Éducation – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 05 May 2026 10:39:21 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Éducation – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 La population est prête à prendre les moyens pour bâtir un État social fort https://www.csn.qc.ca/actualites/la-population-est-prete-a-prendre-les-moyens-pour-batir-un-etat-social-fort/ Tue, 05 May 2026 10:37:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114703 Les résultats d’un sondage Léger montrent que les Québécoises et les Québécois sont en faveur d’une meilleure redistribution de la richesse pour améliorer nos services publics. Le sondage commandé par la CSN montre que la population appuie les revendications portées par la centrale dans le cadre de la campagne Faire front pour le Québec. Alors que les élections approchent, les partis politiques doivent s’engager à écouter les préoccupations de la population.

Le Québec est prêt à changer de cap

Le sondage web réalisé par Léger du 13 au 19 avril auprès de 1005 répondantes et répondants portait sur des thèmes comme les finances publiques et la redistribution de la richesse, la santé et les services sociaux, l’éducation et la petite enfance, la transition juste et la démocratie. On y apprend que 74 % des répondantes et des répondants attendent du prochain gouvernement qu’il rehausse le niveau d’imposition des personnes les plus fortunées afin de mieux financer les services publics. La population québécoise appuie ainsi l’idée de mieux redistribuer la richesse, aussi bien pour freiner les inégalités sociales que pour régler les problèmes auxquels font face nos services publics.

À quelques mois des élections au Québec, la CSN met de l’avant des demandes qui reçoivent un large appui de la population. Le sondage montre que la vaste majorité des Québécoises et des Québécois (75 %) juge inéquitable la redistribution de la richesse au Québec entre les personnes les plus fortunées et le reste de la population. Ils appuient aussi largement les propositions de la CSN pour freiner la place du privé en santé, en éducation et en petite enfance. La CSN dévoilait la semaine dernière que le transfert des chirurgies du public vers le privé entraînerait des coûts supplémentaires importants pour le système de santé.

Le sondage révèle aussi que la population souhaite que le prochain gouvernement prenne les mesures qui s’imposent pour appuyer les travailleuses et les travailleurs afin d’engager la transition juste vers une économie plus verte. Tout cela dans un contexte où le peu d’écoute envers la population et les groupes de la société civile de la part du gouvernement est déploré.

« Les Québécoises et les Québécois sont mûrs pour qu’on prenne enfin les moyens de mieux redistribuer la richesse. Comme nous, ils sont inquiets de voir les inégalités sociales grimper sans cesse, tout cela alors que nos services publics subissent des crises constantes. Les résultats de ce sondage montrent que, loin des discours mis de l’avant par de nombreux commentateurs et élu-es, la population reste attachée à un État social fort et déplore ne pas être écoutée par les décideurs. Cela va sûrement en surprendre certains, mais les gens sont d’accord avec nous et ils demandent aux partis de s’engager pour que le Québec prenne une autre direction », explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Faits saillants du sondage Léger

Finances publiques et redistribution de la richesse

  • 74 % des personnes interrogées attendent du prochain gouvernement qu’il rehausse le niveau d’imposition des personnes les plus fortunées afin de mieux financer les services publics, alors que 73 % souhaitent voir le prochain gouvernement mettre fin aux coupes budgétaires dans les services publics.
  • 75 % des personnes interrogées jugent que la redistribution de la richesse au Québec entre les personnes les plus fortunées et le reste de la population est actuellement inéquitable.
  • Le coût de l’épicerie et des biens essentiels (39 %) et le coût du logement (19 %) sont ce qui pèsent le plus sur la situation financière personnelle de la population, montrant l’ampleur de la crise du coût de la vie.
  • 55 % des personnes interrogées considèrent que le niveau d’imposition des personnes les plus fortunées au Québec est trop faible, contre seulement 13 % qui le jugent trop élevé.

Santé et services sociaux

  • En vue des prochaines élections, les personnes interrogées souhaitent à 83 % que le prochain gouvernement empêche les cliniques privées de facturer davantage que ce qui est prévu dans le réseau public pour un même service et à 82 % qu’il mette en place des mesures pour freiner le départ du personnel du réseau public vers le secteur privé à but lucratif.
  • Les personnes interrogées sont préoccupées par l’état du réseau, que ce soit en raison de l’accès difficile au réseau public (90 %), de l’exode du personnel du réseau public vers le secteur privé (88 %) ou encore des frais au privé (80 %).
  • 42 % des personnes interrogées disent s’être privées de soins de santé dans la dernière année, soit en raison de l’accès difficile au réseau ou pour des raisons financières.

Éducation et petite enfance

  • Les quatre enjeux prioritaires en éducation sont la pénurie de personnel (66 %), l’état des infrastructures scolaires (58 %), le manque de ressources pour soutenir les élèves ayant des besoins particuliers (56 %) et le niveau de financement du réseau public d’éducation (45 %).
  • 52 % des personnes interrogées pensent qu’il faut augmenter le nombre de places en CPE et en services de garde en milieu familial (régi et subventionné) contre seulement 4 % qui pensent qu’il faut les diminuer.
  • Dans les prochaines années, le gouvernement devrait prioriser l’amélioration du réseau public d’éducation et des services de garde selon 61 % des personnes interrogées contre seulement 5 % qui souhaitent voir davantage de place au secteur privé.

Transition juste

  • L’amélioration des infrastructures routières (93 %), l’amélioration de l’offre de transport collectif entre les régions et les grands centres (72 %) et le développement du transport collectif dans les grandes villes (72 %) sont identifiés comme des priorités en termes de transport par les personnes interrogées.
  • 71 % des personnes interrogées sont inquiètes face aux changements climatiques.
  • Afin d’enclencher la transition juste, les personnes interrogées jugent que le prochain gouvernement devrait offrir davantage de formation et de requalification aux travailleurs touchés par les transformations économiques (84 %), mettre en place des mesures pour soutenir les travailleurs dont l’emploi est affecté par la transition climatique (79 %), accroître les investissements publics pour développer des emplois liés à l’économie verte (76 %) et investir davantage dans le transport collectif partout au Québec (75 %).

Démocratie

  • La majorité des personnes interrogées jugent que les citoyennes et citoyens (79 %) et les groupes de la société civile, comme les syndicats (56 %) ne sont pas assez écoutés et pris en compte dans les décisions du gouvernement du Québec.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Faire front pour l’égalité des chances https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-front-pour-legalite-des-chances/ Thu, 16 Apr 2026 18:52:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113701 À quelques mois des élections, la CSN réclame un réseau de l’enseignement supérieur qui favorise l’égalité des chances. Des militantes et des militants de la CSN prennent part à une manifestation au Complexe G ce midi pour dénoncer le bilan lamentable du gouvernement caquiste en enseignement supérieur et pour exiger un rehaussement du financement public.

Les travailleuses et les travailleurs du réseau de l’enseignement supérieur sont aux premières loges pour constater l’effet des coupes budgétaires et des mauvaises décisions gouvernementales sur les étudiantes et les étudiants. Le gel d’embauche fait mal, l’état de nos cégeps laisse à désirer, tout cela alors que les compressions budgétaires s’accumulent et qu’elles affectent directement les services. La CSN tenait cette action dans la région pour exiger, de la part du gouvernement caquiste et des principaux partis politiques, des engagements qui favorisent l’égalité des chances en enseignement supérieur.

« Les compressions budgétaires font mal dans le réseau collégial : leur impact se fait sentir aussi bien chez le personnel que chez les étudiantes et les étudiants. Ce sont 65 % des immeubles des cégeps qui sont en mauvais état. Il est grand temps de procéder à un réinvestissement significatif pour prendre soin autant des infrastructures que des services donnés chaque jour dans nos établissements », explique le vice-président responsable du regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Yves de Repentigny.

« Nos réseaux d’éducation et d’enseignement supérieur sont une richesse et un investissement à long terme. Notre gouvernement s’acharne à gérer le tout comme une entreprise à profit. C’est à se demander si son but n’est pas de cultiver l’ignorance pour mieux faire adopter ses lois qui nous enlèvent du pouvoir. Le Québec mérite mieux », lance la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), Mélanie Pelletier.

