Soutien aux arts – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 23 Jan 2025 15:57:51 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Soutien aux arts – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Fermeture temporaire du Musée régional de Rimouski : les travailleuses et travailleurs déplorent avoir été mis de côté https://www.csn.qc.ca/actualites/fermeture-temporaire-du-musee-regional-de-rimouski-les-travailleuses-et-travailleurs-deplorent-avoir-ete-mis-de-cote/ Thu, 23 Jan 2025 15:57:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101822 À la suite de l’annonce ce matin de la cessation temporaire des activités culturelles du Musée régional de Rimouski, les travailleuses et les travailleurs demandent à la direction et à l’administration de s’asseoir avec eux pour planifier la suite des choses.

« Nous savons que le Musée est en difficulté depuis quelques mois. Nous avons tendu la main à plusieurs reprises à l’administration et à la direction afin de trouver ensemble des pistes de solutions pour redresser la situation. Malheureusement, jusqu’à maintenant, cette main tendue a été ignorée. Et ce matin, les travailleuses et les travailleurs du musée se retrouvent acculés au pied du mur. Nous demandons aux dirigeantes et aux dirigeants d’agir avec plus de transparence et de nous impliquer concrètement dans la suite des choses. Après tout, c’est nous qui faisons fonctionner le Musée et nous avons toutes et tous à cœur la poursuite de ses activités », déclare Éloïse Desoche, secrétaire du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Corporation du Musée régional de Rimouski–CSN.

La présidente du Conseil central du BasSaint-Laurent (CCBSL–CSN), Pauline Bélanger, souligne : « Il est important que le Musée soit considéré comme partie prenante de la vie culturelle de Rimouski. Les acteurs économiques de la région doivent prendre au sérieux l’annonce de cessation des activités. De plus, indiqué comme une priorité en 2024, un nouveau comité de développement et de financement devait être mis en place. Il est consternant de voir que les travailleuses et les travailleurs n’ont pas été mis à contribution, surtout avec l’annonce d’aujourd’hui. Nous appuyons évidemment le syndicat dans ses revendications auprès de l’administration du Musée », déclare Madame Bélanger.

Il y a deux ans, la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), à laquelle est affilié le Syndicat, a produit un rapport sur la santé du secteur muséal au Québec. « La situation était déjà difficile il y a deux ans, on voit bien ce matin que ça ne s’améliore pas ! Ce rapport démontre à quel point il est important de mieux financer nos musées. Ils n’ont à peu près aucune marge de manœuvre pour augmenter leurs revenus dans l’état actuel du financement. Et cela impacte grandement les organisations en région éloignée, car on ne tient nullement compte des coûts afférents à la distance. J’invite les dirigeantes et les dirigeants du Musée à saisir la main tendue, car le syndicat, la fédération et le conseil central sont des alliés de choix pour assurer l’avenir de cette institution incontournable de Rimouski », estime Annick Charette, présidente de la FNCC.

En terminant, Éloïse Desoche rappelle la volonté d’implication des travailleuses et des travailleurs pour le futur du Musée. « Nous aimons notre travail et notre Musée. Et nous voulons agir pour le garder en santé. La direction et l’administration ne peuvent continuer de nous laisser dans l’ombre. Il est impératif d’avoir un plan de match qui nous implique », conclut-elle.

 

 

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Dépôt d’une demande d’accréditation syndicale des employé-es du Festival international de films Fantasia https://www.csn.qc.ca/actualites/depot-dune-demande-daccreditation-syndicale-des-employe-es-du-festival-international-de-films-fantasia/ Tue, 01 Aug 2023 20:22:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91624 Le 23 juillet, le Syndicat des employé-es de l’événementiel-CSN a déposé une requête en accréditation pour représenter une cinquantaine de travailleuses et travailleurs du Festival international de films Fantasia de Montréal. Ils rejoignent ainsi les salarié-es d’autres festivals au Québec déjà syndiqués à la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC-CSN).

Le syndicat entend défendre sans relâche les salarié-es du plus grand festival de films de genres en Amérique du Nord, en négociant de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires.

« Les employé-es de l’événementiel acceptent depuis longtemps de piètres conditions de travail par pure passion. Mais la passion ne paie pas un loyer ni un panier d’épicerie. Et les concessions d’hier sont aujourd’hui des sacrifices. Il faut donc s’assurer que ces événements, largement subventionnés par l’État, ne le soient pas aussi par leurs employé-es sous-payés », constate Annick Charette, présidente de la FNCC-CSN. « Nous invitons les travailleuses et les travailleurs de festivals à se mobiliser et arrêter de “simplement survivre de leur passion”. Ensemble, on peut changer les choses. ».

 

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La CSN va au théâtre https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-va-au-theatre/ Tue, 13 Jun 2023 02:58:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91096 La réforme majeure du statut des artistes québécois, dont la CSN et la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) ont été des instigatrices, fête bientôt sa première année. Grâce à cette réforme, l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD) prépare un projet d’entente collective avant d’entamer cet été des négociations.

Affiliée à la CSN et à la FNCC–CSN depuis juin 2022, l’AQAD défend les droits des autrices et des auteurs dramatiques du Québec. Sa directrice générale, Marie-Ève Gagnon, décrit le contexte injuste qui touchait ces auteurs avant la réforme. « Leur pratique était comme séparée en deux, avec une loi quand ils écrivaient des textes et une autre qui ne permettait pas la négociation collective au moment des représentations. »

Pressions systémiques et pénurie culturelle
De cette contrainte découlaient les abus, les pressions, le chantage. Faire respecter son œuvre, c’était prendre le risque de ne plus travailler. Mais les temps changent. Ce système injuste trouve son troisième acte à la fois dans le contexte du mouvement citoyen MeToo de prise de conscience et de parole contre les abus systémiques dans l’art, puis des années COVID de pénurie culturelle. Jugées non essentielles, les activités culturelles de la scène québécoise s’étaient alors arrêtées brutalement, privant les artistes de leur gagne-pain.

Mi 2020, la CSN et la FNCC–CSN s’unissent avec neuf organisations, dont l’AQAD. « La CSN a permis, avec la FNCC, ce rassemblement historique pour un but commun : la révision des lois sur le statut de l’artiste. Elle a agi comme leader en apportant une structure et une organisation d’associations », ajoute Marie-Ève Gagnon. La campagne, approuvée par l’opinion publique à 75 % est à la fois simple dans son objectif – avoir les mêmes droits – et ambitieuse, car elle vise à réparer des décennies d’anomalies.

Une victoire historique
En juin 2022, le gouvernement fusionne les deux régimes. « La loi a été bonifiée pour ajouter des protections et la possibilité de conclure des ententes collectives au lieu d’obliger les autrices et les auteurs à négocier de gré à gré lorsque les œuvres sont jouées », résume Marie-Ève qui souligne l’écoute et l’effort réel de compréhension des enjeux de la part de la ministre de la Culture, Nathalie Roy. Dans ce nouveau contexte, l’AQAD, soutenue par la CSN, aura pour objectif de négociation de consolider les conditions de travail des autrices et des auteurs dramatiques au nom de l’exception culturelle québécoise et de sa vitalité intellectuelle.

