Négociation coordonnée – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 29 Jan 2026 18:02:10 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Négociation coordonnée – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Salades de fruits et inflation  https://www.csn.qc.ca/actualites/salades-de-fruits-et-inflation/ Thu, 29 Jan 2026 16:28:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111484 Par Camila Rodriguez-Cea

Sylvie se lève tôt pour arriver au IGA d’Alma à 7 h, mais, après 13 ans, elle a l’habitude. Le poste de commis qu’elle y occupe est son premier emploi. Après avoir élevé ses trois enfants, elle est entrée à la Coop IGA et y est restée.

« Je suis encore ici parce que je m’entends bien avec mes collègues et qu’on a de bons avantages, mais honnêtement, si on m’avait dit qu’après tant d’années, je toucherais encore ce salaire-là, je serais partie », soupire la mère de famille.

La grille salariale du IGA d’Alma ressemble à celle de beaucoup d’épiceries. On y gravit les échelons à coup de quelques centaines d’heures travaillées et on gagne alors 25 ou 35 sous de plus. Vu le montant, la hausse du salaire minimum annuelle les rattrape constamment, faisant reculer l’ensemble des employé-es dans ce qui devient un véritable jeu de serpents et échelles. Après 18 000 heures cumulées, Sylvie n’est toujours pas au sommet de la grille.

Les travailleuses et les travailleurs du IGA d’Alma ont parti le bal de la négociation coordonnée des marchés d’alimentation. Au terme des pourparlers, ils ont obtenu une hausse de 1,50 $ de l’heure, un montant substantiel pour le milieu, permettant de dépasser 20 $ l’heure au dernier échelon de la grille salariale. « Ce n’est pas la fin du monde, mais ça aide », souligne Sylvie. Autre amélioration, l’échelle salariale sera modifiée de façon à ce que les syndiqué-es puissent désormais atteindre le sommet en quatre ans.

« On est les premiers à constater la hausse du prix de l’épicerie. Chaque matin, j’imprime des étiquettes pour les bols de fruits et je vois les changements. Pareil sur le plancher, le sac de pommes qui coûtait 2,50 $ il y a quelques années coûte maintenant 6 $ », explique Sylvie. La commise n’a pas la berlue. En 2025, le prix des fruits frais a augmenté de 4,4 %. Alors que l’inflation globale a atteint 2,2 % l’année dernière, plusieurs ont accusé les marchés d’alimentation d’abuser de ce phénomène pour augmenter leurs prix et multiplier leurs profits.

En 2025, Empire Company Limited, la société mère de Sobeys, qui exploite principalement IGA au Québec, cumulait 700 millions de profit. Même son de cloche du côté de Métro et Loblaws, qui ont respectivement enregistré des gains de 1 et de 2,6 milliards.

Vers 15 h 30, elle nettoie le plancher et les ustensiles, ajuste l’inventaire et remplit le comptoir. C’est l’heure de rentrer à la maison. En saluant sa collègue qui a plus de 27 ans d’ancienneté, elle se demande qui la remplacera quand elle aura pris sa retraite.

« On a pas mal de problèmes de roulement. C’est bien beau, les étudiantes et étudiants, mais ça prend des gens avec plus d’expérience pour les guider et pour occuper les horaires de jour », explique-t-elle. Une vague de départs à la retraite touche présentement son épicerie et de nombreux employé-es qui cumulent plus de 25 ans d’ancienneté sont difficilement remplacés.

« Quand les gens viennent déposer leur CV et voient le salaire d’entrée, ils font demi-tour », ajoute Sylvie. Elle espère que les meilleures conditions de travail dernièrement négociées par le syndicat faciliteront le recrutement.

Le modèle de négociation coordonnée de la CSN est bien rodé au Saguenay, alors qu’un nombre considérable des épiceries de cette région sont affiliées à la CSN. Durant la prochaine année, 16 autres marchés, aux Îles-de-la-Madeleine, à Chibougamau, dans les régions de Chaudière-Appalaches et du Centre-du-Québec, suivront les pas du syndicat du IGA d’Alma. Ensemble, les membres tenteront d’instaurer un nouveau standard dans le secteur.

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Les salarié-es de l’Hôtel Le Concorde votent la GGI https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-de-lhotel-le-concorde-votent-la-ggi/ Tue, 29 Jul 2025 20:11:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106456 Les travailleuses et les travailleurs de l’Hôtel Le Concorde ont voté à 75 % en faveur d’une grève générale illimitée afin de convaincre leur employeur de leur accorder les gains de la négociation coordonnée de l’hôtellerie. Ces salarié-es travaillent pour le dernier hôtel de la 11e ronde de négociation coordonnée de la CSN à ne pas avoir d’entente. Le déclenchement se fera au moment jugé opportun.

Malgré plusieurs rencontres de négociation, il a été impossible d’obtenir une entente à l’Hôtel Le Concorde jusqu’à maintenant. Alors que 28 des 29 hôtels prenant part à la négociation coordonnée de l’hôtellerie sont parvenus à s’entendre, l’employeur laisse encore trainer les négociations en longueur. Les plus de 100 salarié-es de cet hôtel souhaitent avoir les mêmes gains obtenus par les milliers de travailleuses et de travailleurs de l’hôtellerie.

En se dotant d’un tel mandat, ils augmentent la pression sur l’employeur pour obtenir les gains de la coordonnée, soit une augmentation salariale de 21 % sur 4 ans, une augmentation de la contribution de l’employeur à l’assurance collective, ainsi que des gains sur la formation, les vacances, la restriction des agences privées, la charge de travail et le pourboire.

« L’employeur du Concorde a les moyens de reconnaitre nos efforts. Il est capable de faire comme les autres hôteliers et d’accorder les gains de la négociation coordonnée. Des séances de négociation auront lieu dans les prochains jours. L’employeur doit saisir la balle au bond s’il veut mettre le conflit derrière lui », explique Ines Hajrovic, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Le Concorde–CSN.

