Protection de l’environnement – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 05 Dec 2024 16:55:29 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Protection de l’environnement – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 La CSN tient sa première Journée de la transition juste https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-tient-sa-premiere-journee-de-la-transition-juste/ Thu, 05 Dec 2024 16:55:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101268 Le 22 novembre se tenait à Drummondville la première Journée de la transition juste de la CSN sous le thème Vert la transition.

Des conférencières et conférenciers, dont Jérôme Dupras, chercheur en économie écologique et membre du groupe Les Cowboys Fringants, sont venus expliquer la façon dont la transition écologique se présente dans les milieux de travail et comment les syndicats peuvent jouer un rôle positif pour faire avancer les choses sur ce plan.

La transition écologique ne se présente pas toujours en douceur, qu’on en parle au Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN. La crise de l’arsenic a secoué la municipalité de Rouyn-Noranda, notamment pendant la dernière élection provinciale.

Des représentantes et représentants du secteur du transport scolaire ainsi que des syndiqué-es municipaux et du secteur de la santé étaient aussi sur place pour prendre part aux échanges : le récit de leur expérience et des moyens mis en place pour assurer cette transition a été fort enrichissant pour cette première édition de l’événement, qui fut une réussite.

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La formule écolo gagnante https://www.csn.qc.ca/actualites/la-formule-ecolo-gagnante/ Tue, 13 Jun 2023 02:57:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91154 Avec le guide Soyons écolos qu’ils peaufinent depuis 2013, les syndiqué-es CSN du départe­ment de chimie du Cégep de Trois-Rivières ont trouvé la formule gagnante pour se voir décerner le prix SPHERE 2023. Mais d’où vient donc le caractère écologique exemplaire de leur projet ?

Laboratoires verts
Soyons écolo balise les procédures de traitement des déchets dans les laboratoires étudiants. Que ça soit par la neutralisation des différentes solutions qui doivent être expulsées dans les égouts, par la récupération et le recyclage de tous les produits organiques ou par la réutilisation des solvants employés en classe, le personnel et les élèves du département de chimie maîtrisent l’art de bien verdir leur laboratoire d’école.

« Ce qui est vraiment innovateur dans notre département, c’est la gestion logistique du programme, explique Suzie Cloutier, enseignante de chimie dans ce cégep. On s’organise pour que les déchets organiques d’un laboratoire soient récupérés, repurifiés, et réutilisés lors d’un autre laboratoire. Nous déployons la séquence pour qu’il y ait le moins de déchets possible et qu’on puisse récupérer autant que faire se peut. »

Réactions jubilatoires
En sillonnant les corridors du département, on remarque que la fierté des membres face à cette reconnaissance est palpable. « Nous sommes touchés que notre projet nous ait permis de remporter un prix pour l’environnement, se réjouit Francis Cloutier, technicien en travaux pratiques au Cégep de Trois-Rivières. Ça nous donne un petit boost pour continuer à mettre en application nos bonnes pratiques et à améliorer notre gestion des matières dangereuses. »

Décerné par le Conseil central du Cœur du Québec–CSN, le prix SPHERE, qui en est maintenant à sa sixième édition, récompense un syndicat de la région pour la réalisation d’un projet environnemental dans son milieu de travail.

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Le syndicat de la Fonderie Horne lance un appel au calme https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-de-la-fonderie-horne-lance-un-appel-au-calme/ Wed, 21 Sep 2022 12:29:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84766 Après des mois à se focaliser sur le débat public à Rouyn-Noranda concernant l’arsenic et la Fonderie Horne, certains citoyens ont perdu le sens de la mesure et lancent même des commentaires haineux envers ceux et celles qui y travaillent. Dans un reportage de Radio-Canada du 17 septembre, on cite des travailleuses et travailleurs qui se font traiter, par exemple, de « tueurs d’enfants » ou « d’empoisonneurs de femmes enceintes ».

« Après l’élection, il va falloir continuer à vivre ensemble et je crains que cette division dans la population laisse des séquelles. Nous ne sommes pas des criminels, seulement des travailleurs », insiste Stéphane Larente, président du Syndicat des travailleurs de la mine Noranda–CSN. Ce dernier rappelle que les membres de son syndicat sont les premiers à vouloir une diminution des émissions de l’usine, puisqu’ils y travaillent tous les jours. « Plutôt que d’accuser les travailleurs, la population devrait participer à la consultation publique sur la proposition de diminution des émissions d’arsenic à 15 nanogrammes, qui se tiendra jusqu’au 20 octobre », propose le président.

« Le débat sur l’arsenic prend une telle ampleur qu’il occulte tous les autres enjeux importants pour la région comme la santé, l’éducation, la pénurie de main-d’œuvre ou encore de logements », s’inquiète Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN.

« Il faut voir la Fonderie Horne comme un élément important dans l’économie du Québec et dans le recyclage des appareils électroniques, des batteries de cellulaire, d’ordinateur ou encore de voiture électrique. On va faire quoi avec tous ces appareils si on la ferme ? », s’interroge Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN. Ce dernier rappelle que le syndicat s’est déjà prononcé pour la réduction la plus importante techniquement possible de l’arsenic dans l’air. « Le syndicat a tout intérêt à ce que des investissements massifs soient réalisés pour rendre la fonderie plus acceptable socialement et ainsi assurer sa longévité », ajoute Louis Bégin. En attendant, plusieurs travailleuses et travailleurs s’inquiètent d’une éventuelle fermeture de la fonderie, une possibilité qui revient d’ailleurs relativement régulièrement dans le débat public.

« La transition juste prônée par la CSN ne doit pas se faire sur le dos des travailleuses et des travailleurs. Il faut que le gouvernement et la population facilitent le virage qui sera nécessaire pour plusieurs entreprises, y compris la Fonderie Horne. L’enjeu du climat est le plus important de notre époque. La Fonderie Horne ne sera donc pas la seule usine à devoir changer ses pratiques dans les prochaines années et nous devrons accompagner celles et ceux qui y travaillent avec bienveillance », soutient Yvan Duceppe, porte-parole de la CSN sur les enjeux environnementaux.

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Fonderie Horne: rassurée, la CSN garde l’œil ouvert https://www.csn.qc.ca/actualites/fonderie-horne-rassuree-la-csn-garde-loeil-ouvert/ Thu, 18 Aug 2022 20:59:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84585 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) accueille favorablement le plan d’action de la fonderie Horne de Rouyn-Noranda présenté aujourd’hui pour diminuer ses rejets toxiques. Le passé étant toutefois garant de l’avenir, la prudence reste de mise.

Ce matin, la multinationale Glencore, propriétaire de la fonderie, a annoncé qu’elle se soumettrait aux nouvelles normes gouvernementales édictées plus tôt cette semaine par le gouvernement du Québec qui lui imposent une importante réduction de ses émissions.

