Production des biens – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 08 Oct 2024 18:42:04 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Production des biens – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Beauce: les grévistes des scieries adoptent l’entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/beauce-les-grevistes-des-scieries-adoptent-lentente-de-principe/ Tue, 08 Oct 2024 16:00:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=100045 Réunis en assemblée générale vendredi dernier, les quelque 200 membres du Syndicat des travailleurs de scieries–CSN et du Syndicat des travailleurs des produits forestiers D.G. ltée–CSN se sont prononcés par vote secret sur les recommandations du conciliateur nommé par le ministère du Travail. Les ententes de principes ont été adoptées respectivement à 80 % et 66 %.

D’une durée de six ans, la nouvelle convention collective prévoit notamment des augmentations de salaire d’un minimum de 19,35 % ainsi qu’une augmentation des primes. Certains travailleurs iront chercher jusqu’à 5 $ l’heure de plus. Outre une protection IPC à compter de 2025 jusqu’à échéance à l’été 2029, la nouvelle convention intègre également des clauses types en santé et sécurité au travail.

« Pour nous, c’est un compromis acceptable pour les deux parties et nous sommes satisfaits du résultat », déclarent les représentants syndicaux des deux scieries.

Rappelons que les deux scieries étaient en grève générale illimitée depuis le 6 août. Une entente de principe était intervenue dans le dossier à la suite des recommandations du conciliateur nommé par le ministère du Travail. Toutefois, le travail sur les textes fut ardu et a duré près de trois semaines.

« On partait de loin dans ce dossier et il a fallu travailler fort pour en arriver à une entente satisfaisante pour toutes les parties, mais nous y sommes arrivés », explique Jérémy Temes-Dubé, vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), pour qui la forte mobilisation des membres a été déterminante dans le résultat.

« C’est la preuve que même dans un contexte de conflit de travail, avec une négociation bloquée, c’est possible d’en arriver à une entente négociée en présence d’un conciliateur, ajoute Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, mais pour y arriver, il faut que les parties prennent le processus au sérieux, se mettent au travail et négocient de bonne foi. »

À propos

Le Syndicat des travailleurs de scieries–CSN et le Syndicat des travailleurs des produits forestiers D.G. ltée–CSN regroupent environ 200 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats.

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Nouvelle convention collective pour les syndiqué-es de l’usine I.T.I. Hydraulik à Sainte-Julienne https://www.csn.qc.ca/actualites/nouvelle-convention-collective-pour-les-syndique-es-de-lusine-i-t-i-hydraulik-a-sainte-julienne/ Fri, 27 Sep 2024 20:55:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99847 Réunis en assemblée générale le 13 septembre dernier, les membres du Syndicat des travailleurs de I.T.I. Hydraulik–CSN ont voté, en majorité, en faveur du renouvellement de leur convention collective. Les revendications syndicales portaient surtout sur les clauses salariales.

« On partait de loin ! Au début des négociations, l’employeur voulait jeter la convention collective par terre avec ses 190 demandes de biffer des articles. Ça n’a pas été facile, mais nous sommes sortis de là sans aucun recul de nos conditions de travail », résume Patrick Parent, président du syndicat.

Les parties ont ouvert la convention collective un an avant son échéance afin de bonifier les salaires de 5 % et de porter la contribution de l’employeur à l’assurance de 50 % à 90 %. Les échelons salariaux ont aussi été éliminés afin de contrer les contrecoups de l’inflation.

 « On avait déjà absorbé une bonne partie de l’inflation, mais nous souhaitions tout de même un rattrapage salarial afin d’avoir le salaire que nous méritons », poursuit Patrick Parent.

Le contrat de travail d’une durée de 6 ans comprend notamment des augmentations salariales de 22,75 %, dont 11,75 % les deux premières années, ainsi qu’une augmentation de 1 % des contributions au REER, une bonification significative des primes de soir et de chef d’équipe, l’instauration d’une prime de formateur, des améliorations des droits syndicaux et la possibilité de conventionner des pratiques usuelles de l’employeur.

« L’expertise et le savoir-faire des membres du syndicat dans leur métier ainsi que leur mobilisation ont fait toute la différence. La fédération est fière des gains obtenus pour nos membres dans le cadre de cette négociation. Avec cette négociation, le syndicat a obtenu de très bonnes augmentations de salaire, surtout si l’on considère la réouverture de la convention collective avant son échéance », ajoute Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

« La cohésion des membres du syndicat ainsi que leur détermination a permis de faire bouger les choses à la table de négociation et d’obtenir une bonne convention collective », se réjouit Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs de I.T.I. Hydraulik–CSN représente plus de 30 salarié-es de l’usine de production située à Sainte-Julienne. L’entreprise est spécialisée dans la production de cylindres hydrauliques pour ascenseurs. Le syndicat est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) qui regroupe plus de 320 syndicats affiliés et compte quelque 25 000 membres œuvrant dans le domaine industriel québécois. Il est aussi affilié au Conseil central de Lanaudière–CSN qui représente, sur une base locale, plus de 14 000 membres répartis en près de 85 syndicats.

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Entente de principe entérinée chez Reliures Caron et Létourneau https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-enterinee-chez-reliures-caron-et-letourneau/ Fri, 07 Jun 2024 19:35:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=98164 Réunis en assemblée générale le 4 juin, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses des reliures Caron et Létourneau (CSN) ont entériné l’entente de principe intervenue quelques heures auparavant. Des augmentations de 13 % et 7 % sur deux ans ainsi que des aménagements de la gestion des horaires seront donc intégrés à la convention collective.

L’entreprise Reliures Caron et Létourneau, située à Labelle, se spécialise dans la reliure, la réparation et la remise à neuf de livres et d’ouvrages imprimés. Bien que le secteur du livre ait été profondément affecté par les changements technologiques, Reliures Caron et Létourneau occupe un créneau ciblé en fournissant des bibliothèques et des établissements d’enseignement, et compte sur une vingtaine de travailleuses et de travailleurs spécialisés dans le domaine.

Pour les travailleuses et les travailleurs, il importait toutefois d’améliorer leurs conditions salariales, malmenées par l’inflation. Cynthia Duval, présidente du syndicat, explique : « Nous sommes conscients de la nécessité de préserver l’entreprise familiale, mais il fallait aussi s’assurer que les actuels travailleurs y trouvent leur compte, eux aussi affectés par le coût de la vie. C’est dans cet esprit que les parties ont convenu d’une convention de deux ans. »

L’ajout de plusieurs clauses d’aménagement de la gestion des horaires, tels le fractionnement des jours de congé ou des vacances, le report complet des jours fériés et la reconnaissance du statut de temps partiel, vient s’ajouter aux améliorations de la convention.

