Santé et services sociaux – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 27 Apr 2026 22:05:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Santé et services sociaux – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Grève imminente dans deux résidences privées pour aîné-es https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-imminente-dans-deux-residences-privees-pour-aine-es/ Mon, 27 Apr 2026 22:05:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114371 Devant l’absence persistante d’offres sérieuses de la part des employeurs, les travailleuses et travailleurs de la résidence Les Marronniers à Lévis et du Manoir Les Générations à Rimouski déclencheront une grève au début du mois de mai.

Le débrayage est prévu du 6 au 10 mai aux Marronniers et du 6 au 11 mai au Manoir Les Générations.

Alors que les salarié-es des Marronniers en seront à leur première séquence de grève, leurs collègues du Manoir Les Générations entameront pour leur part une deuxième mobilisation.

Travailler à temps plein et s’appauvrir : inacceptable

Pour Marlène Ross, porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), la situation reflète un problème beaucoup plus large dans l’ensemble du secteur.

« Cogir est une entreprise qui a des moyens. Pourtant, à la table de négociation, on envoie des représentants avec un mandat clair : régler rabais pour ensuite tirer les conditions vers le bas dans tout le réseau. C’est une stratégie préoccupante qui contribue directement à l’appauvrissement des travailleuses et travailleurs », dénonce-t-elle.

Le groupe Cogir, qui exploite six RPA — dont quatre dans la région de Québec et deux à Rimouski — illustre bien cette dynamique. Dans plusieurs de ses établissements, les salarié-es, majoritairement des femmes, peinent à dépasser le salaire minimum, malgré l’importance essentielle de leur travail.

Un conflit devenu inévitable

Face au refus de la partie patronale d’offrir des conditions leur permettant de vivre dignement, les travailleuses et travailleurs n’ont d’autre choix que d’exercer leur droit de grève — un levier souvent utilisé en dernier recours pour se faire entendre.

« La CSN et ses conseils centraux seront aux côtés des travailleuses et travailleurs aussi longtemps qu’il le faudra. Ces personnes jouent un rôle essentiel auprès de nos aîné-es, et il est hors de question qu’elles s’appauvrissent pendant que leurs employeurs s’enrichissent », affirme Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

« Tenir une ligne de piquetage demande du courage et de la détermination. Quand l’employeur mise sur l’usure pour imposer des conditions à la baisse, il faut savoir dire non et se tenir debout », ajoute Liette Ross, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN). « Faire la grève implique des sacrifices, mais nos membres peuvent être fiers : ils et elles défendent leur dignité, leurs conditions de travail et la valeur de leur travail », conclut-elle.

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Chirurgies au privé – Vers une explosion des coûts pour le système https://www.csn.qc.ca/actualites/chirurgies-au-prive-vers-une-explosion-des-couts-pour-le-systeme/ Sun, 26 Apr 2026 10:45:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114342 Le gouvernement de la CAQ ainsi que Santé Québec savent que le transfert de certaines chirurgies du secteur public vers le secteur privé entraînera des coûts supplémentaires importants pour le système de santé, et donc pour l’ensemble des contribuables. C’est ce que révèlent des documents obtenus par la CSN à la suite de demandes d’accès à l’information. Aux yeux de la CSN, les Québécoises et les Québécois ont droit à plus de transparence de la part des élus et des établissements publics.

« On dit qu’il est inacceptable au Québec de faire du profit sur la maladie, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Ce n’est pas juste une question d’équité sociale, c’est aussi une question de saine gestion des finances publiques. Selon certains, le Québec n’aurait pas les moyens financiers d’offrir les services publics à l’ensemble de la population. Nous pensons que les contribuables n’ont surtout pas les moyens de payer des frais supplémentaires et des marges de profit de 25, 35, voire 54 % à des entreprises privées qui se développent au détriment des établissements publics, en plus de drainer une partie de leur personnel. »

Depuis janvier 2026, le gouvernement déploie un « projet vitrine » visant à confier au secteur privé à but lucratif des chirurgies supplémentaires. L’objectif du gouvernement est de systématiser l’envoi de chirurgies en orthopédie ou de chirurgies plastiques en sous-traitance au privé à partir du moment où une personne est sur une liste d’attente depuis plus d’un an. Le gouvernement souhaiterait à terme que cette pratique soit étendue à davantage de chirurgies, voire à d’autres services professionnels.

Il faut noter que l’orthopédie et la chirurgie plastique sont les deux types de chirurgie où on trouve déjà le plus de médecins spécialistes œuvrant dans le secteur privé à but lucratif.

Dans son mémoire présenté au Conseil des ministres le 8 juillet 2025, le ministre de la Santé de l’époque, Christian Dubé, écrit : « On observe une tendance générale selon laquelle les spécialités avec des pourcentages élevés de médecins qui sont des professionnels non participants tendent également à démontrer des taux d’attente hors délai plus élevés. Ainsi, la dermatologie, la chirurgie plastique et la chirurgie orthopédique, qui présentent les plus hauts pourcentages de médecins non participants (27,40 %, 20,59 % et 15,11 % respectivement), affichent des taux d’attente hors délai parmi les plus élevés (67,16 %, 79,76 % et 70,07 %), la palme revenant à la chirurgie plastique. »

Rappelons que le gouvernement de la CAQ refuse de fermer la porte à la désaffiliation des médecins du régime public. Ces médecins qui quittent le public pour le privé à but lucratif entraînent avec eux du personnel du réseau public, ce qui laisse les établissements dans une position encore plus précaire. La CAQ a laissé la situation se détériorer au point où pas moins de 800 médecins québécois exercent aujourd’hui en dehors du secteur public alors qu’ils sont une douzaine dans cette situation pour tout le reste du Canada !

 

Coûts importants

Dans son mémoire présenté aux ministres, Christian Dubé explique également que l’État devra payer 35 % de plus pour les chirurgies effectuées dans le secteur privé, notamment pour assurer une marge de profits confortable aux acteurs privés. Ce coût supplémentaire ne devrait surprendre personne, c’est ce qu’ont démontré, notamment, les projets pilotes en ce sens lancés par l’ancien ministre libéral Gaétan Barrette.

Par la voie de l’accès à l’information, la CSN a demandé à tous les établissements publics combien il leur en coûte actuellement de recourir au privé pour des chirurgies pour lesquelles le recours au privé est déjà autorisé. La plupart des établissements ont refusé de dévoiler ces informations, mais le CISSS des Laurentides a fourni des tableaux détaillés. Il en ressort que certains actes coûtent aux contribuables jusqu’à 54 % de plus ! Les données obtenues auprès du CHU Sainte-Justine à Montréal montrent que les coûts des chirurgies en ORL sont plus élevés de 25 % dans le privé.

La CSN a envoyé de nouvelles demandes d’accès à l’information à tous les établissements afin d’obtenir un portrait global de la situation.

Des solutions

La CSN met en avant plusieurs solutions pour améliorer la capacité des établissements publics d’assurer toutes les chirurgies nécessaires. À l’heure actuelle, aucune région n’atteint un taux optimal d’utilisation des salles d’opération, soit environ 85 %. Pour y parvenir, la CSN propose :

Des mesures pour retenir et attirer le personnel nécessaire dans le secteur public ;

Fermer la porte complètement à la désaffiliation des médecins du régime public, comme la plupart des autres provinces canadiennes ;

Mettre un terme aux contrats avec les entreprises privées qui se développent au détriment des capacités au sein du secteur public.

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Semaine d’action : Des gouvernements mauvais pour la santé https://www.csn.qc.ca/actualites/semaine-daction-des-gouvernements-mauvais-pour-la-sante/ Wed, 15 Apr 2026 18:42:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113677 La Coalition solidarité santé tient cette semaine des actions partout au Québec sous le thème « Des gouvernements mauvais pour la santé ». À Montréal, une centaine de personnes, principalement des travailleuses et travailleurs du réseau de la santé affilié au Conseil central du Montréal métropolitain — CSN et à l’APTS, mais également des groupes communautaires comme l’Union des consommateurs, se sont rassemblés aujourd’hui au pied du pont Jacques-Cartier pour porter leur message.

Pour la Coalition solidarité santé, les gouvernements qui se sont succédé depuis 30 ans partagent tous une part de responsabilité dans la situation actuelle. Ils ont tous contribué à fragiliser le réseau public, à fragmenter les services et à affaiblir le communautaire tout en mettant en place des conditions favorables à l’expansion du secteur privé. La coalition estime qu’un changement de cap s’impose, une vision largement partagée par la population.

