Musée – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 23 Jan 2025 15:57:51 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Musée – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Fermeture temporaire du Musée régional de Rimouski : les travailleuses et travailleurs déplorent avoir été mis de côté https://www.csn.qc.ca/actualites/fermeture-temporaire-du-musee-regional-de-rimouski-les-travailleuses-et-travailleurs-deplorent-avoir-ete-mis-de-cote/ Thu, 23 Jan 2025 15:57:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101822 À la suite de l’annonce ce matin de la cessation temporaire des activités culturelles du Musée régional de Rimouski, les travailleuses et les travailleurs demandent à la direction et à l’administration de s’asseoir avec eux pour planifier la suite des choses.

« Nous savons que le Musée est en difficulté depuis quelques mois. Nous avons tendu la main à plusieurs reprises à l’administration et à la direction afin de trouver ensemble des pistes de solutions pour redresser la situation. Malheureusement, jusqu’à maintenant, cette main tendue a été ignorée. Et ce matin, les travailleuses et les travailleurs du musée se retrouvent acculés au pied du mur. Nous demandons aux dirigeantes et aux dirigeants d’agir avec plus de transparence et de nous impliquer concrètement dans la suite des choses. Après tout, c’est nous qui faisons fonctionner le Musée et nous avons toutes et tous à cœur la poursuite de ses activités », déclare Éloïse Desoche, secrétaire du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Corporation du Musée régional de Rimouski–CSN.

La présidente du Conseil central du BasSaint-Laurent (CCBSL–CSN), Pauline Bélanger, souligne : « Il est important que le Musée soit considéré comme partie prenante de la vie culturelle de Rimouski. Les acteurs économiques de la région doivent prendre au sérieux l’annonce de cessation des activités. De plus, indiqué comme une priorité en 2024, un nouveau comité de développement et de financement devait être mis en place. Il est consternant de voir que les travailleuses et les travailleurs n’ont pas été mis à contribution, surtout avec l’annonce d’aujourd’hui. Nous appuyons évidemment le syndicat dans ses revendications auprès de l’administration du Musée », déclare Madame Bélanger.

Il y a deux ans, la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), à laquelle est affilié le Syndicat, a produit un rapport sur la santé du secteur muséal au Québec. « La situation était déjà difficile il y a deux ans, on voit bien ce matin que ça ne s’améliore pas ! Ce rapport démontre à quel point il est important de mieux financer nos musées. Ils n’ont à peu près aucune marge de manœuvre pour augmenter leurs revenus dans l’état actuel du financement. Et cela impacte grandement les organisations en région éloignée, car on ne tient nullement compte des coûts afférents à la distance. J’invite les dirigeantes et les dirigeants du Musée à saisir la main tendue, car le syndicat, la fédération et le conseil central sont des alliés de choix pour assurer l’avenir de cette institution incontournable de Rimouski », estime Annick Charette, présidente de la FNCC.

En terminant, Éloïse Desoche rappelle la volonté d’implication des travailleuses et des travailleurs pour le futur du Musée. « Nous aimons notre travail et notre Musée. Et nous voulons agir pour le garder en santé. La direction et l’administration ne peuvent continuer de nous laisser dans l’ombre. Il est impératif d’avoir un plan de match qui nous implique », conclut-elle.

 

 

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Journée nationale des peuples autochtones https://www.csn.qc.ca/actualites/journee-nationale-des-peuples-autochtones/ Tue, 21 Jun 2022 04:02:55 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84179 Célébrée le 21 juin, la Journée nationale des peuples autochtones vise à reconnaître et à honorer le patrimoine, les cultures et les précieuses contributions des Premières Nations, des Inuits et des Métis à la société québécoise et canadienne. La date du 21 juin coïncide avec le solstice d’été. Elle revêt un caractère symbolique important pour de nombreux peuples autochtones.

La CSN est fière de représenter les travailleuses et travailleurs du Syndicat du Musée de la nation huronne-wendat (CSN). Affilié à la Fédération nationale des communications et de la culture, ce syndicat représente près d’une vingtaine de membres parmi lesquels on compte des allochtones et des autochtones de différentes nations. Avec l’ouverture du Musée huron-wendat en 2008, le rêve de raconter l’histoire de la communauté est enfin devenu une réalité.

En ce jour le plus long de l’année, la CSN vous encourage à visiter l’établissement, car chaque nouvel apprentissage sur les personnes, les lieux et les expériences des peuples autochtones est un pas en avant sur le chemin de la réconciliation.

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Une aide saluée pour soutenir le secteur culturel pendant la crise https://www.csn.qc.ca/actualites/une-aide-saluee-pour-soutenir-le-secteur-culturel-pendant-la-crise/ Fri, 26 Mar 2021 12:49:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=78719 L’APASQ, l’AQAD, l’ARRQ, la FNCC–CSN, la GMMQ, TRACE, l’UDA et l’UNEQ saluent les efforts pour soutenir la culture, grâce à une enveloppe de 100 millions de dollars d’aide ponctuelle. Bien que temporaire, il s’agit d’un message positif envoyé par le gouvernement du Québec aux artistes, créateurs et professionnels de la culture. Une étude plus approfondie du budget permettra sans doute de mieux comprendre le détail des sommes indispensables annoncées jeudi.

En effet, il faut placer cette aide dans le contexte dramatique qui afflige le secteur de la culture, sans doute l’un des plus touchés par la pandémie. Rappelons que l’on assiste à une chute inédite du PIB pour les arts et spectacles au Québec. En comparant les périodes de mars à juin 2019 et de mars à juin 2020, nous constatons une baisse de 54 % du PIB sur l’année. Les emplois ont été perdus par dizaines de milliers, plus de 40 % de nos membres songent à quitter le métier et leur état psychologique est alarmant, comme nous l’avons détaillé dans un plaidoyer publié à la mi-mars.

Depuis maintenant un an, et pour de nombreux mois encore, les artistes, créateurs et professionnels de la culture risquent d’être sans travail et pour plusieurs sans revenu ni filet social. L’été s’annonce difficile, malgré la réouverture graduelle des salles de spectacle. Nous serons donc également attentifs aux orientations des sommes annoncées pour la santé mentale afin que cette aide soit accessible aux travailleuses et travailleurs autonomes de la culture.

Les huit associations qui regroupent quelque 26 000 membres font désormais de l’amélioration des conditions socioéconomiques des artistes, créateurs et artisans, la pierre angulaire de la relance en culture, car sans eux, celle-ci n’existe pas. Il faut marteler l’importance d’une réforme en profondeur des structures de financement du secteur culturel pour que l’argent « ruisselle » davantage jusqu’aux artistes.

En ce sens, une révision en profondeur des deux lois sur le statut de l’artiste afin d’améliorer la situation socioéconomique, des conditions de vie et de pratique des artistes, devient urgente.

Le secteur de la culture doit résister à la crise pour le rayonnement et la pérennité de la culture québécoise, sans quoi, c’est toute notre société qui en sortira perdante.

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La culture en péril https://www.csn.qc.ca/actualites/la-culture-en-peril/ Mon, 15 Mar 2021 10:00:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=78611 L’APASQ, l’AQAD, l’ARRQ, la FNCC–CSN, la GMMQ, TRACE, l’UDA et l’UNEQ dévoilent aujourd’hui un rapport inquiétant sur l’état des lieux de la culture. Alors que plus de 30 000 personnes ont perdu leur emploi depuis le début de la pandémie dans ce secteur, que la détresse psychologique s’ajoute à la précarité financière et qu’un nombre important songe à abandonner leur carrière, il y a urgence d’agir.