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La réforme du statut de l’artiste adoptée https://www.csn.qc.ca/actualites/la-reforme-du-statut-de-lartiste-adoptee/ Thu, 09 Jun 2022 20:20:19 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84089 Enfin ! Les écrivaines et écrivains ainsi que les auteurs et autrices dramatiques obtiennent, pour la première fois de l’histoire du Québec, le droit de négocier collectivement leurs conditions de travail et l’ensemble des artistes pourra dorénavant défendre leurs droits individuels et collectifs devant le Tribunal administratif du travail (TAT), qui veillera à les faire respecter.

Ces droits, pourtant reconnus par les tribunaux comme découlant de la Charte des droits et libertés, étaient jusqu’à aujourd’hui accessibles à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs du Québec, à l’exception notable des artistes, qui en étaient privés par le cadre juridique dicté par les anciennes lois sur le statut de l’artiste.

C’est en ce sens que les associations d’artistes du Québec (l’APASQ, l’AQAD, l’ARRQ, la GMMQ, la FNCC–CSN, la SARTEC, TRACE, l’UDA et l’UNEQ) célèbrent aujourd’hui l’adoption du projet de loi 35, qui portera dorénavant le nom de Loi visant à harmoniser et à moderniser les règles relatives au statut professionnel de l’artiste.

Ces organisations se réjouissent que la loi introduise des dispositions en matière de harcèlement psychologique et sexuel et qu’elle confère de nouveaux pouvoirs au TAT, notamment pour encadrer la négociation d’ententes collectives, le recours à la médiation en cas d’impasse et l’arbitrage de griefs visant l’application conforme des ententes négociées, telles qu’elles le souhaitaient.

Les représentantes et les représentants de ces associations d’artistes félicitent la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, et la remercient d’avoir su mener à terme cette importante réforme du statut de l’artiste. Elles l’assurent de leur entière collaboration afin de réfléchir et de mettre en œuvre des mécanismes permettant une reddition de comptes efficace et responsable des fonds publics qui transigent notamment par le CALQ et la SODEC.

À propos

Représentant plus de 26 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs confondus à travers le Québec, les neuf associations œuvrant dans le milieu des arts et de la culture sont les suivantes :

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Le prix Pierre-Vadeboncœur 2021 remis à Serge Bouchard et Mark Fortier pour Du diesel dans les veines https://www.csn.qc.ca/actualites/le-prix-pierre-vadeboncoeur-2021-remis-a-serge-bouchard-et-mark-fortier-pour-du-diesel-dans-les-veines/ Wed, 24 Nov 2021 23:29:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81061 Du diesel dans les veines, de Serge Bouchard et Mark Fortier, publié chez Lux éditeur, a fait consensus parmi le jury du prix Pierre-Vadeboncœur. Le prix a été remis par Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN, le mercredi 24 novembre en présence de Marie Vadeboncœur, conjointe de l’écrivain décédé en 2010.

Des mentions d’honneur ont été adressées à Ton pays sera mon pays, de Philippe Manevy, publié chez Leméac, et à Anne Panasuk pour AuAssAt, paru chez Edito. Le jury, présidé par Claudette Carbonneau, ex-présidente de la CSN, compte aussi Catherine Ladouceur, secrétaire générale du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie et professeure de littérature au Cégep de Sherbrooke, et Mathieu Bélisle, lauréat de l’an dernier.

Le prix Pierre-Vadeboncœur, constitué d’une bourse de 5000 $, a été créé en 2011 par la CSN pour souligner la mémoire de ce grand écrivain et syndicaliste, conseiller durant 25 ans à la centrale syndicale québécoise. Il est remis à l’auteur d’un essai qui s’est démarqué sur des questions économiques, sociales ou politiques.

La présidente du jury a souligné que l’essai primé portait la trace d’une « écriture à la fois incarnée, accessible, évocatrice et poétique ». « Nous avons aussi remarqué l’ambition du propos : la route devient un lieu existentiel, sociologique, philosophique et poétique », poursuit-elle.

De gauche à droite : Mathieu Bélisle, Mark Fortier, derrière Michel Rioux, Claudette Carbonneau, Marie Vadeboncoeur, derrière Catherine Ladouceur et Nathalie Arguin Photo: Dominic Morissette

Madame Carbonneau a également félicité Anne Panasuk pour avoir réussi à « nous faire entendre la voix presque encore inaudible des Premières Nations ». De l’essai de Philippe Manevy, elle a dit que « le jury a apprécié la beauté de l’écriture, qui laisse place à la réflexion et à l’émotion ».

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PCRE : pour plusieurs, la pandémie est pourtant loin d’être terminée https://www.csn.qc.ca/actualites/pcre-pour-plusieurs-la-pandemie-est-pourtant-loin-detre-terminee/ Fri, 22 Oct 2021 02:34:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80767 Alors que le gouvernement fédéral annonce ne pas prolonger la PCRE, qui prend fin dès ce samedi 23 octobre, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) s’inquiète des « trous » en termes de revenus pour certaines catégories de travailleuses et travailleurs.

La nouvelle prestation pour travailleurs en confinement est moins accessible que la PCRE puisqu’elle sera offerte uniquement aux travailleurs dont l’interruption de travail est directement imputable à un ordre de confinement imposé par un gouvernement. « On ne sait pas ce que les mois à venir nous réservent. Dans la dernière année et demie, l’aide gouvernementale a été cruciale pour bien du monde. On souhaite que le gouvernement fédéral continue à jouer son rôle essentiel auprès des travailleuses et travailleurs pour éviter les faillites et les drames humains », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« Le gouvernement de Justin Trudeau doit maintenant s’engager clairement à régler, une fois pour toutes et de toute urgence, le problème du “trou noir”, cette période où une personne au chômage, ayant souvent un emploi saisonnier, a épuisé ses prestations d’assurance-emploi sans avoir été en mesure de retrouver un emploi. Celui-ci affecte un trop grand nombre de travailleuses et de travailleurs, ajoute la présidente. Cette réforme devra également garantir l’admissibilité au programme des personnes travaillant à temps partiel, majoritairement des femmes, tout comme l’accès des travailleuses et des travailleurs. »

La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC-CSN) s’inquiète pour sa part du sort réservé aux nombreux artistes qui étaient admissibles à la PCRE, mais qui n’ont pas accès au programme d’assurance-emploi. « Les travailleuses et les travailleurs autonomes sont nombreux dans le secteur des arts et de la culture, l’un des plus frappés par la pandémie, rappelle sa présidente, Annick Charette. Il leur arrive quoi lundi matin? Ces personnes doivent avoir accès à une forme de supplément de revenu : le gouvernement a pris cet engagement de façon très claire en campagne électorale. »

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Réforme des lois sur le statut de l’artiste: des engagements qui rassurent le secteur culturel https://www.csn.qc.ca/actualites/des-engagements-qui-rassurent-le-secteur-culturel/ Wed, 05 May 2021 19:51:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=79218 L’APASQ, l’AQAD, l’ARRQ, la FNCC–CSN, la GMMQ, la SARTEC, TRACE, l’UDA et l’UNEQ saluent l’engagement des parlementaires de l’Assemblée nationale qui ont adopté aujourd’hui à l’unanimité la motion reconnaissant que les artistes ont été durement touchés par la pandémie et que leur travail exceptionnel doit être mieux encadré par une réforme en profondeur des Lois sur le statut de l’artiste.

Constatant jour après jour, données concrètes à l’appui, que les deux lois actuelles ne parviennent pas à améliorer les conditions socio-économiques des artistes — alors que c’est leur raison d’être — les organisations réclament une révision majeure de ces lois depuis plusieurs décennies et ont déposé au ministère des Communications et de la Culture des mémoires détaillés allant tous dans ce sens, en février dernier.

