Services préhospitaliers – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Sun, 06 Jul 2025 10:18:42 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Services préhospitaliers – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les paramédics du Québec en grève générale illimitée https://www.csn.qc.ca/actualites/les-paramedics-du-quebec-en-greve-generale-illimitee/ Sun, 06 Jul 2025 09:47:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106301 Sans convention collective depuis avril 2023, les quelque 3300 paramédics membres de syndicats CSN ont déclenché la grève à minuit une ce matin afin de faire pression sur le Conseil du trésor qui n’a toujours pas octroyé les mandats nécessaires à ses représentants afin de conclure un règlement des conventions collectives.

La grève se déroulera selon les paramètres établis par le Tribunal administratif du travail dans une décision rendue vendredi. Les services essentiels, du point de vue de la santé et de la sécurité de la population, seront ainsi maintenus intégralement pendant toute la durée de la grève, laquelle comporte deux volets. D’une part, les paramédics cesseront d’effectuer diverses tâches non essentielles. D’autre part, les paramédics exerceront une grève de temps, en rotation, remplacés à leur poste par le personnel cadre. Rappelons que la CSN a réussi il y a déjà quelques années à faire reconnaître l’obligation pour les cadres de participer au maintien des services essentiels lors d’une grève.

« D’un côté de la bouche, le gouvernement de la CAQ nous dit qu’il trouve qu’il y a trop de grèves au Québec, rappelle le premier vice-président de la CSN, François Enault. Mais de l’autre côté, en négociation, il se traîne les pieds. Il refuse de mettre des propositions sérieuses sur la table tant qu’il ne sent pas dans son cou le souffle de la mobilisation. De notre côté, nous entendons déployer tous les moyens qu’il faudra afin que les paramédics du Québec obtiennent des conditions de travail qui reflètent la pleine valeur de leur contribution à notre société ».

Enjeux
En plus d’une amélioration salariale qui reflète pleinement leurs responsabilités et compétences, les paramédics revendiquent, entre autres, le respect des horaires de travail, afin de lutter contre l’explosion des heures supplémentaires, et la bonification du régime de retraite, pour tenir compte de la réalité de cette profession exigeante, physiquement et mentalement.

En ce qui a trait à la rémunération, les demandes défendues en ce moment par le gouvernement entraîneraient une diminution du revenu des paramédics.

« Le gouvernement est entièrement responsable de cette situation, déplore le représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jean Gagnon. Du côté syndical, nous sommes prêts depuis un bon moment déjà à passer en vitesse supérieure à la table de négociation. Nos vis-à-vis patronaux ne semblent tout simplement pas animés du même sentiment d’urgence que nous. C’est déplorable parce que pendant tout ce temps perdu, les milliers de paramédics sur le terrain continuent de se donner corps et âme, chaque jour, pour prendre soin de la population et sauver des vies, sans aucune reconnaissance des autorités. »

« Le gouvernement sait bien que les paramédics ne pourront jamais accepter une baisse de leur rémunération, poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp. Comment se fait-il que, deux ans après l’échéance des conventions, il ne soit même pas encore capable de déposer à la table de négociation les mêmes augmentations de salaire qu’il a négociées avec tous ses autres groupes de salarié-es ? Il devra bien finir par prendre les paramédics au sérieux ! »

Neuf journées de négociation sont au calendrier du mois de juillet.

Régions touchées
La grève des paramédics touche particulièrement les régions de l’Abitibi–Témiscamingue, du Montréal métropolitain, des Laurentides, de Lanaudière, de la Montérégie, de l’Estrie, de la Mauricie, de la grande région de Québec (incluant Charlevoix), du Saguenay–Lac-Saint-Jean, de la Côte-Nord et du Bas–Saint-Laurent.

]]>
Les paramédics du Québec en grève à compter du 6 juillet https://www.csn.qc.ca/actualites/les-paramedics-du-quebec-en-greve-a-compter-du-6-juillet/ Thu, 19 Jun 2025 13:05:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105949 Les syndicats CSN représentant quelque 3300 paramédics dans tout le Québec envoient aujourd’hui des avis de grève, ouvrant la voie au déclenchement de la grève générale illimitée à compter du dimanche 6 juillet 2025.

« Bien que la grève ait été votée à la mi-mai, nous avons voulu laisser toute la place à la négociation, explique le représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jean Gagnon. Le gouvernement n’a pas saisi cette occasion. Plus de deux ans après l’échéance des conventions collectives, on ne sent toujours pas de sentiment d’urgence du côté de la partie patronale. Nous en avons assez de faire du surplace : nous entendons bien tout mettre en œuvre pour que le gouvernement se mette enfin en mode solutions ».

La grève des paramédics sera légale, ce qui implique le maintien intégral des services essentiels. Il reviendra au Tribunal administratif du travail d’évaluer la liste des services essentiels que soumettront les syndicats. Rappelons que lors de grèves précédentes, la CSN avait obtenu l’obligation pour le personnel cadre de contribuer au maintien des services essentiels en remplaçant des paramédics qui exercent une grève de temps. En outre, tous les paramédics observeront une grève de tâches. Certains de ces moyens auront un impact administratif important. À titre d’exemples, lors de grèves précédentes, les paramédics cessaient de transporter la plupart des patients à l’intérieur de l’hôpital ou de remplir certains formulaires administratifs destinés à différents acteurs du réseau.

« C’est un autre échec de la CAQ, poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamps. C’est complètement anormal qu’un groupe de salarié-es aussi indispensables que les paramédics ne soient pas capables d’avoir de vraies offres, plus de deux ans après l’échéance de leurs conventions collectives. Actuellement, on n’a que de grands principes sur la table. En ce qui a trait à leur rémunération, le gouvernement trouve le moyen de leur demander une baisse de rémunération ! La CAQ est complètement déconnectée, même quand vient le temps de reconnaître le travail de personnes qui sauvent des vies, chaque jour ».

Enjeux
En plus d’une amélioration salariale qui reflète pleinement leurs responsabilités et compétences, les paramédics revendiquent, entre autres, le respect des horaires de travail, afin de lutter contre l’explosion des heures supplémentaires, et la bonification du régime de retraite, pour tenir compte de la réalité de cette profession exigeante, physiquement et mentalement.

Négociations
Deux journées de négociation sont prévues les 3 et 4 juillet 2025. Sept autres dates sont au calendrier du mois de juillet.

]]>
Pas de paramédics, pas de Grand Prix! Ça pourrait être pire, pensez-y! https://www.csn.qc.ca/actualites/pas-de-paramedics-pas-de-grand-prix-ca-pourrait-etre-pire-pensez-y/ Fri, 13 Jun 2025 18:32:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105903 Ils soulignent ainsi que la présentation du Grand Prix serait impossible sans la disponibilité en permanence de paramédics dédiés. Or, si les pilotes de bolides de course doivent pouvoir compter sur des paramédics prêts à intervenir à tout moment, il devrait en aller de même pour toute la population. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Dans plusieurs villes, la surcharge de travail est telle que cela se fait sentir dans les temps d’intervention. À cause de conditions de travail inadéquates, il est de plus en plus difficile de recruter de nouveaux paramédics et de les retenir dans le secteur.

En guise de clin d’œil au gouvernement qui exige sans cesse davantage des paramédics, comme s’ils étaient des citrons qu’on peut presser à l’infini pour en obtenir plus du jus, les paramédics ont servi de la limonade fraîche aux passants et touristes sur la rue Crescent.

« La population ne sait pas que le gouvernement nous méprise carrément quand vient le temps de négocier nos conditions de travail, explique le président du Syndicat du préhospitalier, Claude Lamarche, représentant les paramédics d’Urgences-santé à Montréal et à Laval. C’est devenu presque un rituel : à chaque négociation, le gouvernement se traîne les pieds pendant des années au lieu de se mettre en marche dès le jour un. Mais cette fois-ci, c’est du jamais vu : les demandes du gouvernement auraient pour effet de baisser notre rémunération. On a laissé la chance à la négociation, mais là assez c’est assez! Le gouvernement doit répondre de ses actes ».

En dehors de Montréal et de Laval, les paramédics travaillent pour des entreprises privées ou pour des coopératives.

« Nos employeurs s’en lavent les mains, dénonce le président du Syndicat des paramédics Laurentides–Lanaudière, Danny Leggo Beaudoin. Le gouvernement, qui paie presque entièrement les services, leur a garanti leurs marges de profits quoi qu’il advienne. Alors, ils voient bien que les conditions de travail qu’ils offrent ne tiennent pas la route. Ils vont chercher, à grands frais, du personnel d’agences privées pour combler les remplacements et c’est le gouvernement qui paie, à leur place, les sommes supplémentaires. C’est indécent ! Le vérificateur général a dénoncé cette mauvaise gestion dans son dernier rapport, mais le gouvernement semble faire exprès de regarder ailleurs ».