En effet, en plus de dessiner un portrait sombre de la réalité économique, le regroupement d’associations a sondé plus de 2 000 de leurs membres afin d’en connaître davantage sur leur état de santé psychologique et leurs réflexions par rapport à leur avenir dans leur discipline artistique. Les constats sont criants : nos artistes et créateurs ont bien peu de moyens pour traverser une crise comme celle que l’on vit et leur apport à notre société est insuffisamment valorisé, comme en témoignent leurs conditions de vie.

Cette démarche concertée inédite, constituant une première au Québec, s’appuie sur une volonté commune de changer les choses en profondeur afin de s’assurer que non seulement nos institutions culturelles soient en santé, mais aussi nos artistes et nos créateurs !

Dépression majeure et pensées suicidaires

Les données récoltées lors de ce sondage sont inquiétantes. Plus de 43 % des répondants présentent des symptômes de dépression majeure (tristesse, mélancolie, déprime, perte d’intérêt pour le travail, passe-temps ou autre). De ce nombre, 11,7 % des gens indiquent avoir eu des pensées suicidaires durant la dernière année. Pour 72 % de nos répondants qui vivent de la détresse psychologique, celle-ci est associée entièrement (26 %) ou partiellement (46 %) à la pandémie. Les répondants mentionnent du même souffle un manque de ressources psychologiques professionnelles pour les aider à passer au travers.

Ces résultats révèlent une réelle crise de santé mentale dans le secteur culturel, causée en partie par les fortes pressions économiques préexistantes à la pandémie, exacerbées par celle-ci et par la précarité du statut d’artiste.

Exode des artistes et créateurs

Cette prise de conscience dévastatrice révèle une urgence d’agir afin de soutenir les travailleuses et les travailleurs du milieu qui, dans une proportion de plus de 41 %, ont considéré ou considèrent abandonner leur carrière et leur domaine de création.

Dans l’industrie de l’information, de la culture et des loisirs, c’est 24 % des emplois qui ont disparu. Actuellement, les pertes d’emplois affectent plus de 30 000 personnes. Le risque d’une perte d’expertise menace le rayonnement de la culture québécoise et son avenir.

Assombrissant le tableau, force est de constater que les sommes dégagées ne se rendent pas toujours jusqu’aux artistes, créateurs et professionnels du secteur. La situation précaire qui existait avant la pandémie est maintenant devenue insoutenable. Le seuil de faible revenu pour une personne seule au Québec, en 2017, est établi à 24 220 $, montant que les travailleurs autonomes des arts et de la culture n’arrivaient pas à atteindre en 2019 (varie de 14 000 $ à 21 000 $). Depuis 2004, deux fois plus d’artistes, créateurs et professionnels doivent cumuler plus d’un emploi.

Agir maintenant pour la survie de la culture

Les associations souhaitent proposer tant aux gouvernements qu’à l’ensemble des parties prenantes de la culture trois chantiers de travail qui incluent des mesures de soutien concrètes visant à assurer la relance et la pérennité du secteur de la culture.

  • Réformer les lois, il y a urgence d’inclure les travailleurs autonomes au régime d’assurance emploi et de procéder à la révision en profondeur des deux lois sur le statut de l’artiste (LSA).
  • Réviser les modèles de financement de la culture Nous soutenons qu’il faut revoir la chaîne de financement et la hauteur de la contribution publique pour s’assurer qu’elle ruissèle jusqu’aux artistes, créateurs et professionnels de la culture et y intégrer les changements dans les habitudes de consommation du contenu culturel notamment au niveau numérique.
  • Injecter des budgets inédits en culture pour assurer la relance des institutions muséales, des salles de spectacle, des théâtres et des festivals. Des sommes doivent être réservées pour des programmes de soutien en santé mentale et d’appui à la création et au renouvellement des expertises.

Pour consulter le rapport détaillé: https://bit.ly/30FwPbr

Citations

« La crise économique et psychologique qui accable le secteur culturel ne peut plus durer. Le portrait présenté par nos membres est choquant et doit servir de son de cloche pour démarrer une action concertée afin de les soutenir. Le succès de la relance du secteur des arts et de la culture dépend largement de ses artistes, créateurs, professionnels et artisans. »

  • Pascale St-Onge, présidente de la FNCC–CSN

« Si on veut que la culture continue d’être le miroir de la société québécoise, dans toute sa diversité, il faut assurer la mise en œuvre de mesures pérennes de soutien aux conditions de vie des artistes. Les chiffres dévoilés aujourd’hui démontrent qu’il faut plus que de l’argent. Il faut de l’écoute, de la considération et un dialogue continu, car sans artistes, il n’y a pas de culture. »

  • Sophie Prégent, présidente de l’UDA

« En plus de la mise en pause des salles de spectacles, l’arrêt des activités dans le domaine de l’évènementiel et la fermeture des écoles de musique prive de nombreux musiciens de revenus importants. Les répercussions vont durer encore longtemps pour toute une catégorie de travailleuses et de travailleurs au statut précaire, sans filet de protection sociale. »

  • Luc Fortin, président-directeur général de la GMMQ

« Le spectacle vivant, c’est annuellement 22 000 représentations payantes, qui accueille 8,75 millions de spectateurs pour des revenus de billetterie de 337 M$. L’impact économique et humain a été énorme en 2020-21, on a besoin rapidement d’un plan de relance des arts vivants de la part du gouvernement. »

  • Viviane Morin, directrice générale de l’APASQ

« Il est important d’assurer l’accessibilité aux ressources nécessaires et d’offrir une qualité de vie à nos artistes qui font briller le Québec, par leurs talents et leur créativité. Les chiffres du rapport prouvent un réel essoufflement et constituent une menace à la pérennité et à la vitalité du secteur culturel québécois, notamment dans le secteur des arts dramatiques. »

  • Marie-Eve Gagnon, directrice générale de l’AQAD

« Le Québec ne peut se permettre de perdre ses talents et son expertise. Essentiels au rayonnement de la culture québécoise ici et à l’international, les artistes et les réalisateurs sont des ambassadeurs et des créateurs de notre culture collective. »

  • Mylène Cyr, directrice générale de l’ARRQ

« La saison des festivals est à nos portes, il faut de toute urgence que les intervenants du milieu des arts vivants travaillent sur un plan avec la Santé publique et le MCCQ. Un leadership est nécessaire. »

  • François Deschamps, co-porte-parole de TRACE

« Si la pandémie doit avoir un impact positif, cela doit être de nous donner l’occasion de redorer cette industrie et de bonifier les conditions de travail des écrivaines et des écrivains. Il faut saisir cette occasion d’agir pour ne pas retourner en arrière et restaurer l’équité dans le traitement fait aux artistes afin de préserver notre vitalité culturelle. »

  • Suzanne Aubry, présidente de l’UNEQ
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Rendre la culture vivante possible à nouveau https://www.csn.qc.ca/actualites/rendre-la-culture-vivante-possible-a-nouveau/ Mon, 22 Feb 2021 10:55:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=78499 Le milieu des arts vivants et des arts de la scène a pris acte des avis rendus publics concernant la réouverture des salles de spectacles, des théâtres ainsi que des autres lieux de diffusion. Notre secteur demeure le plus touché par la pandémie en étant fermé au public depuis près d’un an et nous avons appris par l’entremise des médias que l’ouverture des lieux de diffusion était recommandée par la Santé publique depuis novembre. Plus le secteur attend sa réouverture, plus il sera difficile de le relever.