« C’est rassurant de voir que l’employeur répond aux demandes du ministère de l’Environnement, a d’abord commenté Stéphane Larente, président du Syndicat des travailleurs de la mine Noranda (STMN–CSN). C’est d’autant plus rassurant que, non seulement nous travaillons dans l’usine, nous sommes aussi des citoyens qui habitons à proximité. »

« Nous avions des inquiétudes quant à l’atteinte des normes exigées par le gouvernement du Québec, a-t-il dit. Mais aujourd’hui, il semble que ce soit réaliste et que ce sera fait dans les temps, soit d’ici cinq ans. »

La fin du laisser-aller
« Il y a eu beaucoup trop de laisser-aller depuis beaucoup trop longtemps dans ce dossier », estime pour sa part le trésorier de la CSN, Yvan Duceppe. « Il était grand temps le gouvernement et Glencore prennent leurs responsabilités à l’égard des citoyennes et des citoyens de Rouyn-Noranda », a affirmé le dirigeant syndical, qui déplore néanmoins qu’en dépit des modifications qui seront apportées à la fonderie, la population de Rouyn-Noranda n’ait toujours pas droit aux mêmes normes environnementales que le reste du Québec.

« Un pas dans la bonne direction »
Pour le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ-CSN), Félix-Antoine Lafleur, «c’est un pas dans la bonne direction ».

« La compagnie affirme qu’elle va se conformer aux normes du gouvernement. Ce sera maintenant au gouvernement de veiller à l’atteinte des objectifs », a-t-il expliqué.

Le vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), Kevin Gagnon, s’est dit encouragé par le maintien des activités de recyclage de matériel électronique ayant cours à la fonderie.

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Alliance historique entre la CSN et Nature Québec pour protéger les forêts https://www.csn.qc.ca/actualites/alliance-historique-entre-la-csn-et-nature-quebec-pour-proteger-les-forets/ Thu, 21 Apr 2022 13:55:24 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=82727

Nature Québec et la Confédération des syndicats nationaux lancent aujourd’hui une alliance pour revendiquer des améliorations à la gestion des forêts québécoises. L’organisation environnementale et la fédération syndicale collaboreront pour proposer des solutions au gouvernement Legault afin de protéger les forêts et les communautés qui dépendent des écosystèmes forestiers en santé.

La Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats partout au Québec, s’inquiète pour l’avenir des emplois du secteur forestier. « Les décisions du gouvernement appauvrissent les forêts, ce qui risque d’avoir des impacts sur les volumes récoltés, la qualité de la fibre et sur les emplois qui y sont rattachés. Le manque de vision globale du ministère des Forêts pourrait même nous faire perdre nos certifications qui, au bout du compte, nuiraient à la réputation du régime forestier sur le marché international. Nous sommes inquiets pour les travailleurs, les travailleuses et les communautés qui dépendent d’une forêt en bonne santé. L’alliance entre la CSN et Nature Québec sera l’occasion d’offrir des solutions qui permettront de maintenir les emplois tout en protégeant les écosystèmes forestiers », explique Louis Bégin, président de la FIM–CSN.

Nature Québec, qui a participé activement à la Commission Coulombe sur la gestion de la forêt publique québécoise et à la dernière modernisation du régime forestier, considère que le Québec est prêt pour un changement de paradigme en matière d’exploitation forestière. « La vision des enjeux forestiers du ministère des Forêts est simpliste et dépassée. Le gouvernement doit voir la gestion des forêts d’une manière globale et intégrée, en s’assurant que l’aménagement forestier est réalisé en harmonie avec la protection des espèces menacées comme le caribou, la création d’aires protégées, le récréotourisme, les droits des peuples autochtones, le maintien d’emplois de qualité et les retombées pour les communautés locales. Pendant que le gouvernement Legault s’entête à voir les forêts uniquement comme le bois qui peut y être coupé, c’est tout le monde qui perd au change », affirme Alice-Anne Simard, directrice générale de Nature Québec.

La CSN et Nature Québec invitent les organisations environnementales, les groupes citoyens, les communautés autochtones, les syndicats, les scientifiques, les élu-es, les citoyennes et les citoyens à se joindre à cette initiative. « Dans les prochains mois, nous serons très actifs pour proposer des changements concrets à la gestion des forêts qui seront bénéfiques pour l’environnement et les emplois. Nous invitons donc toutes les personnes intéressées par l’avenir des forêts québécoises à se joindre à notre alliance pour que le milieu se fasse enfin entendre », explique Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« Le ministère des Forêts ne respecte pas sa mission première, qui est d’assurer la conservation et la mise en valeur des forêts dans une perspective de gestion durable. Ce ministère a failli à sa tâche, ce qui nous oblige à intervenir pour sauver les forêts et toutes les espèces qui y sont liées, incluant les humains », conclut Mme Simard.

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Tuer le Publisac aura des impacts majeurs : la CSN demande l’intervention du gouvernement https://www.csn.qc.ca/actualites/tuer-le-publisac-aura-des-impacts-majeurs-la-csn-demande-lintervention-du-gouvernement/ Mon, 11 Apr 2022 21:26:38 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=82376 La ville de Montréal a pris une décision unilatérale en annonçant la mise en place d’un système qui fera en sorte qu’une majorité de la population ne recevra plus le Publisac, ce qui rendra sa distribution non viable et aura des impacts dévastateurs, tant sur l’emploi que sur l’information locale. Certes, réduire le volume de recyclage est important, mais ce n’est pas le seul enjeu à considérer.

Un enjeu de transition juste
« La CSN estime que ce genre de décision doit être prise en concertation. Il faut faire des choix qui règlent véritablement les problèmes et évitent d’en créer de nouveaux. Nous demandons donc l’intervention du gouvernement du Québec, tant à Montréal que pour l’ensemble du territoire », ajoute Yvan Duceppe, porte-parole de la CSN dans les dossiers environnementaux. Ce dernier estime qu’une transition juste doit se faire en associant les personnes concernées.

Aucun arbre n’est coupé pour imprimer les circulaires
D’un point de vue environnemental, il est important de prendre conscience qu’aucun arbre n’est coupé pour faire le papier des circulaires ou des journaux locaux. En effet, ce papier est fabriqué avec les copeaux issus du sciage du bois d’œuvre. Sans cette économie circulaire établie de longue date, les copeaux risquent de devenir un simple déchet et le nombre d’arbres coupés sera le même qu’avant. La CSN craint par ailleurs que cette décision unilatérale de Montréal se répercute dans d’autres régions du Québec. « Nous devons travailler en amont pour trouver un nouveau débouché pour les copeaux et pour les usines de papiers dans nos régions », affirme Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN (FIM–CSN), qui rappelle que le papier des circulaires doit normalement être recyclé, ce qui redonne une 2e vie aux copeaux du sciage.

