dernier, le conseil confédéral de la CSN a voté une résolution d’appui à la libération de Raif Badawi, arrêté pour avoir créé un site Internet de débat politique et social, et plaidant pour la liberté d’expression. La CSN a écrit au roi Abdullah bin Abdul Aziz Al Saud, au prince Mohammed bin Naif bin Abdul Aziz Al Saud, ministre de l’Intérieur, et à Yousuf Rashad A. Abuaish, ministre et chargé d’affaires de l’ambassade du Royaume d’Arabie saoudite à Ottawa, afin que les autorités saoudiennes :

  • amnistient immédiatement Raif Badawi, et toutes les autres personnes détenues pour avoir exercé leur liberté d’expression, et les libèrent immédiatement et sans conditions ;
  • se conforment au droit international afin d’assurer le respect des droits de la personne en Arabie saoudite.

Ce midi, des représentants de la CSN participeront à la vigile organisée par Amnistie internationale à 12 h 30 devant le Complexe Guy-Favreau, un édifice gouvernemental fédéral.

La CSN vous invite à signer la pétition d’Amnistie internationale demandant la libération de Raif Badawi.

]]>
Gaza-Québec solidarité : Grande manifestation de la société civile québécoise https://www.csn.qc.ca/actualites/gaza-quebec-solidarite-grande-manifestation-de-la-societe-civile-quebecoise/ Thu, 31 Jul 2014 12:45:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/gaza-quebec-solidarite-grande-manifestation-de-la-societe-civile-quebecoise/ 10 août 2014, à midi Montréal Départ de la Place Émilie-Gamelin Métro Berri-UQAM • Invoquant scandaleusement son « droit à se défendre », Israël est, une nouvelle fois, en train de mettre Gaza à feu et à sang…

• Alors qu’on y mourait déjà à petit feu sous un blocus illégal et immoral, des quartiers complets sont maintenant détruits à coups de bombes, des mosquées, des écoles et d’autres lieux de refuge sont pris pour cibles, les morts et les blessés se comptent par milliers…

• Alors que ce carnage se poursuit, on voit non seulement le gouvernement Harper continuer d’appuyer inconditionnellement l’agression israélienne et d’en blâmer toute l’horreur et la destruction sur les Palestiniens eux-mêmes, mais aussi tous les partis politiques fédéraux d’opposition faillir honteusement à leur responsabilité minimale d’exiger le respect du droit international par Israël…

Face à tous ces crimes commis au grand jour et à l’appui – ouvert ou tacite – inqualifiable des politiciens canadiens, nous appelons la population québécoise à venir s’exprimer haut et fort pour réclamer :

• LA CESSATION IMMÉDIATE DE L’AGRESSION ISRAÉLIENNE SOUS TOUTES SES FORMES • LA FIN DU BLOCUS DE GAZA

• LA FIN DE L’OCCUPATION ET DE LA COLONISATION ISRAÉLIENNES DES TERRIROIRES PALESTINIENS

• UNE SOLUTION RÉELLE DU CONFLIT, FONDÉE ENFIN SUR LA JUSTICE ET LE RESPECT DU DROIT INTERNATIONAL

• UN CHANGEMENT RADICAL DES ORIENTATIONS HONTEUSES DU GOUVERNEMENT ET DE TOUTE LA CLASSE POLITIQUE CANADIENNE

Invitation lancée par une large coalition d’organisations syndicales, populaires, communautaires, de défense des droits, de femmes, d’étudiantEs, de groupes de solidarité, d’artistes, d’intellectuelLEs etc. et de citoyennes et citoyens.

]]>
Israël doit mettre fin à son offensive militaire à Gaza https://www.csn.qc.ca/actualites/israel-doit-mettre-fin-a-son-offensive-militaire-a-gaza/ Thu, 24 Jul 2014 12:42:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/israel-doit-mettre-fin-a-son-offensive-militaire-a-gaza/ Monsieur le Ministre,

La Confédération des syndicats nationaux (CSN), une organisation syndicale composée de près de 2 000 syndicats regroupant plus de 325 000 travailleuses et travailleurs, joint sa voix à celle des nombreux Canadiens et Canadiennes vous demandant de faire tout en votre pouvoir afin qu’Israël mette fin à son offensive militaire à Gaza.