L’APASQ, l’AQAD, la FNCC–CSN, la GMMQ, TRACE et l’UDA souhaitent maintenant que le gouvernement prenne acte des nombreux sacrifices faits par les artistes, les créateurs et les musiciens, et qu’il agisse pour que ceux-ci puissent retourner à la rencontre de leurs publics. Maintenant qu’il est clair que la Santé publique est favorable à une ouverture des salles, le couvre-feu ne devrait pas être un frein à la production ni à la diffusion artistique. Le milieu a réellement besoin d’un signal clair de la part du gouvernement et nous implorons M. Legault d’exprimer rapidement ses intentions quant à la réouverture des salles de spectacle.

Le milieu des arts vivant a toujours fait preuve d’une grande créativité et d’innovation depuis le début de la pandémie. Nous sommes d’avis que tout le monde a son rôle à jouer. Aujourd’hui, nous demandons à tous les acteurs du milieu culturel ainsi qu’au gouvernement de faire preuve d’écoute et de flexibilité afin de favoriser une ouverture pérenne de nos lieux culturels, et ce, dans le plus grand respect des mesures sanitaires en vigueur et du bien collectif.

Citations

« Nous en appelons à la flexibilité et à la résilience de tous les acteurs de la chaîne culturelle. Pour le gouvernement, cela signifie qu’il ne doit pas être rigide dans l’application des programmes de compensation aux diffuseurs afin de permettre des ouvertures immédiates ou ultérieures adaptées à la réalité de chacune des productions. L’aide financière doit se poursuivre, tant pour les productions qui pourront reprendre rapidement en respectant les contraintes imposées par la Santé publique, que pour celles qui prendront plus de temps à pouvoir retrouver leur public. C’est une approche flexible et multilatérale qui nous permettra de sauver les arts vivants, les lieux de diffusion ainsi que nos artistes et créateurs. »

  • Pascale St-Onge, présidente de la FNCC–CSN

« Les décideurs publics doivent pouvoir faire preuve d’ouverture à l’égard des solutions qui sont proposées par le milieu, mais pour ce faire, il faudrait que tous les acteurs soient consultés, incluant les artistes, les créateurs et les professionnels qui sont au cœur de notre vie culturelle, afin que les propositions créatives soient mises sur la table. Cela vaut également pour les professionnels de la Santé publique qui mettent en place des protocoles et des scénarios de réouverture : sans fermer le secteur complet, serait-il possible d’ouvrir les lieux de diffusion et de les fermer à la pièce si une éclosion devait survenir, comme c’est le cas dans la plupart des autres milieux de travail ou scolaires ? »

  • Sophie Prégent, présidente de l’UDA

« La réouverture des salles sera salutaire pour les artistes et les travailleurs culturels sans travail depuis trop longtemps. Nos membres ont à cœur le bien de la population et ils ont le sentiment d’avoir largement contribué à cette lutte collective contre la pandémie, mais les impacts sur nous sont disproportionnés. C’est très difficile pour nous de comprendre que nous sommes toujours à l’arrêt malgré les avis contraires de la Santé publique. Nous souhaitons que le premier ministre applique les recommandations de la Santé publique pour notre secteur. »

  • Luc Fortin, président-directeur général de la GMMQ

« Nous sommes persuadés que le public est prêt à se mettre de la partie en acceptant d’aller voir des spectacles à des moments différents et variés afin de respecter le couvre-feu. Tout le monde peut contribuer à faire de l’ouverture un succès. Rien n’a démontré que les lieux de diffusion et les salles de spectacles étaient des sources de contamination pendant les 45 jours durant lesquels notre secteur a été ouvert au cours de la dernière année. Les mesures sanitaires ont fait leurs preuves. »

  • Viviane Morin, directrice générale de l’APASQ

« Le milieu des arts vivants est très diversifié : si certaines productions majeures ne sont pas encore prêtes à se produire, il y a une foule d’autres types de représentations qui pourraient s’adapter et aller à la rencontre du public rapidement. Rien ne nous empêche, collectivement, d’y aller étape par étape. Le gouvernement doit nous aider à reprendre le travail. »

  • Marie-Eve Gagnon, directrice générale de l’AQAD

« Le public a aussi un réel besoin de renouer avec les arts vivants et de pouvoir quitter sa bulle de temps en temps. Avec le couvre-feu et l’interdiction de rassemblement intérieur, la population devrait être encouragée à fréquenter des lieux publics contrôlés et sécuritaires tels que les lieux de diffusion culturelle. C’est bon pour le moral de tout le monde ! »

  • Shérane Figaro, co-porte-parole de TRACE
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La fermeture du musée Stewart est un signal d’alarme pour notre culture https://www.csn.qc.ca/actualites/la-fermeture-du-musee-stewart-est-un-signal-dalarme-pour-notre-culture/ Tue, 16 Feb 2021 21:42:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=78472 En raison d’une chute draconienne de ses revenus, le Musée Stewart de l’Île Sainte-Hélène a annoncé aujourd’hui sa fermeture définitive. « C’est d’une immense tristesse pour le secteur muséal du Québec. Il faut absolument éviter que cette mauvaise nouvelle soit la première d’une longue série. La pandémie a eu des impacts sérieux sur notre culture au Québec et elle va laisser des cicatrices profondes. Les travailleuses et travailleurs de ces milieux en ont trop fait les frais », soutient Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) qui représente le personnel d’une dizaine de musées au Québec.

Le Musée Stewart était fusionné au musée McCord depuis 2013. « Les employé-es du Musée McCord sont solidaires de leurs collègues qui perdent leur emploi aujourd’hui. Depuis plusieurs mois, les travailleurs du secteur muséal sont inquiets pour l’avenir et cette annonce n’a rien pour nous rassurer. Des actions concrètes doivent être posées pour assurer la pérennité du milieu muséal », affirme Monica Meza Giron, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Musée McCord et médiatrice culturelle de profession.

Considérant la perte de revenus dans les musées et le fait que les donateurs actuels ne sont plus au rendez-vous, la FNCC a demandé, dans son mémoire sur les consultations prébudgétaires déposé en janvier dernier auprès du ministère des Finances du Québec, de prévoir des majorations ponctuelles d’un ensemble de programmes pour les musées. « Il faut soutenir ces institutions d’une grande valeur culturelle. Il n’est peut-être pas trop tard pour sauver certains musées et éviter de se retrouver avec d’immenses bâtiments patrimoniaux complètement vides », conclut la présidente de la FNCC qui ajoute toutefois qu’il faudra agir rapidement.

À propos de la FNCC–CSN
La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications et de la culture ainsi que des dizaines de syndicats dans les musées, salles de spectacles et festivals.

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L’UDA, la FNCC-CSN et la GMMQ saluent le plan d’aide d’urgence du gouvernement du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/luda-la-fncc-csn-et-la-gmmq-saluent-le-plan-daide-durgence-du-gouvernement-du-quebec/ Fri, 02 Oct 2020 19:05:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76550 L’UDA, la FNCC–CSN et la GMMQ accueillent favorablement le plan d’aide dévoilé vendredi par la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy. « La ministre a bien saisi la détresse qui afflige les artistes, les créateurs, les professionnels et les artisans du milieu culturel, durement touchés depuis les fermetures et les annulations provoquées par les contraintes sanitaires des six derniers mois. Elle est consciente de l’urgence d’agir maintenant, partout où les événements culturels sont, une fois de plus, subitement stoppés », souligne, d’entrée de jeu, Sophie Prégent, présidente de l’Union des artistes (UDA).