Madame Duval conclut : « Notre défi est de reconnaître les travailleurs qui, pour plusieurs, cumulent plus de 20 ans de service tout en créant des conditions favorables à l’embauche de la relève et à la rétention du personnel. »

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des reliures Caron et Létourneau (CSN), créé en 1985, est affilié à la Fédération des industries manufacturières (FIM–CSN), au Conseil central des Laurentides (CSN), ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux.

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Grève imminente dans deux scieries de Produits Forestiers D&G https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-imminente-dans-deux-scieries-de-produits-forestiers-dg/ Mon, 03 Jun 2024 19:00:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=97950 Les syndicats des travailleuses et travailleurs des scieries des Produits Forestiers D&G ont adopté dans les dernières semaines un mandat de grève à plus de 93%. Aujourd’hui, face à l’intransigeance de l’employeur et les très faibles avancées à la table de négociation, la grève semble de plus en plus inévitable. Les établissements concernés sont ceux de Saint-Côme-Linière et de Sainte-Aurélie.

« L’employeur a tout ce qu’il faut pour éviter un arrêt de travail. Malheureusement, il propose actuellement des reculs substantiels dans nos conditions de travail. Il veut nous faire revenir 30 ans en arrière. Il veut pouvoir déterminer lui-même quand nous prenons nos vacances et propose des augmentations salariales complètement ridicules. C’est inacceptable! », scandent les représentants syndicaux des deux scieries.

Un arrêt de travail pourrait avoir des impacts importants sur les autres établissements du groupe D&G dans la région. L’approvisionnement pourrait en être affecté, venant diminuer, voire arrêter le travail prévu dans les autres installations.

« On a un employeur qui veut se comporter comme si nous étions encore dans les années 1970. Il va vite comprendre que le syndicat et les structures de la CSN qui l’entourent ne vont pas se laisser faire. Le conseil central va être derrière le syndicat à chaque instant, et tant qu’il le faudra. S’il n’est pas capable de faire preuve de respect pour ses travailleuses et ses travailleurs, on va lui imposer le respect. » insiste Mélanie Pelletier, vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN

Pour l’instant, aucune date de grève n’est prévue par les syndicats, mais ils indiquent qu’à moins que les choses ne changent de façon importante à la table de négociation, la grève pourrait arriver rapidement.

À propos

Le Syndicat des travailleurs (euses) de scieries (CSN) et le Syndicat des travailleurs des produits forestiers D.G. ltée–CSN regroupent environ 200 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelques 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats.

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Olymel, les porcs d’abord https://www.csn.qc.ca/actualites/olymel-les-porcs-dabord/ Wed, 20 Mar 2024 20:36:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=94775 Si vous lisez cette lettre au restaurant ce matin, vous croquerez peut-être une tranche de bacon produite en Ontario pour la première fois de votre vie. Vous ne goûtez pas la différence? Eh bien, pour des milliers de familles québécoises, ça en fait toute une!

Depuis un an, Olymel procède au laminage des emplois syndiqués dans ses usines de transformation de porcs du Québec. Quelques mois après avoir fermé sa plus vaste usine de transformation de porcs au Canada, celle de Vallée-Jonction, et fait disparaître d’autres usines de transformation ici, elle embauche maintenant ailleurs.

Tout récemment, Olymel transférait sa production de bacon destinée aux restaurants et aux institutions, de Drummondville vers Cornwall en Ontario. Bref, Olymel choisit de plus en plus de transformer dans ses usines de l’extérieur du Québec du porc québécois pour le revendre ensuite sur le marché québécois.

Mauvaises décisions

Olymel a reçu des centaines de millions en subvention et en investissement du gouvernement afin de sauver la «filière porcine québécoise». Doit-on comprendre que la filière porcine québécoise exclut de bons emplois pour les travailleurs du Québec?

Après avoir supprimé plus d’un millier d’emplois dans ses usines québécoises au cours de la dernière année, Olymel plaidait le mois dernier être devenue dépendante de pas moins de 1500 travailleurs étrangers temporaires. Rappelons que ceux-ci doivent respecter des conditions particulières pour demeurer au pays dont celle de demeurer à l’emploi exclusif d’Olymel. C’est la recette Olymel: le plus de profits possible.

Qu’Olymel se comporte ainsi ne surprendra pas ses travailleurs. Ils ont été les premiers témoins d’une succession de mauvaises décisions prises par les dirigeants, et ce, depuis la création d’Olymel, à partir d’autres abattoirs il y a 30 ans. Ils savent que la fierté québécoise d’Olymel se limite aux slogans. Ils savent depuis longtemps que chez Olymel, les porcs passent avant les humains.

Profits

Ce qui est le plus affligeant, c’est de constater qu’en 2024 ni Olymel ni son propriétaire, la coopérative Sollio, ni les producteurs de viande, ni même les élus aux différents paliers de gouvernement ne se soucient vraiment du sort de ces milliers de travailleurs.

Pourtant, si Olymel brasse aujourd’hui un chiffre d’affaires de 4,7 milliards de dollars, c’est bien grâce aux profits accumulés par la force de leurs bras et de leurs têtes et de leurs parents et de leurs grands-parents.

Et que dire de la CAQ? Vous rappelez-vous? On nous promettait de bons emplois dans toutes les régions du Québec. On ne savait pas trop de quels bons emplois François Legault parlait à l’époque. C’était pour se faire élire. Maintenant, on le sait.

De toute évidence, ça n’incluait pas les milliers de bons emplois déjà existants dans la transformation du porc québécois.

 

Alexandre Laviolette,
président,
Fédération du commerce (FC–CSN)

Lettre publiée dans le Journal de Montréal du 20 mars 2024

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Usine de papier Clermont : l’inaction de l’employeur met en péril plus de 150 emplois https://www.csn.qc.ca/actualites/usine-de-papier-clermont-linaction-de-lemployeur-met-en-peril-plus-de-150-emplois/ Tue, 12 Mar 2024 21:00:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=94590 Le Syndicat des employés de l’usine de papier Clermont dénonce aujourd’hui l’inaction de Produits forestiers Résolu (PFR) face à la crise qui secoue l’industrie du papier journal. L’usine, qui emploie plus de 150 personnes, est à risque de fermeture en raison du manque de vision et de planification de la part de l’entreprise.

