Vieillissement – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 07 Mar 2023 15:44:17 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Vieillissement – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Augmentation des frais en RPA : un autre pas vers un système à deux vitesses https://www.csn.qc.ca/actualites/augmentation-des-frais-en-rpa-un-autre-pas-vers-un-systeme-a-deux-vitesses/ Tue, 31 Jan 2023 15:27:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87873 La fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) joint sa voix aux détracteurs du projet de règlement qui prévoit de réviser les critères de fixation du loyer dans les résidences privées pour aîné-es (RPA). Ce qui est proposé par la CAQ est l’ajout de frais pour des services qui devraient être assumés par le secteur public via les soins à domicile.

Dans le projet de règlement, on peut lire que ce changement pourrait se traduire par une augmentation des revenus pour les propriétaires de RPA, mais qu’en contrepartie, cette mesure augmenterait les dépenses des résidents. « Ce que propose la CAQ, c’est ni plus ni moins que l’appauvrissement des aîné-es, ce n’est pas acceptable. Cela aura des conséquences sur plusieurs d’entre eux et sur leurs familles qui devront reconsidérer leur choix et trouver d’autres lieux d’hébergement. Les RPA ne devraient avoir que le volet locatif et d’amusement pour les ainé-es qui en ont les moyens, mais la partie soins revient au réseau public et ne devrait pas être une occasion d’affaires » de se prononcer Lucie Longchamps, vice-présidente de la FSSS-CSN responsable des secteurs privés.

Le projet de règlement gouvernemental veut permettre des hausses dans le coût des soins de santé offerts aux résidentes et aux résidents. Pour Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN « Le gouvernement se déresponsabilise de devoir donner des services qui devraient être assumés par le secteur public. Ça ouvre la porte à une explosion des coûts, mais là, la facture sera refilée à celles et ceux qui peuvent se le payer. C’est un message clair que nous envoie le gouvernement : il poursuit dans sa logique néolibérale de privatisation en ajoutant une autre pierre sur le chemin d’un système de santé à deux vitesses et tant pis pour ceux qui n’ont pas les moyens. »

La politique canadienne de la santé vise à faciliter un accès satisfaisant aux services de santé, sans obstacle d’ordre financier ou autre. En somme, la santé est un droit et si l’on ne veut pas que le secteur public reste l’enfant pauvre du système, il faudra investir rapidement dans les services de soins à domicile, surtout considérant le vieillissement de la population. C’est ce que martèlent les différentes recommandations à ce sujet et c’est ce qui devrait être mis de l’avant.  C’est la seule manière d’assurer un accès équitable aux soins et aux services à l’ensemble de la population, incluant aux personnes qui vivent en RPA.

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Pour réaliser les maisons des aîné-es, il faut d’abord investir dans le personnel https://www.csn.qc.ca/actualites/pour-realiser-les-maisons-des-aine-es-il-faut-dabord-investir-dans-le-personnel/ Thu, 28 Nov 2019 14:26:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72979 Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), il faut d’urgence investir pour améliorer les conditions de travail et salariales du personnel du réseau si nous voulons réaliser le projet de maison des aîné-es.

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, a donné plus de détails hier sur la vision gouvernementale du projet de maison des aîné-es. Si la FSSS-CSN réclame depuis longtemps une amélioration des conditions de vie des usagères et usagers des CHSLD, elle s’inquiète néanmoins de la qualité des soins qui pourra être prodiguée dans ces maisons si le gouvernement ne s’attaque pas d’urgence aux problèmes vécus par le personnel du réseau. Après le sous-financement dans le réseau dans les dernières années, l’annonce de ces investissements est bienvenue. Mais pour la FSSS-CSN, le gouvernement doit s’assurer d’investir dans les infrastructures et dans le personnel.

De plus, ce projet doit être complété d’un plan rigoureux et sérieux de prise en charge des pertes d’autonomies liées au vieillissement, ce qui passera nécessairement par le développement de beaucoup plus de places d’hébergement que ce qui est actuellement prévu, mais surtout par le développement massif des soins à domicile.

Dans une étude dévoilée récemment, la FSSS-CSN indiquait que 74 % des préposé-es aux bénéficiaires (contre 18 % des autres salarié-es québécois) vivent une détresse psychologique élevée alors que le réseau de la santé et des services sociaux traverse une crise inégalée. Cela n’est certainement pas étranger aux effets négatifs de la réforme Barrette sur le quotidien du personnel et au manque à gagner des établissements du réseau qui se chiffre maintenant à 9 milliards depuis 2013-2014.