« La CAQ annonce de nouveaux investissements ces temps-ci pour améliorer les temps de réponse, poursuit le président du Syndicat des paramédics et du préhopitalier de la Montérégie, Gaétan Dutil. Tant mieux si le gouvernement réalise que les ressources sont insuffisantes sur le terrain. Ces ajouts sont bienvenus. Mais ce qu’on constate au quotidien, c’est qu’il est de plus en plus difficile d’attirer de nouveaux paramédics et qu’il y a en plein qui décident finalement de réorienter leur carrière, à cause de conditions de travail qui ne sont pas à la hauteur. Alors, la CAQ a beau ajouter des camions de plus, on s’en réjouit, mais il ne faudrait pas oublier que le préhospitalier, c’est d’abord et avant tout des paramédics. Ce sont eux qui donnent les soins ».

Moyens de pression

Les 3300 paramédics membres de syndicats CSN détiennent des mandats de grève générale illimitée. La grève pourrait être déclenchée à tout moment. Les prochaines rencontres de négociation se tiendront les 16 et 17 juin 2025.

 

 

 

 

]]>
Une agence de personnel s’installe dans les services préhospitaliers de la région https://www.csn.qc.ca/actualites/une-agence-de-personnel-sinstalle-dans-les-services-prehospitaliers-de-la-region/ Fri, 09 May 2025 15:46:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=104986 Pour la première fois, Services préhospitalier Laurentides-Lanaudière a fait appel à une agence de placement de personnel le week-end dernier. Le syndicat, qui représente plus de 250 paramédics de l’entreprise dénonce cette orientation à courte vue de l’employeur, laquelle va à l’encontre de l’objectif du gouvernement de se sevrer des agences privées dans les services de santé. Si on ne s’attaque pas à l’amélioration sérieuse des conditions de travail, la CSN estime qu’il y a un danger réel que le secteur préhospitalier ne se retrouve à son tour complètement dépendant des agences à moyen terme.

« On pourrait améliorer la prévisibilité des besoins de main-d’œuvre et on pourrait aussi offrir des incitatifs aux paramédics déjà sur le terrain. Il y en a qui choisiront de faire des heures supplémentaires si c’est avantageux, si les besoins sont affichés d’avance, explique le président du Syndicat des paramédics Laurentides–Lanaudière–CSN, Danny Leggo-Beaudoin. Les agences, ça devrait être un dernier recours, pour éviter un bris de service quand on a épuisé les autres solutions. Nous sommes très préoccupés de voir que ça devient un outil de gestion comme un autre aux yeux de l’employeur ».

« On ne comprend vraiment pas comment le gouvernement peut se fermer les yeux sur ce qui est en train de se passer dans les services préhospitaliers de la région, poursuit la présidente du Conseil central des Laurentides CSN, Chantal Maillé. On voit assez clairement où cela nous a menés dans les soins de santé et les services sociaux et à quel point c’est difficile de s’en défaire en certains endroits. Ce n’est certainement pas la voie à suivre pour l’avenir ! »

« Pourquoi ne pourrait-on pas prévoir d’avance la prise des congés fériés et les garantir ? Concrètement, on n’en a pas souvent, des fériés. Ça se fait ailleurs au Québec, pourquoi pas chez nous ?, illustre Danny Leggo-Beaudoin. Je suis convaincu que si l’employeur offrait de meilleures conditions de travail, des conditions qui existent dans d’autres régions dont on pourrait s’inspirer, il n’y aurait pas besoin d’agences ! ».

 

À propos

Le Syndicat des paramédics Laurentides–Lanaudière représente plus de 250 paramédics. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) comptant plus de 3300 paramédics au Québec. La Confédération des syndicats nationaux (CSN). Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable.

 

 

]]>
Les paramédics d’Urgences-santé dénoncent la mauvaise gestion de leur employeur https://www.csn.qc.ca/actualites/les-paramedics-durgences-sante-denoncent-la-mauvaise-gestion-de-leur-employeur/ Tue, 18 Feb 2025 22:28:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=102546 Les paramédics d’Urgences-santé dénoncent la gestion « chaotique » de leur employeur à la suite des importantes chutes de neige sur le territoire qu’ils desservent. Cette tempête était largement anticipée, mais Urgences-santé n’a pas cru bon prévoir un nombre suffisant d’ambulances sur le terrain. « Ce sont les paramédics qui payent le prix de cette mauvaise planification; leurs pauses et leurs repas sont annulés depuis ce matin et ils se font imposer des heures supplémentaires obligatoires, pouvant aller jusqu’à 16 heures d’affilées », dénonce Claude Lamarche, président du Syndicat du préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

 

À la suite de sa mauvaise gestion de la situation, Urgences-santé a déclenché ce matin le niveau d’urgence 3, le plus élevé, lui permettant d’imposer des conditions particulièrement pénibles aux paramédics. « Est-ce qu’un lendemain de tempête de neige est vraiment la situation la plus critique qu’on doive gérer ? Pourquoi on exige une répartition des patients qui allonge inutilement le temps de transport? Pourquoi on nous demande aussi de répondre aux appels non urgents ? Tout cela vient ajouter à la situation complètement chaotique dans laquelle on se trouve », explique le président.

 

Une négociation qui s’en va nulle part

Cette situation survient alors que le syndicat négocie avec Urgences-santé depuis plusieurs mois. « On tente de proposer des solutions pour retenir et attirer des paramédics chez Urgences-santé, mais c’est à cause de décisions comme celles-là que les gens ne veulent pas venir travailler chez nous », déplore Claude Lamarche. « Après 24 rencontres de négociation, Urgences-santé doit absolument y mettre du sien pour nous permettre d’avancer ».

 

À propos

Le Syndicat du préhospitalier représente 1000 paramédics sur le territoire de Montréal et de Laval. Le secteur préhospitalier FSSS–CSN regroupe plus de 3500 salarié-es du secteur préhospitalier tels que les paramédics, répondantes et répondants médicaux d’urgence, personnel de bureau et employé-es de soutien, partout au Québec.

]]>
Les paramédics de l’Abitibi-Témiscamingue veulent régler les problèmes d’attribution de congés https://www.csn.qc.ca/actualites/les-paramedics-de-labitibi-temiscamingue-veulent-regler-les-problemes-dattribution-de-conges/ Fri, 13 Sep 2024 18:30:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99484 Les paramédics de l’Abitibi-Témiscamingue dénoncent des comportements inacceptables de Dessercom dans le but d’enfin régler les problèmes d’attribution de congés.

Selon Harold Lavoie, président du Syndicat des paramédics de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN, le ratio de vacances a été établi très tard ce qui a permis à très peu de paramédics de prendre des vacances cet été. De plus, les demandes de vacances, toujours acceptées à la dernière minute, ont empêché les salarié-es de planifier leur période estivale. Nous sommes aussi face à un problème d’attribution de jours fériés. Selon notre convention collective, nous avons une banque d’heures de treize (13) jours fériés en heures. Le salarié doit formuler une demande par écrit à l’employeur au moins quatorze (14) jours à l’avance. Le problème est que les demandes sont pratiquement toutes refusées sans qu’une analyse de remplacement soit faite.

Lors d’un comité de relations de travail avant les fêtes, nous avons senti de l’ouverture de Dessercom afin de trouver des solutions qui faciliteraient la prise de congés et qui éviteraient les fermetures de camion. Parmi les solutions, il a été question du renouvellement et de l’amélioration de la lettre d’entente sur le déplacement de TAP du secteur est pouvant venir combler le manque de personnel dans notre région, la prise de vacances à la pièce et les échanges de quarts entre collègues. Cependant, l’employeur demeure muet face à nos demandes de rencontres à ce sujet. Force est de constater que Dessercom ne coopère pas avec le syndicat. Nous dénonçons la façon que Dessercom traite ses employé-es.

Un sondage a été fait auprès des membres et 61 % des répondants affirment que leurs demandes de congés sont systématiquement refusées. Nous avons mis la main sur les demandes de congés de quelques paramédics et plus de 25 demandes de jours fériés ont été refusées depuis le début de l’année, et ce, sans même avoir offert les quarts en temps supplémentaire ou à la main-d’œuvre de l’Est, tel que le prévoit l’entente.