Le plan gouvernemental de 50 millions de dollars additionnels devrait permettre d’aider les institutions culturelles comme les musées, les salles de spectacles et les théâtres à faire face aux fortes pertes encourues à la billetterie. Il faut maintenant s’assurer que les mesures de soutien se rendent jusqu’à ceux qui font la culture, c’est-à-dire les artistes, les créateurs et les professionnels. « Le fait que la ministre exige une reddition de comptes avant que l’aide ne soit versée aux institutions répond à l’une de nos demandes maintes fois répétées », applaudit Luc Fortin de la Guilde des musiciens et des musiciennes du Québec (GMMQ).

« À court terme, ces mesures vont apporter un répit. Cependant, le secteur culturel demeurera fortement fragilisé, d’autant plus que la perspective d’une pleine reprise des activités est encore inconnue. Outre ces mesures ponctuelles, la relance du secteur culturel devra se faire par des mesures globales et pérennes et nous entendons continuer à collaborer étroitement avec le gouvernement afin de mener les importants chantiers qui s’annoncent. Il ne faut pas attendre une éventuelle fin de pandémie pour mettre en place les fondations d’une relance solide répondant aux enjeux de la culture. Ce que nos membres souhaitent, c’est avant tout de travailler et de pouvoir retourner à la rencontre de leur public », plaide Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

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Pourquoi autant pénaliser la culture ? https://www.csn.qc.ca/actualites/pourquoi-autant-penaliser-la-culture%e2%80%89/ Wed, 30 Sep 2020 11:14:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76517 Depuis six mois, le Québec a été placé sur pause et tourne au ralenti. Les Québécoises et Québécois écopent de la situation et doivent s’adapter. « Nous traversons collectivement une crise sanitaire sans précédent et nous en sommes conscients. Cependant, parmi celles et ceux qui souffrent particulièrement, on compte les artistes, créateurs, professionnels et artisans du milieu culturel. Depuis le début de la pandémie, ils ont l’impression que le sort s’acharne sur eux, » soutient Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

En mars dernier, le secteur culturel a été parmi les premiers à devoir interrompre ses activités. Tout s’est arrêté brutalement, dont les prestations théâtrales, les tournages de télévision et de cinéma, les représentations dans les salles de spectacles, les expositions dans les musées, etc. Ce secteur a aussi été parmi les derniers à reprendre ses activités, et encore, pas au maximum de sa capacité. Avec cette deuxième vague de COVID-19, il est à nouveau frappé de plein fouet.

Dans l’intervalle, la grande majorité des artistes, créateurs et professionnels que nous représentons n’ont eu d’autre choix que de réclamer la Prestation canadienne d’urgence (PCU), leurs contrats ayant été annulés en cascade. Aujourd’hui, l’échéance de la PCU et la fermeture annoncée des salles de spectacles et des musées ajoutent à la précarité.

« Nous sommes déchirés entre scepticisme et désespoir. L’inquiétude est vive. Pourquoi fermer les institutions culturelles en zone rouge alors que la Santé publique n’a pas divulgué d’indicateurs clairs comme quoi ces lieux de diffusion culturelle sont des centres d’éclosion et de propagation du virus ? », se questionne Luc Fortin, président de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ). L’incompréhension est partagée au sein du milieu culturel et il ne faudrait pas que cette nouvelle pause se prolonge plus longuement, sans motif et données valables.

 Aide directe pour les artistes et les créateurs

Le gouvernement a raison de soutenir financièrement les institutions du milieu culturel, durement touchées par l’arrêt total de leurs activités. Mais il doit aussi s’assurer que l’aide profite également aux créateurs et aux artistes et qu’elle se rende jusqu’à eux.

« La culture, c’est avant tout celles et ceux qui la font. Il n’y a pas de salles de spectacles, pas de théâtre, pas d’arts vivants sans artistes, interprètes, musiciens, créateurs, professionnels et artisans. La précarité qui nous afflige est en train d’assommer la force vive de la culture, c’est-à-dire les artistes et les créateurs », s’inquiète Sophie Prégent, présidente de l’Union des Artistes (UDA).

Les personnes qui œuvrent dans le milieu des arts, de la culture et de l’événementiel sont déjà, pour la plupart, sans filet social. Elles espéraient que le pire soit derrière elles, pensaient pouvoir se relever et aller de l’avant. Mardi soir, c’est un véritable choc qu’elles ont reçu en entendant les mesures du gouvernement.

Ensemble, les artistes, créateurs, professionnels et artisans du milieu culturel sont porteurs de mots, d’émotions… mais aussi de solutions. Nous nous tenons prêts à discuter avec le gouvernement du Québec afin de trouver des réponses à la détresse qui afflige notre secteur.

 

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Musée des beaux-arts de Sherbrooke : La fin de l’arbitraire dans les relations de travail https://www.csn.qc.ca/actualites/musee-des-beaux-arts-de-sherbrooke-la-fin-de-larbitraire-dans-les-relations-de-travail/ Wed, 01 Apr 2020 21:25:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=75003 Au terme d’une négociation qui aura duré près d’un an, les salarié-es du Musée des beaux-arts de Sherbrooke (MBAS) ont entériné leur toute première convention collective, une étape majeure dans l’amélioration des conditions et des relations de travail. 

« C’est un grand moment pour nous, car cette convention collective met fin à la gestion arbitraire et mise sur l’équité et la reconnaissance de notre travail. Nous sommes très fiers du chemin parcouru depuis que nous avons choisi de nous unir et de nous syndiquer à l’automne 2018 », explique Sarah Boucher, membre du comité de négociation du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Musée des beaux-arts de Sherbrooke (STTMBAS–CSN). 

« Nous signons cette convention en sachant que les deux parties en sont satisfaites. Nous avons obtenu des gains importants, mais nous devrons aller en chercher davantage lors de la prochaine convention. D’ici là, la convention nous motive à nous mobiliser afin d’avoir un musée en santé, et ce, malgré le télétravail qui nous distance », ajoute le président du syndicat, Renaud Doucet.  

Des avancées notables
La convention collective permet donc de définir une structure salariale et tient compte de l’ancienneté, assurant ainsi une plus grande équité entre les différentes catégories d’emplois au musée. Elle prévoit également des définitions de chacun des postes concernés.

D’autre part, les employé-es ont obtenu des gains considérables, tels que le droit à quatre semaines de vacances après un an de service et l’ajout de congés fériés et de maladie.  

Enfin, la convention permet la mise en place de mesures assurant une meilleure transparence entre l’administration et les employé-es, et ce, dans une volonté d’améliorer la collaboration entre les parties. 

« Cette convention collective démontre toute l’utilité de nos organisations. Avec notre appui, les travailleuses et les travailleurs du musée ont été en mesure de mettre fin à une culture de gestion arbitraire et se sont donné les moyens d’améliorer le climat de travail. C’est une belle victoire pour eux ! » estime Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN). 

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Une première convention collective au Musée de la Gaspésie https://www.csn.qc.ca/actualites/une-premiere-convention-collective-au-musee-de-la-gaspesie/ Tue, 12 Nov 2019 16:39:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72738 Les employé-es du Musée de la Gaspésie, à Gaspé, ont accepté à l’unanimité l’entente de principe qui mène à une toute première convention collective. Le vote a été tenu le 6 novembre dernier.

« Nous sommes très heureux du dénouement à la suite de l’accréditation de notre syndicat en février dernier. Au-delà des gains acquis, c’est une entente qui ramène le respect et l’unité au sein du Musée », affirme Gabrielle Leduc, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Musée de la Gaspésie-CSN.