« Le projet de maison des aîné-es commence à se dessiner. Si par ce projet le gouvernement veut miser sur le réseau public pour donner de meilleurs soins aux aîné-es et aux personnes handicapées, tant mieux. Mais la question qui se pose, c’est comment va-t-on trouver du personnel pour travailler dans ces maisons ? Dans les conditions actuelles et avec la crise de surcharge qui se poursuit, ça ne sera pas facile. Et malheureusement, force est de constater que le gouvernement n’a pas annoncé bien des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail et salariales du personnel du réseau jusqu’à maintenant. C’est pourtant le passage obligé pour parvenir à réaliser tout projet d’envergure dans le réseau », explique Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

À propos de la FSSS-CSN
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) compte plus de 110 000 membres dans les secteurs publics et privés. La FSSS est la plus grande organisation syndicale dans le secteur de la santé et des services sociaux et dans les services de garde. La FSSS-CSN agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

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La privatisation de la vieillesse https://www.csn.qc.ca/actualites/la-privatisation-de-la-vieillesse/ Fri, 04 Oct 2019 14:59:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72333 De 8 % en 1971, la proportion de personnes âgées au Canada (65 ans et plus) est passée à 17 % en 2018. Le vieillissement de la population n’est pas un fait nouveau et ces chiffres n’étonneront personne. Or, dans le sillon de ce fait démographique, se faufile une lucrative occasion d’affaires avec l’augmentation constante de cette clientèle. Déjà, dans les coulisses du libéralisme, les chasseurs de marges bénéficiaires et de taux de rendement trépignent d’impatience et s’activent à saisir l’opportunité que leur tend la « main invisible du marché » : le prometteur secteur des centres d’hébergement privés (CHP).

Pour s’en faire une idée, il suffit de mettre en relief le vieillissement de la population avec les investissements prévus afin de construire de nouveaux CHP. Selon les estimations du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), environ un milliard de dollars seront consacrés annuellement à la construction de nouvelles résidences au cours des 20 prochaines années. Dit autrement, il faudra construire 6000 logements par an pour répondre à la demande de ce segment de la population.

À ce rythme, ce sont 1000 emplois qui seront créés chaque année, dont la moitié à temps plein. Si l’avenir semble radieux pour les investisseurs, qu’en est-il des travailleuses et des travailleurs du milieu ? Qu’en est-il des usagers, dont la plupart ont 75 ans et plus ?

Des conditions de travail difficiles
Réunis autour de la même table, Gilles Gagné, Guy Trichard et Marlène Ross, tous à l’emploi d’un CHP depuis plus de 20 ans, en ont long à dire sur les conditions de travail qui caractérisent le secteur.

C’est le Far West dans notre milieu. On parle beaucoup de temps supplémentaire obligatoire (TSO) dans le secteur public, mais nous vivons exactement la même réalité. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg, car en matière de conditions de travail, il reste beaucoup à faire et nous allons continuer à nous battre », explique Gilles Gagné.

Illustration d'un homme d'affaire qui vole de l'argent des poches d'un ainé

Illustration : Alain Reno

Son cri du cœur, il faut le mettre en contexte. Depuis des années, le milieu s’organise et mène d’importantes batailles, notamment pour l’obtention d’un salaire digne à l’embauche. L’objectif de 15 $ l’heure demeure présent, mais se heurte à l’intransigeance des propriétaires. « On se bat pendant des mois, voire des années, pour des augmentations de 0,25 $, 0,50 $, et ensuite les employeurs rechignent à les indexer aux hausses du salaire minimum », ajoute-t-il. Il faut savoir qu’en CHP, la moyenne salariale oscille aux alentours de 13 $ l’heure. Un taux qui est bien en deçà du salaire horaire de 15,10 $ considéré comme viable pour vivre décemment au Québec selon une étude de 2016.

Les CHP ont-ils les moyens de verser des salaires décents ? Le Point syndical a posé la question à Anne Plourde, chercheuse à l’Institut de recherches et d’informations socio-éco­nomiques (IRIS), qui s’est tout récemment penchée sur la question. Sa réponse est sans équivoque : oui.