La pandémie ayant subitement aggravé une situation déjà extrêmement précaire pour les artistes, créateurs et professionnels de la culture, il y a, plus que jamais, urgence d’agir afin d’assurer la pérennité de notre culture et de permettre à celles et ceux qui lui donnent une âme de gagner leur vie adéquatement. Ainsi, nous sommes rassurés par les déclarations de la ministre Nathalie Roy qui s’est engagée, encore aujourd’hui, à respecter les promesses de son gouvernement de déposer un projet de loi et de régler cet enjeu durant son mandat actuel.

En cette matière, notre regroupement, qui représente quelque 26 000 membres, réitère sans réserve son entière collaboration afin de mener à bien cette réforme essentielle dès maintenant. Les Lois sur le statut de l’artiste ont été conçues pour les artistes, qui sont les mieux placés pour connaître leurs réalités et leurs besoins.

Nous sommes impatients de discuter avec la ministre Roy afin d’accélérer les travaux de son ministère, malgré la pandémie, pour aboutir à un dépôt de son projet de loi dès la rentrée de l’Assemblée nationale l’automne prochain, et nous comptons sur l’appui de tous les députés afin qu’une nouvelle loi soit promulguée avant les prochaines élections.

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Une aide saluée pour soutenir le secteur culturel pendant la crise https://www.csn.qc.ca/actualites/une-aide-saluee-pour-soutenir-le-secteur-culturel-pendant-la-crise/ Fri, 26 Mar 2021 12:49:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=78719 L’APASQ, l’AQAD, l’ARRQ, la FNCC–CSN, la GMMQ, TRACE, l’UDA et l’UNEQ saluent les efforts pour soutenir la culture, grâce à une enveloppe de 100 millions de dollars d’aide ponctuelle. Bien que temporaire, il s’agit d’un message positif envoyé par le gouvernement du Québec aux artistes, créateurs et professionnels de la culture. Une étude plus approfondie du budget permettra sans doute de mieux comprendre le détail des sommes indispensables annoncées jeudi.

En effet, il faut placer cette aide dans le contexte dramatique qui afflige le secteur de la culture, sans doute l’un des plus touchés par la pandémie. Rappelons que l’on assiste à une chute inédite du PIB pour les arts et spectacles au Québec. En comparant les périodes de mars à juin 2019 et de mars à juin 2020, nous constatons une baisse de 54 % du PIB sur l’année. Les emplois ont été perdus par dizaines de milliers, plus de 40 % de nos membres songent à quitter le métier et leur état psychologique est alarmant, comme nous l’avons détaillé dans un plaidoyer publié à la mi-mars.

Depuis maintenant un an, et pour de nombreux mois encore, les artistes, créateurs et professionnels de la culture risquent d’être sans travail et pour plusieurs sans revenu ni filet social. L’été s’annonce difficile, malgré la réouverture graduelle des salles de spectacle. Nous serons donc également attentifs aux orientations des sommes annoncées pour la santé mentale afin que cette aide soit accessible aux travailleuses et travailleurs autonomes de la culture.

Les huit associations qui regroupent quelque 26 000 membres font désormais de l’amélioration des conditions socioéconomiques des artistes, créateurs et artisans, la pierre angulaire de la relance en culture, car sans eux, celle-ci n’existe pas. Il faut marteler l’importance d’une réforme en profondeur des structures de financement du secteur culturel pour que l’argent « ruisselle » davantage jusqu’aux artistes.

En ce sens, une révision en profondeur des deux lois sur le statut de l’artiste afin d’améliorer la situation socioéconomique, des conditions de vie et de pratique des artistes, devient urgente.

Le secteur de la culture doit résister à la crise pour le rayonnement et la pérennité de la culture québécoise, sans quoi, c’est toute notre société qui en sortira perdante.

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La culture en péril https://www.csn.qc.ca/actualites/la-culture-en-peril/ Mon, 15 Mar 2021 10:00:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=78611 L’APASQ, l’AQAD, l’ARRQ, la FNCC–CSN, la GMMQ, TRACE, l’UDA et l’UNEQ dévoilent aujourd’hui un rapport inquiétant sur l’état des lieux de la culture. Alors que plus de 30 000 personnes ont perdu leur emploi depuis le début de la pandémie dans ce secteur, que la détresse psychologique s’ajoute à la précarité financière et qu’un nombre important songe à abandonner leur carrière, il y a urgence d’agir.

En effet, en plus de dessiner un portrait sombre de la réalité économique, le regroupement d’associations a sondé plus de 2 000 de leurs membres afin d’en connaître davantage sur leur état de santé psychologique et leurs réflexions par rapport à leur avenir dans leur discipline artistique. Les constats sont criants : nos artistes et créateurs ont bien peu de moyens pour traverser une crise comme celle que l’on vit et leur apport à notre société est insuffisamment valorisé, comme en témoignent leurs conditions de vie.

Cette démarche concertée inédite, constituant une première au Québec, s’appuie sur une volonté commune de changer les choses en profondeur afin de s’assurer que non seulement nos institutions culturelles soient en santé, mais aussi nos artistes et nos créateurs !

Dépression majeure et pensées suicidaires

Les données récoltées lors de ce sondage sont inquiétantes. Plus de 43 % des répondants présentent des symptômes de dépression majeure (tristesse, mélancolie, déprime, perte d’intérêt pour le travail, passe-temps ou autre). De ce nombre, 11,7 % des gens indiquent avoir eu des pensées suicidaires durant la dernière année. Pour 72 % de nos répondants qui vivent de la détresse psychologique, celle-ci est associée entièrement (26 %) ou partiellement (46 %) à la pandémie. Les répondants mentionnent du même souffle un manque de ressources psychologiques professionnelles pour les aider à passer au travers.

Ces résultats révèlent une réelle crise de santé mentale dans le secteur culturel, causée en partie par les fortes pressions économiques préexistantes à la pandémie, exacerbées par celle-ci et par la précarité du statut d’artiste.

Exode des artistes et créateurs

Cette prise de conscience dévastatrice révèle une urgence d’agir afin de soutenir les travailleuses et les travailleurs du milieu qui, dans une proportion de plus de 41 %, ont considéré ou considèrent abandonner leur carrière et leur domaine de création.

Dans l’industrie de l’information, de la culture et des loisirs, c’est 24 % des emplois qui ont disparu. Actuellement, les pertes d’emplois affectent plus de 30 000 personnes. Le risque d’une perte d’expertise menace le rayonnement de la culture québécoise et son avenir.

Assombrissant le tableau, force est de constater que les sommes dégagées ne se rendent pas toujours jusqu’aux artistes, créateurs et professionnels du secteur. La situation précaire qui existait avant la pandémie est maintenant devenue insoutenable. Le seuil de faible revenu pour une personne seule au Québec, en 2017, est établi à 24 220 $, montant que les travailleurs autonomes des arts et de la culture n’arrivaient pas à atteindre en 2019 (varie de 14 000 $ à 21 000 $). Depuis 2004, deux fois plus d’artistes, créateurs et professionnels doivent cumuler plus d’un emploi.

Agir maintenant pour la survie de la culture

Les associations souhaitent proposer tant aux gouvernements qu’à l’ensemble des parties prenantes de la culture trois chantiers de travail qui incluent des mesures de soutien concrètes visant à assurer la relance et la pérennité du secteur de la culture.