Nouveaux déserts d’information
Le Publisac est le moyen de distribution privilégié d’une majorité d’hebdos locaux, dont ceux de Métro Média. La Fédération nationale des communications et de la culture de la CSN (FNCC–CSN) a évalué que la fin du Publisac engendrerait des coûts de distribution de 20 M$, une hausse impossible à soutenir pour les éditeurs. « Seulement chez Métro, on estime que 40 journalistes perdront leur emploi étant donné que le modèle d’affaires ne sera plus viable », affirme Annick Charette, présidente de la FNCC–CSN. La fédération craint donc que des déserts d’information se multiplient parce que l’information locale fiable ne sera plus disponible nulle part.

Il faut trouver des solutions
« Nous demandons à la ville de Montréal et à Valérie Plante de retarder leur décision pour prendre le temps de trouver des solutions aux pertes d’emplois et aux problèmes de diffusion de l’information locale dans tous ses quartiers. Le problème du recyclage et des matières résiduelles demeure entier à Montréal, il faut s’y attaquer maintenant et il faut le faire dans une perspective de dialogue social et de transition juste », insiste Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

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Large appui de la Société civile envers la Première Nation de Long Point face à Sayona Mining et lancement d’une pétition de soutien internationale https://www.csn.qc.ca/actualites/large-appui-de-la-societe-civile-envers-la-premiere-nation-de-long-point-face-a-sayona-mining-et-lancement-dune-petition-de-soutien-internationale/ Thu, 31 Mar 2022 16:21:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=82124 Neuf regroupements et comités citoyens, groupes environnementaux, syndicat et organisme communautaire de l’Abitibi-Témiscamingue joignent leurs voix pour soutenir la Première Nation de Long Point (LPFN) dans ses demandes adressées le 21 mars 2022 au gouvernement du Québec concernant les activités de Sayona Mining en Abitibi-Témiscamingue. Ils invitent par la même occasion l’ensemble de la population de la région à signer leur pétition de soutien internationale envers la Première Nation de Long Point. La pétition est déjà disponible en français et en anglais et elle le sera sous peu en espagnol.

Le Conseil de LPFN demande au gouvernement du Québec les ressources pour mener sa propre étude d’impact des activités minières de Sayona Mining sur son territoire ancestral non cédé. Il demande également que l’ensemble des activités minières de Sayona Mining sur le territoire Anicinape Aki, en Abitibi-Témiscamingue, soit assujetti à une seule et même étude d’impact cumulative, plutôt que de se limiter uniquement à l’évaluation du gisement Authier Lithium situé à La Motte.

Les organismes à appuyer la démarche, en date d’aujourd’hui et classés en ordre alphabétique :

  • Action boréale
  • Centre Entre-Femmes
  • Collectif des Pas du lieu
  • Coalition anti-pipeline Rouyn-Noranda
  • Comité citoyen de protection de l’esker
  • Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec (CCATNQ–CSN)
  • Mères au front – Rouyn-Noranda
  • Mères au front – Val-d’Or
  • Regroupement vigilance mines de l’Abitibi et du Témiscamingue (Revimat)

Citations :
« Les membres de la Première Nation de Long Point sont les mieux placés pour analyser et prendre position sur les impacts des projets miniers qui les affectent », Élise Blais-Dowdy, co-porte-parole du Comité citoyen de protection de l’esker.

« Sans nier l’utilité du lithium pour lutter contre la crise climatique, cette lutte ne doit pas servir de prétexte, encore une fois, pour détruire les territoires des peuples autochtones sans leur accorder la place qui leur revient dans le processus décisionnel », Geneviève Béland de Mères au front – Val-d’Or.

« Nous entendons et nous partageons les préoccupations des femmes et des familles Anicinapek de Winneway, notamment en ce qui concerne les impacts sur l’eau du projet global de Sayona Mining », Julie Côté, du Centre Entre-Femmes de Rouyn-Noranda.

« N’oublions pas qu’il s’agit de la même compagnie minière qui a tenté par tous les moyens d’éviter le BAPE pour le projet Authier durant trois ans. Son grand projet a considérablement changé depuis son assujettissement de force en 2019 : les études complètes doivent être revues pour tenir compte de ces changements et des impacts des trois gisements », Marc Nantel, porte-parole du Revimat.

« Tous les projets de Sayona sont interreliés. Il faut donc évaluer en amont les impacts environnementaux de l’ensemble des activités de Sayona Mining pour permettre au public de se prononcer sur les réels enjeux environnementaux, sociaux et économiques », Félix-Antoine Lafleur, président du CCATNQ–CSN.

« Pour éviter de répéter son erreur dans le dossier Gazoduq/GNL, le gouvernement doit fermer la porte au saucissonnage des projets interreliés par un même promoteur en exigeant une seule et même évaluation environnementale », François Gagné, co-porte-parole de la Coalition anti-pipeline Rouyn-Noranda.

« Miner pour la “transition énergétique” ne changera rien à la racine du problème si nous répétons les mêmes structures du colonialisme et de dépossession des richesses naturelles que l’industrie minière reproduit partout dans le monde », Johanne Alarie, de Mères au front – Rouyn-Noranda.

« Refuser de soutenir concrètement les demandes de la Première Nation de Long Point qui vise la mise en oeuvre de leur droit à l’autodétermination nous maintiendrait dans un régime colonial pilleur de ressources naturelles », Henri Jacob, président de l’Action boréale.

« Les claims que promet de dynamiter Sayona Mining à perpétuité sont des lieux vivants, habités, occupés, aimés et partagés par les Peuples d’ici, contrairement aux actionnaires de la compagnie qui continuent cinq ans plus tard d’essayer d’éviter les évaluations environnementales les plus rigoureuses et complètes », Marie-Hélène Massy-Émond, artiste instigatrice du Collectif des Pas du lieu.

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Le conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) s’oppose au projet Laurentia https://www.csn.qc.ca/actualites/le-conseil-central-soppose-au-projet-laurentia/ Thu, 17 Jun 2021 19:38:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=79849 Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) joint sa voix aux opposants du projet Laurentia dans le port de Québec. « Nous nous opposons au projet Laurentia à cause de son impact sur la qualité de vie dans les quartiers centraux, de ses impacts sur la faune et la flore de la Baie de Beauport et de son impact sur l’émission de gaz à effet de serre, » explique François Proulx-Duperré, secrétaire général du conseil central et responsable politique des dossiers environnementaux.