Les 12 syndiqué-es pourront notamment bénéficier d’un montant forfaitaire à la signature et d’augmentations annuelles rétroactives au 20 février 2019. L’entente prévoit aussi une gestion participative. Les vacances, les congés et la retraite ont également été bonifiés.

« C’est l’un des plus importants musées en Gaspésie et nous sommes très heureux et surtout très fiers de les accueillir au sein du conseil central de la région », a commenté Serge Saint-Pierre, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN).

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Médiateur au Musée McCord : l’art de s’émerveiller https://www.csn.qc.ca/actualites/mediateur-au-musee-mccord-lart-de-semerveiller/ Thu, 06 Jun 2019 16:02:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71640 Pour cette nouvelle baladodiffusion, l’équipe du Point syndical vous propose un entretien entre Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN, et Marc-André Lévesque, médiateur culturel au Musée McCord, à Montréal. Un agréable échange sur la place que prend la culture dans nos vies et sur la mission pédagogique de travailleuses et travailleurs culturels. En voici quelques extraits :

Caroline : Pourquoi médiateur ? Il me semble qu’on entend souvent guide ou surveillant de musée, alors qu’est-ce qu’il y a avec le titre médiateur ?

Marc-André : Même moi, je vais souvent dire « guide de musée », mais en fait, c’est « médiateur ». On fait de la médiation en salle, ça veut dire que, bien qu’on effectue certaines tâches de surveillant, on se place également comme pont entre une personne qui visite le musée et les collections. Notre mission, elle est surtout pédagogique.

Caroline : Alors, il faut que tu connaisses bien le musée et que tu adhères à sa mission ? Comment fait-on pour être bien branché et bien jouer notre rôle de médiateur ?

Marc-André :  On doit transmettre une passion. Qu’elle soit de la littérature, du sujet, des objets ou de la collection, il faut créer une sorte d’effervescence avec le public. Il faut également être capable de s’émerveiller nous-mêmes comme médiateur, parce qu’une expo qui ouvre et qui ne m’émerveille pas, je vais la trouver longue, longtemps. Alors nous avons une formation en moyenne chaque mois et nous recevons également des documents de recherche, à quelques semaines avant l’ouverture d’une exposition. On va lire ces documents et les différents scénarios, parce qu’il faut se préparer pour les divers publics qui se présentent au musée. Souvent, aussi, je vais suivre les médiations en salle de mes collègues, et eux autres vont suivre les miennes, ce qui nous permet d’échanger des trucs et d’être curieux afin d’approfondir nos connaissances.

Caroline : Si tu dis « musée » à quelqu’un, les gens ont l’impression que c’est des salles silencieuses, alors que, finalement, un musée, c’est un lieu vivant ! Si on veut avoir du fun un après-midi, c’est au musée que ça se passe !

Marc-André : C’est ça ! On dirait que ça ne va pas de soi, mais c’est là les plus belles surprises. Le musée, comme endroit dans une ville, on le connaît parce qu’on y va avec l’école. Il y a souvent un rapport pédagogique. Mais ce n’est pas une école. Parce qu’on peut apprendre de plein, de différentes façons. Le musée, c’est un endroit d’échange, et c’est là qu’on voit la différence entre guide et médiateur. Le guide, lui, va guider. Tandis que le médiateur va engager un dialogue. On n’est pas dans le magistral ou l’autoritaire. On gère les idées et les conversations comme on gère une montgolfière. Au final, il faut que ça lève !

Caroline : J’aimerais ça que tu nous parles de ton syndicat. Ça doit quand même être spécial de négocier dans un milieu où la majorité des travailleurs sont à temps partiel et avec beaucoup de roulement.

Marc-André : On a négocié un minimum de douze heures par semaine. Avec notre taux horaire, à douze heures, on est correct pour vivre. Souvent, on a plus que ça, mais ça nous assure une base, parce que le format « visite » a le potentiel d’être extrêmement précaire. Notre seuil nous permet de dormir tranquille, et ça facilite aussi notre conciliation travail-étude, travail-famille ou même travail-travail, car nous sommes plusieurs à détenir un deuxième emploi ailleurs.

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La CSN accueille le Musée de la Gaspésie https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-accueille-le-musee-de-la-gaspesie/ Tue, 05 Mar 2019 20:47:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=70562 Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM) est fier d’annoncer la syndicalisation des employé-es du Musée de la Gaspésie. Le nouveau syndicat sera affilié à la Fédération nationale des communications. Depuis plusieurs semaines, nous travaillons avec les salarié-es du Musée pour obtenir leur accréditation. De nombreux enjeux de relations de travail ont stimulé leur désir de syndicalisation.

Dans les derniers mois, les salarié-es du Musée ont tenté de réviser leur politique de travail avec la direction et le conseil d’administration de l’établissement, dans l’optique d’une démarche positive d’amélioration continue. Toutefois, depuis ce temps, force est de constater que le climat s’est tendu et est devenu extrêmement difficile avec la direction. Après plusieurs échanges, un comité de travail a été mis sur pied, celui-ci excluait plusieurs employé-es et répondait davantage aux besoins de la direction et du conseil. Étant donné le mode de gestion adopté par la direction, les salarié-es ont donc entamé un processus de syndicalisation avec nous. La CSN et ses organisations affiliées fourniront tout le soutien nécessaire à ce nouveau syndicat pour l’obtention d’une première convention collective qui saura répondre aux besoins exprimés par les salarié-es.

Désormais, nous avons un comité exécutif en place. De ce fait, nous entamerons la préparation de la négociation. Nous espérons que la négociation avec le Musée de la Gaspésie se fera dans le meilleur des climats possibles et dans le respect mutuel. La volonté de la CSN est d’obtenir la meilleure convention possible pour les salarié-es. Pour Anatole Chiasson, président du CCGIM-CSN, « la syndicalisation d’un fleuron comme le Musée de la Gaspésie est un véritable honneur pour nous. Nous serons présents pour accompagner le syndicat dans sa négociation à venir et nous serons là pour les aider dans leurs mobilisations. »

À propos du CCGIM-CSN
Le CCGIM-CSN regroupe environ 4 500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte plus de 77 syndicats affiliés.

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La nécessité de se tenir debout https://www.csn.qc.ca/actualites/la-necessite-de-se-tenir-debout/ Fri, 15 Feb 2019 20:17:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=70158 Ayant pris tout récemment la décision de se syndiquer, les travailleuses et travailleurs du MBAS expérimentent en mode accéléré la solidarité et l’entraide.

La démarche des employé-es du MBAS a suscité beaucoup de réactions depuis l’automne. En effet, rarement aura-t-on vu la syndicalisation d’un petite groupe si hautement médiatisée. Alors que le syndicat ne cherchait pas à attirer l’attention des médias, le licenciement d’une militante, dans les minutes qui ont suivi la rédaction d’un communiqué annonçant la création du syndicat, a changé la donne. Des dénonciations d’ex-employé-es, une assemblée générale annuelle du MBAS houleuse et la démission de la présidente du conseil d’administration du musée ont contribué à garder l’attention des médias sur les relations de travail au musée.

Pour Sarah Boucher, conservatrice au musée depuis dix ans et présidente du syndicat, cette frénésie médiatique et l’ensemble du processus d’une première syndicalisation sont à la fois vertigineux et palpitants. « Je me suis même dit que j’allais devoir m’acheter Le syndicat pour les nuls pendant le temps des fêtes afin de comprendre ce qui se passe », explique-t-elle à la blague.