Pour Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN, des paramédics fatigués sont plus susceptibles de devoir s’absenter pour des raisons de santé, notamment de santé mentale et même de se réorienter vers d’autres professions où les conditions sont meilleures. Dans un contexte de rareté de main-d’œuvre qui met déjà les services à l’épreuve, nous sommes inquiets des conséquences sur les services qu’ont et qu’auront ces refus de congés et nous sommes d’avis que Dessercom à tout ce qu’il faut en matière de prévision et de fabrication d’horaires pour permettre la prise de congés.

Pour Lyne Massicotte, vice-présidente régionale pour l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, l’amélioration de la prise des jours fériés est une demande de l’actuelle ronde de négociation. Il est primordial de trouver des solutions afin que nos paramédics puissent prendre leurs congés. Dans le contexte de pénurie auquel nous sommes confrontés, il est urgent de trouver, paritairement, des solutions afin d’améliorer l’attraction et la rétention du personnel.

 

À propos

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN (CCATNQ) compte plus de 60 syndicats affiliés représentant plus de 6500 membres dans les secteurs public et privé.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte plus de 140 000 membres dans les secteurs publics et privés, dont plus de 120 000 du réseau public de la santé et des services sociaux, partout au Québec, et ce, dans toutes les catégories de personnel. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux, dans les services de garde et dans le secteur préhospitalier. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

]]>
Préhospitalier : un nouveau plan d’action incomplet https://www.csn.qc.ca/actualites/prehospitalier-un-nouveau-plan-daction-incomplet/ Tue, 05 Mar 2024 21:59:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=94472 Le nouveau plan d’action gouvernemental du système préhospitalier d’urgence au Québec contient plusieurs éléments positifs attendus et revendiqués depuis longtemps par la Fédération de la Santé et des Services Sociaux (FSSS–CSN), comme la mise en place de mécanismes pour éliminer les horaires de faction et l’uniformisation des protocoles opérationnels pour l’ensemble des centres de communication santé. Cependant, la plus importante organisation syndicale dans le secteur des soins et des services préhospitaliers d’urgence au Québec se désole du fait que ce plan ne propose rien pour soulager la surcharge de travail qui affecte les paramédics. Bien que les nouvelles mesures puissent faire une différence sur le plan des temps de réponse et être mieux adaptées aux besoins, encore faudrait-il avoir des paramédics sur le terrain pour y remédier. La FSSS–CSN demande donc au gouvernement de repenser son plan afin que soient ajoutées des ambulances et des heures pour les paramédics sur la route.

« Alors que les besoins sont criants dans de nombreuses régions, nous sommes sidérés de voir que ce plan d’action national ne propose de mettre aucun véhicule ambulancier supplémentaire et rien pour faire baisser la pression qui pesse sur les épaules des paramédics », de s’indigner Lucie Longchamp, vice-présidente de la FSSS–CSN responsable des secteurs privés.

« Les rapports des vingt dernières années à ce sujet recommandaient d’ajouter des effectifs sur la route, mais cela n’a pas été fait. On en vit les conséquences aujourd’hui avec des surcharges de travail incroyable pour les paramédics. Si on veut qu’ils demeurent dans la profession, il faut arriver à les décharger en mettant plus de paramédics sur le terrain et améliorer leurs conditions de travail », renchérit Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN.

Le manque flagrant d’effectif dans le milieu préhospitalier pourrait également être résolu par une augmentation des capacités d’admission dans le programme de techniques de soins préhospitaliers d’urgence dans les cégeps. Selon les données du SRAM, en 2023 c’est 119 candidatures qui ont été refusées pour 502 étudiantes et étudiants admis à l’échelle de la province. En 2020, pour les 496 admis, presque autant (453) ont été refusés. Aujourd’hui, ils auraient pu être sur la route. « Ce n’est pas normal de refuser annuellement un peu plus d’une centaine de candidats, faute de place pour la formation. Il est grand temps que le ministre de la Santé et que les collèges d’enseignement revoient à la hausse le nombre possible d’étudiantes et étudiants et qu’ils mettent en place des programmes, que ce soit perspectives ou autres. La profession ne pourra se sortir de cette pénurie sans un coup de barre majeur, et pour cela, ça prend des paramédics bien formés et de meilleures conditions de travail », soutient Mme Longchamp.

« Il faut aussi dire que dans certaines régions, des paramédics s’inquiètent de savoir si des ajouts temporaires de véhicules seront maintenus. Dans certains cas, le ministère de la Santé refuse même de leur octroyer des heures de travail. En pleine crise du secteur préhospitalier, cette situation est vraiment surréaliste et, malheureusement, le plan déposé ce matin ne nous propose rien pour les rassurer », précise Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier à la FSSS-CSN.

Le nouveau plan d’action propose de favoriser l’intervention citoyenne, ce qui est une bonne chose, mais cela n’élimine pas nécessairement le besoin d’ambulance. « Il faut être conscient que, même si les premiers répondants sont sur place, le plus souvent, l’ambulance est tout de même appelée dans ces situations et que les paramédics doivent se déplacer », poursuit Jean Gagnon.

En terminant, la Fédération de la Santé et des Services sociaux propose l’élargissement du rôle des paramédics. Ceux-ci pourraient alors prendre en charge plusieurs cas qui se retrouvent sinon aux urgences.

 

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 140 000 membres dans les secteurs public et privés. La FSSS est la plus importante organisation syndicale dans le secteur des soins et des services préhospitaliers d’urgence au Québec. Elle représente plus de 3 600 syndiqué-es parmi lesquels on retrouve des paramédics en soins primaires et en soins avancés, des répondants médicaux d’urgence (RMU), du personnel de bureau ainsi que du personnel de soutien comme les mécaniciens et les préposé-es. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

]]>
Ajout temporaire de trois véhicules ambulanciers  https://www.csn.qc.ca/actualites/ajout-temporaire-de-trois-vehicules-ambulanciers/ Wed, 28 Jun 2023 13:11:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91323 Le Syndicat des Paramédics de l’Estrie–CSN interpelle le CIUSSS de l’Estrie CHUS à propos de l’ajout récent de trois véhicules ambulanciers temporaire afin de mieux desservir la région du grand Sherbrooke. Ces nouveaux véhicules rentreront en fonction dès cette semaine. Nous demandons que ces véhicules soient ajoutés, et ce, de manière permanente et non seulement l’instant de quelques mois. Encore une fois, ces véhicules sont ajoutés de façon temporaire et seront probablement et malheureusement retirés lors du prochain budget du CIUSSS, ce qui entraînera des conséquences graves sur le service rendu à la population. Nous tenons à souligner qu’avec cet ajout, le CIUSSS reconnait lui-même le manque flagrant de véhicules ambulanciers sur son territoire présentement. 

Depuis le retrait des trois véhicules ambulanciers le 8 octobre dernier, les délais d’intervention ne font qu’exploser. Par le fait même, cette situation occasionne une surcharge de travail pour l’ensemble des paramédics de l’Estrie. Ce qui se traduit par des impacts néfastes sur la santé physique et psychologique de nos membres alors que ceux-ci peinent à répondre aux appels d’urgence. Nous sommes souvent incapables d’avoir une période de repas durant notre quart de travail de 12 heures. Sans compter le fait que nous terminons régulièrement notre quart de travail en heures supplémentaires. Malheureusement, les contrecoups de cette décision affectent désormais le service à la population. Ce qui a pour conséquence parfois de limiter grandement la disponibilité des véhicules ambulanciers sur le territoire en question. Dans ces situations, les zones limitrophes sont alors appelées à intervenir sur le territoire sherbrookois, occasionnant des délais importants en situation d’urgence, en plus de laisser le secteur trop souvent dépourvu de véhicules ambulanciers à distance raisonnable des lieux d’appels. 

Considérant le fait que les urgences de nos hôpitaux sont de plus en plus surchargées, que les délais avant que les patients puissent avoir accès à un lit augmentent sans cesse, que des paramédics et leurs patientes et patients sont trop souvent obligés d’attendre plusieurs heures afin que leur civière soit libérée, nous réitérons notre demande au CIUSSS de l’Estrie CHUS afin qu’il maintienne les trois véhicules ambulanciers ajoutés récemment, et ce, de manière permanente afin de répondre au besoin criant de la population qui augmente sans cesse. 

]]>
Le rapport de force se renforce https://www.csn.qc.ca/actualites/le-rapport-de-force-se-renforce/ Tue, 13 Jun 2023 03:01:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91098 En janvier 2015, la Cour suprême du Canada rendait une décision fondamentale reconnaissant que le droit de grève est protégé par la Charte des droits et libertés. Au Québec, cette décision est venue modifier la façon dont le tribunal encadre dorénavant le maintien des services essentiels dans les services publics. Tour d’horizon.