« Le gouvernement caquiste nous laisse l’austérité comme héritage en éducation et en enseignement supérieur. Avec les élections qui approchent, il est temps d’entendre les partis politiques sur leurs engagements dans ces domaines. À la CSN, ce qu’on veut, c’est un système public, inclusif, accessible et gratuit. L’éducation, c’est l’avenir de notre société. Il faut en faire plus pour assurer l’égalité des chances pour tout le monde », de conclure le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Cégep de Saint-Laurent : la CSN dénonce les coupes sauvages en francisation https://www.csn.qc.ca/actualites/cegep-de-saint-laurent-la-csn-denonce-les-coupes-sauvages-en-francisation/ Sat, 11 Apr 2026 14:06:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113440

Alors que le gouvernement du Québec prétend vouloir protéger la langue française et favoriser l’intégration des nouveaux arrivants, le programme de francisation établi depuis deux décennies au Cégep de Saint-Laurent, à Montréal, fermera complètement dans quelques jours. Pour la CSN, c’est une quinzaine de postes de perdus, des animatrices et animateurs, ainsi que des professionnel-les. Pour le Québec, c’est un recul inexplicable. Rappelons que le gouvernement caquiste se targuait, slogan à l’appui, que des personnes immigrantes, « il faut en prendre moins, mais en prendre soin ».

On envoie ainsi un signal contradictoire quant au maintien du programme de francisation, pourtant si bénéfique à l’intégration. Cette fermeture met aussi en lumière l’état pitoyable de nombreux cégeps, puisque le manque de locaux utilisables est l’un des facteurs qui ont sonné la fin des cours de francisation au Cégep Saint-Laurent.

Le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge, se vantait cette semaine d’avoir repris le « contrôle » sur la liste d’attente en francisation, notamment en raison de la baisse de l’immigration. Le ministre semble plutôt déconnecté de la réalité terrain : des groupes de francisation sont dissous, des travailleurs et travailleuses perdent leur emploi et on met en péril l’intégration socio-économique d’immigrants et d’immigrantes qui veulent contribuer à la société québécoise.

« Le nouveau premier ministre ou la nouvelle première ministre, qu’on connaîtra dimanche, doit infirmer cette décision et s’engager à maintenir l’offre de francisation pour que tous les nouveaux arrivants apprennent le français. C’est important pour l’avenir de la langue française au Québec, mais aussi pour favoriser l’intégration en emploi », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Impact des cégeps vétustes

« Le Cégep de Saint-Laurent doit composer avec un pavillon fermé parce qu’il est trop vétuste. Plusieurs années de sous-investissement gouvernemental dans l’entretien des infrastructures sont directement en cause. Et qui paie pour les conséquences de ce sous-financement ? Une population fragilisée et une demi-douzaine d’animateurs et d’animatrices engagées dans une mission sociale indispensable », fulmine Benoit Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, qui représente la forte majorité du personnel enseignant dans les cégeps, dont les animatrices et les animateurs en francisation.

« Les mauvais choix budgétaires de ce gouvernement s’étendent même aux domaines qu’il juge prioritaires, comme la francisation », souligne Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèles–CSN. Son refus d’investir suffisamment dans nos cégeps pour maintenir les installations ou encore de déplacer les activités dans des locaux en meilleur état mène aujourd’hui à la fin du programme de francisation et aux pertes de postes de professionnel-les. »  

« Il y a quelques années déjà, le Vérificateur général du Québec soulevait que la majorité des établissements étaient en mauvais état et que les investissements déjà prévus ne suffiraient pas à renverser leur dégradation importante. La situation ne va pas en s’améliorant. Le gouvernement agit de façon irresponsable en laissant les choses aller », fait valoir Frédéric Brun, président de la Fédération des employé-es de services publics–CSN.

À propos

Fondée en 1921, la CSN compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 49 établissements privés et 12 universités.

Avec ses 6300 membres travaillant dans le soutien au niveau collégial, répartis dans 34 établissements collégiaux et un centre informatique, la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN) représente plus de 70 % du personnel de soutien dans les cégeps au Québec.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es d’université.   

 

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Mobilisation à l’UQO : Un appui national pour les chargées et chargés de cours et les stagiaires https://www.csn.qc.ca/actualites/mobilisation-a-luqo-un-appui-national-pour-les-chargees-et-charges-de-cours-et-les-stagiaires/ Wed, 25 Mar 2026 19:12:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113043 Des personnes chargées de cours et étudiantes de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), appuyées par des délégations syndicales issues d’une dizaine d’universités québécoises, se sont rassemblées aujourd’hui pour dénoncer la précarité de leurs conditions de travail et réclamer une meilleure reconnaissance de leur contribution à l’enseignement supérieur.

En négociation depuis septembre 2025 et sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2026, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO) intensifie ses moyens de pression. La mobilisation s’est tenue en parallèle d’une grève étudiante générale portant sur la rémunération des stages.

Pour la présidente du SCCC-UQO, Marie-Josée Bourget, cette mobilisation survient à un moment charnière : « Nous sommes à un tournant important de la négociation. Le soutien reçu aujourd’hui nous donne l’élan nécessaire pour aborder des enjeux majeurs, comme l’intelligence artificielle qui menace nos emplois, la liberté universitaire qui diminue d’année en année, l’appréciation de l’enseignement qui inclut fréquemment des commentaires inappropriés ainsi que le congé de maternité qui précarise plusieurs femmes. »

« Le SCCC-UQO peut compter sur la solidarité de nombreux syndicats de personnes chargées de cours et tutrices de partout au Québec. Leurs représentants syndicaux sont présents aujourd’hui à l’UQO pour manifester aux côtés des personnes chargées de cours qui se mobilisent pour obtenir de meilleures conditions de travail et une plus grande reconnaissance de leur contribution majeure à l’université », a déclaré la vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, Christine Gauthier.

Le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN (CCNO-CSN), Alfonso Ibarra Ramirez, a pour sa part insisté sur l’urgence d’un changement de cap : « Dans le contexte du renouvellement de leur convention collective, il est temps de reconnaître concrètement leur apport. Ce n’est pas en refusant de leur donner les conditions de travail et la rémunération qu’ils méritent qu’on reconnaîtra leur contribution à sa juste valeur. »

Du côté étudiant, la question des stages non rémunérés demeure centrale. « Les stages font partie intégrante de notre formation et répondent à des besoins bien réels dans les milieux. Il est essentiel que ce travail soit reconnu et rémunéré pour éviter de perpétuer la précarité étudiante », a affirmé la vice-présidente du Regroupement des étudiantes et des étudiants en travail social de l’UQO, Nellie Émond.

Le SCCC-UQO prévient que d’autres moyens de pression pourraient être envisagés si les discussions n’aboutissent pas à des avancées significatives dans les prochaines semaines.

À propos

Le SCCC-UQO-CSN a été fondé en 1992 et compte environ 900 membres répartis à Gatineau et à Saint-Jérôme. Il est le syndicat le plus représentatif de l’Université du Québec en Outaouais.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN parle au nom de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises (11 000 membres).

Le CCNO-CSN compte plus de 11 000 travailleuses et travailleurs répartis dans quelque 70 syndicats dans tous les secteurs d’activité.

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La FEESP–CSN dénonce une situation intenable dans nos écoles https://www.csn.qc.ca/actualites/la-feesp-csn-denonce-une-situation-intenable-dans-nos-ecoles/ Wed, 25 Mar 2026 15:18:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113012 À peine une semaine après le dévoilement du budget de la CAQ, prévoyant moins de 1% d’investissement en éducation primaire et secondaire publique, la Santé publique de Montréal dévoile une hausse inquiétante de la violence envers les filles dans nos écoles. Des chiffres troublants dans le contexte où le personnel de soutien dévoilait, il y a quelques mois, des chiffres similaires concernant la violence subie par le personnel. Manque de ressources ; budget insuffisant ; personnel à bout de souffle et élèves victimes de violence : notre système d’éducation est une poudrière et la CAQ joue avec des allumettes.

« Notre réseau public manque déjà de ressources, dénonce Annie Charland, présidente du Secteur soutien scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). On se remet à peine des allers et retours d’un demi-milliard de l’été dernier. Notre personnel est de plus en plus victime de violence, sous toutes ses formes, et on apprend, sans grande surprise, que la violence envers les filles augmente dans nos écoles. Et la réponse de la CAQ : donner des miettes au réseau! »

« On l’a dit ; les profs l’ont dit ; les professionnel-les l’ont dit ; les directions le disent, mêmes les élèves le disent : le réseau de l’éducation n’a plus aucun moyen, il n’y a nulle part où couper. Comment voulez-vous qu’on aide les élèves victimes de violence si on n’a pas le personnel suffisant pour même assurer le service de base », poursuit Annie Charland.

