Travail et emploi – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 05 Jan 2026 15:43:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Travail et emploi – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Mandat de grève générale illimitée adopté au Massif https://www.csn.qc.ca/actualites/mandat-de-greve-generale-illimitee-adopte-au-massif/ Fri, 02 Jan 2026 21:58:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110826 Le Syndicat des salariés-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN annonce que ses membres ont adopté un mandat de grève générale illimitée à 95 %, lors d’une assemblée tenue le 2 janvier, en marge de la première journée de grève. Ce mandat entre en vigueur immédiatement.

Ce vote survient dans un contexte de blocage complet des négociations. À quelques jours de l’échéance de la convention collective, l’employeur a mis fin aux discussions et aucune rencontre n’est actuellement prévue, laissant les travailleuses et les travailleurs sans autre levier que la mobilisation.

Pour la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif–CSN, Annick Simard, ce mandat est un signal sans équivoque : « Les membres ont parlé clairement aujourd’hui. Ils et elles sont tannés d’attendre pendant que l’employeur étire les négociations. Par son retrait des négociations à l’aube de notre grève, l’employeur nous indiquait clairement que notre mandat de 10 jours ne l’inquiétait pas. Il était donc évident pour nous qu’un mandat plus fort serait nécessaire pour lui faire reprendre les négociations. »

Du côté du président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, la situation était prévisible : « Quand un employeur refuse de faire des avancées concrètes et quitte la table, il pousse directement vers un conflit. Les travailleuses et les travailleurs ne demandent pas l’impossible, ils demandent du respect et une entente juste. Ce mandat est la conséquence directe de l’intransigeance patronale. »

Pour le trésorier du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Louis Hamel, les impacts dépassent largement le milieu de travail : « En laissant traîner la situation, l’employeur met en péril bien plus qu’une convention collective. C’est toute l’économie régionale et la saison hivernale qui sont fragilisées. Ce conflit aurait pu être évité si l’employeur avait choisi de négocier sérieusement. Il démontre son mépris pour la région et les gens qui y habitent. La région mérite mieux. »

Le Syndicat rappelle que ses revendications sont connues depuis le début et qu’il demeure disponible pour reprendre les discussions à tout moment. Toutefois, les travailleuses et les travailleurs sont maintenant prêts à exercer une pression maximale pour se faire entendre et respecter.

Le message est clair : la mobilisation est au rendez-vous et la balle reste dans le camp de l’employeur.

À propos 

Le Syndicat des salariés-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN représente un peu plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN). Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.  

 

 

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Massif de Charlevoix: l’employeur rompt la table de négociation et met la saison de ski en péril https://www.csn.qc.ca/actualites/massif-de-charlevoix-lemployeur-rompt-la-table-de-negociation-et-met-la-saison-de-ski-en-peril/ Tue, 30 Dec 2025 21:45:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110822 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif–CSN dénonce la décision unilatérale de l’employeur de rompre la table de négociation à quelques jours seulement de l’échéance de la convention collective et de la grève annoncée du 2 janvier.

Réunis hier pour un retour à la table, les représentants syndicaux ont appris que l’employeur refusait de revenir sur l’offre syndicale déposée et qu’il lui faudrait « plus de temps ». En conséquence, l’employeur a annulé le reste de la rencontre d’hier ainsi que celle prévue aujourd’hui. Il n’y a donc désormais aucune rencontre de négociation prévue d’ici la grève du 2 janvier.