Dorénavant, les services essentiels à maintenir dans les services publics en cas de grève doivent être examinés strictement en fonction de leurs impacts sur la santé et la sécurité de la population. Forte de cette décision, la CSN obtient une autre victoire, en août 2017, en faisant invalider un article du Code du travail qui imposait des pourcentages arbitraires de temps de grève en santé et services sociaux.

C’est dire à quel point l’exercice de la grève dans les services publics ainsi que dans le réseau de la santé et des services sociaux aura dorénavant beaucoup plus d’impact et combien il permettra mieux aux salarié-es de déployer un rapport de force véritable.

En l’absence d’un mécanisme d’arbitrage obligatoire, la seule manière de permettre aux salarié-es de négocier vraiment leurs conditions de travail est d’assurer leur droit de déployer leur rapport de force pour que cela ait des conséquences sur l’employeur. À cet égard, le législateur a apporté un changement majeur : le maintien des services essentiels n’est plus dorénavant la seule obligation des salarié-es, mais relève également de l’employeur. Par conséquent, le personnel-cadre doit maintenant contribuer au maintien des services essentiels. Ainsi, l’exercice de la grève dans les services publics entraîne une pression sur l’employeur plus importante qu’auparavant.

Les paramédics sont parmi les premiers groupes des services publics à avoir testé ces nouvelles possibilités. Dès 2017, ils cessent certaines tâches, notamment celles qui sont liées à la facturation. Il faut souligner qu’avant la décision de la Cour suprême, les paramédics étaient légalement tenus au maintien de 100 % des services en tout temps. Au Québec, en dehors de Montréal et de Laval, les services ambulanciers sont assurés par des entreprises privées ou par des coopératives financées en grande partie par les fonds publics. Ainsi, en cessant de remplir les formulaires de facturation, les paramédics ont ajouté une pression importante sur les employeurs.

Puis, en 2021, ils élargissent encore leurs moyens de pression en ajoutant une grève de temps. Chaque jour, certains paramédics étaient en grève pour une durée de quatre heures et remplacés sur la route par du personnel-cadre disposant de toute la formation nécessaire. Notons qu’en parallèle, ils se sont dotés d’un fonds de grève complémentaire au Fonds de défense professionnelle de la CSN (FDP) afin que tous les travailleurs et les travailleuses se partagent le fardeau financier de la grève.

Dans la même veine, ces nouvelles possibilités ont été utilisées par différents secteurs. Chaque fois, les syndicats améliorent leur rapport de force. Entre autres secteurs, pensons aux centres d’hébergement privés où les salarié-es peuvent à présent effectuer une grève qui a plus d’impact. Ce rapport de force renouvelé leur a permis jusqu’à maintenant de conclure des ententes satisfaisantes avec plus de la moitié de la quarantaine de résidences en négociation coordonnée à la CSN, et les autres sont en bonne voie d’atteindre également leurs objectifs.

Dans le secteur préhospitalier, les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) et le personnel de bureau exercent actuellement la grève de temps en plus de la grève de tâches. Lorsque des RMU font grève, ils sont remplacés par du personnel-cadre. Épuiser les cadres en les confrontant à la réalité quotidienne d’un travail exigeant en sous-effectif chronique, n’est-ce pas un bon moyen de leur faire prendre conscience de la nécessité de reconnaître adéquatement le travail des salarié-es ?

Quant à elles, les infirmières et les infirmières auxiliaires de Héma-Québec ont repoussé les limites jusqu’à forcer l’employeur à reporter des rendez-vous de prélèvement de sang de certains types en fonction du niveau des réserves de sang. Elles ont récemment eu gain de cause auprès du Conseil du trésor en maintenant intégralement leur parité salariale avec les professionnel-les en soins du secteur public.

En imposer aussi davantage dans le réseau de la santé
La prochaine grève se fera bien plus sentir que par le passé au sein des établissements du réseau de la santé et des services sociaux et par le gouvernement. Le personnel-cadre devra aussi contribuer au maintien des services essentiels.

Début avril, toutes les organisations membres du Front commun (CSN, CSQ, FTQ et APTS) ont déposé, en même temps, leurs listes de services essentiels auprès de tous les employeurs. Une première ! « On peut dire que c’est la première fois qu’on va pouvoir faire la grève pour vrai en santé et services sociaux, si cela devient nécessaire, explique le 1er vice-président de la CSN, François Enault. Les cadres, il va falloir qu’ils travaillent au lieu de nous regarder aller. Ils vont subir eux aussi les inconvénients de la grève. Nous pourrons déployer un véritable rapport de force et mettre plus de pression que jamais sur les administrations. »

]]>
Les grévistes d’Urgences-santé enterrent leur convention collective https://www.csn.qc.ca/actualites/les-grevistes-durgences-sante-enterrent-leur-convention-collective/ Tue, 21 Mar 2023 14:50:07 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=88315 En grève aujourd’hui, le personnel de bureau et les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) d’Urgences-santé se sont réunis devant l’hôtel de ville de Montréal pour enterrer leur convention collective échue depuis trois ans, soit le 31 mars 2020. En négociation, ils font face à un mur, car l’employeur refuse de leur octroyer un salaire compétitif par rapport à ceux versés pour des emplois comparables, par exemple dans les centrales du 911.

« Tout le personnel d’Urgences-santé est important, rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Chaque jour, les employé-es contribuent directement ou indirectement à sauver des vies et à protéger la qualité de vie des Montréalaises et des Montréalais. Pourtant, ils sont constamment sur la corde raide, en sous-effectif, en heures supplémentaires. Leur travail exige un niveau de concentration à toute épreuve, car la moindre erreur pourrait avoir des conséquences dramatiques. C’est inadmissible qu’ils soient toujours sans convention collective après bientôt trois ans ! »

« Les demandes des RMU et du personnel administratif ne sont pas déraisonnables. Le gouvernement ne leur offre que 2 % par année en sachant pertinemment que tous ceux et celles qui effectuent un travail comparable ailleurs, par exemple au 911, gagnent beaucoup plus, rappelle le représentant du secteur préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Jean Gagnon. Urgences-santé connaît déjà des difficultés pour attirer et retenir la main-d’œuvre. Tant qu’on ne règle pas le problème de la rémunération, ces difficultés ne feront qu’empirer. »

Comme Urgences-santé est un organisme public, c’est le Conseil du trésor qui octroie les mandats de négociation. « Chaque jour, nous constatons sur le terrain que l’élastique est étiré au maximum, ajoute la présidente du Syndicat des employé-es d’Urgences-santé–CSN, Anick Bélanger. On ne peut plus se permettre de perdre d’autres travailleuses et travailleurs qui iront faire carrière ailleurs où on reconnaît mieux leurs compétences. Il faut agir sans tarder, car nous avons le plus haut taux de roulement de personnels à Urgences-santé. Tous les maillons de la chaîne d’intervention sont essentiels dans le service préhospitalier. Il y a des vies en jeu à l’autre bout de la ligne ! »

Les RMU sont notamment les personnes qui prodiguent les premiers soins par téléphone dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, en cas d’étouffement ou encore pour préparer un accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants. Ces personnes veillent également à la répartition des appels vers les ambulances. Maillon tout aussi essentiel de la chaîne des soins préhospitaliers, les employé-es de bureau assurent pour leur part tout le soutien administratif et voient, entre autres, à combler les effectifs des paramédics, des employé-es de soutien et des RMU. Les employé-es de bureau œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux comptes clients et à la facturation ainsi qu’aux services des salaires et des ressources humaines.

Rappelons que les RMU et le personnel de bureau d’Urgences-santé exercent une demi-journée de grève de temps toutes les deux semaines en plus d’autres moyens de pression tels que la grève de certaines tâches. Tous ces moyens de pression ont reçu l’aval du Tribunal administratif du travail qui s’assure du maintien des services essentiels. Les RMU de la Capitale nationale et ceux de l’Estrie, également membres de syndicats CSN, exercent eux aussi la grève de temps selon des modalités semblables.