Laurentia est un projet de terminal de porte-conteneurs mis de l’avant par le Port de Québec dans la Baie de Beauport, l’un des rares accès au fleuve praticable par la population de Québec. « Les installations actuelles du port ne sont pas utilisées à pleine capacité, ce qui nous fait douter de l’urgence d’agir alléguée par les promoteurs du projet. De plus, les arguments économiques mis de l’avant par le port sont loin d’être convaincants, » dit le secrétaire général, « les projections de retombées économiques, surtout en matière de création d’emploi, sont très hypothétiques considérant qu’elles dépendent du succès complet de l’entreprise et qu’il n’est pas clair du tout que la demande sera au rendez-vous puisque plusieurs projets similaires sont en développement sur la côte est du continent. »

L’avis défavorable, émis par l’Agence d’évaluation d’impact du Canada, devrait être le dernier clou dans le cercueil du projet Laurentia selon le conseil central. « Les impacts négatifs sur l’environnement sont tellement grands que l’AEIC refuse d’accorder son feu vert au projet; c’est clair pour nous que l’acceptabilité sociale n’est pas là, » ajoute François Proulx-Duperré. « Dans ce contexte, nous demandons au conseil des ministres et aux députés fédéraux de la région, Jean-Yves Duclos et Joël Lightbound, de se prononcer contre le projet. »

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Le virage vert sera-t-il fabriqué au Québec? https://www.csn.qc.ca/actualites/le-virage-vert-sera-t-il-fabrique-au-quebec/ Mon, 16 Nov 2020 21:07:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=77262 La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) ne comprend pas pourquoi le Plan pour une économie verte (PEV) du gouvernement Legault ne contient pas une clause pour favoriser les matériaux, les véhicules de transport en commun et les technologies fabriquées au Québec. Cette approche aurait grandement diminué le transport de ces marchandises (GES en moins) en plus de favoriser l’économie d’ici.

« Ce plan aurait été une excellente occasion pour le premier ministre Legault de réaffirmer son nationalisme économique. Il n’y a aucune raison pour que ce virage vert ne soit pas une occasion de stimuler les emplois et la relance économique des régions », soutient Louis Bégin, président de la FIM–CSN.

Le passé ne permet pas de penser que cette préoccupation pour les régions est constante à Québec. La FIM rappelle en effet quelques exemples récents où des sociétés d’État ont favorisé des entreprises étrangères au détriment de producteurs québécois chevronnés : les équipements pour Hydro-Québec que GE a finalement fait construire en Italie entraînant des pertes d’emplois à La Prairie; les trains du REM que la Caisse de dépôt et placement du Québec a fait fabriquer en Inde; les traversiers de la Société des traversiers du Québec qui ont aussi été construits en Italie. De plus, on peut penser aux nouvelles constructions du secteur public, comme les maisons des aîné-es, qui pourraient être fabriquées avec des poutres d’ingénierie en bois. Dans bien des cas, l’ajout de critères environnementaux et une plus grande exigence de contenu local dans les appels d’offres auraient avantagé les fournisseurs québécois.

« Ce sont autant d’occasions ratées pour que d’importants contrats octroyés par des sociétés d’État puissent aider l’économie régionale. Avec la crise de la COVID, nous avons plus que jamais besoin de ces emplois », conclut Louis Bégin.

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PEV : un plan qui manque de cibles, de contraintes et d’ambition https://www.csn.qc.ca/actualites/pev-un-plan-qui-manque-de-cibles-de-contraintes-et-dambition/ Mon, 16 Nov 2020 18:08:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=77248 « C’est un plan que nous aurions bien reçu… il y a 20 ans. » C’est ainsi que le président de la CSN, Jacques Létourneau, réagissait au Plan pour une économie verte présenté par le ministre Benoit Charette aujourd’hui.

Pour la CSN, le plan présenté ne reflète pas les consultations menées par le gouvernement auprès des groupes de travail justement formés en vue de son développement. L’urgence climatique impose au Québec un plan complet et intégré qui inclut des mécanismes de suivi et de reddition de comptes pour chacun des investissements. Ces mécanismes manquent au projet du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

« Il est bien d’avoir des mesures incitatives. Mais l’absence de contraintes et de cibles concrètes pour plusieurs secteurs fragilise grandement notre capacité à respecter les recommandations du GIEC et les nombreux engagements du Québec à cet égard », de déplorer le président de la CSN. « L’urgence climatique commande beaucoup plus que le saupoudrage de quelques incitatifs, sans contraintes réelles pour forcer le changement. Malgré les affirmations du premier ministre aujourd’hui, nous considérons que la stratégie du gouvernement ne répond pas aux demandes des jeunes qui l’implorent de les écouter et de gouverner pour les générations futures. »

La CSN partage par ailleurs certains des objectifs en matière d’électrification des transports. Il était plus qu’urgent de forcer la conversion du parc automobile aux véhicules électriques et hybrides rechargeables. Pourtant, les moyens proposés ne permettront pas de révolutionner notre façon de nous déplacer ni de réduire notre dépendance à la voiture, et ce, en dépit de certains investissements à venir — et annoncés à de multiples reprises — en matière de transport collectif. « À ce sujet, la disproportion entre les sommes prévues au PQI pour les infrastructures routières et les investissements prévus par le gouvernement pour l’électrification des transports parle d’elle-même », de souligner Jacques Létourneau.

C’est toutefois sur le plan de la décarbonisation des entreprises que se situe la plus grande déception, estime la centrale syndicale.

« Le parc industriel est à lui seul responsable du tiers des émissions de GES du Québec, rappelle M. Létourneau. Pourtant, aucune cible n’est déterminée par le gouvernement pour ce secteur. Celui-ci ne propose que des sommes incitatives offertes aux entreprises — et on ne parle ici que de 168 M$ par année. »

Enfin, la CSN est d’avis que les organisations syndicales doivent être parties prenantes de ce changement. Ces transformations doivent être menées dans une perspective de transition énergétique juste, seule avenue permettant de trouver des solutions lorsque les transformations liées à la transition ont des impacts sur les travailleuses et les travailleurs dont les emplois dépendent d’industries à haute émission de GES.

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Le Syndicat des employés de la scierie Rivière-aux-Rats remporte le Prix SPHERE https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-des-employes-de-la-scierie-riviere-aux-rats-remporte-le-prix-sphere/ Thu, 05 Nov 2020 17:34:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76975 Le Conseil central du Cœur-du-Québec (CCQ–CSN) a récemment dévoilé le lauréat de la cinquième édition du Prix SPHERE. C’est le Syndicat des employés de la scierie Rivière-aux-Rats–CSN qui s’est valu cet honneur pour son programme paritaire de récupération d’équipements de protection individuelle (EPI) avec Produits forestiers Mauricie.

« On souhaite célébrer les efforts pour diminuer l’empreinte écologique dans les milieux de travail », souligne Mario Pellerin, deuxième vice-président du CCQ–CSN et responsable des questions environnementales. « On sait que les travailleuses et travailleurs peuvent contribuer à changer les choses en ce qui concerne la protection de l’environnement. Le Prix SPHERE offre une belle visibilité et un sentiment de fierté au syndicat local. On espère que ce concours perdurera dans le temps, tant dans notre région que partout ailleurs au Québec. On aimerait bien que l’ensemble des conseils centraux embarquent dans le projet !

