Salaire minimum – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Wed, 12 Mar 2025 21:25:39 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Salaire minimum – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Se battre pour les personnes marginalisées https://www.csn.qc.ca/actualites/se-battre-pour-les-personnes-marginalisees/ Wed, 12 Mar 2025 21:25:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=103132 Les travailleuses et les travailleurs du Centre l’Entre-Toit sont en grève générale illimitée depuis le 1er novembre. Les grèves ne sont pas si fréquentes dans le secteur communautaire. Qu’est-ce qui a mené ces 75 salarié-es à utiliser cet ultime moyen pour se faire respecter ?

Depuis quatre ans, Rosalie Bezeau-Faucher travaille pour l’Entre-Toit comme adjointe à la coordination. Elle a, entre autres mandats, celui de veiller à la réinsertion sociale des usagères et des usagers du centre de transition. L’Entre-Toit héberge des personnes aux prises avec des troubles de santé mentale, doublés à de la toxicomanie ou encore à des démêlés avec la justice.

Rosalie les accompagne au quotidien pour les mener vers une plus grande autonomie. « On fait tout notre possible pour soutenir les résidentes et les résidents de l’Entre-Toit. On les aide à prendre leurs médicaments, à se trouver un emploi ou bien un logement. Certaines personnes reviennent nous voir après quelques années pour nous remercier de les avoir épaulées. Elles sont fières d’être autonomes. Je sens qu’on fait une différence dans leur vie », explique-t-elle.

Si Rosalie a choisi de travailler à l’Entre-Toit, c’est pour prêter assistance aux gens les plus marginalisés de notre société. Si elle reste, c’est pour continuer de tisser des liens au jour le jour avec eux. Elle reste aussi pour l’esprit d’équipe qui se forme dans ce milieu de travail enrichissant, mais exigeant.

Dans les conditions actuelles, c’est difficile. Les salaires sont loin derrière ceux du secteur public et du milieu communautaire. L’Entre-Toit compte sur des salarié-es qualifiés et diplômés, mais non reconnus. Résultat, le taux de roulement frôle les 100 % chaque année. « Nous gagnons moins de 20 $ l’heure. Pour s’assurer de garder les gens plus longtemps et de continuer d’assurer la mission de l’organisme, il faut bonifier nos conditions et augmenter nos salaires », conclut Rosalie.

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Renaud-Bray doit cesser d’utiliser des scabs, ordonne le tribunal https://www.csn.qc.ca/actualites/renaud-bray-doit-cesser-dutiliser-des-scabs-ordonne-le-tribunal/ Fri, 06 Dec 2024 14:58:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101316 C’est sans pouvoir compter sur des briseurs de grève que Renaud-Bray tentera d’ouvrir ses magasins aujourd’hui, alors que les employé-es ont déclenché ce matin une grève générale illimitée.

Dans une décision rendue hier, le Tribunal administratif du travail accueille la plainte déposée par la CSN et constate que Renaud-Bray a enfreint l’article 109.1 du Code du travail lors des dernières journées de grève. Le tribunal ordonne à Renaud-Bray de ne plus recourir à des briseurs de grève advenant un nouveau débrayage.

Ce qui sera le cas dès aujourd’hui : après avoir lancé un ultimatum à l’employeur mardi, le syndicat représentant les 60 employé-es des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale a appris de la conciliatrice affectée au dossier que Renaud-Bray n’avait pas d’autre proposition de négociation à faire, provoquant ainsi le déclenchement de la grève ce matin.

« On négocie depuis un an et tout ce que Renaud-Bray nous propose, c’est de maintenir un plafond salarial à peine plus élevé que le salaire minimum », déplore Isabelle Nadeau, porte-parole du syndicat. « Ça fait 18 ans que je travaille chez Renaud-Bray et je gagne toujours 15 cents de plus que le salaire minimum. À un moment donné, on est tannés de se faire niaiser. »

« Nous avons été clairs avec les représentants de l’employeur : nous voulons une nouvelle structure salariale qui fait en sorte que les augmentations octroyées en fonction des années d’expérience ne sont pas aussitôt rattrapées par une hausse plus rapide du salaire minimum, précise le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. Si on acceptait les termes de Renaud-Bray, on se retrouverait d’ici quelques années avec les mêmes 15 cents de plus que le salaire minimum, c’est inacceptable. »

Coupable une deuxième fois
C’est la deuxième fois que le tribunal condamne Renaud-Bray pour avoir enfreint le Code du travail. Dans une décision rendue le 5 août dernier à la suite d’une plainte déposée par le syndicat, le Tribunal administratif du travail déclarait la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et d’avoir manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le tribunal reprochait à l’employeur ses nombreuses communications envoyées aux salarié-es pour discréditer le syndicat, tout comme son attitude intransigeante à la table de négociation.

« Depuis le début de cette négociation, Renaud-Bray enfreint allègrement les règles élémentaires entourant la négociation collective, souligne la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches, Mélanie Pelletier. Nous demandons à la population d’être solidaire, de ne pas franchir les lignes de piquetage et de ne pas magasiner chez Renaud-Bray pendant le temps des Fêtes. »

À propos
La convention collective des 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale est échue depuis le 31 décembre 2023. Depuis le début de la négociation, en novembre 2023, une douzaine de rencontres ont eu lieu, les neuf dernières en présence d’une conciliatrice du ministère du Travail. Réunis en assemblée générale le 13 novembre dernier, les salarié-es ont adopté à 85 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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20$ l’heure, ça change pas le monde, sauf que… https://www.csn.qc.ca/actualites/20-lheure-ca-change-pas-le-monde-sauf-que/ Thu, 05 Dec 2024 16:53:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101225 De 2021 jusqu’à tout récemment, la CSN invitait ses syndicats à revendiquer un salaire plancher d’au moins 18 $ l’heure lorsqu’ils négocient le renouvellement de leur convention collective. L’objectif de 18 $ l’heure vient d’être actualisé à 20 $ par la confédération.

La campagne du 20 $ l’heure rallie un nom­bre important de syndicats autour d’une cible salariale commune et s’avère un puissant outil de mobilisation. La CSN a recensé toutes ses conventions qui prenaient fin en 2022, 2023 et 2024 et a développé des plans d’action avec les syndicats et les équipes de négociation pour atteindre cette cible salariale. Et le taux de réussite est de 78 % !

« Se battre pour qu’il n’y ait plus de salaire en bas de 20 $ l’heure dans nos conventions collectives, ça permet d’améliorer concrètement les conditions de vie des travailleuses et des travailleurs. Plus globalement, ça permet aussi d’influencer le calcul du salaire minimum au Québec », explique François Enault, 1er vice-président de la CSN et responsable politique des négociations.

Car la politique gouvernementale sur la question veut que le salaire minimum corresponde à environ 50 % du salaire moyen au Québec. « Avec nos syndicats et notre tir groupé autour d’une cible claire, on pourra hausser le salaire moyen et par la bande, le salaire minimum au Québec », continue le vice-président.

À l’abattoir de volailles Charron en Outaouais, très récemment, le syndicat a négocié une hausse de 11 % avec un salaire d’entrée de 20 $ l’heure dès la première année, alors qu’il s’établissait auparavant à 18 $ l’heure. « Le travail à l’abattoir n’est pas facile. Il n’y a rien d’automatisé, c’est très dur sur le corps. Avec 18 $, on était en dessous du salaire d’entrée des autres abattoirs, comme Olymel. On avait donc des problèmes de rétention et d’attraction », raconte Cédric Richer, trésorier du syndicat et membre du comité de négociation.