La semaine dernière, le gouvernement du Québec se targuait d’octroyer un financement à hauteur de 2,4 % pour l’éducation. Or, en regardant plus attentivement le budget, on constate que seul 0,9 % d’augmentation est prévu pour les centres de services et les commissions scolaires. La balance de l’enveloppe globale de l’éducation est affectée à d’autres programmes ou projets.

« Au-delà du débat de chiffres, on n’a toujours pas les sommes suffisantes pour remplir adéquatement la mission du réseau et aider nos jeunes. Il faut comprendre que, depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, le réseau de l’éducation est mis à mal. La CAQ le démonte tranquillement, à coups de gel d’embauche, de sous-financement chronique, de laisser-aller de nos établissements et d’improvisation. Il est grand temps que nous passions à autre chose et que les Québécoises et les Québécois aient un gouvernement qui pense à l’avenir et qui investit massivement en éducation. Il en va de la santé et de la sécurité de nos enfants », conclut Annie Charland.

 

À propos

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) représente environ 69 000 membres dans près de 425 syndicats, dont 36 000 travailleuses et travailleurs de soutien dans le réseau scolaire dans 37 syndicats regroupés au sein de notre Secteur soutien scolaire, ce qui fait de la FEESP–CSN l’organisation représentant la vaste majorité du personnel de soutien au Québec.

 

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La CSN et les étudiant-es demandent de renflouer l’enseignement supérieur https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-et-les-etudiant-es-demandent-de-renflouer-lenseignement-superieur/ Mon, 16 Mar 2026 15:25:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112688 Avant le dernier budget de la CAQ, la plus importante organisation syndicale en enseignement supérieur ainsi que les deux plus grandes associations étudiantes de ce secteur unissent leurs voix pour demander un réinvestissement dans les cégeps et les universités.

«On doit à tout prix éviter les compressions du dernier budget Girard et prévoir au contraire un réinvestissement significatif afin de couvrir la hausse des coûts de système et de permettre le maintien des bâtiments en bon état. L’enseignement supérieur, c’est un investissement dans l’avenir du Québec», affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN. Notons que l’inflation en 2025 au Québec s’est élevée à 2,4 % et qu’elle était de 3 % de janvier 2025 à janvier 2026. Une hausse des salaires du même ordre est à prévoir. Ces augmentations doivent être couvertes et il doit rester de l’argent pour les rénovations.

Comme le Québec est en année électorale, l’appel s’adresse aussi à celles et ceux qui aspirent à diriger le Québec. «Les institutions d’enseignement supérieur ont besoin de prévisibilité. Nous demandons aux partis d’opposition ainsi qu’aux deux candidats pour le poste de premier ministre de se prononcer en faveur d’un réinvestissement dans les cégeps et les universités», ajoute la présidente de la CSN.

Les étudiantes et les étudiants écopent

«La CAQ a procédé à des coupes qui ont fait très mal aux personnes étudiantes. L’annulation de l’enquête sur les violences à caractère sexuel en milieu étudiant, pour faire des économies de bout de chandelle, a été particulièrement odieuse. Le prochain budget Girard doit rétablir le financement de cette enquête!» exige Flora Dommanget, porte-parole de l’Union étudiante du Québec (UEQ).

«Le gouvernement répète que l’enseignement supérieur est une priorité. Pourtant, les restrictions budgétaires imposées ont un effet direct sur les services offerts aux personnes étudiantes. Plusieurs de nos membres nous disent que ces coupes nuisent concrètement à leur expérience collégiale, et c’est tout simplement inacceptable», soutient Christopher Zéphyr, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

 Effets négatifs des compressions passées

Rappelons que le dernier budget Girard a amené des compressions de 151 M$ dans les cégeps. Pour les universités, il s’agit d’une baisse de 4 % du budget de fonctionnement.

«Une étude menée auprès des membres de notre secteur soutien cégeps montre l’impact concret des compressions. On note en particulier que 37 % des 753 répondantes et répondants ont constaté le non-remplacement de personnes dans leur environnement immédiat», soutient Frédéric Brun, président de la Fédération des employées et employés de services publicsCSN.

«Notre sondage montre que 74 % des professionnel-les des cégeps ont pu observer le non-remplacement du personnel en absence prolongée. De plus, 68 % d’entre eux se font imposer des restrictions pour les heures supplémentaires, ce qui les empêche de compenser pour les absences de leurs collègues. Au bout du compte, ce sont les étudiants et les étudiantes qui en souffrent, puisqu’ils et elles doivent composer avec des délais déraisonnables afin de recevoir les services nécessaires à leur réussite», ajoute Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèlesCSN.

«Le gouvernement doit donner un sérieux coup de barre pour corriger l’état des infrastructures en enseignement supérieur. Ce sont 65 % des immeubles des cégeps et 44 % de ceux des universités qui sont en mauvais état. Il faudrait des investissements de plus de 2 milliards de dollars pour rattraper le déficit d’entretien», ajoute Benoît Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN.

À propos 

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80000 membres dans le secteur de léducation et de lenseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations. Près de 50000 de ces membres œuvrent dans l’enseignement supérieur.

L’Union étudiante du Québec (UEQ) est un regroupement de 15 associations étudiantes universitaires totalisant plus de 120000 membres à travers le Québec.

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) représente près de 80 000 personnes étudiantes provenant de 30 établissements collégiaux répartis sur tout le territoire québécois. Depuis plus de 35 ans, elle contribue à l’amélioration des conditions de vie et d’études de la population étudiante collégiale québécoise en étant la seule organisation à représenter exclusivement leurs intérêts.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESPCSN) représente plus de 70 % du personnel de soutien dans les cégeps au Québec (6300 membres) et plus de 35000 membres dans le secteur soutien scolaire.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargé-es de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40000 membres dans 45 cégeps, 48 établissements privés et 12 universités.

La Fédération des professionnèles (FPCSN) représente quelque 10500 professionnèles, techniciennes et techniciens, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es duniversité.

 

 

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Laïcité dans le réseau de l’éducation: le personnel de soutien scolaire affecté par l’application de la Loi https://www.csn.qc.ca/actualites/laicite-dans-le-reseau-de-leducation-le-personnel-de-soutien-scolaire-affecte-par-lapplication-de-la-loi/ Thu, 26 Feb 2026 16:04:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112274 Des travailleuses du soutien scolaire sont renvoyées dans le cadre de l’application de la Loi visant notamment à renforcer la laïcité dans le réseau de l’éducation et modifiant diverses dispositions législatives (la Loi). Cette situation, vivement dénoncée par la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), touchait au moins 12 salariées du Centre de services scolaire des Mille-Îles (CSSMI) au moment d’écrire ces lignes. Ce nombre est cependant appelé à augmenter alors que d’autres centres de services scolaires ont entamé les travaux en vue de se conformer à la Loi.

« D’abord, c’est épouvantable sur le plan humain de forcer des femmes à choisir entre leur gagne-pain et leurs croyances personnelles, s’insurge la présidente du Secteur soutien scolaire de la FEESP–CSN, Annie Charland. S’attaquer au prosélytisme, c’est une chose. Jeter des femmes à la rue, des travailleuses qui s’occupent de nos enfants avec cœur et conviction, sans le moindre remord et sans réfléchir aux impacts, c’est un geste qu’on croirait posé par des compagnies comme Amazon, pas par le gouvernement du Québec et les centres de services scolaires! »

« Mais, en plus du drame humain qui se joue, en agissant de la sorte, le CSSMI risque de provoquer une crise, poursuit Annie Charland. Pour le moment, on parle de quelques écoles, d’une partie du CSSMI et ça touche déjà 12 salariées qui s’occupent chacune de 20 à 45 enfants, selon les contextes. On parle donc de 240 à 540 enfants pour lesquels on doit trouver de nouvelles travailleuses. C’est déjà difficile d’embaucher dans ce secteur à la rentrée… en plein hiver, oubliez ça! Soit la charge va retomber sur les collègues déjà au bout du rouleau, soit on tombera en bris de service. J’aimerais que ce soient les ministres de la CAQ qui expliquent ça aux parents ; qu’ils doivent venir chercher leur enfant pour le dîner. »

Comme d’autres centres de services scolaires, le CSSMI a récemment envoyé une lettre à toutes les membres visées de son personnel de soutien pour leur demander de se conformer, dans un court délai (5 à 7 jours ouvrables selon les cas), à la Loi, sous peine de congédiement. Les 12 cas de cessation d’emploi, au CSSMI, sont les premiers qui ont été signalés aux syndicats de la FEESP–CSN, mais, les démarches étant encore en cours, de nombreuses autres situations sont à prévoir.

