Visages de l’austérité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Fri, 14 Oct 2016 12:14:04 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Visages de l’austérité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Birdie Gregor https://www.csn.qc.ca/actualites/birdie-gregor/ Thu, 07 Apr 2016 12:10:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55819 IMG_8098-1020x680

« C’est extrêmement frustrant de vivre sous le seuil de la pauvreté tout en devant quand même de l’argent en impôt. En tant qu’artiste et pigiste, on doit être méticuleux avec nos reçus et nos dépenses pour ne pas être pénalisé lorsqu’on produit nos déclarations de revenus. Mais les ultras riches, eux, peuvent cacher des millions de dollars dans des paradis et les gouvernements s’en contrefoutent ? Les revenus perdus dans les paradis fiscaux pourraient assurer des services publics de qualité, mais Philippe Couillard préfère démanteler l’État plutôt que s’attaquer à l’évasion fiscale. »

– Birdie Gregor, professionnelle du théâtre

]]>
Lucie Longchamps https://www.csn.qc.ca/actualites/lucie-longchamps/ Thu, 24 Mar 2016 12:07:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55815 lucielongchamps

« Les mesures d’austérité dans les services de garde éducatifs se font sur le dos des femmes. Les mères qui viennent nous déposer leurs enfants se questionnent,  » Est-ce que je devrais retourner à la maison ? Est-ce que ça en vaut le coût ? « .

Il n’est pas question qu’en 2016 les femmes se laissent faire et retournent à ce qu’elles vivaient antérieurement. On s’accomplit comme femmes. C’est important que des femmes aient le choix de retourner au travail pour qu’elles puissent vivre leur vie de mère, mais aussi leur vie de femme. »

– Lucie Longchamps, représentante du secteur RSG (FSSS–CSN)

]]>
Marie-Claude Giroux https://www.csn.qc.ca/actualites/marie-claude-giroux/ Tue, 01 Mar 2016 12:04:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55812 2016-03-01_visages_austerite_CSN-1020x678

« Le Comité social Centre-Sud n’a pas loin de 1000 membres. Nos membres, ce sont des gens qui viennent manger ici le matin, le midi, du monde qui ont besoin d’un certain réconfort. On héberge aussi beaucoup de groupes communautaires dans l’édifice, dont la plus importante banque alimentaire du Centre-Sud. Si le Comité social ferme ses portes, si la banque alimentaire ferme ses portes, ça laissera un gros vide, un gros trou. Où iront ces gens si le gouvernement nous met dehors ? »

– Marie-Claude Giroux, présidente du STT du Comité social Centre-Sud (FEESP–CSN)

]]>
Marco Silvestro https://www.csn.qc.ca/actualites/marco-silvestro/ Thu, 11 Feb 2016 12:01:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55809 Marco-Silvestro

« Avec les compressions que le gouvernement lui impose, la Commission scolaire de Montréal cherche d’autres sources de revenus et elle veut doubler les loyers des groupes communautaires qui utilisent ses locaux. Ça met leurs opérations sur la brèche. Quand t’ajoutes le fait que le financement des groupes communautaires est largement amputé malgré que leurs services sont de plus en plus nécessaires, on comprend que la survie du communautaire est en danger.

À l’origine, le communautaire, c’était des ouvrières qui s’organisaient pour avoir des installations collectives, gérées collectivement, pour répondre à leurs besoins. C’est le tissu social d’un quartier, d’une société. Si tu démantèles ce lien social et que tu axes plutôt sur l’individualisme, le libre marché, l’utilisateur-payeur, en disant « je baisse tes impôts, mais tu payes toi-même tes services de santé », tu détruis la société et la force qui découle du nombre. Si t’enlèves le communautaire de la communauté, l’individu se retrouve seul face au monde. Ça met en place la culture du chacun pour soi et ça défait les espaces de dialogue qui permettent de régler les conflits et de décider du vivre-ensemble. »

– Marco Silvestro, militant du mouvement communautaire

]]>
Delphine Sergerie https://www.csn.qc.ca/actualites/delphine-sergerie/ Thu, 28 Jan 2016 11:58:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55806 delphine

« Tant en éducation qu’en santé et que dans l’ensemble des services publics, le gouvernement nous abandonne. On vit maintenant dans l’univers du chacun pour soi. On ne peut plus bénéficier des services dont on a besoin. À cause des compressions, ma fille qui vient de commencer l’école ne recevra peut-être pas l’aide d’un orthophoniste. Oui, on peut se tourner vers le privé, mais on s’entend que ça ajoute une charge financière assez importante. Alors, les parents commencent à se priver des services spécialisés.