Au début de la négociation, l’employeur ne comprenait pas que l’ensemble des salarié-es soient autant derrière leur comité de négociation. « Lorsque nous sommes sortis d’une rencontre de négociation et que nous avons lancé le mot d’ordre de porter une casquette le lendemain, tout le monde l’a fait. L’employeur a vite compris qu’il ne négociait pas seulement avec quatre personnes, mais bien avec tous ses employé-es. Après, les choses ont déboulé rapidement. Mais ce qu’on retient, c’est que c’est en restant unis et soudés que nous avons réussi à l’obtenir, le 20 $ l’heure », conclut M. Richer.

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Grève chez Renaud-Bray : la CSN dénonce l’usage de scabs https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-chez-renaud-bray-la-csn-denonce-lusage-de-scabs/ Thu, 28 Nov 2024 17:05:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101011 Après avoir été jugée coupable d’entrave, d’ingérence et de négociation de mauvaise foi, l’entreprise Renaud-Bray devra se défendre à nouveau de contrevenir au Code du travail, cette fois pour avoir utilisé des briseurs de grève lors des journées de grève exercées par les employé-es de ses succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale.

Dans une requête déposée auprès du Tribunal administratif du travail, hier soir, la CSN reproche à Renaud-Bray d’avoir sciemment fait travailler des cadres embauchés après le début de la présente négociation collective, ce qui lui est explicitement interdit par l’article 109.1 du Code du travail relatif aux briseurs de grève.

La centrale syndicale déplore également les entraves et l’ingérence de Renaud-Bray dans les affaires syndicales, notamment en expulsant le président du syndicat des lieux de travail à deux reprises au cours des dernières semaines.

« Il est extrêmement choquant de constater qu’une compagnie bien de chez nous puisse bafouer à ce point le cadre légal qui vient baliser les relations de travail au Québec », déplore la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Nous demandons aux tribunaux d’intervenir pour protéger le droit de grève des employé-es afin que nous puissions en arriver à un règlement négocié satisfaisant pour eux. »

Les 60 employé-es des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale exercent une deuxième journée de grève consécutive aujourd’hui. Après avoir fait du piquetage devant les Galeries de la Capitale hier, les grévistes manifesteront devant la succursale de Place Laurier aujourd’hui. Ils avaient également débrayé vendredi et samedi derniers.

« Plus que jamais, nos collègues sont déterminés à améliorer leurs conditions de travail, il n’y a aucun doute là-dessus », affirme le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN, Jimmy Demers. « Renaud-Bray doit respecter son obligation de négocier de bonne foi. Ça fait plus d’un an qu’on négocie avec des gens qui n’ont pas de mandat pour nous répondre. Le cirque a assez duré. »

Les salaires sont au cœur de la négociation : en raison d’une structure salariale trop contraignante et trop complexe, la vaste majorité des employé-es ne gagnent que 15 cents au-dessus du salaire minimum, même si certains cumulent plus de 15 ans de service pour le même employeur.

Les employé-es demandent que le salaire d’embauche soit fixé à 1,15 $ au-dessus du salaire minimum pour les commis ainsi qu’à 1,40 $ de plus pour les libraires. Ils réclament également une progression salariale en fonction des années de service. Les discussions achoppent par ailleurs sur l’accès à la formation et à des pauses, notamment. De son côté, l’employeur voudrait imposer différents reculs quant à la prise de congés et exige un rehaussement des disponibilités minimales des salarié-es.

Dans une décision rendue le 5 août dernier à la suite d’une plainte déposée par le syndicat, le Tribunal administratif du travail déclarait la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et d’avoir manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le tribunal reprochait à l’employeur ses nombreuses communications envoyées aux salarié-es pour discréditer le syndicat, tout comme son attitude intransigeante à la table de négociation.

À propos
La convention collective des 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale est échue depuis le 31 décembre 2023. Depuis le début de la négociation, en novembre 2023, une douzaine de rencontres ont eu lieu, les neuf dernières en présence d’une conciliatrice du ministère du Travail. Réunis en assemblée générale le 13 novembre dernier, les salarié-es ont adopté à 85 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Métro Comporté : un mandat de moyens de pression voté à l’unanimité https://www.csn.qc.ca/actualites/metro-comporte-un-mandat-de-moyens-de-pression-vote-a-lunanimite/ Tue, 04 Jun 2024 21:06:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=97966 Après quelques séances de négociation entre la partie patronale et le comité de négociation du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Métro Comporté (CSN), force est de constater que l’employeur n’accorde aucune importance à ses employé-es. Ceux-ci ont donc voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de moyens de pression, lors d’une assemblée générale tenue le 3 juin en soirée.

« C’est évident qu’on aurait souhaité que la négociation se passe bien et que l’employeur nous fasse des offres sérieuses. Malheureusement, comme c’est trop souvent le cas, la partie patronale rit de nous en refusant presque toutes nos demandes et en nous faisant une offre salariale complètement ridicule », s’emporte Roger Guérin, président du syndicat.

En effet, l’employeur a rejeté la quasi-totalité des demandes du syndicat du revers de la main et il a laissé très peu d’espace à la table de négociation pour en discuter. Une seule demande a été acceptée par l’employeur jusqu’à maintenant, soit la transformation d’un jour férié en congé mobile. « C’est sans parler de son offre salariale complètement aberrante dans le contexte inflationniste que l’on connaît au Québec, ce n’est pas avec des 1.25% par année qu’un employé de marché d’alimentation peut penser s’enrichir! », s’insurge Serge Monette, vice-président à la Fédération du commerce–CSN (FC–CSN).

Les moyens de pression commencent maintenant

Pour donner suite au vote unanime des travailleurs lors de l’assemblée générale d’hier, les moyens de pression ont commencé aujourd’hui même. Une rencontre de négociation est prévue demain, le 5 juin, et si l’employeur ne comprend toujours pas le message, les membres sauront changer le cran des moyens de pression au courant de la semaine.

« C’est quand même incroyable qu’après une pandémie à travailler sur le terrain, masqué, à tout donner pour remplir les rayons d’épicerie et continuer d’approvisionner les habitants de la région, qu’on dise aujourd’hui à ces gens dévoué-es qu’ils ne valent à peine plus que le salaire minimum. Les membres du syndicat peuvent compter sur le Conseil central pour les appuyer dans les moyens de pression qu’ils entreprennent! », ajoute Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

Les prochains développements ne sauraient tarder, puisqu’une rencontre de négociation est prévue pour demain, le 5 juin, et une autre, le lundi 10 juin.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Métro Comporté (CSN) regroupe 70 membres. Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce (CSN) qui regroupe près de 30 000 membres dans ses 360 syndicats, au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances et, bien sûr, à la CSN qui compte pour sa part plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que public.

 

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Résidence Le Dufresne : il y a une limite à presser le citron https://www.csn.qc.ca/actualites/residences-pour-aine-es-le-dufresne-il-y-a-une-limite-a-presser-le-citron/ Wed, 17 Apr 2024 18:48:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=95473 Confinés au seuil du salaire minimum, les employé-es de la résidence pour aîné-es Le Dufresne dénoncent leurs conditions de travail. Ils tentent d’obtenir un salaire décent, mais ils se butent à un propriétaire méprisant, un groupe de médecins-entrepreneurs, qui exige des reculs salariaux importants. En parallèle, cette entreprise empoche des revenus provenant des coûteux loyers que paient les résidentes et les résidents.