L’effondrement du marché du papier journal n’est pourtant pas une surprise. « Il y a longtemps que l’employeur aurait pu voir venir la situation actuelle », affirme Éric Marinoff, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont. « Le marché du papier journal est en déclin depuis des années, et rien n’a été fait pour préparer l’avenir de l’usine de Clermont. Cette décision aura un impact considérable sur les travailleurs et travailleuses qui ont dédié tant d’années à cette entreprise. La perte de leur emploi aura des répercussions importantes sur leur vie et celles de leurs familles. De plus, la région risque d’en souffrir grandement. »

Le syndicat exige que Résolu prenne immédiatement les mesures nécessaires pour assurer la pérennité de l’usine de Clermont. Cela inclut notamment la recherche de nouveaux marchés pour les produits de l’usine, l’investissement dans des technologies innovantes et la collaboration avec les travailleurs et travailleuses pour trouver des solutions durables.

« Ils ont la responsabilité de protéger les emplois de ses employés et de contribuer à la vitalité économique de la région de Charlevoix. », souligne Karenne Tremblay, présidente du Syndicat des Travailleurs(euses) du Papier de Clermont – Section des employés de bureau. « Nous ne resterons pas les bras croisés à attendre une potentielle fermeture. »

Le syndicat invite la population de Charlevoix et les différents acteurs politiques de la région à se mobiliser pour sauver l’usine de papier Clermont.

« C’est l’avenir de l’usine et de la ville de Clermont qui est en jeu actuellement », conclut Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches. « Ensemble, nous pouvons forcer Résolu à assumer ses responsabilités et à sauver l’usine de Clermont. Ce sont plusieurs dizaines d’entreprises et plus d’une centaine de ménages qui vont être affectés directement par une fermeture. C’est seulement si tout le monde de la région travaille ensemble qu’on va y arriver. »

Aucune annonce de fermeture n’a encore été faite par l’entreprise. Néanmoins, la perte de gros contrats récemment ainsi que les nombreuses semaines de fermeture temporaire dans la dernière année ne donnent pas espoir pour l’avenir. Résolu tarde aussi à présenter une stratégie à long terme pour l’usine de Clermont.

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Les syndiqué-es de l’usine Bridgestone de Joliette se mobilisent https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndique-es-de-lusine-bridgestone-de-joliette-se-mobilisent/ Fri, 16 Feb 2024 19:24:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=94157 Les syndiqué-es de l’usine Bridgestone manifestent ce matin à Berthierville devant l’entreprise La boîte à Startup, où se tiennent les pourparlers en vue du renouvellement de leur convention collective. Rappelons que les 1 350 membres sont sans convention depuis le 1er septembre dernier.

Au cours des 20 dernières années, les renouvellements de conventions collectives des syndiqué-es de l’usine de Joliette ont été marqués par des demandes de recul sous promesse d’investissements et de consolidation des emplois. Cette fois-ci, la négociation qui se déroule sous le thème « Leur prochain investissement c’est nous » a pour objectif de se prémunir des effets de l’inflation tout en faisant face à la rareté de main-d’oeuvre. Les demandes syndicales ont pour objectif de permettre à l’usine de redevenir l’employeur de choix qu’il était autrefois dans la région et de garantir l’attractivité des postes offerts ainsi que la rétention du personnel.

Soucieux de réactualiser la convention collective et de la remettre au goût du jour, la partie syndicale a maintenu le cap en exigeant une réécriture en profondeur de nombreux articles. Maintenant que les parties ont réussi à s’entendre sur l’essentiel du normatif, les discussions ont cours sur les enjeux monétaires.

« Grâce à l’appui et à la mobilisation de nos membres, on a réussi jusqu’ici à s’entendre sur plusieurs changements importants pour les salarié-es. On entre maintenant dans le dernier mille de la négo. Comme exécutif syndical, on est heureux et fiers de pouvoir compter sur nos membres pour nous soutenir et mettre la pression nécessaire à un bon règlement », mentionne André Corriveau, président du syndicat.

Les syndiqué-es manifestent aujourd’hui pour rappeler à l’employeur qu’ils sont solidaires de leurs représentants syndicaux. Ils tiennent aussi à affirmer haut et fort que la paix industrielle doit passer par un partage juste et équitable des profits.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bridgestone de Joliette (CSN) représente plus de 1 250 salarié-es de l’usine de production située à Joliette. L’entreprise est spécialisée dans la confection de pneus. Le syndicat est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière – CSN (FIM-CSN) qui compte plus de 320 syndicats affiliés, représentant environ 25 000 membres oeuvrant dans le domaine industriel québécois. Il est aussi affilié au Conseil central de Lanaudière – CSN qui représente plus de 14 000 membres répartis en près de 81 syndicats sur son territoire.

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Béton du REM : La Caisse doit miser davantage sur le Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/beton-du-rem-la-caisse-doit-miser-davantage-sur-le-quebec/ Fri, 28 Aug 2020 20:19:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76256 La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) déplore la décision de recourir à du béton américain pour les dizaines de milliers de traverses du REM de Montréal, alors qu’une entreprise comme Béton provincial, de Matane, aurait été en mesure de livrer ces structures.

« Nous souhaitons vivement que le nouveau président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), Charles Émond, ne répète pas les erreurs du passé comme celle de n’exiger aucun contenu et assemblage locaux pour les trains du REM. Ces derniers seront d’ailleurs construits en Inde par une entreprise française », soutient Louis Bégin, président de la FIM-CSN qui en appelle également au nationalisme économique du gouvernement Legault.

La FIM-CSN rappelle que la CDPQ est actionnaire de Bombardier et sera également un des principaux actionnaires d’Alstom lorsque l’acquisition de Bombardier par l’entreprise française sera complétée. Bref, la Caisse dispose de leviers importants pour mener à bien ses deux mandats : rendement et de développement économique du Québec (pas de l’Inde).

« Si le contrat de béton était allé à Matane et celui des trains à La Pocatière, l’économie du Bas-Saint-Laurent serait en bien meilleure situation aujourd’hui. Avec un peu de volonté, les futurs investissements en transport en commun à Montréal ou à Québec pourraient créer des emplois dans les autres régions et tout le Québec en profiterait », ajoute Louis Bégin.

Autres contrats publics qui ont échappé au Québec

Le REM de la CDPQ n’est malheureusement pas une exception. La FIM-CSN rappelle que les nouveaux wagons de trains de banlieue d’exo (AMT auparavant) seront construits par une entreprise chinoise qui n’a toujours rien livré, après l’annulation d’un contrat avec Bombardier. En plus, le Journal de Montréal rapportait en décembre dernier que l’entreprise chinoise qui construit ces wagons s’approvisionne dans des mines de Madagascar où travaillent des enfants.