« Depuis 30 ans, des politiciens se font élire en promettant de sauver le réseau public, mais à peine quelques années plus tard, ils laissent derrière eux un système encore plus mal en point, dénonce Hugo Vaillancourt, président de la Coalition Solidarité santé. Nous leur disons : les réformes placebo et les compressions toxiques, c’est assez ! Foutez la paix à celles et ceux qui tiennent ce réseau à bout de bras et donnez-leur donc les moyens d’accomplir leur travail pour une fois. Ça, ce serait un changement ! »

Pour appuyer ses revendications en faveur du renforcement du réseau public, la coalition a produit des tracts relatant certains constats réalisés par la firme de sondage Léger en décembre 2025. Par exemple :

  • 69 % des Québécoises et des Québécois s’opposent à l’idée de payer.
  • Une majorité considère que la santé ne doit pas être une source de profits.
  • Une personne sur quatre a éprouvé de la difficulté à accéder à un soin nécessaire. Un quart de ces personnes n’a jamais reçu de soins. 15 % d’entre elles estiment que leur état de santé s’est aggravé par manque d’accès.
  • 68 % voient en Santé Québec un monstre bureaucratique inefficace et 63 % croient que ses gestionnaires sont trop éloignés des véritables besoins sur le terrain.
  • 72 % des répondantes et répondants n’ont pas confiance envers les compagnies étrangères pour gérer les systèmes informatiques du réseau. Pourtant, l’État s’est placé en position de dépendance face à cinq grands géants américains du numérique.

Pour la Coalition solidarité santé, ce coup de sonde démontre que les gouvernements des 30 dernières années ne se sont pas attardés aux enjeux qui préoccupent véritablement la population. Bref, de réforme en réforme, ils ont refusé de s’attaquer à l’essentiel : financer les services et les soins adéquatement et assurer leur universalité sur tout le territoire. C’est pourtant ça la priorité des Québécoises et des Québécois.

À propos
La Coalition solidarité santé est un regroupement d’organisations communautaires, syndicales et citoyennes qui défend les principes de base de notre système de santé : gratuité, accessibilité, universalité et intégralité.

 

 

 

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L’application de la mise à jour des protocoles d’intervention clinique doit être reportée https://www.csn.qc.ca/actualites/lapplication-de-la-mise-a-jour-des-protocoles-dintervention-clinique-doit-etre-reportee/ Fri, 10 Apr 2026 19:30:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113436 La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) constate que la direction médicale nationale du secteur préhospitalier du MSSS maintient l’application des nouveaux protocoles d’intervention clinique des paramédics prévue pour aujourd’hui même si la formation n’a pu être complétée comme prévu.

Normalement, avant chaque mise à jour des protocoles, les paramédics suivent une formation en bonne et due forme à l’issue de laquelle on contrôle l’acquisition des nouvelles connaissances. Cette fois, de façon à contourner la grève, le gouvernement a choisi d’envoyer à tous les paramédics un épais document – détaillant les nombreux changements qu’ils doivent apporter à leur pratique – qu’ils doivent lire et assimiler sur un coin de table entre deux appels d’urgence qui sont en attente.

« Ce serait irresponsable d’exiger la mise en application de ces nouveaux protocoles aujourd’hui, tant pour les paramédics que pour l’ensemble de la population. On ne voit pas comment l’autoformation sans aucune balise des paramédics peut équivaloir aux formations normalement offertes – dont une portion pratique qui nous apparaît absolument essentielle », souligne le représentant du secteur préhospitalier de la FSSS–CSN, Jean Gagnon.

« Si la journée d’aujourd’hui nous avait permis de conclure une entente de principe, poursuit Jean Gagnon, nous aurions pu convenir de la reprise des formations en vue de l’application de ces nouveaux protocoles. Cependant, le gouvernement maintient la porte d’un règlement fermée à double tour. Dans les circonstances, nous appelons au report de cette mise à jour à la fin du présent conflit de travail. »

À propos

Les quelque 3300 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence, partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte 140 000 membres ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux, dans les services préhospitaliers ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Encadrement des honoraires des pharmaciens: une intervention nécessaire, réitère la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/encadrement-des-honoraires-des-pharmaciens-une-intervention-necessaire-reitere-la-csn/ Mon, 30 Mar 2026 21:00:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113250 Les parlementaires ont raison de vouloir encadrer les honoraires des pharmaciens facturés aux assureurs privés, soutient la CSN.

« Les salarié-es bénéficiant de couverture d’assurances privées n’ont pas à faire les frais des négociations en cours entre le gouvernement et les pharmaciens, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Il en va de la responsabilité du gouvernement d’édicter des balises. Les travailleuses et les travailleurs bénéficiant de régimes privés subissent la situation actuelle, car ils voient leurs primes d’assurances augmenter sans cesse, sans toutefois pouvoir exercer le moindre contrôle sur les honoraires des pharmaciens. Voilà une façon concrète de redonner un peu de pouvoir d’achat aux travailleuses et aux travailleurs. »

Malgré les pressions exercées par les pharmaciens, la CSN et ses fédérations affiliées invitent le gouvernement à garder le cap au nom du bien commun.

 

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

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Des bonnes idées… en contradiction complète avec les décisions passées de la CAQ ! https://www.csn.qc.ca/actualites/des-bonnes-idees-en-contradiction-completes-avec-les-decisions-passees-de-la-caq/ Fri, 27 Mar 2026 18:40:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113166 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) retrouve plusieurs de ses propositions dans la nouvelle Politique gouvernementale sur les soins et services de première ligne présentée ce matin par le gouvernement. Par exemple, la revalorisation des CLSC – que la CSN revendique depuis des années – pour en faire de véritables points d’ancrage des soins et services et des portes d’entrée toutes désignées pour favoriser l’accès à l’ensemble de la population aux soins et services requis.

La CSN aurait souhaité que le gouvernement en profite pour faire le ménage dans la courtepointe d’acteurs, souvent privés, qui constituent la première ligne. D’ailleurs, dans cette politique, on peut lire que « les données probantes démontrent que le développement de l’offre privée n’améliore pas l’accès aux soins et que ces services ne sont pas plus efficients que ceux offerts sans frais pour les usagers dans les milieux financés par le gouvernement ».

Cette nouvelle politique vient confirmer l’échec des GMF comme porte d’entrée du réseau. Le gouvernement aurait pu aller plus loin pour améliorer les services à la population, notamment en interdisant aux médecins de pratiquer au privé comme d’autres provinces canadiennes ont choisi de le faire et en rapatriant les omnipraticiens en CLSC, dans le réseau public.

Dans sa politique, le gouvernement relève des problèmes importants liés à la rémunération à l’acte des médecins. Rappelons que la CSN revendique une révision globale du mode de rémunération. La CSN partage la vision d’un accès à la première ligne qui ne passe pas obligatoirement par les médecins. La politique actuelle n’est pas assez explicite quant au renforcement de la collaboration interprofessionnelle, clé de voûte d’une amélioration systémique.

La CSN note que la politique vise une décentralisation réelle vers les CLSC, ce qui est fort souhaitable. Cependant, il faut bien noter que le gouvernement agit dans le sens inverse depuis des années, notamment avec la création de Santé Québec.

« Depuis des années nous plaidons pour la décentralisation. Il est certain que le gouvernement pourra compter sur la collaboration de la CSN pour atteindre cet objectif, réagit sa présidente, Caroline Senneville. Nous demeurons sceptiques quant à la capacité de Santé Québec de relever véritablement ce défi de décentralisation, mais il faut souligner le virage politique que la CAQ semble vouloir emprunter. »

« Ce qui manque le plus dans cette politique, ce sont des signaux clairs qu’on va construire nos capacités publiques de répondre aux besoins, ajoute le président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Réjean Leclerc. Pour vraiment atteindre les objectifs de cette politique, il faudra nécessairement procéder à la déprivatisation et ramener, dans le secteur public, des soins et des services qui ont été livrés au marché au fil des dernières décennies de réformes et de compressions budgétaires. Nous aurons le gouvernement à l’œil pour nous assurer que cette politique ne permette pas de faire du profit sur la maladie. »

La présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Jessica Goldshleger, rappelle que ce sera un énorme défi pour Santé Québec de réussir ce virage dans un contexte de resserrement du financement du réseau. « Sur papier, en théorie, ce qui nous est présenté ce matin peut vraiment améliorer les choses. Cependant, certaines de ces orientations vont tellement à contresens des récentes décisions prises par la CAQ, que nous devrons demeurer vigilants. Le diable est dans les détails, alors nous avons hâte de voir comment ces objectifs louables se concrétiseront sur le terrain et nous espérons que Santé Québec nous consultera à ce sujet. »

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Le personnel administratif du CIUSSS du CODIM en voie de se syndiquer https://www.csn.qc.ca/actualites/le-personnel-administratif-du-ciusss-du-codim-en-voie-de-se-syndiquer/ Mon, 09 Mar 2026 11:02:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112508 Le Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et techniciennes et des professionnel-les de l’administration du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal–CSN a déposé vendredi une requête en accréditation auprès du Tribunal administratif du travail (TAT) pour représenter l’ensemble des salarié-es de cette catégorie de personnel du CIUSSS du CODIM.