« D’un point de vue structurel, le secteur change rapidement, on assiste actuellement à une concentration de très grands joueurs au profit de plus petites résidences. C’est un marché très lucratif et il s’organise de plus en plus autour de groupes capables de mobiliser énormément de capital en échange d’une promesse d’investissements stables et lucratifs », affirme-t-elle. Chartwell, Groupe Maurice, Sélection et Cogir sont les visages du nouveau Klondike et leur taux de rentabilité peut atteindre jusqu’à 8 % annuellement.

C’est avec la mine basse et désemparée que Gilles, Guy et Marlène accueillent cette statistique. Un contraste difficile à encaisser pour ceux et celles qui composent quotidiennement avec des conditions de travail peu enviables. « La pénurie de main-d’œuvre affecte aussi notre secteur et c’est une spirale sans fin. Les gens ne sont pas attirés par des salaires de misère, le résultat est que ça crée un énorme problème de roulement de personnel où tout le monde en paie le prix. Le manque de personnel nous oblige à faire du TSO et à cumuler plusieurs tâches, cela génère un climat de travail difficile occasionnant des tensions avec les gestionnaires et nos collègues. Et on ne parle même pas de conciliation travail-famille ! Lorsqu’il manque des employé-es pour assurer la prestation du service, on n’a pas le choix, il faut rester, sinon nous risquons des mesures disciplinaires. Sans compter que la sécurité des résidents nous tient à cœur », affirme Guy Trichard avant d’ajouter : « On constitue une main-d’œuvre précaire et facile à intimider avec tout ce que cela implique pour notre capacité à nous mobiliser et à mener une syndicalisation efficace et durable. »

Quels impacts sur les usagers ?
D’un côté, un marché lucratif de plus en plus investi par une concentration de très grands joueurs mobilisant des milliards de dollars. De l’autre, des travailleuses et des travailleurs précaires qui peinent à faire entendre leur voix. À l’épicentre de la question : les aîné-es.

« Le gouvernement doit se poser plusieurs questions, alors que le vieillissement de la population demeure une réalité aux impacts sociaux et politiques, ajoute Anne Plourde. Avec l’âge, le besoin de recevoir un certain nombre de soins s’accroît, or rien n’indique que nos choix collectifs vont dans le sens d’assurer une accessibilité à ces soins. »

Son assertion n’est pas difficile à illustrer. Les résidences pour aîné-es qui, rappelons-le, accueillent majoritairement une population de 75 ans et plus, participent à une logique pour le moins pernicieuse : transférer au privé la gestion d’une population aux besoins grandissants.

Certes, selon leur situation, les personnes âgées reçoivent différentes allocations et crédits d’impôt, donc de l’argent public, pour répondre à leurs besoins. Une donnée qu’il importe d’ajouter au fait qu’un aîné sur cinq se retrouve en CHP. Les résidences deviennent donc, de facto, les lieux de prestations de certains soins.

Tout est tarifé
Lorsqu’on aborde la question des tarifs, la tablée s’emballe. Les exemples sont nombreux, le constat est le même : cela coûte cher aux aîné-es, avec des conséquences tristes. « Dans mon CHP, le coût pour apporter un repas à l’appartement d’un résident est de 3 $ chaque fois. J’ai reçu récemment l’appel d’une dame aux prises avec des problèmes de motricité et qui ne pouvait pas se rendre à la salle à manger pour quelques jours. Résultat : elle ne pouvait assumer le coût quotidien de se faire apporter son repas trois fois par jour ! Elle m’a affirmé qu’elle s’en passerait », mentionne Marlène Ross.

Imaginez ceci. Votre médecin vous prescrit de mesurer impérativement votre tension artérielle tous les jours pendant une semaine. Coût de cette opération dans certaines résidences ? 12 $ l’acte ou 84 $ pour la semaine. Votre condition ne vous permet pas de mettre vous-même vos bas de contention ? Votre résidence s’en occupe… pour 382 $ par mois.

« C’est peu connu, mais nous sommes sur la première ligne pour le constater, nos aînés sont à risque de vivre de la détresse psychologique en raison de la pression financière. Nous avons vu des résidents entrer dans un trois et demi, changer pour un deux et demi et finir dans un un et demi, faute de moyens. Cela a des impacts », ajoute Gilles Gagné.

Conditions de travail difficiles, secteur investi par de grands groupes financiers, clientèle vulnérable et soumise aux logiques du marché, État qui se fait discret… Il se profile une réalité inquiétante pour laquelle nous devrons nous poser collectivement des questions. Plus tôt que tard.