« On est actuellement dans une période de l’année bien occupée et très profitable pour l’Hôtel Le Concorde. Si l’employeur veut profiter du reste de l’été, il va devoir accepter de partager ses profits avec celles et ceux qui font rouler son hôtel », poursuit Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

« L’employeur de l’Hôtel Le Concorde a un bien triste record à son actif : il est le dernier hôtel à régler. Les travailleuses et les travailleurs de cet hôtel ont besoin, eux aussi, d’améliorer leur salaire et leurs conditions de travail. Si l’employeur veut pouvoir compter sur son personnel pour les années à venir, il est temps de régler », de conclure Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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600 salarié-es du Reine Elizabeth en action à la Caisse de dépôt et placement https://www.csn.qc.ca/actualites/600-salarie-es-du-reine-elizabeth-en-action-a-la-caisse-de-depot-et-placement/ Fri, 13 Dec 2024 17:30:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101476 Les 600 lock-outé-es de l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth ont exprimé leur colère par une action visant la Caisse de dépôt et placement du Québec. La Caisse, qui est propriétaire de l’hôtel, doit mettre fin aux pratiques illégales de recours à des briseurs de grève et arrêter le lock-out en accordant les gains de la négociation coordonnée de l’hôtellerie.

Une fermeture dénoncée

« Plutôt que de travailler à mettre fin au conflit, le Reine Elizabeth ne fait que mettre de l’huile sur le feu. La fermeture pendant la période des Fêtes en rajoute. L’employeur continue de raconter des mensonges en prétendant qu’il répond aux demandes de la négociation coordonnée de la CSN, ce qui n’est pas le cas, notamment sur l’enjeu important des agences », explique Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Des briseurs de grève et des revers judiciaires

La Caisse et le Reine Elizabeth cumulent les mauvaises décisions et les revers judiciaires. Un récent rapport d’enquête du ministère du Travail fait état de l’utilisation d’au moins trente briseurs de grève pendant la Coupe des présidents de la PGA. À cela s’ajoutent une mise en lock-out des employé-es le 20 novembre dernier et deux sanctions pour représailles antisyndicales plus tôt cette année. La première fois, pour avoir installé des caméras de surveillance devant le bureau du syndicat, la seconde pour avoir suspendu sans cause un vice-président du syndicat.

« Je ne peux pas croire que la Caisse de dépôt et placement laisse le Reine Elizabeth mettre ses salarié-es en lock-out. Encore pire, la Caisse se fait pincer à ne pas respecter les lois du travail alors que le Reine Elizabeth utilise des scabs. Il est temps que le gouvernement s’en mêle et qu’il exige une intervention de la Caisse pour faire le ménage au Reine Elizabeth. Ça prend une entente au plus vite pour relancer les relations de travail du bon pied », poursuit Alexandre Laviolette.

Un lock-out qui coûte plus de 40 millions de dollars au bas de laine des Québécoises et des Québécois

« Selon nos estimations, le lock-out a coûté plus de 40 millions de dollars au Reine Elizabeth. Cette perte touche tous les Québécois et les Québécoises. La Caisse de dépôt et placement, c’est notre bas de laine collectif. Ça n’a pas de sens de perdre autant d’argent alors que la solution saute aux yeux : obtenir une entente qui respecte les gains de la négociation coordonnée de l’hôtellerie », ajoute François Houle, vice-président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Reine Elizabeth–CSN.

Les salarié-es tiendront le coup tant qu’il le faudra

Rappelons que les 600 salarié-es se sont fait mettre en lock-out après avoir rejeté massivement une offre insuffisante de l’employeur. Tout cela alors que plus de la moitié des syndicats participant à la ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie ont maintenant une entente. Le recours aux agences privées et la charge de travail sont des enjeux cruciaux dans cette négociation.

« Le Reine Elizabeth doit comprendre que ses 600 salarié-es tiendront aussi longtemps qu’il le faudra. Le mépris et les stratégies antisyndicales mènent l’employeur dans un cul-de-sac. La mobilisation d’aujourd’hui montre que les travailleuses et les travailleurs veulent se faire respecter », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes, qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Le syndicat exige que le Reine Elizabeth cesse son ingérence https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-exige-que-le-reine-elizabeth-cesse-son-ingerence/ Fri, 06 Dec 2024 12:00:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101302 Le syndicat de l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth a intenté une plainte pour dénoncer l’ingérence continuelle de l’employeur dans les affaires syndicales. En lock-out depuis le 20 novembre, les salarié-es réclament l’arrêt des multiples tentatives d’ingérence de leur employeur à travers ses communications pendant la négociation.

Cette plainte pour entrave, ingérence et domination des activités syndicales, négociation de mauvaise foi et demande d’ordonnance provisoire est entendue aujourd’hui au Tribunal administratif du travail (TAT). Elle vise à faire cesser les communications constantes et mensongères de l’employeur directement aux salarié-es depuis le début de la négociation. En effet, l’employeur communique continuellement avec les salarié-es pour influencer la négociation et discréditer le syndicat. La plainte s’ajoute à d’autres qui ont été déposées par le syndicat dans les derniers mois notamment pour dénoncer le recours à des briseurs de grève, alors que le Reine Elizabeth a déjà admis en avoir utilisé lors d’une séquence de grève récente.

Les relations de travail sont particulièrement tendues au Reine Elizabeth depuis plusieurs mois. Cet hôtel, propriété de la Caisse de dépôt et placement du Québec, a déjà été reconnu coupable à deux reprises de représailles antisyndicales plus tôt cette année pour avoir installé des caméras de surveillance devant le bureau du syndicat et pour avoir suspendu sans cause un vice-président du syndicat.