La société d’État VIA Rail a également confié un contrat pour de nouveaux trains à l’entreprise allemande Siemens qui utilisera ses usines de Californie pour ce contrat.

« Après le ralentissement lié à la COVID-19, la relance économique du Québec et du Canada passe par des décisions plus courageuses et plus favorables à notre industrie locale. Les autres pays ne se gênent d’ailleurs pas pour donner une longueur d’avance à leurs industries nationales dans les contrats publics », conclut Louis Bégin.

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Ottawa doit demander aux États-Unis de bloquer l’aluminium chinois https://www.csn.qc.ca/actualites/ottawa-doit-demander-aux-etats-unis-de-bloquer-laluminium-chinois/ Fri, 28 Aug 2020 13:05:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76245 Le tarif de 10 % réinstauré par l’administration Trump sur l’aluminium canadien est non seulement injustifié du point de vue de la sécurité nationale américaine, il rate aussi sa cible, puisque la baisse du prix de ce métal sur le marché mondial s’explique dans une large mesure par la surcapacité chinoise. La Chine inonde le marché nord-américain de son aluminium polluant transité par le Mexique, un pays qui produit d’ailleurs très peu de  ce métal. Actuellement, s’il y a un problème sur ce marché mondial, c’est loin d’être la faute du Canada. L’administration Trump doit trouver d’autres solutions.

« Ce n’est pas normal que Trump favorise les alumineries de la Chine. Nous demandons à Ottawa d’intervenir auprès du gouvernement américain pour que les deux pays fassent respecter ensemble le nouvel Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM ou USMCA en anglais). Celui-ci prévoit 70 % d’aluminium nord-américain dans la production d’automobiles. L’arrivée importante d’aluminium chinois par le Mexique compromet cet objectif et met en danger la sécurité de l’approvisionnement nord-américain », défend Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). L’ACEUM prévoit d’ailleurs une coopération entre les trois pays pour prévenir l’évasion douanière.

Comme la collaboration avec le gouvernement américain n’est plus chose facile depuis l’arrivée du président Trump et qu’il ne se gêne pas à imposer ses tarifs, la FIM–CSN estime que le gouvernement canadien doit pour le moment soutenir activement son industrie de l’aluminium.

 Ottawa devrait donc :

1- Accélérer la mise en place et la promotion d’une certification pour « l’aluminium vert » fabriqué à partir d’hydro-électricité et non à partir du charbon ou du gaz. Ce serait un avantage comparatif important pour l’aluminium canadien si cette réalité était connue des consommateurs. La traçabilité liée à cette certification devrait aussi permettre de prouver la provenance canadienne du métal et éviter les fausses affirmations sur l’origine du produit.

2- Prévoir un soutien financier pour améliorer la compétitivité de l’industrie de l’aluminium qui doit faire face à une concurrence féroce (et moins écologique) tout en naviguant dans une crise économique causée par la COVID-19. Il serait hasardeux d’attendre la fin du conflit pour soutenir l’industrie avec l’argent des tarifs. On ne sait pas dans combien de temps tout va se régler ni combien d’argent sera accumulé par le biais des tarifs.

3- À défaut de collaboration pour renforcer la production nord-américaine et mettre un terme aux tarifs, le Canada devrait répliquer fermement en mettant fin temporairement à l’ouverture prévue dans l’ACEUM pour les produits laitiers et ceux placés sous l’égide du système de la gestion de l’offre. Ce retour temporaire à une gestion de l’offre d’avant l’ACEUM aurait un impact important dans les États agricoles, comme le Wisconsin, qui sont des cibles électorales importantes pour le président Donald Trump.

Retrouver un climat propice à l’investissement

« Si le Canada ne peut plus compter sur son allié de toujours, il doit prendre les moyens pour envoyer un message clair et forcer les États-Unis à revenir à la table pour régler ce conflit injustifié. Les travailleuses et les travailleurs de l’aluminium veulent un marché nord-américain équitable qui permettra aux alumineries du Canada et des États-Unis d’investir. Ce n’est pas le cas en ce moment et l’avenir de notre industrie nationale est compromis », affirme Michel Desbiens, président du Syndicat national des employés de l’aluminium de Baie-Comeau–CSN.

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Mise à jour économique : des cibles ambitieuses et des moyens à préciser, estiment les centrales syndicales https://www.csn.qc.ca/actualites/mise-a-jour-economique-des-cibles-ambitieuses-et-des-moyens-a-preciser-estiment-les-centrales-syndicales/ Fri, 19 Jun 2020 19:04:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76070 Réagissant à la mise à jour économique du ministre des Finances Éric Girard, la FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD accueillent positivement le recours à la réserve de stabilisation afin de contrer le déficit de 14,9 milliards et la création d’une provision budgétaire de 4 milliards de dollars pour anticiper les effets d’une possible deuxième vague de contamination.

Les centrales sont toutefois perplexes quant au versement intégral des sommes prévues au Fonds des générations. Elles estiment que ces 2,6 milliards de dollars auraient été beaucoup mieux utilisés en étant investis dans la relance économique et dans la consolidation de nos services publics, grandement mis à l’épreuve depuis le début de la crise de la COVID-19. Les organisations syndicales rappellent que c’est justement cette obsession du remboursement de la dette qui est en partie tributaire de l’hécatombe constatée ces dernières semaines dans le réseau de la santé et des services sociaux.

La FTQ, la CSN, la CSQ et la CSD notent également que les prévisions de croissance économique, ambitieuses, de 6,0 % en 2021 et de 2,4 % de 2022 exigeront d’importantes mesures de relance économique. Afin d’y parvenir, le gouvernement doit rapidement convier l’ensemble des acteurs socioéconomiques afin de détailler les mesures de relance à privilégier. C’est en ce sens qu’elles ont publié hier la plateforme Repenser et relancer le Québec disponible sur leur site Internet respectif.

Par ailleurs, les centrales syndicales indiquent qu’une fois soustraits la provision de 4 milliards et les versements au Fonds des générations, le déficit réel s’approche de la somme de 8,3 milliards, un déficit important, certes, mais bien moindre que les 15 milliards annoncés aujourd’hui. Aussi, elles soulignent que l’année 2019-2020 s’est soldée, une nouvelle fois, avec un surplus beaucoup plus élevé qu’initialement prévu. Le Québec amorçait donc la crise économique dans une situation financière plus qu’enviable.