Exemples de tarifs pratiqués dans certains CHP :

Soins
Bas de contention (pose et retrait)
17 $ / l’acte
382 $ / mois
Distribution de médicaments à l’appartement
12 $ / l’acte
3 fois par jour : 300 $ / mois
Appartement
Changement d’ampoule :
8 $ / l’acte
Installation d’air climatisé :
52 $
Frais d’électricité en extra pour climatiseur :
37 $ / mois

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Investir dans le public pour améliorer les soins https://www.csn.qc.ca/actualites/investir-dans-le-public-pour-ameliorer-les-soins/ Fri, 20 Sep 2019 19:41:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72161 Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), la ministre McCann doit indiquer dès maintenant que les investissements en soutien à domicile du dernier budget seront injectés dans le réseau public pour épauler le personnel surchargé et améliorer les soins aux personnes en perte d’autonomie.

L’annonce gouvernementale de ce matin a permis de mieux comprendre où la ministre McCann entend investir les 280 millions de dollars prévus au dernier budget. La FSSS-CSN constate que cette annonce n’est pas pour l’injection de nouvelles sommes dans les soins à domicile, mais bien seulement pour préciser l’annonce du dernier budget. Pourtant, la situation des derniers mois indique l’urgence d’investir davantage pour améliorer les services aux personnes en perte d’autonomie, aussi bien les soins à domicile que ceux offerts en hébergement public.

Une table ministérielle sur les services aux personnes en perte d’autonomie pour mettre fin à la crise

La FSSS-CSN demande au gouvernement de mettre en place une table gouvernementale pour s’assurer que les sommes aident à mettre fin à la crise du réseau. Une étude que nous avons dévoilée récemment démontre la dégradation des soins à domicile dans le secteur public. C’est plus de 82 % des auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) qui ont vu leur charge de travail s’alourdir depuis le 1er avril 2015.

« Pour les personnes qui reçoivent des soins à domicile, la formule la plus efficace est lorsqu’il y a une équipe qui travaille ensemble pour assurer la cohérence et la qualité des soins. Dans l’annonce du budget au mois de mars et confirmée aujourd’hui, il y a moins de 30 % du budget qui va aller aux équipes multidisciplinaires des CLSC. Nous pensons qu’on va gaspiller une opportunité d’améliorer de façon significative la situation si on ne fait pas plus. Il est encore temps de changer de cap et de mettre toutes les énergies dans notre réseau qui en a tellement besoin », lance Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

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La CSN salue le réinvestissement en soutien à domicile https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-salue-le-reinvestissement-en-soutien-a-domicile/ Tue, 15 May 2018 17:00:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=67615 « Les 95 millions d’investissements supplémentaires en soutien à domicile, annoncés ce matin par le ministre Barrette, devront impérativement servir à renforcer le rôle du secteur public et des équipes interdisciplinaires des CLSC si on souhaite améliorer durablement la situation. Nous saluons cette annonce qui va dans le bon sens et nous en appelons à toutes les directions des établissements pour qu’elles travaillent avec les syndicats afin de réunir les conditions nécessaires à rendre ces emplois plus attrayants afin qu’on puisse pourvoir ces postes et véritablement agir sur les surcharges de travail.»

Jean Lacharité a pris la parole notamment pour plaider en faveur du renforcement du réseau public et dénoncer le recours croissant au minutage des actes en soutien à domicile.

C’est ainsi que le vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jean Lacharité, commente d’investissements faite en marge du Forum sur les meilleures pratiques : usagers, CHSLD et soutien à domicile, qui s’est tenu hier et aujourd’hui, à Québec. La CSN y a plaidé pour une plus grande place du personnel du réseau public dans la recherche de solutions.

Le 24 avril, la CSN tenait un forum provincial sur l’amélioration du soutien à domicile. Des auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS), des travailleuses et travailleurs sociaux, des physiothérapeutes, des ergothérapeutes et des infirmières, notamment, ont pris part à ces échanges. Quant aux pistes d’amélioration à explorer en soutien à domicile, il en est ressorti qu’il faudra :

  • mieux définir l’offre de soins et de services à domicile;
  • investir à la hauteur des besoins;
  • stopper la privatisation;
  • favoriser le travail interdisciplinaire;
  • reconnaître et mieux soutenir les proches aidants.