« Le Reine Elizabeth et la Caisse de dépôt et placement jouent à un jeu dangereux. Ce n’est pas en tapant sans cesse sur les salarié-es et sur le syndicat qu’ils réussiront à mettre fin au conflit. Comment ça se fait que la Caisse ne remette pas le Reine Elizabeth à l’ordre ? Le bas de laine des Québécoises et des Québécois perd des milliers de dollars dans un conflit qui pourrait être évité. Comment se fait-il que la Caisse accepte que le droit de négociation soit bafoué sans réagir ? », questionne Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Le Reine Elizabeth doit lâcher le bâton et négocier

Rappelons que les 600 salarié-es se sont fait mettre en lock-out après avoir rejeté massivement une offre insuffisante de l’employeur. Alors que plus de la moitié des syndicats participant à la ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie a maintenant une entente, le Reine Elizabeth continue de privilégier la ligne dure en refusant d’accorder les gains consentis ailleurs. Le recours aux agences privées et la charge de travail sont des enjeux cruciaux dans cette négociation. Ce lock-out s’ajoute à celui de l’Hôtel Radisson depuis le 1er novembre et à la grève générale illimitée à l’Hôtel PUR de Québec depuis le 13 septembre dernier.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Négociations dans l’hôtellerie : la CSN promet un automne chaud https://www.csn.qc.ca/actualites/negociations-dans-lhotellerie-la-csn-promet-un-automne-chaud/ Fri, 30 Aug 2024 14:00:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99299 Pour la deuxième fois ce mois-ci, 2 600 travailleuses et travailleurs débraient pour une journée de grève nationale dans les régions de Montréal, Québec et Sherbrooke. Les perturbations surprises affectent la dernière longue fin de semaine de l’été.

« Nous espérions ne pas en venir là, mais la situation l’oblige. Nous sommes témoins d’une tentative patronale de casser le mouvement de mobilisation que les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie ont bâti depuis quelques mois », explique David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.

Cette semaine seulement, trois hôtels montréalais ont été mis en lockout, soit l’Hôtel Bonaventure, l’Hôtel Marriott Château Champlain et le Double Tree by Hilton Montréal. La journée de grève fait suite à celle tenue le 8 août dernier par les travailleuses et les travailleurs de l’industrie hôtellerie.

« Plutôt que mettre des efforts à négocier, les employeurs préfèrent fermer des services comme le restaurant de l’hôtel, offrir des gratuités aux clients insatisfaits, bloquer les réservations de chambres et se priver ainsi de revenus substantiels. Ils essaient clairement d’épuiser les travailleurs et la mobilisation ! » ajoute le vice-président.

« La CSN a tout tenté pour arriver à des ententes de principe. Nous avons tenu 46 rencontres de négociation au cours des trois dernières semaines, sans résultat. Les employeurs se lancent la balle et attendent tous qu’un autre fasse une concession. Résultat? La moitié des tables de négociation sont toujours sans offre salariale de l’employeur ! » s’exclame Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN.

« Ces derniers jours, cinq syndicats se sont dotés d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Partout, les syndicats sont prêts à poursuivre la mobilisation cet automne, nous venons d’ailleurs de déposer cinq plaintes pour le recours illégal à des briseurs de grève au Fairmont Reine Elizabeth, au Bonaventure et au Marriott Château Champlain » conclut M. Valiquette.

Dans l’industrie hôtelière, la saison estivale fait place à celle des événements d’affaires et des banquets, lesquels génèrent une part importante des revenus annuels.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN
La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Négociation dans l’hôtellerie: le mouvement de grèves surprises s’amplifie https://www.csn.qc.ca/actualites/negociation-dans-lhotellerie-le-mouvement-de-greves-surprises-samplifie/ Sat, 17 Aug 2024 10:00:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99179 Le mouvement de grèves surprises s’amplifie dans le secteur de l’hôtellerie. Ce matin, les 350 salarié-es de l’hôtel Doubletree à Montréal ont annoncé un débrayage de 5 h 30 à 23 h 30 et les quelque 100 travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Faubourg Montréal terminent à 8 h ce matin une grève de 24 h. Les 600 employé-es de l’hôtel Reine Elizabeth étaient aussi en grève hier.

« Ces grèves surprises qui s’enchaînent les unes après les autres démontrent la détermination des travailleuses et des travailleurs à se faire entendre et respecter. Ces démonstrations renouvelées de la mobilisation et de la solidarité des salarié-es de l’hôtellerie envoient un message clair aux employeurs : ils doivent négocier sérieusement », observe Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Ce mouvement de grèves surprises ne cessera pas magiquement. Il est appelé à prendre encore plus d’ampleur si les employeurs ne mettent pas la pédale sur le gaz de la bonne volonté de négocier. Il n’en tient qu’à eux », conclut Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Nouveau mandat de grève pour les travailleuses et travailleurs de l’hôtel Reine Elizabeth https://www.csn.qc.ca/actualites/nouveau-mandat-de-greve-pour-les-travailleuses-et-travailleurs-de-lhotel-reine-elizabeth/ Mon, 12 Aug 2024 11:00:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99151 Les 600 travailleuses et travailleurs de l’hôtel Reine Elizabeth se sont dotés d’un nouveau mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Le mandat, voté dimanche après-midi en assemblée générale, a été adopté à la hauteur de 95% par les membres du syndicat et pourra être utilisé au moment jugé opportun.

Après avoir déclenché une série de grèves surprises et une journée de grève nationale aux côtés des autres syndicats de l’hôtellerie présentement en négociation, le syndicat espère maintenant que la menace d’une grève de plus grande envergure fasse débloquer les négociations avec l’employeur.

« Cette semaine, notre équipe de négociation sera à pied d’œuvre pour obtenir une entente et éviter la grève. Dès aujourd’hui, nous ferons des contre-propositions à l’employeur, notamment en ce qui a trait à la formation, aux agences de placement et à la charge de travail », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Avec notre mandat de grève d’un côté et les nouvelles contre-propositions de l’autre, nous nous donnons tous les moyens pour obtenir une entente de principe rapidement. Nous espérons une réponse sérieuse de l’employeur, autrement nous n’aurons d’autre choix que d’exercer d’autres séquences de grèves ou même la grève générale illimitée », poursuit Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

Après la journée de grève nationale tenue par 23 syndicats affiliés à la CSN le 8 août dernier, le syndicat du Reine Elizabeth a déclenché une succession de grèves surprises et a utilisé les trois derniers jours de son mandat de grève vendredi, samedi et dimanche.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Trois grèves surprises dans des hôtels à Montréal https://www.csn.qc.ca/actualites/trois-greves-surprises-dans-des-hotels-a-montreal/ Sat, 10 Aug 2024 14:30:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99146 Deux jours après une grève nationale de 24 heures, plus de 1000 travailleuses et travailleurs de l’hôtellerie tiennent une grève surprise à Montréal : 600 à l’hôtel Reine Elizabeth, 350 au Marriott Château Champlain et une centaine à l’hôtel Hyatt Place Montréal – Downtown. Pour le Reine Elizabeth, il s’agit de la troisième journée de grève depuis jeudi.