  • Réformer les lois, il y a urgence d’inclure les travailleurs autonomes au régime d’assurance emploi et de procéder à la révision en profondeur des deux lois sur le statut de l’artiste (LSA).
  • Réviser les modèles de financement de la culture Nous soutenons qu’il faut revoir la chaîne de financement et la hauteur de la contribution publique pour s’assurer qu’elle ruissèle jusqu’aux artistes, créateurs et professionnels de la culture et y intégrer les changements dans les habitudes de consommation du contenu culturel notamment au niveau numérique.
  • Injecter des budgets inédits en culture pour assurer la relance des institutions muséales, des salles de spectacle, des théâtres et des festivals. Des sommes doivent être réservées pour des programmes de soutien en santé mentale et d’appui à la création et au renouvellement des expertises.

Pour consulter le rapport détaillé: https://bit.ly/30FwPbr

Citations

« La crise économique et psychologique qui accable le secteur culturel ne peut plus durer. Le portrait présenté par nos membres est choquant et doit servir de son de cloche pour démarrer une action concertée afin de les soutenir. Le succès de la relance du secteur des arts et de la culture dépend largement de ses artistes, créateurs, professionnels et artisans. »

  • Pascale St-Onge, présidente de la FNCC–CSN

« Si on veut que la culture continue d’être le miroir de la société québécoise, dans toute sa diversité, il faut assurer la mise en œuvre de mesures pérennes de soutien aux conditions de vie des artistes. Les chiffres dévoilés aujourd’hui démontrent qu’il faut plus que de l’argent. Il faut de l’écoute, de la considération et un dialogue continu, car sans artistes, il n’y a pas de culture. »

  • Sophie Prégent, présidente de l’UDA

« En plus de la mise en pause des salles de spectacles, l’arrêt des activités dans le domaine de l’évènementiel et la fermeture des écoles de musique prive de nombreux musiciens de revenus importants. Les répercussions vont durer encore longtemps pour toute une catégorie de travailleuses et de travailleurs au statut précaire, sans filet de protection sociale. »

  • Luc Fortin, président-directeur général de la GMMQ

« Le spectacle vivant, c’est annuellement 22 000 représentations payantes, qui accueille 8,75 millions de spectateurs pour des revenus de billetterie de 337 M$. L’impact économique et humain a été énorme en 2020-21, on a besoin rapidement d’un plan de relance des arts vivants de la part du gouvernement. »

  • Viviane Morin, directrice générale de l’APASQ

« Il est important d’assurer l’accessibilité aux ressources nécessaires et d’offrir une qualité de vie à nos artistes qui font briller le Québec, par leurs talents et leur créativité. Les chiffres du rapport prouvent un réel essoufflement et constituent une menace à la pérennité et à la vitalité du secteur culturel québécois, notamment dans le secteur des arts dramatiques. »

  • Marie-Eve Gagnon, directrice générale de l’AQAD

« Le Québec ne peut se permettre de perdre ses talents et son expertise. Essentiels au rayonnement de la culture québécoise ici et à l’international, les artistes et les réalisateurs sont des ambassadeurs et des créateurs de notre culture collective. »

  • Mylène Cyr, directrice générale de l’ARRQ

« La saison des festivals est à nos portes, il faut de toute urgence que les intervenants du milieu des arts vivants travaillent sur un plan avec la Santé publique et le MCCQ. Un leadership est nécessaire. »

  • François Deschamps, co-porte-parole de TRACE

« Si la pandémie doit avoir un impact positif, cela doit être de nous donner l’occasion de redorer cette industrie et de bonifier les conditions de travail des écrivaines et des écrivains. Il faut saisir cette occasion d’agir pour ne pas retourner en arrière et restaurer l’équité dans le traitement fait aux artistes afin de préserver notre vitalité culturelle. »

  • Suzanne Aubry, présidente de l’UNEQ
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Rendre la culture vivante possible à nouveau https://www.csn.qc.ca/actualites/rendre-la-culture-vivante-possible-a-nouveau/ Mon, 22 Feb 2021 10:55:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=78499 Le milieu des arts vivants et des arts de la scène a pris acte des avis rendus publics concernant la réouverture des salles de spectacles, des théâtres ainsi que des autres lieux de diffusion. Notre secteur demeure le plus touché par la pandémie en étant fermé au public depuis près d’un an et nous avons appris par l’entremise des médias que l’ouverture des lieux de diffusion était recommandée par la Santé publique depuis novembre. Plus le secteur attend sa réouverture, plus il sera difficile de le relever.

L’APASQ, l’AQAD, la FNCC–CSN, la GMMQ, TRACE et l’UDA souhaitent maintenant que le gouvernement prenne acte des nombreux sacrifices faits par les artistes, les créateurs et les musiciens, et qu’il agisse pour que ceux-ci puissent retourner à la rencontre de leurs publics. Maintenant qu’il est clair que la Santé publique est favorable à une ouverture des salles, le couvre-feu ne devrait pas être un frein à la production ni à la diffusion artistique. Le milieu a réellement besoin d’un signal clair de la part du gouvernement et nous implorons M. Legault d’exprimer rapidement ses intentions quant à la réouverture des salles de spectacle.

Le milieu des arts vivant a toujours fait preuve d’une grande créativité et d’innovation depuis le début de la pandémie. Nous sommes d’avis que tout le monde a son rôle à jouer. Aujourd’hui, nous demandons à tous les acteurs du milieu culturel ainsi qu’au gouvernement de faire preuve d’écoute et de flexibilité afin de favoriser une ouverture pérenne de nos lieux culturels, et ce, dans le plus grand respect des mesures sanitaires en vigueur et du bien collectif.

Citations

« Nous en appelons à la flexibilité et à la résilience de tous les acteurs de la chaîne culturelle. Pour le gouvernement, cela signifie qu’il ne doit pas être rigide dans l’application des programmes de compensation aux diffuseurs afin de permettre des ouvertures immédiates ou ultérieures adaptées à la réalité de chacune des productions. L’aide financière doit se poursuivre, tant pour les productions qui pourront reprendre rapidement en respectant les contraintes imposées par la Santé publique, que pour celles qui prendront plus de temps à pouvoir retrouver leur public. C’est une approche flexible et multilatérale qui nous permettra de sauver les arts vivants, les lieux de diffusion ainsi que nos artistes et créateurs. »

  • Pascale St-Onge, présidente de la FNCC–CSN

« Les décideurs publics doivent pouvoir faire preuve d’ouverture à l’égard des solutions qui sont proposées par le milieu, mais pour ce faire, il faudrait que tous les acteurs soient consultés, incluant les artistes, les créateurs et les professionnels qui sont au cœur de notre vie culturelle, afin que les propositions créatives soient mises sur la table. Cela vaut également pour les professionnels de la Santé publique qui mettent en place des protocoles et des scénarios de réouverture : sans fermer le secteur complet, serait-il possible d’ouvrir les lieux de diffusion et de les fermer à la pièce si une éclosion devait survenir, comme c’est le cas dans la plupart des autres milieux de travail ou scolaires ? »

  • Sophie Prégent, présidente de l’UDA

« La réouverture des salles sera salutaire pour les artistes et les travailleurs culturels sans travail depuis trop longtemps. Nos membres ont à cœur le bien de la population et ils ont le sentiment d’avoir largement contribué à cette lutte collective contre la pandémie, mais les impacts sur nous sont disproportionnés. C’est très difficile pour nous de comprendre que nous sommes toujours à l’arrêt malgré les avis contraires de la Santé publique. Nous souhaitons que le premier ministre applique les recommandations de la Santé publique pour notre secteur. »