Rappelons que le concours se déroule sur une base annuelle afin d’honorer une réalisation syndicale ou paritaire en environnement. Depuis son lancement en 2016, le CCQ–CSN a accordé le Prix SPHERE au Syndicat des travailleuses et travailleurs de Mitchel-Lincoln–CSN en 2016 pour son programme paritaire de récupération de courroies et de chaudières en plastique. De son côté, le Syndicat national usine Saint-Maurice–CSN a remporté le prix en 2017 pour son programme paritaire de récupération de matériel industriel, alors que le Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Shawinigan–CSN l’a obtenu en 2018 pour la création paritaire de jardins collectifs sur le campus. En 2019, c’est le Syndicat régional des employé(es) municipaux de la Mauricie–CSN qui se l’est vu décerner pour son programme de gestion de matière résiduelle.

« On veut parler du recyclage de notre équipement de travail : les casques, les gants, les visières, les lunettes, les couvre-tout, les bottes. Tout ce qu’on pense devoir envoyer à la poubelle, ça peut être recyclé ! », explique Mme Carolanne Tremblay, vice-présidente santé-sécurité et environnement (SSE) du syndicat de la scierie de Rivière-aux-Rats. « Nous travaillons avec Plus Net, une firme située à Alma qui nettoie et qui remet à neuf les EPI afin de les revendre par la suite à plus bas prix. »

Dans les faits, Jean Bouchard, le président et fondateur de Plus Net, affirme que les entreprises peuvent acheter de l’équipement de protection individuelle au tiers du coût en optant pour des articles récupérés. Il encourage par ailleurs les entreprises à se lancer dans des démarches semblables à celles de Produits forestiers Mauricie, soit pour la récupération des EPI ou bien pour le matériel recyclé.

Le syndicat ne cache pas sa fierté d’avoir remporté l’édition 2020 du Prix SPHERE. « C’est flatteur, confie la vice-présidente santé-sécurité et environnement du syndicat. Je trouve valorisant de savoir que ce qu’on fait, c’est vu, et que notre syndicat a sa place dans le mouvement environnemental. J’encourage tout le monde à mettre en place des programmes environnementaux dans leur milieu de travail. On n’a rien à perdre dans la vie, alors on est aussi bien d’y aller que de le regretter plus tard ! »

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Il est inconcevable de mettre fin à la protection des forêts à cause de la COVID-19 https://www.csn.qc.ca/actualites/il-est-inconcevable-de-mettre-fin-a-la-protection-des-forets-a-cause-de-la-covid-19/ Fri, 08 May 2020 13:14:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=75664 La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) condamne la décision de la Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies (SOPFIM) de mettre fin pour 2020 aux mesures de contrôle de l’épidémie de tordeuse des bourgeons de l’épinette qui atteignait déjà 9,6 millions d’hectares de forêts en 2019. La FIM–CSN estime qu’il est possible de réaliser les épandages nécessaires tout en protégeant les pilotes d’avion contre la COVID-19.

« L’épidémie de tordeuse est loin d’être maîtrisée et c’est l’approvisionnement des scieries et des papetières qui est en jeu pour les prochaines années. En arrêtant l’épandage d’insecticide biologique, on risque de perdre le contrôle et de compromettre l’avenir d’usines », insiste Louis Bégin, président de la FIM–CSN.

Une épidémie qui menace le bois d’œuvre
Selon les données du ministère des Forêts, quelque 9,6 millions d’hectares de forêt étaient infestés en 2019, nombre qui est en hausse constante depuis 10 ans. Le cap d’un million d’hectares a été atteint depuis 2011. On parle donc d’une augmentation par un facteur de 10 en moins de 10 ans. La tordeuse attaque principalement le sapin et l’épinette qui sont précisément les deux principales essences d’arbre à l’origine du bois d’œuvre au Québec.

On sait que le bois atteint par la tordeuse est de moindre qualité et doit être récolté rapidement. L’épandage d’insecticide biologique Bt permet d’endiguer la progression de cet insecte nuisible qui ravage déjà les sapins et les épinettes de Gaspésie, de la Côte-Nord, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Témiscamingue. Le contrôle par épandage a coûté 33 M$ l’an dernier et on prévoyait une campagne record en 2020.

Tordeuse et réchauffement climatique
Selon une récente étude de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), le réchauffement climatique pourrait bientôt aggraver l’impact de la tordeuse des bourgeons de l’épinette. Pour le moment, ce sont surtout les sapins baumiers qui sont attaqués par ce ravageur, puisque leurs bourgeons sont disponibles au moment où sortent les larves de l’insecte. Le réchauffement pourrait cependant changer la synchronisation entre les larves et les bourgeons et faire en sorte que l’épinette soit davantage ciblée. « Si nous perdons le contrôle de l’épidémie et qu’elle devient plus nuisible pour l’essence principale destinée au bois d’œuvre, on pourrait payer cher pendant longtemps pour ce manque de vision », met en garde Louis Bégin.

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5 éléphants ! https://www.csn.qc.ca/actualites/5-elephants/ Tue, 10 Dec 2019 16:45:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=73152 Comment réduire l’empreinte écologique du milieu de la santé ? C’est avec ce défi en tête que le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Est (CISSSME) a mis sur pied un projet environnemental intéressant. Chaque année, uniquement pour le CISSS, c’est l’équivalent d’environ cinq éléphants de plastiques hospitaliers qui sont récupérés et détournés de l’enfouissement.

« Au départ, on s’est demandé si ce programme allait entraîner des pertes d’emploi ou, au contraire, engendrer des tâches supplémentaires pour nos membres à l’entretien ménager. On se demandait ce que ça allait changer. Finalement, la seule chose que ça a changée, c’est la vie des personnes en réinsertion sociale qui travaillent pour le projet », explique avec un sourire dans la voix Luc Michaudville, agent de mobilisation, communication et vie syndicale au Syndicat des travailleurs et des travailleuses du CISSSME.

Le projet, instauré à l’Hôpital Pierre-Boucher et, depuis peu, à l’Hôtel-Dieu de Sorel, ne fait pas que réduire l’empreinte écologique des établissements. Il permet également à des personnes vivant des problématiques de santé mentale d’intégrer le milieu du travail. Grâce aux organismes Ateliers Transition et D’un couvert à l’autre et Carrefour Jeunesse Emploi, c’est environ une dizaine de personnes qui bénéficient de cette opportunité. « L’hôpital s’est doté d’équipement pour déchiqueter les papiers confidentiels. En un mois, l’investissement a été rentabilisé. Plutôt que de les envoyer à des compagnies externes comme avant, ces documents sont détruits ici même et ce sont des travailleuses et des travailleurs en réinsertion sociale qui font le travail », relate Luc Michaudville. L’intégration se déroule très bien, à un point tel que les travailleurs ont été invités au party de Noël des employé-es en hygiène et salubrité. « Leur participation au projet fait aussi en sorte de réduire le recours à des services en santé mentale, dont l’hospitalisation. » De plus, pour favoriser l’intégration, chaque membre de cette nouvelle équipe a rencontré les salarié-es qui travaillent en salubrité. Ils leur ont expliqué qui ils étaient et en quoi consistait leur maladie.