« L’employeur doit se rendre à l’évidence : la seule façon d’éviter les mouvements de grève et d’arriver à une résolution rapide du conflit de travail est de négocier véritablement. Les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie sont déterminés à se faire respecter », déclare Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Si les dirigeants de ces trois hôtels n’avaient pas encore mesuré la mobilisation des salarié-es, ils n’auront pas d’autre choix que de commencer à comprendre !  Aujourd’hui, 1000 travailleuses et travailleurs sont en grève. C’est sans compter l’appui des 330 000 membres de la CSN ! », termine Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

Monsieur Valiquette et Madame Ide seront présents avec les grévistes du Hyatt Place Montréal – Downtown ce matin.

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Grève surprise à l’hôtel Reine Elizabeth https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-surprise-a-lhotel-reine-elizabeth/ Fri, 09 Aug 2024 13:00:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99140

Au lendemain d’une journée de grève nationale et à l’approche des festivités de la fierté, les 600 travailleuses et travailleurs de l’hôtel Reine Elizabeth ont débrayé pour une journée supplémentaire de grève surprise.

« Avec l’employeur, c’est un pas en avant, deux pas en arrière. Il est temps qu’il démontre du sérieux à la table de négociation et qu’il favorise une résolution rapide du conflit de travail », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN), qui rappelle du même souffle que la Caisse de dépôt et placement du Québec, la CDPQ, est propriétaire de l’établissement.

« L’employeur doit prendre la mesure du sérieux et de la mobilisation des travailleuses et travailleurs du Reine Elizabeth. Toute la force des 330 000 membres de la CSN est de leur côté », poursuit Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

 

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Une grève nationale pour obtenir la juste part des profits du secteur hôtelier https://www.csn.qc.ca/actualites/une-greve-nationale-pour-obtenir-la-juste-part-des-profits-du-secteur-hotelier/ Thu, 08 Aug 2024 10:30:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99136 Plus de 2 600 travailleuses et travailleurs de l’hôtellerie issus d’une vingtaine d’hôtels de Montréal, Québec et Sherbrooke sont en grève aujourd’hui. Cette première journée nationale de grève montre l’ampleur de la détermination des salarié-es à obtenir de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires.

Les travailleuses et les travailleurs revendiquent notamment des augmentations salariales de 36 % sur quatre ans pour combler la perte du pouvoir d’achat liée à l’inflation, une bonification des vacances et des assurances et une protection contre une ingérence éventuelle des employeurs en cas de modification de la législation régissant les pourboires. Si cette grève ne permet pas d’obtenir des avancées rapidement aux tables de négociation, d’autres journées de perturbations sont à prévoir.

« Les hôteliers ne pourront pas faire la sourde oreille éternellement. On voit bien que les journées de grève les déstabilisent. Chaque fois qu’on retourne au travail, c’est le bordel dans les hôtels. S’ils veulent rapidement passer à autre chose, ils savent ce qu’ils ont à faire. Pour que les grèves cessent, ça prend de bons salaires et des avancées aux tables de négociation », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Le secteur hôtelier a connu une relance extrêmement rapide, tout ça grâce aux femmes et aux hommes qui accueillent la clientèle chaque jour. Les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie savent que s’ils veulent améliorer leur vie au travail, il n’y aura pas de cadeau de la part de leur employeur. C’est pour cette raison qu’ils sont en action tout l’été », de conclure Caroline Senneville, présidente de la CSN.

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Nouvelle grève surprise dans deux hôtels montréalais https://www.csn.qc.ca/actualites/nouvelle-greve-surprise-dans-deux-hotels-montrealais/ Thu, 01 Aug 2024 16:02:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99099 Plus de 400 travailleuses et travailleurs de l’hôtel Hyatt Place Montreal Downtown et de l’hôtel DoubleTree ont débuté une grève de 36 heures pour que les hôteliers leur concèdent des gains aux tables de négociation.

Il s’agit d’un quatrième débrayage à survenir dans le cadre de la 11e ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie CSN qui regroupe cette année 30 hôtels québécois et plus de 3500 travailleuses et travailleurs. Cette première séquence de grève pour ces deux hôtels montréalais, appartenant à Artifact Group, montre que le mouvement prend de l’ampleur. Plus tôt aujourd’hui, la CSN annonçait une première journée nationale de grève de l’hôtellerie le 8 août prochain.

« Les hôteliers se félicitent entre eux pour les profits records qu’ils font actuellement. Ils sont sur toutes les tribunes pour dire à quel point l’été est bon pour eux. Mais tout d’un coup, ils n’ont plus une cenne quand ils se présentent aux tables de négociation. Tant qu’ils ne comprendront pas qu’ils doivent partager les profits avec les travailleuses et les travailleurs, le mouvement de grève va continuer de grandir », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Les hôteliers devraient comprendre que c’est tout à leur avantage de reconnaître les efforts de leurs employé-es en réglant rapidement les négociations », poursuit Arianne Carmel-Pelosse, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

« Tout le monde qui a récemment fréquenté des hôtels au Québec peut témoigner à quel point ça coûte cher. Le prix des chambres a littéralement explosé. Les hôteliers ont eu leur relance : c’est au tour des travailleuses et des travailleurs de passer à la caisse », conclut Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

 

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Les travailleuses et travailleurs de l’hôtellerie du Saguenay–Lac-Saint-Jean veulent leur part du gâteau https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-travailleurs-de-lhotellerie-du-saguenay-lac-saint-jean-veulent-leur-part-du-gateau/ Mon, 08 Jul 2024 18:17:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=98623 La tournée de la négociation coordonnée de l’hôtellerie de la CSN est de passage au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ici comme ailleurs, les travailleuses et les travailleurs veulent améliorer leurs salaires et leurs conditions de travail alors que la croissance est soutenue dans le secteur.

L’Hôtel Château Roberval est le premier hôtel de la région à joindre la négociation coordonnée. Les travailleuses et les travailleurs se rassemblent ce midi pour partager un repas et discuter des enjeux de la négociation. Partout au Québec, les hôteliers ont profité de l’inflation pour augmenter de façon importante le prix des chambres. De leur côté, les travailleuses et les travailleurs des hôtels de la région ont vu leur pouvoir d’achat diminuer.

