Services essentiels – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Fri, 24 Oct 2025 17:44:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Services essentiels – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Faire front contre le bilan désastreux du gouvernement caquiste https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-front-contre-le-bilan-desastreux-du-gouvernement-caquiste/ Fri, 24 Oct 2025 17:44:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108776 Des militantes et des militants de la CSN ont pris part à une action sous le thème de l’Halloween au bureau du ministre Éric Girard dans le but de dénoncer le bilan lamentable du gouvernement caquiste à l’égard des travailleuses et des travailleurs. La CSN déplore que le gouvernement Legault ait jeté la serviette pour régler les problèmes qui préoccupent la population en se tournant à droite comme jamais.

 Après sept ans au pouvoir, le gouvernement caquiste n’est pas parvenu à mettre fin à la crise du logement ni à permettre aux salarié-es d’augmenter leur pouvoir d’achat. Le bilan de sa gestion de nos services publics restera marqué par l’austérité, par des projets inefficaces de centralisation et par des scandales économiques comme SAAQclic et Northvolt. Plutôt que d’agir sur ces enjeux prioritaires pour la population, la CAQ cherche des boucs émissaires et tente de faire diversion. En s’attaquant aux travailleuses et aux travailleurs, le gouvernement confirme son vieux fond conservateur et continue d’agir en faveur des lobbys patronaux.

 Cette action menée dans la région s’inscrit dans la campagne Faire front pour le Québec, lancée récemment par la CSN. Dans les prochaines semaines, la confédération multipliera d’ailleurs les actions pour dénoncer le bilan désastreux du gouvernement et pour réclamer des mesures favorisant les travailleuses et les travailleurs, la préservation de notre État social et la mise en place de mesures pour favoriser la transition juste.

« Des milliers de travailleuses et de travailleurs vivent d’une paie à l’autre. La privatisation et l’austérité frappent nos services publics. L’inaction est ce qui reste en tête quand on pense aux deux mandats de la CAQ pour l’avenir de notre planète. Le gouvernement a perdu le contrôle et veut changer de sujet en s’attaquant aux syndicats. La région du Saguenay–Lac-Saint-Jean est touchée de plein fouet par la guerre tarifaire et la réforme de l’industrie forestière, c’est ça qui devrait être une priorité pour notre ministre! On les voit venir à des milles à la ronde et nous allons faire front dans les prochaines semaines pour le Québec qu’on veut », conclut la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-St-Jean–CSN, Manon Tremblay.

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les paramédics du Québec en grève générale illimitée https://www.csn.qc.ca/actualites/les-paramedics-du-quebec-en-greve-generale-illimitee/ Sun, 06 Jul 2025 09:47:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106301 Sans convention collective depuis avril 2023, les quelque 3300 paramédics membres de syndicats CSN ont déclenché la grève à minuit une ce matin afin de faire pression sur le Conseil du trésor qui n’a toujours pas octroyé les mandats nécessaires à ses représentants afin de conclure un règlement des conventions collectives.

La grève se déroulera selon les paramètres établis par le Tribunal administratif du travail dans une décision rendue vendredi. Les services essentiels, du point de vue de la santé et de la sécurité de la population, seront ainsi maintenus intégralement pendant toute la durée de la grève, laquelle comporte deux volets. D’une part, les paramédics cesseront d’effectuer diverses tâches non essentielles. D’autre part, les paramédics exerceront une grève de temps, en rotation, remplacés à leur poste par le personnel cadre. Rappelons que la CSN a réussi il y a déjà quelques années à faire reconnaître l’obligation pour les cadres de participer au maintien des services essentiels lors d’une grève.

« D’un côté de la bouche, le gouvernement de la CAQ nous dit qu’il trouve qu’il y a trop de grèves au Québec, rappelle le premier vice-président de la CSN, François Enault. Mais de l’autre côté, en négociation, il se traîne les pieds. Il refuse de mettre des propositions sérieuses sur la table tant qu’il ne sent pas dans son cou le souffle de la mobilisation. De notre côté, nous entendons déployer tous les moyens qu’il faudra afin que les paramédics du Québec obtiennent des conditions de travail qui reflètent la pleine valeur de leur contribution à notre société ».

Enjeux
En plus d’une amélioration salariale qui reflète pleinement leurs responsabilités et compétences, les paramédics revendiquent, entre autres, le respect des horaires de travail, afin de lutter contre l’explosion des heures supplémentaires, et la bonification du régime de retraite, pour tenir compte de la réalité de cette profession exigeante, physiquement et mentalement.

En ce qui a trait à la rémunération, les demandes défendues en ce moment par le gouvernement entraîneraient une diminution du revenu des paramédics.

« Le gouvernement est entièrement responsable de cette situation, déplore le représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jean Gagnon. Du côté syndical, nous sommes prêts depuis un bon moment déjà à passer en vitesse supérieure à la table de négociation. Nos vis-à-vis patronaux ne semblent tout simplement pas animés du même sentiment d’urgence que nous. C’est déplorable parce que pendant tout ce temps perdu, les milliers de paramédics sur le terrain continuent de se donner corps et âme, chaque jour, pour prendre soin de la population et sauver des vies, sans aucune reconnaissance des autorités. »

« Le gouvernement sait bien que les paramédics ne pourront jamais accepter une baisse de leur rémunération, poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp. Comment se fait-il que, deux ans après l’échéance des conventions, il ne soit même pas encore capable de déposer à la table de négociation les mêmes augmentations de salaire qu’il a négociées avec tous ses autres groupes de salarié-es ? Il devra bien finir par prendre les paramédics au sérieux ! »

Neuf journées de négociation sont au calendrier du mois de juillet.

Régions touchées
La grève des paramédics touche particulièrement les régions de l’Abitibi–Témiscamingue, du Montréal métropolitain, des Laurentides, de Lanaudière, de la Montérégie, de l’Estrie, de la Mauricie, de la grande région de Québec (incluant Charlevoix), du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de la Côte-Nord et du Bas–Saint-Laurent.

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L’intransigeance de la partie patronale en cause https://www.csn.qc.ca/actualites/lintransigeance-de-la-partie-patronale-en-cause/ Fri, 04 Jul 2025 13:59:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106206 N’ayant pu en arriver à une entente de principe, malgré un blitz de négociation intensive, les membres du Syndicat des salariés(ées) d’entretien du RTC–CSN ont dressé des piquets de grève tôt ce matin devant le siège social du RTC au 720, rue des Rocailles à Québec. « C’est l’intransigeance et la nonchalance de la partie patronale qui nous amènent là », explique Nicolas Louazel, président du syndicat, « elle ne s’est pas gênée pour encourager la grève en plein Festival d’été de Québec (FEQ). »

L’état des négociations
Un blitz de négociation intensive avait pourtant cours depuis plusieurs jours en présence d’un médiateur nommé par le ministère du Travail à la demande du syndicat. « On a entendu la partie patronale, on a travaillé de bonne foi sur leurs priorités, on a fait des propositions et des compromis sur nos demandes, notamment salariales, mais rien n’y fait », s’indigne Nicolas Louazel. Dans les derniers jours, le syndicat a présenté pas moins de trois offres globales intégrant des propositions et des suggestions sur les dossiers prioritaires de la partie patronale, comme la formation et la mobilité de la main-d’œuvre, sans résultats.

« Elle ne fait aucun compromis, elle veut que l’on accepte intégralement toutes ses demandes, dans le fond. elle ne veut pas négocier, elle veut tout avoir », dénonce le président du syndicat. La négociation achoppe notamment sur des enjeux de flexibilité et de performance. Le syndicat est prêt à faire des compromis pour permettre à l’employeur d’atteindre ses objectifs, mais pas au détriment de la qualité de vie au travail. « Par exemple, on ne veut pas geler des gens sur des horaires de nuit ou sur des postes de bouche-trou, mais l’employeur est fermé à toute alternative », explique Nicolas Louazel. Le syndicat estime qu’il n’y a eu aucune avancée dans la négociation depuis le 3 juin.