Citations

« La FTQ se réjouit de l’engagement public du ministre de ne pas reprendre la stratégie de l’austérité de l’ancien gouvernement libéral qui a tant fait mal à nos services publics. Nous saluons aussi la volonté de Québec de mettre le temps qu’il faut pour lutter contre le déficit. Cependant, le gouvernement devra être au rendez-vous pour améliorer les conditions d’exercice d’emplois et les salaires des travailleuses et travailleurs du secteur public. » – Daniel Boyer, président de la FTQ

« Les objectifs de croissance économique du gouvernement sont ambitieux, mais atteignables. Pour y parvenir, le gouvernement doit réunir l’ensemble des acteurs économiques afin de réfléchir aux meilleures stratégies pour appuyer la relance. Celles-ci ne peuvent se réduire à l’accélération de projets d’infrastructure déjà prévus. Des choix de société sont à faire et des mesures particulières doivent être pensées et développées collectivement. Le gouvernement doit favoriser le dialogue social pour atteindre les objectifs qu’il se fixe aujourd’hui. » – Jacques Létourneau, président de la CSN

« La mise à jour économique confirme que le Québec a évité le pire avec des surplus importants accumulés lors des dernières années, notamment le nouveau surplus de 3 milliards pour 2019-2020. Ces montants nous permettent de mieux passer au travers de la pandémie. C’est une bonne nouvelle, puisque personne ne veut revivre l’austérité qui a coupé les services aux familles et aux aîné-es, particulièrement à celles et à ceux en situation de vulnérabilité. Pour soutenir la relance, il nous apparaît plus pertinent que jamais d’investir en éducation, en enseignement supérieur, en santé et en petite enfance, où les besoins sont criants. » – Sonia Ethier, présidente de la CSQ

« Le gouvernement s’engage à retourner à l’équilibre budgétaire d’ici cinq ans, et ce, sans que ça se fasse au détriment des services publics ou par une hausse du fardeau fiscal des Québécoises et des Québécois. S’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les services publics, nous croyons sincèrement qu’il y a des choses à explorer du côté des entreprises qui tentent d’échapper au paiement de leur juste part, notamment les géants du numérique. Québec doit augmenter la pression sur Ottawa pour mettre en place une taxe temporaire, le temps que les travaux de l’OCDE aboutissent. » – Luc Vachon, président de la CSD

 

 

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Un autre coup dur pour Bombardier La Pocatière https://www.csn.qc.ca/actualites/un-autre-coup-dur-pour-bombardier-la-pocatiere/ Wed, 03 Apr 2019 10:00:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=70835 Le Syndicat des employés de Bombardier La Pocatière–CSN (SEBLP), le Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN (CCBSL) et la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN (FIM) déplorent l’annonce de la mise à pied de 85 travailleuses et travailleurs à l’usine de Bombardier La Pocatière.

« Même s’il s’agit probablement de mises à pied temporaires, nous sommes toujours frappés durement par les annonces qui réduisent notre capacité de production. À chaque fois, ce sont des hommes et des femmes qui doivent faire face à une baisse drastique de revenus, qui a un impact important sur leur vie personnelle et familiale, de souligner Claude Michaud, président du SEBLP–CSN. Alors que nous revendiquons un minimum de 20 à 30 % de contenu local, nous avons vu plusieurs contrats entiers nous passer sous le nez, des projets qui, avec une garantie de contenu canadien ou québécois, nous auraient assuré des emplois plus stables. »

« En deux ans, ce sont trois contrats d’importance qui ont échappé aux travailleuses et travailleurs de La Pocatière, de dénoncer Louis Bégin, président de la FIM–CSN. Pensons simplement aux 212 voitures du Réseau express métropolitain qui ont été confiées à Alstom en Inde au mois d’avril 2018 ou à la seconde série de 24 voitures de l’Agence métropolitaine de transport, dont le contrat a été octroyé à la China Railway Rolling Stock Corporation, en mai 2017. Puis finalement, le 27 novembre dernier, VIA Rail annonçait l’octroi d’un contrat à l’allemande Siemens pour la fabrication de 32 nouveaux trains bidirectionnels desservant le corridor Québec-Windsor, alors que l’usine de La Pocatière détient toute l’expertise nécessaire à la réalisation de ces contrats. »

« Actuellement, nous finançons des projets publics à grands coups de milliards de dollars et ce sont des entreprises étrangères qui ramassent le pactole. L’impact direct de ces décisions, nous le voyons clairement aujourd’hui. Les gouvernements fédéral et provincial devront un jour rendre des comptes aux travailleuses et travailleurs qui perdent leur emploi, ainsi qu’à leurs familles. Alors qu’ils avaient le pouvoir de déterminer une portion de contenu local, ils devront nous expliquer pourquoi ils n’ont rien fait », de conclure Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN regroupe 110 syndicats et représente environ 10 000 membres provenant de tous les secteurs d’activité.

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La FIM souhaite que le contrat revienne au Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/la-fim-souhaite-que-le-contrat-revienne-au-quebec/ Fri, 18 Jan 2019 20:22:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69920 À la suite de l’annulation du contrat de desserte maritime des Îles-de-la-Madeleine liant le gouvernement du Québec et la Coopérative de transport maritime et aérien (CTMA), la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) souhaite que le gouvernement favorise désormais un investissement local, au Québec.

« Le gouvernement dispose désormais de tous les pouvoirs lui permettant de confier la construction de ce navire à un chantier québécois qui dispose de la grande expertise que nous avons développée ici. Les déboires récurrents que connaît le F.A. Gauthier depuis les débuts de sa vie utile nous indiquent clairement que les chantiers navals étrangers ne disposent pas toujours de l’expertise pour faire face à nos conditions météorologiques, de souligner Louis Bégin, président de la FIM–CSN. Nous comprenons les inquiétudes des Madeliniennes et des Madelinots et nous ne souhaitons pas que cette annulation mette en péril le service essentiel de traversier auquel ils ont droit. »

Contestée devant les tribunaux par le chantier naval Davie, la CTMA avait décidé unilatéralement de confier le contrat de construction de son futur navire à un chantier européen. Selon la poursuite déposée, les règles entourant le processus d’appel d’offres pour l’achat d’un navire subventionné entièrement par les fonds publics n’auraient pas été respectées.

« Après la perte récente de plusieurs contrats importants qui nous ont filé entre les doigts au bénéfice de compagnies étrangères, nous croyons qu’il est grand temps que le gouvernement fasse appel à des entreprises manufacturières québécoises, particulièrement lorsque ces projets sont financés à 100 % par les contribuables », de conclure le président de la FIM–CSN.