« À la base de notre syndicalisation, il y a deux volets, poursuit la présidente. Oui, il y a le conflit dont on entend parler dans les journaux, car nous avons grandement besoin d’appuis pour gérer les conflits avec la direction du musée. Mais il y a également la gestion interne, qui connaît actuellement de graves lacunes. Nous n’avons pas de contrat de travail, pas de définition de tâches, pas de grille salariale. Tout ce que vous pouvez imaginer qu’une convention collective doit contenir, nous ne l’avons pas. »

Fanny Luquet, responsable des communications du MBAS depuis quatre mois et membre du comité de négociation du syndicat, poursuit : « Notre projet de convention collective inclut des balises pour encadrer les réunions d’équipe, les ordres du jour et les procès-verbaux. Ça peut paraître de base, mais chez nous, ce n’est pas acquis. Dans ce sens, la syndicalisation vise un effet structurant pour le musée que nous croyons bénéfique pour l’ensemble des parties. »

Un siège éjectable
Le climat de travail tendu ne date pas d’hier. La présidente du syndicat confirme qu’il y a eu un taux de roulement très élevé au cours des cinq dernières années : plus de quinze personnes, pour une équipe de huit à dix salarié-es.

« Quand tu te sens éjectable ou que la majo­rité de tes camarades vivent dans la précarité et peuvent difficilement remettre en question la direction, c’est certain que ça mène à l’écœurement, voire à l’épuisement de tout le monde. On remarque que le taux de roulement affaiblit l’équipe : lorsqu’on doit toujours recommencer, c’est de l’énergie perdue. C’est décourageant de ne jamais savoir si ton nouveau collègue va tenir bon. »

La piqûre CSN
La présidente ne cache pas que les derniers mois ont été éprouvants, mais elle reconnaît également que les membres de son syndicat s’en sortent bien avec l’appui inconditionnel de la CSN.

« La CSN est tout pour nous. Nous l’avons approchée au début d’octobre et elle nous a guidés dans le processus de signature de cartes d’adhésion. Depuis, elle nous offre beaucoup de soutien, sans rien demander en retour. Que ce soit la signature de pétitions pour dénoncer le congédiement de notre camarade, le soutien des avocates et avocats du Service juridique pour nous accompagner dans le processus de plaintes ou la gestion de la logistique entourant la tenue de réunions, la CSN est toujours là, présente ; nous n’en revenons pas. Nous nous sentons quasiment mal parce que nous n’avons rien déboursé, pas une seule cenne de cotisation. »

Sa camarade du comité de négociation va encore plus loin : « Quand nous rencontrons nos conseillers, ça nous fait l’effet d’une piqûre ou d’une dose d’adrénaline qui nous donne l’énergie pour poursuivre. Au fond, la CSN, c’est comme une pommade pour soulager nos maux. Après, on sait que tout ira mieux. »

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De l’imprimé au numérique : 75 ans de presse syndicale à la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/de-limprime-au-numerique-75-ans-de-presse-syndicale-a-la-csn/ Thu, 21 Sep 2017 18:42:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=63411 Fière d’être associée aux Journées de la culture depuis les débuts, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) invite ses membres et la population à une exposition virtuelle sur le thème De l’imprimé au numérique : 75 ans de presse syndicale à la CSN qui se déroulera du 29 septembre au 1er octobre 2017.

L’exposition offrira l’occasion de prendre connaissance de l’imposante documentation archivée et numérisée de la CSN depuis sa fondation en 1921, mais plus particulièrement depuis la diffusion de son tout premier journal officiel à l’intention de ses membres, en 1942. « Depuis 75 ans, la CSN informe ses membres sur ses positions, sur les luttes menées par ses syndicats affiliés et sur leurs négociations, a indiqué son président, Jacques Létourneau. À travers ses archives, on prend la pleine mesure du rôle qu’à joué la CSN dans les grands débats et les mouvements qui ont marqué l’histoire du Québec. »

Durant les années 1920, les conseils centraux de Montréal et de Québec, affiliés à la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), l’ancien nom de la CSN, ont publié Le Travailleur et La vie syndicale. Puis, la CTCC a lancé son premier organe officiel d’information, Le Travail et la vie syndicale (1942-1944), suivi par Le travail (1944-1981), Nouvelles CSN (1978-2002) et Perspectives CSN (2003-2017).

La CSN est au cœur des changements majeurs qu’a connus la société québécoise sur le plan des conditions de travail, mais aussi sur celui des politiques sociales. Depuis 1942, au moyen de ses publications officielles, la CSN diffuse à ses membres une information pertinente sur son action, ses prises de position, les négociations et les gains de ses organisations affiliées. À l’occasion des Journées de la culture, les membres de la CSN, et plus largement la population, sont invités à découvrir une partie du patrimoine documentaire de la CSN grâce à des documents d’archives numérisés et à prendre la mesure de son action sur tous les fronts.

Il s’agit d’une exposition virtuelle sur les numéros les plus marquants, au regard des sujets, des moments historiques, de l’évolution graphique. Pas moins de 19 couvertures ont été reproduites en format 90 X 120 cm et il sera également possible de consulter l’ensemble de la collection sur des postes informatiques.

Horaire

Vendredi 29 septembre 2017 de 13 h à 19 h

Samedi 30 septembre et dimanche 1er octobre de 11 h à 15 h 30

Panel-conférence

Le samedi 30 septembre à 14 h, Jean Lortie, secrétaire général de la CSN, animera un panel réunissant des professionnel-les issus des arts graphiques qui échangeront avec le public sur leur travail dans la réalisation des publications syndicales.

  • Photographie : Michel Giroux
  • Illustration : Alain Reno
  • Design graphique : Rachel Desjardins
  • Caricature : Jacques Goldstyn (Boris)

Lieu

Siège social de la CSN, 1601, avenue De Lorimier, Montréal (métro Papineau)

 

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Victoire syndicale sur presque toute la ligne en arbitrage d’une première convention collective https://www.csn.qc.ca/actualites/victoire-syndicale-sur-presque-toute-la-ligne-en-arbitrage-dune-premiere-convention-collective/ Thu, 16 Mar 2017 16:04:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=58937 C’est avec grande satisfaction que la Fédération nationale des communications (FNC–CSN) et le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Musée de la Nation huronne-wendat accueillent la décision arbitrale de Me Carol Girard rendue à la fin février. Alors que les employé-es du musée tentent de signer leur premier contrat de travail depuis 2013, l’arbitre leur donne raison sur la grande majorité de leurs demandes et impose une première convention collective qui détermine des conditions de travail plus respectueuses de l’expertise et du savoir-faire de ces travailleurs et travailleuses de la Nation huronne-wendat.

« Il est triste de constater que l’employeur a toujours prétexté la précarité financière du musée pour offrir des conditions près du minimum prévu par la Loi sur les normes du travail. Mais il n’a pas hésité à investir des sommes faramineuses en frais juridiques pour tenter d’empêcher les travailleurs d’obtenir des conditions plus décentes. Or, l’arbitre lui administre un sérieux revers, en imposant des conditions de travail qui s’appuient sur les conventions collectives de musées comparables », se réjouit Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN.

En matière d’ancienneté, de vacances, de congés fériés, de congés de maladie, de congés sociaux, de congés parentaux et même de libérations syndicales, l’arbitre tranche en faveur du syndicat. Même sur les questions salariales, la décision arbitrale détermine que les employé-es recevront 2 % d’augmentation par année pendant 3 ans alors que l’employeur n’offrait que 0,5 %, 1,6% et 0,8 %.