Du côté syndical, les priorités de la négociation portent sur la limitation de la sous-traitance et le maintien de la qualité du service. « Il y a une expertise au RTC, un capital humain qu’il faut protéger et étendre », poursuit Frédéric Brun, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Au fil des ans, de nombreux ajouts de services se sont faits au RTC en ayant recours au privé et à la sous-traitance. « Notre objectif est de rapatrier à l’interne un maximum de travaux actuellement faits par le privé, comme l’entretien des flexibus », explique Frédéric Brun, « non seulement pour protéger la qualité du service, mais aussi parce que c’est moins cher et qu’il y a des économies à faire. »

Les salaires sont évidemment un enjeu, mais pas à la hauteur que l’on voit dans les médias. « Il faut que le maire arrête avec son 30 %, ce n’est plus d’actualité, on a fait des compromis et des contre-propositions à ce sujet », révèle Frédéric Brun. Le syndicaliste estime toutefois qu’il y a des limites à étirer l’élastique. « J’invite les politiciennes et politiciens à regarder les offres d’emploi dans la région. Oui ça reste de bonnes conditions, mais ce n’est plus comme avant, on peut trouver mieux ailleurs, on n’est pas les pires, mais on n’est pas les mieux payés non plus », dit-il, « c’est beau la capacité de payer des contribuables, mais il faudrait aussi parler de la capacité de recruter du RTC. Ce n’est pas comme si ça se bousculait aux portes pour travailler ici. »

À propos des services essentiels
« La politisation à outrance des sociétés de transport est un vrai cancer », lance François Enault, premier vice-président de la CSN, « et le dossier des services essentiels est un bon exemple de ça. » Le premier vice-président de la CSN dénonce d’ailleurs une campagne de désinformation à ce sujet. « Est-ce que le transport en commun est un service important pour la population à Québec? Oui, absolument. Est-ce que c’est un service essentiel au sens de la loi? Non », explique François Enault, « et ce n’est pas moi qui le dit, c’est le Tribunal administratif du travail. D’ailleurs, on va mettre une chose au clair : le syndicat du transport de Montréal n’a pas spontanément négocié une entente de service essentiel avec la STM pour assurer le service pendant le Grand Prix. Ça a été imposé par le tribunal. On n’est pas face à un gentil syndicat, à Montréal, et un méchant syndicat, à Québec, on est face à deux syndicats qui sont passés par le même processus légal et qui ont eu des réponses différentes parce qu’ils sont dans des villes différentes avec des systèmes de transport en commun différents. »

La direction du RTC est transparente dans toutes ses communications : elle veut que le transport en commun soit unilatéralement décrété service essentiel et limiter le droit de grève de ses syndiqué-es. « On est exactement face à tout ce qu’on a dénoncé concernant le projet de loi 89 du ministre Boulet », poursuit François Enault, « pourquoi est-ce que les employeurs négocieraient de bonne foi s’ils peuvent espérer une intervention du ministre? Le RTC n’est même pas encore couvert par la loi qu’ils se trainent déjà les pieds pour étirer le temps et espérer s’en tirer sans avoir besoin de négocier comme du monde. Heille! 62 séances de négociation et ce n’est toujours pas réglé? Voyons donc! Imaginez ce que ça va être quand les syndiqué-es vont avoir un rapport de force amputé, comme leur droit de grève… »

Le Festival d’été de Québec
Il a coulé beaucoup d’encre sur le choix de faire la grève durant le Festival d’été de Québec. « Je voudrais remettre les pendules à l’heure à ce propos », ajoute Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), « premièrement, il est indécent de reprocher à des travailleuses et des travailleurs de choisir le moment où ils ont le meilleur rapport de force pour améliorer leurs conditions de travail, c’est la base, sans ça on a toujours juste des miettes. » Deuxièmement, selon la présidente du conseil central, la partie patronale aurait tout à fait pu éviter une grève en plein FEQ. « Le syndicat lui a proposé de commencer à négocier à l’avance, elle a refusé », rappelle Barbara Poirier, « ça fait depuis le 15 octobre 2024 que ça négocie, tout le monde le voyait où ça nous menait, voulez-vous bien me dire comment ça se fait que ça n’a pu se régler avant? Soit l’employeur est vraiment incompétent, soit c’était ça le plan de match. »

« Au conseil central, s’il faut absolument qu’il y ait une grève au RTC, et ça a pas mal l’air d’être un passage obligé, on préfère que ce soit pendant le FEQ », conclut Barbara Poirier. Pourquoi? Parce que l’autre fenêtre de règlement, c’est à la rentrée. « C’est moins spectaculaire qu’une grève pendant le FEQ, mais c’est la clientèle régulière du RTC qui serait la plus impactée par une grève à la rentrée », analyse Barbara Poirier. La présidente du conseil central réitère, en terminant, que les membres du syndicat peuvent compter sur l’appui et la solidarité de la CSN et de toutes ses composantes dans leur combat pour obtenir une convention collective à la hauteur de leurs attentes.

À propos
Le Syndicat des salariés(ées) d’entretien du RTC–CSN représente 363 travailleuses et travailleurs des garages de la société de transport. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui regroupe 69 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances. Pour sa part, la CSN compte plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que du secteur public.

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Possible grève du Réseau de transport de la Capitale « La balle est dans le camp de l’employeur » https://www.csn.qc.ca/actualites/la-balle-est-dans-le-camp-de-lemployeur-syndicat-des-salarieees-dentretien-du-rtc-csn/ Thu, 24 Apr 2025 20:37:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=104514 À moins de progrès significatifs à la table de négociation, les membres du Syndicat des Salariés(ées) d’entretien du RTC–CSN seront en grève le 30 avril prochain. « La négociation se poursuit et n’est pas rompue, il est encore temps d’éviter une grève, la balle est dans le camp de l’employeur, » dit Nicolas Louazel, président du syndicat qui se dit disponible en tout temps pour la négociation.

Le Syndicat des Salariés(ées) d’entretien du RTC–CSN a fait plusieurs démarches pour éviter le traditionnel retard dans les négociations. « Nous avons proposé à l’employeur de commencer la négociation neuf mois avant l’échéance de la convention collective pour prendre de l’avance, mais il a refusé. Récemment, nous avons proposé d’ajouter neuf journées supplémentaires au calendrier de négociation pour accélérer le processus, » révèle Nicolas Louazel, « l’employeur a accepté deux journées et nous sommes encore en attente d’un retour pour la suite. »

Rappelons que dans le cas de la négociation pour le renouvellement de la convention collective des salarié-es de l’entretien du RTC, c’est la partie patronale qui est en demande. En effet, le syndicat fait face à une centaine de demandes patronales à la table de négociation sur des enjeux tels que la sous-traitance, la réduction des mouvements de personnel, la formation, les horaires, ainsi que la limitation de prise de vacances et de congés. Afin d’accompagner les parties et d’aider à la négociation, le syndicat a fait une demande de conciliation aujourd’hui et est en attente d’un retour de la partie patronale.

Impact d’une grève
Selon le Syndicat des Salariés(ées) d’entretien du RTC–CSN, il appartient à la direction de limiter les impacts d’une journée de grève pour la population. « On parle d’une grève de 24 h, il y a moyen de limiter les impacts au maximum en s’organisant à l’avance, » explique le président du syndicat. Malheureusement, pour le moment, rien n’indique que le RTC s’organise en conséquence et le syndicat soupçonne la direction de viser un arrêt de service complet afin de faire un maximum de dégâts et retourner l’opinion publique contre les syndiqué-es.

« Soyons clairs : nous avons à cœur le service à la population, » poursuit Nicolas Louazel, « le RTC a le temps pour s’organiser et faire en sorte que le service ne soit pas plus impacté en cas de grève que lors d’une journée fériée. S’il y a interruption totale du service, ce sera son choix, pas le nôtre. »

À propos
Le Syndicat des salariés(ées) d’entretien du RTC–CSN représente 350 travailleuses et travailleurs des garages de la société de transport. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui regroupe 65 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances. Pour sa part, la CSN compte plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que public.

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Projet de loi du ministre Boulet: le gouvernement déclare la guerre aux travailleuses et aux travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/projet-de-loi-du-ministre-boulet-le-gouvernement-declare-la-guerre-aux-travailleuses-et-aux-travailleurs/ Wed, 19 Feb 2025 22:24:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=102554 Alors que les travailleuses et les travailleurs sont inquiets face à l’incertitude économique, le gouvernement en rajoute une couche en voulant restreindre le droit de grève. Avec son projet de loi, le gouvernement s’en prend encore une fois aux droits des salarié-es.