Le propriétaire, Réseau MAclinique et sa filiale NOTREmaison, souhaite geler les salaires durant trois ans puis appauvrir sa quarantaine d’employé-es pour les années suivantes avec des augmentations annuelles de 1,5 %, soit un pourcentage bien au-dessous de l’augmentation du coût de la vie.

« Le Réseau MAclinique profite des angles morts du système de santé pour faire de l’argent sur notre dos et celui des aîné-es, insiste la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal–CSN, Véronique Girouard. Depuis toujours, nous flirtons avec le seuil du salaire minimum. Nous méritons une juste rémunération pour notre travail essentiel auprès des plus vulnérables de la société », ajoute Mme Girouard.

Tirer le maximum
Tout récemment, l’entreprise dit avoir greffé un nouveau volet à son entreprise : le développement immobilier. Ainsi, à la résidence Le Dufresne, une soixantaine de résidentes et de résidents ont été incités à quitter leurs logements afin que des travaux de rénovation esthétique y soient entrepris, dans le but de relouer ces appartements encore plus chers.

« En pleine crise du logement, cette décision a placé des aîné-es vulnérables dans une situation encore plus précaire. Les soins aux aîné-es ne devraient pas être une affaire de gros sous. Encore une démonstration éloquente que ce modèle ne fonctionne tout simplement pas. Pendant combien de temps encore le gouvernement fera-t-il la sourde oreille ? » déplore la vice-présidente responsable des secteurs privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Lucie Longchamp.

Dans les faits, la situation à la résidence Le Dufresne constitue un bel exemple des dérapages du privé en santé, quand des médecins choisissent les profits au détriment des soins aux aîné-es et du maintien du réseau public. « D’un côté, ces entreprises maintiennent leurs employé-es à bas salaires. De l’autre, elles tirent le maximum de profit auprès des aîné-es. Il y a une limite à presser le citron », martèle la dirigeante syndicale.

Ces agissements soulèvent d’importantes questions sachant que ce groupe est sur les rangs pour obtenir le contrat de construction d’un mini-hôpital privé dans la région de Québec, tel que promis par la Coalition Avenir Québec. « D’abord, il est important de rappeler que le projet de mini-hôpitaux privés de la CAQ ne répondra pas de façon adéquate aux besoins de la population en matière d’accès aux soins de santé, affirme la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN), Dominique Daigneault. Non seulement nous nous opposons à ce modèle de soins, mais le fait que le Réseau MAclinique soit sur les rangs pour obtenir le contrat dans la région de Québec en rajoute une couche ! La manière dont ce groupe de médecins-entrepreneurs traite ses employé-es et ses résident-es de la RPA Le Dufresne est totalement inacceptable ! Cette marchandisation des besoins en matière de santé et l’exploitation des employé-es qui y œuvrent doivent cesser. Les quelque 100 000 membres du conseil central sont solidaires avec les travailleuses et les travailleurs du Dufresne. Ils pourront compter sur notre appui tout au long de leur négociation », termine la présidente du CCMM–CSN.

Les pourparlers au Dufresne s’inscrivent dans la négociation coordonnée des centres d’hébergement privés affiliés à la CSN, qui a déjà donné lieu à plus d’une trentaine d’ententes. Partout au Québec, des propriétaires de résidences pour aîné-es ont accepté de verser un salaire de 18 $ l’heure à l’embauche.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal–CSN est affilié à la FSSS–CSN qui regroupe plus de 145 000 membres ainsi qu’au CCMM–CSN. Pour sa part, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1 600 syndicats, elle défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs.

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Entente de principe pour les travailleuses de la cafétéria du Collège Montmorency https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-pour-les-travailleuses-de-la-cafeteria-du-college-montmorency/ Fri, 08 Mar 2024 18:33:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=94511 Les travailleuses de la cafétéria du Collège Montmorency ont adopté à 86 % l’entente de principe intervenue le 7 mars dernier. La mobilisation exemplaire des travailleuses leur a permis d’obtenir de nombreux gains, notamment sur le plan salarial.

L’entente de principe prévoit une augmentation salariale à 18 $ l’heure dès le retour au travail. Au terme de la convention collective venant à échéance en août 2027, les travailleuses auront un salaire de 20 $ l’heure. C’est donc une augmentation salariale de 25 % sur cinq ans pour l’ensemble des travailleuses, à laquelle s’ajoute un boni de 1000 $ à la signature et une réduction de la période de probation à quatre mois. Rappelons que les 17 travailleuses, majoritairement des femmes racisées, étaient en grève générale illimitée depuis plus de quatre semaines pour obtenir un salaire d’au moins 18 $ l’heure.

« Notre détermination a fait la différence. Grâce à notre grève, nous avons atteint nos objectifs. Avec l’inflation majeure des derniers mois, il devenait urgent d’obtenir des augmentations salariales importantes, notamment pour reconnaitre le travail de celles qui sont à l’emploi depuis plusieurs années. Aujourd’hui, on peut dire que notre mobilisation et l’appui de la CSN ont forcé l’employeur à nous donner raison », lance la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la cafétéria du Cégep Montmorency–CSN, Paula Viveiros.

« Les gains obtenus par les travailleuses montrent que lorsqu’on se tient debout, on peut gagner ! Elles ont réussi à tenir tête à la multinationale Groupe Compass et à forcer l’employeur à négocier une bonne convention collective », poursuit Linda Tavolaro, secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Les travailleuses se sont accrochées jusqu’à ce qu’elles obtiennent une bonne entente. Elles ont pu compter sur la solidarité de plusieurs syndicats de la CSN qui sont venus les appuyer durant le conflit de travail. Ces travailleuses ont offert une belle leçon de solidarité que le Groupe Compass et le Collège Montmorency devront garder en tête pour le futur », enchaîne Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

« C’est une première convention collective CSN pour ces travailleuses et elles l’ont arrachée de chaude lutte ! Cette lutte rappelle l’urgence d’augmenter le salaire minimum pour s’assurer que l’ensemble des travailleuses et des travailleurs a un salaire décent », de conclure Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la cafétéria du Cégep Montmorency–CSN est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui compte 65 000 membres dans les secteurs public et parapublic. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les travailleuses interpellent la ministre de l’Emploi https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-interpellent-la-ministre-de-lemploi/ Tue, 27 Feb 2024 14:42:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=94274 En grève générale illimitée depuis le 12 février, les travailleuses de la cafétéria du Collège Montmorency ont profité de la présence de la ministre de l’Emploi dans les murs de l’établissement d’enseignement pour dénoncer leurs conditions de travail.

Ces 17 employées, majoritairement des femmes racisées, se battent pour obtenir un salaire d’au moins 18 $ l’heure. À l’heure actuelle, elles gagnent 16 $ l’heure, qu’elles aient 1 ou 25 ans d’ancienneté. De plus, elles sont sans contrats de travail depuis août 2022.

« Nos demandes sont pourtant raisonnables : 18 $ l’heure à l’embauche et jusqu’à 20 $ l’heure pour les salariées plus expérimentées. Dans le contexte actuel d’inflation et compte tenu de l’ancienneté de plusieurs membres de l’équipe, ces demandes s’avèrent tout à fait légitimes, insiste la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la cafétéria du Cégep Montmorency–CSN, Paula Viveiros. Nous profitons de la présence de la ministre de l’Emploi, Kateri Champagne Jourdain, dans les murs du collège pour réitérer notre appel à un salaire décent. » Malheureusement, la ministre n’a pas daigné faire quelques pas pour parler à ces femmes qui l’attendaient dehors depuis plus de deux heures.