Papier, carton, plastique, matelas et nourriture
Avant l’instauration du programme, personne ne savait vraiment ce qu’il advenait des tonnes de papier envoyées aux compagnies privées. « Ils devaient détruire le papier. Mais pour le reste, on ne savait pas s’il était recyclé ou simplement jeté. Aujourd’hui, le papier est déchiqueté, pressé et envoyé dans un site de gestion des matières résiduelles. Même chose pour le carton et certains plastiques hospitaliers. Nous générons 1,6 tonne métrique de matière par semaine. Par année, c’est 83 tonnes métriques qui sont sauvées de l’enfouissement », note Luc Michaudville. Le plastique hospitalier, qui est composé notamment de sacs de soluté ou d’enveloppes de matériel stérilisé, est mis en bloc, déchiqueté et décontaminé chimiquement, avant d’être transformé en d’autres matières et devenir un banc de parc, à titre d’exemple.

En plus de ce matériel, les centres hospitaliers recyclent dorénavant entre 95 % et 99 % des vieux matelas, qui sont aussi transformés en d’autres matières. C’est quatre tonnes de matelas de moins par année qui sont enfouies. « Depuis mai 2019, nous récupérons aussi la nourriture. Plutôt que de la jeter, elle est donnée. Par an, c’est autour de 11 tonnes de nourriture qui est donnée, soit 31 247 portions offertes à des personnes dans le besoin. » Précisons que 25 % des déchets du réseau sont constitués de matière organique.

Finalement, ce projet aura permis au CISSSME de générer des économies intéressantes, d’offrir une qualité de vie à des personnes qui sont moins choyées et surtout de réduire de manière impressionnante l’empreinte écologique des établissements qui le constituent. Le projet est censé s’exporter aux autres CISSS et CIUSSS du réseau. À suivre.

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La CSN-Construction heureuse d’avoir été entendue https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-construction-heureuse-davoir-ete-entendue/ Thu, 21 Nov 2019 13:35:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72859 La CSN–Construction est impatiente de rencontrer la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain Inc. (PJCCI) qui a acquiescé à sa demande d’organiser une rencontre sur la déconstruction du pont Champlain, en compagnie de toutes les organisations syndicales de la construction. Cette rencontre aura lieu demain, le 22 novembre 2019.

« À l’approche des travaux de déconstruction du pont, la CSN–Construction a beaucoup de choses à faire valoir, que ce soit sur le plan de la sécurité, des conditions de travail ou de l’environnement, souligne le président de la CSN–Construction, Pierre Brassard. La déconstruction d’un pont d’une telle ampleur est un projet majeur qui n’a pas de précédent dans l’histoire du Québec. Elle ne peut pas se faire au hasard et il faut avoir un plan précis avant de lancer ce projet. »

Santé et Sécurité : un enjeu prioritaire
« La santé et sécurité sur les chantiers de construction est un enjeu prioritaire. Encore beaucoup trop d’accidents graves, causant parfois la mort, surviennent régulièrement sur les chantiers au Québec. Dès le début des travaux, des représentants à la prévention doivent être déployés sur le terrain. Il n’y a pas de risque à prendre : la PJCCI a l’obligation de prévoir la mise en place du programme de prévention avant que le chantier ne débute. Cette étape est trop souvent négligée, ce qui met la vie de nos travailleurs et travailleuses en danger », explique aussi Pierre Brassard.

Enjeu de formation
Pour Jean-Luc Deveaux, vice-président du secteur Génie civil et Voirie, la formation des travailleuses et travailleurs est aussi un enjeu de taille dans ce dossier. « Déconstruire un pont nécessite la réalisation de plusieurs tâches spécialisées. Non seulement il faut former notre monde pour que les choses se déroulent dans les règles de l’art, mais cette formation doit être payée et les salaires ajustés en conséquence », insiste-t-il.

Puisque cette déconstruction entraînera des impacts importants sur la faune et la flore marines, il faudra former des personnes qui seront appelées à faire le tour des chantiers, un peu à la façon des représentants en prévention, pour s’assurer du respect de l’environnement, estime-t-il aussi.

Des conditions de travail intéressantes
Au vu de tout ce qui précède, il est donc impératif de s’assurer en amont de bonnes conditions pour celles et ceux qui seront dédiés à ce travail titanesque. « Il faut s’attendre à ce que la déconstruction du pont mobilise un très grand nombre de personnes. Celui-ci pourrait se situer au-dessus de 1000! Dans quelles conditions s’exécuteront-elles? Il sera important de s’occuper de cet aspect aussi, quitte à rouvrir les conventions collectives », conclut Jean-Luc Deveaux.

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La CSN–Construction demande la reconnaissance du métier de cheminot dans la Loi R-20 https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-construction-demande-la-reconnaissance-du-metier-de-cheminot-dans-la-loi-r-20-sur-lindustrie-de-la-construction/ Fri, 18 Oct 2019 13:48:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72601 En prévision du Sommet national sur le transport ferroviaire qui se déroulera le 9 décembre prochain à Drummondville, la
CSN–Construction a déposé auprès du Ministère du Transport du Québec un mémoire dans lequel elle réclame au gouvernement la reconnaissance concrète du métier de cheminot.« La construction d’un réseau construit dans les règles de l’art nécessite l’apport de milliers de travailleuses et de travailleurs aguerris, souligne le président de la CSN–Construction, Pierre Brassard. Ceux-ci sont spécialisés dans la construction d’un réseau sécuritaire, performant et efficace, avec une faible empreinte environnementale. Leur expertise entraîne une économie de coûts importante à différents niveaux et à ce titre, il est important qu’ils soient reconnus dans la Loi R-20 encadrant l’industrie de la construction. »

De fait, en plus de favoriser le développement économique par la création d’emplois de qualité, un transport accru des marchandises et des personnes via le réseau des chemins de fer entraînera la réduction des frais gouvernementaux relatifs à la détérioration et à la sécurité du réseau routier. « Plus l’utilisation du réseau ferroviaire québécois sera efficiente et fluide, moins la dépense en infrastructures sera lourde à assumer pour les Québécoises et les Québécois », souligne le vice-président de la CSN–Construction, Jean-Luc Deveaux.

L’industrie ferroviaire doit par ailleurs offrir de nouveaux services intermodaux qui peuvent concurrencer l’usage des routes, estime aussi la CSN–Construction. Les trains procurent un avantage important aux entreprises en ce qui a trait aux frais de transport et en ce sens, ils leur permettent d’être plus compétitives. « La construction de gares de triage plus près des communautés, quelle que soit la région, va favoriser un camionnage local plus léger et plus efficace en milieu rural et urbain », poursuit le vice-président génie civil et voirie de la CSN–Construction, Jean-Luc Deveaux.

