Un réseau qui fait grandir – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Sun, 12 Dec 2021 16:36:48 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Un réseau qui fait grandir – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les syndiqué-es de la CSN du secteur des CPE entérinent l’entente de principe à 93 % https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndique-es-de-la-csn-enterinent-lentente-de-principe-a-93/ Sun, 12 Dec 2021 12:55:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81271 Dans le cadre de dizaines d’assemblées générales ayant eu lieu entre le 9 et le 11 décembre, les 11 000 travailleuses et travailleurs de CPE syndiqués à la CSN ont adopté à 93 % l’entente de principe survenue mercredi dernier entre le gouvernement et les porte-paroles de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Cette décision met ainsi un terme à la grève générale illimitée que les membres de la CSN exerçaient depuis le 1er décembre dernier.

« Ça n’a pas été une négociation facile, mais nous avons réussi à faire plusieurs avancées grâce à la solidarité et à la détermination de nos membres, a affirmé Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN. Une négociation implique toujours des compromis et celle-ci ne fait pas exception à la règle, mais nous pouvons être fières de la façon dont nous avons mené cette négociation historique. »

Parmi les gains réalisés, les représentantes et représentants de la FSSS-CSN ont notamment obtenu un rattrapage salarial de 18 % pour les éducatrices qualifiées et les éducatrices spécialisées, ainsi que des augmentations variant entre 8 % et 12.5 % pour les autres appellations d’emploi, pour lesquelles le gouvernement n’offrait au départ que 6 %. De plus, les membres de la FSSS-CSN obtiendront également une prime de reconnaissance équivalant à 3 % de la rémunération des heures travaillées entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021.

La nouvelle convention collective prévoira également l’ajout de trois heures dédiées à la préparation du dossier de l’enfant et de huit heures accordées aux responsables en alimentation pour la gestion de la cuisine. La récupération de deux jours fériés supplémentaires et la création d’un comité dont le mandat est d’identifier les principales difficultés vécues par le personnel éducateur en matière d’intégration des enfants à besoins particuliers figurent également parmi les avancées obtenues par la CSN après le déclenchement de sa grève générale illimitée.

« Nous espérons que les progrès réalisés grâce à notre combativité vont permettre d’assurer la pérennité du réseau et de convaincre les travailleuses d’y rester, explique Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS-CSN. La question des ratios d’enfants par éducatrice reste toutefois en suspens, mais le ministre Lacombe a affirmé être prêt à travailler avec nous pour trouver une solution à ce problème. Nous continuerons donc à mener ce combat sur un autre terrain en vue d’obtenir satisfaction. »

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La CSN, la CSQ et la FTQ unies devant le gouvernement https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-la-csq-et-la-ftq-unies-devant-le-gouvernement/ Mon, 22 Nov 2021 14:30:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80999 Après l’échec des négociations intensives de la semaine dernière, les dirigeantes et les dirigeants des trois grandes centrales syndicales ont tenu une conférence de presse commune lundi matin pour exiger que le gouvernement rectifie le tir et accorde un rattrapage salarial à l’ensemble des travailleuses et travailleurs de CPE.

« Le gouvernement a fait un effort pour améliorer le salaire des éducatrices qualifiées, mais il refuse obstinément de le faire pour tous les titres d’emploi, ce que nous exigeons depuis le début des négociations, dénonce Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). C’est très décevant étant donné qu’il a voté en faveur d’une motion de l’Assemblée nationale exigeant un rattrapage salarial massif pour toutes les travailleuses de CPE. Le gouvernement doit respecter sa parole. L’avenir du réseau en dépend. »

Les porte-paroles des trois centrales ont profité de l’événement pour confirmer la tenue de journées de grève simultanées et annoncer leur intention de se doter de mandats de grève générale illimitée cette semaine.

« Le gouvernement a encore l’occasion d’éviter la grève générale illimitée, soutient Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). La balle est dans son camp. De notre côté, nous sommes évidemment disponibles pour négocier en tout temps si le gouvernement veut nous faire de nouvelles offres, mais nous n’accepterons pas de laisser pour compte des milliers de travailleuses et de travailleurs essentiels au fonctionnement des CPE. »

« Le Conseil du trésor doit comprendre que les travailleuses et les travailleurs sont tout aussi déterminés et solidaires qu’au début de la négociation, affirme Denis Bolduc, secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Nous sommes ici aujourd’hui pour dire au gouvernement que nous sommes sur la même longueur d’onde et qu’aucune entente ne sera possible tant qu’il ne révisera pas sa position. »

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QS et le PQ appuient les travailleuses et les travailleurs des CPE dans leur lutte https://www.csn.qc.ca/actualites/qs-et-le-pq-appuient-les-travailleuses-et-les-travailleurs-dans-leur-lutte/ Thu, 04 Nov 2021 15:30:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80886 Alors que les 11 000 salarié-es de CPE affiliés à la CSN débrayent pour une troisième journée de suite jeudi, les porte-paroles des deuxième et troisième groupes d’opposition pour la famille, Christine Labrie et Véronique Hivon, ainsi que la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Lucie Longchamps, enjoignent le gouvernement à améliorer considérablement les conditions de travail dans les CPE.

« Si le gouvernement veut respecter son engagement de créer 37 000 places dans les services de garde, il doit changer son approche, plaide Mme Labrie. Il doit comprendre que chaque personne qui travaille dans un CPE a un rôle essentiel au bon fonctionnement du réseau, peu importe son titre d’emploi, et il doit s’assurer d’offrir des conditions concurrentielles. Les offres qui sont sur la table en ce moment sont loin d’être suffisantes pour attirer et retenir le personnel dont le réseau a besoin, et si ça ne bouge pas, les parents vont continuer de subir les impacts du manque de places. »

« Le gouvernement caquiste refuse toujours de valoriser les travailleuses de la petite enfance à la hauteur de l’importance de leur rôle et de leurs compétences. Pire, à cause de son laissez-faire et de son manque d’action, nous avons assisté au départ de centaines d’éducatrices et sa propre turpitude nous a menés à la pénurie sans précédent que nous traversons présentement, renchérit Mme Hivon. Ça prend un rattrapage salarial massif, pas une offre à rabais qui ne serait qu’une fuite en avant et qui ne contribuerait à terme qu’à aggraver le problème. »

La vice-présidente de la FSSS-CSN a, quant à elle, tenu à mettre en garde le gouvernement de ne pas répéter l’expérience vécue lors des négociations avec les responsables de services de garde en milieu familial (RSG).