« C’est ni plus ni moins une déclaration de guerre aux travailleuses et aux travailleurs que le gouvernement vient de faire avec le dépôt de ce projet de loi. D’un côté, le gouvernement impose l’austérité dans nos services publics, ce qui a des conséquences directes sur les plus vulnérables de notre société. Il refuse de jouer son rôle au quotidien pour bien les protéger, mais tout d’un coup, quand il y a une grève, il s’en préoccupe beaucoup. Le jupon dépasse pas mal. Ce que le gouvernement veut faire, ce n’est pas protéger les vulnérables, c’est attaquer les travailleuses et les travailleurs », lance Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Pour la CSN, si les conflits de travail perdurent, c’est parce que nos lois du travail n’ont pas assez de mordant et que les employeurs n’ont pas d’incitatif à régler. Dans les derniers mois, de nombreux lock-out ont été décrétés et les employeurs ont de plus en plus recours à des briseurs de grève, en toute impunité. Pour la CSN, il n’y a pas de doute: « le projet de loi du ministre Boulet favorise les employeurs et ne sert pas la négociation », continue Mme Senneville. Cela fera en sorte que ces derniers ne sentiront pas la nécessité d’en arriver à une entente négociée lors d’un conflit de travail. Ils n’auront qu’à invoquer les menaces à « la sécurité économique, sociale et environnementale » afin de tenter de forcer l’intervention du Tribunal administratif du travail, soit pour réduire la portée de la grève ou bien pour imposer un arbitrage, qui mettra fin au conflit. Bien sûr, les perdants dans ces deux scénarios sont les travailleuses et les travailleurs qui luttent pour de meilleures conditions. Pendant ce temps, les patrons sont morts de rire. Le gouvernement travaille pour eux ! ».

Avec son projet de loi, le gouvernement tente aussi d’élargir par la bande la notion de services essentiels. « Que veut-dire exactement “services à maintenir” ? Ou bien “la sécurité économique, sociale et environnementale” ? Alors que les récentes interventions du ministre du Travail à Ottawa sont actuellement contestées devant les tribunaux, il est très hasardeux d’aller sur ce terrain maintenant », souligne la présidente.

« Plus tôt cette semaine, on apprenait que la ministre Pascale Déry était intervenue directement afin de faire modifier le contenu d’un cours au cégep Dawson. Aujourd’hui, on voit le ministre Jean Boulet qui veut intervenir directement dans des conflits de travail. La CAQ prend une direction dangereuse », conclut Caroline Senneville.

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La FEESP-CSN dénonce l’attaque du gouvernement Legault contre le droit de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/la-feesp-csn-denonce-lattaque-du-gouvernement-legault-contre-le-droit-de-greve/ Wed, 19 Feb 2025 19:22:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=102560 La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) dénonce avec force le projet de loi que s’apprête à déposer le ministre du Travail, Jean Boulet, visant à modifier le Code du travail pour limiter le droit de grève. Cette initiative du gouvernement caquiste de M. Legault constitue une attaque frontale contre un droit fondamental des travailleuses et des travailleurs du Québec.

Plus tôt aujourd’hui, le ministre Boulet a tenté de justifier cette attaque en référant à de prétendues répercussions des conflits de travail sur certaines populations vulnérables. Or, Frédéric Brun, président de la FEESP-CSN, lui rappelle que « ce sont précisément ces travailleuses et ces travailleurs évoqués par le ministre, dans le transport scolaire, le transport collectif, les écoles, les cimetières et une multitude d’autres services publics et privés qui, par leur engagement quotidien, assurent le bien-être de la population. Plutôt que de reconnaître les conditions de travail souvent précaires et le rôle indispensable de celles et ceux qui octroient des services aux Québécoises et aux Québécois, le gouvernement choisit de leur arracher le peu de leviers dont ils disposent pour négocier des améliorations. » En s’attaquant ainsi à leur droit de grève, le gouvernement cherche à museler celles et ceux qui revendiquent de meilleures conditions de travail, tout en évitant d’assumer sa responsabilité dans le sous-financement des services publics. Par cette mesure, le gouvernement illustre également son incapacité à influencer les employeurs privés à offrir des conditions de travail et des salaires compétitifs et avantageux.

« Quand le ministre parle de “prise d’otage” pour qualifier des moyens de pression légitimes, c’est une insulte à l’intelligence. Ce gouvernement oublie que le droit de grève est reconnu comme un droit fondamental dans une société démocratique. Si exercer ce droit constitue une “prise d’otage” à ses yeux, nous nous permettrons de qualifier son approche d’être “féodale”. En se donnant des pouvoirs de “petit roi”, Jean Boulet semble vouloir imiter les pratiques déplorables de nos voisins au sud de la frontière », ajoute Frédéric Brun.

« Modifier ainsi le Code du travail en prétendant vouloir “considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out”, c’est ouvrir la porte à des ingérences politiques dans les rapports de force entre employeurs et salarié-es. Loin d’assurer un équilibre, cette réforme risque de déséquilibrer encore davantage un système qui pénalisera uniquement les travailleuses et travailleurs, sans compter que le droit de grève est un droit fondamental reconnu tant au Québec qu’au niveau international », conclut le président de la FEESP-CSN.

La fédération joint donc sa voix aux nombreuses organisations syndicales qui se sont exprimées depuis ce matin en exigeant que le gouvernement Legault fasse marche arrière sur cette réforme et qu’il concentre ses efforts sur l’amélioration des conditions de travail des travailleuses et des travailleurs des services publics, ainsi que sur un meilleur encadrement des responsabilités des employeurs face aux salarié-es dans le secteur privé. Devant cette attaque contre les droits syndicaux, la FEESP-CSN se tient prête à répondre avec FORCE ET CONVICTION.

À propos 

La FEESP-CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres qui œuvrent dans le domaine des services publics et parapublics. La fédération est membre de la CSN, une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable qui regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Réforme du Code du travail pour limiter le droit de grève : terrain glissant https://www.csn.qc.ca/actualites/reforme-du-code-du-travail-pour-limiter-le-droit-de-greve-terrain-glissant/ Wed, 19 Feb 2025 13:20:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=102550 Le ministre du Travail, Jean Boulet, déposera aujourd’hui un projet de loi « visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out». Au-delà des belles intentions du ministre Boulet, il faut appeler un chat un chat : en voulant modifier ainsi le Code du travail, le ministre veut se servir de l’appareil gouvernemental comme paravent afin d’avoir la possibilité de faire essentiellement la même chose que son homologue fédéral : intervenir dans les conflits de travail.

Or, les interventions récentes du ministre du Travail à Ottawa en vertu de l’article 107 du Code du travail canadien sont actuellement contestées devant les tribunaux.

Alors que dans le contexte actuel d’incertitude politique et économique, le gouvernement Legault nous appelle à unir nos forces, il fait précisément le contraire en s’engageant sur un terrain très glissant avec ce projet de loi, favorisant par le fait même la division. En clair, il s’agit d’une mauvaise décision au mauvais moment. 

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Manoir Sherbrooke : Rejet de la dernière offre patronale à 98 % https://www.csn.qc.ca/actualites/rejet-de-la-derniere-offre-patronale-a-98/ Fri, 01 Nov 2024 16:34:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=100648 Réunis en assemblée générale, les travailleuses et travailleurs des Résidences Soleil Manoir Sherbrooke ont rejeté dans une proportion de 98 % la dernière offre patronale. En négociation depuis plusieurs mois afin de renouveler leur contrat de travail, les membres du syndicat n’ont pu que constater que cette offre n’était pas à la hauteur de leurs attentes. « Bien que l’employeur reconnaisse le dévouement de ces travailleuses et travailleurs, ainsi que leur apport inestimable au bien-être des résidentes et des résidents, l’offre présentée est loin d’être à la hauteur de ce discours », estime Lucie Longchamps, vice-présidente et responsable des secteurs parapublics et privés à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN. « L’employeur devra démontrer une véritable ouverture, notamment sur les clauses salariales, s’il espère en arriver bientôt à une entente », poursuit-elle. En effet, même si les parties se sont entendues sur la grande majorité des clauses normatives, des enjeux importants demeurent dans l’offre qui a été présentée cette semaine :

  • Hausses annuelles de salaires inférieures à 3 % après la première année;
  • Offres salariales à l’entrée en poste à peine plus compétitives que le salaire minimum;
  • Salaire minimum qui augmente en moyenne plus rapidement que les hausses de salaire offertes par l’employeur;
  • Disparités importantes dans les augmentations de salaire offertes la première année, selon les postes occupés et les échelles salariales.