Pour la CSN, qui a notamment présenté les les faits saillants de son propre forum du 24 avril, les salarié-es qui travaillent en soutien à domicile ont soif de contribuer à améliorer les services. « Les solutions, ils les connaissent, poursuit Jean Lacharité. Leur imposer le minutage des soins et une surcharge de travail est une mauvaise avenue, non seulement pour leur qualité de vie au travail, mais surtout pour la qualité des services auxquels les Québécoises et les Québécois ont droit. De même, la privatisation de ces services nuit à la prévention, car les agences privées de personnel ne font pas partie des équipes interdisciplinaires des établissements comme les ASSS. De plus, cela mine l’objectif d’assurer une continuité dans les soins. »

« Les techniciennes, les techniciens et les professionnel-les qui œuvrent en soutien à domicile vivent une détresse importante. La pression croissante, la surcharge de travail et le manque de moyens adéquats mènent à de l’insatisfaction au travail, car ils voient bien que le réseau public n’arrive pas à assurer à toutes et à tous un niveau de services suffisant pour améliorer leur qualité de vie et prévenir la détérioration de leur état de santé. L’investissement dans le soutien à domicile doit s’accompagner de mesurer structurantes pour enrayer la pénibilité du travail qui nuit à l’embauche et à la rétention des intervenants et intervenantes », ajoute Danny Roy, président du Syndicat des techniciennes, techniciens et professionnèles de la Capitale nationale (FP–CSN).

Relever les conditions de travail
La CSN ne croit pas qu’on pourra favoriser les meilleures pratiques en s’appuyant sur des salarié-es épuisés et mal rémunérés. En soutien à domicile, les travailleuses du secteur privé gagnent à peine plus que le salaire minimum. Dans le secteur public, les ASSS attendent toujours une véritable reconnaissance, car on leur a délégué plusieurs actes ces dernières années sans revoir leur rémunération.

Dans les CHSLD, les mauvaises conditions de travail — salaires, surcharge de travail, horaires compliqués, postes précaires — font en sorte que les établissements peinent à recruter des préposé-es aux bénéficiaires, et ce, malgré l’engagement formel du ministre Barrette. Par ailleurs, il faudra bien reconnaître un jour qu’il manque de places dans les CHSLD.

« Nous partageons le constat selon lequelle les préposés aux bénéficiaires sont au cœur des processus d’amélioration de la qualité dans les CHSLD tout comme les auxiliaires aux services de santé et sociaux le sont dans le soutien à domicile, poursuit le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Guy Laurion. Il importe aussi qu’ils soient placés dans des conditions qui leur permettent d’exercer pleinement leurs compétences, ce qui est souvent difficile, notamment en raison des surcharges de travail. Lorsque le personnel est reconnu et valorisé, et qu’il est appuyé par la direction, sa contribution est souvent de grande valeur en termes d’amélioration de la qualité des soins. »

Avec plus de 100 000 membres en santé et services sociaux, dans toutes les catégories professionnelles, la CSN est l’organisation syndicale la plus représentative du secteur de la santé et des services sociaux, notamment dans le soutien à domicile. Aux côtés de médecins, de cadres et d’usagers, la CSN prône une série de solutions pour remettre le réseau sur ses rails. Ces solutions peuvent être consultées au 15solutions.org.

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La FSSS-CSN réagit fortement aux propos d’Yves Desjardins et de Gaétan Barrette https://www.csn.qc.ca/actualites/la-fsss-csn-reagit-fortement-aux-propos-dyves-desjardins-et-de-gaetan-barrette/ Sun, 30 Apr 2017 17:21:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=59880 Gilles Gagné n’en revient tout simplement pas des propos tenus par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, et par le président du Regroupement québécois des résidences pour aîné-es (RQRA), Yves Desjardins, concernant le manque de personnel dans les résidences privées pour personnes âgées. Le représentant du secteur des centres d’hébergement privés pour aîné-es de la FSSS-CSN juge les commentaires diffusés sur les ondes de RDI d’autant plus ironiques qu’ils ont été exprimés la veille de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs du 1er mai, dont la revendication cette année porte sur le salaire minimum à 15 $.