« L’an dernier, le gouvernement a réussi à imposer aux RSG une entente qui ne répondait pas à leurs attentes, ce qui a fait en sorte que les travailleuses et les travailleurs ont continué de quitter la profession. Le gouvernement leur a octroyé un incitatif financier par la suite pour tenter de stopper l’hémorragie, mais en vain, rappelle Mme Longchamps. Nous demandons au gouvernement de ne pas répéter la même erreur avec les CPE. Il doit mettre en place les conditions gagnantes pour assurer non seulement la pérennité, mais même la croissance du réseau dès maintenant. »

Les trois journées de grève effectuées cette semaine par les salarié-es de CPE syndiqués à la CSN sont les quatrième, cinquième et sixième journées d’un mandat de grève de 10 jours adopté à 97 % par les travailleuses et les travailleurs de CPE au début de l’automne.

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Trois autres journées de grève pour les 11 000 salarié-es des CPE syndiqués à la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/trois-autres-journees-de-greve-pour-les-11%e2%80%89000-salarie-es-syndiques-a-la-csn/ Wed, 27 Oct 2021 15:46:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80779 Après une autre journée de négociation infructueuse mardi, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) annonce que les 11 000 travailleuses et travailleurs de CPE syndiqués à la CSN seront en grève les 2, 3 et 4 novembre prochain.

« Nous avons le devoir de continuer à mettre de la pression sur le gouvernement, déclare Lucie Longchamps, vice-présidente à la FSSS-CSN. Accepter ce que le gouvernement nous offre et signer une entente à rabais sont les pires choses que nous pourrions faire en ce moment. Ça ferait en sorte que les travailleuses et les travailleurs continueraient d’être surchargées, continueraient d’être sous-payés, et continueraient de quitter leur emploi. »

Le comité de négociation syndical a notamment profité de cette rencontre avec les porte-paroles patronaux pour présenter sa contre-proposition aux offres faites la semaine dernière sur la place publique par la secrétaire du Conseil du trésor, Sonia Lebel. Les deux parties n’ont eu d’autres choix que de se rendre compte qu’un fossé considérable les sépare toujours.

« C’est surprenant qu’un gouvernement qui continue de promettre de plus en plus de places dans les services de garde approche cette négociation comme n’importe quelle autre, c’est-à-dire en essayant de faire le moins de concessions possible aux travailleuses et aux travailleurs, se désole Stéphanie Vachon, responsable du secteur des CPE à la FSSS–CSN. Nous devrions plutôt travailler ensemble dans l’objectif commun d’assurer non seulement la pérennité, mais la croissance du réseau des CPE. »

Les trois journées de grève annoncées seront les quatrième, cinquième et sixième journées d’un mandat de grève de 10 jours adopté à 97 % par les travailleuses et les travailleurs de CPE au début de l’automne.

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Encore du travail à faire à la table de négociation https://www.csn.qc.ca/actualites/encore-du-travail-a-faire-a-la-table-de-negociation/ Fri, 22 Oct 2021 16:56:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80774 Après avoir pris connaissance des nouvelles offres salariales présentées par le gouvernement aux travailleuses et travailleurs de CPE vendredi matin, la CSN constate que l’écart entre ces offres et les demandes syndicales demeure considérable. La centrale espère voir cet écart se réduire de façon appréciable là où les pourparlers doivent se dérouler, c’est-à-dire à la table de négociation et non sur la place publique.

« Il faut donner du crédit au gouvernement, il est très créatif. Il a trouvé toutes sortes de façons détournées pour ajouter des points de pourcentage qui, dans les faits, ne s’appliqueront pas à tout le monde, explique Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Ces offres salariales sont légèrement améliorées par rapport aux précédentes, mais elles demeurent de 5 % à 10 % inférieures à nos demandes et elles déséquilibrent complètement l’échelle salariale. »

En plus de ne pas satisfaire les demandes salariales des travailleuses de CPE, les offres déposées ce matin ne comprennent sensiblement rien quant aux autres enjeux soulevés par les syndicats.

« Il n’y a absolument rien en ce qui concerne le ratio d’enfants par éducatrice, ce qui est fondamental dans la gestion de la charge de travail, se désole Stéphanie Vachon, responsable du secteur des CPE à la FSSS–CSN. Il n’y a aucune mesure concrète non plus en ce qui concerne le soutien pour les enfants à besoins particuliers. On nous parle seulement de mettre en place un comité qui se penchera sur la question, sans échéancier précis et sans savoir ce qui adviendra de ses recommandations. De plus, les seules appellations d’emploi dont le salaire n’est pas bonifié avec ces nouvelles offres sont justement celles qui ont le mandat d’aider les éducatrices avec les enfants à besoins particuliers, soit les éducatrices spécialisées et les agentes-conseils. »

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 1 600 syndicats et regroupe plus de 320 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec, mais également sur l’ensemble du territoire canadien.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) compte près de 110 000 membres œuvrant dans les secteurs public et privé. La FSSS–CSN est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux. La FSSS–CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

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Une première journée de grève pour les 11 000 salarié-es de CPE syndiqués à la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/une-premiere-journee-de-greve-pour-les-11%e2%80%89000-salarie-es-de-cpe-syndiques-a-la-csn/ Fri, 24 Sep 2021 12:00:46 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80558 Sans convention collective depuis plus de 18 mois, les travailleuses et travailleurs des centres de la petite enfance (CPE) syndiqués à la CSN ont souligné la journée du 100e anniversaire de la centrale syndicale vendredi en exerçant une première journée de grève et en manifestant à différents endroits dans toutes les régions du Québec.

« Nous assistons à un véritable exode des travailleuses et travailleurs des CPE, à un point tel que cela engendre des bris de services, ou même des fermetures, déplore la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Le gouvernement doit comprendre que pour s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre généralisée au Québec, les parents – surtout les femmes – doivent pouvoir travailler et, pour ça, il faut du personnel pour prendre soin de nos enfants dans les CPE. »

Les travailleuses et les travailleurs des CPE piaffent d’impatience alors que les négociations stagnent depuis plusieurs mois et que la situation continue de s’empirer sur le terrain. Pendant ce temps, non seulement le gouvernement n’offre aucune solution concrète pour résoudre les problèmes de surcharge de travail et les difficultés de recrutement et de rétention du personnel, mais il fait des demandes de reculs qui ne feront qu’aggraver la situation.