« À titre d’exemple, une personne occupant un poste de cuisinier recevrait, à l’entrée en poste, une augmentation de 1,50 $ la première année, alors qu’une cuisinière en poste comptant plus de quinze ans d’expérience, recevrait 0,60 $ d’augmentation à la première année du contrat de travail. Pour une préposée au bénéficiaires, l’augmentation au premier échelon serait de 1,50 $, alors qu’elle serait de 1,39 $ au cinquième échelon. Plusieurs travailleuses et travailleurs comptent de nombreuses années de service aux Résidences Soleil Manoir Sherbrooke. Est-ce ainsi qu’on les remercie ? » demande Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicat nationaux de l’Estrie–CSN. « De plus, alors que le personnel est sans contrat de travail depuis près d’un an, l’employeur refuse de payer l’entièreté de la hausse de salaire qui aurait été accordée si une nouvelle convention collective était en vigueur. Il se contente d’offrir 85 % de rétroactivité. Cela est tout simplement inacceptable alors que ces heures ont été dûment travaillées », ajoute madame Longchamps.

Encore une fois, les travailleuses et travailleurs des Résidences Soleil Manoir Sherbrooke ne peuvent que constater que l’employeur ne semble pas saisir toute l’importance des services qu’ils rendent aux résidentes et aux résidents et à leurs familles. Le roulement de personnel, les lacunes en ce qui concerne la formation, le recours aux agences privées pour combler les postes non comblés et le recours au prêt-à-manger pour combler le manque de personnel en cuisine, illustrent bien les conséquences du refus de l’employeur d’accorder des conditions décentes à ses employé-es. C’est dans ce contexte que les membres du syndicat, réunis en assemblée, ont voulu envoyer un message sans équivoque à la partie patronale.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de l’Estrie–CSN – Section Manoir Sherbrooke est appuyé par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), qui compte plus de 145 000 membres dans les secteurs public, parapublic et privé, partout au Québec. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Le Syndicat est également appuyé par le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN (CCSNE). Celui-ci représente 12 500 travailleuses et travailleurs syndiqués, sur tout le territoire de l’Estrie et dans l’ensemble des secteurs d’activité.

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Grève aux Jardins de Renoir : les travailleuses et les travailleurs méritent d’être payés à leur juste valeur https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-aux-jardins-de-renoir-les-travailleuses-et-les-travailleurs-meritent-detre-payes-a-leur-juste-valeur/ Wed, 20 Dec 2023 13:42:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=93506 Les travailleuses et les travailleurs du centre d’hébergement privé Les Jardins de Renoir amorcent trois jours de grève. Depuis des mois, ils tentent d’obtenir, sans succès, de meilleures conditions de travail.

L’employeur demeure intraitable sur la question des salaires. Le 15 novembre dernier, les membres du syndicat ont voté massivement en faveur d’une banque de 10 jours de grève. Devant le manque de sérieux de l’employeur à la table de négociation, ils n’ont d’autres choix que d’exercer une première séquence de trois jours de grève, soit les 20, 21 et 22 décembre. Pendant cette période, seuls les services essentiels seront assurés.

À leur juste valeur
Les demandes des quelque 80 travailleuses et travailleurs sont tout à fait légitimes. À titre d’exemple, il y a quelques mois, les salaires de certains titres d’emploi ont été rattrapés par le salaire minimum. Ils ont par la suite dû être majorés.

« Nous sommes malheureusement devant un employeur qui refuse de nous accorder un salaire décent, à la hauteur de nos tâches essentielles pour assurer les services de qualité aux aîné-es ainsi que le bon fonctionnement de la résidence », dénonce la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal–CSN, Véronique Girouard.

Pourtant, la situation financière de l’employeur le lui permet amplement. L’entreprise propriétaire est un partenariat entre le géant québécois de l’immobilier Cogir et l’américaine Welltower, une compagnie cotée en Bourse dont la valeur totale des actions est évaluée à près de 50 milliards de dollars !

« Tant que le Québec ne se dotera pas d’un modèle avec des soins publics, nous serons confrontés à ce genre de situation et à des propriétaires qui mettent leurs propres profits bien loin devant les conditions de travail de leurs employé-es », dénonce la vice-présidente responsable des secteurs privés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Lucie Longchamp.

« Dans ses publicités, l’employeur se targue pourtant que “vous offrir du personnel attentionné, pour nous comme pour vous, c’est inestimable !”. En réalité, il fait preuve d’un grand manque de considération, se désole Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Ces travailleuses et travailleurs qui œuvrent en première ligne des soins aux aîné-es peuvent compter sur l’appui des quelque 100 000 membres du Conseil central », conclut Mme Daigneault.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement du Grand Montréal–CSN, section Jardins Le Renoir, est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui regroupe plus de 145 000 membres ainsi qu’au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN). Pour sa part, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1 600 syndicats, elle défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs.

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Le rapport de force se renforce https://www.csn.qc.ca/actualites/le-rapport-de-force-se-renforce/ Tue, 13 Jun 2023 03:01:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91098 En janvier 2015, la Cour suprême du Canada rendait une décision fondamentale reconnaissant que le droit de grève est protégé par la Charte des droits et libertés. Au Québec, cette décision est venue modifier la façon dont le tribunal encadre dorénavant le maintien des services essentiels dans les services publics. Tour d’horizon.

Dorénavant, les services essentiels à maintenir dans les services publics en cas de grève doivent être examinés strictement en fonction de leurs impacts sur la santé et la sécurité de la population. Forte de cette décision, la CSN obtient une autre victoire, en août 2017, en faisant invalider un article du Code du travail qui imposait des pourcentages arbitraires de temps de grève en santé et services sociaux.

C’est dire à quel point l’exercice de la grève dans les services publics ainsi que dans le réseau de la santé et des services sociaux aura dorénavant beaucoup plus d’impact et combien il permettra mieux aux salarié-es de déployer un rapport de force véritable.

En l’absence d’un mécanisme d’arbitrage obligatoire, la seule manière de permettre aux salarié-es de négocier vraiment leurs conditions de travail est d’assurer leur droit de déployer leur rapport de force pour que cela ait des conséquences sur l’employeur. À cet égard, le législateur a apporté un changement majeur : le maintien des services essentiels n’est plus dorénavant la seule obligation des salarié-es, mais relève également de l’employeur. Par conséquent, le personnel-cadre doit maintenant contribuer au maintien des services essentiels. Ainsi, l’exercice de la grève dans les services publics entraîne une pression sur l’employeur plus importante qu’auparavant.

Les paramédics sont parmi les premiers groupes des services publics à avoir testé ces nouvelles possibilités. Dès 2017, ils cessent certaines tâches, notamment celles qui sont liées à la facturation. Il faut souligner qu’avant la décision de la Cour suprême, les paramédics étaient légalement tenus au maintien de 100 % des services en tout temps. Au Québec, en dehors de Montréal et de Laval, les services ambulanciers sont assurés par des entreprises privées ou par des coopératives financées en grande partie par les fonds publics. Ainsi, en cessant de remplir les formulaires de facturation, les paramédics ont ajouté une pression importante sur les employeurs.

Puis, en 2021, ils élargissent encore leurs moyens de pression en ajoutant une grève de temps. Chaque jour, certains paramédics étaient en grève pour une durée de quatre heures et remplacés sur la route par du personnel-cadre disposant de toute la formation nécessaire. Notons qu’en parallèle, ils se sont dotés d’un fonds de grève complémentaire au Fonds de défense professionnelle de la CSN (FDP) afin que tous les travailleurs et les travailleuses se partagent le fardeau financier de la grève.

Dans la même veine, ces nouvelles possibilités ont été utilisées par différents secteurs. Chaque fois, les syndicats améliorent leur rapport de force. Entre autres secteurs, pensons aux centres d’hébergement privés où les salarié-es peuvent à présent effectuer une grève qui a plus d’impact. Ce rapport de force renouvelé leur a permis jusqu’à maintenant de conclure des ententes satisfaisantes avec plus de la moitié de la quarantaine de résidences en négociation coordonnée à la CSN, et les autres sont en bonne voie d’atteindre également leurs objectifs.

Dans le secteur préhospitalier, les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) et le personnel de bureau exercent actuellement la grève de temps en plus de la grève de tâches. Lorsque des RMU font grève, ils sont remplacés par du personnel-cadre. Épuiser les cadres en les confrontant à la réalité quotidienne d’un travail exigeant en sous-effectif chronique, n’est-ce pas un bon moyen de leur faire prendre conscience de la nécessité de reconnaître adéquatement le travail des salarié-es ?

Quant à elles, les infirmières et les infirmières auxiliaires de Héma-Québec ont repoussé les limites jusqu’à forcer l’employeur à reporter des rendez-vous de prélèvement de sang de certains types en fonction du niveau des réserves de sang. Elles ont récemment eu gain de cause auprès du Conseil du trésor en maintenant intégralement leur parité salariale avec les professionnel-les en soins du secteur public.