« Je suis resté bouche bée en les entendant parler de belles opportunités de carrières pour les préposées aux bénéficiaires, affirme-t-il. Tous deux connaissent très bien les raisons du manque de personnel dans les centres pour aînés : le salaire moyen y gravite autour de 12,80 $ l’heure. Celui des préposés aux bénéficiaires se situe très souvent sous les 11 $. À partir de ces simples données, pas besoin de chercher de midi à quatorze heures les raisons pour lesquelles le taux de roulement est aussi élevé. »

À ce sujet, Gilles Gagné souligne que les centres d’hébergement affiliés à la FSSS-CSN sont nombreux à connaître des taux de roulement annuel extrêmement élevés. « On estime que ça tourne, bon an mal an, autour de 50 % du personnel, et souvent même davantage. Dans une résidence de la région de Québec, plus de 90 % des employé-es ont quitté leur emploi au cours de la dernière année ! »

Des grèves multiples
Des négociations battent leur plein depuis des mois dans plusieurs centres d’hébergement affiliés à la FSSS-CSN. « Nous demandons une augmentation de 1,50 $ l’heure sur trois ans. Quand on sait que les propriétaires de la majorité des résidences s’appellent Chartwell, Groupe Savoie, Réseau Sélection ou Cogir, on ne peut pas dire que ce soit exagéré. N’oublions pas qu’il s’agit de favoriser la rétention et d’assurer le bien-être et la sécurité des résident-es ! Pourtant, nous avons dû nous battre et même déclencher la grève dans plusieurs cas. Ce n’est pas normal. »

Le vice-président de la FSSS-CSN, Dany Lacasse, rappelle pour sa part que les travailleuses et travailleurs de la résidence Dollard-des-Ormeaux, qui appartient au Groupe Savoie, ont déposé un avis de grève qu’ils entendent déclencher le 9 mai prochain. « Le propriétaire Eddy Savoie leur refuse l’augmentation de 1,50 $ l’heure demandée. Inutile ici de rappeler la façon odieuse avec laquelle ce milliardaire avait traité la soixantaine d’employés du Manoir Sherbrooke en Estrie, en refusant de leur rembourser les quelque 80 000 $ en primes de soins dentaires qui avaient été retenues sur leur paye. Bien sûr, la CSN avait contesté et obtenu gain de cause dans cette affaire, mais le comportement de l’homme d’affaires est inadmissible. J’invite monsieur Desjardins à rappeler ses membres à l’ordre avant de se présenter en ondes et de faire de telles affirmations. Le ministre Barrette pourrait bien lui aussi prendre une part de responsabilité face à cette situation », conclut Dany Lacasse.

 

 

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Il faut aussi s’attaquer aux causes systémiques https://www.csn.qc.ca/actualites/il-faut-aussi-sattaquer-aux-causes-systemiques-plaide-la-csn/ Tue, 17 Jan 2017 16:13:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=57715 La Confédération des syndicats nationaux croit que des précisions importantes doivent être apportées au projet de loi 115, loi visant à lutter contre la maltraitance envers les aîné-es et toute autre personne en situation de vulnérabilité. Pour la CSN, qui­ représente près de la moitié des salarié-es du réseau public de la santé et des services sociaux, et ce dans tous les titres d’emploi, ce seul projet de loi ne pourra atteindre pleinement ses objectifs si on ne remet pas en cause, en même temps, les causes systémiques du phénomène de la maltraitance. Des représentants de la CSN seront entendus par la Commission des relations avec les citoyens cet après-midi.

 « Pour nous, le projet de loi 115 constitue une avancée nécessaire, explique le vice-président de la CSN, Jean Lacharité. C’est dans cette optique que nous proposons des changements qui en renforceront les éléments essentiels. Nous déplorons toutefois que le projet de loi ne se concentre que sur la maltraitance issue de comportements individuels et qu’il fasse complètement l’impasse sur la maltraitance systémique qui découle de décisions et d’actions politiques ou organisationnelles. C’est un aspect important, voire le plus important, qu’il faudra regarder attentivement pour améliorer la situation ».

Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Photo : Louise Leblanc

Pour la CSN, c’est la pression budgétaire exercée depuis des années sur les établissements, exacerbée par les dernières rondes de compressions, qui fait en sorte qu’on manque de personnel et que celui-ci est en surcharge de travail croissante. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant qu’on assiste aujourd’hui à une certaine déshumanisation des soins et à une incapacité des établissements à répondre adéquatement à tous les besoins des aîné-es et des personnes vulnérables. D’ailleurs l’implantation de pratiques comme le minutage du temps de travail ou la méthode Lean contribue grandement à la déshumanisation des soins. Ce constat, la CSN est loin d’être seule à le dresser. Les derniers rapports du Protecteur du citoyen ainsi que des prises de position de l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec, notamment, abondent en ce sens.