La FIM–CSN rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe quelque 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Le syndicat demande une rencontre avec l’employeur PPG https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-demande-une-rencontre-avec-lemployeur-ppg/ Tue, 27 Nov 2018 11:00:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69493 Le Syndicat des employés de Sico inc. (CSN) (SES) et le Syndicat des employé-es de Sico inc. Longueuil (CSN) (SESL) demeurent en attente d’une rencontre avec leur employeur à la suite de l’annonce du déménagement de leurs opérations en Ontario.

Réunis en assemblée générale le 22 novembre dernier, les travailleuses et travailleurs de l’usine de Beauport ont donné le mandat aux représentants de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN (FIM) d’interpeller l’employeur PPG, afin d’obtenir une rencontre le plus rapidement possible.

« Pour nous, plusieurs précisions sur la situation s’imposent et de nombreuses questions sur notre avenir demeurent sans réponse puisque la fermeture n’est annoncée qu’en septembre 2019 et l’échéancier précis n’est pas encore connu pour le moment », de préciser Sylvain Charbonneau, président du SES.

« À l’aube du temps des fêtes, la perte de cette entreprise québécoise implantée ici depuis plus de 80 ans constitue un dur coup, et ce, autant pour les travailleuses et les travailleurs que pour l’économie régionale », de dénoncer Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).

Le géant américain de la peinture PPG avait acquis Sico en 2012. La récente fermeture des centres de rénovation Rona, son principal client, avait imposé une incertitude sur les activités de l’entreprise.

« Nous trouvons désolant qu’une entreprise enracinée de la sorte au Québec, qui détenait historiquement une solide réputation, se comporte de la sorte avec ses salarié-es. Malgré l’affection de la clientèle à cette grande marque, PPG, dont le siège social est à Pittsburgh, a choisi de mettre cavalièrement un terme à ses opérations au Québec, ce que nous déplorons vigoureusement. Nous sommes donc impatients d’obtenir des réponses à nos questions », de renchérir Normand Dubé, président du SESL depuis 1990.

« Pour nous, une chose demeure certaine : PPG nous démontre clairement qu’il n’a aucune considération pour les travailleuses et les travailleurs qui enrichissaient ses actionnaires et encore moins pour les Québécoises et les Québécois, fidèles aux produits de qualité de Sico qui étaient fabriqués ici », de conclure Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

Le Syndicat des employé-es de Sico inc. Longueuil (CSN) regroupe 45 salarié-es alors que le Syndicat des employés de Sico inc. (CSN) compte environ 70 travailleuses et travailleurs.

Le Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN) rassemble environ 31 000 membres, issus des secteurs privé et public, sur une base régionale. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente 240 syndicats et plus de 45 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

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Nouvelle opération de signatures https://www.csn.qc.ca/actualites/nouvelle-operation-de-signatures/ Sat, 26 May 2018 11:00:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=67745 Ce samedi, de 10 h à 14 h, des militantes et des militants de partout au Québec tiennent une nouvelle opération de signatures aux portes de 25 succursales de la Société des alcools du Québec. Cette action tenue le jour de la consigne s’inscrit dans le cadre de la campagne Je signe pour la consigne/Verre : la fin du gaspillage.

« Le succès de notre première séance de signatures tenue le 9 décembre dernier nous démontre clairement l’appui de la population à l’instauration d’une consigne sur toutes les bouteilles vendues à la SAQ. Actuellement, nous avons atteint plus de 25 000 signatures et nous comptons bien en ajouter plusieurs milliers d’ici le dépôt des pétitions à l’Assemblée nationale, avant la fin de la présente session parlementaire, de déclarer Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux. Pour nous, une chose demeure certaine : il faut mettre fin au gaspillage du verre et la consigne à la SAQ demeure LA solution. »

Hier, en réaction aux actions menées par la CSN, le SCFP-Québec FTQ et les Métallos FTQ, les médias nous apprenaient que la SAQ a changé de ton à ce sujet et que désormais, elle se plierait à la décision du gouvernement si celui-ci décidait d’instaurer une consigne sur toutes les bouteilles vendues dans ses magasins. Ce changement de position de la part de la SAQ doit impérativement inciter le gouvernement et les partis politiques à prendre position en faveur de cette consigne.

« Trop de verre se retrouve encore dans les sites d’enfouissement. Voilà pourquoi, au même moment, l’usine d’Owens Illinois doit acheter du verre à fort prix dans le reste du Canada et aux États-Unis. Cette situation est totalement absurde », lance Dominic Lemieux, adjoint au directeur québécois des Métallos, dont le syndicat représente les travailleurs de l’usine de fabrication de verre Owens Illinois à Pointe-Saint-Charles. De plus, en utilisant davantage de verre recyclé dans les recettes de fabrication de nouveau verre, on peut réduire les émissions de GES liées au procédé et au transport du verre.

Cette semaine, les 125 députés de l’Assemblée nationale ont reçu une bouteille de vin vide pour les sensibiliser à l’importance d’instaurer une consigne sur les bouteilles de vin et de spiritueux puisqu’aucun système de consigne n’existe au Québec et que les centres de tri peinent à traiter adéquatement le verre afin qu’on puisse lui donner une seconde vie. Le Québec et le Manitoba sont les seules provinces à ne pas avoir de consigne sur leurs bouteilles de vin et de spiritueux.

« La SAQ dispose d’un réseau de distribution efficace et bien implanté dans toutes les régions du Québec. Les camions se rendent remplis de bouteilles dans plusieurs points de vente et de distribution pour ensuite revenir vides vers les entrepôts. On peut facilement penser à un système de consigne intelligent en tirant profit de l’extraordinaire réseau de distribution de la SAQ », d’expliquer Denis Bolduc, président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec). En ce sens, les trois syndicats invitent les parlementaires à exiger une plus grande responsabilité sociale et environnementale de la part de la société d’État qu’est la SAQ.

Les trois organisations syndicales invitent également la population à signer en grand nombre la pétition en ligne jusqu’au 9 juin sur le site de l’Assemblée nationale :

https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-7249/index.html

À l’approche des élections provinciales, les députés auront bientôt l’occasion de s’engager à mettre en place un système de consigne sur les bouteilles de vin et de spiritueux digne de ce nom, pour enfin mettre un terme au scandale du verre.

 

Liste des SAQ où il y aura une séance de signatures

Source :

Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec FTQ)

Syndicat des Métallos (FTQ)

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Encore sous le choc, les membres du syndicat expriment leur frustration https://www.csn.qc.ca/actualites/encore-sous-le-choc-les-membres-du-syndicat-expriment-leur-frustration/ Fri, 06 Apr 2018 19:22:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=67025 Au sortir de l’assemblée des créanciers tenue hier à Montréal, les membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Pharmetics (STTP–CSN) présents ont exprimé leur frustration en lien avec la fermeture sauvage de Pharmetics 2011, le 16 mars dernier.