« Le manque de main-d’œuvre est criant dans les CPE, poursuit Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN. On a besoin de donner un coup de barre et, malheureusement, les offres déposées par le gouvernement à ce jour sont nettement insuffisantes pour renverser la tendance et assurer la pérennité du réseau. »

« Nos membres ont voté en faveur de la grève à hauteur de 97 %. Ça démontre bien à quel point ils sont au bout du rouleau, explique Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Le gouvernement Legault doit arriver avec des offres raisonnables plutôt que d’essayer de presser le citron encore plus et de risquer de pousser vers la sortie les travailleuses et les travailleurs qui tiennent le réseau à bout de bras. »

Des demandes raisonnables
Les travailleuses et travailleurs revendiquent notamment une augmentation salariale équitable pour tous les titres d’emploi. Une technicienne en service de garde scolaire, par exemple, gagnait 29,05 $ l’heure au maximum de l’échelle salariale (avant la négociation du secteur public) contre 25,15 $ pour une éducatrice en CPE alors qu’elles ont la même formation collégiale.

Des moyens pour donner de meilleurs services aux enfants – dont ceux à besoins particuliers, le respect en tout temps des ratios pour le nombre d’enfants à la charge de chaque éducatrice, et du temps alloué pour la préparation des dossiers et la gestion de la cuisine font également parti des revendications des travailleuses et travailleurs.

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La CSN espère un changement de cap du gouvernement https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-espere-un-changement-de-cap-du-gouvernement/ Tue, 21 Sep 2021 14:21:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80517 Invités à rencontrer la présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel, pour discuter des négociations avec les travailleuses des centres de la petite enfance (CPE), la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville, et le président de la Fédérations de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jeff Begley, espèrent que cette rencontre marquera un changement de cap de la part du gouvernement et que ce dernier bonifiera considérablement ses offres alors que les négociations stagnent depuis plusieurs mois.

« Nous assistons à un véritable exode des travailleuses et travailleurs des CPE, qui quittent le réseau en grand nombre pour aller travailler dans d’autres domaines. Les offres déposées par le Conseil du trésor jusqu’à présent sont largement insuffisantes pour renverser cette tendance et assurer la pérennité des CPE, déplore Mme Senneville. Le gouvernement doit comprendre que pour s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre généralisée au Québec, les parents doivent pouvoir travailler, et pour ça, il faut des travailleuses dans les CPE. »

Représentant plus de 11 000 travailleuses et travailleurs en CPE, la CSN et la FSSS–CSN ont d’ailleurs annoncé la semaine dernière qu’une première journée de grève aura lieu le 24 septembre dans le but d’accroître la pression sur le gouvernement et de faire débloquer les pourparlers.

« Le fait que nos membres ont voté en faveur de la grève à hauteur de 97 % démontre à quel point la situation est intenable, explique M. Begley. Nous ignorons si c’est ce qui a motivé la décision de Mme Lebel de nous rencontrer, mais le Trésor doit absolument offrir des solutions concrètes aux problèmes de surcharge de travail et du manque de personnel. Il y a urgence d’agir. »

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CPE : le gouvernement offre des miettes pour freiner la pénurie de main-d’oeuvre https://www.csn.qc.ca/actualites/cpe-le-gouvernement-offre-des-miettes-pour-freiner-la-penurie-de-main-doeuvre/ Tue, 13 Jul 2021 19:47:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80012 Le comité de négociation du plus grand regroupement du personnel des CPE au Québec ressort très déçu de la rencontre tenue ce matin avec le ministère de la Famille, le Conseil du trésor et les associations patronales, qui ont déposé leurs offres en matière de clauses à incidence monétaire. « Avec ce qui est sur la table, les 11 000 membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), qui éduquent et accompagnent nos tout-petits jour après jour, seront encore plus motivés à se doter d’un mandat de grève à exercer dès septembre », croit Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN.

En ce qui a trait aux salaires, le nerf de la guerre pour freiner l’exode dans le milieu, les offres sont nettement insuffisantes. Le gouvernement propose une augmentation allant jusqu’à 12% pour les éducatrices qualifiées uniquement, à la fin d’une convention collective de quatre ans, se terminant en 2024. L’augmentation est de 9% pour les éducatrices non qualifiées. L’offre fond à 6% pour les autres titres d’emploi, tout aussi indispensables pour les enfants et leurs parents. Au terme de la convention, la technique d’éducation à l’enfance demeurera la moins payante de toutes les techniques équivalentes.

« On appelle le gouvernement à prendre les moyens afin de vraiment juguler l’hémorragie. Les travailleuses quittent et les cégeps peinent à trouver des recrues. La partie patronale est loin de donner le coup de barre souhaité par les familles québécoises et tant promis par le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe. Il y a urgence d’agir pour sauver le réseau », martèle Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN.

De plus, le gouvernement n’offre rien pour répondre aux enfants à besoins particuliers, qui sont de plus en plus nombreux dans nos CPE, et qui nécessitent plus de services et plus de temps. « Les éducatrices sont laissées à elles-mêmes, sans être consultées, sans ressource, ni moyen.  Rien pour alléger la charge de travail déjà lourde et exigeante! Nos membres sont épuisés, alors que la COVID a aggravé leur état. À quand une véritable reconnaissance de leur détresse et des moyens pour la soulager ? », demande Stéphanie Vachon.

 

Les principales revendications

  • Une augmentation salariale équitable pour tous les titres d’emploi. Une technicienne en service de garde scolaire, par exemple, gagnait 29,05 $ l’heure au maximum de l’échelle (avant la négociation du secteur public) contre 25,15 $ pour une éducatrice en CPE alors qu’elles ont la même formation collégiale.
  • Des moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont ceux à besoins particuliers, ainsi que le respect en tout temps des ratios pour la sécurité des tout-petits.
  • Du temps pour la planification du dossier de l’enfant et pour la gestion de la cuisine.