Pour la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif–CSN, Annick Simard, la responsabilité de la situation est claire : « Depuis plusieurs semaines, on dénonce le manque de volonté de l’employeur. Aujourd’hui, il vient lui-même confirmer ce que nous disons. Le syndicat a tendu la main, envoyé des signaux clairs et répété ses mises en garde. Malgré tout, l’employeur a choisi de quitter la table. Les membres n’ont jamais eu comme objectif de faire la grève. Malheureusement, l’employeur nous force la main par son manque de volonté flagrant. »

Le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, y voit une stratégie d’évitement : « Refuser d’améliorer son offre, annuler les rencontres et gagner du temps, ce n’est pas négocier. C’est laisser pourrir la situation. L’employeur savait très bien où ça menait et il a quand même décidé de rompre la table. Il y a quelques jours on parlait d’intérêt pour l’achat d’une nouvelle montagne. Avant de penser à une autre station, il devrait peut-être s’assurer que la sienne ne soit pas en grève… »

Pour le vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Pierre Émond, la rupture est lourde de sens : « À quelques jours du 2 janvier, il n’y a plus d’ambiguïté possible. L’employeur a été averti à répétition. En quittant la table aujourd’hui, il prend la décision consciente de plonger la région dans un conflit de travail évitable. C’est non seulement la saison de ski qui est en péril, mais toute l’industrie récréotouristique qui va être affectée. »

Le Syndicat rappelle que ses demandes sont raisonnables, connues et sur la table depuis le début. En mettant fin aux discussions, l’employeur confirme qu’il n’a pas la volonté de conclure une entente avant l’échéance.

À quelques jours du 2 janvier, le message des travailleuses et des travailleurs est limpide : ils sont prêts, mobilisés et déterminés à défendre leurs conditions de travail, leurs emplois et l’avenir du Massif. La balle demeure entièrement dans le camp de l’employeur.

À propos 

Le Syndicat des salarié-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN représente un peu plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN). Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.   

 

 

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La CSN publie son palmarès des pires employeurs du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/amazon-beton-provincial-renaud-bray-la-csn-publie-son-palmares-des-pires-employeurs-du-quebec/ Mon, 22 Dec 2025 16:00:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110798 Conflits de longue durée, absence de volonté de négocier sérieusement, usage de briseurs de grève, fermetures entraînant des milliers de pertes d’emplois : nombreux sont les gestes antisyndicaux qui ont ponctué l’année 2025, faisant reculer les droits des travailleuses et des travailleurs québécois. Voilà les raisons qui amènent la CSN à publier son palmarès annuel des pires employeurs du Québec.

« Les pires employeurs sont ceux qui ne daignent même pas respecter le cadre légal des relations de travail que nous avons au Québec. Les pires boss sont ceux qui bafouent la liberté fondamentale de se syndiquer et de négocier collectivement pour améliorer ses conditions de travail. Sans oublier ceux qui, une fois au pouvoir, voudraient modifier les lois du travail à leur avantage », de déclarer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La palme du pire employeur de l’année revient sans conteste à la multinationale Amazon. En représailles à la syndicalisation d’un premier centre de distribution au Canada, Amazon n’a pas hésité, le 22 janvier dernier, à fermer l’ensemble de ses entrepôts situés au Québec, entraînant la perte de plus de 4500 emplois. La multinationale doit aujourd’hui se défendre devant le Tribunal administratif du travail (TAT) à la suite de la contestation de ces fermetures par la CSN.

« Jour après jour, les audiences du procès nous apprennent comment Amazon, dès la syndicalisation des employé-es de l’entrepôt DXT4, a réorganisé l’ensemble de ses opérations au Québec afin d’annihiler toute présence syndicale. Un geste totalement condamnable qui a eu des répercussions sur des milliers de vies », affirme Caroline Senneville.

Les entreprises québécoises ne sont pas en reste, la compagnie Béton Provincial et les librairies Renaud-Bray se partageant les 2e et 3e positions du palmarès.

À peine six mois après avoir acquis les usines de LaSalle et Longueuil, Béton Provincial a mis ses 50 employés en lock-out le 5 décembre 2024, les privant de prestations d’assurance-emploi à l’aube de la saison morte. Alors que certains revendiquent jusqu’à 30 années de service à ces usines, les employés sont toujours dans la rue après plus d’un an et refusent les conditions exigées par l’entreprise d’André Bélanger : un gel salarial de quatre ans, l’abolition de leur régime de retraite et la révision à la baisse de leur assurance collective.