Nous tenons à préciser que nous ne soutenons pas les actions actuelles du Hamas. Toutefois, nous condamnons fermement l’intervention de l’armée israélienne, l’une des plus puissantes au monde, qui a fait jusqu’à maintenant plus de 650 morts, dont la plupart sont des civils, notamment des femmes et des enfants. Le rapport de force entre les deux parties ne saurait être plus inégal. Que restera-t-il de Gaza et de sa population si les choses continuent au rythme actuel ? Combien de nouvelles victimes et combien de nouveaux réfugiés avant que la communauté internationale ne s’engage à trouver une solution au drame qui se déroule en Palestine depuis plus de 65 ans ?

Nous demandons que le Canada fasse siennes les demandes formulées par le Conseil de sécurité de l’ONU lors d’une déclaration à la presse le 12 juillet dernier, soit « l’apaisement des tensions, le retour au calme et le rétablissement du cessez-le-feu de novembre 2012 » ainsi que le respect du droit international humanitaire et, notamment, la protection des civils.

Nous demandons également que le Canada mette tout en oeuvre pour appuyer la recherche d’une solution au conflit israélo-palestinien. Soulignons que toute solution devra tenir compte des obligations d’Israël en vertu du droit international, notamment :

• le droit au retour ou à une compensation des réfugiés palestiniens chassés de leurs maisons et de leurs terres à la suite de la création de l’État d’Israël en 1948 (Résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations unies adoptée en décembre 1948);

• la fin de l’occupation des territoires palestiniens par Israël qui dure depuis 1967 (Résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée en novembre 1967);

• la fin de la colonisation qui ne cesse de s’intensifier (art. 49 de la IVe Convention de Genève);

• la fin du blocus de Gaza (Déclaration universelle des droits de l’homme, conventions de Genève, Pacte international relatif aux droits civils et politiques et Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels);

• le démantèlement du Mur (avis consultatif de la Cour internationale de Justice du 9 juillet 2004); et

• la fin des politiques et pratiques d’apartheid (Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid adoptée en 1973).

En mars dernier, la CSN a participé à une mission syndicale internationale en Palestine. Nous avons été témoins des humiliations quotidiennes et des inconvénients que représentent pour la population palestinienne les innombrables contrôles de sécurité et l’impossibilité d’utiliser les routes réservées aux colons. Nous avons vu la fatigue dans les yeux des travailleurs de Qalqilya qui, depuis la construction du Mur, doivent se présenter dès 2 heures du matin au point de passage afin d’arriver à temps à leur travail qui ne se trouve pourtant qu’à quelques kilomètres de là. Avant la construction du Mur qui encercle désormais cette ville, la principale activité de ses habitants était l’agriculture. Comment peuvent-ils continuer maintenant que les terres et l’eau se retrouvent de l’autre côté du Mur ? Nous avons vu les colonies et les zones de sécurité qui grugent illégalement, chaque jour davantage, un territoire palestinien déjà sévèrement morcelé.

Malheureusement, nous n’avons pas pu nous rendre à Gaza, ce territoire dont on dit qu’il est devenu une prison à ciel ouvert, pour observer, par nous-mêmes, la situation et pour témoigner de notre solidarité avec ses habitants.

Le peuple palestinien subit depuis trop longtemps la dépossession, la colonisation, l’oppression et l’apartheid. Le Canada peut et doit refuser que cette situation perdure. Le Canada doit aussi jouer un rôle important pour mettre un terme à ce conflit.

Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à la présente lettre et sommes à votre disposition si vous souhaitez en discuter davantage. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération distinguée. Le président, Jacques Létourneau

]]>
La CSN, signataire de la déclaration d’appui https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-signataire-de-la-declaration-dappui/ Sat, 12 Jul 2014 07:30:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-csn-signataire-de-la-declaration-dappui/ Attaques meurtrières sur GAZA, invasion imminente par l’armée israélienne

ISRAËL PUNIT LE PEUPLE PALESTINIEN…. POUR SON « REFUS DE DISPARAÎTRE »

Notre réponse : intensifier notre solidarité avec le peuple palestinien

Nous assistons en direct à un autre massacre de la population de Gaza par l’armée israélienne comme si le gouvernement Netanyahou rejouait le même scénario de son même mauvais film. 2009 : l’opération « Plomb durci » avait fait près de 2000 morts et des milliers de blessés sans compter la destruction de la presque totalité des infrastructures essentielles (hôpitaux, écoles, eau, électricité, routes, etc.) Juillet 2014 : mêmes attaques aériennes et même menace imminente d’invasion terrestre Le nombre de tirs israéliens augmente d’heure en heure et le nombre de victimes palestiniennes (parmi lesquelles la plupart sont des civils et beaucoup d’enfants) ne cesse d’augmenter. Du côté israélien, si on vit dans un certain climat de peur, on ne compte aucun mort et on bénéficie de puissants moyens de protection.

Nous constatons avec indignation, colère, tristesse l’ampleur démesurée des assauts militaires, la brutalité planifiée, la violence gratuite et aveugle envers des civils, l’asymétrie totale des forces et des ressources en présence, la puissance de la machine de propagande israélienne au service du « droit absolu et inconditionnel de se défendre » fut-ce au prix de la destruction de la population de Gaza, argument lâche repris en chœur par la « communauté internationale », Canada en tête.

Nous comprenons que tout cela n’est pas dû aux seuls tirs de roquettes du Hamas (inacceptables, car pouvant atteindre des civils, mais dérisoires et inefficaces face à l’une des plus puissantes armées du monde, possédant l’arme nucléaire et ne menaçant donc aucunement la sécurité d’Israël), au seul rapprochement des forces politiques palestiniennes pour reconstruire leur unité (rapprochement refusé par Israël), à la seule présence « d’éléments terroristes » en territoires palestiniens (pour Israël tous les Palestiniens y compris les enfants sont des terroristes), à la seule « mauvaise volonté » des Palestiniens soi-disant hostiles aux compromis (ils ont déjà tout perdu.. Quels autres « compromis » pourraient-ils faire ?)

Tout cela fait partie du projet initial d’Israël et qui se déploie sur plusieurs décennies déjà : la dépossession et la négation à l’existence du peuple palestinien.

La carte suivante parle d’elle-même….

Pertes de terres palestiniennes de 1946 à 2010

Une nakba permanente (catastrophe en arabe). Les causes profondes de l’horreur actuelle sont tout entier contenues dans les violations systématiques et permanentes par Israël du droit international pourtant limpide sur ce conflit :

  • le droit de retour et/ou de compensation pour les réfugiés palestiniens exclus de leur maison et terre suite à la création de l’État d’Israël en 1948 (Résolution 194)
  • la fin de l’occupation qui dure depuis 1967 (Résolution 242)
  • la fin de la colonisation qui ne cesse de s’intensifier (art 49 de la IVe Convention de Genève)
  • la fin du blocus de Gaza (Déclaration universelle des droits de l’homme, Conventions de Genève, Pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques et aux droits économiques, sociaux et culturels)
  • le démantèlement du mur de la honte (décision de la Cour internationale de Justice, 9 juillet 2004)
  • la fin des politiques et pratiques d’apartheid (Convention Internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid (1973).