Des miettes !
Leur employeur, le Groupe Compass, est une multinationale qui dispose d’un quasi-monopole dans les services alimentaires. « Pour une entreprise de cette envergure, les demandes salariales des travailleuses de la cafétéria du Collège Montmorency ne représentent que des miettes », soutient Linda Tavolaro à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). D’ailleurs, dans plusieurs de ses établissements, le Groupe Compass verse des salaires supérieurs au taux de 18 $ l’heure réclamé par les travailleuses de la cafétéria du collège. Le syndicat souhaite aussi que la direction du Collège Montmorency joue un rôle plus actif auprès du Groupe Compass, son contractuel, afin de régler ce conflit. Le collège ne peut se déresponsabiliser quant au sort réservé aux travailleuses et aux travailleurs œuvrant en ses murs.

« Avec l’inflation, tous les prix de la cafétéria ont augmenté, mais pas les salaires de ces travailleuses qui sont essentielles au fonctionnement des comptoirs alimentaires. Ces femmes n’ont ni régime de retraite ni assurance collective. Elles sont un exemple concret de la nécessité d’augmenter le salaire minimum à un niveau qui leur permet de vivre décemment », souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Ces travailleuses peuvent compter sur l’appui des quelque 100 000 membres du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) dans leur lutte pour améliorer leurs conditions de travail. Elles effectuent un travail précieux. Il faut que le salaire des gens qui nous nourrissent leur permette de se nourrir eux-mêmes », termine la présidente du CCMM–CSN, Dominique Daigneault.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la cafétéria du Cégep Montmorency–CSN est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui compte 65 000 membres dans les secteurs public et parapublic ainsi qu’au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), qui réunit quelque 100 000 membres. Pour sa part, la CSN défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs.

 

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Salaire minimum : une hausse nettement insuffisante, juge la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/salaire-minimum-une-hausse-nettement-insuffisante-juge-la-csn/ Wed, 31 Jan 2024 21:54:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=93854 « Ce n’est certainement pas en augmentant le salaire minimum à 15,75 $ qu’on va sortir le monde de la pauvreté », martèle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Cette hausse est nettement insuffisante. Alors que l’inflation pousse les travailleuses et les travailleurs à bas revenus dans une situation financière extrêmement précaire, l’augmentation prévue pour 2024 demeure inférieure à celle consentie ces dernières années. »

Pour la présidente de la CSN, l’augmentation du salaire minimum demeure le principal levier du gouvernement pour lutter contre la pauvreté, alors que la crise du logement et l’augmentation du prix des denrées de base provoquent une pression financière accrue sur de nombreux ménages.

« On le voit de plus en plus : des femmes et des hommes travaillant à temps plein ainsi que leur famille doivent avoir recours aux banques alimentaires pour survivre. On le dit depuis plusieurs années : le salaire minimum, même à 15,75 $, ne permet pas à une travailleuse ou à un travailleur de subvenir à ses besoins, même en travaillant 40 heures par semaine. Que le gouvernement demeure aussi insensible devant cette situation et limite à 50 cents l’augmentation du salaire minimum, ça dépasse l’entendement. »

Fondée en 1921, la CSN regroupe 325 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

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Que les géants de l’épicerie regardent dans leur cour ! https://www.csn.qc.ca/actualites/que-les-geants-de-lepicerie-regardent-dans-leur-cour/ Tue, 19 Sep 2023 17:29:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91936 Alors que le gouvernement canadien réunit les géants de la distribution alimentaire pour assurer l’accès de toute la population aux denrées qui leur sont nécessaires, la Confédération des syndicats nationaux rappelle que les travailleuses et les travailleurs des supermarchés eux-mêmes ressentent de plein fouet les effets de l’augmentation des bénéfices des entreprises de l’industrie.

« On salue l’initiative du gouvernement fédéral de convoquer les géants du secteur », explique le vice-président de la CSN, François Enault. « Nous appelons à une réflexion beaucoup plus large pour s’attaquer à la crise du pouvoir d’achat des Canadiennes et des Canadiens. Les bénéfices engrangés par les géants de l’alimentation sont d’autant plus scandaleux qu’ils sont réalisés sur le dos de travailleuses et de travailleurs à qui ils refusent un salaire minimum de 18 dollars l’heure. Les épiciers devraient commencer par s’assurer que leurs propres employé-es ont un revenu suffisant pour s’approvisionner dans leur propre établissement. »

« Si elles veulent vraiment faire partie de la solution, les grandes bannières devraient commencer par un meilleur partage de la richesse, non seulement au bénéfice des consommateurs, mais aussi de leurs employé-es », enchaîne le président de la Fédération du commerce (FC–CSN) Alexandre Laviolette. « Durant la pandémie, tout le monde saluait ces travailleuses et ces travailleurs indispensables, se rendant bien compte que la société ne peut pas fonctionner sans eux. Puis, dès que la tempête s’est dégagée, on a vu les entreprises retirer les mesures financières qu’elles avaient mises en place aux premiers jours de la crise pour maximiser encore leurs profits. »

À propos
La Fédération du commerce (FC–CSN) représente environ 8300  salarié-es du commerce de détail du Québec. Au total, elle compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Elle est une des huit fédérations professionnelles affiliées à la CSN, qui compte 330 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

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Entente de principe à la résidence Jardins Rawdon https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-a-la-residence-jardins-rawdon/ Fri, 05 May 2023 16:15:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=89127 Réunis en assemblée générale aujourd’hui, les 18 membres du Syndicat régional des CHP de Lanaudière–CSN de la résidence Les Jardins Rawdon du Groupe Santé Arbec, ont adopté l’entente de principe intervenue in-extrémis la veille.

Rappelons que la convention collective était échue depuis le 31 mars 2021. Un peu plus de deux longues années de négociation auront été nécessaires pour que les parties en arrivent à une entente. Récemment, exaspérés devant l’intransigeance de l’employeur, son absence de reconnaissance et son manque de volonté de négocier des salaires décents, les travailleuses et travailleurs ont déclenché une grève générale illimitée. Malgré tout, il aura fallu que la partie syndicale demande l’intervention du ministère du Travail afin de forcer l’employeur à négocier convenablement pour en arriver à conclure les termes d’un nouveau contrat de travail.

L’enjeu fondamental de cette négociation a été, ni plus ni moins, l’augmentation de la rémunération globale. Dans un marché ultra-compétitif, où la main-d’œuvre se fait rare, où l’inflation crée une forme de violence économique importante sur les travailleuses et travailleurs, il était urgent, voire impératif, d’augmenter le niveau de rémunération de ces femmes et ces hommes qui se donnent corps et âme au quotidien pour un salaire qui avoisine le salaire minimum.

« Il est indécent d’avoir à mener des luttes de ce genre de nos jours. Ces femmes et ces hommes soignent et accompagnent celles et ceux qui ont forgé la société d’aujourd’hui. Ils posent des actes de soins dédiés. Elles et ils ont la vocation, mais ils sont méprisés et sous rémunérés au profit de gros joueurs du milieu, comme le Groupe Arbec qui se remplit les poches joyeusement à grands coups de subventions », dénonce Martin Bourgeois, conseiller syndical au Conseil central de Lanaudière–CSN.

Avec cette entente, les préposé-es aux bénéficiaires voient leur rémunération globale bonifiée en moyenne de 3.7 % pour 2022, 4 % pour 2023 et 2.6 % en 2024. Ainsi le salaire du dernier échelon passe de 15,59 $ en 2021 à 17,10 $ en 2024. Accusant un retard salarial important, le préposé à l’entretien et la responsable de la cuisine bénéficient quant à eux d’un ajustement salarial.