]]>
Du jamais vu pour les paramédics ! https://www.csn.qc.ca/actualites/du-jamais-vu-pour-les-paramedics/ Mon, 12 Dec 2022 21:58:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=86260 Depuis quelques semaines, la situation se dégrade pour les paramédics de la ville de Québec. Cette situation s’est malheureusement envenimée cette semaine. Lundi dernier a été une journée record en nombre d’appels. Plus de 60 paramédics ont été incapables de prendre leur période de repas durant leur quart de travail. Pour Frédéric Maheux, président de l’Association des travailleurs du préhospitalier–CSN, cette situation est inacceptable : « Imaginez faire un quart de travail de 12 h sans manger ou prendre le temps de se reposer. Et par la suite être en mesure d’aller sur des appels urgents pour aider ou sauver des vies. Ce n’est pas humain et c’est intolérable. »

Plusieurs appels, qui demandent une intervention immédiate, ont été en attente durant de longues minutes et les patientes et patients ont dû attendre pour recevoir les soins adéquats. Les paramédics sont trop souvent prisonniers des centres hospitaliers, ils attendent plusieurs heures avec leur patient sur leur civière. Une équipe a même attendu 12 h au CHUL dans la nuit de mardi à mercredi avant d’être libérée. « Notre travail est sur la route et non à être au chevet de patientes et des patients qui appartiennent au centre hospitalier. Pendant ce temps, la population est en danger à cause de la couverture ambulancière déficiente et les paramédics sur le terrain souffrent », mentionne Ariane Bernier, vice-présidente à l’ATPH.

Nous avons fait plusieurs demandes à l’employeur. Celui-ci nous mentionne avoir des discussions avec le CIUSSS de la Capitale-Nationale, mais aucune action concrète n’a été entreprise. Quelques ajouts journaliers arrivent trop peu trop tard. Présentement, les paramédics sont à bout de souffle et le pire est à prévoir avec le mois janvier qui suivra la période des fêtes.

Des solutions sont discutées pour le long terme, mais rien à court terme.

« Nous avons besoin d’actions immédiates. Si aucune mesure n’est entreprise par le ministère de la Santé et des Services sociaux, les risques de mortalité augmentent. On ne voudrait pas reproduire les malheureux évènements en Outaouais de cette semaine ou encore ceux de Québec il y a quelques années. Il manque plusieurs équipes sur le terrain depuis plusieurs mois et nos dirigeantes et dirigeants ne font rien. Se mettre la tête dans le sable comme ils le font pourrait être un jeu dangereux. Ils doivent se réveiller et agir », peste Frédéric Maheux.

]]>
Répondants médicaux d’urgence – De la reconnaissance, maintenant ! https://www.csn.qc.ca/actualites/repondants-medicaux-durgence-de-la-reconnaissance-maintenant/ Fri, 09 Sep 2022 18:03:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84689 Des répondantes et répondants médicaux d’urgence de Sherbrooke et de Montréal ainsi que du personnel administratif d’Urgences-santé ont rejoint leurs collègues de Québec aujourd’hui pour tenir une opération de visibilité à l’occasion du Grand prix cycliste de Québec. Pour pouvoir tenir un tel événement, il faut pouvoir compter sur une équipe dédiée de RMU qui se tiennent prêts à intervenir pour envoyer des secours dès qu’ils sont nécessaires, notamment les patrons des RMU de Québec qui s’affectent eux-mêmes pour les événements de ce type. Comme ils visionnent en temps réel des dizaines de caméras placées sur le circuit, ils ont pu constater en direct que les RMU du Québec se tiennent !

Sans convention collective depuis plus de deux ans, les RMU et le personnel administratif du secteur préhospitalier souhaitent en arriver à une entente cohérente avec celle qui a été conclue le printemps dernier avec les paramédics.

Évoluant dans l’ombre, les RMU sont les personnes qui répondent aux appels d’urgence médicale. Leur rôle ne se limite pas à affecter une ambulance. Les RMU contribuent activement à sauver des vies et à préserver la qualité de vie des citoyennes et des citoyens dans les moments critiques en offrant des premiers soins par téléphone. Par exemple, ce sont eux qui donnent les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation, en cas d’étouffement ou d’accouchement, en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants. C’est un travail émotionnellement exigeant qui leur demande d’être constamment en état d’hypervigilance afin de vous prodiguer l’assistance que vous êtes en droit de recevoir.

Or, à cause des conditions de travail difficiles, insuffisantes, les centrales de communication santé ont de plus en plus de difficulté à recruter du personnel et à retenir les plus expérimenté-es. Le manque de main-d’œuvre entraîne de la surcharge de travail et des heures supplémentaires obligatoires et, par conséquent, une augmentation de l’épuisement professionnel. C’est ainsi que la situation s’est détériorée au fil des ans au point où elle n’est carrément plus viable aujourd’hui aux yeux du personnel.

]]>
Les paramédics d’Urgences-Santé en moyens de pression dès lundi https://www.csn.qc.ca/actualites/les-paramedics-durgences-sante-en-moyens-de-pression-des-lundi/ Sat, 09 Jul 2022 12:07:59 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84303 (Montréal, le 9 juillet 2022) Aux prises avec un manque de main-d’œuvre insoutenable, une situation qui n’a fait que s’aggraver ces dernières années, Urgences-Santé refuse catégoriquement les pistes de solution considérées comme les plus efficaces par le Syndicat du préhospitalier (SP–CSN). Ce vendredi, les représentants syndicaux et patronaux se rencontraient en comité paritaire pour discuter de l’un des irritants majeurs pour les paramédics, soit l’incapacité de prendre leur pause repas au moment convenu à cause de ce manque de personnel qui engendre une surcharge de travail.

Malheureusement, le SP–CSN constate qu’Urgences-Santé n’entend pas s’attaquer sérieusement à ce problème. Face à cette fermeture de l’employeur, le syndicat appelle tous les paramédics à prendre leur pause repas au moment prévu, en respect de la convention collective, à compter du lundi 11 juillet. Si ce moyen de pression entraîne un casse-tête administratif certain pour l’employeur, il n’aura pas d’impact sur la santé et la sécurité de la population.

Le problème du manque de main-d’œuvre n’est certes pas nouveau chez Urgences-Santé, mais la période estivale est venue empirer la situation. Le syndicat réclame des mesures particulières à mettre en place cet été, des mesures qui ont par ailleurs déjà fait leurs preuves en 2008 et en 2009, alors qu’Urgences-Santé traversait une période similaire de pénurie de personnel. Par exemple, le syndicat propose que les heures supplémentaires effectuées volontairement soient rémunérées à taux double. Rappelons que les mesures mises en place durant la crise de la COVID ne sont plus en vigueur, bien que la pénurie de personnel ait empiré et que le volume d’appels soit en augmentation.

Pas de vision
« Nous déplorons qu’on en soit rendu là pour un problème qu’on voyait venir depuis longtemps, rappelle le président par intérim du SP–CSN, Claude Lamarche. Au lieu de mettre en place des solutions à long terme, respectueuses de nos droits et de notre santé, on assiste à un abus intolérable du droit de gérance de l’employeur qui bafoue nos conditions de travail négociées et qui exige systématiquement des heures supplémentaires obligatoires (TSO) de la part des paramédics. Le TSO est devenu la solution facile pour Urgences-Santé, un outil de gestion comme les autres alors que le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, répète ouvertement que le TSO ne devrait jamais être vu autrement que comme un dernier recours. »

Le MSSS interpellé
Selon le syndicat, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et le gouvernement n’ont peut-être pas mesuré l’ampleur du problème créé par la mauvaise gestion d’Urgences-Santé. « Nous savons bien qu’Urgences-Santé, une société d’État, ne peut pas prendre de décisions financières sans l’aval du gouvernement, poursuit-il. C’est tout un problème, considérant que les autres entreprises privées ou les coopératives du secteur peuvent, elles, offrir des incitatifs financiers aux paramédics en puisant à même leurs profits. »

Pour le syndicat, il y a urgence d’agir, car on voit plus que jamais des paramédics quitter leur emploi pour réorienter leur carrière ailleurs ou dans un autre domaine, ce qui met encore plus de pression sur les effectifs.

« Nous savons tous, syndicat comme l’employeur, que des paramédics surchargés, cela veut dire des délais plus longs pour répondre aux appels. Cela veut dire aussi une accumulation de risques pour la santé et la sécurité des paramédics eux-mêmes. Ça ne peut plus durer. C’est pourquoi, après avoir tendu la main à plusieurs reprises à l’employeur pour trouver des solutions à long terme, nous avons décidé d’agir unilatéralement afin que tous les paramédics puissent prendre leur pause repas comme prévu à compter de lundi prochain », conclut le représentant des 1200 paramédics de Montréal et de Laval.

 

]]>
Faut-il attendre qu’il y ait des morts pour que cessent les bris de services? https://www.csn.qc.ca/actualites/faut-il-attendre-quil-y-ait-des-morts-pour-que-cessent-les-bris-de-services/ Thu, 23 Jun 2022 13:41:50 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84212 Le syndicat du préhospitalier de Montréal et de Laval interpelle le gouvernement Legault quant à la généralisation des bris de services dans le secteur préhospitalier. Ces bris de services sont dramatiques depuis quelques mois et ne vont qu’en s’aggravant, mettant à risque la population. Le ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi que le Conseil du trésor doivent s’assurer d’une plus grande attraction du personnel paramédical dans le secteur préhospitalier.