« Les hôteliers de partout au Québec s’attendent à une très belle année 2024. S’ils sont capables de faire de si bonnes affaires, c’est grâce aux efforts de leurs employé-es. En pleine crise du coût de la vie, nous négocions pour faire cesser l’appauvrissement et enrichir les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce–CSN.

Par ailleurs, le syndicat des employé-es du Delta Saguenay, qui a rejoint dernièrement la CSN, est en négociation pour sa toute première convention collective CSN. Un de leur objectif est de rejoindre la prochaine ronde de la négociation coordonnée de l’hôtellerie, une demande ayant été déposée en ce sens à l’employeur.

La tournée s’arrêtera donc au Delta demain midi pour rencontrer les membres du syndicat. Les syndicats de la négociation coordonnée donnent leur appui à cette revendication et sont prêts à leur venir en aide dans leurs moyens de pression, en cas de besoin.

Les sept demandes communes de la négociation coordonnée

  • Obtenir des augmentations salariales de 36 % sur quatre ans pour combler la perte du pouvoir d’achat liée à l’inflation.
  • Augmenter la contribution de l’employeur au régime d’assurance collective.
  • Encadrer la formation pour la relève et mieux appuyer les formateurs et formatrices.
  • Revoir l’accès et la rémunération pour les vacances annuelles pour attirer la relève et reconnaître l’expérience du personnel en place.
  • Éliminer le recours aux agences de placement.
  • Freiner la surcharge de travail pour mieux protéger le personnel.
  • S’assurer que les personnes salariées décident entre elles du partage des pourboires.

 

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Les travailleuses et travailleurs du Reine Elizabeth votent pour la grève à 95 % https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-travailleurs-du-reine-elizabeth-votent-pour-la-greve-a-95/ Wed, 03 Jul 2024 12:16:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=98560 En pleine saison estivale, les travailleuses et les travailleurs du Reine Elizabeth ont voté à 95 % en faveur d’un mandat de grève pour faire avancer leur négociation. Le syndicat de l’hôtel Le Reine Elizabeth, qui prend part à la négociation coordonnée de l’hôtellerie, souhaite ainsi accélérer les pourparlers visant à améliorer les conditions de travail et les salaires.

C’est lors de l’assemblée générale du 2 juillet que les travailleuses et les travailleurs ont voté pour un mandat de grève de 120 heures, dont une journée de grève coordonnée à travers le Québec. En plus de porter les demandes communes de la négociation coordonnée, le syndicat défend des demandes locales pour améliorer les conditions de travail et pour régler les problèmes d’application de la convention collective. Le syndicat veut profiter de la période des festivals et des nombreuses activités estivales pour se faire entendre.

« Si les travailleuses et les travailleurs du Reine Elizabeth ont décidé de voter pour un mandat de grève, c’est pour se faire prendre au sérieux par l’employeur. Nos relations de travail sont particulièrement difficiles et il est temps de rebâtir un bon climat de travail. Espérons que le mandat de grève sera un signal assez fort pour que l’employeur comprenne enfin qu’il doit accélérer la négociation et entendre nos demandes », lance François Houle, vice-président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Hôtel Reine Elizabeth – CSN.

« Des votes de grève vont se tenir dans plusieurs autres hôtels faisant partie de la négociation coordonnée dans les prochaines semaines. Si les hôteliers veulent profiter au maximum de la période estivale plus que prometteuse, ils doivent d’abord répondre aux demandes des travailleuses et des travailleurs. Les hôteliers ont pesé fort sur le crayon quand est venu le temps d’augmenter le prix des chambres pour les clientes et les clients. C’est maintenant le temps pour eux de reconnaitre les efforts de leurs employé-es », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce–CSN.

« La mobilisation sera au rendez-vous au Reine Elizabeth comme dans plusieurs hôtels de Montréal et de Laval cet été. Il est temps que les hôteliers comprennent que s’ils peuvent faire de si bonnes affaires, c’est grâce aux efforts des travailleuses et des travailleurs. En votant pour ce mandat de grève, les travailleuses et les travailleurs s’assurent d’être entendus », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3 500 travailleuses et travailleurs, issus de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Grève de 24 h dans deux scieries de Produits Forestiers D&G https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-de-24-h-dans-deux-scieries-de-produits-forestiers-dg/ Wed, 12 Jun 2024 13:38:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=98250 Faute d’avancées significatives à la table de négociation, les syndicats des travailleurs des scieries des Produits Forestiers D&G sont en grève pour 24 h à compter de 5 h du matin le mercredi 12 juin. Les établissements concernés sont ceux de Saint-Côme-Linière et de Sainte-Aurélie.

« L’employeur fait du surplace à la table de négociation depuis plusieurs semaines. C’est clair qu’il ne nous prend pas au sérieux malgré un mandat de grève adopté à 93 %. Encore hier, le syndicat de Sainte-Aurélie était en négociation et la partie patronale a maintenu ses positions. Nous avons donc le regret d’annoncer une première séquence de grève de 24 h », déclarent les représentants syndicaux des deux scieries.

Rappelons qu’un arrêt de travail pourrait avoir des impacts importants sur les autres établissements du groupe D&G dans la région. L’approvisionnement pourrait en être affecté, venant diminuer, voire arrêter le travail prévu dans les autres installations.

« L’objectif n’est pas et n’a jamais été de faire la grève à tout prix. Fondamentalement, le but est d’obtenir un bon règlement et la meilleure convention collective possible pour les travailleurs. On va mettre toutes les énergies qu’il faut pour les soutenir, qu’ils atteignent leurs objectifs et obtiennent le respect nécessaire à la conclusion d’une entente satisfaisante », ajoute Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

D’autres journées de grève sont à prévoir si l’employeur ne change pas de posture aux tables de négociation. Rappelons qu’il s’agit d’une négociation coordonnée, la première de leur histoire.

À propos

Le Syndicat des travailleurs de scieries–CSN et le Syndicat des travailleurs des produits forestiers D.G. ltée–CSN regroupent environ 200 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats.