Rappelons que ces travailleuses et travailleurs sont les seuls salarié-es du réseau public à ne pas être syndiqués. Parmi les raisons ayant convaincu une majorité du personnel à signer une carte d’adhésion à la CSN, notons les projets de réorganisation annoncés par Santé Québec ainsi que les droits et protections prévus à la convention collective de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) dont ils pourront désormais se prévaloir.

« Nous sommes heureux d’accueillir ces travailleuses et travailleurs au sein de notre mouvement, réagit la présidente de la CSN , Caroline Senneville. Cela illustre bien la pertinence, en 2026, de se syndiquer. C’est le seul moyen de se donner un véritable pouvoir sur ses conditions de travail. Nous mettrons tout en œuvre, dès maintenant pour outiller ce nouveau syndicat, pour former ses futurs représentantes et représentants et pour mettre sur pied une structure de fonctionnement efficace, à l’écoute des besoins de tous ses membres. »

S’il est accrédité par le TAT, le nouveau syndicat sera affilié à la FSSS–CSN de même qu’au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

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Santé Québec – Un constat d’échec qui ne surprend personne https://www.csn.qc.ca/actualites/sante-quebec-un-constat-dechec-qui-ne-surprend-personne/ Wed, 18 Feb 2026 23:21:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112122 Lors de la création de Santé Québec, l’ancien ministre Christian Dubé assurait que la nouvelle agence permettrait de rendre le système de santé plus efficace et d’améliorer l’accessibilité du réseau. Après un peu plus d’un an, les résultats d’un récent sondage Léger rendu public dans La Presse démontrent clairement que le gouvernement et son agence ont échoué sur toute la ligne. Le jugement des Québécoises et des Québécois est sans appel : Santé Québec est un monstre bureaucratique inefficace, centralisateur et inutile.

Affamer les services pour enrichir les cadres et le secteur privé

Ce constat d’échec n’est guère surprenant. Plus des trois quarts des personnes interrogées estiment que les soins offerts par les travailleuses et les travailleurs de la santé et des services sociaux sont de bonne qualité, mais que le réseau fonctionne mal. Pourtant, le gouvernement et les têtes dirigeantes de Santé Québec ont plutôt décidé de sabrer dans les services pour ériger une nouvelle mégastructure, lourde et gourmande.

Depuis sa mise en œuvre, Santé Québec impose systématiquement un régime minceur au personnel et aux services directs à la population, tout en multipliant les postes de cadre et les contrats accordés à des firmes privées à but lucratif.

De façon concrète, cela s’articule en un cercle vicieux particulièrement pervers. D’un côté, on abolit des postes sur le terrain et on coupe dans les services à la population, ce qui encourage la main-d’œuvre et la patientèle à migrer vers le secteur privé. De l’autre, on crée des postes de cadre généreusement rémunérés et on ouvre de plus en plus grand la porte aux cliniques privées, qui peuvent désormais s’enrichir sans vergogne en vendant à fort prix les services qui étaient auparavant accessibles gratuitement dans le réseau public.

La boucle est ainsi bouclée. Le réseau public continue de s’appauvrir à mesure qu’on lui impose des compressions et que le secteur privé le vampirise de son personnel et de son expertise. Il n’est alors plus en mesure de fournir les services dont la population a besoin, laissant ainsi toute la place au privé, qui continue de s’enrichir avec la maladie.

Donner un coup de barre avant de frapper l’iceberg

À la lumière de ce constat d’échec et du verdict populaire sans équivoque, il est évident qu’un changement de cap radical s’impose. Heureusement, en ce moment et pour les prochains mois, le contexte politique québécois est propice aux recalibrages et aux prises de positions courageuses et innovantes.

Par conséquent, nous demandons à toute personne et à tout parti politique aspirant à gouverner le Québec de s’engager à écouter la population et à renverser cette tendance qui menace notre système de santé et de services sociaux.

Les Québécoises et les Québécois veulent d’un gouvernement qui investit dans le personnel soignant plutôt que dans les structures administratives. Elles et ils veulent des soins et des services accessibles et gratuits, plutôt que des bris de services et des entreprises qui s’enrichissent grâce à leur maladie.

Donnons-leur maintenant, avant que notre réseau public ne soit réduit à une coquille vide.

David Bergeron-Cyr, vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ;
Françoise Ramel, vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ);
Luc Beauregard, secrétaire-trésorier de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ);
Sonia Bureau
, présidente par intérim du Conseil provincial des affaires sociales du Syndicat canadien de la fonction publique (CPAS-SCFP) ;
Émilie Charbonneau, première vice-présidente de l’Alliance de personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ;
Réjean Leclerc, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ;
Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) ;
Déreck Cyr, président de la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ) ;
Sylvie Nelson, présidente du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES) ;
et Martin Trudel, troisième vice-président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

Consultez le sondage Léger

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La CSN dénonce des suppressions de postes affectant les services au CISSS de Laval https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-denonce-des-suppressions-de-postes-affectant-les-services-au-cisss-de-laval/ Wed, 18 Feb 2026 21:39:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112118 Alors que le réseau de la santé et des services sociaux du Québec traverse une crise majeure, les directives budgétaires imposées par Santé Québec ne font que dégrader la situation. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval–CSN, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), ainsi que la Confédération des syndicats nationaux (CSN) unissent leurs voix afin de dénoncer les suppressions de postes au CISSS de Laval découlant de ces demandes de compressions budgétaires, ainsi que de la privatisation des services publics. Ces décisions affecteront négativement la qualité des services aux usagères et usagers.

En plus des quelque 500 postes supprimés depuis octobre 2024, le CISSS de Laval débute 2026 en poursuivant les abolitions. Les suppressions toucheront plus de 338 postes, essentiellement de préposé aux bénéficiaires (PAB) en CHSLD à temps complet, qui seront en partie convertis en temps partiel. De plus, c’est 120 postes d’auxiliaire aux services de santé et sociaux (ASSS) du soutien à domicile qui ne seront pas renouvelés à mesure qu’il y aura des départs, et qui seront remplacés par de la sous-traitance.

La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval–CSN, Nathalie Bourque, s’inquiète des répercussions de ces décisions sur les personnes usagères : « La direction justifie les coupes de PAB et la réduction du ratio PAB/résidents de 1 sur 5 à 1 sur 6, voire 1 sur 8, en invoquant l’obligation d’avoir une saine gestion financière et le fait que ces ratios demeurent sécuritaires. Ce qu’elle omet de dire, c’est que ce seuil est minimal et vise uniquement à assurer une sécurité et des soins de base sans assurer la dignité des patients. Ce n’est pas réaliste de penser qu’autant de suppressions de postes terrain n’affecteront pas directement la qualité des services. »

« Il faut apprendre des erreurs de la pandémie. Actuellement, ce qu’on nous propose, ce sont des services minimaux, une sécurité minimale et une incapacité de bien accompagner les personnes résidentes au quotidien. Si une épidémie de gastro ou encore d’influenza survenait, il serait très difficile d’y faire face. Ces suppressions de postes auront pour effet d’augmenter la charge de travail, d’appauvrir les travailleuses et les travailleurs, de précariser les soins aux usagères et usagers, ainsi que de favoriser la sous-traitance. C’est un recul social majeur pour récupérer un peu d’argent », dit le président de la FSSS–CSN, Réjean Leclerc.