« Depuis environ un mois, la nuit, les paramédics de Montréal et Laval roulent à environ 50% des effectifs établis. Ça atteint directement le service à la population, parce que ça nous prend beaucoup plus de temps pour répondre aux appels, sans compter le manque de répartiteurs d’urgence » d’expliquer Claude Lamarche, président du syndicat du préhospitalier.

On nous dit que cette situation s’explique par la pénurie de main d’œuvre, mais cela fait plusieurs années qu’Urgences-santé a de la difficulté à appliquer les conditions de travail négociées. Au final, cela ne fait qu’accentuer la pénurie, car les conditions de travail ne sont pas assez attractives.

Une solution à court terme est possible, comme c’est présentement le cas dans certaines autres entreprises ambulancières au Québec. Il s’agit de la mise en place de mesures incitatives pour pallier, sur une base volontaire, la pénurie de main d’œuvre. Au lieu de voir notre monde quitter prématurément en raison de la surcharge de travail, ces mesures nous permettraient, à court terme, de travailler à un rythme plus soutenable, de terminer nos quarts de travail plus souvent à l’heure et de bénéficier plus souvent de nos pauses-repas conventionnées.

« Sans ces mesures incitatives, nous ne voyons pas comment nous passerons à travers l’été qui débute. D’ailleurs, Urgences-santé en 2007 et 2008 avait appliqué avec succès ce type de mesures temporaires » de renchérir Claude Lamarche.

Au dire même du ministre Dubé, le temps supplémentaire obligatoire (TSO) n’est pas un mode de gestion, mais c’est exactement ce qui se passe chez les paramédics de Montréal-Laval en ce moment.

« Il n’y a pas de raison pour que les Paramédics de Montréal-Laval ne bénéficient pas de mesures incitatives parce qu’ils ne font pas partie du secteur public du ministère de la Santé et des Services sociaux ou d’une entreprise ambulancière n’appartenant pas à l’État » de terminer Claude Lamarche. Au nom du bien commun, nous demandons l’application de mesures incitatives pour que cessent les bris de services.

    ]]>
    Entente de principe pour les paramédics https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-pour-les-paramedics/ Sun, 08 May 2022 15:00:52 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=83745 La samedi 7 mai 2022, le comité de négociation des paramédics et les représentants patronaux ont conclu une entente de principe pour renouveler les conventions collectives échues depuis le 31 mars 2020. Le 13 mai, elle sera présentée au Conseil fédéral sectoriel du secteur préhospitalier, réunissant des représentants de tous les syndicats de paramédics FSSS–CSN.

    Il reviendra  au conseil de décider de la recommandation aux assemblées générales qui se tiendront par la suite.

     

    ]]>
    Nous allons nous retrouver avec des bris de service, préviennent les paramédics https://www.csn.qc.ca/actualites/nous-allons-nous-retrouver-avec-des-bris-de-service-previennent-les-paramedics/ Wed, 04 May 2022 14:47:24 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=83691 Plus d’une vingtaine de paramédics ont récemment quitté leur emploi chez Ambulances Demers ou sont en voie de le faire, dans les secteurs de Saint-Jean-sur-Richelieu, Farnham, Hemmingford et Napierville. De nombreux facteurs sont en cause, pour la plupart directement liés à la mauvaise gestion de l’entreprise.

    Les paramédics tirent encore une fois la sonnette d’alarme : si rien ne change, l’entreprise Ambulances Demers ne sera bientôt plus en mesure d’assurer l’intégralité des services préhospitaliers d’urgence sur le territoire dans des délais appropriés.

    « Ça fait des années qu’on tente par tous les moyens de convaincre Ambulances Demers qu’il faut assainir le climat de travail, qu’il faut mettre en place des solutions pour éviter que les paramédics quittent leur emploi, déplore le président du syndicat, Gaétan Dutil. Malheureusement, force est de constater que l’employeur ne veut pas nous entendre. En choisissant de ne rien faire pour assainir ce climat pourri dans nos milieux de travail, l’entreprise se retrouve aujourd’hui avec d’importants problèmes de main-d’œuvre et, finalement, c’est notre capacité d’assurer les services à la population qui est remise en cause. Nous pensons que toute la population doit savoir que l’élastique est présentement étiré au maximum. Nous n’avons plus aucune marge de manœuvre pour faire face aux imprévus. »

    Plusieurs facteurs ont mené à la situation actuelle. D’abord, les conditions de travail difficiles, incluant des surcharges de travail, la pression psychologique ou encore des heures supplémentaires obligatoires, jouent certainement un rôle dans la décision de nombreux paramédics de quitter l’entreprise , voire le secteur préhospitalier. Ajoutons à cela les problèmes liés à la pénurie de personnel et la fatigue post-pandémie.

    Certaines de ces conditions difficiles sont inhérentes à la profession. Par exemple, il est normal que les paramédics soient forcés d’effectuer des heures supplémentaires lorsqu’ils transportent un patient au moment de la fin prévue de leur quart de travail. Ce qu’ils déplorent, c’est que le recours aux heures supplémentaires est devenu systématique, une pratique de gestion.

    Par ailleurs, les relations de travail sont de plus en plus difficiles et conflictuelles. Depuis longtemps, les paramédics ressentent un manque de soutien de la part de la direction et ils travaillent constamment sous la crainte de mesures disciplinaires. Le syndicat se bute au manque de volonté de l’employeur pour trouver des solutions aux problèmes de santé et de sécurité du travail ou encore pour assurer la rétention du personnel.

    En plus de tout cela, s’ajoutent les négociations pour le renouvellement des conventions collectives qui traînent en longueur. Les contrats de travail sont échus depuis plus de deux ans. Rappelons que les salaires sont financés en grande partie par le gouvernement. Or, contrairement à d’autres employeurs qui font preuve d’une certaine souplesse à l’égard des moyens de pression exercés par les paramédics pour obtenir un règlement satisfaisant avec le gouvernement, l’entreprise Ambulances Demers tente de miner la solidarité et le moral des paramédics pour amoindrir les effets des moyens de pression qu’ils exercent. Les jeunes paramédics ne voient plus de raison de venir travailler pour Ambulances Demers et trop d’employé-es d’expérience désabusés sont en réflexion ou ont décidé de quitter l’entreprise.

    « Comme tous les paramédics nous dénonçons le manque de reconnaissance du gouvernement à notre égard. Ses représentants font la preuve chaque jour qu’ils ne connaissent pas notre travail, notre réalité, poursuit Gatéan Dutil. Mais c’est encore bien plus choquant de voir que notre propre employeur prend fait et cause pour le gouvernement dans ce conflit alors qu’on se bat pour avoir de meilleures conditions de travail, mais aussi de meilleurs outils pour servir la population. Dans ces circonstances, nos membres, les jeunes comme les plus anciens, sont de plus en plus nombreux à envisager un changement de carrière. Qui les blâmera, alors qu’ils auront de bien meilleurs salaires et de meilleures conditions dans d’autres emplois de l’urgence qu’ils côtoient au quotidien ? Ambulances Demers doit vraiment se poser de sérieuses questions sur les agissements de ses gestionnaires. »

    ]]>
    Les paramédics de Charlevoix exigent des horaires à l’heure maintenant https://www.csn.qc.ca/actualites/les-paramedics-de-charlevoix-exigent-des-horaires-a-lheure-maintenant/ Tue, 03 May 2022 15:35:48 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=83667 Pour le Syndicat des paramédics de Charlevoix, il y a urgence d’agir pour mettre en place des horaires de travail à l’heure pour tous les paramédics de la région et en particulier pour le secteur de Baie-Saint-Paul, sous forte pression. Des paramédics de la région ont tenus une conférence de presse ce matin pour lancer un ultimatum afin qu’une date soit enfin confirmée pour l’abolition des horaires de faction des paramédics.

    Rappelons que lorsqu’ils travaillent sur un horaire de faction, les paramédics sont sur appel 24 h sur 24 durant sept jours consécutifs, ce qui entraîne des délais supplémentaires aux interventions. Deux ambulances sur trois fonctionnent sur des horaires de faction dans le secteur de Baie-Saint-Paul et une sur quatre à La Malbaie. Les soirs, il n’y a qu’une seule équipe de paramédics sur un horaire à l’heure dans tout Charlevoix, plus précisément dans le secteur de La Malbaie.