L’arbitre écrit : « […] si l’employeur veut continuer sa mission de faire connaître la culture huronne-wendat, il lui faut rémunérer ses salarié-es le mieux possible pour conserver des employé-es, dont ceux qui ont été entendus, qui sont en mesure de transmettre cette culture avec passion. »

Collaboration et main tendue

Le syndicat tend maintenant la main à l’employeur pour relancer les activités du musée, assainir le climat de travail et rétablir un lien de confiance.  « Le temps est venu d’arrêter de gaspiller de l’argent en frais d’avocats et de marcher ensemble vers un objectif commun : partager la richesse historique et la beauté de la culture huronne-wendat », souhaite Michel Savard, président du syndicat.

En outre, le syndicat propose toujours de mettre l’épaule à la roue pour travailler de concert avec la direction afin de trouver de nouvelles sources de financement, de solliciter les divers paliers de gouvernement et d’assurer la pérennité et l’accessibilité de notre musée.

 

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La FNC salue l’octroi d’une subvention de 250 000 $ https://www.csn.qc.ca/actualites/la-fnc-csn-salue-loctroi-dune-subvention-de-250-000/ Mon, 26 Sep 2016 18:56:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55051 La Fédération nationale des communications–CSN et le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Musée de la nature et des sciences, STTMNS (FNC–CSN) désirent saluer la décision du ministère de la Culture et des Communications (MCC) d’octroyer une enveloppe de 250 000 $ sur trois ans au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke. Le ministre Luc Fortin en a fait l’annonce ce matin, dans le cadre d’une conférence de presse tenue au musée.

« Nous sommes heureux de recevoir cette reconnaissance par le biais de cette subvention ponctuelle de trois ans. Notre musée a développé une expertise à l’interne qui est désormais reconnue alors que d’autres établissements ont dû faire appel à des sous-traitants. Ce fut tout un défi de former les travailleuses et les travailleurs à l’interne, mais nous y sommes arrivés et nous en sommes très fiers », de déclarer Richard Dupuis, président du STTMNS.

Le musée de Sherbrooke a été désigné par le MCC pour développer des outils permettant de soutenir la création d’expositions itinérantes .

« L’initiative du ministre va dans la bonne direction, mais la FNC–CSN a des attentes relativement à la refonte de la politique culturelle pour que les critères d’admission du PAFIM reflètent davantage la réalité du milieu. Nous souhaitons que cette enveloppe soit également indexée afin d’aider les employeurs à améliorer les conditions de travail des salarié-es œuvrant dans les entreprises culturelles, favorisant ainsi le développement de l’expertise et la rétention de celle-ci. Plutôt que d’octroyer des subventions ponctuelles, le PAFIM doit assurer une stabilité financière à long terme dans le domaine de la culture », de conclure Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Musée de la nature et des sciences (FNC–CSN) regroupe environ 30 membres et est affilié à la FNC–CSN qui compte 6000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

 

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La FNC réclame un réinvestissement d’urgence dans le réseau muséal https://www.csn.qc.ca/actualites/la-fnc-reclame-un-reinvestissement-durgence-dans-le-reseau-museal/ Thu, 16 Jun 2016 14:48:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=52813 De toute urgence, le gouvernement du Québec doit bonifier substantiellement l’enveloppe budgétaire du Programme d’Aide au fonctionnement pour les institutions muséales (PAFIM). Cette enveloppe n’a jamais été augmentée ni même indexée au coût de la vie depuis 2007. C’est la principale demande formulée par la Fédération nationale des communications (FNC–CSN) dans son mémoire présenté aujourd’hui dans le cadre des consultations du ministère de la Culture et des Communications en préparation de la refonte de la politique culturelle du Québec.

« Depuis presque 10 ans, les institutions muséales font preuve d’héroïsme pour continuer d’assurer une fonction essentielle dans toute société, soit la préservation et la diffusion de notre patrimoine collectif et de notre histoire, et ce malgré un important sous-financement du réseau muséal, souligne Pascale St-Onge, présidente de la FNC–CSN. Quand le gouvernement clame que tous doivent faire leur part pour assainir les finances de l’État, on peut affirmer que les musées font la leur depuis des années, avant même la crise économique de 2008. »

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Manque à gagner structurel

En tenant compte que de l’inflation, le réseau muséal enregistre aujourd’hui un manque à gagner structurel de 2,5 millions de dollars annuellement. Rappelons d’ailleurs que le rapport Corbo du Groupe de travail sur l’avenir du réseau muséal, mis sur pied sous la gouverne de l’ancien ministre péquiste Maka Kotto, recommandait d’injecter 8,3 millions de dollars dans le réseau dès 2014. Il proposait également de bonifier les enveloppes d’aide de 14 millions de dollars à partir de 2015. Cela n’a jamais été fait.

L’objectif de revoir la politique culturelle, dont la dernière mouture date de 1992, est entre autres de l’adapter à notre époque contemporaine. « Par exemple, il est inacceptable qu’aujourd’hui, le salaire annuel moyen d’un conservateur de musée – métier qui exige un niveau de maîtrise universitaire – soit de 39 500 $, de dénoncer Claudine Viens, vice-présidente de la FNC–CSN. L’enveloppe du PAFIM doit donc être ajustée en conséquence des exigences et du coût de la vie actuel. »

Suivez notre campagne de sensibilisation sur Facebook.

 

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L’avenir du musée en péril en raison de la direction antisyndicale https://www.csn.qc.ca/actualites/lavenir-du-musee-en-peril-en-raison-de-la-direction-antisyndicale/ Tue, 08 Dec 2015 09:30:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/lavenir-du-musee-en-peril-en-raison-de-la-direction-antisyndicale/ Alors que les 17 travailleurs et travailleuses du Musée de la Nation huronne-wendat tentent de négocier leur premier contrat de travail depuis bientôt deux ans, le syndicat dénonce la décision de l’employeur de fermer les portes du musée au grand public au moins jusqu’en juin prochain, mettant à pied les syndiqué-es. D’ici là, le musée demeure accessible aux groupes, sur réservation seulement.

« Sans subtilité et à grands frais d’avocats, la direction veut casser le syndicat en étirant les procédures de négociation de la première convention collective devant un arbitre. C’est autant d’argent gaspillé qui n’est pas réinvesti dans l’accessibilité du musée, avec un impact regrettable pour notre Nation », dénonce Michel Savard, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses du Musée de la Nation huronne-wendat.

Depuis l’ouverture il y a sept ans, plus de 120 000 visiteurs ont fréquenté l’établissement qui raconte l’histoire et le patrimoine riche de la Nation huronne-wendat. La croissance du nombre de visiteurs est indéniable d’une année à l’autre. « Les expositions permanente et temporaires font rayonner les artistes, la culture et le savoir-faire en matière de muséologie des Premières nations à un niveau national et international. C’est aussi un gain précieux pour tous les résidents de la grande région de Québec », ajoute Yves Fortin, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CSN).

Meilleur financement gouvernemental

La direction prétexte le manque de revenus pour refuser des salaires décents aux employé-es licenciés qui gagnent un peu plus que le salaire minimum, mais n’hésite pas à dépenser des sommes faramineuses en frais d’avocat afin de refuser les augmentations minimales demandées. Le syndicat estime plutôt que la direction utilise le contexte d’austérité ambiant pour briser le syndicat. « Il n’en demeure pas moins que les institutions muséales ont atteint un seuil critique et ne peuvent plus fonctionner avec les moyens financiers qui leur sont attribués », lance sans détour Pascale St-Onge, secrétaire générale de la FNC-CSN. Le financement du réseau muséal en général doit être augmenté, et être pluriannuel, stable et indexé annuellement au coût de la vie.