Les services publics, c’est la richesse d’une société. Nous avons besoin de services qui sont facilement accessibles à l’ensemble de la population. Mais le gouvernement force les familles à se tourner vers le privé, et c’est un luxe que beaucoup de personnes ne peuvent pas se permettre. On assiste carrément au démantèlement de l’État et à l’idée même de collectivité. »

– Delphine Sergerie, infirmière auxiliaire

]]>
Mélanie Bradley https://www.csn.qc.ca/actualites/melanie-bradley/ Thu, 14 Jan 2016 11:55:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55803 melanie

« Notre vie tout court, avec l’austérité, est plus stressante. En tant que parents, on est stressés. Mon fils est atteint du syndrome d’Asperger, il a besoin d’un coup de pouce. Ce qui le sauve, c’est la robotique. Il veut être ingénieur. On est certains que c’est la robotique qui l’a fait passer au régulier. Mais cette année avec les compressions dans les commissions scolaires, on a eu peur de voir fermer le groupe. C’est affreux. L’école sans activités parascolaires, c’est juste de l’apprentissage, et on risque de perdre des jeunes. Ce qui fait qu’on garde nos jeunes à l’école, qu’ils ne ne décrochent pas, c’est le parascolaire. Ça rend l’école plus agréable.

De plus, on coupe aussi la grande partie des services offerts aux élèves autistes. Les compressions, ça nous a coupé l’herbe sous le pied. Les enfants, c’est l’avenir, et on leur enlève la chance de pouvoir s’épanouir. »

– Mélanie Bradley

]]>
Lucie Tremblay https://www.csn.qc.ca/actualites/lucie-tremblay/ Fri, 11 Dec 2015 11:51:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55800 lucie-tremblay-1020x680

« Nous, les travailleuses de la Villa Saint-Alexis, un centre d’hébergement privé pour aîné-es au Saguenay, on est en grève depuis le 14 novembre. On ne demande que 1,50 $ de plus l’heure sur trois ans. Ça représente un coût global de moins de 10 000 $, mais on nous le refuse. Par contre, les sous pour l’expansion, il y en a. Il n’y a pas de logique.

L’austérité, on la vit dans le secteur privé aussi. Le privé suit toujours le lead du gouvernement. Quand l’État est cheap avec ses travailleurs, les employeurs du privé le sont aussi avec les leurs. Quel climat déplorable. »

– Lucie Tremblay

]]>
François Winter https://www.csn.qc.ca/actualites/francois-winter/ Fri, 27 Nov 2015 11:47:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55795 ladroit

« Dans le communautaire, on constate qu’il y a de plus en plus de demandes pour nos services d’aide en santé mentale. Les réformes de structures amènent ça. Ça se voit partout : il y a de plus en plus de dossiers d’aide juridique refusés, de moins en moins de logements sociaux construits malgré les longues listes d’attente et une pénurie d’intervenants en santé mentale.

Les compressions dans les services publics, c’est s’attaquer aux espoirs des gens. Et les personnes vivant avec des troubles de santé mentale ont besoin d’espoir, pas qu’on coupe dans les programmes qui devraient leur venir en aide. »

– François Winter, Directeur général, L’A-Droit (Chaudières-Appalaches)

]]>
Natalie Doyon https://www.csn.qc.ca/actualites/natalie-doyon/ Fri, 30 Oct 2015 11:42:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55792 doyon

« La raison pour laquelle on a recours à la grève va bien au-delà de la question du salaire. Ce sont surtout les conditions de travail, les compressions et le saccage de plusieurs dispositions de notre convention collective qui nous mobilise.

Aujourd’hui, si un employé de soutien dans un cégep perd son emploi, il doit accepter un poste équivalent dans un rayon de 50 km, ce qui se prend quand même bien. M. Coiteux propose d’étirer ce rayon à 250 km. Ce qui veut dire que si quelqu’un perd son emploi sur la Rive-Sud de Montréal et qu’on lui offre un poste au cégep de Sainte-Foy, il doit faire un choix vraiment déchirant entre le travail et le déracinement de sa vie. Tu dois quitter ta famille, transplanter tes enfants, tout abandonner. Sinon, ta carrière au sein du réseau de l’éducation est terminée.