Le groupe Renaud-Bray, déjà sanctionné par le TAT pour négociation de mauvaise foi et usage de briseurs de grève, refuse toujours de négocier autre chose qu’un salaire fixé à 15 sous au-dessus du salaire minimum. En grève depuis plus d’un an, les employé-es des succursales Laurier Québec et des Galeries de la Capitale avaient rejeté, en juillet, les dernières offres de l’employeur après que celui-ci ait demandé au ministère du Travail d’ordonner un vote sur celles-ci. Depuis, l’employeur n’a pas daigné se représenter à la table de négociation, préférant envoyer un avis de fermeture pour la succursale des Galeries de la Capitale.


Les attaques aux lois du travail en trame de fond

En maintenant une position inflexible à la table de négociation pendant plus de 120 rencontres, la Société de transport de Montréal (STM) a amplement mérité sa présence au palmarès des pires employeurs du Québec.

« Nous avions prédit en début d’année que la révision des balises sur les services essentiels du ministre Boulet allait avoir un effet paralysant sur une multitude de négociations. La STM avait tout intérêt à jouer le calendrier : elle savait qu’une nouvelle loi allait entrer en vigueur ; elle est restée campée sur ses positions et refuse toujours de s’entendre avec l’ensemble de ses employé-es », fait valoir Caroline Senneville.

À titre d’employeur, le gouvernement du Québec se hisse aussi parmi les pires du Québec.

« Que ce soit en services préhospitaliers, en milieu correctionnel ou à l’aide juridique, des milliers de travailleuses et de travailleurs n’ont eu aucune augmentation de salaire depuis 2022 : le gouvernement n’a aucune raison valable de laisser traîner ces négociations. Il n’y a aucune raison non plus que des milliers de travailleuses du réseau de la santé et des services sociaux ne reçoivent toujours pas les primes qui ont été négociées il y a maintenant deux ans », ajoute-t-elle.

En matière de santé et sécurité du travail, le ministre Boulet s’est encore une fois démarqué au cours de l’année en retirant, au sein des réseaux de santé, de services sociaux et d’éducation, les mécanismes de prévention pourtant prévus pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs québécois. Sans parler de sa responsabilité directe dans le recul des droits des travailleuses et des travailleurs par l’entremise de la loi 14 et du projet de loi 3.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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La CSN dénonce la dérive autoritaire de la CAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-denonce-la-derive-autoritaire-de-la-caq/ Wed, 10 Dec 2025 19:39:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110196 Plus de 300 militantes et militants de la CSN ont manifesté devant les bureaux du ministre du Travail pour dénoncer la dérive autoritaire du gouvernement caquiste. Les récentes attaques du gouvernement s’en prennent aux droits des travailleuses et travailleurs et visent à faire taire les contre-pouvoirs. Pour la CSN, qui mène la campagne Faire front pour le Québec, il est plutôt urgent d’agir sur les priorités de la population, comme l’accès aux services publics, la crise du logement et la redistribution de la richesse.

Mettre des bâtons dans les roues des syndicats pour mieux affaiblir le filet social

Le projet de loi 3 du ministre Boulet mise sur l’ingérence dans les affaires syndicales pour empêcher les organisations syndicales de participer pleinement à la transformation de la société québécoise. Pourtant, sans la contribution du syndicalisme, bien des gains qui marquent la vie des Québécoises et des Québécois n’auraient pas vu le jour, des CPE à l’équité salariale, en passant par le développement des services publics et la hausse du salaire minimum.

« Chaque jour, nous travaillons pour améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs et de la majorité de la population. On le fait dans les négociations en poussant les employeurs à améliorer les conditions de travail, comme nous le faisons en faisant la promotion d’un large filet social qui protège tout le monde. Le ministre Boulet a beau laisser croire que son projet de loi vise plus de transparence, la réalité c’est que l’objectif de ses attaques est de nous placer devant une course à obstacles interminable pour nous nuire dans la défense des droits des salarié-es », lance la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La mobilisation ne dérougit pas ici comme partout au Québec

Le 29 novembre, plus de 50 000 personnes prenaient la rue à Montréal pour dénoncer le bilan désastreux du gouvernement caquiste et ses attaques répétées aux droits des salarié-es. Dans le Cœur du Québec, les actions se multiplient pour mettre de la pression sur le gouvernement afin qu’il fasse marche arrière et retire son projet de loi 3.