 

Jusqu’à la mi-septembre, la FSSS–CSN mène une tournée d’assemblées pour consulter ses 11 000 membres et obtenir un mandat de dix jours de grève dans toutes les régions du Québec.

« Le gouvernement Legault a les moyens de faire des enfants québécois une priorité nationale, à plus forte raison avec la promesse de milliards de dollars à venir du gouvernement fédéral », conclut Lucie Longchamps.

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Le personnel syndiqué des CPE de la FSSS–CSN accentue la pression https://www.csn.qc.ca/actualites/le-personnel-syndique-fsss-csn-accentue-la-pression/ Wed, 05 May 2021 10:00:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=79212 Aux prises avec un problème aggravé de pénurie de main-d’œuvre, les travailleuses et les travailleurs des centres de la petite enfance, représentés par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), se dotent de mandats forts partout au Québec, pour accentuer les moyens de pression sur le gouvernement Legault.

«Ce gouvernement promet de créer de nouvelles places, mais sait très bien que cet objectif est inatteignable dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre qualifiée en CPE, exacerbée depuis un an par la pandémie. Une seule solution permettra de retenir ou d’attirer des ressources : de meilleures conditions de travail», explique logiquement Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN.

Or, au détriment des familles québécoises, les demandes patronales qui viennent d’être déposées à la table de négociation nationale s’inscrivent en parfaite contradiction avec la volonté de mettre un terme à la pénurie. «Les demandes formulées visent à presser le citron davantage et ainsi détériorer les conditions de travail de celles et ceux qui éduquent nos tout-petits. Cette stratégie contreproductive risquerait de décourager d’éventuelles recrues et de pousser vers la sortie les personnes épuisées et sous-payées qui tiennent le réseau à bout de bras », ajoute Stéphanie Vachon.

Ainsi, au cours des prochaines semaines, les parents seront informés de l’escalade des moyens de pression et seront appelés à appuyer les travailleuses et les travailleurs des centres de la petite enfance dans leurs démarches pour bonifier et assurer la pérennité du réseau des CPE.

Des demandes légitimes pour stopper la pénurie

Les travailleuses et les travailleurs des centres de la petite enfance demandent, entre autres, une augmentation salariale équitable comparativement à une formation du même niveau dans le réseau de l’éducation. Aussi, elles souhaitent plus de moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont du temps pour mieux planifier, pour remplir le dossier de l’enfant et pour soutenir les enfants à besoins particuliers. Il faut également faire respecter le ratio éducatrices/enfants en tout temps.

«Avec le transfert prochain de 6 milliards de dollars du gouvernement fédéral, le gouvernement Legault a plus que jamais les moyens de mieux répondre aux besoins des familles québécoises qui nécessitent plus de places en CPE et de meilleurs services grâce au personnel qualifié», conclut Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

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Le gouvernement doit soutenir le personnel des CPE https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-doit-soutenir-le-personnel-des-cpe/ Mon, 07 Dec 2020 11:37:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=77695 Pour la CSN, les travailleuses des CPE doivent pouvoir accéder à des absences payées lorsqu’elles sont en attente du résultat d’un test COVID. C’est loin d’être toujours le cas en ce moment et c’est pourquoi des manifestations se tiennent partout au Québec aujourd’hui.

Depuis le début de la crise, elles doivent piger dans leur banque personnelle de congés de maladie ou dans leurs journées de vacances lors de périodes d’isolement imposées par la Santé publique ou par l’employeur, lorsqu’il y a des symptômes, ou encore lorsqu’elles sont en attente du résultat d’un test COVID. Dans un sondage mené par la CSN auquel 5200 membres de CPE ont répondu en novembre dernier, près de 25 % des éducatrices avaient déjà été testées pour la COVID et près de 80 % de ces dernières ont utilisé leur banque personnelle ou ont dû prendre un congé sans solde durant l’attente du résultat.

Il y a donc un risque qu’une travailleuse choisisse de taire des symptômes bénins afin d’éviter les conséquences financières pour sa famille. Selon une étude de la Direction de la santé publique de Montréal sur les cas de COVID survenus du 26 août au 30 septembre, la présence de personnes symptomatiques dans les services de garde éducatifs était le deuxième plus important facteur de transmission.

« Il est inadmissible que le ministère de la Famille ne finance pas de congés rémunérés pour l’isolement préventif, car celui-ci sert à diminuer le risque de transmission dans les CPE », affirme Jacques Létourneau, président de la CSN.

« On prend un risque inutile en forçant des travailleuses à faire un choix déchirant lorsqu’elles n’ont plus de jours dans leur banque de congés de maladie ou dans leurs journées de vacances. Il n’est pas normal que le personnel des CPE doive en payer le prix pour le bien collectif », affirme Stéphanie Vachon, nouvelle responsable du secteur des CPE à la FSSS–CSN. Cette dernière rappelle que les membres du personnel du réseau de l’éducation peuvent compter sur le maintien de leur rémunération en cas d’isolement préventif lié à la COVID. « Le personnel des CPE est injustement traité », affirme Stéphanie Vachon.

On sait qu’il y a plusieurs cas de COVID dans les CPE du Québec. Contrairement aux écoles, il n’y a cependant pas de compilation officielle des cas dans les CPE, ce qui contribue à l’inquiétude du personnel. Un sondage de l’INSPQ montre d’ailleurs que les répondants dans les écoles primaires et les services de garde éducatifs sont plus anxieux et inquiets par rapport au coronavirus que la population en général.

Personnel épuisé et manque d’écoute
Alors que le personnel des CPE est déjà épuisé, la récente annonce de l’interdiction des réunions de famille pour les Fêtes a eu l’effet d’une nouvelle douche froide. Le gouvernement aurait pu prévoir la fin du service habituel en même temps que la fermeture hâtive des écoles. « Que ce soit au sujet des congés en raison de la COVID ou concernant d’autres aspects, l’imposition de décisions sans consultation contribue à miner le moral des travailleuses des CPE. Le ministre Lacombe doit absolument reprendre les rencontres courantes avec ses partenaires qui ont pris fin en août dernier », insiste Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN.

« Le gouvernement doit donner un coup de barre pour rassurer le personnel des CPE du Québec et envoyer un signal fort afin d’éviter que plus de travailleuses ne quittent nos CPE », conclut Lucie Longchamps.