Cette logique comptable ne tient pas la route, explique la 1re vice-présidente du CCMM–CSN, Chantal Morin : « D’un côté, le gouvernement dit qu’il veut économiser. Mais, de l’autre, il investit des sommes colossales dans des salaires et bonus aux nouveaux cadres implantés dernièrement. Il vise à sous-traiter une partie des services au secteur privé, alors que de nombreuses études démontrent que le recours au privé coûte plus cher pour une qualité de service moindre. Il est plus difficile d’avoir une continuité des soins, sans parler de la précarisation des conditions de travail. On ne peut pas accepter ça, ni pour nos ainé-es ni pour nos membres. Ce sont les droits et la dignité des personnes qui sont en jeu. »

La CSN, qui est actuellement en campagne sur le thème Faire front pour le Québec, entend interpeller les différents partis politiques dans les prochains mois. « La recette des compressions et de l’austérité budgétaire en santé et services sociaux, on nous l’a déjà servie durant les années Couillard-Barrette et on en paie encore le prix aujourd’hui. Ce n’est pas parce qu’on passe maintenant par une agence-paravent comme Santé Québec pour procéder aux mêmes compressions budgétaires qu’on va obtenir des résultats différents. À l’aube de la prochaine campagne électorale, on espère que les partis politiques qui aspirent à prendre le pouvoir ne répéteront pas les mêmes erreurs que la CAQ et comprendront qu’un financement soutenu de notre réseau public de santé est la seule façon de redresser la situation lamentable dans laquelle on est plongés depuis trop longtemps déjà », conclut le 1er vice-président de la CSN, François Enault.

Une pétition a été lancée à ce sujet par le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval-CSN : https://www.change.org/p/contre-les-coupures-de-237-postes-%C3%A0-temps-complet-au-cisss-de-laval?

 

À propos du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval–CSN
Ce syndicat représente les travailleuses et les travailleurs de la santé et des services sociaux du CISSS de Laval, des catégories 2, 3 et DRILLL, soit un peu moins de 5 000 membres. Sa mission est de défendre et de préserver les droits, les conditions de travail, la santé et la sécurité de ses membres qui donnent des services essentiels à la population.

À propos du CCMM–CSN
Le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités, tels que la construction, la santé et les services sociaux, les communications, l’industrie manufacturière, les services publics et parapublics, l’éducation, le commerce, etc.

À propos de la FSSS–CSN
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 260 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec. 

À propos de la CSN
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Santé et services sociaux – Des organisations syndicales sensibilisent les partis de l’opposition lors d’une journée de lobbyisme https://www.csn.qc.ca/actualites/sante-et-services-sociaux-des-organisations-syndicales-sensibilisent-les-partis-de-lopposition-lors-dune-journee-de-lobbyisme/ Tue, 17 Feb 2026 14:32:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112100 Alors que le réseau de la santé et des services sociaux ne cesse de se dégrader et peine à offrir des soins et des services de qualité, les organisations syndicales présentes dans ce même réseau unissent aujourd’hui leurs voix lors d’une journée de lobbyisme. Elles seront présentes dans les murs de l’Assemblée nationale afin de rencontrer les partis de l’opposition pour leur proposer des solutions porteuses pour un réseau public, gratuit et universel.

Quatre grands thèmes à l’ordre du jour

Les organisations syndicales exposeront à certain-e-s élu-e-s des groupes d’opposition leurs pistes de solutions à mettre en place sur quatre thèmes précis : la décentralisation et la valorisation des CLSC, le soutien à domicile, l’assurance médicaments publique universelle et la souveraineté numérique. « Préoccupées par les lois et les orientations politiques ayant des conséquences directes sur les conditions de travail et d’exercice de nos membres de même que sur la dispensation des soins et services à la population, nos organisations entreprennent cette démarche qui se veut constructive. Ça fait près de trois ans que nous travaillons ensemble sur une base régulière. Représentant une multitude de travailleur‑euse‑s du réseau qui sont issu-e-s de domaines variés, nous avons fait le choix d’unir nos forces afin de ramer dans le même sens et porter la voix des membres et, ultimement, celles des patient-e-s », de déclarer Émilie Charbonneau, 1ère vice-présidente de l’APTS, David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN, Luc Beauregard, secrétaire‑trésorier de la CSQ, Déreck Cyr, président de la FSQ-CSQ, Réjean Leclerc, président de la FSSS-CSN, Marie-Michèle Doiron, vice-présidente de la FP-CSN, Françoise Ramel, vice-présidente de la FIQ, Sonia Bureau, présidente par intérim du CPAS-SCFP, Martin Trudel, troisième vice-président du SPGQ et Sylvie Nelson, présidente du SQEES-FTQ.

Changer la recette

Pour les organisations syndicales, un constat d’échec se dégage des réformes successives imposées au réseau de la santé et des services sociaux depuis des dizaines d’années : l’accès aux soins et services pour la population ne s’est jamais amélioré. « Alors que le Québec est plongé dans une instabilité politique et que les élections provinciales se pointent à l’horizon, nous sommes d’avis que le moment était tout désigné pour rappeler aux parlementaires qu’il est grand temps de changer la recette. On ne peut pas penser utiliser, année après année, les mêmes ingrédients et espérer un résultat différent. Écouter les propositions de celles et ceux qui sont au cœur de ce réseau, voilà la seule et unique voie pour espérer réellement renverser la vapeur », de poursuivre les porte-parole.

 

Les organisations syndicales déplorent que ni la voix des citoyen-ne-s ni celles des travailleur‑euse‑s ne sont prises en compte actuellement par le gouvernement. L’offre de soins et de services, les listes d’attente, les problèmes de pénurie de main‑d’œuvre doivent revenir au cœur des priorités. « À cela s’ajoute la centralisation accrue qui éloigne la prise de décisions, l’insuffisance des mécanismes de reddition de compte pour les décideur-eure-s et l’ouverture de plus en plus grande au privé. Profondément attachées au réseau public de la santé et des services sociaux, c’est dans cet état d’esprit que nos organisations réitéreront aujourd’hui aux parlementaires l’importance d’être à l’écoute de solutions qui pourraient grandement améliorer le réseau ».

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Santé et services sociaux: la CSN dénonce les abolitions de postes au CIUSSS de la Capitale-Nationale https://www.csn.qc.ca/actualites/sante-et-services-sociaux-la-csn-denonce-les-coupures-de-postes-au-ciusss-de-la-capitale-nationale/ Tue, 10 Feb 2026 17:17:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111808 Alors que le réseau de la santé et des services sociaux était déjà sous pression, les directives budgétaires imposées d’en haut ne font qu’empirer la situation. Les exigences comptables du ministère et les coupes imposées par Santé Québec qui en découlent, obligent les établissements régionaux comme les CIUSSS et les CISSS à devoir couper dans les services. « Au CIUSSS de la Capitale-Nationale, nous avons subi quatre vagues de coupes de postes depuis janvier 2025 », dénonce le président du Syndicat des professionèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS–CSN), Xavier Isabelle. « À ce jour, on parle de 206 postes abolis juste dans notre catégorie d’emploi », poursuit-il.

« Nous parlons de postes de professionnèles, de techniciennes et de techniciens, qui sont coupés. Ça a un impact majeur et direct sur les équipes, sur les soins, mais surtout sur les délais de prises en charge à la population », explique Xavier Isabelle. « Concrètement, dans certaines équipes, on ne prend plus en charge la prévention, on ne traite que les urgences. Les salariés sont déprimés, découragés et épuisés et ils craignent de plus en plus de ne plus pouvoir remplir leur mission. » Le résultat, c’est que la population, notamment la clientèle vulnérable et les enfants, attend plus longtemps sur des listes d’attentes et, parfois, des personnes qui auraient pu être prises en charge préventivement se retrouvent sans service et voient leur état s’aggraver. « Et les coupes de postes ne sont que la pointe de l’iceberg. Santé Québec oblige désormais les établissements à fonctionner avec des budgets axés sur la performance comptable, on ne remplace pas les absences à cause du gel d’embauche, on tente de réduire les heures de travail, on coupe aussi dans des surcroits qui avaient été accordés pour des besoins pourtant dûment identifiés. Nos membres nous le disent, ils constatent que la performance recherchée par Santé Québec et le gouvernement, ce n’est pas une performance humaine, c’est une performance financière. Il faut que ça cesse ! Quand est-ce qu’on va cesser de saigner le réseau de la santé ? », se demande le président du SPTSSS–CSN.