« On avait prévenu les ministères concernés que l’application de la Loi serait un problème, rappelle le président de la FEESP–CSN, Frédéric Brun, que ça entrainerait de nombreux départs de salariées et que ça provoquerait des bris de services. Mais, comme pour de nombreux autres dossiers qui touchent à des droits fondamentaux, la CAQ fonce tête baissée dans un mur. Un gouvernement ne peut pas opérer des changements de société sur un coup de tête. Ça prend de la réflexion, des débats, de la préparation et une longue période d’adaptation. On explique même aux enfants que ce genre de comportement est inacceptable, qu’on ne peut pas isoler ou mettre à part des personnes du groupe pour leurs différences. Tu parles d’un exemple… »

Pourtant, la FEESP–CSN avait proposé de nombreuses solutions pour que la Loi soit appliquée de façon à en limiter les impacts sur le personnel de soutien déjà à l’emploi.

« Reporter l’application de la clause grand-père au 30 octobre plutôt qu’au 19 mars pour préserver le personnel embauché pour l’année scolaire 2025-2026 ; permettre au personnel de soutien de conserver cette clause lors d’un changement de poste au sein de la même grande catégorie de personnel pour faciliter la mobilité ; aviser le personnel de l’entrée en vigueur de la Loi, mais n’appliquer les cessations d’emploi qu’à la fin de la présente année scolaire pour assurer la stabilité pour les membres, les enfants et les parents ; appliquer la clause grand-père jusqu’à celles qui étudient actuellement dans le domaine pour étaler l’impact dans le temps… On a proposé une dizaine d’idées, explique Frédéric Brun. Mais les ministres de la CAQ n’en font qu’à leur tête et propulsent, une fois de plus, le réseau de l’éducation vers une énième crise depuis qu’ils sont au pouvoir. »

Pour conclure, la FEESP–CSN demande à Mme Sonia LeBel, ministre de l’Éducation, d’intervenir promptement pour mettre un frein au dérapage en cours et pour évaluer adéquatement la situation afin de trouver des solutions qui réduiront les impacts pour le personnel de soutien, mais aussi pour les enfants et leurs parents.

 

À propos
La Fédération des employées et employés de services publics représente environ 69 000 membres dans près de 425 syndicats, dont 36 000 travailleuses et travailleurs de soutien dans le réseau scolaire dans 37 syndicats regroupés au sein de notre Secteur soutien scolaire, ce qui fait de la FEESP–CSN l’organisation représentant la vaste majorité du personnel de soutien au Québec.

 

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Violence en milieu scolaire https://www.csn.qc.ca/actualites/violence-en-milieu-scolaire/ Thu, 29 Jan 2026 16:00:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111478 Par Jean Grégoire

« Le jeune charge la technicienne en éducation spécialisée, la fait basculer et lui saute dessus jusqu’à ce qu’elle hurle de douleur. » « J’ai été frappée à l’œil et j’ai perdu la vue, je suis toujours suivie par un ophtalmologue, je vois flou. » « Coups de poings, morsures, claques au visage, coups de pied, insultes… j’ai craqué, je suis en arrêt de travail depuis plusieurs mois : stress post-traumatique dû aux agressions. » Ce ne sont là que quelques extraits des centaines d’histoires qu’a reçues le secteur du soutien scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Ces cris du cœur collectés par la fédération font suite à l’annonce, en octobre 2025, des résultats d’un sondage sur les risques psychosociaux mené auprès de plus de 6 000 travailleuses et travailleurs du soutien scolaire. Les résultats sont troublants : 52 % disent avoir été victimes de violence physique directe. Si, dans la majorité des cas, on parle de cris avec colère (61 %) ou de langage grossier (62 %), on relève aussi des proportions alarmantes d’attaques avec objets (24 %), de conduites déplacées à caractère sexuel (propos 18 %, gestes 9 %) et même, dans 14 % des cas, de menaces de mort.

En marge du dévoilement de ces statistiques effarantes lors d’un colloque regroupant les syndicats, Annie Charland, présidente du secteur, ne mâche pas ses mots. « Ça n’a juste pas de sens qu’on tolère un tel niveau de violence. Et c’est pire qu’avant. On a sondé les membres avec les mêmes questions qu’avait posées l’Institut national de santé publique du Québec en 2022 et tous les chiffres sont plus élevés. Les membres sont à bout, on en a un sur quatre qui songe à quitter son emploi ! »

Forte d’une longue expérience syndicale, Annie témoigne sans hésitation de l’envergure de la crise. « Ce n’est pas mêlant, dénonce-t-elle, on n’a jamais vu ça. Plus de 60 % de notre monde rentre au travail malgré des problèmes de santé. L’appui des supérieurs est au plus bas et il n’y a aucune reconnaissance, ni pour le travail accompli ni de la violence qu’on subit. Le ministère de l’Éducation, les commissions scolaires et les centres de services doivent s’asseoir et trouver des solutions pour protéger la santé et la sécurité du personnel de soutien. »

« On l’a souvent répété et on sait que l’image est forte, conclut Annie, mais est-ce que ça prendra un mort pour que le gouvernement agisse ? On se le demande pour vrai. »

À la suite de son colloque, Cultiver le bien-être, prévenir les risques, le secteur du soutien scolaire de la FEESP–CSN a interpellé ses membres pour leur demander des exemples concrets et des histoires détaillées de la violence physique et psychologique qu’ils subissent au travail. La réponse a été vive : des centaines d’histoires ont rempli la boite courriel.

Voici quelques-uns de ces témoignages, de femmes et d’hommes qui travaillent dans le soutien scolaire. Notez que, pour protéger l’identité des membres, certains éléments ont été modifiés ou retirés.

Violence physique

Une technicienne en éducation spécialisée (TES) soutient une stagiaire. Elle amorce sa formation finale par une intervention de crise auprès d’un jeune de huit ans.

La TES empêche l’élève de faire du mal à la stagiaire en la relevant de ses fonctions, mais la situation se retourne contre la TES. L’enfant la charge, au point de la faire basculer sur le dos, et lui saute dessus jusqu’à ce qu’elle hurle de douleur. La TES s’est retrouvée aux travaux légers pour un mois et demi, à cause d’une entorse lombaire.

Blessures permanentes

« Je travaillais dans une école où un élève ramassait et lançait des chaises. Il renversait également les tables.

Dans la même classe, il y avait un autre élève qui piquait des crises, se jetait par terre et se cachait sous les meubles. Il frappait aussi. J’ai été frappée à l’œil et j’ai perdu la vue. Oui, je suis allée à l’hôpital et je suis toujours suivie par un ophtalmologue. Oui, ma vue s’est détériorée au fil des ans. Même avec des lunettes, ma vision est toujours floue. »

Surcharge et épuisement

« J’ai subi plusieurs agressions physiques et psychologiques de la part d’élèves en désorganisation. Coups de poing, morsures, claques au visage, coups de pied, insultes…

Ces élèves ont de grands besoins, qui ne sont malheureusement pas comblés, compte tenu du manque de ressources. J’ai demandé de l’aide à la direction à plusieurs reprises. J’ai verbalisé mon état de surcharge, de stress intense, d’hypervigilance constante. J’ai essayé de planifier une rencontre avec la direction, mais elle a dû être annulée.

Notre syndicat a identifié plusieurs situations à risque pour les employé-es de soutien comme moi. Des avis ont été envoyés au centre de services scolaire, mais rien de concret n’a été déployé afin de régler la situation. Notre syndicat a aussi déposé une plainte à la CNESST.

Moi, j’ai craqué… je suis en arrêt de travail depuis l’automne : stress post-traumatique dû aux agressions. Depuis plus de 15 ans, je suis éducatrice au service de garde et je n’ai jamais été aussi malheureuse au travail.

J’ai de grandes inquiétudes pour la sécurité et la santé de mes collègues et celles des enfants, alors que notre secteur est en crise. »

 

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Un nouvel ordre du jour proposé par les militantes et militants de la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/un-nouvel-ordre-du-jour-propose-par-les-militantes-et-militants-de-la-csn/ Mon, 26 Jan 2026 21:36:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111451 Des militantes et des militants de la CSN sont réunis aujourd’hui devant le Delta de Trois-Rivières où se tiendra le caucus de la Coalition Avenir Québec. Les travailleuses et travailleurs veulent déposer une proposition d’ordre du jour afin que soient débattus les réels enjeux qui préoccupent les Québécoises et les Québécois.

Depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, la population s’est vu imposer de multiples décisions politiques qui, dans la grande majorité, ont été adoptées sans consulter la population et qui ont des impacts extrêmement négatifs sur celle-ci. Les exemples sont nombreux : centralisation et privatisation du système de la santé et des services sociaux, coupures massives dans les services publics, projets de loi limitant les droits des Québécoises et Québécois, dilapidation des fonds publics dans des projets privés, sans oublier l’expulsion forcée de travailleuses et de travailleurs essentiels, pourtant bien intégrés dans leurs milieux, via la Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Avec les sondages actuels, on voit que la grogne se fait de plus en plus sentir sur le terrain.

« Visiblement, les Québécois sont exaspérés de se faire prendre pour des valises et les élu-es de la CAQ voient arriver le mur des prochaines élections ! Pourtant, ce n’est pas compliqué, ce que les gens veulent, c’est un gouvernement qui agit sur les véritables enjeux du Québec et le plus pressant d’entre eux, c’est d’avoir des services publics qui prennent soin de tout le monde. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous sommes venus proposer aux député-es caquistes réunis en caucus un projet d’ordre du jour qui est en phase avec les besoins de la population », mentionne Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur du Québec – CSN.

FAIRE FRONT

Cette action menée dans la région s’inscrit dans la campagne Faire front pour le Québec, lancée par la CSN. Dans les prochaines semaines, la confédération multipliera d’ailleurs les actions pour dénoncer le bilan désastreux du gouvernement et pour réclamer des mesures favorisant les travailleuses et les travailleurs, la préservation de notre État social et la mise en place de mesures pour favoriser la transition juste.

« Des milliers de travailleuses et de travailleurs vivent d’une paie à l’autre. La privatisation et l’austérité frappent nos services publics. L’inaction est ce qui reste en tête quand on pense aux deux mandats de la CAQ pour l’avenir de notre planète. Le gouvernement a perdu le contrôle. La seule chose sensée à faire aujourd’hui est d’abandonner les projets de loi qui découlent d’une dérive autoritaire décriée de toutes parts, notamment le projet de loi 3 », affirme Katia Lelièvre, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

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Les syndicats de l’Estrie accueillent le ministre Jean Boulet https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndicats-de-lestrie-accueillent-le-ministre-jean-boulet/ Thu, 20 Nov 2025 20:10:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109367 Une coalition formée des organisations syndicales de l’Estrie attendait de pied ferme le ministre du Travail, Jean Boulet, ce jeudi matin au Club de golf de Sherbrooke alors qu’il était l’invité de la Chambre de commerce et de l’industrie de Sherbrooke. L’objectif de cette action : dénoncer le bilan lamentable du gouvernement de la Coalition avenir Québec à l’égard des travailleuses et des travailleurs.

Ensemble, les organisations syndicales de la région ont tenu à rappeler au ministre Boulet que son gouvernement n’a pas obtenu de mandat clair de la population pour procéder à des réformes majeures. On pense notamment au projet de loi 3 qui vient s’ingérer dans la gouvernance des syndicats ou au projet de loi 101 qui risque de nuire aux syndicats ayant moins de ressources, quand vient le temps de défendre les droits d’une travailleuse ou d’un travailleur. Loin de protéger les droits des travailleuses et travailleurs, ces projets de loi visent plutôt à affaiblir les organisations en mesure de les défendre.

« Des milliers de travailleuses et de travailleurs vivent d’une paie à l’autre. Nous assistons à une dégradation sans précédent de nos services publics et du filet social qui protège les plus fragiles de nos concitoyens. Le gouvernement a perdu le contrôle et veut changer de sujet en s’attaquant aux syndicats. Même le Barreau du Québec est sorti de son habituelle réserve, disant craindre l’affaiblissement des mécanismes de contre-pouvoir qui sont essentiels dans une saine démocratie », affirment les membres de la coalition.

Les militantes et militants réunis ce matin sont venus rappeler au ministre Boulet qu’ils ne sont pas dupes et qu’ils continueront de se mobiliser, non seulement contre les attaques du gouvernement à l’endroit des syndicats, mais aussi pour la préservation de nos services publics et des droits des travailleurs.

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Les résidentes, les résidents et les internes vétérinaires gagnent le respect de l’Université de Montréal https://www.csn.qc.ca/actualites/les-residentes-les-residents-et-les-internes-veterinaires-gagnent-le-respect-de-luniversite-de-montreal/ Thu, 13 Nov 2025 18:35:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109122 La soixantaine d’internes et de résidentes et résidents de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal ont voté hier soir à 100 % pour l’entente de principe conclue avec l’employeur.

« Il s’agit d’un tournant majeur dans les relations entre les résidentes et résidents et les internes vétérinaires avec la Faculté. Ces étudiantes et étudiants qui travaillent ont gagné le respect de leur employeur », soutient Saleha Hedaraly, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN). Il s’agit de la première convention collective du Syndicat des résidentes et résidents et internes de la Faculté de médecine vétérinaire, affilié à la CSN. Ce syndicat a été accrédité le 20 juin 2024.

Comme les membres du syndicat poursuivent leurs études pour se spécialiser, ces derniers se sentaient obligés d’accepter les conditions défavorables offertes par l’Université dans l’espoir de réussir leurs études.

 Plusieurs gains importants

La nouvelle convention vient baliser l’horaire ainsi que des périodes de repos entre les quarts et ajouter des congés. Les gardes ne pourront excéder 20 semaines par année pour les internes et 17,3 semaines pour les résidents.

Les salaires seront majorés de 8,3 % à 30 % (selon la catégorie d’emploi) dès le début de la convention collective. L’augmentation prévue est de 2,5 % pour 2026 et de 3,5 % pour 2027.

Le syndicat disposera aussi de moyens et de droits pour jouer son rôle. Les tâches des résidentes et résidents et des internes font maintenant l’objet d’une description officielle.

Un montant de 200 000 $ sera distribué à parts égales entre les membres pour permettre une certaine rétroaction partielle par rapport au travail déjà effectué.

Mobilisation gagnante

« Les membres du syndicat peuvent se féliciter d’avoir effectué un certain rattrapage avec les autres facultés de médecine vétérinaires du Canada. Mais le travail n’est pas fini et il se poursuivra en 2027 », ajoute la vice-présidente de la FNEEQ.

« La mobilisation et la journée de grève auront finalement donné des résultats intéressants et nous sommes fiers des résultats de notre nouveau syndicat », ajoute la présidente par intérim du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annick Primeau.

La Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal est la seule faculté à offrir le programme de doctorat pour devenir vétérinaire au Québec. Les internes ont déjà terminé leur doctorat de premier cycle en médecine vétérinaire et sont sur le point de pratiquer leur profession.

À propos

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN parle au nom de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises (11 000 membres) et de près de 85 % des profs de cégep. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 49 établissements privés et 12 universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et constitue l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Dans la région, le Conseil central de la Montérégie–CSN rassemble près de 34 000 syndiqué-es issus des secteurs public et privé, regroupés dans plus de 200 syndicats. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux compte plus de 330 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

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La FEESP–CSN dévoile des données alarmantes concernant la violence subie par le personnel de soutien scolaire et les risques psychosociaux encourus https://www.csn.qc.ca/actualites/la-feesp-csn-devoile-des-donnees-alarmantes-concernant-la-violence-subie-par-le-personnel-de-soutien-scolaire-et-les-risques-psychosociaux-encourus/ Tue, 21 Oct 2025 14:05:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108746 Réunissant plus d’une centaine de délégué-es à l’occasion d’un colloque sur la santé et la sécurité au travail, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) dévoile les résultats d’un sondage qui démontrent qu’un nombre particulièrement inquiétant de travailleuses et travailleurs du soutien scolaire au Québec sont exposés à des conditions de travail qui mettent leur santé physique et psychologique en péril.

C’est ce que nous apprend ce sondage mené par la FEESP–CSN auprès de 6 129 membres du secteur, dont 89 % sont des femmes. Les répondantes et les répondants, majoritairement âgés de 36 et 55 ans, occupent pour la plupart des postes permanents à temps partiel ou complet (80 %) et cumulent souvent moins de cinq ans d’ancienneté (34 %). Le sondage visait à mesurer la présence de risques psychosociaux, les formes de violence au travail et les indicateurs de santé mentale. Ces données sont complémentaires à celles d’une enquête similaire menée par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) en 2022.

Les résultats concernant la violence au travail sont extrêmement troublants. Plus de la moitié des répondants ont été victimes de menaces de violence physique (56 %) ou de violence physique directe (52 %), des taux largement supérieurs à ceux observés en 2022 dans l’enquête INSPQ (27 % et 37 % respectivement). Ces agressions proviennent principalement des élèves (54 % pour les menaces, 52 % pour les violences physiques), mais aussi, dans de plus faibles proportions, de parents, de collègues et de membres de la direction.