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Le gouvernement abandonne les services de garde en milieu familial https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-abandonne-les-services-de-garde-en-milieu-familial/ Wed, 10 Jun 2020 11:00:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=75953 Le découragement est total chez les responsables de service de garde (RSG) en milieu familial, alors qu’un seul constat peut être tiré des dernières offres du ministère de la Famille : le réseau est tout simplement abandonné. C’est le sentiment que partagent les 3000 RSG affiliées à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), alors qu’elles annoncent la tenue d’une grève nationale, le 18 juin prochain.

Le réseau s’effondre progressivement

Depuis le début de l’année, des centaines de femmes ont décidé de cesser leurs activités et fermer. Pour la majorité d’entre elles, c’est le manque de reconnaissance de leur travail qui les a poussées à bout.

« Sur le terrain, on le constate, c’est le découragement total. Nous faisons près de 60 heures par semaine et toute proportion gardée, nous gagnons moins que le salaire minimum. Pour soutenir notre réseau, nous avons eu l’extravagante idée de demander une rémunération comparable à une éducatrice en CPE non formée et au premier échelon salarial ! On ne demande pas de privilège, on demande l’équité, car nous travaillons très fort quotidiennement pour offrir des milieux de qualité et pour répondre aux exigences du gouvernement. Le 18 juin, nous ferons donc la grève pour dénoncer l’attitude de fermeture totale du gouvernement. On se demande même s’il ne souhaite pas la disparition du réseau », explique Karine Morisseau, porte-parole des RSG de la CSN.

Une infrastructure socioéconomique menacée

Chaque matin, le réseau des services de garde en milieu familial accueille plus de 90 000 enfants et aide autant de parents qui peuvent compter sur une conciliation travail-famille qui répond à leurs besoins.

Pour Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS–CSN, « il s’agit d’une des plus importantes infrastructures socioéconomiques que nous avons collectivement. C’est un réseau qui joue un rôle crucial dans l’accès au marché du travail pour les parents du Québec. C’est un réseau qui favorise le développement des tout-petits. C’est aussi un réseau soutenu par des femmes qui font face à un choix complètement indigne : cesser de travailler ou continuer à s’appauvrir en acceptant l’offre du ministère de la Famille », ajoute-t-elle.

Le Ministère propose ainsi une augmentation de la rémunération sous l’inflation. En d’autres termes, les RSG devront elles-mêmes combler l’écart entre la hausse du coût de la vie et la hausse minime de leur rémunération.

« Les exigences du Ministère ne cessent d’augmenter, les tâches s’ajoutent et nous répondons à l’appel. Par contre, il est grand temps que notre travail soit valorisé à hauteur de nos efforts. Pour cela, le Ministère doit bonifier notre rémunération », conclut Karine Morisseau.

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La FSSS-CSN soutient la volonté de la commission d’agir rapidement https://www.csn.qc.ca/actualites/la-fsss-csn-soutient-la-volonte-de-la-commission-dagir-rapidement/ Thu, 19 Dec 2019 16:47:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=73268 Appliquer les recommandations préliminaires : le premier test gouvernemental
Dans ses recommandations préliminaires, la Commission vise à renforcer des programmes existants en misant davantage sur la prévention et les services de première ligne. « C’est une sage décision de la commission, selon Jeff Begley, président de la FSSS-CSN. Comme la présidente de la commission l’a noté lors de sa conférence de presse, le Québec a déjà été un exemple à suivre en matière de prévention. Malheureusement, les coupes des dernières années et la création des CISSS et des CIUSSS a mis à mal notre expertise en prévention et a atteint les services offerts aux jeunes vulnérables ».

Pour la FSSS-CSN, la vision globale adoptée par la commission est la voie à suivre si Québec veut agir le plus tôt possible dans la vie des enfants. C’est le cas de la déclaration de grossesse obligatoire, où nous devrons par contre avoir en place les ressources nécessaires pour faire un suivi rapide, une fois la déclaration acheminée au CLSC. Il en va de même pour les recommandations qui visent à utiliser les services de garde éducatifs comme les CPE ainsi que ceux des organismes communautaires. Miser sur la prévention dès la naissance et pendant les premières années si importantes au développement de l’enfance est un passage obligé. Une meilleure utilisation de programme des services intégrés en périnatalité et petite enfance pour les familles vulnérables est un complément essentiel à ces recommandations. Finalement, la recommandation de mieux soutenir le passage à la vie adulte dès l’âge de 16 ans est une voie à suivre.

« Nous incitons fortement les ministres Carmant et McCann de tout faire pour mettre en application ces recommandations. Leur réaction sera le premier test du gouvernement. S’il veut vraiment agir sur la question des jeunes vulnérables, il doit permettre aux intervenant-es de venir parler à la commission et appliquer ces premières recommandations. Nous suivrons de près la suite des travaux cet hiver et nous avons l’intention de participer activement », poursuit Jeff Begley.

Aller plus loin pour régler le problème de fond
Selon la FSSS-CSN, il faudra être en mesure d’aller encore plus loin pour régler les problèmes des DPJ. La FSSS-CSN a récemment sondé le personnel du réseau sur l’offre de services sociaux et c’est 82% des répondant-es qui indiquent que les services sociaux ont écopés de la réforme Barrette.

Outre les recommandations visant à améliorer les services existants, la FSSS attire l’attention sur deux solutions incontournables pour améliorer la situation :

  1. Mettre fin au manque à gagner cumulatif des centres jeunesse depuis 2013-2014 de plus de 300 millions de dollars ;
  2. Revoir l’organisation du réseau pour miser sur une gestion décentralisée dédiée à la mission jeunesse et une meilleure complémentarité des services.

« Je comprends que la commission ne se soit pas concentrée sur l’organisation du réseau dans ses recommandations préliminaires. Mais la création des CISSS et CIUSSS est pointée du doigt par tout le monde à raison et il faudra faire quelque chose plus tôt que tard. Noyer la mission jeunesse dans des méga-établissements n’a rien entraîné de bon pour les jeunes vulnérables. Il ne sert à rien de poursuivre l’expérience plus longtemps », de conclure Jeff Begley.