En imposer aussi davantage dans le réseau de la santé
La prochaine grève se fera bien plus sentir que par le passé au sein des établissements du réseau de la santé et des services sociaux et par le gouvernement. Le personnel-cadre devra aussi contribuer au maintien des services essentiels.

Début avril, toutes les organisations membres du Front commun (CSN, CSQ, FTQ et APTS) ont déposé, en même temps, leurs listes de services essentiels auprès de tous les employeurs. Une première ! « On peut dire que c’est la première fois qu’on va pouvoir faire la grève pour vrai en santé et services sociaux, si cela devient nécessaire, explique le 1er vice-président de la CSN, François Enault. Les cadres, il va falloir qu’ils travaillent au lieu de nous regarder aller. Ils vont subir eux aussi les inconvénients de la grève. Nous pourrons déployer un véritable rapport de force et mettre plus de pression que jamais sur les administrations. »

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Le syndicat des chauffeurs n’est pas assujetti aux services essentiels https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-des-chauffeurs-nest-pas-assujetti-aux-services-essentiels/ Fri, 09 Jun 2023 14:43:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91083 Dans une décision très attendue, le Tribunal administratif du travail (division des services essentiels) a statué aujourd’hui que les chauffeurs d’autobus du RTC ne sont pas assujettis aux services essentiels. Concrètement, cela signifie qu’en cas de grève, les chauffeurs ne seront pas tenus d’offrir un service minimum comme c’était le cas depuis 1994. Rappelons que le Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM) a déposé lundi dernier un avis pour exercer son droit de grève du 1er au 16 juillet.

« Nous sommes très heureux de récupérer notre plein droit de grève », a réagi Hélène Fortin, présidente du syndicat, « ça change complètement la donne en termes de rapport de force. » La présidente du syndicat maintient toutefois qu’une grève au RTC est loin d’être une fatalité. « Nous sommes convaincus qu’il est tout à fait possible d’en arriver à un règlement satisfaisant d’ici au 30 juin et d’éviter ainsi une grève », explique-t-elle, « il suffit d’accélérer le pas à la table de négociation et de mettre les bouchées doubles. » Pour elle, la balle est dans le camp de l’employeur. Le syndicat réitère d’ailleurs qu’il est disponible en tout temps pour négocier intensivement d’ici au 30 juin, date à laquelle les chauffeurs seront sans contrat de travail depuis un an.

À la Fédération des employées et employés de services publics (CSN), Simon-Mathieu Malenfant, le vice-président trésorier, estime que cette décision est sage et permet de rééquilibrer le rapport de force des employé-es du RTC. « Les chauffeurs d’autobus de Québec sont assujettis aux services essentiels depuis 1994 », rappelle-t-il, « c’était le résultat d’une vision mur-à-mur qui visait bien plus à limiter le droit de grève des travailleuses et des travailleurs qu’à garantir la santé et la sécurité de la population. »

« Nous sommes évidemment très contents pour nos membres au RTC », ajoute Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), « pour nous c’est une victoire importante sur le front des droits et libertés. » « Après, avoir le droit de grève n’oblige évidemment pas à l’exercer », conclut la présidente du conseil central, « j’invite donc la direction du RTC à prendre la main tendue par le syndicat et à tout mettre en œuvre pour en arriver à une entente de principe avant le 30 juin. »

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Les grévistes d’Urgences-santé enterrent leur convention collective https://www.csn.qc.ca/actualites/les-grevistes-durgences-sante-enterrent-leur-convention-collective/ Tue, 21 Mar 2023 14:50:07 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=88315 En grève aujourd’hui, le personnel de bureau et les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) d’Urgences-santé se sont réunis devant l’hôtel de ville de Montréal pour enterrer leur convention collective échue depuis trois ans, soit le 31 mars 2020. En négociation, ils font face à un mur, car l’employeur refuse de leur octroyer un salaire compétitif par rapport à ceux versés pour des emplois comparables, par exemple dans les centrales du 911.

« Tout le personnel d’Urgences-santé est important, rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Chaque jour, les employé-es contribuent directement ou indirectement à sauver des vies et à protéger la qualité de vie des Montréalaises et des Montréalais. Pourtant, ils sont constamment sur la corde raide, en sous-effectif, en heures supplémentaires. Leur travail exige un niveau de concentration à toute épreuve, car la moindre erreur pourrait avoir des conséquences dramatiques. C’est inadmissible qu’ils soient toujours sans convention collective après bientôt trois ans ! »

« Les demandes des RMU et du personnel administratif ne sont pas déraisonnables. Le gouvernement ne leur offre que 2 % par année en sachant pertinemment que tous ceux et celles qui effectuent un travail comparable ailleurs, par exemple au 911, gagnent beaucoup plus, rappelle le représentant du secteur préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Jean Gagnon. Urgences-santé connaît déjà des difficultés pour attirer et retenir la main-d’œuvre. Tant qu’on ne règle pas le problème de la rémunération, ces difficultés ne feront qu’empirer. »

Comme Urgences-santé est un organisme public, c’est le Conseil du trésor qui octroie les mandats de négociation. « Chaque jour, nous constatons sur le terrain que l’élastique est étiré au maximum, ajoute la présidente du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé–CSN, Anick Bélanger. On ne peut plus se permettre de perdre d’autres travailleuses et travailleurs qui iront faire carrière ailleurs où on reconnaît mieux leurs compétences. Il faut agir sans tarder, car nous avons le plus haut taux de roulement de personnels à Urgences-santé. Tous les maillons de la chaîne d’intervention sont essentiels dans le service préhospitalier. Il y a des vies en jeu à l’autre bout de la ligne ! »

Les RMU sont notamment les personnes qui prodiguent les premiers soins par téléphone dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, en cas d’étouffement ou encore pour préparer un accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants. Ces personnes veillent également à la répartition des appels vers les ambulances. Maillon tout aussi essentiel de la chaîne des soins préhospitaliers, les employé-es de bureau assurent pour leur part tout le soutien administratif et voient, entre autres, à combler les effectifs des paramédics, des employé-es de soutien et des RMU. Les employé-es de bureau œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux comptes clients et à la facturation ainsi qu’aux services des salaires et des ressources humaines.

Rappelons que les RMU et le personnel de bureau d’Urgences-santé exercent une demi-journée de grève de temps toutes les deux semaines en plus d’autres moyens de pression tels que la grève de certaines tâches. Tous ces moyens de pression ont reçu l’aval du Tribunal administratif du travail qui s’assure du maintien des services essentiels. Les RMU de la Capitale nationale et ceux de l’Estrie, également membres de syndicats CSN, exercent eux aussi la grève de temps selon des modalités semblables.

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Les grévistes d’Urgences-santé visitent François Legault https://www.csn.qc.ca/actualites/les-grevistes-durgences-sante-visitent-francois-legault/ Thu, 09 Mar 2023 19:03:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87932 En grève aujourd’hui, le personnel de bureau et les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) d’Urgences-Santé ont rendu visite au premier ministre Legault afin de le sensibiliser aux conséquences du blocage de la négociation chez Urgences-santé.

Sans convention collective depuis le 31 mars 2020, ces deux groupes de salarié-es jouent un rôle crucial au sein d’Urgences-santé. Les RMU sont notamment les personnes qui prodiguent les premiers soins par téléphone dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, en cas d’étouffement ou encore pour préparer un accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants. Ces personnes veillent également à la répartition des appels vers les ambulances. Maillon tout aussi essentiel de la chaîne des soins préhospitaliers, les employé-es de bureau assurent pour leur part tout le soutien administratif et voient, entre autres, à combler les effectifs des paramédics, des employé-es de soutien et des RMU. Les employé-es de bureau œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux comptes clients et à la facturation ainsi qu’aux services des salaires et des ressources humaines.