  • Luc Fortin, président-directeur général de la GMMQ

« Nous sommes persuadés que le public est prêt à se mettre de la partie en acceptant d’aller voir des spectacles à des moments différents et variés afin de respecter le couvre-feu. Tout le monde peut contribuer à faire de l’ouverture un succès. Rien n’a démontré que les lieux de diffusion et les salles de spectacles étaient des sources de contamination pendant les 45 jours durant lesquels notre secteur a été ouvert au cours de la dernière année. Les mesures sanitaires ont fait leurs preuves. »

  • Viviane Morin, directrice générale de l’APASQ

« Le milieu des arts vivants est très diversifié : si certaines productions majeures ne sont pas encore prêtes à se produire, il y a une foule d’autres types de représentations qui pourraient s’adapter et aller à la rencontre du public rapidement. Rien ne nous empêche, collectivement, d’y aller étape par étape. Le gouvernement doit nous aider à reprendre le travail. »

  • Marie-Eve Gagnon, directrice générale de l’AQAD

« Le public a aussi un réel besoin de renouer avec les arts vivants et de pouvoir quitter sa bulle de temps en temps. Avec le couvre-feu et l’interdiction de rassemblement intérieur, la population devrait être encouragée à fréquenter des lieux publics contrôlés et sécuritaires tels que les lieux de diffusion culturelle. C’est bon pour le moral de tout le monde ! »

  • Shérane Figaro, co-porte-parole de TRACE
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La FNCC–CSN, l’UDA et la GMMQ impatientes d’apporter des solutions pour améliorer le sort des artistes https://www.csn.qc.ca/actualites/la-fncc-csn-luda-et-la-gmmq-impatientes-dapporter-des-solutions-pour-ameliorer-le-sort-des-artistes/ Thu, 19 Nov 2020 23:07:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=77484 Depuis plus d’une décennie, le milieu culturel réclame la révision des deux lois sur le statut de l’artiste. La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), l’Union des artistes (UDA) et la Guilde des musiciens et des musiciennes du Québec (GMMQ) applaudissent la reprise des travaux en vue de procéder à la révision de ces lois.

« Il est urgent de réviser en profondeur les lois sur le statut de l’artiste. Actuellement, elles échouent dans leur objectif principal d’améliorer la situation socio-économique, les conditions de vie et de pratique des artistes, des créateurs et des professionnels du milieu culturel québécois » exprime Luc Fortin, président de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ).

L’échec de ces lois dans leur forme actuelle est particulièrement criant depuis le début de la pandémie. « Nos membres se retrouvent sans aucune protection ni aucun filet social et avec très peu de recours pour faire honorer leurs contrats. La crise les a donc plongés dans une précarité extrême. La majorité a survécu grâce à la Prestation canadienne d’urgence (PCU) et maintenant à la Prestation canadienne de relance économique (PCRE). Pour la fédération, qui représente l’Association des professionnels des arts de la scène du Québec (APASQ) et l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ), entre autres, il est donc plus que temps de procéder à cette révision pour améliorer le sort de nos membres qui sont travailleurs autonomes », rappelle Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

Comme il n’y a pas de culture sans artistes, créateurs et professionnels, c’est avec enthousiasme que nous partagerons des solutions concrètes dans nos mémoires déposés à la ministre de la Culture et des Communications. « Nos membres, qui sont l’essence même de la création culturelle et artistique, doivent être placés au centre des préoccupations dans le cadre de cette révision des lois. C’est l’occasion parfaite d’agir pour améliorer de façon durable et concrète les conditions de vie des artistes, élément phare de la Politique culturelle québécoise », soutient Sophie Prégent, présidente de l’Union des Artistes (UDA).

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J’aurais voulu être une artiste… avec le droit à la négociation collective https://www.csn.qc.ca/actualites/artiste-nego-collective/ Thu, 12 Nov 2020 22:34:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=77085 Une seule plume, deux réalités. En plus de quinze ans de carrière, l’autrice dramatique Emmanuelle Jimenez a écrit nombre d’œuvres, montées par plusieurs théâtres : Centre d’achats, Cendres et Bébés, pour ne nommer que celles-là. Lorsqu’un théâtre lui commande une pièce, la loi est claire : un cachet minimum et les clauses de son contrat sont prévus par une entente collective négociée par l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD).

A contrario, lorsqu’elle prend l’initiative de proposer, elle-même, son texte à un théâtre, l’autrice doit conclure une entente, qu’elle négocie seule. Ce second scénario est beaucoup plus fréquent. « Tu pars avec ta pièce et tu la soumets au théâtre de ton choix. S’il accepte de monter la pièce, il faut négocier avec le producteur un contrat de licence. Dans le milieu, il existe un certain usage, une coutume. Des producteurs font bien les choses. D’autres, non ! Ça nous place dans une position très vulnérable. Tu ne veux pas te mettre le milieu des producteurs à dos », explique Emmanuelle Jimenez, également vice-présidente de l’AQAD. En effet, la loi ne permet pas aux autrices et auteurs qui soumettent volontairement leurs textes à un producteur de négocier collectivement des tarifs minimums. Et lorsqu’un auteur se retrouve seul face à un producteur, on sait que le rapport de force est comme la tour de Pise : il penche toujours du même bord.

Les écrivaines et écrivains laissés à eux-mêmes
Le sort de l’écrivain qui propose son manuscrit à l’éditeur s’avère tout aussi injuste, soumis à un rapport de force totalement déséquilibré. « Chaque contrat est différent. On ne respecte pas de contrat type. Ce qui est offert par l’éditeur, c’est souvent à prendre ou à laisser. Il y a des histoires d’horreur où des écrivains cèdent leurs droits de manière illimitée, par exemple. Et le premier contrat est crucial parce qu’on peut regretter des clauses pour longtemps. » Celle qui s’insurge, vous la connaissez. Suzanne Aubry a été la scénariste de plusieurs séries à succès à la télé : Sauve qui peut, Mon meilleur ennemi, etc. En tant que scénariste pour la télé, elle était protégée dès le premier mot. Mais comme romancière, Suzanne Aubry, aussi écrivaine de la saga historique Fanette, doit compter sur sa réputation et sa pugnacité durant la négociation avec les éditeurs.

C’est pour cette raison qu’elle préside l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ). Pour que ses collègues aient droit à un régime de rapports collectifs encadré par la loi. Cela permettrait l’obtention de conditions de travail décentes et la création d’une structure d’arbitrage, de grief et de médiation efficace.

Dépoussiérer des lois qui ratent leur cible
Retour historique. À la fin des années quatre-vingt, le Québec, dirigé par le premier ministre Robert Bourassa, se dote de deux lois sur le statut de l’artiste (Loi sur le statut professionnel et les conditions d’engagement des artistes de la scène, du disque et du cinéma [S-32.1] et Loi sur le statut professionnel des artistes des arts visuels, des métiers d’art et de la littérature et sur leurs contrats avec les diffuseurs [S-32.01]). La première permet la représentation collective et la conclusion d’ententes collectives, la seconde l’en empêche. En effet, la loi S-32.01 met uniquement en place certaines mesures pour l’exploitation commerciale des œuvres entre les artistes et les diffuseurs. Ensemble, ces deux lois devaient permettre aux artistes, aux créateurs et aux professionnels du milieu culturel québécois d’améliorer leur situation socioéconomique ainsi que leurs conditions de vie et de pratique. Trois décennies plus tard et malgré quelques bonifications des lois, c’est un échec. 