À propos de la FSSS-CSN
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 110 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

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Un recul de plus https://www.csn.qc.ca/actualites/un-recul-de-plus/ Wed, 27 Jun 2018 16:10:46 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68266 À la suite de l’annonce, ce matin, du ministre de la Famille concernant l’implantation de projets pilotes de haltes-garderies, la CSN souhaite dénoncer la création de ce réseau en marge. « Avec ce programme, le gouvernement crée un réseau parallèle, distinct, alors qu’il aurait été possible de l’intégrer aux réseaux publics déjà en place », a noté d’entrée de jeu la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève.

Le ministre Fortin annonçait, ce matin à Sherbrooke, la mise en place de projets de haltes-garderies afin d’améliorer l’offre d’activités de garde pour les travailleurs et les parents étudiants. S’adressant aux groupes communautaires, le gouvernement leur propose d’offrir des services de halte-garderie, parallèlement au réseau des CPE et des RSG offrant des services de gardiennage les soirs, les fins de semaine et les nuits.

« Bien que nous reconnaissons qu’un tel besoin existe et qu’il faut y répondre, ces nouvelles haltes-garderies constituent des services à rabais, encadrés par très peu de règlementation. Il n’y aura pas d’exigence de formation pour le personnel et pas de programme éducatif. Il s’agit essentiellement de services de gardiennage. Rappelons que des CPE ont déjà la possibilité d’offrir ce type de service. Il aurait été opportun, selon nous, d’analyser les offres existantes avant d’aller plus loin », a noté Véronique De Sève.

Ces projets pourront bénéficier d’une subvention maximale de 75 000 $ par année, ce qui est nettement insuffisant. « On peut se demander quelles seront les conditions de travail des femmes qui y travailleront et de quelle hauteur sera la qualité du matériel éducatif qu’on y retrouvera, a questionné Mme De Sève. Ce dont le secteur communautaire a besoin, ce n’est pas d’une multiplication du financement à la pièce et irréaliste, mais d’un financement adéquat récurrent. Ce dont les familles ont besoin, ce sont des services éducatifs cohérents et de qualité, tout au long du parcours de leurs enfants. »

Nier l’expertise
Les avantages offerts par les CPE et le milieu familial reconnu par un bureau coordonnateur ne sont plus à prouver : toutes les études démontrent la supériorité des CPE par comparaison aux garderies commerciales, qu’elles soient subventionnées ou non. La même supériorité est observable chez les responsables en services de garde (RSG) en milieu familial reconnus par un bureau coordonnateur, par rapport à la garde d’enfants à domicile qui n’est pas régie par la loi. « En mettant sur pied son projet pilote, le ministre Fortin vient ni plus ni moins nier ces faits, notamment l’expertise détenue par les travailleuses de ces réseaux. Ces éducatrices offrent le meilleur grâce à des méthodes éducatives fondées sur le développement global de l’enfant, sa stimulation, l’éveil de tout son potentiel et sa socialisation par le jeu. Elles s’assurent du développement de ses habiletés psychomotrices et langagières, de sa créativité, de son autonomie, de sa capacité à résoudre les conflits et de son bien-être général. Tous les enfants devraient pouvoir en bénéficier. »

Finalement, en octroyant des sommes — même insuffisantes — à ce réseau parallèle, le ministre Fortin perpétue l’inadéquation du financement des réseaux des CPE et du milieu familial reconnu par un bureau coordonnateur. « C’est dans ces réseaux que l’argent du gouvernement doit être investi. Pas dans le privé et pas dans des projets pilotes de gardiennage », a conclu Véronique De Sève.

À propos
La CSN représente près de 300 000 travailleuses et travailleurs regroupés dans quelque 2000 syndicats présents dans tous les secteurs d’activité. La CSN est la plus grande organisation dans le secteur de la santé et des services sociaux.

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Vote massif en faveur de la grève (94%) https://www.csn.qc.ca/actualites/cpe-vote-massif-en-faveur-de-la-greve-94/ Mon, 02 Oct 2017 14:37:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=64250

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Échec des politiques austères du gouvernement Couillard https://www.csn.qc.ca/actualites/lechec-des-politiques-austeres-du-gouvernement-de-philippe-couillard/ Tue, 06 Dec 2016 15:56:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=57380 « Il est urgent de rétablir les principes d’universalité et d’accessibilité aux services de garde de qualité pour tous les enfants, et de poursuivre le développement des places en CPE et en milieu familial régi », a affirmé Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, à l’occasion de la tournée de la Commission sur l’éducation à la petite enfance menée par l’Institut du Nouveau Monde (INM) qui se tient jusqu’à demain à Montréal.

Diffusion de la consultation de la Commission sur l’éducation à la petite enfance

Diffusion de la consultation de la Commission sur l’éducation à la petite enfance

La CSN a présenté son mémoire sur l’état de dégradation des services de garde éducatifs en centres de la petite enfance (CPE) et en milieu familial régi, qui desservent près de 200 000 enfants. Selon Véronique De Sève : « Pendant que des parents paient davantage en raison de la hausse tarifaire fixée selon le revenu familial, le personnel fait tout en son pouvoir pour offrir des services de garde de qualité malgré les impacts des compressions budgétaires de plus de 300 millions de dollars imposées depuis trois ans. Pourtant, poursuit-elle, le gouvernement a récemment annoncé avoir fait des surplus budgétaires de 3,7 milliards de dollars pour l’année 2015-2016 et de 1,7 milliard pour les six premiers mois de l’année en cours. C’est tout à fait scandaleux et irresponsable ! »

Photo : Michel Giroux

Photo : Michel Giroux

Pendant ce temps, observe la centrale syndicale, le gouvernement Couillard a choisi clairement de favoriser et d’encourager le développement des garderies commerciales, dont la part dans la distribution des places disponibles a plus que doublé, passant de 16 % à 34 % en quelques années. « Ce choix en faveur des garderies commerciales et l’absence de réinvestissements dans les services de garde éducatifs démontrent que son objectif n’est pas d’atteindre l’équilibre budgétaire, mais de revoir le rôle de l’État québécois, la nature même des services publics et des services de garde. Et ce n’est pas l’injection non récurrente de quelque 90 millions depuis l’an dernier, dont 30 millions cette année, qui va régler les problèmes de sous-financement chronique », a renchéri Véronique De Sève.