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Les moyens de pression débutent dans l’hôtellerie https://www.csn.qc.ca/actualites/les-moyens-de-pression-debutent-dans-lhotellerie/ Sat, 08 Jun 2024 14:00:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=98170 En pleine fin de semaine du Grand Prix, la négociation coordonnée de l’hôtellerie passe en mode moyens de pression avec une projection immense sur l’hôtel Ritz Carlton. Réunis cette semaine, les 30 syndicats prenant part à la 11e ronde de négociation coordonnée ont adopté un mandat de moyens de pression alors que l’été s’annonce occupé dans l’hôtellerie.

On pouvait lire Notre relance à nous, c’est maintenant, sur la devanture du chic hôtel montréalais hier soir. Cette action visait à marquer le coup du début des moyens de pression pour obtenir des gains aux tables de négociation pour les 3500 travailleuses et travailleurs. Dans les prochains jours, les membres commenceront aussi à porter un objet de visibilité dans leur milieu de travail en appui à leur négociation.

« Tout le monde s’attend à un été très profitable dans le secteur hôtelier québécois. Les travailleuses et les travailleurs veulent leur juste part du gâteau de la croissance soutenue du secteur. Le prix des chambres a explosé de 67 % de 2020 à aujourd’hui. On ne peut pas en dire autant des salaires. L’inflation fait mal et ça va prendre de bonnes augmentations salariales. On porte sept demandes communes pour améliorer les conditions de travail de celles et ceux qui donnent les services à la clientèle. En passant en mode action, on s’assure d’avoir l’oreille attentive des hôteliers », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce–CSN.

Les 7 demandes communes de la négociation coordonnée

  • Obtenir des augmentations salariales de 36 % sur quatre ans pour combler la perte du pouvoir d’achat liée à l’inflation.
  • Augmenter la contribution de l’employeur au régime d’assurance collective.
  • Encadrer la formation pour la relève et mieux appuyer les formateurs et formatrices.
  • Revoir l’accès et la rémunération pour les vacances annuelles pour attirer la relève et reconnaître l’expérience du personnel en place.
  • Éliminer le recours aux agences de placement.
  • Freiner la surcharge de travail pour mieux protéger le personnel.
  • S’assurer que les personnes salariées décident entre elles du partage des pourboires.

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Estrie : cinq syndicats du transport scolaire de nouveau en grève demain https://www.csn.qc.ca/actualites/estrie-cinq-syndicats-du-transport-scolaire-de-nouveau-en-greve-demain/ Wed, 01 May 2024 17:44:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=96151 Ce jeudi 2 mai au matin, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion–CSN sera en grève pour 14 jours, du 2 au 15 mai. Pour leur part, le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus Coaticook–CSN, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie–CSN et le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus La Sapinière–CSN déclencheront une grève de deux jours, les 2 et 3 mai. Finalement, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons–CSN sera également en grève les 6 et 7 mai prochains.

« Le 29 mars chez B. Dion, le syndicat a déposé une offre de règlement à l’employeur. L’employeur n’était pas en mesure de faire un retour sur cette offre. Il y aura négociation le 2 mai, lors de la première journée de grève de la séquence de 14 jours consécutifs. Nous nous attendons à ce que l’employeur réponde sérieusement à cette offre, considérant sa capacité de payer », précise Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

« Aux Autobus Coaticook, le représentant de l’employeur a peu de disponibilité et vient d’annuler une des deux rencontres prévues en mai. L’employeur tarde à donner des mandats à ses représentants. Il refuse toutes demandes normatives déposées par le syndicat et n’est pas revenu sur les demandes monétaires », souligne monsieur Beaudin.

« Aux Autobus de l’Estrie, l’employeur ne négocie pas sérieusement, aucune offre monétaire sensée n’a été déposée. Il veut allonger l’échelle salariale pour économiser et veut retirer plusieurs clauses de mouvement de main-d’œuvre, permettant aux salarié-es d’obtenir un nombre d’heures adéquat par ancienneté en cours d’année : le syndicat refuse catégoriquement ces reculs », ajoute le président du conseil central.

« Chez La Sapinière, l’employeur prétend faussement être au maximum de sa capacité de payer. Or, nous avons vu les contrats et, à moins de gérer très mal son entreprise, nous savons qu’il a la capacité de bonifier ses offres considérant la valeur de ces contrats et de ce que représente la masse salariale sur ceux-ci », renchérit monsieur Beaudin.

« Aux Autobus des Cantons, l’employeur repousse sans cesse les discussions sur le volet monétaire depuis le début de la négociation. Maintenant, il offre des augmentations ridicules et il demande de couper dans la garantie des 200 jours rémunérés. C’est une attaque frontale envers les conditions de travail des membres alors que l’employeur a reçu une bonification importante de ses revenus, signale Denis Beaudin. En bref, tout ceci manque terriblement de sérieux ».

« Tous ces employeurs qui refusent d’entendre raison devront reconnaître les nouvelles données salariales qui sont en vigueur dans le secteur du transport scolaire. Plusieurs règlements au Québec prouvent enfin la reconnaissance du difficile travail des conductrices et des conducteurs. Tous les employeurs ont reçu une bonification variant de 15 à 30 % de la valeur de leurs contrats et cet argent doit se rendre dans les poches de celles et ceux qui conduisent les autobus. Si ces employeurs veulent régler leurs négociations rapidement, ils savent très bien ce qu’ils ont à faire et le plus tôt sera le mieux », conclut Stéphanie Gratton, présidente par intérim de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN (FEESP–CSN).

En tout, ces grèves touchent 213 circuits, ce qui représente environ 15 000 élèves.

La FEESP–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

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Négociation coordonnée de l’hôtellerie : c’est le tour des travailleuses et des travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/negociation-coordonnee-de-lhotellerie-cest-le-tour-des-travailleuses-et-des-travailleurs/ Tue, 30 Apr 2024 12:00:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=95975 Alors que le secteur hôtelier est en pleine croissance et que plusieurs conventions collectives arrivent à échéance dans les prochains mois, 30 syndicats de la CSN lancent la 11e ronde de négociation coordonnée. Touchés de plein fouet par l’inflation et la pénurie de personnel, les travailleuses et les travailleurs de l’hôtellerie débutent cette négociation en voulant obtenir leur part du gâteau.