Les données colligées par l’Institut de la statistique du Québec sont implacables. Malgré un niveau de scolarité souvent supérieur à celui de l’ensemble de la population, les artistes – très souvent considérés comme des travailleuses et des travailleurs autonomes – subissent des disparités importantes de revenu. En 2015, leur revenu médian était d’environ 19 000 $ comparativement à 36 000 $ pour l’ensemble des travailleurs québécois. Depuis la pandémie, c’est le gouffre. Les contrats annulés en cascade deviennent des tickets pour les programmes d’aide gouvernementale.

Des journalistes indépendants abonnés à la précarité
À l’instar des artistes visés par la loi S-32.01, les journalistes indépendants se sentent bien seuls lorsqu’arrive le temps de négocier la diffusion du fruit de leur travail avec les entreprises médiatiques. Si ces journalistes à la pige ne sont pas des « artistes » au sens strict du mot, ils vivent des réalités similaires et revendiquent aussi le pouvoir de négocier collectivement des conditions de pratiques minimales.

Guillaume Roy, spécialisé dans le domaine du plein air, de l’aventure, des sciences et des ressources naturelles, est membre de l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ). Il collabore avec plusieurs médias. Il se souvient de ses premières années dans le métier. « De grands médias te disent que tu vas être lu, que ça va rayonner ! Oui, mais le peu qu’ils t’offrent, ça ne nourrit pas les enfants. Tout se négocie à la pièce. Moi, par exemple, je refuse de céder mes droits d’auteurs. Mais c’est dur de t’imposer au début parce que t’es content d’avoir des piges. »

Un cadre minimum de négociation collective permettrait de protéger leurs droits d’auteurs, d’accéder à de meilleures conditions de travail, à un régime de retraite, à des assurances et ultimement à de meilleures conditions de vie. Les journalistes indépendants sont, eux aussi, des travailleurs essentiels dont le métier est fondamental dans notre société démocratique.

Vite ! Révisons les lois sur le statut de l’artiste
Le temps est désormais à l’action. Voilà pourquoi les trois associations (AQAD, UNEQ, AJIQ), en collaboration avec la Fédération nationale de la culture et des communications (FNCC–CSN) déposeront prochainement leurs mémoires au ministère de la Culture et des Communications afin que les deux lois soient revues. L’une de leurs principales luttes s’avère incontestablement le droit à la liberté d’association, incluant le droit à la négociation collective. Ces lois doivent jouer leur rôle et devenir véritablement efficaces. Suzanne Aubry est sans appel, « la loi S-32.01 est carrément discriminatoire, car elle ne contient aucune contrainte pour obliger les éditeurs à négocier des ententes collectives avec les écrivains. Ça fait trente ans que ça dure et ça doit changer ».

 

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Un pas dans la bonne direction https://www.csn.qc.ca/actualites/un-pas-dans-la-bonne-direction-7/ Tue, 03 Nov 2020 20:15:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76919 Voilà une trentaine d’années que le système réglementaire et l’écosystème de financement de la production et de diffusion du secteur de la culture et des médias au Canada n’ont pas été revus en profondeur. En ce sens, il faut saluer le projet de loi C-10 déposé aujourd’hui par le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault.

« Pour nous, il s’agit d’un signe clair que le gouvernement comprend maintenant l’urgence de moderniser le cadre réglementaire et de l’adapter aux nouveaux modes de diffusion et de consommation de la culture et des médias, se réjouit d’emblée, Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN). Que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) dispose de pouvoirs pour réglementer les pratiques et la contribution des géants du web et qu’il puisse exiger que le contenu canadien soit mis en vitrine devrait lui donner plus de mordant. Mais il faudra aller beaucoup plus loin ».

En effet, la concurrence accrue des nouveaux joueurs étrangers jusqu’à maintenant non soumis à des obligations de contribution financière ou à des obligations de contenu canadien provoque un déséquilibre grandissant. Les GAFAM, Netflix, Disney et Spotify, pour ne nommer que ceux-là, encaissent les revenus publicitaires collectés au Canada et les pompent directement à l’étranger bien souvent aux États-Unis sans payer ni taxes ni impôt chez nous ni même encourager sérieusement la production au Canada, faite par des artisans, créateurs et travailleurs d’ici.

« Cette concurrence mondiale mine notre souveraineté culturelle et érode notre capacité à produire du contenu exprimant la diversité culturelle et médiatique propre à notre société. Nous n’avons pas le luxe du temps », s’alarme Pascale St-Onge. Des preuves tangibles? La contribution au Fonds des médias canadien par les entreprises de radiodiffusion encadrées par la loi actuelle a chuté de 26% depuis 2015. Aussi, 22 000 emplois ont été supprimés au pays dans le secteur de la presse écrite entre 2014 et 2019.

Urgence d’agir

Compte tenu de l’urgence d’agir, la pandémie ayant accentué le déséquilibre entre les joueurs de l’audiovisuel, les travaux pour faire adopter le projet de loi présenté aujourd’hui doivent être menés à bien rapidement afin que le CRTC puisse agir. D’ailleurs, une fois investi de ses nouveaux pouvoirs, le CRTC devra être prêt à procéder rapidement à une réforme en profondeur de sa réglementation pour restaurer l’équité.

La FNCC–CSN, qui va analyser le projet de loi article par article dans les prochains jours, promet de participer activement aux travaux du Parlement. Surtout, nous continuerons d’exercer notre influence pour obtenir une réforme beaucoup plus en profondeur afin d’assurer la survie de notre écosystème culturel et médiatique en péril.

 

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L’UDA, la FNCC-CSN et la GMMQ saluent le plan d’aide d’urgence du gouvernement du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/luda-la-fncc-csn-et-la-gmmq-saluent-le-plan-daide-durgence-du-gouvernement-du-quebec/ Fri, 02 Oct 2020 19:05:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76550 L’UDA, la FNCC–CSN et la GMMQ accueillent favorablement le plan d’aide dévoilé vendredi par la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy. « La ministre a bien saisi la détresse qui afflige les artistes, les créateurs, les professionnels et les artisans du milieu culturel, durement touchés depuis les fermetures et les annulations provoquées par les contraintes sanitaires des six derniers mois. Elle est consciente de l’urgence d’agir maintenant, partout où les événements culturels sont, une fois de plus, subitement stoppés », souligne, d’entrée de jeu, Sophie Prégent, présidente de l’Union des artistes (UDA).

Le plan gouvernemental de 50 millions de dollars additionnels devrait permettre d’aider les institutions culturelles comme les musées, les salles de spectacles et les théâtres à faire face aux fortes pertes encourues à la billetterie. Il faut maintenant s’assurer que les mesures de soutien se rendent jusqu’à ceux qui font la culture, c’est-à-dire les artistes, les créateurs et les professionnels. « Le fait que la ministre exige une reddition de comptes avant que l’aide ne soit versée aux institutions répond à l’une de nos demandes maintes fois répétées », applaudit Luc Fortin de la Guilde des musiciens et des musiciennes du Québec (GMMQ).