« On est encore loin de la parité de nos salaires avec les employé-es du réseau public, mais avec notre détermination, nous avons réussi à réduire cet écart et nous éloigner davantage du salaire minimum. Néanmoins, il reste encore du chemin à faire. Le résultat du vote à 57 % est un message clair à l’employeur », souligne Sophie Ross, vice-présidente du Syndicat régional des CHP de Lanaudière–CSN.

La norme
Partout au Québec, des propriétaires de résidences pour aîné-es accordent actuellement des conditions salariales largement supérieures à celles qui prévalent aux Jardins Rawdon. Déjà plus d’une vingtaine d’ententes sont intervenues dans le cadre de la négociation coordonnée des centres d’hébergement privés (CHP). « Bien que l’entente à la résidence Jardins Rawdon soit à la satisfaction des parties, elle ne change en rien au fait que le groupe Arbec demeure un mauvais citoyen corporatif pour notre région. Le groupe Arbec a peu de considération pour son personnel qui, au quotidien, travaille à l’enrichir davantage », conclut Martin Bourgeois.

L’entente adoptée met donc fin à la grève. Les opérations normales reprendront dès minuit
le 6 mai 2023. Au cours des prochains jours, les parties prévoient signer la nouvelle convention collective qui viendra à échéance le 31 mars 2025.

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Une entente de principe aux Jardins Charlesbourg https://www.csn.qc.ca/actualites/une-entente-de-principe-aux-jardins-charlesbourg/ Tue, 24 Jan 2023 18:20:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87002 Le 24 janvier, les travailleuses et les travailleurs de la résidence Les Jardins Charlesbourg à Québec ont entériné à 82 % une entente de principe.

Cette entente est la 7e de la ronde de négociation coordonnée de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) à atteindre la plateforme commune de revendications ainsi que l’objectif d’un salaire de 18 $/heure dès l’embauche.

Il faut rappeler que la CSN mène également une campagne pour un salaire minimum de 18 $/heure dans le cadre de la Coalition Minimum 18$. Cette demande salariale s’avère nécessaire pour contrer les conditions de pauvreté auxquelles sont soumis les travailleuses et les travailleurs des centres d’hébergement privés.

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Salaire minimum: trop peu, trop tard, déplore la coalition Minimum 18$ https://www.csn.qc.ca/actualites/hausse-du-salaire-minimum-a-1525-lheure/ Wed, 18 Jan 2023 21:32:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=86881 Alors que le gouvernement du Québec annonce une hausse du salaire minimum à 15,25 $ l’heure, la coalition Minimum 18$ se désole du décalage de cette annonce.

« Si elle n’arrivait pas 6 ans en retard et qu’on n’avait pas connu une inflation frisant les 7 % dans la dernière année, l’annonce par le ministre du Travail, Jean Boulet, de l’atteinte du salaire minimum à 15,25 $ l’heure serait une bonne nouvelle. Cependant, dans le contexte actuel, cette augmentation de 1 $ l’heure est perçue comme une forme de mépris de la réalité des travailleuses et travailleurs : le gouvernement de François Legault ne fait qu’appauvrir les plus pauvres », déclarent les porte-parole de la coalition, qui comprend la FTQ, la CSN, la CSQ, la CSD, l’APTS, le SFPQ, le SPGQ, le Collectif pour un Québec sans pauvreté, le Front de défense des non-syndiqué-es (FDNS) et le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants.

Une hausse déconnectée de la réalité

« Alors qu’en décembre dernier, le premier ministre François Legault reconnaissait la difficulté de vivre dignement avec un salaire horaire de 18 $, son gouvernement propose d’augmenter le salaire minimum à 15,25 $ l’heure. Non seulement c’est incohérent, mais c’est indécent! » Les membres de la coalition se demandent comment le gouvernement peut prétendre vouloir lutter contre la pauvreté alors que la paie minimale qu’il fixe n’offre que la misère.

« Alors que l’augmentation actuelle des prix du logement, du transport et de l’épicerie menace plus particulièrement les travailleuses et travailleurs à faible revenu, cette hausse nous apparaît complètement déconnectée de la réalité », ajoutent les membres de la coalition Minimum 18$. « Faut-il rappeler au ministre Boulet que, selon le Bilan-faim du réseau Les Banques alimentaires du Québec, le nombre de personnes ayant eu recours aux services d’aide alimentaire et dont la source principale de revenu est l’emploi a augmenté de 37 % depuis 2019! » Rappelons qu’avant la poussée inflationniste, les analyses de la coalition démontraient que le salaire minimum devait être haussé à 18 $ l’heure afin de permettre à une personne seule travaillant à temps plein de sortir de la pauvreté.

Le comble de l’insulte

Dans un contexte où le salaire moyen au Québec était de 31,41 $ l’heure en décembre 2022 et que Statistique Canada révèle qu’il a augmenté de 6,9 % depuis un an, tout laisse croire que le salaire moyen dépassera les 32 $ en mai 2023. « Nous dénonçons depuis plusieurs années l’aspect limitatif de la politique gouvernementale québécoise de plafonner le salaire minimum à 50 % du salaire moyen. Or, cette année, comble de l’insulte, le gouvernement du Québec fixe le salaire minimum bien en deçà de ce seuil (47 %). Ce dernier aurait dû, selon son propre critère, permettre minimalement 16 $ l’heure », dénoncent les membres de la coalition Minimum 18$.

Aux employeurs d’assumer leurs responsabilités

Dans le contexte actuel d’une pénurie de main-d’œuvre, encore plus criante dans les secteurs de la restauration, de l’hébergement et du commerce, la traditionnelle excuse du risque de perte d’emplois ne peut même plus être agitée. « Alors que plusieurs employeurs décident d’accorder de meilleurs salaires que leurs concurrents afin d’attirer la main-d’œuvre et de la retenir, l’occasion est belle de forcer l’ensemble des employeurs à ajuster leur rémunération pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs de vivre décemment », poursuivent les porte-parole de la coalition.

Un salaire suffisant pour sortir de la pauvreté

Rappelons que l’objectif fixé par la coalition de porter le salaire minimum à 18 $ l’heure devrait être révisé bientôt pour tenir compte de la hausse du coût de la vie, particulièrement marquée dans la dernière année. Pour établir leur revendication, les membres de la coalition prennent en considération, sans s’y limiter, différents indicateurs de faible revenu, comme la mesure de faible revenu à 60 % de la médiane des revenus (MFR-60) et le revenu viable établi par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS).

« La promesse du travail à temps plein ne devrait pas être uniquement un plan de survie. La hausse du salaire minimum doit permettre de sortir de la pauvreté, donner la possibilité de faire des choix de consommation, assurer la capacité de faire face aux imprévus et permettre la participation à la vie sociale et culturelle. Pour cela, un salaire minimum à 15,25 $ l’heure est nettement insuffisant. Même à 18 $ l’heure, le salaire minimum permettrait à peine aux travailleuses et aux travailleurs de vivre décemment », rappellent les membres de la coalition Minimum 18$.

À propos

La coalition Minimum 18$, comprend les groupes suivants :

CSN, FTQ, CSQ, CSD, APTS, SFPQ, SPGQ, Collectif pour un Québec sans pauvreté, Front de défense des non-syndiqué-es (FDNS), Centre des travailleurs et travailleuses immigrants.