Bien sûr, le mémoire de la CSN–Construction ne saurait faire l’impasse sur l’énorme apport du transport ferroviaire en matière d’environnement. En outre, la CSN–Construction invite le gouvernement à donner suite à sa demande. « Sans reconnaissance professionnelle des travailleurs et travailleuses des compagnies de chemin de fer, les coûts seront exorbitants pour les donneurs d’ouvrage », conclut Pierre Brassard.

 

 

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La planète s’invite au Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/la-planete-sinvite-au-quebec/ Fri, 04 Oct 2019 15:00:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72355 Nous sommes le changement et ce changement arrive, que vous l’aimiez ou non – Greta Thunberg

Ces mots lancés aux décideurs politiques couronnaient la plus importante mobilisation jamais tenue au Québec et au Canada. La militante suédoise Greta Thunberg les a prononcés devant une foule d’un enthousiasme débordant, évaluée à plus de 500 000 personnes à Montréal, l’une des plus importantes à l’échelle mondiale.

Le 27 septembre dernier, partout au Québec, des centaines de milliers de personnes ont rejoint le mouvement mondial Week for future qui, du 20 au 27 septembre 2019, aura rassemblé plus de 7 millions de personnes autour de la planète.

Même si les messages des manifestantes et des manifestants étaient nombreux et qu’ils touchaient à plusieurs questions écologiques fondamentales, le mouvement visait principalement à interpeller les décideurs politiques du monde entier en réclamant que cesse immédiatement leur inaction face aux changements climatiques.

Photo : P. Sicotte

Les effets des changements climatiques se font sentir, et ce, tant dans le nord du Québec – où la fonte du pergélisol force déjà des villages entiers à l’exode –, qu’en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine où l’érosion des berges menace plusieurs municipalités.

Les premiers réfugiés climatiques du Québec ?
Le Point syndical s’est entretenu avec Serge Saint-Pierre, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

« En Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, les bouleversements climatiques causent déjà des problèmes importants. Depuis plusieurs années déjà, nous sommes témoins de l’érosion accélérée des berges et l’on voit poindre à l’horizon la disparition complète de certaines parties du territoire.»

À plusieurs reprises, la route qui ceinture la côte nord de la Gaspésie a été littéralement coupée par la force des vagues en provenance du Golfe du Saint-Laurent, isolant quelques villages puisqu’aucune route alternative n’est présente à l’intérieur des terres. « Depuis une quinzaine d’années, on a dû reconstruire des sections de la route 132 qui borde la Baie-des-Chaleurs sur le banc de Maria afin de la protéger et faire un barrage pour sécuriser les maisons qui se situent de l’autre côté de la route.»

Aux îles, les scénarios pessimistes laissent croire que les liens fragiles qui unissent les îles sont plus que jamais menacés par des tempêtes plus fréquentes et plus fortes qui frappent de tous les côtés.

« Habituellement, les tempêtes d’automne et d’hiver arrivent du nord ou de l’est, mais Dorian nous a durement frappé au sud en septembre dernier, là où le territoire est le plus fragile. Le 1 % qui dirige le monde doit prendre la juste mesure du message que nous portons aujourd’hui à savoir qu’il faut radicalement changer nos habitudes de vie. Si aucun changement n’est mis en œuvre rapidement au niveau planétaire, il y aura vraisemblablement des millions de réfugiés climatiques et le Québec ne sera manifestement pas épargné. »

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La plus grande manifestation de l’histoire du Canada https://www.csn.qc.ca/actualites/la-plus-grande-manifestation-de-lhistoire-du-canada/ Mon, 30 Sep 2019 04:04:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72267 Photos : Dominic Morissette et Patrick Sicotte

Un demi million de personnes ont manifesté dans les rues de Montréal vendredi pour souligner la fin d’une semaine d’action climatique et exiger des gouvernements qu’ils se responsabilisent et agissent devant la crise climatique à laquelle la société fait face. 

La mobilisation actuelle au Québec pour la justice climatique est sans équivoque. L’intersectionnalité et la diversité de la coalition constituent la force de ce mouvement intergénérationnel et c’est pourquoi la jeune activiste suédoise, Greta Thunberg, a choisi de mener la manifestation monstre à Montréal coude à coude avec la jeunesse autochtone et québécoise.

C’est clair que le Québec et le Canada ont la capacité d’être des leaders mondiaux dans la lutte contre les changements climatiques et dans la transition écologique et énergétique juste. Il est temps que les gouvernements se mettent au diapason.

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Les enseignantes et les enseignants #deboutpourlaplanete https://www.csn.qc.ca/actualites/les-enseignantes-et-les-enseignants-deboutpourlaplanete/ Fri, 27 Sep 2019 13:04:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72215 La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et ses syndicats affiliés se mobilisent pour exiger des gestes concrets dans la lutte contre les changements climatiques. Que ce soit par l’organisation d’activités de sensibilisation sur les enjeux climatiques, la participation aux manifestations ou même la grève, toutes les ressources de la Fédération sont consacrées aujourd’hui à ce vaste mouvement planétaire dont l’ampleur témoigne de l’urgence de la situation.

Nos membres qui œuvrent dans les universités, les cégeps et les établissements privés sont aux côtés de leurs étudiantes et étudiants pour dénoncer l’inaction des dirigeants.

« Le message de nos membres ne souffre d’aucune ambiguïté. Il faut poser des gestes concrets, instaurer des politiques contraignantes pour réduire de manière draconienne l’empreinte environnementale des entreprises, des gouvernements et de chacun de nous. Ces changements devront être immédiats et significatifs. Nous n’avons pas le droit d’échouer, nous n’aurons pas de deuxième chance », souligne Caroline Quesnel, présidente de la Fédération.

L’équipe de la FNEEQ apporte une contribution inédite à la journée du 27 septembre. En plus de consacrer leur temps et leur énergie à soutenir les multiples activités de cette journée, les salarié-es et les élu-es de la Fédération verseront en don jusqu’à l’équivalent de leur salaire quotidien à la fondation de l’Association pour la protection des milieux humides de la Cumberland. C’est près de 5000,00 $ qui seront ainsi remis à l’organisme. « Nous avons choisi de supporter une fondation qui tente depuis plusieurs années de protéger le dernier milieu humide en Beauce. Cette fondation a également créé un volet éducatif offert aux écoles et à la population, ce qui pour nous, est un gros plus », mentionne Jean Grenier, coordonnateur de l’équipe.