« À court terme, ces mesures vont apporter un répit. Cependant, le secteur culturel demeurera fortement fragilisé, d’autant plus que la perspective d’une pleine reprise des activités est encore inconnue. Outre ces mesures ponctuelles, la relance du secteur culturel devra se faire par des mesures globales et pérennes et nous entendons continuer à collaborer étroitement avec le gouvernement afin de mener les importants chantiers qui s’annoncent. Il ne faut pas attendre une éventuelle fin de pandémie pour mettre en place les fondations d’une relance solide répondant aux enjeux de la culture. Ce que nos membres souhaitent, c’est avant tout de travailler et de pouvoir retourner à la rencontre de leur public », plaide Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

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Pourquoi autant pénaliser la culture ? https://www.csn.qc.ca/actualites/pourquoi-autant-penaliser-la-culture%e2%80%89/ Wed, 30 Sep 2020 11:14:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76517 Depuis six mois, le Québec a été placé sur pause et tourne au ralenti. Les Québécoises et Québécois écopent de la situation et doivent s’adapter. « Nous traversons collectivement une crise sanitaire sans précédent et nous en sommes conscients. Cependant, parmi celles et ceux qui souffrent particulièrement, on compte les artistes, créateurs, professionnels et artisans du milieu culturel. Depuis le début de la pandémie, ils ont l’impression que le sort s’acharne sur eux, » soutient Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

En mars dernier, le secteur culturel a été parmi les premiers à devoir interrompre ses activités. Tout s’est arrêté brutalement, dont les prestations théâtrales, les tournages de télévision et de cinéma, les représentations dans les salles de spectacles, les expositions dans les musées, etc. Ce secteur a aussi été parmi les derniers à reprendre ses activités, et encore, pas au maximum de sa capacité. Avec cette deuxième vague de COVID-19, il est à nouveau frappé de plein fouet.

Dans l’intervalle, la grande majorité des artistes, créateurs et professionnels que nous représentons n’ont eu d’autre choix que de réclamer la Prestation canadienne d’urgence (PCU), leurs contrats ayant été annulés en cascade. Aujourd’hui, l’échéance de la PCU et la fermeture annoncée des salles de spectacles et des musées ajoutent à la précarité.

« Nous sommes déchirés entre scepticisme et désespoir. L’inquiétude est vive. Pourquoi fermer les institutions culturelles en zone rouge alors que la Santé publique n’a pas divulgué d’indicateurs clairs comme quoi ces lieux de diffusion culturelle sont des centres d’éclosion et de propagation du virus ? », se questionne Luc Fortin, président de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ). L’incompréhension est partagée au sein du milieu culturel et il ne faudrait pas que cette nouvelle pause se prolonge plus longuement, sans motif et données valables.

 Aide directe pour les artistes et les créateurs

Le gouvernement a raison de soutenir financièrement les institutions du milieu culturel, durement touchées par l’arrêt total de leurs activités. Mais il doit aussi s’assurer que l’aide profite également aux créateurs et aux artistes et qu’elle se rende jusqu’à eux.

« La culture, c’est avant tout celles et ceux qui la font. Il n’y a pas de salles de spectacles, pas de théâtre, pas d’arts vivants sans artistes, interprètes, musiciens, créateurs, professionnels et artisans. La précarité qui nous afflige est en train d’assommer la force vive de la culture, c’est-à-dire les artistes et les créateurs », s’inquiète Sophie Prégent, présidente de l’Union des Artistes (UDA).

Les personnes qui œuvrent dans le milieu des arts, de la culture et de l’événementiel sont déjà, pour la plupart, sans filet social. Elles espéraient que le pire soit derrière elles, pensaient pouvoir se relever et aller de l’avant. Mardi soir, c’est un véritable choc qu’elles ont reçu en entendant les mesures du gouvernement.

Ensemble, les artistes, créateurs, professionnels et artisans du milieu culturel sont porteurs de mots, d’émotions… mais aussi de solutions. Nous nous tenons prêts à discuter avec le gouvernement du Québec afin de trouver des réponses à la détresse qui afflige notre secteur.

 

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Des recommandations à la hauteur des défis https://www.csn.qc.ca/actualites/des-recommandations-a-la-hauteur-des-defis/ Thu, 30 Jan 2020 20:15:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=73690 La Fédération nationale des communications (FNC) accueille favorablement le rapport déposé par le Groupe d’examen du cadre législatif en matière de radiodiffusion et de télécommunications. Ce rapport souligne l’urgence d’agir afin d’assurer la pérennité de notre culture et propose des solutions qui méritent d’être étudiées avec rigueur.

« Il n’est pas surprenant que le rapport soit aussi volumineux et s’appuie sur près d’une centaine de recommandations puisque c’est l’ensemble de l’infrastructure de réglementation et de soutien aux industries culturelles et médiatiques qui doit être revue afin de l’adapter aux réalités actuelles. Les défis sont énormes et il est clair qu’il faudra implanter plus d’une seule mesure pour redresser la situation. C’est un travail colossal qui attend le gouvernement et la FNC fera les représentations nécessaires dans l’importante révision réglementaire qui s’annonce. Toutefois, ce sera un travail de longue haleine et nous sommes d’avis que des mesures d’urgence doivent aussi être adoptées rapidement afin d’aider le milieu. Il y a urgence en ce sens et nous invitons le gouvernement fédéral à en faire une priorité, notamment en donnant rapidement les pleins pouvoirs au CRTC afin qu’il puisse agir sur les plateformes numériques », affirme Pascale St-Onge, présidente de la FNC.

La fédération remarque toutefois que le rapport ne formule aucune recommandation quant au rôle que devraient jouer les fournisseurs d’accès internet dans le financement des contenus audiovisuels et alphanumériques. À notre avis, ces derniers devraient contribuer au même titre que les autres joueurs qui sont identifiés dans le rapport étant donné la hauteur des profits qu’ils engrangent grâce à la disponibilité de ces contenus.

« Je tiens à saluer le travail du comité d’experts. Ils avaient un vaste mandat et nous considérons qu’ils ont accompli un excellent travail. Leur rapport est un outil inestimable, tant pour les élu-es que pour les organisations et la population. Il nous permettra collectivement d’avoir des discussions et des réflexions éclairées. Nous prendrons la pleine mesure de leurs propositions au cours des prochains jours, notamment en ce qui concerne les avenues proposées dans le cas de Radio-Canada. Les propositions sont intéressantes mais soulèvent plusieurs inquiétudes quant à la hauteur et la provenance du financement de la société d’État, surtout si l’on compte lui retirer la possibilité de tirer des revenus publicitaires. Sans revenus autonomes, en plus de devoir compter sur un financement public pluriannuel, stable et indexé annuellement, celui-ci devra être augmenté afin de combler la perte des revenus autonomes de publicité sans quoi le vaste mandat de Radio-Canada sera difficilement maintenu », conclut Pascale St-Onge.

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La CSN commandite quatre documentaires aux RIDM https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-commandite-quatre-documentaires-aux-ridm/ Mon, 18 Nov 2019 20:24:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72789 Depuis quelques années, la CSN appuie les Rencontres internationales du documentaire de Montréal, qui ont lieu du 14 au 24 novembre. Dans ce cadre, la CSN commandite la diffusion de quatre documentaires à caractère social et politique.


Kenbe la – Jusqu’à la victoire

À travers le portrait intimiste et engagé d’Alain Philoctète, artiste, chercheur et militant montréalais d’origine haïtienne, Will Prosper rend un hommage inoubliable à l’esprit de communauté.