« Les contraintes budgétaires imposées d’en haut sont en contradiction flagrante avec les objectifs officiels de Santé Québec », poursuit Marie-Michèle Doiron, vice-présidente et responsable du secteur de la santé et des services sociaux pour la Fédération des professionnèles (FP–CSN). Santé Québec et ses « top guns du privé » devaient améliorer la performance et l’efficacité du réseau, mais ce n’est pas du tout ce qu’on observe sur le terrain. « Dans les faits, tout ce que Santé Québec fait depuis son entrée en scène, c’est de couper dans le personnel et dans les services à la population, tout en multipliant les postes de cadres grassement rémunérés. Ça amène des bris de service, des délais d’attente prolongés et du personnel surmené et démotivé. Tout le monde est perdant », ajoute Marie-Michèle Doiron. « Il est plus que temps que Santé Québec cesse de serrer la vis au personnel sur le terrain et recommence à mettre l’argent là où ça peut vraiment faire la différence : dans les services à la population. »

« La logique comptable qui préside aux coupes est contre-productive », explique le secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, François Proulx-Duperré. « Pallier au plus pressé, ne traiter que les urgences, négliger la prévention, ça finit par coûter plus cher à la société et ce n’est bon ni pour les personnes qui ont besoin de soins ni pour les travailleuses et les travailleurs du réseau, ni pour l’État. On voudrait détruire le système public en le rendant dysfonctionnel et inefficace qu’on ne s’y prendrait pas autrement. » La CSN, qui est actuellement en campagne sur le thème Faire front pour le Québec, entend interpeller les différents acteurs du grand spectre politique dans les prochains mois. « Ça prend au minimum des garanties qu’il y aura un financement adéquat et stable pour maintenir les services actuels, on ne peut pas se permettre une autre vague de coupes », ajoute François Proulx-Duperré. « On le sait, on s’en va en campagne électorale bientôt, ça va être le temps de demander des engagements aux différents partis pour savoir où ils logent par rapport à nos services publics, notamment le réseau de la santé et des services sociaux. »

 

À propos

Le Syndicat des professionèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS-CSN) représente plus de 5600 membres de la catégorie 4 du CIUSSS de la Capitale Nationale réparti en plus de 60 titres d’emploi, œuvrant dans plus de 200 installations. La Fédération des professionnèles (FP–CSN), représente près de 11 000 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec dont celles et ceux du CIUSSS de la Capitale-Nationale. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN est une organisation syndicale et sociale qui regroupe les syndicats CSN des régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. Il représente un peu plus de 45 000 travailleuses et travailleurs dans tous les domaines d’activité, tant dans le secteur public que dans le secteur privé.

 

 

 

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Des mesures qui fragiliseront encore plus le réseau public https://www.csn.qc.ca/actualites/des-mesures-qui-fragiliseront-encore-plus-le-reseau-public/ Thu, 29 Jan 2026 16:40:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111486 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et ses fédérations affiliées œuvrant en santé et services sociaux dénoncent le parti pris de la CAQ en faveur du privé dans les services de soutien à domicile, sans aucun égard à l’expertise des équipes du réseau public, notamment celle des auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS).

La politique qui vient d’être dévoilée par la ministre de la Santé et ministre responsable des aîné-es, Sonia Bélanger, ouvre toute grande la porte à la privatisation du soutien à domicile (SAD). Cette politique va ainsi à l’encontre des recommandations de nombreux experts. Dans une récente étude, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) démontre que la privatisation des services et l’imposition de méthodes de gestion propres au secteur privé (gestion centralisée, hiérarchique et autoritaire des services, production d’indicateurs quantitatifs de performance) dans le SAD sont des erreurs et qu’elles sont responsables de la dégradation de l’accès et de la qualité des services, des conditions de travail et de l’équité dans tous les pays où elles ont sévi au cours des dernières décennies.

« Le gouvernement choisit volontairement d’accélérer la déqualification de la profession d’auxiliaires aux services de santé et sociaux du réseau public, déplore le président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Réjean Leclerc. L’absence de mention des ASSS lors du dévoilement de la politique et dans le document lui-même confirme le mépris de ce gouvernement envers les 7 000 ASSS formées qui sont le cœur du soutien à domicile au Québec. « Le gouvernement préfère sous-traiter des services aux entreprises privées et d’économies sociales en aide à domicile (EÉSAD) et aux entreprises privées de soutien à domicile, dont le personnel ne possède pas la formation requise », ajoute M. Leclerc.

Le gouvernement sous-traite déjà des actes cliniques octroyés par la Loi aux ASSS du réseau, détentrices d’un diplôme d’études professionnelles, à du personnel non qualifié provenant du privé et formé de façon accélérée en moins de 140 heures. Le Commissaire à la santé et au bien-être a d’ailleurs recommandé que les interventions des EÉSAD soient renforcées par des formations et par un accroissement du contrôle de la qualité. Pour l’instant, rien dans la nouvelle politique ne semble prévu pour remédier à ces problèmes.

« Plus il y a d’intervenantes et d’intervenants, plus cela rend les suivis compliqués, et plus on perd de l’expertise sur le terrain, note pour sa part la présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Jessica Goldschleger. Nos équipes le constatent déjà sur le terrain et cette politique met encore plus à risque le continuum de soins et leur coordination. Ultimement, ce sont les usagères et les usagers qui paieront le prix de cette valse entre les prestataires de services privés et les équipes multidisciplinaires des CLSC. Une difficulté qui n’existe pas lorsqu’on priorise les équipes du réseau public. »

D’ailleurs, l’IRIS calcule que le remplacement du modèle québécois actuel de SAD, largement privatisé, par un modèle basé sur une prestation entièrement publique des services et une gestion de proximité permettrait, à terme, de réaliser des économies de plusieurs milliards de dollars à l’échelle du réseau tout entier. Pour la CSN, c’est dans un tel modèle que le rôle des CLSC se trouverait véritablement revalorisé et non en tant que chef d’orchestre de la privatisation.

Ressources au mauvais endroit
« La solution réside dans le renforcement des équipes du secteur public, sans exclure complètement une certaine collaboration avec le personnel des entreprises privées et d’économies sociales en aide à domicile », rappelle Réjean Leclerc. Ces dernières devraient concentrer leur offre dans les services de soutien pour les activités de la vie domestique (AVD). Ces services comprennent, entre autres, l’entretien ménager, la préparation de repas, la lessive, etc. « Malheureusement, le regroupement des EÉSAD trahit une entente historique en s’offrant comme substitut bon marché au personnel du public pour dispenser des soins. La population fera les frais de cette approche au rabais. Nous intensifierons nos actions pour que le Québec continue de construire sa capacité publique de répondre aux besoins de la population.

« Force est d’admettre que le gouvernement a préféré poursuivre la privatisation du soutien à domicile au détriment de la qualité des soins et du bien-être des usagères et des usagers, soutient la présidente de la CSN, Caroline Senneville. La CAQ n’apprend visiblement pas de ses erreurs, elle qui tente de se sevrer du recours aux agences et autres prestataires de services privés dans le reste du réseau, termine Mme Senneville.

À propos de la FSSS–CSN
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 260 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.

À propos de la FP–CSN
La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente près de 11 000 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant dans les secteurs de la santé et des services sociaux, de l’éducation, des organismes gouvernementaux, de l’économie sociale et de l’action communautaire, ainsi que dans le secteur privé.

À propos de la CSN
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Le tribunal tranche en faveur des travailleuses  https://www.csn.qc.ca/actualites/le-tribunal-tranche-en-faveur-des-travailleuses/ Thu, 29 Jan 2026 12:27:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111475 Dans un jugement rendu le 26 janvier, le Tribunal administratif du travail a officiellement accrédité le syndicat des travailleuses de la garderie Unik. Cette syndicalisation avait été contestée par l’employeuse qui remettait en question le caractère représentatif du syndicat. 

«La solidarité vaincra toujours la peur. Les travailleuses de la Garderie Unik méritent cette victoire qu’elles ont remportée avec ténacité, dignité et grandeur! Le Conseil central restera à vos côtés dans les prochaines étapes pour garantir que vous ayez le respect que vous méritez!», explique le président du Conseil central de l’Outaouais de la CSN, Alfonso Ibarra Ramirez. 

Depuis cet été, la centrale syndicale a ainsi déposé une série de plaintes pour entrave et intimidation, mais aussi en lien avec des modifications illégales des conditions de travail, notamment le non-respect de la liste de rappel, la non-attribution d’horaires de travail comme mesure de représailles et le non-octroi de la rétroactivité salariale à des militantes principales du syndicat. 

«Maintenant, on met le cap sur la négociation de la première convention. On sait qu’on a affaire à une employeuse difficile et on n’hésitera pas à utiliser tous les recours à notre portée pour que les travailleuses aient enfin une convention collective», explique le vice-président régional de la Fédération de la Santé et des services sociaux de la CSN, Jonathan Clément. 