Les types d’agressions vécues sont variés et souvent graves : cris avec colère (61 %, dont 29 % chaque semaine), langage grossier (62 %), menaces de mort (14 %), attaques avec objets (24 %), et même des conduites déplacées à caractère sexuel (propos 18 %, gestes 9 %), incluant des attouchements (5 %). Pour bien illustrer l’ampleur du problème, cela signifie que, parmi les répondantes et les répondants : 735 personnes ont témoigné avoir été menacées de mort, dont 122 au moins une fois par semaine ; 247 personnes ont avoué s’être fait toucher les parties intimes. Des situations qui ne devraient se produire dans aucun milieu de travail.

Les risques psychosociaux sont également très présents. Une forte proportion des répondants rapporte une demande psychologique élevée (65 %), un faible soutien de leurs supérieurs (35 %), une faible reconnaissance (47 %) et une faible latitude décisionnelle (55 %). Ces facteurs contribuent à une détresse psychologique importante : 48 % des personnes sondées présentent un niveau élevé de détresse psychologique, dont 13 % à un niveau très élevé.

De plus, 90 % des répondantes et des répondants relient leurs symptômes à leur travail. Le phénomène de présentéisme est aussi préoccupant : 62 % ont affirmé avoir travaillé malgré des problèmes de santé. Enfin, 26 % des répondants songent à quitter leur emploi, un taux supérieur à celui observé dans l’enquête de 2022 de l’INSPQ (19 %).

Ces résultats témoignent de la situation alarmante des conditions de travail dans le secteur du soutien scolaire. Dans le contexte, il est particulièrement troublant que le gouvernement du Québec tente de soustraire le secteur de l’éducation de certaines dispositions de son projet de loi n° 101 (PL101), Loi visant l’amélioration de certaines lois du travail. Cette décision entrainerait une diminution de la protection en santé et sécurité au travail pour les employé-es de ce secteur par rapport aux autres travailleuses et travailleurs du Québec. La FEESP–CSN demande que le gouvernement de la CAQ recule et mette en œuvre les mécanismes de prévention en milieu de travail prévus au PL101 pour l’ensemble du secteur de l’éducation. La FEESP–CSN réclame aussi une intervention urgente du ministère de l’Éducation et des centres de services scolaires pour mettre en place des mesures concrètes visant à protéger la santé et la sécurité du personnel de soutien. Finalement, nous demandons que le gouvernement reconnaisse pleinement le rôle fondamental du personnel de soutien dans le système éducatif québécois

À propos

La Fédération des employées et employés de services publics représente près de 70 000 membres dans 425 syndicats, dont 36 000 travailleuses et travailleurs de soutien dans le réseau scolaire dans 37 syndicats regroupés au sein de notre Secteur soutien scolaire, ce qui fait de la FEESP–CSN l’organisation représentant la vaste majorité du personnel de soutien au Québec.

 

 

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« Agir avant qu’il ne soit trop tard! », insiste la Coalition des partenaires en éducation https://www.csn.qc.ca/actualites/agir-avant-quil-ne-soit-trop-tard-insiste-la-coalition-des-partenaires-en-education/ Fri, 17 Oct 2025 12:51:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108688 Les membres de la Coalition des partenaires en éducation s’inquiètent des incertitudes entourant les assouplissements annoncés quant aux cibles d’équivalents temps complet (ETC) et de l’accessibilité au réinvestissement partiel de 540 millions $ fait dans le réseau scolaire en raison des contraintes imposées. Bref, la Coalition s’inquiète des impacts sur les services aux élèves qui se font déjà sentir.

Les organisations membres de la Coalition des partenaires en éducation réclament aujourd’hui d’une même voix le déplafonnement complet des postes ETC et une prévisibilité budgétaire pour le réseau. C’est ce qu’ils ont fait valoir dans une lettre conjointe adressée plus tôt cette semaine à la ministre LeBel.

« L’annonce faite par la ministre a généré des attentes d’autant plus grandes que les besoins sont criants. Nous espérons que ses intentions sont fondées sur une volonté politique forte, qu’elles dépassent le simple positionnement médiatique et qu’il ne s’agit pas d’une annonce à visée électoraliste. Madame LeBel a reconnu qu’il y avait un nœud entre le plafond des ETC et l’utilisation des ressources financières censées être rendues disponibles. Mais à ce jour, nous constatons que le mal est fait et que, dans les milieux, les services aux élèves sont déjà affectés. Le temps passe, l’argent manque, les ressources ne sont pas au rendez-vous. Aujourd’hui, nous invoquons donc l’urgence d’agir pour l’année en cours, mais pour les suivantes également », font valoir les membres de la Coalition tout en insistant sur le fait que des semaines cruciales sont déjà perdues.

« L’égalité des chances, c’est aussi faire en sorte que les élèves, incluant les élèves à besoins particuliers, obtiennent les services qu’ils sont en droit de recevoir. Et que le réseau dispose des moyens pour déployer ces services

De la prévisibilité budgétaire

Le 1er octobre dernier, la ministre de l’Éducation, Mme Sonia LeBel, annonçait son intention de lâcher du lest quant au dépassement du plafond des cibles d’équivalents temps complet (ETC), plafond imposé au réseau de l’éducation par son prédécesseur. Elle précisait toutefois que cela ne devait pas entraîner de dépassement des budgets.

« Nous sommes unanimes à le réitérer : Le réseau de l’éducation emploie des centaines de milliers de personnes, dispense des services à des centaines de milliers d’élèves, incluant les élèves à besoins particuliers. Son objectif est d’instruire, de socialiser et de qualifier les citoyennes et citoyens de demain. Pour y parvenir, il est essentiel qu’il bénéficie d’une prévisibilité budgétaire tant à court qu’à long terme. La prévisibilité budgétaire n’est pas un caprice administratif : c’est une condition de base pour garantir la cohérence, la continuité et la qualité des services éducatifs, afin de favoriser la réussite et le bien-être des élèves. On demande beaucoup à l’école, mais on ne donne pas toujours aux femmes et aux hommes qui la font vivre au quotidien les moyens d’y arriver. »

Non seulement les compressions et les coupes en éducation sont inacceptables, mais les investissements actuels demeurent insuffisants pour couvrir les coûts réels engendrés par la hausse du nombre de jeunes dans nos écoles et nos centres, par les besoins des élèves en situation de handicap ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (HDAA), par l’état de vétusté de nombreux établissements, et par les dépenses de fonctionnement qui continuent de peser lourdement sur le financement et le fonctionnement de nos établissements.

L’éducation mérite mieux et il faut des investissements à la hauteur des besoins.

Membres de la Coalition des partenaires en éducation :

Éric Gingras, Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Richard Bergevin, Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ)

Éric Pronovost, Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ)

Carolane Desmarais, Fédération du personnel professionnel de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ)

Denis Bolduc, Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ)

Patrick Gloutney, Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec)

Bonnie Gilmour, Conseil national du soutien scolaire du Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau du Québec (CNSS-SEPB)

Marie Deschênes, Union des employés et employées de service, section locale 800 (UES800-FTQ)

Katia Lelièvre, Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Frédéric Brun, Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN)

Heidi Yetman, Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ)

Mélanie Hubert, Fédération autonome de l’enseignement (FAE)

Francis Côté, Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE)

André Bernier, Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE)

Kathleen Legault, Association montréalaise des directions d’établissement scolaire (Amdes)

David Meloche, Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ)

Evelyne Alfonsi, Association des administrateurs des écoles anglophones du Québec (AAEAQ)

Sylvain Martel, Regroupement des comités de parents autonomes du Québec (RCPAQ)

Mélanie Laviolette, Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ)

Katherine Korakakis, Association des comités de parent anglophone du Québec (ACPA)

Amélie Duranleau, Société québécoise de la déficience intellectuelle (SQDI)

Bianca Nugent, Coalition de parents d’enfants à besoins particuliers du Québec (CPEBPQ)

Lili Plourde, Fédération québécoise de l’autisme (FQA)

Steven Laperriere, Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ)

Jean Trudelle, Debout pour l’école

Patricia Clermont, Je protège mon école publique (JPMEP)

 

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Le gouvernement veut se soustraire à son propre règlement en refusant de bien protéger ses employé-es https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-veut-se-soustraire-a-son-propre-reglement-en-refusant-de-bien-proteger-ses-employe-es/ Sun, 21 Sep 2025 10:45:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=107458 Ces derniers jours, le gouvernement Legault a entériné le Règlement sur les mécanismes de prévention et de participation en établissement (RMPPÉ). Ce règlement fera en sorte que les travailleuses et les travailleurs de tous les milieux bénéficieront des mécanismes de prévention et de participation en santé et sécurité du travail. Une revendication historique du milieu syndical. « Il y a un très gros mais », avertit cependant la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville.