L’attitude du gouvernement lors de ces négociations est d’un mépris total. »

– Natalie Doyon, Syndicat des employé(e)s de soutien du collège Champlain Saint-Lambert (FEESP–CSN)

]]>
Martin Renaud https://www.csn.qc.ca/actualites/martin-renaud/ Wed, 14 Oct 2015 11:38:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55789 feesp

« Dans les faits, chez nous j’ai été une des premières victimes de l’austérité. La Commission scolaire de Montréal a aboli mon poste le premier juillet dernier. Quand j’ai commencé la job de surveillant d’élève en 1997, on était 75, après c’est passé à 65, et maintenant ils sont rendus à 56. Ça déborde. La charge ne cesse d’augmenter, mais le soutien diminue. Et les élèves écopent parce que nous n’avons plus les moyens d’offrir les services nécessaires.

Les coupes sont partout. Il n’y a plus de transport adapté. 4000 élèves n’ont plus accès à l’aide alimentaire. Quand t’as deux enfants, t’es monoparental, on coupe tes heures, et on t’enlève l’aide alimentaire, tu fais quoi au juste? T’angoisses. Sans cesse.

En tant que travailleur, t’es attaqué sur quatre fronts : dans ton nombre d’heures, dans ton poste, dans tes conditions de travail, et dans les conditions de vie de ton enfant. C’est aberrant. »

– Martin Renaud, syndicaliste

]]>
Barbara Poirier https://www.csn.qc.ca/actualites/barbara-poirier/ Tue, 29 Sep 2015 11:27:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55785 barbarapoirier

« Le public doit se rallier aux travailleuses et aux travailleurs du secteur public. Parce qu’il y a un grand risque que les compressions et la surcharge de travail affectent quelqu’un de ta famille.

Les femmes qui travaillent dans le réseau de la santé, elles sont tellement fatiguées que leurs enfants leur tapent sur les nerfs. Ce n’est pas supposé, ça. Ce n’est pas ça, la vie. Elles sont tellement fatiguées que la fin de semaine, ça ne leur tente pas d’aller voir leurs mères. Cette fatigue-là, elle existe parce qu’on compense pour le peu de ressources – et on y met quand même tout notre cœur – en redoublant notre effort, et il faut l’enlever à quelqu’un, ce qu’on donne de trop ici.

On donne tout ce que l’on a à donner, mais tu ne peux pas donner plus que ce que tu as. Quand t’as tout donné à ton travail, il te reste quoi à la maison ? Il reste juste à aller te coucher et à recommencer le lendemain matin. Il ne nous reste plus rien.

C’est pour ça que la manifestation du 3 octobre est si importante. Ça touche nos familles, ça touche nos parents, et ça touche évidemment nos enfants. »

– Barbara Poirier, présidente, Syndicat de la catégorie 3 du CISSS Alphonse-Desjardins à Lévis

]]>
Nicole Desnoyers https://www.csn.qc.ca/actualites/nicole-desnoyers/ Sat, 27 Jun 2015 02:38:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55782 nicole-3

« Ces jours-ci, tout le monde parle d’austérité. Ça se comprend, Philippe Couillard et Stephen Harper s’attaquent sans cesse aux piliers de l’État social et à notre collectivité. Mais pour les communautés autochtones, ça a toujours été pire et personne n’en parle. Le néocolonialisme de nos gouvernements ne fait qu’empirer les choses.

Plus de 100 communautés autochtones n’ont pas accès à l’eau potable. Les domiciles autochtones sont 90 % plus à risque de ne pas avoir accès à l’eau courante. Plus de la moitié des enfants autochtones vivent dans la pauvreté. Nos jeunes ont deux fois plus de difficulté à se trouver un emploi. Des milliers de jeunes Inuit, Métis et des Premières Nations se voient refuser leur droit fondamental d’accès à l’éducation postsecondaire. Oui, refusons l’austérité, mais luttons aussi pour le respect des droits ancestraux et des droits issus des traités. Luttons pour une vraie collectivité qui n’abandonne personne. »

– Nicole Desnoyers, militante pour les droits autochtones

]]>
Alexandre Ranger https://www.csn.qc.ca/actualites/alexandre-ranger/ Fri, 19 Jun 2015 02:31:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55779 alexandre

« L’austérité fait partie d’une vague de politiques menées depuis les trente dernières années qui donnent à la croissance économique la priorité sur tout autre critère en matière de choix collectif. Cette survalorisation de l’économique au détriment des autres dimensions de la vie a de graves conséquences en matière de droits de la personne en renvoyant une responsabilité collective vers une responsabilité individuelle. Cette tendance grandit, et c’est certain qu’on le ressent ici en Outaouais.