 

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Fermeture du Centre d’aide 24/7 : des vies sont en jeu https://www.csn.qc.ca/actualites/fermeture-du-centre-daide-24-7-des-vies-sont-en-jeu/ Tue, 16 Dec 2025 16:53:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110560 La fermeture imminente de l’organisme Centre d’aide 24/7, le seul centre de crise qui dessert toute la région de l’Outaouais, soulève l’inquiétude. Le Centre d’aide 24/7, qui vient en aide aux personnes en situation de détresse, est une des victimes collatérales des compressions en santé exigées par le gouvernement de la CAQ.

À l’aube de la période des Fêtes, nous craignons les conséquences funestes pour les gens vulnérables, qui n’auront d’autres choix que de se diriger vers les urgences des hôpitaux de la région, qui débordent déjà.

Le Centre d’aide 24/7 donne des services essentiels pour les gens en crise, notamment lors de situation de détresse suicidaire, qui y sont pris en main et accompagnés vers les services adéquats. Depuis la fin septembre, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) n’a pas conclu de renouvellement d’entente de service avec l’organisme, en activité depuis 38 ans, maintenant une position rigide et forçant la diminution des services à la population. Le Centre d’aide 24/7 a tout de même réussi à poursuivre sa mission en pigeant à même ses propres réserves et en négociant pour protéger ses services. Malheureusement, le Centre d’aide 24/7 est présentement à bout de ressources et nous exigeons que le CISSSO conclue une entente satisfaisante le plus rapidement possible afin d’éviter tout bris de service.

Situation explosive

« On parle d’un écart de moins de 200 000 $ pour en venir à une entente et assurer les opérations d’un organisme essentiel dans les soins de première ligne pour la prochaine année. Voici la terrible réalité derrière les coupes de ce gouvernement. Des gens risquent de s’enlever la vie, faute d’accès à la ressource essentielle qu’est le Centre d’aide 24/7 », dénonce le vice-président pour la région de l’Outaouais à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Jonathan Clément. Dans la région, la situation est déjà explosive en raison du sous-financement chronique en santé et en services sociaux et du départ annoncé d’une quarantaine de médecins.

« Il est indécent de laisser mourir un organisme essentiel pour moins de 200 000 $, alors que ce même gouvernement a englouti des centaines de millions de dollars dans des fiascos informatiques, comme SAAQclic, pour n’en nommer qu’un seul. Ce choix est politique. Et il met directement en danger les personnes les plus vulnérables de notre région », affirme le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN, Alfonso Ibarra Ramirez.

Les deux dirigeants demandent au gouvernement de sortir une fois pour toutes de sa logique comptable et de réinvestir rapidement dans le réseau de la santé et des services sociaux afin d’éviter que des services et des organismes tels que le Centre d’aide 24/7 cessent leurs activités.

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux–CSN, est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 250 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.

Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) regroupe près de 12 000 travailleuses et travailleurs répartis dans quelque 70 syndicats affiliés, provenant de huit fédérations qui couvrent l’ensemble des secteurs d’activité de la région.

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Un an de Santé Québec : un constat d’échec lamentable https://www.csn.qc.ca/actualites/un-an-de-sante-quebec-un-constat-dechec-lamentable-3/ Mon, 08 Dec 2025 17:21:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109791 Douze mois après l’entrée en force de l’agence Santé Québec comme employeur du réseau de la santé et des services sociaux, cette dernière présente un bilan catastrophique, aux antipodes des promesses faites à la population par le ministre de la Santé. La CSN, qui mène la campagne Faire front pour le Québec, réclame un réseau public de santé et de services sociaux plus décentralisé pour bien répondre aux besoins de la population.

Santé Québec et ses « top guns du privé » devaient améliorer la performance et l’efficacité du réseau, assurait Christian Dubé. Un an plus tard, force est de constater que sa réforme bureaucratique n’a eu aucun des bénéfices promis. Pire encore, l’arrivée de Santé Québec a réduit l’imputabilité du gouvernement et l’a déconnecté davantage des besoins de la population.

La liste des ratés est longue : retards de paiements de la rétroactivité et de plusieurs primes, fin du double emploi, gel d’embauches, infrastructures vieillissantes, explosion des coûts d’entretien et de rénovation, déshumanisation des soins par le recours à des applications de surveillance du personnel, surcharges de travail qui persistent, etc. Sans oublier les nombreuses erreurs et irrégularités des chantiers informatiques (Dossier santé numérique et SIFA), dignes du scandale SAAQclic.

Gestion difficile chez nous

« Dans les Laurentides, 120 postes ont été abolis et un gel d’embauche frappe la catégorie 3 ce qui amène une énorme surcharge de travail chez nos travailleuses et travailleurs. Pendant ce temps, des millions sont versés à des cliniques privées, soi-disant pour rattraper le retard. On supprime des postes, on n’embauche pas, mais on finance le privé. Je ne comprends pas comment Santé Québec prévoit être efficace et réduire les délais en investissant ainsi dans le privé. Il est ensuite facile de prétendre que le réseau public ne fonctionne pas. Santé Québec ne sert finalement que de paravent, permettant au ministre de se décharger de ses responsabilités », souligne Véronique Jean, vice-présidente du secteur santé du syndicat des travailleuse et travailleurs des Laurentides en santé et services sociaux–CSN.

« Sur le plancher, les travailleuses et les travailleurs manquent de tout. Plutôt que d’investir dans les soins et les services à la population, le gouvernement a choisi de consacrer des sommes considérables à une nouvelle couche de bureaucratie inefficace. C’est un véritable gâchis. On vient aussi museler les comités des usagers.

Santé Québec affaiblit le rôle de contre-pouvoir que ces comités exercent au nom des patientes et des patients. Leur mandat est pourtant essentiel : protéger les usagers, signaler les problèmes observés sur le terrain et informer la population. Leur autonomie vient d’être retirée au profit d’une gouvernance centralisée et autoritaire. » déplore Chantal Maillé, présidente du Conseil Central des Laurentides–CSN

En fait, la réforme Dubé et Santé Québec ont précipité le réseau dans une crise sans précédent. « M. Dubé se targuait de vouloir ébranler les colonnes du temple. Il l’a plutôt jeté à terre. Le réseau n’a jamais subi autant d’attaques de la part d’un gouvernement et celles-ci profitent aux entrepreneurs privés comme ceux que M. Dubé est allé recruter pour la mise sur pied de Santé Québec. Pour la CSN, il n’y a pas de profit à faire avec la maladie, c’est pourquoi on continue de faire front pour un réseau vraiment public », termine la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Faire front pour le Québec
La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics aptes à s’occuper de la population et pour une transition juste.

À propos
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 250 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.

Fondé en 1969, le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN) regroupe 88 syndicats et plus de 22 000 membres. Il est l’un des 13 conseils centraux de la CSN couvrant le territoire québécois.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Un an de Santé Québec : un constat d’échec lamentable https://www.csn.qc.ca/actualites/un-an-de-sante-quebec-un-constat-dechec-lamentable-2/ Wed, 03 Dec 2025 20:34:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109547 Douze mois après l’entrée en force de l’agence Santé Québec comme employeur du réseau de la santé et des services sociaux, la société d’État présente un bilan catastrophique, aux antipodes des promesses faites à la population par le ministre de la Santé. La CSN, qui mène la campagne Faire front pour le Québec, réclame un réseau public de santé et de services sociaux plus décentralisé pour bien répondre aux besoins de la population. Les syndicats ont d’ailleurs tenu une manifestation aujourd’hui devant l’hôpital de Jonquière pour dénoncer les impacts régionaux de cette nouvelle centralisation. 

Santé Québec et ses « top guns » du privé devaient améliorer la performance et l’efficacité du réseau, assurait le ministre de la Santé, Christian Dubé. Un an plus tard, force est de constater que sa réforme bureaucratique n’a eu aucun des bénéfices promis. Pire encore, l’arrivée de Santé Québec a réduit l’imputabilité du gouvernement et l’a déconnecté davantage des besoins de la population.

La liste des ratés est longue : retards de paiements de la rétroactivité et de plusieurs primes, fin du double emploi, gel d’embauches, infrastructures vieillissantes, explosion des coûts d’entretien et de rénovation, déshumanisation des soins par le recours à des applications de surveillance du personnel, surcharges de travail qui persistent, etc. Sans oublier les nombreuses erreurs et irrégularités des chantiers informatiques (Dossier santé numérique et SIFA), dignes du scandale SAAQclic.