« Ce n’est certainement pas de gaieté de cœur , mais en raison d’un manque de temps et de ressources que le personnel œuvrant auprès des aîné-es ou de personnes vulnérables doit parfois se résoudre à différer l’heure du repas ou de la toilette. Si les travailleuses et les travailleurs ont leur part de responsabilité, l’État ne peut certainement pas ignorer la sienne », illustre le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Guy Laurion.

Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnèles. Photo : Louise Leblanc

« L’embauche de 1150 personnes dans les CHSLD annoncée récemment ne sera pas suffisante pour régler tous les problèmes, vu l’ampleur des besoins, poursuit la présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Ginette Langlois. Il serait grandement temps de mettre de côté l’idéologie et la partisannerie pour dresser le portrait véritable des besoins en ressources dans les services aux aîné-es et aux personnes les plus vulnérables et de trouver les moyens d’y répondre adéquatement. Selon nous, le financement public adéquat des services est un incontournable pour lutter contre la maltraitance. Par ailleurs, l’accès aux ressources d’hébergement, aux services de réadaptation ainsi qu’aux soins à domicile, assurés par du personnel du secteur public, bien formé, est également un aspect important ».

Réserves

Si le projet de loi 115 contient de bons éléments, la CSN émet certaines réserves, notamment quant à deux aspects qui vont au-delà du débat sur la lutte contre la maltraitance.

Sur l’utilisation de caméras de surveillance et d’autres moyens technologiques, la CSN estime que la jurisprudence en la matière et les balises déjà édictées par la Commission de l’accès à l’information du Québec établissent déjà clairement ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Toute intervention du gouvernement devra respecter la charte des droits et liberté et les balises fixées par la jurisprudence.

Par ailleurs, la CSN ne croit pas qu’il soit judicieux de permettre plus généralement la levée du secret professionnel. Actuellement, le secret professionnel ne doit être levé que dans des circonstances exceptionnelles et cet équilibre doit être préservé car il permet aux professionnel-les d’entretenir une relation de confiance avec leur patient, absolument nécessaire pour pouvoir exercer leur profession au meilleur de leur connaissance. Pour la CSN, ce débat dépasse largement le cadre de la discussion sur la maltraitance.

Lire le mémoire →

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Un représentant patronal insulte et bouscule un conseiller syndical https://www.csn.qc.ca/actualites/un-representant-patronal-insulte-et-bouscule-un-conseiller-syndical/ Sat, 10 Dec 2016 11:00:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=57455 Le syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement privés de la région de Québec dénonce le comportement du représentant patronal Marc-André Boivin qui s’en est pris à un conseiller syndical lors d’une grève qui se tenait le
8 décembre dernier. « La scène captée par vidéo et à laquelle plusieurs témoins ont assisté est tout simplement honteuse. Monsieur Boivin, qui est par ailleurs négociateur pour plusieurs autres centres d’hébergement privés au Québec, était en train de dresser des tables, travail qui est réservé aux syndiqués de l’unité d’accréditation. Nul besoin de rappeler que le Code du travail interdit l’utilisation de briseurs de grève pour remplacer un employé en grève ou en lock-out. Un conseiller syndical qui se trouvait sur les lieux par hasard l’a interpellé. M. Boivin a répondu par des insultes et des bousculades. C’est indigne de son rôle à la table de négociation », souligne d’entrée de jeu la présidente du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches, Ann Gingras.

« En tant que représentant de l’employeur, Monsieur Boivin doit trouver un terrain d’entente avec les travailleuses et les travailleurs de la résidence. Or, il agit complètement à l’opposé en provoquant une altercation avec l’autre partie. Une plainte a d’ailleurs été déposée à ce sujet », enchaîne le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Denis Bertrand.

« À l’heure actuelle, les plus bas salariés — serveuses, préposé-es au ménage, aides-cuisiniers — sont payés 12,07 $, alors que certains travaillent depuis plus de 15 ans. Or, ces employées ne demandent que 13,20 $ en 2018 et se heurtent à une fin de non-recevoir de l’employeur. Quel mépris pour celles et ceux qui permettent d’engranger des profits mirobolants; les demandes des employé-es du Manoir sont pourtant loin d’être exorbitantes. Jusqu’à maintenant, 23 résidences sur 42 ont conclu une entente dans la négociation coordonnée, dont de grands joueurs comme Cogir. Le Bâtisseur ne viendra pas nous faire croire qu’il n’en a pas les moyens, lui qui vient d’annoncer un chantier de six millions de dollars pour agrandir la résidence. Quel mépris pour celles et ceux qui lui permettent de tels profits! », s’indigne aussi le représentant du secteur des centres d’hébergement privés affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Gilles Gagné.