« Il était important pour nous de nous adresser directement au premier ministre, parce que les services préhospitaliers sont absolument névralgiques pour la population, explique la présidente du Syndicat des employé-es d’Urgences-Santé–CSN, Anick Bélanger. Nous sommes constamment sur la corde raide, en sous-effectif, en heures supplémentaires. Notre travail exige un niveau de concentration à toute épreuve, car la moindre erreur pourrait avoir des conséquences dramatiques. François Legault ne peut pas demeurer insensible devant une telle situation. »

« Il faut souligner que les demandes des RMU et du personnel administratif ne sont pas déraisonnables. Le gouvernement ne leur offre que 2 % par année en sachant pertinemment que tous ceux qui effectuent un travail comparable ailleurs, par exemple au 911, gagnent beaucoup plus, rappelle le représentant du secteur préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Jean Gagnon. Toutes ces personnes-là sauvent des vies chaque jour ou y contribuent activement. On ne peut tout simplement pas se passer d’elles : elles sont indispensables. Le gouvernement doit sérieusement y réfléchir, car si l’on n’arrive plus à recruter du personnel ni à retenir les plus expérimenté-es chez Urgences-santé, il aura sur les bras un problème encore bien plus important. »

Puisque la visite avait lieu à L’Assomption, la présidente du Conseil central de la Lanaudière–CSN, Patricia Rivest, a pris part au rassemblement à l’extérieur du bureau du premier ministre. « Nous appuyons de tout cœur la lutte des RMU et du personnel administratif d’Urgences-Santé, notamment parce que la situation qu’ils dénoncent, elle est vécue partout au Québec, dans toutes les centrales de communication santé. Nous demandons au premier ministre de prendre la situation très au sérieux. Il y a toujours un prix à payer à refuser de reconnaître les travailleuses et les travailleurs à leur juste valeur. »

 

Rappelons que les RMU et le personnel de bureau d’Urgences-santé exercent une demi-journée de grève de temps toutes les deux semaines en plus d’autres moyens de pression tels que la grève de certaines tâches. Tous ces moyens de pression ont reçu l’aval du Tribunal administratif du travail qui s’assure du maintien des services essentiels. Les RMU de la Capitale nationale et ceux de l’Estrie, également membres de syndicats CSN, exercent eux aussi la grève de temps selon des modalités semblables.

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Les infirmières et infirmières auxiliaires d’Héma-Québec, en grève le 10 mars https://www.csn.qc.ca/actualites/les-infirmieres-et-infirmieres-auxiliaires-dhema-quebec-en-greve-le-10-mars/ Mon, 06 Mar 2023 16:55:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87844 Le vendredi 10 mars, le Syndicat des infirmières et infirmières auxiliaires d’Héma-Québec–CSN tiendra une journée de grève. Pour l’occasion, il n’y aura aucun prélèvement de sang des groupes B Rh -, AB Rh -, B Rh+ et AB Rh+, tant en centres Globules que dans les cliniques mobiles. De même, il n’y aura pas de prélèvement de plasma durant cette journée. Héma-Québec devra contacter toutes les personnes qui ont un rendez-vous pour le 10 mars afin de le déplacer un autre jour.

La convention collective est échue depuis le 31 mars 2019. Un seul élément demeure en litige : alors que les infirmières et les infirmières auxiliaires ont toujours bénéficié d’une parité salariale avec les professionnel-les en soins infirmiers du réseau public, Héma-Québec veut maintenant leur imposer une nouvelle échelle salariale pour mettre fin à cette parité. Trois journées de conciliation sont prévues les 13, 15 et 16 mars.

« Le 17 février, nous avons exercé une grève de quatre heures, rappelle la présidente du syndicat, Vanessa Poirier. Vendredi, presque un mois plus tard, nous ferons grève durant une journée complète. Personne ne pourra dire qu’on ne donne pas toutes les chances à la négociation. Nous sommes toutefois déterminées. Pour nous, remettre en question la parité, c’est vraiment un énorme manque de respect à notre égard. Nous avons un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Nous sommes prêtes à nous rendre jusqu’où il le faudra pour obtenir le respect que nous méritons. »

Héma-Québec joue à la cachette
La conclusion d’une entente sur le maintien des services essentiels n’a pas été de tout repos. Le 28 février, le syndicat a dû demander l’intervention du Tribunal administratif du travail afin de forcer Héma-Québec à s’assoir avec la partie syndicale pour négocier ces services. Le TAT a donné raison au syndicat et a ordonné à l’employeur, séance tenante, de remplir son obligation de négocier l’entente, et ce, avec diligence.

« Héma-Québec est un organisme public en situation de monopole, rappelle la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Lucie Longchamps. Il est complètement anormal que nous devions nous battre pour obtenir des informations de base comme l’état des réserves de sangs. C’est majeur, parce que c’est ce qui nous permet de nous assurer que les moyens de pression auront un impact sur Héma-Québec sans toucher à la santé et à la sécurité du public. Il nous fallait ces informations pour déterminer, par exemple, que la grève ne touchera pas les prélèvements auprès de donneurs de type O et A, parce que dans ces cas, les réserves d’Héma-Québec sont actuellement en deçà des objectifs. »

La parité, une question de principe
« Nous appuierons jusqu’au bout les infirmières et les infirmières auxiliaires d’Héma-Québec, ajoute la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches – CSN, Barbara Poirier. Il est inconcevable qu’elles doivent exercer la grève simplement pour conserver ce qu’elles ont déjà, après quatre ans de négociation ! Héma-Québec connaît déjà des difficultés d’attraction et de rétention de son personnel, dans une période où tous les secteurs économiques sont aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre comme on en a rarement vu. En ces temps d’inflation galopante, Héma-Québec se distingue comme l’un des seuls employeurs du Québec qui demande à son personnel de diminuer sa rémunération ! Pourtant, il s’agit bien d’un service des plus névralgique. À quoi joue Héma-Québec ? »

Rappelons que les infirmières et les infirmières auxiliaires d’Héma-Québec de la région de Québec, affiliées à la CSN, ont conclu une alliance avec celles de Montréal, affiliées à la CSQ, car elles refusent également de mettre fin à la parité avec les professionnel-les en soins du réseau public.

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Les RMU de Québec de retour en grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-rmu-de-quebec-de-retour-en-greve/ Thu, 23 Feb 2023 13:34:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87770 Constatant le blocage des négociations visant à renouveler leur convention collective échue depuis le 31 mars 2020, les répondantes et répondants médicaux d’urgence de Québec ont déclenché la grève ce matin, pour une durée indéterminée.

Les RMU sont notamment les personnes qui prodiguent les premiers soins par téléphone dans des moments cruciaux. Elles peuvent par exemple donner les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, intervenir en cas d’étouffement ou encore pour préparer un accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants. Les RMU sont une quarantaine à Québec. En 2021, ces travailleuses et travailleurs ont répondu à 151 000 appels couvrant les régions de la Capitale-Nationale et du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de même que les secteurs de Chibougamau et de Chapais.

Durant la grève, les RMU cesseront d’effectuer différentes tâches jugées non essentielles à la santé et à la sécurité de la population. De plus, ils exerceront une grève de temps, à tour de rôle. C’est le personnel cadre apte à effectuer ce travail qui remplacera les grévistes. Il s’agit donc de moyens de pression essentiellement administratifs qui ne mettront pas en cause les soins les et services à la population.

« Le gouvernement ne prend pas la situation au sérieux, déplore la vice-présidente du syndicat CSN, Sophie Cossette-Laberge. Nous sommes surchargés. Nous sommes constamment en sous-effectif. L’employeur a bien du mal à recruter de nouvelles personnes et à retenir celles et ceux qui ont de l’expérience, parce que nos conditions de travail, notamment les salaires, ne sont pas du tout compétitifs lorsqu’on se compare aux centrales de communications d’autres services d’urgence. Depuis le début des négociations, le gouvernement se campe sur une offre de 2 % par année. Quand on voit les sommets atteints par l’inflation, c’est en fait un appauvrissement sans équivoque qu’on nous offre. C’est inacceptable. Nous méritons plus de respect! »

« Les RMU jouent un rôle indispensable dans toute la chaîne des soins préhospitaliers d’urgence, ajoute la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches –CSN, Barbare Poirier. Ils ont décidé de prendre tous les moyens pour obtenir la pleine reconnaissance. Nous saluons leur courage et c’est toute la CSN qui se tiendra à leurs côtés, solidaire, aussi longtemps qu’il le faudra. »

Rappelons que les RMU de Québec forment une alliance de négociation avec les RMU et le personnel de bureau d’Urgences-Santé, à Montréal, qui exercent une grève de temps depuis quelques semaines. Les RMU de l’Estrie font également partie de cette alliance et dans leur cas, la grève sera déclenchée dans les prochains jours.