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Mandat de grève générale illimitée à la Villa d’Alma https://www.csn.qc.ca/actualites/mandat-de-greve-generale-illimitee-a-la-villa-dalma/ Mon, 14 Nov 2022 20:30:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85717 Le 24 octobre dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Centres d’hébergement privés de la région Saguenay–Lac-Saint-Jean (CSN), section Villa d’Alma, ont voté à 100 % pour un mandat de grève générale illimitée à exercer au moment jugé opportun.

Malgré les échanges respectueux et les accords sur les clauses normatives, les parties sont très loin en ce qui a trait aux offres salariales. Pour les travailleuses et travailleurs, c’est maintenant ou jamais ! « Vous n’êtes pas sans savoir que la hausse du coût de la vie nous fait mal. Les échelles salariales prévues à la convention collective sont nettement insuffisantes ! Une préposée peut gagner entre 14,25 $ et 16,15 $ l’heure. Par chance, le gouvernement a reconnu que notre travail était essentiel et a accordé une prime qui nous permet d’avoir 4 $ de plus, mais sans jamais dépasser 21,27 $. Il va nous arriver quoi lorsque la prime sera terminée ? Les chefs en cuisine gagnent entre 14,63 $ et 20,12 $. Vous y pensez ? Avec de meilleurs salaires, l’employeur n’aurait sûrement plus à engager des ressources qu’il paie plus cher par des agences » déclare Liliane Malouin, déléguée syndicale de la Villa d’Alma.

« Il faut impérativement donner un coup de barre dans les salaires. Avec ce qui est proposé, les travailleuses et travailleurs devront faire des choix déchirants puisque le lait, l’essence et les autres produits de consommation augmentent sans arrêt ! déplore Hélène Brassard, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). En plus, il me semble que l’employeur devrait y mettre une priorité puisque la rétention du personnel est difficile et les conditions de travail ne sont pas du tout attirantes afin de recruter de nouvelles et nouveaux employés, poursuit-elle. Il faut au minimum qu’à la fin de cette nouvelle convention collective, les travailleuses et travailleurs puissent gagner 18 $ l’heure. Et la CSN est justement en campagne pour la hausse du salaire minimum à 18 $ », conclut-elle.

« Ce n’est pas normal que celles et ceux qui prennent soin de nos ainé-es reçoivent si peu de reconnaissance. Il faut plus que des mercis ! On a reconnu le personnel travaillant dans les CPE, ainsi, nos ainé-es ne valent-ils pas autant que nos petits ? D’autant que c’est eux qui ont bâti le Québec d’aujourd’hui » explique Manon Tremblay, présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de la région Saguenay–Lac-Saint-Jean (CSN) est affilié à la CSN et à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). La FSSS–CSN compte un peu plus de 125 000 membres dans les secteurs privé et public. La FSSS–CSN représente la majorité des travailleuses et de travailleurs du secteur de la santé et des services sociaux.

 

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Résidences privées pour aîné-es : la FTQ et la CSN revendiqueront un salaire minimum à 18 $ l’heure https://www.csn.qc.ca/actualites/residences-privees-pour-aine-es-la-ftq-et-la-csn-revendiqueront-un-salaire-minimum-a-18-lheure/ Fri, 04 Nov 2022 14:00:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85614 La FTQ et la CSN coordonneront leurs négociations dans le secteur des résidences privées pour aîné-es afin d’y établir un salaire minimum à 18 $ l’heure pour l’ensemble du personnel qui y travaille.

Lors d’une conférence de presse tenue à Montréal ce matin, le président de la FTQ, Daniel Boyer, et le premier vice-président de la CSN, François Enault, ont expliqué la nécessité de ce rehaussement salarial en raison de l’état critique de trop nombreux centres d’hébergement privés et des conditions de pauvreté auxquelles y sont soumis les préposé-es aux bénéficiaires, à l’entretien et aux services alimentaires.

« Le gouvernement reconnait lui-même les problèmes criants entraînés par les faibles salaires des centres d’hébergement privés. Voilà pourquoi, en pleine pandémie, il a été forcé de verser une subvention salariale de 4 $ l’heure aux propriétaires de résidences afin de contrer l’exode du personnel, a rappelé Daniel Boyer. La fin progressive de cette aide financière, à compter du 31 décembre prochain, ne fera qu’accentuer les difficultés d’attirer et de retenir le personnel des résidences pour aîné-es, en plus d’aggraver les conséquences désastreuses sur le plan des services aux usagères et aux usagers. »

Pour François Enault, il est complètement indécent que les fortes marges de profit des principaux acteurs de ce secteur se fassent sur le dos des travailleuses et des travailleurs. « Les marges bénéficiaires d’exploitation du secteur de l’hébergement privé au Québec frisent les 14 %, l’un des plus hauts taux au Canada. À eux seuls, les groupes Chartwell, Sélection, Maurice, Savoie et Cogir possèdent 35 % des logements de l’ensemble des résidences pour aîné-es au Québec. On parle d’entreprises dont les actifs respectifs se chiffrent en milliards de dollars et qui ont certainement la capacité financière de payer leurs employé-es convenablement. »

La présidente du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES–FTQ), Sylvie Nelson, a pour sa part souligné la responsabilité du gouvernement de veiller à la qualité des services qui y sont livrés. « Seulement par l’entremise des crédits d’impôt, les résidences privées pour aîné-es grugent près du tiers du budget total du ministère de la Santé et des Services sociaux alloué aux services à domicile. Des salaires à 14,50 $ l’heure, ça entraîne du manque de personnel et des taux de roulement totalement inacceptables », a-t-elle martelé.

C’est pourquoi la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Lucie Longchamps, en appelle à l’intervention de la ministre déléguée à la Santé et aux Aînés, Sonia Bélanger. « Il est grand temps que la ministre convie à la même table l’ensemble des intervenants de ce secteur pour trouver des solutions durables à la rémunération du personnel des résidences pour aîné-es. Avec le vieillissement de la population auquel le Québec fait face, on ne peut plus se permettre d’attendre en laissant se dégrader de la sorte les conditions de travail du personnel et les conditions de vie des résidentes et des résidents. »

La FTQ représente 178 résidences privées pour aîné-es, dans toutes les régions du Québec, et plus de 11 000 salarié-es qui sont touchées par les négociations qui s’amorcent dans ce secteur. La CSN est présente dans 90 centres d’hébergement privés partout au Québec et rassemble plus de 3500 membres. Ensemble, la FTQ et la CSN représentent près d’un million de travailleuses et de travailleurs. Les deux centrales syndicales sont membres actifs de la Coalition Minimum 18, qui revendique l’établissement d’un salaire minimum à 18 $ l’heure au Québec.

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Le Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN tient son 38e Congrès cette semaine https://www.csn.qc.ca/actualites/le-conseil-central-du-saguenay-lac-saint-jean-csn-tient-son-38e-congres-cette-semaine/ Tue, 07 Jun 2022 15:30:16 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84063 Sous le thème « 100 ans présent, toujours de l’avant ». L’évènement, qui se poursuit jusqu’à jeudi, réunira près d’une centaine de participantes et de participants lors de l’ouverture.

D’emblée, la présidente du conseil central, Manon Tremblay, a mis de l’avant les enjeux majeurs pour la région ainsi que pour le mouvement syndical en général : « On voit de plus en plus d’employeurs avoir des problèmes de pénurie de main-d’œuvre. Étrangement, on en voit encore plusieurs d’entre eux ne pas se préoccuper des conditions de travail pour un travail décent. De nombreuses revendications similaires ont eu lieu dans le passé et nous devons continuer d’aller de l’avant, en propulsant notre société vers un avenir plus sain, reluisant, et qui met au cœur de ses priorités la qualité de vie des travailleurs et des travailleuses. »

Ces propos ont rapidement été salués par la présidente de la CSN, Caroline Senneville, qui a réitéré l’engagement de la CSN pour un salaire minimum à 18 $ l’heure.