« Les syndiqués de la résidence ont raison de se mobiliser devant cette attitude de fermeture radicale de l’employeur. Le droit de faire la grève est un droit fondamental inclus dans la charte des droits et libertés. Qu’un représentant patronal soit vraisemblablement pris en train de faire du travail de remplacement et de contrevenir à leurs droits nous inquiète profondément pour la suite des choses. Nous avons d’ailleurs déposé une mise en demeure à ce sujet », ajoute Denis Bertrand.

« Nous ne voyons pas comment nous pourrons en arriver à une entente avec un comportement aussi belliqueux. D’ailleurs, si rien ne change, nous exercerons à nouveau notre droit de faire la grève du 23 au 25 décembre prochain. Pour le bien des clients et des employé-es du Manoir Sully, nous demandons à la direction de l’établissement de faire preuve de jugement et de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour que les parties puissent rapidement en arriver à une entente », conclut Gilles Gagné.

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L’heure est à l’action ! https://www.csn.qc.ca/actualites/forum-sur-les-meilleures-pratiques-en-chsld-lheure-est-a-laction/ Fri, 18 Nov 2016 21:27:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=57026 La Confédération des syndicats nationaux et ses deux fédérations de la santé et des services sociaux (la FSSS et la FP) étaient représentées par quatre personnes au Forum sur les meilleures pratiques en CHSLD. La CSN s’est prêtée au jeu bien que les solutions pour améliorer la qualité de vie des aîné-es en perte d’autonomie soient déjà connues et bien documentées. La CSN déplore que l’implantation concrète de solutions n’ait pas été à l’ordre du jour du forum. Le réinvestissement de 65 millions annoncé à la clôture du forum par le ministre Barrette, pour l’embauche de personnel supplémentaire, constitue un pas dans la bonne direction mais des problèmes demeurent. 

« C’est bien beau les meilleures pratiques qui nous sont présentées, mais tout cela ne pourra pas se faire à coût nul. Il va falloir de l’investissement d’argent neuf à un moment donné. On nous annonce aujourd’hui un réinvestissement fort attendu. Mais il y a encore plus de 3550 personnes en lourde perte d’autonomie qui attendent une place en CHSLD. Il faudra faire plus », a rappelé Jean Lacharité.

Le travail en CHSLD est fort complexe, les préposé-es aux bénéficiaires sont des intervenants incontournables, il faut miser sur leurs compétences, leur donner de l’autonomie dans leur travail, les impliquer dans les décisions et valoriser leur travail. Il faut aussi miser sur des équipes interdisciplinaires, donner tous les soins et services requis, incluant les services professionnels, et tenir compte des particularités de chaque usager dans l’organisation des soins. Et il faut que le personnel soit assez nombreux pour répondre adéquatement aux besoins des usagères et des usagers.

En ce sens, la CSN accueille positivement l’annonce de l’ajout de 1150 préposé-es aux bénéficiaires, infirmières auxiliaires et infirmières dans les CHSLD. « Nous allons également suivre de près la stratégie d’attraction et de rétention des préposé-es aux bénéficiaires que le ministre entend déployer », assure Jean Lacharité.

Ces questions sont d’une importance capitale pour la CSN. Dès 2012, elle menait une campagne de sensibilisation Vieillir dans la dignité. En 2013, la CSN s’est dotée d’une Vision sur le continuum de services publics intégrés pour les aîné-es. De grandes orientations, des recommandations et des solutions y sont identifiées visant à améliorer l’accès et la qualité des soins et services aux aîné-es, dont les CHSLD, dont plusieurs ont été présentées dans le cadre du forum.

Soins à domicile
En outre, un volet important de la recherche de solutions pour améliorer les soins et services aux aîné-es concerne l’accès à des soins à domicile sous la responsabilité des CLSC, notamment en misant sur les auxiliaires en santé et services sociaux (ASSS). La plupart des aîné-es souhaitent pouvoir demeurer à domicile le plus longtemps possible. Pour la CSN l’amélioration de l’accès à des soins et services de soutien à domicile est un rouage essentiel de l’amélioration générale des conditions de vie des aîné-es et permet d’utiliser les ressources de façon plus optimale. La CSN participera d’ailleurs au prochain forum sur les soins à domicile, en janvier 2017.

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