« L’an dernier, l’employeur avait demandé au syndicat de négocier rapidement, en quelques heures seulement, des conditions visant à satisfaire le futur actionnaire, dont le nom ne pouvait être divulgué, qui détenait déjà 80 % des parts selon les informations que nous détenions.  Pour nous, ce fut une mission accomplie, de préciser Marcel Robert, président du STTP–CSN. Malgré nos efforts afin d’en arriver à une entente rapide, le chef de la direction, monsieur Mario Ricci, nous annonçait en février des difficultés financières et la possibilité qu’il place l’entreprise sous la Loi sur la faillite et l’insolvabilité ».

Le 16 mars dernier, après quelques heures de travail, les salarié-es ont appris leur mise à pied et la perte de leur emploi. Ils et elles ont dû quitter avec leurs effets personnels, sous le regard des gardiens de sécurité déployés dans le cadre de la fermeture.

« Ce fut un énorme choc, puisqu’une semaine avant la fermeture, il y avait encore espoir à la suite de la visite d’un nouvel investisseur potentiel. Ce n’est qu’hier, lors de l’assemblée des créanciers, que Mario Ricci nous a précisé qu’à la suite du décès de Barry Sherman, l’actionnaire qui détenait 80 % des parts de Pharmetics, la succession du défunt se désistait du projet d’investissement dans notre entreprise, de déplorer monsieur Robert. Or, il faut se remémorer que les travailleuses et les travailleurs ont toujours été sensibles et ont toujours participé aux efforts lorsque des difficultés financières menaçaient leur emploi en acceptant des baisses salariales pour maintenir la rentabilité de l’entreprise. Depuis avril 2017, le syndicat n’a jamais été approché pour trouver des avenues aux problèmes financiers qui ont mis un terme aux activités de l’entreprise. Après tous ces efforts, nous sommes frustrés d’en arriver là ».

Le STTP–CSN rassemble environ 120 salarié-es affiliés à la FIM qui représente plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec.

 

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Rencontre avec le député Merlini https://www.csn.qc.ca/actualites/rencontre-avec-le-depute-merlini/ Wed, 14 Feb 2018 14:17:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=66206 Vendredi dernier, les représentants du Syndicat national des travailleurs en accessoires électriques (CSN) (SNTAE) ont rencontré Richard Merlini, député provincial de La Prairie.

« Nous avons eu des échanges cordiaux sur l’avenir qui attend les travailleurs et les travailleuses de GE Power à La Prairie. Nous voulions des engagements clairs de sa part et, pour le moment, monsieur Merlini nous a précisé qu’il allait aborder la question avec le premier ministre Philippe Couillard et qu’il comptait également rencontrer Pierre Moreau, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, et Dominique Anglade, ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation pour faire le point sur la situation. Donc, d’ici environ deux semaines, nous serons en mesure de savoir ce que le gouvernement compte faire afin de préserver les emplois et l’expertise que nous avons développée à notre usine », de déclarer Hugues Rolland, président du SNTAE.

« Ce fut une excellente rencontre où les discussions respectueuses sont allées bien au-delà des enjeux des emplois locaux, car l’usine de La Prairie a développé un savoir-faire et une expertise unique au Québec », a indiqué pour sa part Richard Merlini.

Rappelons que le 28 novembre dernier, GE Power a annoncé la fermeture de son usine située à La Prairie dans un plan de compressions touchant 12 000 employé-es à travers le monde. Mise en service lors de la création même d’Hydro-Québec, il y a 53 ans, cette usine compte environ 200 travailleurs et travailleuses qui cumulent en moyenne 27 années de service, dont environ 80 sont syndiqués.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les salarié-es de GE Power reçoivent un appui unanime du conseil municipal https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-de-ge-power-recoivent-un-appui-unanime-du-conseil-municipal/ Tue, 06 Feb 2018 11:00:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=66027 Réunis dans le cadre de la réunion mensuelle du conseil municipal de la ville de La Prairie hier soir, les membres du Syndicat national des travailleurs en accessoires électriques (CSN) (SNTAE) ont demandé puis reçu un appui unanime de la municipalité dans leur lutte qui vise à préserver leurs emplois.

« Ce matin, nous sommes très heureux de pouvoir compter sur les élu-es de La Prairie en tant qu’allié-es dans notre lutte visant à sauver des emplois qui ont été créés ici, pour répondre à une demande unique d’une société d’État d’ici. Nous attendons toujours une réponse de l’employeur qui doit nous préciser une date de rencontre avant la fin de cette semaine. Nous espérons cette rencontre le plus tôt possible afin de bien comprendre les intentions de la compagnie, de déclarer Hugues Rolland, président du SNTAE. Nous attendons également la confirmation d’une rencontre avec Hydro-Québec, qui est toujours le principal client de notre usine, afin de connaître la position de la société d’État relativement à sa politique d’acquisitions de fournitures pour l’entretien de ses installations ».

Rappelons que le 28 novembre dernier, GE Power a annoncé la fermeture de son usine située à La Prairie dans un plan de compressions touchant 12 000 employé-es à travers le monde. Mise en service lors de la création même d’Hydro-Québec, il y a 53 ans, cette usine compte environ 200 travailleurs et travailleuses qui cumulent en moyenne 27 années de service, dont environ 80 sont syndiqués.

« Ce qui semble se dessiner, c’est une délocalisation pure et dure de la production des composantes qui ont été inventées au Québec, grâce à de l’argent public et à une expertise développée ici. Nous nous expliquons mal cette décision puisque les relations de travail étaient très bonnes et que la compagnie était plus que rentable. Hier soir, nous avons dévoilé notre thème de campagne qui vise à garder GE Power dans un réseau Branché Local », d’expliquer Louis Bégin, président par intérim de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN (FIM).

« Lorsqu’une société d’État encourage et soutient le développement d’une expertise locale, nous sommes d’avis qu’elle se doit de poursuivre des objectifs de développement local et régional. Dans la mesure où GE Power n’est plus en mesure de répondre à cette demande, qu’elle cède ses opérations à des intérêts québécois qui, eux, sauront poursuivre ces opérations », de souligner Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

La FIM rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats provenant de toutes les régions du Québec. Le Conseil central de la Montérégie regroupe près de 30 000 membres des secteurs public et privé.