Le droit à la résistance quand on est occupé, colonisé depuis des décennies; quand on est emmuré faisant de la vie quotidienne un enfer quotidien; quand on est pris au piège d’un blocus implacable qui fait de Gaza une « prison à ciel ouvert » dont on ne peut ni sortir ni recevoir parenté et amis; quand on est victime de politiques discriminatoires « parce que palestiniens » ce que l’ex-président Carter, Nelson Mandela, Mgr Tutu et tant d’autres ont qualifié d’apartheid; quand on est tout le temps abandonné et dénigré par la communauté internationale dès qu’on ose protester ou tenter d’accéder à l’ONU; quand on se fait détruire sa maison et ses oliviers centenaires; quand on reçoit de vraies balles en échange d’actions pacifiques comme à Bill’In; quand on gaspille une partie de sa vie à attendre dans les « check points » le bon vouloir des soldats-enfants israéliens qui se prennent pour des maîtres tout puissants; quand ses enfants n’ont que cela comme passé, que la guerre comme présent et rien comme avenir….Doit-on « présenter la joue » ?

Le préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme est formel : il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contrait, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression. Le peuple palestinien a le droit de résister et de choisir ses propres moyens de résistance, dans la mesure où ces moyens respectent le droit international et les conventions qui régissent les conflits armés (dont entre autres la protection des civils)

Nous demandons :

  • l’arrêt immédiat et inconditionnel des hostilités : le carnage doit cesser, les armes doivent se taire, les militaires doivent retourner dans leurs casernes. Il n’y a pas de solution militaire à ce conflit.
  • le respect par Israël du droit international et des droits humains fondamentaux de tous les Palestiniens et Palestiniennes. Ce droit international doit constituer la seule base d’une solution politique juste.
  • l’engagement des gouvernements canadien et québécois et de tous les éluEs à faire pression sur Israël pour qu’il respecte ce droit. Cela suppose un changement radical d’orientation des dirigeants canadiens unilatéralement compromis en faveur d’Israël. Les éluEs québécois doivent également s’aligner sur une position plus courageuse envers le peuple palestinien, basée sur le droit international

Nous invitons la population québécoise à renforcer sa solidarité avec le peuple palestinien en se joignant à la marche à Montréal vendredi 11 juillet 17h30 Métro Guy/Concordia

Les groupes suivants appuient (11 juillet 16h00) …autres appuis à venir

Ligue des Droits et Libertés • CSN • Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec FNEEQ-CSN • Conseil central du Montréal métropolitain-CSN • Conseil régional FTQ du Montréal métropolitain • L’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) • L’Entraide missionnaire TADAMON • PAJU • Arche de Gaza • CJPP •

]]>
La CSN se joint à l’événement https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-se-joint-a-levenement/ Sun, 18 May 2014 13:35:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-csn-se-joint-a-levenement/ La Confédération des syndicats nationaux (CSN) se joint à la première édition du Festival pour la paix en Palestine qui se tient à Montréal ce dimanche 18 mai. L’événement est également appuyé par le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et la CSN-Construction.

Le festival a pour but de promouvoir la paix au Moyen-Orient et de faire découvrir la culture palestinienne. Des activités culturelles, festives et des discours ponctueront le rassemblement. Mentionnons que ce festival veut également souligner la Nakba, c’est-à-dire l’exode forcé en 1948 de 750 000 à 800 000 Palestiniens qui ont été dépossédés de leurs terres.

La CSN se réjouit de cette initiative. Jean Lacharité, vice-président de la CSN, prendra la parole au cours du rassemblement. « J’arrive d’un séjour en Palestine », indique-t-il. « J’ai pu constater les conséquences dévastatrices de la violation systématique des droits humains et de l’occupation, condamnant des milliers de personnes à des conditions de vie extrêmement difficiles dans les camps de réfugiés. »

M. Lacharité appelle au respect des conventions internationales de l’ONU au sujet de la Palestine. Il demande au gouvernement canadien de faire pression auprès d’Israël pour qu’il respecte les résolutions de l’ONU et le droit international appelant, entre autres, au droit de retour des réfugiés, à la fin de l’occupation et de la colonisation.

« La CSN considère que la tenue de ce festival culturel à Montréal est essentielle pour mieux faire connaître les impacts du conflit qui perdure depuis 66 ans, mais aussi pour découvrir la richesse de la culture de ce peuple qui lutte pour sa survie et mène au quotidien un combat pour le respect de ses droits », conclut le vice-président.

Profil de la CSN

La CSN est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

]]>