    « Par notre intervention, ce qu’on veut c’est protéger quelqu’un quelque part dans notre région qui vivra une situation critique et dangereuse et qui le paiera de se vie si aucune transformation d’horaires n’a lieu, explique le président du syndicat René Lavoie. Cette personne dont on ne pourra sauver la vie, elle est aussi la prunelle des yeux d’autres personnes. C’est l’essence même de notre profession de sauver des vies. C’est vraiment décourageant de constater que les personnes en autorité ne font pas ce qui doit être fait en ce domaine ».

    En l’absence de changement, il y aura davantage de bris de service et encore plus de retards pour répondre aux appels moins prioritaires.

    « Nous ne voulons plus entendre de la part d’Émilie Foster que le gouvernement y travaille, qu’elle fait des rapports, qu’elle veut que ça change, enchaîne la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), Barbara Poirier. Ça fait trois ans que ça dure… Nous considérons que ce dossier a été travaillé de façon exemplaire en concertation avec tous les intervenants, notamment les syndicats, les patrons, le CIUSSS et les municipalités… Les besoins sont réels et bien documentés. S’il manque quelque chose pour faire, enfin, débloquer ce dossier, Émilie Foster doit nous le dire sans tarder pour que nous puissions agir avant qu’il ne soit trop tard. Disons que ça lui ferait un bel héritage à léguer aux citoyennes et citoyens de la région ».

    Charlevoix a changé

    Au cours des 20 dernières années, la région de Charlevoix a radicalement changé, ce qui fait que les horaires de faction des paramédics ne sont clairement plus adaptés. Notons l’ouverture récente du Club Med, l’arrivée du Festif et du Rodéo de Charlevoix, l’ouverture des centres de ski et l’explosion des activités de plein air dans la région, ce qui amène beaucoup plus de personnes dans la région qu’il y a 20 ans. Le volume d’appels a augmenté de 30 % de 2017 à aujourd’hui. En outre, la réorganisation des services au sein du CIUSSS et des deux hôpitaux de la région a eu pour effet d’ajouter de la pression sur les paramédics qui doivent, par exemple, faire plus de transport vers la ville de Québec.

    Toute cette pression supplémentaire qui s’ajoute sur le système, fini sur les épaules des paramédics eux-mêmes. Celles et ceux qui travaillent sur des horaires à l’heure et qui choisissent de rester dans la profession doivent effectuer de plus en plus d’heures supplémentaires, un phénomène nouveau pour la région.

    « Ce n’est pas un caprice de réclamer la conversion de tous les horaires de faction en horaires à l’heure. C’est une nécessité pour toute la région de Charlevoix. Les Charlevoisiens et Charlevoisiennes ne sont pas des citoyens de seconde zone. De Petite-Rivière-Saint-François, à Baie-Sainte-Catherine, en passant par l’arrière-pays ou L’Île-aux-Coudres, nous sommes tous en droit d’attendre le même niveau de services et de la même qualité que ceux offerts dans les grands centres urbains. Nous appelons à la solidarité de toute la population de Charlevoix pour faire entendre nos voix auprès d’Émilie Foster : la conversion des horaires, c’est maintenant, pas dans trois ans », conclut René Lavoie.

    ]]>
    Les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) en moyens de pression https://www.csn.qc.ca/actualites/les-repondantes-et-repondants-medicaux-durgence-rmu-en-moyens-de-pression/ Tue, 26 Apr 2022 13:32:15 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=83153 Sans convention collective depuis le 31 mars 2020, les répondantes et répondants médicaux d’urgence (RMU) et employé-es de bureau des régions de Montréal–Laval, de la Capitale nationale et de l’Estrie, membres de la CSN, entameront des moyens de pression tels que décidés lors d’assemblées générales tenues lundi.

    Les RMU jouent un rôle névralgique au sein des services préhospitaliers d’urgence bien qu’ils œuvrent constamment dans l’ombre. Ce sont ces personnes qui répondent aux appels d’urgence médicale. Elles répondent avec diligence aux appels, font preuve d’empathie et de réconfort. Ce sont elles qui initient les premiers secours dans des moments cruciaux, par exemple en donnant les instructions pour amorcer des manœuvres de réanimation en attendant l’arrivée de l’ambulance ou des premiers répondants, ce que l’on appelle les soins immédiats téléphoniques. Ce sont aussi les RMU qui dirigent les appels vers les équipes de paramédics sur le terrain, qui leur attribuent le bon niveau de priorité et assurent le suivi des appels jusqu’à ce que leur intervention soit complétée.

    Les employé-es de bureaux assurent pour leur part tout le soutien administratif et sont également dans l’ombre. Ils voient, entre autres, au comblement des effectifs des paramédics, employés de soutien et RMU, ils œuvrent à l’informatique, à l’entretien général, aux comptes-clients et à la facturation,  ils s’occupent de la paie et des ressources humaines. Sans eux, la roue ne tourne pas.

    Plusieurs rencontres de négociation ont eu lieu chez Urgences-santé de Montréal et de Laval, mais les offres patronales font l’impasse sur les enjeux que souhaitent aborder les RMU et les employé-es de bureau, notamment en ce qui a trait aux questions à incidence financière. Dans la Capitale nationale et en Estrie, où les services sont assurés par le secteur privé et financés par l’État, les négociateurs syndicaux ont procédé à une sixième relance la semaine dernière auprès de la Corporation des services ambulanciers du Québec (CSAQ) afin de commencer la négociation, mais rien ne bouge.

    Pour le représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jean Gagnon, les RMU et les employé-es de bureau ont fait preuve de beaucoup de patience jusqu’à maintenant. « Le gouvernement ne prend pas les travailleuses et les travailleurs au sérieux. Eux aussi ont été fortement sollicités par la crise. Ils sont à bout de souffle. Il y a des problèmes de recrutement et de rétention de la main-d’œuvre importants chez les RMU et le personnel de bureau. Le gouvernement joue avec le feu en laissant traîner ces négociations en longueur ».

    Moyens de pression
    Au cours des prochaines semaines, les trois syndicats exerceront des moyens de pression. De nouvelles assemblées générales seront convoquées dans quelques semaines pour voter la grève, si nécessaire.

    ]]>
    Les paramédics en ont marre d’être stationnés à l’urgence https://www.csn.qc.ca/actualites/les-paramedics-en-ont-marre-detre-stationnes-a-lurgence/ Mon, 11 Apr 2022 19:34:21 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=82371 La semaine dernière fut éprouvante pour les paramédics de Québec qui ont encore fait les frais à plusieurs reprises des délais de prise en charge dans les hôpitaux. Frédéric Maheux, président de l’Association des travailleurs du préhospitalier (CSN), dénonce la situation : « les paramédics en ont marre d’être stationnés à l’urgence. Pendant que l’on poireaute en attendant la prise en charge des patients, c’est la population qui écope et qui est privée d’un service auquel elle a droit. »

    Le président du syndicat explique que la mauvaise gestion du réseau de la santé fait en sorte que les paramédics sont pris en otages dans les hôpitaux, car ils et elles sont obligés d’effectuer le travail des infirmières, préposé-es aux bénéficiaires et brancardiers. « Les paramédics sont forcés d’attendre et de surveiller les patients sur leur civière, ou même assis sur une chaise, tant que ceux-ci ne sont pas pris en charge par les hôpitaux », explique-t-il, « c’est très frustrant, nos membres doivent souvent attendre pendant que les travailleurs des hôpitaux prennent leurs pauses ou leurs repas. »

    « Les paramédics sont vus par les hôpitaux comme des béquilles alors qu’ils nous délèguent de plus en plus de tâches qui n’appartiennent pas à notre profession », dit Frédéric Maheux, « pour eux, tant qu’ils nous retiennent à l’hôpital, on ne reviendra pas avec un autre patient donc c’est une pierre deux coups. » Le président déplore que ceux qui en font les frais soient les paramédics et la population de la région.

    Selon le paramédic, cette pratique des hôpitaux de retarder la prise en charge des patients a de graves répercussions sur la couverture ambulancière et les équipes sur la route. « La semaine dernière, des équipes ont attendu près de 4 h pour être libérées et ainsi pouvoir retourner sur la route », révèle Frédéric Maheux. Selon lui, les paramédics ne peuvent donner le service auquel la population a droit, ce qui fait en sorte d’augmenter le risque de morbidité des patients. « Par exemple, il n’y avait aucune ambulance disponible à Québec mercredi soir dernier quand un appel pour un arrêt cardiorespiratoire est entré au 911 à 21 h 17 », explique-t-il, « malgré l’urgence, le répartiteur du 911 a dû attendre neuf minutes avant de pouvoir envoyer des paramédics à l’adresse du patient ». Pour Frédéric Maheux, c’est un délai inacceptable. « Quand ça arrive, c’est la population qui paye le gros prix, » dit-il.