Selon le dernier consensus de scientifiques mandatés par l’ONU, le monde devra être carboneutre, sans émission polluante, dès 2050. Pour la Fédération, la mobilisation sans précédent de la société civile démontre une forte volonté d’atteindre cet objectif afin que les jeunes aient, eux aussi, droit à un avenir.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN regroupe actuellement quelque 35 000 membres dans 47 cégeps et centres d’études collégiales, 41 établissements privés et 13 syndicats d’université. Elle a été la pionnière de la syndicalisation des chargé-es de cours et en regroupe une très large majorité. La FNEEQ-CSN est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

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La CSN–Construction interpelle les partis fédéraux sur la déconstruction du pont Champlain https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-construction-interpelle-les-partis-federaux-sur-la-deconstruction-du-pont-champlain/ Tue, 24 Sep 2019 14:00:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72178 La CSN–Construction demande aux partis fédéraux en campagne électorale de s’engager à prendre les mesures nécessaires sur le plan de la prévention et de la protection de l’environnement à la veille du début des travaux de déconstruction du pont Champlain qui devraient durer plus de deux ans.

« Jusqu’à présent, jamais au Québec nous n’avons assisté à la déconstruction d’un ouvrage de génie civil d’une telle ampleur. La sécurité est déjà fragile pour les travailleuses et les travailleurs sur les chantiers de construction. Des représentants à la prévention doivent être présents sur le terrain dès le début des travaux afin de minimiser les risques d’accident lors de la déconstruction d’un ouvrage en hauteur comme un pont. Il ne faut pas faire l’erreur, trop souvent commise, de lancer un chantier sans que les programmes de prévention adéquats soient en place », explique d’entrée de jeu le président de la CSN–Construction, Pierre Brassard.

Veiller aux bonnes conditions de travail
Ce dernier souligne qu’il faut aussi s’assurer en amont de bonnes conditions de travail pour celles et ceux qui seront appelés à s’activer sur le chantier. « Les travaux pourraient mobiliser plus de 1 000 travailleuses et travailleurs de la construction. Il faut s’assurer qu’ils puissent travailler dans des conditions raisonnables. Par exemple, ils seraient sûrement heureux de pouvoir prendre leurs vacances durant l’été. C’est quelque chose de possible. Quand il s’agit de la construction d’une route, les travaux doivent se dérouler rapidement. Mais la déconstruction d’un pont n’est pas aussi urgente », souligne-t-il.

Le défi de l’environnement
La protection de l’environnement constitue une autre préoccupation de la CSN–Construction. « Les méthodes de déconstruction du pont Champlain peuvent entraîner des impacts importants sur la faune et la flore marines. À la CSN–Construction, nous pensons qu’il faudrait créer des postes de représentants à l’environnement qui feraient le tour des chantiers, un peu à la façon des représentants en prévention, pour s’assurer du respect de l’environnement. Bien sûr, il faudrait les former », souligne le vice-président du secteur Génie civil et Voirie, Jean-Luc Deveaux.

S’il faut former des travailleurs à cette fin ou pour toute autre tâche spécialisée, il sera impératif que cette formation leur soit payée et que leur salaire soit ajusté en conséquence, estime Jean-Luc Deveaux. « Quitte à rouvrir les conventions collectives! », insiste-t-il.

La CSN–Construction serait, en outre, favorable à la création d’une charte environnementale qui viendrait encadrer et réglementer les travaux sur tout chantier de construction. « Il faut que l’industrie se sensibilise à cet enjeu de l’heure. C’est essentiel pour nous et plus particulièrement pour les enfants et les petits-enfants des travailleuses et des travailleurs et ça créera de l’emploi, ce qui est non négligeable », conclut le vice-président de la CSN–Construction.

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Du pain sur la planche pour les trois prochaines années https://www.csn.qc.ca/actualites/du-pain-sur-la-planche-pour-les-trois-prochaines-annees/ Mon, 17 Jun 2019 18:44:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71742 Lors du 28e congrès du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN (CCGÎM) qui s’est tenu du 12 au 14 juin 2019 au Centre récréatif de Lavernière aux Îles-de-la-Madeleine, les délégué-es présents ont adopté les propositions qui guideront le travail du nouveau comité exécutif.

Le nouveau comité exécutif du CCGIM–CSN est composé de Serge St-Pierre à la présidence, de Sara Vigneau au poste de secrétaire générale, de Denis Beaudin à la trésorerie, d’Alain Chevarie à la vice-présidence, territoire des Îles-de-la-Madeleine et de Tony Savino à la vice-présidence, territoire de la Gaspésie.

À la suite de débats et d’échanges issus de trois ateliers tenus durant le congrès, six propositions finales ont été adoptées par les délégué-es.

« Puisque nous avons tenu une journée thématique sur le sujet la veille de notre 28e congrès, il sera bien évidemment question de transports. Nous allons talonner les pouvoirs publics sur cette question fondamentale en lien avec les promesses et annonces faites. Il sera également question d’accessibilité et de transparence des fonds publics alloués, et ce, autant pour la Gaspésie que pour les Îles, de souligner Serge St-Pierre, nouveau président du CCGÎM–CSN. Aux propositions que nous avions formulées sur le transport, nos délégué-es ont ajouté celle-ci : que le CCGÎM prenne tous les moyens mis à sa disposition pour permettre en tout temps l’accès au moyen de transport de façon prioritaire et équitable pour le mieux-être de la population qui y demeure ».

« Nous continuerons à promouvoir l’amélioration globale des conditions de vie des travailleuses et travailleurs sur nos territoires, de contrer l’exode de ceux-ci par le soutien, entre autres, aux luttes des syndicats locaux, à la campagne 5-10-15, à un régime d’assurance médicaments public et universel et aux mesures visant à contrer la rareté de la main-d’œuvre. Nous allons également favoriser un meilleur accueil des travailleurs étrangers pour qu’ils se sentent bienvenus et qu’ils s’intègrent aux sociétés gaspésiennes et madeliniennes », d’ajouter monsieur St-Pierre.

Fidèle à ses traditions, le CCGÎM–CSN poursuivra également sa promotion du respect et de la qualité de vie de ses membres et des citoyennes et citoyens sur ses territoires en luttant pour un développement économique socialement responsable en donnant aussi son appui à la « Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique ».

« À l’arrivée des élections fédérales, nous avons reçu le mandat de recenser nos revendications historiques à l’attention de ce gouvernement, de constituer une plateforme qui sera divulguée à la population de nos territoires et de défendre celle-ci auprès des candidats et des différents partis politiques durant la campagne électorale. Bref, nous avons beaucoup de pain sur la planche et c’est avec une grande fierté que je poursuivrai le travail de notre camarade et ami Anatole Chiasson qui vient tout juste de débuter une retraite bien méritée », de conclure le nouveau président du CCGIM–CSN.

Les délégué-es, les élu-es retraités et actifs et les salarié-es de la CSN ont rendu un vibrant hommage à monsieur Chiasson dans le cadre de leur traditionnelle soirée de solidarité.

À propos de la CSN et du CCGIM-CSN

Le CCGIM-CSN regroupe environ 4500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte plus de 77 syndicats affiliés.

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