À quoi sert adopter une politique nationale de lutte à l’itinérance si on sabre 3 milliards de dollars dans les programmes publics ? Le gouvernement resserre les critères d’admission et de moins en moins de gens peuvent faire appel à des services dont ils ont besoin. Certains groupes de lutte à l’itinérance risquent de fermer leurs portes dans les prochaines années si les compressions continuent. Et après ? On fait quoi ? On fait quoi avec les 150 000 personnes de la région de l’Outaouais qui ont besoin d’aide alimentaire chaque année ? Les plus de 800 personnes qui doivent utiliser un hébergement d’urgence ? Les personnes en situation d’itinérance et d’exclusion ont déjà si peu de ressource à leur disposition… on veut qu’ils aillent où, exactement ? Alors qu’il en va de la responsabilité du gouvernement de voir au plein respect des droits de la personne. »

– Alexandre Ranger, collectif régional de lutte à l’itinérance en Outaouais

]]>
Michèle Laroche https://www.csn.qc.ca/actualites/michele-laroche/ Fri, 12 Jun 2015 02:24:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55776 michele

« Au LAB, on se penche sur l’expression artistique pour intervenir auprès des jeunes vivant des problématiques de toxicomanie, d’itinérance et d’exclusion. Les compressions budgétaires nous obligent à réduire nos heures d’opération, il y a donc un endroit de moins où ces jeunes peuvent se sentir bien entourés et en sécurité.

Le gouvernement s’attend à ce que le réseau communautaire vienne combler les besoins des personnes en détresse, mais sans fournir les moyens financiers pour réaliser le travail. Et avec la fermeture de la ligne téléphonique d’urgence du Centre d’aide 24/7, c’est une ressource de moins qui peut offrir l’aide nécessaire à ceux et celles qui traversent une crise suicidaire. Il y a le 811, mais c’est un service beaucoup moins personnalisé qui ne correspond pas aux besoins des personnes fragilisées. On remarque aussi que les gens ont très faim! C’est difficile de soutenir une personne lorsque ses besoins de base ne sont pas comblés.

Il est fort temps que le gouvernement soit à l’écoute des communautés. Il refuse d’admettre qu’en Outaouais les intervenants n’arrivent pas à remplir leur mandat, car ils sont sans cesse en train de pallier les manques de services essentiels pour la réinsertion des personnes qui en ont besoin. Philippe Couillard et Gaétan Barrette ont du sang sur les mains, mais ça ne semple pas les déranger trop trop. L’austérité met les personnes fragilisées en danger. C’est insensé! »

– Michèle Laroche, coordinatrice par intérim, le LAB – CIPTO

]]>
Paige Galette https://www.csn.qc.ca/actualites/paige-galette/ Fri, 05 Jun 2015 02:18:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55773 paige-2

« Il n’y a pas de job nulle part. Et ce qui existe est tellement précaire, c’est déprimant. Mais le gouvernement Couillard fait comme si de rien n’était et coupe partout au lieu de stimuler l’économie et la création d’emplois. Le taux de chômage chez les jeunes est deux fois plus élevé que la normale. On est la première génération qui est moins bien lotie que ces parents, mais on n’arrête pas de nous juger et de nous accuser de n’être qu’une gang d’enfants-rois gâtés.

Les compressions en éducation, en aide sociale, dans les centres jeunesse, c’est quoi exactement ? C’est nous regarder droit dans les yeux et nous dire « démêlez-vous tout seul ». Et on se demande pourquoi les jeunes répliquent en disant « fuck toute » ? »

– Paige Galette, nouvelle diplômée

]]>
Norman Laforce https://www.csn.qc.ca/actualites/norman-laforce/ Fri, 29 May 2015 02:11:07 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55770 normand

« J’ai été sur une liste d’attente pendant plus de treize ans avant d’avoir droit à un logement social. La pénurie est flagrante. Mais des deux bords, tant à Québec qu’à Ottawa, on se fiche des besoins des plus démunis. Plutôt que d’investir, on nous annonce toujours une nouvelle vague de compressions. On coupe et on coupe et on coupe, et ce sont toujours les pauvres qui écopent. Et ce n’est plus juste les prestataires d’aide sociale qui ont besoin de logement social, il y a plein de gens qui gagnent le salaire minimum et qui ont beaucoup de difficulté à se loger.