Notre relance à nous, c’est maintenant 

Plus de 3500 travailleuses et travailleurs impliqués dans la négociation coordonnée se sont entendus pour porter une plateforme de sept demandes communes à leur table de négociation respective. Ces demandes visent à attirer et retenir le personnel dans le secteur, alors que la pénurie de personnel continue de représenter un défi énorme dans le secteur. Cette négociation intervient dans un contexte inflationniste où le prix des chambres d’hôtel a augmenté de 67 % de 2020 à aujourd’hui.

« La dernière ronde de négociation s’est déroulée en pleine pandémie. On a fait ce qu’il fallait pour aider le secteur hôtelier à se relancer. Maintenant que c’est chose faite et que le prix des chambres explose, il est temps de récolter notre juste part. L’inflation profite aux employeurs pendant qu’elle appauvrit les travailleuses et les travailleurs. Alors que les employeurs s’arrachent les employé-es, il est temps que les hôteliers fassent ce qu’il faut pour reconnaître notre travail », explique Michel Valiquette, responsable du secteur de l’hôtellerie et trésorier de la Fédération du commerce–CSN.

Les 7 demandes communes de la négociation coordonnée

  • Obtenir des augmentations salariales de 36 % sur quatre ans pour combler la perte du pouvoir d’achat liée à l’inflation
  • Augmenter la contribution de l’employeur au régime d’assurance collective
  • Encadrer la formation pour la relève et mieux appuyer les formateurs et formatrices
  • Revoir l’accès et la rémunération pour les vacances annuelles pour attirer la relève et reconnaître l’expérience du personnel en place
  • Éliminer le recours aux agences de placement
  • Freiner la surcharge de travail pour mieux protéger le personnel
  • S’assurer que les personnes salariées décident entre elles du partage des pourboires

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs de 30 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leurs employeurs respectifs.

Revue de presse

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Résidence Le Dufresne : il y a une limite à presser le citron https://www.csn.qc.ca/actualites/residences-pour-aine-es-le-dufresne-il-y-a-une-limite-a-presser-le-citron/ Wed, 17 Apr 2024 18:48:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=95473 Confinés au seuil du salaire minimum, les employé-es de la résidence pour aîné-es Le Dufresne dénoncent leurs conditions de travail. Ils tentent d’obtenir un salaire décent, mais ils se butent à un propriétaire méprisant, un groupe de médecins-entrepreneurs, qui exige des reculs salariaux importants. En parallèle, cette entreprise empoche des revenus provenant des coûteux loyers que paient les résidentes et les résidents.

Le propriétaire, Réseau MAclinique et sa filiale NOTREmaison, souhaite geler les salaires durant trois ans puis appauvrir sa quarantaine d’employé-es pour les années suivantes avec des augmentations annuelles de 1,5 %, soit un pourcentage bien au-dessous de l’augmentation du coût de la vie.

« Le Réseau MAclinique profite des angles morts du système de santé pour faire de l’argent sur notre dos et celui des aîné-es, insiste la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal–CSN, Véronique Girouard. Depuis toujours, nous flirtons avec le seuil du salaire minimum. Nous méritons une juste rémunération pour notre travail essentiel auprès des plus vulnérables de la société », ajoute Mme Girouard.

Tirer le maximum
Tout récemment, l’entreprise dit avoir greffé un nouveau volet à son entreprise : le développement immobilier. Ainsi, à la résidence Le Dufresne, une soixantaine de résidentes et de résidents ont été incités à quitter leurs logements afin que des travaux de rénovation esthétique y soient entrepris, dans le but de relouer ces appartements encore plus chers.

« En pleine crise du logement, cette décision a placé des aîné-es vulnérables dans une situation encore plus précaire. Les soins aux aîné-es ne devraient pas être une affaire de gros sous. Encore une démonstration éloquente que ce modèle ne fonctionne tout simplement pas. Pendant combien de temps encore le gouvernement fera-t-il la sourde oreille ? » déplore la vice-présidente responsable des secteurs privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Lucie Longchamp.

Dans les faits, la situation à la résidence Le Dufresne constitue un bel exemple des dérapages du privé en santé, quand des médecins choisissent les profits au détriment des soins aux aîné-es et du maintien du réseau public. « D’un côté, ces entreprises maintiennent leurs employé-es à bas salaires. De l’autre, elles tirent le maximum de profit auprès des aîné-es. Il y a une limite à presser le citron », martèle la dirigeante syndicale.

Ces agissements soulèvent d’importantes questions sachant que ce groupe est sur les rangs pour obtenir le contrat de construction d’un mini-hôpital privé dans la région de Québec, tel que promis par la Coalition Avenir Québec. « D’abord, il est important de rappeler que le projet de mini-hôpitaux privés de la CAQ ne répondra pas de façon adéquate aux besoins de la population en matière d’accès aux soins de santé, affirme la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN), Dominique Daigneault. Non seulement nous nous opposons à ce modèle de soins, mais le fait que le Réseau MAclinique soit sur les rangs pour obtenir le contrat dans la région de Québec en rajoute une couche ! La manière dont ce groupe de médecins-entrepreneurs traite ses employé-es et ses résident-es de la RPA Le Dufresne est totalement inacceptable ! Cette marchandisation des besoins en matière de santé et l’exploitation des employé-es qui y œuvrent doivent cesser. Les quelque 100 000 membres du conseil central sont solidaires avec les travailleuses et les travailleurs du Dufresne. Ils pourront compter sur notre appui tout au long de leur négociation », termine la présidente du CCMM–CSN.

Les pourparlers au Dufresne s’inscrivent dans la négociation coordonnée des centres d’hébergement privés affiliés à la CSN, qui a déjà donné lieu à plus d’une trentaine d’ententes. Partout au Québec, des propriétaires de résidences pour aîné-es ont accepté de verser un salaire de 18 $ l’heure à l’embauche.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal–CSN est affilié à la FSSS–CSN qui regroupe plus de 145 000 membres ainsi qu’au CCMM–CSN. Pour sa part, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1 600 syndicats, elle défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs.