D’ailleurs, le Syndicat des travailleurs et travailleuses du Musée de la Nation huronne-wendat propose de mettre l’épaule à la roue pour travailler de concert avec la direction afin de trouver de nouvelles sources de financement, de solliciter les divers paliers de gouvernement et d’assurer la pérennité et l’accessibilité de notre musée.

À propos

La Fédération nationale des communications (FNC-CSN) regroupe 6000 membres oeuvrant dans le domaine des communications et de la culture à travers 88 syndicats. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN.

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Le gouvernement du Québec admet enfin le sous-financement du réseau muséal https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-du-quebec-admet-enfin-le-sous-financement-du-reseau-museal/ Thu, 01 Oct 2015 16:35:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/le-gouvernement-du-quebec-admet-enfin-le-sous-financement-du-reseau-museal/ En accordant un budget de 13 millions de dollars répartis sur quatre ans, destinés, principalement, au renouvellement des expositions permanentes et itinérantes, le gouvernement Couillard reconnaît que le réseau muséal, de façon générale, est sous-financé.

En réalité, il sait qu’il faudrait beaucoup plus d’argent pour permettre aux musées, partout au Québec, de remplir leur mission adéquatement. « Les musées ont un mandat de conservation, de recherche, d’éducation, de médiation et de diffusion. Pour qu’ils puissent mener à bien cette mission, il faut que le gouvernement leur octroie d’importantes sommes récurrentes indexées au coût de la vie à chaque année », estime Pascale St-Onge, secrétaire générale de la FNC-CSN.

Le rapport Corbo, issu du groupe de travail sur l’avenir du réseau muséal mis sur pied en 2013 par le ministre de la Culture de l’époque, recommandait d’injecter d’urgence 8,3 millions de dollars en 2014 et 14 millions de dollars cette année. Les 13 millions sur quatre ans annoncés aujourd’hui sont un pas dans la bonne direction car chaque dollar compte, mais on est encore loin des 22,3 millions sur deux ans qui devaient permettre de rattraper le manque à gagner des dix dernières années. « Les millions destinés aux expositions, c’est bien, mais ça ne paie pas les comptes courants. C’est comme changer nos meubles quand la toiture coule !», d’ajouter Pascale St-Onge.

La somme annoncée aujourd’hui ne règle pas les problèmes structuraux des musées car à peine 1 million de dollars servira à l’aide au fonctionnement pour quelques musées régionaux. Or, la plupart des musées doivent réaliser des tours de force pour assumer leurs coûts fixes et n’arrivent plus à offrir des conditions de travail respectables à leurs employé-es. Rappelons que certains musées, particulièrement en région, sont acculés au pied du mur et doivent fermer leurs portes quelques mois par année.

Campagne Facebook « Conservons nos musées »

Pour assurer la survie de nos musées à long terme, la FNC-CSN et la CSN poursuivent leur campagne « Conservons nos musées » lancée dimanche dernier sur les réseaux sociaux. Ainsi, plusieurs personnalités soulignent le caractère indispensable des musées. En vidéo, Xavier Dolan (cinéaste), Denis Gagnon (designer), Zilon et André Michel (peintres), en appellent à un meilleur financement de ces institutions muséales qui les ont tant inspirés.

À propos

La Fédération nationale des communications (CSN) regroupe 7000 membres oeuvrant dans le domaine des communications et de la culture à travers 88 syndicats. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats et de plus de 325 000 travailleuses et travailleurs.

 

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Dans le cadre de la campagne électorale fédérale, la CSN et la FNC-CSN tirent la sonnette d’alarme https://www.csn.qc.ca/actualites/dans-le-cadre-de-la-campagne-electorale-federale-la-csn-et-la-fnc-csn-tirent-la-sonnette-dalarme/ Sun, 27 Sep 2015 09:33:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/dans-le-cadre-de-la-campagne-electorale-federale-la-csn-et-la-fnc-csn-tirent-la-sonnette-dalarme/ Au moment où les partis politiques fédéraux promettent mer et monde aux électeurs, qu’ont-ils à proposer pour mettre un terme au sous-financement chronique des musées du Québec, miroirs de notre société ? En cette fin de semaine des Journées de la culture, la CSN et la Fédération nationale des communications (FNC-CSN), représentant les travailleuses et travailleurs de différents musées québécois, demandent aux politiciens fédéraux de préciser leurs intentions, et au gouvernement de Philippe Couillard de délier les cordons de la bourse.

« Les institutions muséales ont atteint un seuil critique et ne peuvent plus fonctionner avec les moyens financiers qui leur sont attribués », lance sans détour Pascale St-Onge, secrétaire générale de la FNC-CSN. Le financement du réseau muséal doit être augmenté, pluriannuel, stable et indexé annuellement au coût de la vie.

Un investissement qui vaut le coût

« D’un point de vue strictement financier, selon une étude détaillée portant sur sept musées, nous avons observé que le gouvernement canadien profite d’une opération largement rentable, récoltant davantage de recettes comparativement à ses dépenses dédiées aux musées », explique, chiffres à l’appui, Claude Dorion, directeur général de la firme MCE Conseils. Par contre, pour le gouvernement québécois, le retour fiscal sur investissement n’est que de 31%. D’où l’importance d’insister sur une plus grande contribution fédérale pour maintenir un réseau patrimonial essentiel à la conscience nationale.

Appui de la SMQ

La Société des musées du Québec (SMQ), qui regroupe quelque 300 institutions muséales (musées, centres d’exposition et lieux d’interprétation), dénonce également le sous-financement du réseau qui perdure depuis plus d’une décennie. « Il est urgent de s’attaquer aux problèmes financiers pour que les institutions muséales poursuivent leurs mandats de conservation, de recherche, d’éducation, de médiation et de diffusion. Il faut aussi leur donner les moyens de jouer pleinement leur rôle dans la société », souligne René Binette, directeur de l’Écomusée du fier monde et président de la SMQ.

Malgré les nombreux cris d’alarme, les constats et les recommandations émis à l’occasion des États généraux des musées du Québec, réalisés par la SMQ en 2011 et ceux présentés dans le rapport Corbo, Rapport du Groupe de travail sur l’avenir du réseau muséal (2013), à l’effet que des sommes importantes doivent être injectées de manière urgente, la situation des institutions muséales continue de se dégrader.

« À l’heure de la mondialisation, où le monde tend à devenir de plus en plus homogène, les quelque 440 institutions muséales, partout au Québec, sont des bastions de la spécificité et de la diversité culturelle. Elles sont des lieux de mémoire vivante », rappelle pourtant Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. Les institutions muséales sont acculées au pied du mur. Pour certaines, particulièrement en région, la marge de manœuvre est si petite que des mesures draconiennes sont prises, comme fermer les portes quelques mois par année.

Des artistes à la défense des musées

Dans le cadre de la vaste campagne d’appui « Conservons nos musées » menée sur Facebook, plusieurs personnalités soulignent le caractère indispensable des musées. En vidéo, Xavier Dolan (cinéaste), Denis Gagnon (designer), Zilon et André Michel (peintres), en appellent à un meilleur financement de ces institutions muséales qui les ont tant inspirés.

À propos

La Fédération nationale des communications (CSN) regroupe 6000 membres oeuvrant dans le domaine des communications et de la culture à travers 88 syndicats. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN. Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats et de plus de 325 000 travailleuses et travailleurs.

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