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Les infirmières d’Héma-Québec, en grève le 17 février https://www.csn.qc.ca/actualites/les-infirmieres-dhema-quebec-en-greve-le-17-fevrier/ Tue, 14 Feb 2023 12:42:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87513 Le Syndicat des infirmières et infirmières auxiliaires de Héma-Québec–CSN annonce la tenue d’une demi-journée de grève le vendredi 17 février 2023, de 7 h à 11 h. Par conséquent, les citoyennes et les citoyens de la région de Québec qui avaient un rendez-vous prévu entre 7 h et 9 h pour faire un don de plasma, de plaquettes ou de sang sont invités à le reporter à un moment ultérieur. De 9 h à 11 h, seuls les rendez-vous pour le prélèvement de plaquette et de plasma se tiendront. Le syndicat demande donc la collaboration du public, car seulement trois membres du personnel infirmier seront sur place pour effectuer les prélèvements.

« L’employeur maintient la ligne dure, explique la présidente du syndicat, Vanessa Poirier : il veut nous imposer des conditions inférieures à celles des autres infirmières. Nous ne pouvons pas accepter un tel recul ! Nos membres ont voté la grève à 100 %. Déjà, plusieurs d’entre nous ont pensé à quitter Héma-Québec. Ce n’est certainement pas en mettant fin à la parité avec le réseau public, qui a toujours existé, qu’on va nous retenir ! »

Le syndicat appelle par ailleurs la population à donner du sang à tout autre moment, car ce geste simple contribue à sauver des vies.

« Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’elles en sont rendues à faire la grève, rappelle la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamps. Malheureusement, Héma-Québec ne leur donne pas d’autre choix. Ça fera quatre ans, le 31 mars prochain, que la convention collective est échue. Elles ont tout tenté à la table de négociation. Héma-Québec connaît déjà des difficultés d’attraction et de rétention de son personnel, notamment chez les infirmières et les infirmières auxiliaires. Nous invitons la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, à se pencher d’urgence sur la situation, car, en définitive, c’est elle qui doit octroyer les mandats nécessaires pour sortir de cette impasse. »

« Vendredi sera une première demi-journée de grève, mais il y en aura d’autres, tant qu’Héma-Québec ne changera pas son fusil d’épaule, prévient la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier. Les 75 infirmières et infirmières auxiliaires d’Héma-Québec sont loin d’être seules dans cette bataille. Toute la CSN se tiendra à leurs côtés, aussi longtemps qu’il le faudra, jusqu’à ce qu’elles obtiennent le respect qu’elles méritent. »

À propos
La grève touche les deux centres GLOBULE de Québec ainsi que les collectes mobiles. Rappelons que les infirmières et les infirmières auxiliaires de Héma-Québec de la région de Québec, affiliées à la CSN, ont conclu une alliance avec celles de Montréal, affiliées à la CSQ, car elles refusent également de mettre fin à la parité avec les professionnel-les en soins du réseau public.

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Les grévistes d’Urgences-santé traversent le pont à la rencontre de Christian Dubé https://www.csn.qc.ca/actualites/les-grevistes-durgences-sante-traversent-le-pont-a-la-rencontre-de-christian-dube/ Thu, 09 Feb 2023 18:53:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87248 En grève aujourd’hui, le personnel de bureau et les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) d’Urgences-Santé ont rendu visite au ministre de la Santé et des services sociaux, Christian Dubé, afin de le sensibiliser aux conséquences du blocage de la négociation chez Urgences-santé.

Sans convention collective depuis le 31 mars 2020, ces deux groupes de salarié-es jouent un rôle crucial au sein d’Urgences-santé. Les RMU sont notamment les personnes qui prodiguent les premiers soins par téléphone dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, en cas d’étouffement ou encore pour préparer un accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants. Maillon tout aussi essentiel de la chaîne des soins préhospitaliers, les employé-es de bureau assurent pour leur part tout le soutien administratif. Ils voient, entre autres, à combler les effectifs des paramédics, des employé-es de soutien et des RMU. Ils œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux comptes clients et à la facturation ainsi qu’aux services des salaires et des ressources humaines.

« C’est le Conseil du trésor qui donne les mandats de négociation à notre employeur, mais c’était important pour nous de rencontrer le ministre de la Santé et des services sociaux, Christian Dubé, parce que les services préhospitaliers se trouvent sous sa responsabilité, explique le vice-président, trésorerie, du Syndicat des employé-es d’Urgences-Santé (SEUS–CSN), Éric Gloutney. Nous sommes constamment sur la corde raide, en sous-effectif, en heures supplémentaires. Notre travail exige un niveau de concentration à toute épreuve, car la moindre erreur pourrait avoir des conséquences dramatiques. Le ministre ne peut pas demeurer insensible devant une telle situation. »

« Il faut souligner que les demandes des RMU et du personnel administratif ne sont pas déraisonnables. Le gouvernement ne leur offre que 2 % par année en sachant pertinemment que tous ceux qui effectuent un travail comparable ailleurs, par exemple au 911, gagnent beaucoup plus, rappelle la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Lucie Longchamps. Toutes ces personnes-là sauvent des vies chaque jour ou y contribuent activement. On ne peut tout simplement pas se passer d’elles : elles sont indispensables. Le gouvernement doit sérieusement y réfléchir, car si l’on n’arrive plus à recruter du personnel ni à retenir les plus expérimenté-es chez Urgences-santé, il aura sur les bras un problème encore bien plus important. »

Puisque la visite avait lieu à La Prairie, la présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annette Herbeuval, a pris part au rassemblement à l’extérieur du bureau du député. « Nous appuyons de tout cœur la lutte des RMU et du personnel administratif d’Urgences-Santé, notamment parce que la situation qu’ils dénoncent, elle est vécue partout au Québec, dans toutes les centrales de communication santé. Nous demandons au ministre Dubé de prendre la situation très au sérieux. Il y a toujours un prix à payer à refuser de reconnaître les travailleuses et les travailleurs à leur juste valeur. »

Rappelons que les RMU et le personnel de bureau d’Urgences-santé exercent une demi-journée de grève de temps toutes les deux semaines en plus d’autres moyens de pression tels que la grève de certaines tâches. Tous ces moyens de pression ont reçu l’aval du Tribunal administratif du travail qui s’assure du maintien des services essentiels. Les RMU de la Capitale nationale et ceux de l’Estrie, également membres de syndicats CSN, se préparent aussi à déclencher la grève de temps selon des modalités semblables.

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Héma-Québec – Les infirmières et les infirmières auxiliaires de Québec votent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/hema-quebec-les-infirmieres-et-les-infirmieres-auxiliaires-de-quebec-votent-la-greve/ Mon, 30 Jan 2023 19:15:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87013 Réunis en assemblée générale hier soir, les membres du Syndicat des infirmières et des infirmières auxiliaires d’Héma-Québec (CSN) ont voté à 100 % en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, après avoir rejeté les dernières offres patronales dans une proportion de 96 %.

Ces quelque 75 infirmières et infirmières auxiliaires sont sans convention collective depuis le 31 mars 2019. Le seul point qui demeure en litige est la rémunération. En effet, Héma-Québec, un organisme public, insiste pour imposer à ces professionnel-les en soins une échelle de salaire différente que celle en vigueur pour toutes les autres infirmières du réseau public, ce qui entraînerait des pertes financières importantes pour les travailleuses. Pourtant, celles-ci ont toujours eu la parité salariale avec leurs collègues du réseau public.

« C’est un manque de respect incompréhensible de la part de notre employeur, dans une période où Héma-Québec a de plus en plus de problèmes d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre, explique la présidente du Syndicat des infirmières et des infirmières auxiliaires d’Héma-Québec–CSN, Vanessa Poirier. Cela fait près de quatre ans que nous tentons de conclure une entente, on ne peut pas dire que nous n’avons pas laissé toute la place à la négociation ! Nous n’accepterons jamais d’être traitées comme des infirmières de second ordre. »

Pour la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier, les professionnel-les en soins d’Héma-Québec ont raison de ne pas baisser les bras. « La volonté d’Héma-Québec de mettre fin à la parité salariale qu’elles ont toujours eue est inadmissible. Héma-Québec se donne peut-être l’autorisation d’agir ainsi en se disant que les membres sont en majorité des femmes, que leurs moyens de pression sont rigoureusement encadrés par les dispositions sur les services essentiels et qu’elles finiront par baisser les bras. Nous avons de petites nouvelles pour les dirigeants d’Héma-Québec : c’est la CSN au grand complet qui mène la bataille aux côtés de ces femmes et de ces hommes. »

Récemment, en entrevue, la PDG d’Héma-Québec, Nathalie Fagnan, déclarait : « Lorsqu’ils se lèvent le matin, nos employé-es ont le sentiment de contribuer à quelque chose de plus grand qu’eux. Comme leader, on ne peut que se réjouir de cet état d’esprit et l’encourager. » La vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Lucie Longchamps, rappelle de son côté que la véritable reconnaissance ne peut se limiter aux bons mots. « Les infirmières et infirmières auxiliaires méritent mieux que de belles paroles. Actuellement, Héma-Québec refuse d’intégrer à l’échelle salariale les sommes qu’elle offre, sous prétexte que ça ébranlerait sa méthodologie. Pour toutes ces femmes, il s’agit d’une non-reconnaissance de leur apport à Héma-Québec. Pourtant, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, celle qui donne les mandats de négociation à Héma-Québec, accorde à la société d’État les sommes nécessaires. Comprend-elle qu’un conflit de travail est sur le point d’éclater uniquement parce qu’Héma-Québec veut mettre fin à la parité salariale ? »

Alliance
Rappelons que les infirmières et les infirmières auxiliaires d’Héma-Québec de la région de Québec, affiliées à la CSN, ont conclu une alliance avec celles de Montréal, affiliées à la CSQ. Ces dernières refusent également de mettre fin à la parité avec les professionnel-les en soins du réseau public.