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Entente de principe aux Jardins de Renoir  https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-aux-jardins-de-renoir/ Wed, 14 Feb 2024 13:51:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=94051 À quelques heures du déclenchement d’une grève générale illimitée, les travailleuses et les travailleurs de la résidence pour aîné-es (RPA) Les Jardins de Renoir ont accepté une entente de principe pour le renouvellement de leur convention collective.

Plusieurs des quelque 80 employé-es touchent des salaires qui dépassent à peine le seuil du salaire minimum. « Notre mobilisation a porté ses fruits, se réjouit la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal–CSN, Véronique Girouard. Notre nouvelle convention collective prévoit notamment une augmentation salariale de 2,75 $ l’heure sur deux ans, une bonification de toutes les primes ainsi que l’ajout d’une prime de 2 $ l’heure cumulative pour chaque personne du même titre d’emploi visé lorsque l’employeur ne parvient pas à remplacer une ou un salarié-e absent », précise-t-elle.

La nouvelle convention collective comporte aussi une bonification de la cotisation de l’employeur au régime d’épargne retraite équivalente à 3,5 % du salaire annuel de l’employé-e, une journée de congé personnel payé de plus de même qu’une hausse du nombre de semaines de vacances.

« Tout le mouvement CSN salue cette nouvelle entente qui permet d’améliorer les conditions de travail de ces salarié-es qui font un travail essentiel auprès des aîné-es », souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Les pourparlers aux Jardins de Renoir s’inscrivaient dans la négociation coordonnée des centres d’hébergement privés (CHP), qui a déjà donné lieu à plus d’une trentaine d’ententes partout au Québec. D’ailleurs, la convention collective se terminera le 31 mars 2025 à temps pour une nouvelle ronde de négociation coordonnée des CHP.

À leur juste valeur
Il faut rappeler que Les Jardins de Renoir jouissent d’une situation financière enviable. En effet, le géant québécois de l’immobilier Cogir possède cette résidence en partenariat avec Welltower, une compagnie américaine cotée en Bourse dont la valeur totale des actions est évaluée à près de 50 milliards de dollars.

« Je tiens à saluer la mobilisation des travailleuses et des travailleurs qui ont bravé le froid pendant leurs dix jours de grève. Ils ont su aller plus loin pour le bien de toutes et de tous, précise la vice-présidente responsable des secteurs privés de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Lucie Longchamp. Plusieurs d’entre eux sont à l’aube de la retraite et ont fait preuve d’une grande détermination afin d’améliorer les salaires pour leurs collègues plus jeunes. Je leur lève mon chapeau », ajoute la dirigeante.

« Il faut en effet souligner la solidarité et la détermination déployées par ces travailleuses et ces travailleurs pour se faire respecter. Tout au long de leur négociation, ils ont pu compter sur l’appui indéfectible des quelque 100 000 membres du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN) et de toutes les composantes de la CSN », termine la présidente du CCMM-CSN, Dominique Daigneault.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal–CSN, section Jardins Le Renoir, est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN (FSSS–CSN) ainsi qu’au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN). Pour sa part, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1600 syndicats, elle défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs.

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Une nouvelle séquence de grève aux Jardins de Renoir  https://www.csn.qc.ca/actualites/une-nouvelle-sequence-de-greve-aux-jardins-de-renoir/ Tue, 23 Jan 2024 14:53:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=93774 Devant l’attitude déplorable de leur employeur, le groupe Cogir, les travailleuses et les travailleurs du centre d’hébergement privé Les Jardins de Renoir lancent une deuxième séquence de grève d’une durée de sept jours. Durant cette période, tous les services essentiels requis par la loi seront assurés.

Les quelque 80 travailleuses et travailleurs tentent de renouveler leur convention collective depuis le printemps 2023. Le groupe Cogir s’entête à mettre sur la table des conditions salariales qui les maintiennent dans la précarité. Ainsi, plusieurs catégories d’emploi touchent des salaires qui dépassent à peine le seuil du salaire minimum. Pourtant, ce sont ces salarié-es qui, jour après jour, assurent les soins aux résidentes et aux résidents. Ces derniers déboursent d’ailleurs d’importantes sommes d’argent pour leurs loyers, en plus des services de soins à la carte qui peuvent représenter plusieurs centaines de dollars en surplus chaque mois.

Le propriétaire des Jardins de Renoir ne peut donc prétendre que sa situation financière actuelle constitue un frein pour verser un salaire décent à ses employé-es. La propriété de cette résidence résulte d’un partenariat entre le géant québécois de l’immobilier Cogir et Welltower, une compagnie américaine cotée en Bourse dont la valeur totale des actions est évaluée à près de 50 milliards de dollars !

Un modèle d’affaires déplorable
« Nous, les travailleuses et les travailleurs des Jardins de Renoir, ne demandons qu’un juste retour pour notre travail », souligne la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal–CSN, Véronique Girouard.

« Pour ces entreprises milliardaires, la moindre des choses est d’offrir des conditions de travail décentes à leurs employé-es. Il y a une limite à s’enrichir sur le dos de ses travailleuses et travailleurs et sur celui des aîné-es », dénonce la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Voici un autre exemple frappant des limites du modèle d’affaires des résidences privées où des propriétaires mettent leurs profits bien loin devant les conditions de travail de leurs employé-es, ajoute la vice-présidente responsable des secteurs privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Lucie Longchamp. De plus, au cours des dernières semaines, plusieurs places en résidence ont été fermées, et ce, sans préavis raisonnable pour les aîné-es et leurs familles. Ces gens n’en seraient pas là en plein mois de janvier si le Québec se dotait d’un programme entièrement public », précise la dirigeante.

« Les travailleuses et les travailleurs des Jardins de Renoir peuvent compter sur l’appui indéfectible des quelque 100 000 membres du conseil central et de toute la CSN dans leur lutte contre ces deux compagnies milliardaires », termine Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

Négociation à l’échelle du Québec
Les pourparlers aux Jardins de Renoir s’inscrivent dans le cadre de la négociation coordonnée des centres d’hébergement privés (CHP), qui a déjà donné lieu à plus d’une trentaine d’ententes.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal–CSN, section Jardins Le Renoir, est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui regroupe plus de 145 000 membres ainsi qu’au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). Pour sa part, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1600 syndicats, elle défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs.

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