« À première vue, c’est une victoire pour les travailleuses et les travailleurs. Mais, avec son projet de loi 101, le gouvernement pourrait saboter ce règlement qu’il vient tout juste d’adopter en se soustrayant à sa propre législation. Ce qui est bon pour tous les employeurs du Québec ne l’est pas pour l’État employeur, le plus gros boss du Québec », s’indigne Mme Senneville.

En effet, bien que le règlement soit effectif à compter du 1er octobre, avec la prorogation de la session parlementaire, on ne sait pas ce qu’il adviendra du projet de loi 101. Ce dernier prévoit exclure de l’application de ce règlement la vaste majorité des établissements en santé, services sociaux et en éducation, qui emploient une majorité de femmes. « Le gouvernement veut exclure ces établissements à cause de la pénurie de personnel dans ces milieux et en raison des conditions de travail difficiles. Mais cette pénurie peut justement être, en partie, expliquée par ces conditions difficiles et le bilan lésionnel qui y est accablant ! Empêcher les travailleuses de ces secteurs de bénéficier de ces mécanismes est encore plus aberrant dans ce contexte », poursuit la présidente de la centrale.

S’il ne meurt pas au feuilleton, la CSN exige que le projet de loi 101 soit modifié. « Si jamais il ne revient pas sur son intention, cela confirmera que nous sommes dirigés par un gouvernement sexiste et pingre, qui veut s’offrir un traitement préférentiel en refusant à ses salarié-es la même protection qu’aux autres travailleuses et travailleurs du Québec », conclut Mme Senneville.

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Le gouvernement prend l’éducation « en otage » https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-prend-leducation-en-otage/ Thu, 18 Sep 2025 12:38:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=107365 « En retenant l’argent promis aux centres de services scolaires contre la condition de regrouper les services administratifs à l’échelle régionale ou nationale, le gouvernement prend le secteur de l’éducation en otage, pour reprendre des mots que la CAQ aime utiliser », s’indigne Frédéric Brun, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

Cette nouvelle contrainte est une façon d’effectuer discrètement la coupe d’un demi-milliard souhaitée par le gouvernement tout en faisant porter l’odieux des conséquences aux centres de services scolaires qui ne pourront répondre à cette exigence. La demande du gouvernement est tout simplement irréaliste :

  • De tels changements administratifs demandent une réflexion et une préparation sérieuse, en amont, et ne peuvent se faire sur un coup de tête alors que l’année scolaire est entamée;
  • La contrainte exigée ne tient pas compte des réalités propres à chaque centre de services scolaire, selon les territoires et les populations qu’ils desservent;
  • La délocalisation du personnel qui pourrait avoir à se déplacer sur des distances si grandes que leur qualité de vie serait affectée à un point tel que l’emploi ne serait plus du tout attractif à leurs yeux;
  • Les impacts importants sur l’attraction et la rétention du personnel, dans un contexte où il est déjà extrêmement difficile de recruter du personnel de soutien dans les écoles;
  • Etc.

« Si la CAQ cherche à économiser des sommes significatives en éducation, qu’ils regardent du côté des cadres, lance Frédéric Brun. Il y en a de plus en plus, ils ont de plus gros salaires et leur rôle dans la structure est souvent au mieux flou, sinon contestable. »

Par ailleurs, la FEESP-CSN rappelle que des clauses sont prévues à la convention collective du personnel de soutien scolaire afin de protéger les emplois en cas de fusion, d’annexion ou de restructuration des centres de services scolaires. Ces clauses, comme le sait certainement la nouvelle ministre de l’Éducation, Sonia Lebel, ont été négociées en partie lors de la dernière ronde de négociation du secteur public. « C’est pour le moins surprenant qu’on lie le financement du réseau à une exigence qui est déjà limitée par des clauses de convention collective négociées récemment avec le gouvernement, poursuit Frédéric Brun. Mme Lebel doit retirer cette condition immédiatement. »

Pour conclure, la FEESP-CSN insiste pour que le gouvernement cesse la mascarade et redonne, sans condition, les sommes nécessaires au le bon fonctionnement du réseau. « Il faut arrêter de faire comme si on pouvait bloquer des sommes sans impacter les enfants. Si la CAQ met des conditions impossibles à remplir pour faire suivre de l’argent dans le réseau, en bout de ligne, ce sera toujours le service à l’élève qui en subira les effets », conclue Frédéric Brun.

À propos

La Fédération des employées et employés de services publics représente environ 69 000 membres dans près de 425 syndicats, dont 36 000 travailleuses et travailleurs de soutien dans le réseau scolaire dans 37 syndicats regroupés au sein de notre Secteur soutien scolaire, ce qui fait de la FEESP-CSN l’organisation représentant la vaste majorité du personnel de soutien au Québec.

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« Bonnet blanc, blanc bonnet », estime la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/bonnet-blanc-blanc-bonnet-estime-la-csn/ Wed, 10 Sep 2025 18:33:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=107013 La composition du nouveau Conseil des ministres dévoilé par François Legault aujourd’hui confirme que son gouvernement n’est plus en mesure d’apporter les solutions appropriées aux défis qui attendent le Québec, estime la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Pour la centrale syndicale, seules des élections générales permettront à la population d’élire un gouvernement qui saura se mettre en action pour répondre aux besoins réels du Québec.

« Après les fiascos Northvolt et SAAQclic, François Legault semble prêt à plonger le Québec dans un nouveau gouffre financier. En nommant Jonatan Julien aux Transports et Bernard Drainville à l’Environnement, deux députés de la région de Québec qui figurent parmi les plus farouches partisans du 3e lien, le message de la CAQ est clair : au diable les besoins criants en santé et en éducation, misons sur le plus gros des éléphants blancs ! », s’inquiète la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Si le premier ministre Legault entend livrer bataille aux travailleuses et aux travailleurs afin de redorer son blason, il n’aurait pu envoyer un message plus direct en maintenant Jean Boulet au ministère du Travail. « Avec son projet de loi 89, préparé sans aucune forme de consultation, le ministre Boulet a complètement bouleversé l’équilibre des relations de travail, au plus grand plaisir des patrons, qui n’en demandaient pas tant. Si nos attentes à son égard sont des plus basses, nous serons de tous les combats pour rétablir notre droit de grève et notre droit à la négociation collective », prévient Caroline Senneville.

La CSN demeure pour le moins perplexe quant à la nomination de France-Élaine Duranceau à la présidence du Conseil du trésor. « Au sein de ce gouvernement de gens d’affaires déconnectés des besoins de la population, la ministre Duranceau a su se démarquer par son manque de sensibilité envers les victimes de la crise du logement. Avec le retour des politiques d’austérité de la CAQ, sa nomination au Trésor n’est certainement pas de bon augure. »

La CSN prend acte de la confirmation de Christian Dubé comme titulaire de la Santé et des Services sociaux. « Le ministre Dubé aura une dernière occasion de corriger les effets pervers de sa propre réforme du réseau de la santé. Afin de mieux desservir la population, le ministre sait très bien qu’il doit décentraliser les lieux décisionnels et surtout, diminuer l’emprise du secteur privé au sein de notre réseau public », affirme la présidente de la CSN.

La CSN voit d’un bon œil l’arrivée de Sonia LeBel à l’Éducation et le départ de Pascale Déry de l’Enseignement supérieur, cette dernière s’étant largement discréditée en s’immisçant, pour des raisons politiques partisanes, dans la régie interne de certains établissements d’enseignement en bafouant le principe de liberté académique qu’elle aurait dû défendre en tant que ministre.

« En annonçant des coupes budgétaires sans précédent en éducation, puis en rétropédalant en partie en plein milieu de l’été, Bernard Drainville a créé un bourbier monumental pour la rentrée scolaire. Nous espérons fortement que Sonia LeBel, fidèle à son approche basée sur l’écoute et le dialogue, saura rétablir la confiance entre les partenaires du réseau de l’éducation. Quant à Martine Biron, elle doit sans délai réinjecter les 151 millions coupés dans le budget du réseau collégial et rétablir le financement universitaire », déclare Caroline Senneville.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Changer de ministres sans changer de direction est voué à l’échec https://www.csn.qc.ca/actualites/education-et-enseignement-superieur-changer-de-ministres-sans-changer-de-direction-est-voue-a-lechec/ Wed, 10 Sep 2025 13:25:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=107033 Voici les réactions spécifiques selon les ministères visés.