Jacques Létourneau, président de la CSN et père de trois enfants ayant fréquenté pendant des années les services de garde éducatifs, a ajouté : « Comme père et parent utilisateur, j’ai eu la chance de fréquenter les services de garde éducatifs il y a quelques années. Ils ont permis à mes enfants de se développer à leur mieux dans un environnement sain, stimulant et formateur. Et c’est ce que tendent à démontrer diverses études sur les impacts positifs des services subventionnés et régis sur les enfants. On ne peut pas laisser aller un si beau joyau. »

Diffusion de la consultation de la Commission sur l’éducation à la petite enfance

Diffusion de la consultation de la Commission sur l’éducation à la petite enfance

Outre une hausse massive du financement et le retour à la tarification universelle, la CSN propose que soit offerte aux familles à faible revenu la gratuité des services de garde alors qu’actuellement, elles doivent assumer la moitié des frais. Cette mesure peu coûteuse en regard du financement des services de garde et des surplus budgétaires récents permettrait à leurs enfants de fréquenter à temps complet les services de garde de qualité sans alourdir leur budget familial.

Par ailleurs, la CSN se dit très heureuse d’avoir pu participer à la consultation de la Commission sur l’éducation à la petite enfance, une initiative développée par l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE). Plusieurs syndicats représentant des travailleuses et des travailleurs en CPE et des responsables en service de garde en milieu familial (RSG) ont également été très actifs lors de cette tournée réalisée dans 14 villes du Québec depuis octobre dernier. Ces consultations publiques ont permis de mieux faire connaître les effets concrets des politiques austères du gouvernement libéral sur les services dispensés.

Photo : Michel Giroux

Photo : Michel Giroux

Depuis près d’un an, la CSN mène une campagne de sensibilisation et de mobilisation auprès des parents et de la population sous le thème Un réseau qui fait grandir! Plusieurs manifestations ont eu lieu dans les derniers mois, dont deux se sont déroulées le 3 décembre dernier devant les bureaux du député et premier ministre Philippe Couillard à Saint-Félicien et à Montréal. Près de 80 000 cartes postales signées par la population y ont été déposées.

À propos de la CSN

La CSN représente plus de 11 000 travailleuses et travailleurs provenant de 400 CPE, et 3 200 responsables de service de garde en milieu familial. Elle représente aussi une forte proportion des enseignantes et des enseignants de niveau collégial en techniques d’éducation à l’enfance. Plus globalement, la CSN regroupe plus de 325 000 membres syndiqués provenant tant des secteurs privé que public.

 

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Saccage du réseau des services de garde éducatifs https://www.csn.qc.ca/actualites/saccage-du-reseau-des-services-de-garde-educatifs/ Mon, 05 Dec 2016 03:54:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=57367

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80 000 cartes postales remises au PM Couillard en faveur d’un réinvestissement massif https://www.csn.qc.ca/actualites/des-milliers-de-cartes-postales-remises-au-premier-ministre-en-faveur-dun-reinvestissement-massif/ Sat, 03 Dec 2016 18:00:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=57348 Le gouvernement du Québec doit enfin écouter le cri du cœur de dizaines de milliers de parents et de travailleuses et travailleurs des services de garde en centres de la petite enfance, en milieu familial régi et en milieu scolaire. Il doit réinvestir massivement pour assurer le développement des services de qualité dispensés à près de 400 000 enfants. C’est l’essentiel du message livré aujourd’hui par des manifestants venus déposer des dizaines de milliers de cartes postales aux bureaux de Philippe Couillard, à Montréal, tout comme à Saint-Félicien. (Voir la vidéo)

Saint-Félicien, photo : Jeannot Lévesque

Saint-Félicien, photo : Jeannot Lévesque

Au total, près de 80 000 cartes postales ont été signées par la population et les travailleuses et travailleurs de toutes les régions depuis le lancement de la campagne de la CSN Un réseau qui fait grandir, le 28 février dernier. De ce nombre, 25 000 cartes ont déjà été déposées à l’Assemblée nationale, le 15 mars dernier, pour réclamer du gouvernement un changement de cap.

Montréal, photo : Michel Giroux

Montréal, photo : Michel Giroux

« Le premier ministre Philippe Couillard doit se montrer sensible à cette démarche qui a permis de rejoindre un à un des parents, des salarié-es, des spécialistes et des personnalités de tous horizons et ce, dans toutes les régions, affirme Jacques Létourneau, président de la CSN. Tous réclament la fin de la modulation des tarifs selon le revenu familial, l’arrêt des compressions budgétaires récurrentes de dizaines de millions de dollars et un réinvestissement significatif dans le réseau des services de garde. Deux années d’austérité ont permis au gouvernement d’engranger des surplus de 3,7 milliards de dollars en 2016, dont 1,5 milliard dédiés au Fonds des générations. Il a donc amplement les marges de manœuvre pour remettre le réseau sur ses rails. »

Jacques Létourneau, président de la CSN, Montréal, photo : Michel Giroux

Jacques Létourneau, président de la CSN, Montréa,l photo : Michel Giroux

Un choc tarifaire déplorable

La CSN rappelle que le gouvernement a imposé, le 1er avril 2015, des hausses tarifaires additionnelles et indexées annuellement aux parents fréquentant un service de garde régi à contribution réduite pour un total de 160 millions de dollars par année, tout en mettant ainsi en cause l’universalité et l’accessibilité aux services de garde. En milieu scolaire, la contribution a aussi augmenté, en plus d’une hausse du coût des activités pédagogiques.

Un parti pris pour les garderies commerciales

Au fil des ans, la CSN constate que les gouvernements libéraux successifs ont mis en place des mesures pour favoriser le développement de garderies commerciales : pour certaines, en leur accordant davantage de places à contribution réduite et, pour d’autres, par le biais de la bonification du crédit d’impôt versé aux parents pour frais de garde. En 2003, ces garderies privées représentaient 16 % du total des places, contre 35 % aujourd’hui.

Saint-Félicien, photo : Jeannot Lévesque

Saint-Félicien, photo : Jeannot Lévesque

 Des compressions inadmissibles

Les compressions de 300 millions de dollars imposées depuis 2014 font très mal aux enfants et aux travailleuses et travailleurs. En CPE : diminution des heures consacrées à l’alimentation, à la désinfection et à l’entretien sanitaire, à l’accompagnement des enfants aux besoins spécifiques ainsi que le non-remplacement du personnel. En milieu familial régi : baisse des ressources dédiées à l’aide pédagogique et à l’aide aux enfants ayant des besoins spécifiques. En milieu scolaire : réduction des achats de matériel ainsi que du temps de planification et de préparation au détriment de la diversité des activités des enfants.

Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, Saint-Félicien, photo : Jeannot Lévesque

Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, Saint-Félicien, photo : Jeannot Lévesque

À bout de souffle !

« Ça ne peut plus continuer ! lancent en cœur Louise Labrie, représentante du secteur des CPE, Julie Legault, du Syndicat des responsables en service de garde (RSG) en milieu familial de l’Outaouais, toutes deux de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), et Gabrielle Messier, du Syndicat du soutien scolaire Chemin-du-Roy affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Tout le monde est à bout de souffle tellement on nous oblige à faire beaucoup plus avec beaucoup moins. C’est sans compter les impacts extrêmement négatifs sur la santé physique et psychologique de nos travailleuses et de nos travailleurs de même que pour les RSG qui, dans bien des cas, sont contraintes d’abandonner leur service de garde pour aller au secteur privé. »

Montréal, photo : Michel Giroux

Montréal, photo : Michel Giroux

À propos de la CSN

Quelque 11 000 travailleuses et travailleurs en CPE ainsi que 3200 RSG reconnues sont membres de la FSSS–CSN. Plus de 8000 éducatrices en service de garde en milieu scolaire sont représentées par la FEESP–CSN. Plus globalement, la Confédération des syndicats nationaux compte plus de 325 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité.

 

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La réussite éducative au cœur des actions de la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/la-reussite-educative-au-coeur-des-actions-de-la-csn/ Thu, 01 Dec 2016 18:54:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=57276 La CSN participe activement à la consultation sur la réussite éducative qui se déroule actuellement et jusqu’à demain au Centre des congrès de Québec. Cette rencontre nationale vient clore une série de consultations initiées par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Sébastien Proulx.

Consultations publiques sur la réussite éducative | Photo : Clément Allard

Consultations publiques sur la réussite éducative
Photo : Clément Allard

« Pour nous à la CSN, affirme Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, il est primordial d’être présents à ce forum en raison des enjeux majeurs soulevés dans le cadre des discussions sur l’atteinte du plein potentiel de tous les élèves,  sur le contexte favorisant le développement, l’apprentissage et la réussite éducative, de même que sur le rôle et la place de tous les partenaires autour de ces enjeux. »

Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, participe à la consultation publique. | Photo : Clément Allard

Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN, participe à la consultation publique.
Photo : Clément Allard

La CSN est l’une des organisations syndicales les plus représentatives dans le secteur de l’éducation avec plus de 22 000 travailleuses et travailleurs en services de garde en centres de la petite enfance, en milieu familial régi et en milieu scolaire. Elle regroupe également la majorité des enseignantes et des enseignants de niveau collégial et universitaire.

 Suivre en direct sur YouTube »

 

 

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Mettre fin au saccage de nos services de garde éducatifs https://www.csn.qc.ca/actualites/manif-services-de-garde-educatifs-3-decembre-2016/ Thu, 24 Nov 2016 14:17:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=57164 reseau-qui-fait-grandir-manif-2016-12-03

Le 3 décembre, manifestons pour réclamer du gouvernement la fin du saccage et le renforcement de notre réseau de services de garde éducatifs, un joyau envié dans le monde.

Malgré des surplus de 3,6 milliards de dollars cette année, le gouvernement de Philippe Couillard impose toujours ses politiques d’austérité aux parents utilisateurs et aux travailleuses et travailleurs des services de garde éducatifs à contribution réduite en CPE, en milieu familial régi et en milieu scolaire. Conséquences : les familles ont de la difficulté à payer la facture alors que les centres de la petite enfance, les services de garde en milieu familial régi et en milieu scolaire vivent durement les contrecoups des hausses tarifaires. En outre, leur capacité à offrir des services de qualité accessibles à tous les enfants se voit minée par les compressions récurrentes de dizaines de millions de dollars. Nous vous invitons à communiquer avec le conseil central de votre région pour les horaires des autobus.

Saint-Félicien: à 11 h 30, Carrefour Saint-Félicien, 1140 boul. Saint-Félicien

Montréal: à 13 h, Carré Saint-Louis (angle Saint-Denis et du Square-Saint-Louis). Métro Sherbrooke

Signalez votre participation sur Facebook :

Saint-Félicien | Carrefour Saint-Félicien
Montréal | Carré Saint-Louis métro Sherbrooke

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Un diachylon sur une plaie ouverte https://www.csn.qc.ca/actualites/un-diachylon-sur-une-plaie-ouverte/ Tue, 22 Nov 2016 15:22:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=57106 Bien que la CSN accueille favorablement tout investissement dans le réseau des services de garde éducatifs, elle considère que le gouvernement devrait faire preuve de modestie après avoir procédé à un véritable démantèlement du réseau. Notons que dans le cadre du lancement de la Grande semaine des tout-petits, le ministre Sébastien Proulx a annoncé un investissement de 30 millions de dollars dans les CPE et les services de garde en milieu familial.

La CSN rappelle qu’avant de procéder à ce réinvestissement, le gouvernement a imposé des compressions de l’ordre de 300 millions de dollars, et ce depuis 2014. « C’est indécent, on sabre avec acharnement et de façon aveugle un réseau qui a fait ses preuves et après, on redonne des miettes, s’indigne Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. Est-ce que le ministre espère qu’on va applaudir ? »

Le réseau des services de garde éducatifs en CPE, en milieu familial et en secteur scolaire a besoin d’un financement stable et adéquat. « On ne construit pas un réseau efficace en fonction d’un agenda électoral. Il faut que le gouvernement s’engage dans la voie d’un financement récurrent qui assure l’accessibilité et la qualité des services offerts », plaide Véronique De Sève.

C’est entre autres pour ces raisons que la CSN tient à démontrer sa détermination en faveur des services de garde éducatifs en CPE, en milieu familial et en secteur scolaire, en organisant deux grandes manifestations, à Montréal et à Saint-Félicien, le 3 décembre prochain. Elle y convie l’ensemble de la population interpellée par l’avenir des services de garde éducatifs.

Grandes manifestations à Montréal et à St-Félicien

Grandes manifestations à Montréal et à St-Félicien

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