« Cela fait des années que nous le disons, le salaire minimum est trop bas. Il y a six ans, nous demandions déjà 15 $ l’heure. C’était avant la pandémie, la guerre, et l’inflation délirante qu’on connait aujourd’hui. Maintenant, 15 $ l’heure ne permettent même pas de se sortir la tête de l’eau. Le salaire minimum doit améliorer le pouvoir d’achat des bas salarié-es et contribuer à lutter contre les inégalités. » a affirmé Caroline Senneville, tout en invitant les délégué-es à continuer leur implication dans le mouvement syndical afin de bâtir une société plus juste et équitable.

Les délégué-es réunis à cette occasion pourront se pencher sur les orientations du prochain mandat du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean de la CSN. Des ateliers portant sur l’immigration et la vie syndicale, l’industrie forestière et les impacts des changements climatiques, entre autres, auront cours tout au long de la semaine. Les congressistes auront également l’occasion de procéder à l’élection des différents postes électifs du conseil central, d’élire tous les postes membres du comité exécutif du conseil central ainsi que de pourvoir les postes.

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Le 10e Congrès du Conseil central du Cœur du Québec est lancé ! https://www.csn.qc.ca/actualites/le-10e-congres-du-conseil-central-du-coeur-du-quebec-est-lance/ Tue, 17 May 2022 19:04:20 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=83833 Le 10e Congrès du Conseil central du Cœur du Québec a été lancé ce matin à l’hôtel Victorin de Victoriaville. Sous le thème « Se choisir », le rendez-vous triannuel des 160 syndicats de la Mauricie et du Centre-du-Québec affiliés à la CSN réunira, jusqu’à vendredi, près d’une centaine de participantes et de participants lors de l’ouverture.

D’entrée de jeu, le président du conseil central, Paul Lavergne, a placé les enjeux auxquels le mouvement syndical est confronté en cette période de sortie de crise : « Nous devons faire le choix de nous respecter mutuellement, en assurant à tous et à toutes de bonnes conditions de travail, pour vivre dignement et en santé. Nous faisons le pari du syndicalisme, puisqu’il nous permet de faire primer l’intérêt collectif sur l’individualisme grandissant. Enfin, nous misons sur un modèle de société basé sur l’équité et la justice sociale. C’est ça, le syndicalisme d’aujourd’hui que nos membres veulent mettre de l’avant ! »

Des propos salués par la présidente de la CSN, Caroline Senneville, qui a rappelé l’engagement de la CSN pour un salaire minimum à 18 $ l’heure et un rehaussement général des conditions de travail et salariales dans le contexte actuel de la pénurie de main-d’œuvre. Celle-ci, a-t-elle rappelé, mine les capacités de développement économique et social du Cœur du Québec.

« Il y a encore trop d’employeurs, visiblement, qui n’ont pas encore compris que les travailleuses et les travailleurs sont en droit d’exiger de bonnes conditions d’emploi. Tant dans le secteur privé, où certains employeurs peinent à recruter de la main-d’œuvre, que dans le secteur public, où les années d’usure et d’épuisement ainsi que les heures supplémentaires forcées ont entraîné l’effondrement de nos réseaux publics durant la pandémie », a affirmé Caroline Senneville, invitant les congressistes à poursuivre leur engagement syndical envers une société plus juste.

Les délégué-es réunis auront la semaine pour se pencher sur les orientations du prochain mandat du Conseil central du Cœur du Québec de la CSN. Des ateliers portant sur la santé mentale et la santé et sécurité en milieu de travail, les transformations technologiques et les impacts des changements climatiques, notamment, auront cours tout au long de la semaine. Les congressistes auront également l’occasion d’élire les membres du comité exécutif du conseil central ainsi que de pourvoir les postes des différents comités de travail.

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Plusieurs citoyennes et citoyens de la région Lanaudière manifestent pour vivre comme du monde https://www.csn.qc.ca/actualites/plusieurs-citoyennes-et-citoyens-de-la-region-lanaudiere-manifestent-pour-vivre-comme-du-monde/ Mon, 02 May 2022 15:27:31 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=83658 Plusieurs citoyennes et citoyens se sont rassemblés, dimanche après-midi, au parc Antonio-Barrette à Joliette pour souligner, sous le thème Pour vivre comme du monde, la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs.

« En 2022, c’est inacceptable qu’autant de femmes et d’hommes peinent à joindre les deux bouts. Le salaire minimum s’établit désormais à 14,25 $ l’heure et le ministre du Travail se réjouit de peut-être atteindre 15 $ en 2023. C’est indécent, de déclarer Patricia Rivest, représentante du Réseau Vigilance de Lanaudière et présidente du Conseil central de LanaudièreCSN. 15 $ l’heure, c’est ce dont nous avions besoin en 2016. Il est grand temps que nos gouvernements mettent finalement en place les mécanismes pour que toutes les travailleuses et tous les travailleurs puissent bénéficier d’un salaire décent qui leur permet de vivre comme du monde. »

La précarité financière résulte des faibles salaires offerts dans de trop nombreux secteurs d’activités et de la difficulté à pouvoir compter sur des emplois stables. Il ne devrait pas être normal de devoir cumuler des emplois, travailler à temps plein et malgré tout vivre dans la précarité. Bénéficier d’un emploi stable à un salaire décent devrait être un droit et non un privilège. Il est temps que toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui occupent ces emplois, même ceux au bas de l’échelle, puissent recevoir un salaire qui leur permet de vivre dignement !

Le Réseau Vigilance de Lanaudière saisit l’occasion offerte par la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs pour revendiquer des emplois de qualité et empreints de respect. Des charges de travail plus humaines, des périodes de repos suffisantes et l’accès réel à une conciliation travail-famille-vie personnelle doivent être à la base des conditions de travail. La pandémie a été révélatrice à cet effet ; pouvoir compter sur des travailleuses et des travailleurs en santé, c’est essentiel ! Tant la santé physique que la santé mentale doivent être mieux protégées. Il est grand temps de favoriser des milieux de travail psychologiquement plus sains et plus sécuritaires.

« Les inégalités ne cessent de croître. Pour vivre comme du monde, nous devons les combattre et placer les droits de la personne au cœur des politiques publiques et des choix économiques, de souligner Madame Rivest. Ces droits ne devraient pas être malléables ou négociables selon les humeurs de nos dirigeants politiques. Nous demandons de façon urgente, un meilleur respect de l’ensemble des droits économiques et sociaux. »

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Des gains pour les salarié-es de la Ferme Saint-Zotique https://www.csn.qc.ca/actualites/des-gains-pour-les-salarie-es-de-la-ferme-saint-zotique/ Fri, 11 Mar 2022 15:51:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81873 Les quelque 130 salarié-es de la Ferme Saint-Zotique, membre de la famille corporative des fermes Burnbrae, ont accepté à 83 % une entente de principe leur permettant de réaliser des gains majeurs autant au niveau salarial qu’au niveau de leurs conditions de travail. Réunis en assemblée générale, à Saint-Polycarpe, le dimanche 6 mars 2022, les membres du syndicat CSN ont accepté la recommandation de leur comité de négociation mettant ainsi un terme à un processus de négociation qui aura duré cinq mois et au cours duquel les salarié-es ont dû exercer leur droit de grève à deux reprises.