Mardi 19 novembre à 18h au cinéma Cinéplex Odéon Quartier Latin
Vendredi 22 novembre à 20h30 au cinéma Cinéplex Odéon Quartier Lati

Espero tua (re)volta

Trois jeunes Brésiliens nous transportent au coeur des grandes manifestations étudiantes qui ont secoué le pays depuis 2013. Un film aussi activiste que réflexif et un appel nécessaire à la révolte.

Dimanche 24 novembre à 18h au cinéma Cinéplex Odéon Quartier Latin

Advocate

L’une des rares avocates israéliennes à défendre des Palestiniens, Lea Tsemel se heurte depuis près de cinquante ans à l’hostilité publique et médiatique ainsi qu’à un système de justice biaisé.

https://vimeo.com/320517522

Dimanche 17 novembre à 15h15 à la Cinémathèque québécoise
Vendredi 22 novembre à 13h au Cinéma du Parc 

Pas d’or pour Kalsaka

La chronique implacable du désastre lié à une mine d’or au Burkina Faso, et plus largement de l’impact humain et environnemental de l’exploitation des ressources africaines.

Vendredi 15 novembre 19h à l’Université Concordia
Dimanche 17 novembre à 18h au cinéma Cinéplex Odéon Quartier Latin

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Anne-Marie Saint-Cerny, lauréate pour son essai Mégantic https://www.csn.qc.ca/actualites/anne-marie-saint-cerny-laureate-pour-son-essai-megantic-2/ Fri, 07 Dec 2018 12:00:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69665 C’est à l’essai de madame Anne-Marie Saint-Cerny, consacré au drame de Mégantic et paru chez Écosociété, que le jury a remis le prix Pierre-Vadeboncœur 2018 dans le cadre du Salon du livre de Montréal.

Le jury a voulu récompenser l’auteure pour une formidable enquête aux multiples dimensions. S’appuyant sur des témoignages éloquents et sur des analyses solides, l’auteure fait non seulement le tour des questions qui se posent depuis cette catastrophe ferroviaire, mais va aussi en profondeur, avec un infini respect, en se mettant à l’écoute et en donnant la parole aux femmes et aux hommes qui ont survécu à Mégantic.

Créé en 2011, ce prix, doté d’une bourse de 5000 $, souligne la qualité d’un essai produit par un auteur québécois et publié par une maison d’édition québécoise. La centrale syndicale a voulu ainsi rendre hommage à Pierre Vadeboncœur qui y a milité durant 25 ans et qui est considéré comme l’un des plus importants essayistes québécois.


Anne-Marie Saint-Cerny, lauréate 2018, Jean Lortie, secrétaire général de la CSN, Catherine Ladouceur, secrétaire du Conseil central de l’Estrie,
et Marie Gaboury, conjointe de feu Pierre Vadeboncœur.
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Anne-Marie Saint-Cerny lauréate pour son essai Mégantic https://www.csn.qc.ca/actualites/anne-marie-saint-cerny-laureate-pour-son-essai-megantic/ Thu, 15 Nov 2018 17:44:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69411 C’est à l’essai de madame Anne-Marie Saint-Cerny, consacré au drame de Mégantic et paru chez Écosociété, que le jury remettra le dimanche 18 novembre le prix Pierre-Vadeboncœur 2018.

Photo : Michel Giroux

Créé en 2011 et décerné par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ce prix est doté d’une bourse de 5000 $. La centrale syndicale québécoise a voulu ainsi rendre hommage à Pierre Vadeboncœur qui y a milité durant 25 ans et qui est considéré comme l’un des plus importants essayistes québécois.

Ce prix souligne la qualité d’un essai produit par un auteur québécois et édité par une maison d’édition québécoise. Plus d’une cinquantaine d’essais ont été soumis cette année au jury par une quinzaine de maisons d’édition.

Le jury, composé de l’ex-présidente de la CSN Claudette Carbonneau, de Catherine Ladouceur, professeure de littérature française au Cégep de Sherbrooke et de Josée Boileau, journaliste, a voulu de la sorte récompenser l’auteure pour une formidable enquête aux multiples dimensions. S’appuyant sur des témoignages éloquents et sur des analyses solides, l’auteure fait non seulement le tour des questions qui se posent depuis cette catastrophe ferroviaire, mais va aussi en profondeur, avec un infini respect, en se mettant à l’écoute et en donnant la parole aux femmes et aux hommes qui ont survécu à Mégantic.

Photo : Michel Giroux


Des mentions spéciales ont été accordées à monsieur Serge Bouchard et madame Marie-Christine Lévesque pour Le peuple rieur, paru chez Lux éditeur, ainsi qu’à madame Julia Posca pour Le manifeste des parvenus, paru aussi chez Lux éditeur.

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La CSN aux rencontres internationales du documentaire de Montréal https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-aux-rencontres-internationales-du-documentaire-de-montreal/ Thu, 08 Nov 2018 16:46:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69311 Depuis quelques années, la CSN appuie les Rencontres internationales du documentaire de Montréal, qui ont lieu du 8 au 18 novembre. Dans ce cadre, la CSN commandite la diffusion de cinq documentaires à caractère social et politique. De plus, la confédération remettra le 17 novembre prochain le prix du jury étudiant.


Fail to appear

Isolde est une jeune assistante sociale dans un quartier défavorisé de Toronto. Elle doit s’occuper du cas d’un certain Eric, un voleur qui rechigne à se présenter aux audiences de la cour. Mystérieux, il ne semble pas se préoccuper de sa réinsertion et accueille mollement les élans de bienfaisance d’Isolde. 

The ends and the Means

Tourné sur cinq ans, en majeure partie dans la ville sacrée de Varanasi en Inde, le nouveau film de Pawel Wojtasik (End of Life, RIDM 2017) fait le portrait de différents travailleurs : du dentiste de rue au chirurgien, du tisserand au masseur… Entrecoupée par des citations d’auteurs indiens, cette incursion dans le monde du travail est portée par une approche qui transcende la simple observation

Rêveuses de villes

Elles ont côtoyé Le Corbusier, Mies van der Rohe et bien d’autres. Elles ont des décennies de métier derrière elles et ont été des pionnières dans leur domaine. En tant que femmes, leur parcours n’a pourtant pas toujours été facile. Vous ne connaissez peut-être pas les architectes Phyllis Lambert, Blanche Lemco van Ginkel, Cornelia Hahn Oberlander et Denise Scott Brown : Rêveuses de villes est là pour vous les faire découvrir.

De chaque instant

Après une classe d’école (Être et avoir), une ménagerie (Nénette) ou La maison de la radio, Nicolas Philibert nous emmène dans un nouveau lieu captivant d’étude, d’expérimentation et d’observation : un institut de formation en soins infirmiers. La formation théorique, la formation pratique et les stages auprès de patients réels se succèdent, tandis que les élèves traversent des émotions multiples : de la passion au doute, du tâtonnement à l’expérience, de la concentration des études à la pression sur le terrain.

The Coasters (COMPLET)

La Basse-Côte-Nord. Quelque 5000 résidents francophones, anglophones et innus cohabitent dans les villages répartis le long des 375 kilomètres du golfe du Saint-Laurent. Isolés du reste du Québec et affectés par l’exode qui touche les régions éloignées, les « Coasters » font rarement les manchettes. Pendant un an, à travers toutes les saisons, Nicolas-Alexandre Tremblay et Stéphane Trottier prennent le pouls des différentes communautés qui vivent « au-delà de la route 138 ». 

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