    De plus, selon le président de l’ATPH, cette attente prolonge énormément les quarts de travail des paramédics qui sont sur la route ainsi que leurs pauses-repas. « La semaine dernière on a une équipe qui a passé 12 h sans pause-repas et qui a terminé son quart de travail 1 h plus tard parce que l’hôpital tardait à prendre en charge un patient et libérer la civière », dénonce-t-il, « c’est 13 h de travail sans manger et sans être sur la route pour secourir des patients. »

    Cela fait plus de 10 ans que l’ATPH-CSN décrie le problème, mais elle constate très peu de changements dans le réseau de la santé. « Ce qui se passe maintenant c’est que des paramédics surchargés et épuisés quittent la profession », conclut Frédéric Maheux, « pendant que l’on voit le préhospitalier sombrer, on nous demande de faire du babysitting dans les centres hospitaliers au lieu de répondre aux urgences partout au Québec. C’est déprimant, il faut que ça change. »

    ]]>
    Faire du réseau un employeur de choix ? Oui et ça presse ! https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-du-reseau-un-employeur-de-choix-oui-et-ca-presse/ Wed, 30 Mar 2022 16:18:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=82100 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) accueille avec ouverture le plan présenté mardi par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, tout en demeurant sceptique sur certaines orientations. La CSN y retrouve de nombreuses pistes de solution qu’elle met de l’avant depuis plusieurs années. L’intention du gouvernement de faire plus de place au secteur privé constitue toutefois une mauvaise idée, tant pour le personnel que pour les citoyennes et citoyens et la CSN s’emploiera à en faire la démonstration. À l’instar de toute l’Intersyndicale en santé et services sociaux, la centrale syndicale appelle le ministre à mettre en place un lieu où les représentants des salarié-es pourront contribuer à bonifier le plan Dubé et participer à sa mise en œuvre.

    « Nous tendons la main aujourd’hui au ministre Dubé pour que le rôle des organisations syndicales soit reconnu, plaide la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Nous souhaitons être des alliés du gouvernement dans cette vaste entreprise, parce que nous sommes attachés au réseau public de santé et de services sociaux. Nous sommes convaincus que l’amélioration des services à la population passe entre autres par une meilleure écoute des travailleuses et des travailleurs, en les plaçant au cœur de la recherche de solutions. »

    Convenir paritairement de mesures pérennes
    La CSN relève plusieurs mesures intéressantes dans le plan ministériel dévoilé aujourd’hui, lesquelles devront toutefois être précisées. Notons en premier lieu l’engagement du gouvernement à faire du réseau un employeur de choix, ce qui implique d’améliorer les conditions de travail du personnel, de favoriser la conciliation famille-travail-études et de procéder à plus d’embauches. La pandémie a révélé à quel point les conditions de travail sont inadéquates. La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et la Fédération des professionnèles (FP–CSN) invitent le gouvernement à discuter sans attendre avec les agents négociateurs sur des solutions à mettre en place rapidement, considérant l’urgence d’agir.

    Hébergement et soins de longue durée
    La Confédération des syndicats nationaux salue la volonté gouvernementale de créer de nouvelles places en CHSLD et de rénover les installations existantes. D’un même souffle, elle enjoint le gouvernement à intégrer les centres d’hébergement privés non conventionnés dans le secteur public afin que la qualité des soins de longue durée ne soit plus menacée par la recherche de profit de certains propriétaires. Une solution à long terme doit aussi être mise en place dans les résidences pour personnes âgées (RPA), notamment en intégrant aux équipes de soutien à domicile des établissements publics le personnel qui y dispense des soins et services. Encore une fois, pour mettre en place des solutions durables, il faut inclure davantage les travailleuses et les travailleurs, ce qu’ils réclament depuis des années, car des solutions, ils en ont à proposer. 

    Accessibilité
    En matière d’accessibilité, la CSN considère qu’il est grand temps de permettre à des professionnel-les, autres que les médecins, de recevoir des patientes et des patients pour des consultations. Ce décloisonnement doit assurer que les personnes requérant des soins et services seront prises en charge par le ou la professionnelle la mieux outillée pour évaluer son cas.

    Préhospitalier
    Quant à la volonté d’élargir le rôle des paramédics dans le système de santé en leur accordant plus d’autonomie, la CSN souligne que les syndicats font de telles propositions en ce sens depuis longtemps. Toutefois, doit-on rappeler qu’ils sont sans convention de travail depuis le 31 mars 2020 et que les négociations visant à établir un juste salaire piétinent actuellement ?

    Rémunération médicale
    Selon la centrale syndicale, il faut sortir du mode de rémunération à l’acte, qui crée un lien direct entre le volume d’actes posés et le revenu du médecin, sans tenir compte de la qualité ni de la pertinence des soins. Des formules mixtes de capitation et de salariat devraient être envisagées.

    Plan d’urgence
    Le gouvernement semble tirer leçon de la pandémie de COVID-19, notamment en voulant doter le réseau de la santé et des services sociaux de plans solides pour faire face à de prochaines crises. Pour la CSN, il est important que les organisations syndicales en soient parties prenantes, car la gestion par arrêtés ministériels sans consultation génère d’énormes frustrations sur le terrain.

    Décentralisation et protection des missions sociales
    Pour la CSN, la décentralisation du réseau doit constituer la pierre d’assise de la refondation. Elle salue notamment l’engagement du gouvernement à compléter la mise en œuvre les recommandations de la Commission Laurent pour réformer le système de protection de la jeunesse et protéger les enfants vulnérables.

    La CSN insiste toutefois sur la nécessité d’une réelle décentralisation basée sur l’autonomie organisationnelle des missions sociales, ce qui implique aussi l’octroi d’un financement qui y est dédié. Elle invite donc le gouvernement à mettre en place des échanges avec l’ensemble des partenaires pour revoir en profondeur l’organisation du réseau.

    Des écueils
    Plusieurs éléments du plan suscitent de vives inquiétudes

    La volonté affirmée du gouvernement d’aller de l’avant avec le financement axé sur le patient est inquiétante, étant donné les risques de dérives associés à ce type de financement. C’est l’analyse des besoins de la population qui doit primer.

    Plus grande place au secteur privé
    Le gouvernement doit s’atteler dès maintenant à développer la capacité du réseau public à répondre adéquatement aux besoins de la population. La CSN réclame un moratoire sur tout nouveau projet de privatisation. Le plan présenté par le ministre repose en grande partie sur des acteurs privés, entre autres les Groupes de médecine familiale (GMF), alors qu’une réelle solution doit plutôt reposer sur le réseau public.

    Agences de placement
    La centrale syndicale déplore également que le gouvernement se contente dorénavant de vouloir mieux encadrer les agences privées de placement de personnel plutôt que de viser l’indépendance complète du réseau public à l’égard de la main-d’œuvre indépendante.

    Des interrogations
    Pour la CSN, le plan annoncé comporte également des zones de grandes incertitudes.

    Soutien à domicile
    La CSN suivra de près les travaux de la Commissaire à la santé et au bien-être portant sur l’analyse et l’amélioration du soutien à domicile. Le virage majeur en faveur du soutien à domicile que doit prendre le Québec ne peut plus attendre. La Confédération des syndicats nationaux espère que cette démarche permettra notamment de confirmer le pont essentiel que sont les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) entre la personne à domicile et l’équipe multidisciplinaire de professionnel-les et de techniciennes et techniciens du CLSC. En ce sens, si la CSN revendique l’amélioration des conditions de travail dans les EESSAD, elle s’oppose à ce que le personnel du secteur privé ou communautaire se substitue au travail des ASSS. La CSN souhaite un investissement massif dédié aux services de soutien à domicile, en santé physique comme mentale.

    Rôle des CLSC
    La CSN s’explique mal le silence du gouvernement quant au renforcement du rôle des CLSC en matière notamment de soutien à domicile, d’aide psychosociale et de services sociaux en général. Les CLSC sont pourtant la pierre d’assise du renforcement des services de première ligne dans le secteur public, tant sur le plan médical que psychosocial.

    Financement
    Enfin, toutes ces mesures ne pourront être mises en place si elles ne s’accompagnent pas du financement nécessaire. À cet égard, la CSN croit qu’il faudra faire davantage notamment en revoyant la fiscalité, afin d’assurer un financement adéquat, stable et prévisible des services publics.

    ]]>