Rappelons qu’en septembre 2021, les membres avaient mandaté leur représentant d’un volumineux projet de négociation, l’enjeu était de réécrire en grande partie la convention collective pour mieux encadrer les conditions de travail au quotidien. « Pour plusieurs de nos membres, il s’agissait de la négociation de la dernière chance, si les choses ne changeaient pas maintenant et drastiquement, ils allaient partir, indique Marc Binet, président du syndicat. Nous avons donc été chercher des gains majeurs qui permettront de mettre de l’ordre dans les relations de travail et les conditions de travail ».

L’entente de principe prévoit une convention collective de quatre ans avec des hausses de salaire totales de 15 % à 20 % selon les différents postes, l’équité salariale pour certaines fonctions à prédominances féminines, l’instauration d’une prime équivalente à 5 % du salaire pour compenser les heures supplémentaires obligatoires pour les salarié-es de l’expédition et une majoration de près de 25 % des différentes primes. Les syndiqué-es ont également obtenu à l’arraché le report des jours fériés tombant la fin de semaine et la fin du travail obligatoire les jours fériés, qui semble être une norme dans l’industrie de l’œuf. Aussi, les salarié-es ont obtenu des gains notables sur les procédures d’octroi des vacances et l’élimination des semaines où la prise de vacances était interdite, un encadrement plus strict du recours au personnel d’agence et des clauses de libertés syndicales améliorées.

À la Fédération du Commerce–CSN, on rappelle que les augmentations de salaire de 1,25 $ de l’heure, rétroactives au mois de novembre 2021, s’ajoutent aux hausses moyennes de 1,50 $ de l’heure obtenues, en cours de convention, à la suite d’une importante lutte des membres, en septembre 2020. Pour Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération, « les salarié-es ont lutté en 2020 et ils ont obtenu la transformation de la prime COVID en salaire, maintenant en mobilisant et en luttant de nouveau, ils vont en chercher davantage. En novembre 2022, certains salarié-es auront été chercher plus de 15 % d’augmentation en deux ans. La lutte et la solidarité, c’est ainsi qu’on gagne ».

Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, accueille très favorablement ce règlement et y voit une très bonne chose pour le marché de l’emploi dans la région du Suroît. « Les salarié-es de la Ferme Saint-Zotique viennent de faire passer le salaire d’embauche à 18,81 $ de l’heure, c’est un syndicat de plus à passer la barre des 18 $ de l’heure qui représente pour nous le salaire minimum pour vivre convenablement en 2022. C’est un pas dans la bonne direction pour l’ensemble de la Montérégie, particulièrement le Suroît ».

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« Maintenir les travailleuses et les travailleurs au salaire minimum dans la pauvreté : quel choix consternant ! »  https://www.csn.qc.ca/actualites/maintenir-les-travailleuses-et-les-travailleurs-au-salaire-minimum-dans-la-pauvrete-quel-choix-consternant/ Fri, 04 Mar 2022 22:19:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81840 Dans le cadre des consultations portant sur le projet de règlement modifiant le salaire minimum, la coalition Minimum18$ dépose aujourd’hui un avis portant sur le salaire minimum au Québec. Les avantages d’une hausse du salaire minimum à 18 $ l’heure sont trop nombreux pour que le ministre du Travail, Jean Boulet, refuse d’en tenir compte. 

Les avantages d’un salaire minimum à 18 $ 
D’entrée de jeu, les membres de la coalition Minimum18$, qui regroupe plusieurs acteurs syndicaux, communautaires et de défense des droits des travailleuses et des travailleurs, rappellent que, selon les principaux indicateurs, il faut au moins 18 $ l’heure au Québec pour qu’une personne travaillant à temps plein puisse espérer sortir de la pauvreté.  

Selon la porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Virginie Larivière, « en décidant de hausser le salaire minimum à un maigre 14,25 $ l’heure le 1er mai prochain, le gouvernement a fait un choix consternant : celui de maintenir dans la pauvreté des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs qui gagnent moins de 18 $ l’heure, dont une majorité sont des femmes. Pour une semaine de 35 heures, cela fait à peine 500 $… avant les déductions. Comment les membres du gouvernement croient-ils que tous ces travailleurs et travailleuses peuvent arriver à la fin du mois à payer leur loyer et leur nourriture et à prendre soin de leurs enfants avec un tel revenu? » 

Par ailleurs, l’avis présenté au ministre Boulet aujourd’hui détaille les nombreux avantages qu’une hausse du salaire minimum à 18 $ pourrait avoir également pour les employeurs dans le contexte actuel du marché de l’emploi. Ceux-ci pourraient épargner sur les coûts engendrés par le roulement de personnel (notamment en matière de formation et d’encadrement), améliorer leur productivité en comptant sur une main-d’œuvre motivée offrant un meilleur rendement et se concentrer sur la qualité de la production plutôt que sur la stabilisation de leur main-d’œuvre.  

Des arguments macroéconomiques sans fondement 
L’autre pan de l’avis de Minimum18$ démontre que les arguments macroéconomiques mis de l’avant par le gouvernement pour justifier une approche conservatrice dans la fixation du salaire minimum sont sans fondement. 

« Pourquoi le gouvernement s’obstine-t-il à plafonner le salaire minimum à 50 % du salaire horaire moyen? Ce ratio est pourtant dépassé par l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique sans que l’on ait constaté la dévastation annoncée. Différentes études ont largement dédramatisé les impacts prévus par l’économiste Pierre Fortin », rappelle le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc. 

Alors que l’inflation atteint des sommets, certaines voix s’élèvent pour dénoncer l’impact multiplicateur qu’aurait une hausse substantielle du salaire minimum.  

Mais Denis Bolduc rappelle que « limiter la hausse du salaire minimum n’est pas seulement une mauvaise manière d’aborder le problème; c’est une façon de faire qui pénalise ceux et celles qui sont touchés le plus durement par les variations à la hausse des prix des biens de première nécessité comme l’alimentation et l’habitation. Il ne faut pas oublier que les travailleuses et les travailleurs à bas salaire correspondent à une fraction réduite de la masse salariale globale du Québec : une hausse significative de leur rémunération ne peut, par définition, qu’avoir un impact limité sur les prix. Selon que l’on considère les effets directs seulement ou également les effets indirects d’une hausse à 18 $ sur les coûts des entreprises, les prix varieraient de manière assez limitée avec une hausse se maintenant sous la barre du 1 %. » 

Lutter contre la pauvreté tout en stimulant l’économie 
Au final, l’avis de la coalition Minimum18$ tend à démontrer que le contexte de relance économique post-COVID, doublé d’un contexte de rareté et de pénurie de main-d’œuvre, offre une occasion inespérée pour s’attaquer à la pauvreté en augmentant substantiellement le salaire minimum tout en stimulant l’économie. Déjà, rappelle la coalition, de nombreux employeurs du secteur du commerce au détail, de la restauration et du tourisme, qui regroupe une forte part des travailleuses et des travailleurs au salaire minimum, n’ont eu d’autre choix que de hausser leur salaire pour obtenir la main-d’œuvre recherchée. 

À propos 

La coalition Minimum18$ revendique la hausse du salaire minimum à 18 $, et ce, le plus rapidement possible. Les organisations qui en font partie : APTS, CSN, CSQ, CSD, FTQ, SFPQ, SPGQ, Collectif pour un Québec sans pauvreté, Front de défense des non-syndiqué-es, Centre des travailleurs et travailleuses immigrants.

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