Ce qu’ils ont dit à propos de la ministre de l’Éducation

« Bernard Drainville a toujours préféré le projet de 3e lien à tout autre dossier, incluant l’éducation. Son départ est un soulagement pour nos membres, bien qu’il soit difficile de croire que Mme Lebel incarnera le changement, elle qui contrôlait les finances lors des compressions et des gels d’embauche dans les écoles. Pour redonner ses lettres de noblesse à l’éducation, elle devra d’abord convaincre la CAQ de réinvestir les sommes coupées et réembaucher massivement, notamment dans le soutien scolaire. » – Frédéric Brun, président de la Fédération des employé-es de services publics (FEESP-CSN)

« Ce remaniement représente la dernière chance pour ce gouvernement de changer de cap et de démontrer que l’éducation et l’enseignement supérieur sont une priorité. Si la nouvelle ministre de l’Éducation, Sonia Lebel, réputée pour sa loyauté envers le premier ministre, souhaite perpétuer l’austérité caquiste dans ses nouvelles fonctions comme elle le faisait au Trésor, ce sont les élèves qu’elle choisira de sacrifier, au risque d’en payer le prix en 2026 ». – Benoît Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)

Ce qu’ils ont dit à propos de la ministre de l’Enseignement supérieur

« La nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur, Martine Biron, doit opérer un virage à 180 degrés pour enfin défendre les cégeps et les universités tout en s’assurant de respecter et promouvoir la liberté académique. Elle doit annuler sur le champ les centaines de millions de dollars en compressions imposées par son gouvernement, pour le bien des personnes étudiantes qui ont déjà trop souffert. » – Benoît Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)

« L’enseignement supérieur n’a jamais été une priorité de la CAQ. Pour montrer une réelle volonté de changement, la nouvelle ministre devra convaincre rapidement ses collègues de réinvestir les sommes coupées dans les universités et les cégeps et de lever le gel d’embauches qui paralyse les établissements collégiaux. La ministre devra aussi se familiariser rapidement avec les défis uniques de l’Enseignement supérieur en consultant l’ensemble de la communauté, incluant le personnel de soutien qui joue un rôle très important dans la réussite des étudiantes et des étudiants. »
– Frédéric Brun, président de la Fédération des employé-es de services publics (FEESP-CSN)

« Nous apprécions que le premier ministre ait reconnu qu’un changement était nécessaire à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur. Nous espérons que Mme Biron sera à l’écoute du personnel du réseau et sera prête à se battre pour faire comprendre à son gouvernement que le Québec a tout à gagner à investir davantage dans ses établissements d’enseignement supérieur plutôt que de continuer à presser le citron, au détriment de la population étudiante. » – Jessica Goldschleger, Fédération des professionnèles (FP-CSN)

À propos

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 48 établissements privés et 12 universités.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) représente près de 70 000 membres dans 425 syndicats, dont 36 000 travailleuses et travailleurs de soutien dans le réseau scolaire dans 37 syndicats et 6300 employé-es de soutien dans le réseau collégial dans 38 syndicats, ce qui fait de la FEESP-CSN l’organisation représentant la vaste majorité du personnel de soutien des réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur au Québec.

La Fédération des professionnèles (FP-CSN) représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es d’université.

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La CSN rend un vibrant hommage à l’héritage immense de Guy Rocher https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-rend-un-vibrant-hommage-a-lheritage-immense-de-guy-rocher/ Wed, 03 Sep 2025 23:13:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106906

La CSN salue l’immense contribution de Guy Rocher à la société québécoise, un homme d’exception qui a joué un rôle essentiel dans l’élaboration du rapport Parent et de la loi 101, et dont un des principaux legs est d’avoir rendu accessible à la population québécoise un réseau d’éducation public, gratuit et de qualité. Avec la création des cégeps, ce sont des millions de jeunes qui ont pu bénéficier d’un accès à l’enseignement supérieur, et ce, aux quatre coins du Québec. La CSN tient à lui rendre un vibrant hommage aujourd’hui. Nous continuerons à défendre la vision et l’héritage majeur qu’il nous laisse après plus d’un siècle parmi nous.

Caroline Senneville, présidente de la CSN.

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Les profs du Séminaire Saint-François adoptent un mandat de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-profs-du-seminaire-saint-francois-adoptent-un-mandat-de-greve/ Tue, 02 Sep 2025 15:33:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106884 Dans un geste rare dans ce milieu, la cinquantaine d’enseignantes et enseignants du Séminaire Saint-François viennent de se doter d’une banque de cinq jours de grève à exercer en heures ou en jours au moment jugé opportun. C’est à 98 % que les membres du Syndicat du personnel du Séminaire Saint-François–CSN se sont prononcés à scrutin secret, la semaine dernière, pour ce mandat de grève.

« C’est exceptionnel pour notre syndicat de prendre ce genre de vote », convient Marc-André Perron, président du syndicat, « c’est dire à quel point les enjeux sont importants pour nos membres ».

Alors que les négociations pour le renouvèlement de la convention collective sont en cours depuis près de deux ans, la direction du collège privé a décidé à la rentrée de changer unilatéralement les conditions de travail du personnel enseignant, notamment en ce qui concerne les horaires de présence au bureau et l’heure de dîner.

« Les changements imposés compliquent notre travail et minent notre autonomie professionnelle », explique le président du syndicat. « Nous, ce que l’on veut, c’est revenir à la situation antérieure et reprendre la négociation pour en arriver à une entente qui convienne aux deux parties ». La partie syndicale dit être ouverte aux compromis, mais refuse catégoriquement les coups de force.

La convention collective des enseignantes et enseignants du Séminaire Saint-François est échue depuis juin 2024.

À propos

Le Syndicat du personnel enseignant du Séminaire Saint-François–CSN représente les 57 profs de ce collège privé. Il est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ), qui regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 48 établissements privés et 12 universités, ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances. Pour sa part, la CSN compte plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que du secteur public.

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La CSN et la FTQ inquiètes de l’avenir du Collège LaSalle https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-et-la-ftq-inquietes-de-lavenir-du-college-lasalle/ Mon, 25 Aug 2025 10:41:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106723 La CSN et la FTQ demandent au ministère de l’Enseignement supérieur et à la direction du Collège LaSalle de s’entendre rapidement dans le litige qui les oppose afin d’assurer le maintien des emplois du collège et la poursuite du parcours académique de l’ensemble de ses étudiantes et étudiants.

Alors que la rentrée a été reportée par la direction, la survie du Collège LaSalle semble en péril après que Québec ait imposé des amendes de 30 millions de dollars au collège pour avoir dépassé le nombre d’étudiantes et d’étudiants anglophones inscrits en vertu de la réforme de la Charte de la langue française adoptée en 2022.

Selon l’institution, fondée en 1959, cette pénalité signifierait l’obligation de mettre la clé dans la porte. La réussite académique de 4500 étudiantes et étudiants est en jeu, tout comme les 700 emplois de l’établissement d’enseignement. Parmi ces emplois, plusieurs sont occupés par des membres de la Confédération des syndicats nationaux (FNEEQ–CSN, qui représente les 425 enseignantes et enseignants) et de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ-SEPB).

« Il est temps que le ministère et la direction du collège règlent leur différend, affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Il est déplorable qu’un tel imbroglio administratif menace aujourd’hui le parcours de milliers d’étudiantes et d’étudiants et autant d’emplois. Nous sommes convaincus que les parties peuvent s’entendre, tout en respectant les modifications apportées à la loi. »


Défendre les étudiants et les emplois

Visiblement, tel que l’ont rapporté les médias, le ministère et la direction du collège ne s’entendent pas sur l’interprétation et l’application des nouvelles modalités prévues à la Charte de la langue française. Se conformer au nombre d’étudiantes et d’étudiants anglophones imposé par Québec, aurait forcé le Collège LaSalle à montrer la porte à des élèves qui ont déjà entamé leurs études, ce qu’a refusé de faire la direction.

« On sait que la direction du collège et Québec négocient actuellement. Pour le bien des étudiantes, des étudiants, des travailleuses et des travailleurs, il faut trouver un terrain d’entente. Ce n’est pas le temps d’adopter la ligne dure. En ce qui nous concerne, s’il faut aller au front pour défendre nos membres, nous le ferons », conclut, la présidente de la FTQ, Magali Picard.

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