Gaspillage de fonds public

Santé Québec s’est fait le maître d’œuvre des compressions dans les soins et les services à la population, de la multiplication des bris de services et de l’allongement des listes d’attente. « Depuis l’arrivée de Santé Québec, je m’inquiète quant à la qualité des services avec la surcharge vécue par notre personnel. Il est évident que la solution envisagée par le gouvernement est de se tourner de plus en plus vers le privé pour contrer les problèmes d’accès aux soins. En plus de détériorer notre réseau public, tout cela aura un coût pour les contribuables », dénonce la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Hélène Brassard.

« Sur le plancher, nous manquons de travailleuses et de travailleurs. Plutôt que d’investir dans les soins et les services à la population, ce gouvernement a préféré dépenser, à grands frais, dans une nouvelle couche de bureaucratie inefficace et mettre en place un gel des embauches pour le personnel de bureau, qui affecte le service aux usagers directement. C’est un non-sens ! », déplore Guillaume Racine, président du Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et des professionnels de l’administration de la santé et des services sociaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN.

 « Le personnel sur le terrain le constate chaque jour : Santé Québec a augmenté leur surcharge et détérioré le climat de travail, tout en n’améliorant aucunement l’accès de la population aux soins et aux services dont elle a besoin. Nous sommes durement touchés au Saguenay–Lac-Saint-Jean avec des coupures de l’ordre de 150 000 heures et une réduction des dépenses de plusieurs millions de dollars », ajoute Olivier Côté, président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métier de la santé et des services sociaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN.

En fait, la réforme Dubé et Santé Québec ont précipité le réseau dans une crise sans précédent. « M. Dubé proclamait haut et fort de vouloir ébranler les colonnes du temple. Il l’a plutôt jeté à terre. Le réseau n’a jamais subi autant d’attaques de la part d’un gouvernement et celles-ci profitent aux entrepreneurs privés, comme ceux que Dubé est allé recruter pour la mise sur pied de Santé Québec. Pour la CSN, il n’y a pas de profit à faire avec la maladie, c’est pourquoi on continue de faire front pour un réseau vraiment public », termine le vice-président du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Gilles Vaillancourt.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics aptes à s’occuper de la population et pour une transition juste.

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 250 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.
La Fédération des professionnelles (FP–CSN), représente quelque 10 500 professionnelles, techniciennes et techniciens de partout au Québec.
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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L’échec de l’homme qui n’écoutait personne https://www.csn.qc.ca/actualites/sante-quebec-un-an-plus-tard-lechec-de-lhomme-qui-necoutait-personne/ Mon, 01 Dec 2025 22:15:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109520 Il y a un an, Santé Québec devenait l’employeur unique des quelque 300 000 salarié-es du réseau public de la santé et des services sociaux. En imposant sa réforme, par bâillon, à l’ensemble des Québécoises et des Québécois, le ministre de la Santé Christian Dubé réalisait un tour de force : créer la structure bureaucratique la plus éloignée possible de celles et ceux qui offrent les soins et services au quotidien comme de ceux qui les reçoivent, y compris leur famille.

Du haut de sa tour d’ivoire, un conseil d’administration formé de top guns veille désormais à verrouiller le système contre toute initiative locale qui pourrait améliorer les soins. Jusqu’ici, les nombreuses tentatives des organisations syndicales d’ouvrir un dialogue avec Santé Québec, qui permettrait de faire entendre les idées des travailleuses et des travailleurs, sont demeurées infructueuses. Dorénavant, c’est plus clair que jamais, toutes les décisions se prennent d’en haut. Et sur le terrain, les salarié-es vous diront qu’absolument rien n’a changé en matière de soins et services à la population.

Disparus, les états financiers des établissements régionaux, qui permettaient à la population de considérer les choix des dirigeantes et des dirigeants, voire de les remettre en cause lors de séances publiques des conseils d’administration… elles aussi disparues.

Quant à l’indépendance de Santé Québec par rapport au ministre, on constate déjà qu’elle servira davantage d’écran, qui permettra au gouvernement d’imposer des compressions budgétaires et d’accélérer la privatisation sans assumer complètement le coût politique de ses choix.

Le virage numérique est une autre belle illustration de cette indépendance de façade. Santé Québec reproduit exactement les mêmes erreurs qui ont mené à un fiasco comme celui de SAAQClic… une stratégie reposant sur des cabinets de consultants externe et de la sous-traitance vers des multinationales. Santé Québec est certainement parmi les employeurs québécois comptant le plus de personnel spécialisé en informatique parmi ses équipes. Et pourtant, l’expertise interne est complètement ignorée.

Le privé : la véritable obsession

On en vient à se demander si, au fond, la CAQ ne cherche pas à mettre en place des conditions garantissant que le réseau public ne soit jamais capable de répondre adéquatement aux besoins de la population. Pour que la privatisation apparaisse comme la seule voie possible d’amélioration. Il faut reconnaître que ça marche ! Jamais, les Québécoises et les Québécois n’ont autant critiqué le réseau public que sous la gestion de la CAQ. En même temps, la CAQ pave la voie au développement de la marchandisation des soins, en normalisant le passage des médecins au privé après cinq années d’exercice au public ou en confiant au privé un nombre croissant de chirurgies. Au lieu d’investir dans le réseau public pour réduire les listes d’attente, elle fait le choix de payer une marge bénéficiaire à des acteurs privés pour qui la maladie est source de profits.

Dans la même veine, il faut craindre que la prochaine politique du gouvernement en matière de soutien à domicile fasse la part belle au secteur privé.

On voit bien que les cliniques privées poussent comme des champignons partout au Québec pendant que les établissements publics sont laissés à l’abandon. C’est l’accès essentiel des citoyennes et citoyens aux soins et services dans le secteur public qui en souffre.

Bref, c’est un constat d’échec. La CAQ et Christian Dubé ont assez fait de dommage au réseau public. C’est assez ! Vous avez eu votre chance. La seule manière d’améliorer le réseau c’est d’écouter les travailleuses et les travailleurs ainsi que les usagère et les usagers. C’est eux qui les ont, les solutions. C’est par cette approche que n’importe quel gouvernement souhaitant vraiment améliorer les choses devra commencer.

C’est entre autres pour cette raison que la CSN mène la campagne Faire front en faveur d’un Québec qui s’occupe de son monde et qui mise sur nos services publics en cessant de nourrir la bête de la privatisation.

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Un an de Santé Québec : un constat d’échec lamentable https://www.csn.qc.ca/actualites/un-an-de-sante-quebec-un-constat-dechec-lamentable/ Mon, 01 Dec 2025 12:13:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109501 Douze mois après l’entrée en force de l’agence Santé Québec comme employeur du réseau de la santé et des services sociaux, cette dernière présente un bilan catastrophique, aux antipodes des promesses faites à la population par le ministre de la Santé. La CSN, qui mène la campagne Faire front pour le Québec, réclame un réseau public de santé et de services sociaux plus décentralisé pour bien répondre aux besoins de la population.

Santé Québec et ses « top guns du privé » devaient améliorer la performance et l’efficacité du réseau, assurait Christian Dubé. Un an plus tard, force est de constater que sa réforme bureaucratique n’a eu aucun des bénéfices promis. Pire encore, l’arrivée de Santé Québec a réduit l’imputabilité du gouvernement et l’a déconnecté davantage des besoins de la population.

La liste des ratés est longue : retards de paiements de la rétroactivité et de plusieurs primes, pénurie de personnel, gel d’embauches, infrastructures vieillissantes, explosion des coûts d’entretien et de rénovation, déshumanisation des soins par le recours à des applications de surveillance du personnel, surcharges de travail qui persistent, etc. Sans oublier les nombreuses erreurs et irrégularités des chantiers informatiques (Dossier santé numérique et SIFA), dignes du scandale SAAQclic.

Gaspillage de fonds public
Santé Québec s’est fait le maître d’œuvre des compressions dans les soins et les services à la population, de la multiplication des bris de services et de l’allongement des listes d’attente.

« Depuis l’arrivée de Santé Québec, nous avons assisté à la prolifération des postes-cadres, entre autres pour le recrutement de “talents” et l’octroi de contrats lucratifs à des firmes privées. Santé Québec a dilapidé l’argent des contribuables en salaires et avantages sociaux pour une poignée de bureaucrates grassement payés », dénonce le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Réjean Leclerc.