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Des droits sur les exportations du papier journal jugés inquiétants, estime la FIM-CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/des-droits-sur-les-exportations-du-papier-journal-juges-inquietants-estime-la-fim-csn/ Thu, 12 Oct 2017 13:10:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=64379 La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) est grandement préoccupée par l’effet catastrophique qu’aura l’imposition en 2018 de droits compensateurs et antidumping à 18 usines de papier journal au Canada, dont 10 au Québec.
Rappelons que le 9 août dernier, Norpac, un producteur américain de papier journal dans l’État de Washington, a déposé une plainte au ministère américain du Commerce (DOC) selon laquelle l’industrie canadienne bénéficie de subventions. D’après Norpac, il s’agit là de concurrence déloyale qui permet au Canada de vendre son papier journal à un prix très bas aux États-Unis.
Pour le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (CSN), Mathieu Lafleur, la nouvelle imposition est toute aussi inquiétante pour l’industrie forestière québécoise que les droits imposés à l’industrie du bois d’œuvre et au papier surcalandré. « La dernière plainte, qui porte cette fois non pas sur le bois d’œuvre, mais sur le papier journal, constitue une attaque supplémentaire qui doit être fermement dénoncée, tout comme les nouveaux droits compensatoires imposés par les États-Unis, qui sont complètement déraisonnables et insensés », affirme-t-il.
Dans cette optique, l’annonce du gouvernement sur l’élargissement du mandat de négociation donné au négociateur pour le Québec dans le dossier du bois d’œuvre, Raymond Chrétien, afin d’ajouter le papier journal au débat sur le bois d’œuvre et le papier surcalandré, est pour Mathieu Lafleur une bonne nouvelle. « La tendance que prend le ministère américain du Commerce d’imposer rapidement des droits, et ce à chaque fois qu’il y a une plainte, n’annonce rien de bon et doit absolument être soulevée par le gouvernement canadien dans ses discussions actuelles avec son homologue américain », poursuit-il.
Mathieu Lafleur invite tous les acteurs de l’industrie forestière du Québec à pousser dans le même sens pour protéger l’industrie du papier, très fragilisée par la transformation des moyens de communication et par les changements technologiques. « Nous devons continuer à défendre et à promouvoir le secteur du bois et du papier au Québec et faire front commun pour se prémunir contre les offensives irresponsables des Américains à notre endroit. Québec et Ottawa doivent également investir les ressources nécessaires pour le développement de nouveaux créneaux de production. On ne pourra pas passer à côté », conclut le président de la FIM-CSN.

 

 

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Quel sort pour la souveraineté culturelle du Québec? https://www.csn.qc.ca/actualites/quel-sort-pour-la-souverainete-culturelle-du-quebec/ Tue, 18 Jul 2017 17:40:36 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=61234 La CSN s’inquiète de ce qui pourrait advenir de mécanismes visant à protéger certains secteurs économiques du Québec à la suite de la renégociation de l’ALENA qui s’annonce à la mi-août. Elle demande en outre au gouvernement fédéral de se montrer intraitable et de faire preuve de fermeté concernant la défense de systèmes qui sont bénéfiques pour des pans entiers de l’économie québécoise.

La présidente de la Fédération nationale des communications (FNC–CSN), Pascale St-Onge, est limpide. « Il serait dangereux de s’engager dans un accord de libre-échange alors qu’on ne connaît même pas encore quelle sera la nature de la nouvelle politique culturelle fédérale à l’ère du numérique et que nos médias d’information ainsi que nos créateurs de contenus vivent déjà une période difficile financièrement. Nous devons d’abord connaître les mécanismes de financement et de soutien aux industries culturelles et médiatiques qui seront mis en place par le gouvernement Trudeau », souligne-t-elle en rappelant qu’il est difficile pour un gouvernement de légiférer en faveur de nos entreprises lorsque les règles du libre-échange sont déjà conclues entre deux États.

« La culture et l’information ne sont pas des marchandises et ne peuvent être traitées comme telles dans un accord de libre-échange, et c’est pourquoi traditionnellement ces secteurs ont été exclus de ces accords. Nous demandons au gouvernement fédéral de dévoiler au plus tôt sa politique afin de protéger notre souveraineté culturelle, particulièrement celle du Québec », ajoute-t-elle.

D’autres industries sur le qui-vive
Pour sa part, le président de la CSN, Jacques Létourneau, perçoit déjà dans les propos de Donald Trump bien des motifs d’irritants à venir. Selon lui, il y a de quoi être préoccupé par les propos du président américain voulant que les États-Unis perdent au change avec l’accord actuel. La volonté exprimée de favoriser la production de biens de son côté de la frontière, d’abolir tout système de quotas ou d’avoir un meilleur accès à certains marchés canadiens est également inquiétante, selon le président de la CSN. « Non seulement les produits laitiers et les produits culturels risquent d’être visés si on ne se tient pas debout devant une telle posture nationaliste du libre-échange à l’américaine, mais d’autres secteurs comme l’aluminium et le bois d’œuvre risquent également passer dans le tordeur de cette vision faussée de la réalité », souligne-t-il.

« Le risque est bien réel : on a récemment appris que l’industrie du bois d’œuvre sera soumise à une taxe frontalière totalisant 27 %. Donald Trump semble déterminé à nous faire la vie dure. J’invite le gouvernement fédéral à se rappeler à chaque moment des priorités de négociation de ses commettants lorsqu’il sera en pleine négociation avec son homologue américain », conclut Jacques Létourneau.

 

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Contenu local et canadien exigé https://www.csn.qc.ca/actualites/contenu-local-et-canadien-exige/ Thu, 15 Jun 2017 18:25:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=60941 Ce matin, le député Norbert Morin de la circonscription de Côte-du-Sud dans la région de la Chaudière-Appalaches a déposé une pétition à l’Assemblée nationale réclamant une intervention du gouvernement relativement au contenu régional et canadien dans le matériel roulant.

Initiée par le Syndicat des employés de Bombardier La Pocatière–CSN, celle-ci demande au gouvernement de revoir la décision de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) d’abaisser les exigences de contenu canadien de 25 à 15 % dans le matériel roulant qu’elle acquiert pour ses opérations.

Dans les faits, l’AMT n’est pas obligée de fixer et de respecter les exigences de contenu qui se retrouvent dans les contrats qu’elle octroie, ce qui menace directement des milliers d’emplois directs et indirects du secteur manufacturier au Québec et l’économie de plusieurs régions, dont celle de la ville de La Pocatière où Bombardier transport fabrique du matériel roulant.

Clément Allard

Mario Guignard, président du Syndicat des employés de Bombardier La Pocatière–CSN, Kathy Beaulieu, secrétaire générale de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN (FIM) et Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN étaient à l’Assemblée nationale pour le dépôt de la pétition.

 

 

 

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