Si ça continue de même, j’ai des grandes craintes de me retrouver à la rue dans les prochaines années. C’est bouleversant. »

– Norman Laforce, militant pour le logement social

]]>
Carole Malaet https://www.csn.qc.ca/actualites/carole-malaet/ Fri, 22 May 2015 02:03:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55765 carole
« Pourquoi est-ce que le gouvernement s’attaque aux pauvres? On est déjà traité comme la vermine de la société. On dit maintenant à ceux qui sont sur l’aide sociale qu’ils n’ont pas le droit de passé trop de temps à l’extérieur de la province. On restreint les libertés des plus démunis, mais on ne fait rien contre l’évasion fiscale et les riches qui cachent leur argent dans les paradis fiscaux. Après mes dépenses, je suis chanceuse s’il me reste 30 $ dans mes poches. Et je ne vis pas dans le grand luxe… je n’ai pas de téléphone mobile, d’internet ou de télévision, je m’informe uniquement grâce à la radio et les journaux gratuits dans le métro. Je m’alimente avec l’aide des banques alimentaires. Je fabrique mes propres vêtements. Je n’ai rien à donner, mais le gouvernement s’en prend à moi quand même.

Il y a en qui disent qu’on devrait juger une société par son traitement des animaux. Mais moi, je juge les politiciens par leur traitement des plus démunis de la société. Et le gouvernement Couillard devrait avoir vachement honte. »

– Carole Malaet, militante du POPIR

]]>
Tommy Proulx-Roy https://www.csn.qc.ca/actualites/tommy-proulx-roy/ Thu, 14 May 2015 22:37:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55762 tr

« L’avenir, ça nous appartient à nous, les jeunes. Et, c’est à cet avenir-là que l’austérité s’attaque. Ma génération a elle aussi droit aux programmes sociaux et à l’accès aux études postsecondaires. Si on ne se lève pas, le gouvernement continuera de détruire notre futur, nos rêves, notre solidarité. Leur vision me fait peur. Je la refuse. C’est pour ça que j’ai commencé un mouvement de grève à mon école secondaire, parce que ce n’est pas vrai que les jeunes n’ont pas leur mot à dire dans la direction du Québec. »

– Tommy Proulx-Roy, élève de 5e secondaire à l’école Chomedey-de-Maisonneuve

]]>
Steve Mckay https://www.csn.qc.ca/actualites/steve-mckay/ Thu, 07 May 2015 22:33:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55759 sm

« Au Québec, les lois et le Code du travail imposent des conditions strictes pour obtenir le droit de grève légale. Notamment dans le secteur public, le recours à la grève s’inscrit dans le cadre d’une négociation de convention collective et ce n’est qu’après une étape de médiation forcée ainsi que de multiples délais qu’on peut l’exercer. Les contraintes encadrant la grève sont excessives.

Le 1er mai dernier, des centaines d’enseignantes et d’enseignants de l’ordre collégial ont tenu tête à l’austérité aux côtés de milliers d’autres travailleuses et travailleurs et de centaines de groupes communautaires et citoyens en débrayant dans le cadre d’une journée de grève. Le gouvernement du Québec a cherché à écraser cette action dans les cégeps qui, même si elle n’est pas reconnue par la loi, demeure légitime.

La grève doit demeurer à l’ordre du jour dans le secteur public cet automne si l’on espère faire des gains. Il est essentiel de s’y préparer dès maintenant. L’exemple du 1er mai 2015 doit servir d’inspiration ! »

– Steve Mckay, Cégep de Sherbrooke, président, Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke

]]>
Lamia Salhi https://www.csn.qc.ca/actualites/lamia-salhi/ Thu, 30 Apr 2015 22:18:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55755 sa

« Tout le monde est brûlé. Tout le monde est en surcharge. On exige de nous que nous réalisions le travail de deux, trois personnes. Le chronomètre nous suit partout. On en est à restreindre le temps qu’on donne aux familles en deuil. Chronométrer le soutien pour quelqu’un qui vient de perdre un de ses proches, c’est cruel. Ce n’est pas que notre travail qui est sévèrement touché par les mesures d’austérité, c’est le service qu’on est en mesure d’offrir à la population. Quel non-sens. »

– Lamia Salhi, préposée aux bénéficiaires à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, agente de grief du STT HMR

]]>