 

« Sur le plancher, les travailleuses et les travailleurs manquent de tout. Plutôt que d’investir dans les soins et les services à la population, ce gouvernement a préféré dépenser, à grands frais, dans une nouvelle couche de bureaucratie inefficace. C’est un vrai gâchis », déplore Carole Duperré, vice-présidente responsable du secteur public à la FSSS–CSN.

« Le personnel sur le terrain le constate chaque jour : Santé Québec a augmenté leur surcharge et détérioré le climat de travail, tout en n’améliorant aucunement l’accès de la population aux soins et aux services dont elle a besoin », ajoute la présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Jessica Goldschleger.

En fait, la réforme Dubé et Santé Québec ont précipité le réseau dans une crise sans précédent. « M. Dubé se targuait de vouloir ébranler les colonnes du temple. Il l’a plutôt jeté à terre. Le réseau n’a jamais subi autant d’attaques de la part d’un gouvernement et celles-ci profitent aux entrepreneurs privés comme ceux que M. Dubé est allé recruter pour la mise sur pied de Santé Québec. Pour la CSN, il n’y a pas de profit à faire avec la maladie, c’est pourquoi on continue de faire front pour un réseau vraiment public », termine la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Faire front pour le Québec
La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics aptes à s’occuper de la population et pour une transition juste.

À propos
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 250 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN), représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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L’autoritarisme de la CAQ nuit à l’Outaouais https://www.csn.qc.ca/actualites/lautoritarisme-de-la-caq-nuit-a-loutaouais/ Thu, 27 Nov 2025 15:17:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109485 Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN appelle les élu-es de la région à se lever pour défendre l’Outaouais, qui fait lourdement les frais de l’approche de plus en plus autoritaire de la CAQ.

« Combler les besoins en main-d’œuvre est déjà un défi de tous les instants en Outaouais à cause de la concurrence des établissements ontariens à proximité, rappelle le président du conseil central, Alfonso Ibarra Ramirez. Donc, évidemment, l’adoption sous bâillon du projet de loi 2, c’est une tuile supplémentaire. Ça arrive précisément parce que le gouvernement choisit d’imposer des réformes au lieu de miser sur un dialogue qui lui permettrait d’avoir un éclairage complet. Quant à nous, les députés caquistes de l’Outaouais ont le devoir de relever cet angle mort de la réforme engagée par le gouvernement ».

C’est la huitième fois en sept ans de règne, que la CAQ recourt à un bâillon pour court-circuiter toutes critiques à l’égard d’un projet de loi majeur.

« Récapitulons, poursuit Alfonso Ibarra Ramirez. L’Outaouais reçoit chaque année 250 millions de moins en financement public que la moyenne des régions. Cette année, la région a dû couper son budget de 90 millions et contribuer à 6 % de l’effort provincial de compressions budgétaires, alors qu’elle compte moins de 5 % de la population du Québec. Les services dans la région s’effritent au point où l’Outaouais doit verser 107 millions à l’Ontario pour des soins et services à la population. C’est sans compter les patients qui se voient transférer dans d’autres régions du Québec, faute de ressources ici. À quel moment un député de la CAQ va avoir le courage de se lever pour dire qu’il y a un problème critique dans la région ? »

Un changement de cap

Le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais (STTSSSO–CSN), Alain Smolynecky, prévient qu’en l’absence de solutions, on pourrait bien assister à un effondrement encore plus important des services dans la région. « Quand une personne active dans notre réseau quitte

l’Outaouais pour l’Ontario, elle laisse derrière elle une pression accrue aux urgences, un allongement des listes d’attente, des blocs opératoires ralentis ou fermés et une charge de travail plus lourde pour celles et ceux qui restent.

« C’est tout le personnel déjà épuisé qui va se retrouver en surcharge de travail dans un réseau plus fragmenté que jamais. Et on perd tout espoir d’amélioration. Au final, c’est donc toute la population de l’Outaouais qui en paiera le prix. Pour le bien de la région, nous appelons à un changement de cap immédiat. »

« Les députés de la CAQ doivent se mettre en mode écoute et solution pour répondre aux besoins de la région, plaide Alain Smolynecky. L’ampleur de la crise exige un changement de cap et l’ouverture d’un véritable dialogue social avec l’ensemble des acteurs du milieu. L’Outaouais ne peut plus rester en marge pendant que le gouvernement multiplie les décisions autoritaires, prises à Québec, sans nous, qui affaiblissent nos services et épuisent celles et ceux qui les portent à bout de bras. C’est le temps, tous ensemble, de faire front pour l’Outaouais ! »

À propos

Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) regroupe près de 12 000 travailleuses et travailleurs répartis dans quelque 70 syndicats affiliés, provenant de huit fédérations qui couvrent l’ensemble des secteurs d’activité de la région.

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État généraux de la pratique sage-femme : il est temps que les sages-femmes prennent leur place https://www.csn.qc.ca/actualites/etat-generaux-de-la-pratique-sage-femme-il-est-temps-que-les-sages-femmes-prennent-leur-place/ Thu, 27 Nov 2025 11:59:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109444 Le Sommet des État généraux de la pratique sage-femme se tiendra les 29 et 30 novembre à l’UQTR. Cet événement vise à élaborer des recommandations concrètes pour améliorer, entre autres, l’accès à leurs services à travers la province. Pour répondre à ce problème d’accessibilité, les sages-femmes souhaitent vivement que la profession se déploie pleinement en première ligne. Elles veulent continuer d’assurer le suivi de la grossesse, l’accouchement et le suivi de la période postnatale, incluant celle du nouveau-né. Elles veulent aussi rendre plus accessibles les soins d’interruption de grossesse ou lors d’une grossesse arrêtée ainsi que la contraception.

« Le travail des sages-femmes représente une solution logique et économique pour tous les soins en santé sexuelle et reproductive, notamment dans plusieurs régions mal desservies. En plus d’offrir des suivis continus tout au long de la période périnatale, nous pouvons aussi prendre en charge plus de soins qu’avant, comme la prescription de la contraception, la pose de stérilets ou l’interruption de grossesse. Nous voulons prendre toute notre place », affirme la présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ), Amaili Jetté. Cette dernière ajoute que les soins offerts par les sages-femmes répondent à un véritable besoin. La pratique sage-femme est basée sur une approche globale de santé, centrée sur la personne et sa famille, misant sur la continuité relationnelle et la disponibilité 24 h/7 j. Selon les données du RSFQ, chaque sage-femme sur le terrain assiste autour d’une soixantaine de naissances annuellement. Malgré tout, la croissance du nombre de sages-femmes est lente.

« Il serait plus judicieux de bénéficier de l’expertise des sages-femmes en tant que professionnel-les de la première ligne pour répondre aux nombreux besoins de suivis de grossesses et d’accouchements et de soins aux nouveau-nés. Les sages-femmes du Québec proposent des solutions durables aux problèmes du système de santé. Il faut cependant leur en donner les moyens et s’assurer qu’il y ait plus de sages-femmes et qu’elles puissent exercer plus longtemps », ajoute Amaili Jetté.

Un choix économique

« Dans un contexte d’austérité budgétaire, le gouvernement de la CAQ serait avisé d’utiliser les bonnes ressources au bon endroit, tel qu’il le défend dans sa récente réforme. Les sages-femmes pourraient aider à soulager les services hospitaliers en faisant une plus grande partie des suivis de grossesse, si seulement on investissait davantage dans leur profession », ajoute la vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Marie-Michèle Doiron.

Une meilleure promotion et valorisation des services sage-femme

Les sages-femmes pourraient contribuer encore davantage aux besoins de la population québécoise si on augmentait les investissements, autant dans leur profession que dans la poursuite des projets déjà adoptés par le MSSS, notamment ceux des maisons de naissance à Laval et en Montérégie et la mise en place des services réclamés depuis longtemps sur la Côte-Nord et aux Îles-de-la-Madeleine.

Il est essentiel d’accroître la visibilité des soins offerts par les sages-femmes, de valoriser leur expertise et de renforcer leur reconnaissance professionnelle. Une telle démarche permettrait non seulement d’améliorer l’accessibilité à leurs services de façon équitable à travers la province, mais aussi de consolider leur rôle dans la première ligne et la santé publique.

À propos

Le Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) regroupe plus de 300 membres répartis dans une vingtaine d’établissements de santé. Il est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant notamment dans les secteurs de la santé et des services sociaux.

 

 

 

 

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