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La grève reprend chez Urgences-santé https://www.csn.qc.ca/actualites/la-greve-reprend-chez-urgences-sante/ Tue, 24 Jan 2023 17:59:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=86970 Les répondantes et les répondants médicaux d’urgence (RMU) ainsi que le personnel administratif d’Urgences-santé sont de retour en grève, avec de nouvelles dispositions, entérinées par le Tribunal administratif du travail. Ainsi le personnel de bureau et les RMU exerceront une demi-journée de grève toutes les deux semaines. Ils élargiront également la grève de tâches en vigueur depuis le 17 juin. Avant de contraindre les RMU à effectuer des heures supplémentaires obligatoires, Urgences-santé devra tenter de combler ses besoins avec le personnel-cadre ayant la formation nécessaire, et ce, pour un maximum de huit heures par semaine par cadre.

Le 24 janvier, ils ont profité de la première demi-journée de grève du personnel administratif pour rendre visite au Conseil du trésor, à Montréal. La convention collective est échue depuis le 31 mars 2020. Le Syndicat des employé-es d’Urgences-santé (SEUS–CSN) a décidé d’augmenter la pression suivant les dernières rencontres de négociation, en décembre dernier, au cours desquelles le comité syndical de négociation a dû constater que le Conseil du trésor maintenait sa position initiale, et ce, malgré des pistes de compromis mises en avant par la partie syndicale.

« Urgences-santé n’est plus capable d’attirer la relève, explique la présidente du SEUS–CSN, Annick Bélanger. Et les plus expérimenté-es songent de plus en plus à réorienter leur carrière, comme l’ont fait d’ex-collègues. C’est ce qui fait qu’il manque constamment de personnel. Nos conditions de travail et nos salaires ne soutiennent plus du tout la concurrence avec les emplois comparables. Au lieu de profiter de la négociation pour corriger la situation, Urgences-santé multiplie les recours aux heures supplémentaires volontaires ou obligatoires pour éviter les bris de service et s’en sert désormais comme d’une méthode de gestion des effectifs, et ce, depuis des années. À force d’étirer l’élastique, il va finir par se rompre. Ce serait catastrophique, parce que chaque jour, nous contribuons concrètement à sauver des vies et à assurer le fonctionnement optimal de toute la chaîne des soins préhospitaliers ».

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) représente également le personnel des centres de communication santé de Québec et de Sherbrooke, également en négociation. Pour son président, Réjean Leclerc, il est inacceptable que le gouvernement laisse ces négociations s’enliser depuis près de trois ans alors qu’il s’agit d’un travail fondamental et indispensable. « Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement a su trouver un terrain d’entente avec la quasi-totalité des organisations qui étaient en négociation, mais pas avec les RMU et le personnel de bureau d’Urgences-santé. Ils ne demandent rien de plus que la juste reconnaissance de leur travail. On va se retrouver avec tout un problème comme société si on laisse la situation empirer et qu’on n’est plus capable de combler ces emplois névralgiques ».

La présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Dominique Daigneault, salue pour sa part la détermination des travailleuses et des travailleurs d’Urgences-santé. « Devant la ligne dure tenue par le gouvernement et toutes les restrictions à l’exercice de leur droit de grève, certains se seraient découragés. Mais le SEUS–CSN décide au contraire de redoubler d’ardeur. Il faut bien comprendre que leur bataille ne concerne pas qu’eux seuls. Accepter l’offre du gouvernement, bien en deçà du coût de la vie et de ce qui est offert aux emplois comparables, en deçà aussi de ce qui a été négocié ailleurs dans le secteur préhospitalier, ça voudrait dire accepter qu’Urgences-santé devienne un emploi de passage, temporaire, en attendant mieux. Nous sommes extrêmement fiers de ces femmes et de ces hommes et nous serons à leur côté tant et aussi longtemps qu’il le faudra ».

À propos
Les RMU sont notamment les personnes qui prodiguent les premiers soins par téléphone dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, en cas d’étouffement ou encore pour préparer un accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants. Maillon tout aussi essentiel au sein d’Urgences-santé, les employé-es de bureau assurent pour leur part tout le soutien administratif. Ils voient, entre autres, à combler les effectifs des paramédics, des employé-es de soutien et des RMU. Ils œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux compte-clients et à la facturation, ainsi qu’aux services des salaires et des ressources humaines.

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Les RMU et les employé-es de bureau toujours sans convention https://www.csn.qc.ca/actualites/les-rmu-et-les-employe-es-de-bureau-toujours-sans-convention/ Wed, 21 Dec 2022 18:53:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=86783 Près de trois ans après l’échéance des conventions collectives, le 31 mars 2020, les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) du Québec et le personnel administratif d’Urgences-santé attendent toujours un signal de la part du Conseil du trésor. « Ils sont les premiers à répondre aux appels d’urgence médicale et malheureusement, ils passent en dernier aux yeux du Conseil du trésor, déplore la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Pourtant, ces travailleuses et travailleurs contribuent à sauver des vies tous les jours et à limiter la dégradation de la qualité de vie. »

Ce midi, des représentantes et représentants de tous les syndicats composant la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ont tenu un rassemblement en appui aux RMU et au personnel administratif d’Urgences-santé.

Le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr, était sur place. « Les RMU sont le premier contact avec les citoyennes et les citoyens, qui se trouvent souvent démunis devant une urgence médicale. Ils administrent par téléphone les premiers soins dans des situations cruciales, en attendant les secours. On leur impose régulièrement des heures supplémentaires obligatoires malgré un travail qui exige un très haut niveau de concentration. Il manque de personnel tout le temps, même au sein du personnel administratif, notamment parce que les salaires ne sont pas à la hauteur. Il faut prendre mieux soin de celles et de ceux qui choisissent d’effectuer ce travail indispensable à notre qualité de vie. »

« On ne peut pas accepter que le Conseil du trésor laisse traîner les négociations comme ça, dénonce le président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Réjean Leclerc. Ça fera bientôt trois ans que les RMU de tout le Québec et le personnel administratif d’Urgences-santé sont sans convention. Qu’est-ce qui cloche au Conseil du trésor ? Pendant ce temps, la situation sur le terrain se détériore. On n’est plus capable de retenir le personnel, plus capable d’attirer la relève. C’est irresponsable. »

« Nous ne baisserons pas les bras, poursuit la présidente du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé–CSN, Anick Bélanger. Nos demandes sont réalistes et légitimes. Nous avons récemment présenté à l’employeur une nouvelle proposition globale centrée sur la pleine reconnaissance de la valeur de notre travail, afin de relancer la négociation. Tout est en place pour conclure une entente satisfaisante. »

En ce qui a trait aux salaires, les RMU et le personnel administratif réclament les paramètres salariaux négociés dans le secteur public. Parmi les autres revendications, notons des mesures pour favoriser l’attraction et la rétention du personnel, la réévaluation de certains titres d’emploi et des solutions aux enjeux de santé psychologique.

À propos
Les RMU sont notamment les personnes qui prodiguent les premiers soins par téléphone dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation en cas d’étouffement ou encore pour préparer un accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants. Maillon tout aussi essentiel au sein d’Urgences-santé, les employé-es de bureau assurent pour leur part tout le soutien administratif. Ils voient, entre autres, à combler les effectifs des paramédics, des employé-es de soutien et des RMU. Ils œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux compte-clients et à la facturation ainsi qu’aux services de la paye et des ressources humaines.

 

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