« Le gouvernement de la CAQ ne peut pas toujours pencher du même bord. À chaque projet de loi, c’est la même chose, c’est toujours au bénéfice des grands patrons. Quand est-ce que le gouvernement va nous annoncer un projet de loi pour freiner le lobbyisme des grandes entreprises privées ? Quand est-ce qu’il va agir pour que la rémunération des grands patrons arrête d’exploser pendant que le salaire de la majorité des gens stagne ? Ce qui est clair, c’est que nous allons continuer de nous faire entendre et de faire front pour un autre Québec », de conclure le président du Conseil central du Cœur du Québec (CCCQ–CSN), Pascal Bastarache.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Abolition de postes à l’École nationale de police : le gouvernement Legault met en péril la qualité du recrutement et de l’évaluation des policiers gestionnaires https://www.csn.qc.ca/actualites/abolition-de-postes-a-lecole-nationale-de-police-le-gouvernement-legault-met-en-peril-la-qualite-du-recrutement-et-de-levaluation-des-policiers-gestionnaires/ Tue, 09 Dec 2025 21:00:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110243 La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) dénonce avec vigueur la décision du gouvernement de la CAQ d’abolir des postes au Centre d’évaluation des compétences et aptitudes professionnelles (CECAP), un service relevant de l’École nationale de police du Québec (ENPQ). Cette mesure s’inscrit dans l’idéologie bornée du gouvernement Legault de sabrer dans la fonction publique sans en évaluer les impacts à moyen et à long terme.

« Ces coupures sont irresponsables, insiste Stéphanie Gratton, 1re vice-présidente de la FEESP–CSN et responsable politique du Secteur des organismes gouvernementaux. Le CECAP joue un rôle crucial dans le processus de sélection et d’évaluation des cadres et gestionnaires policiers. En réduisant ses effectifs, la CAQ fragilise la capacité des corps policiers à recruter des leaders compétents et intègres, ce qui peut avoir des conséquences importantes sur la qualité des services fournis à la population et sur la sécurité du public. »

Le CECAP est pourtant reconnu pour son expertise dans l’évaluation psychométrique et professionnelle des candidates et candidats à des postes stratégiques, un rôle qui ne s’improvise pas. Son personnel fait preuve d’un savoir-faire et utilise des méthodes rigoureuses qui garantissent des dirigeantes et des dirigeants des services policiers au Québec. En abolissant des postes, le gouvernement caquiste joue un jeu dangereux en compromettant la crédibilité des processus de sélection.

« En plus, c’est seulement une question d’image pour le gouvernement Legault, poursuit Stéphanie Gratton. Parce qu’il n’y aura pas d’économie réelle. Comme d’habitude, on va simplement refiler le service à des firmes de ressources humaines privées qui chargent plus cher et qui ont moins d’expérience. »

Ces compressions risquent également de ralentir les évaluations, d’augmenter les délais de recrutement et, ultimement, de nuire à la capacité des corps policiers d’effectuer efficacement leur travail. « En s’attaquant sans relâche aux services publics, la CAQ joue avec la confiance des Québécoises et des Québécois envers nos institutions », conclut Stéphanie Gratton.

À propos

Fondée en 1947, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) compte 425 syndicats affiliés représentant près de 70 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics au Québec. La FEESP–CSN est le plus grand représentant syndical du personnel de soutien scolaire et du personnel de soutien en enseignement supérieur au Québec, en plus de représenter des salarié-es dans de nombreux milieux, comme le transport collectif, la sécurité du public, les organismes gouvernementaux, le transport scolaire, le secteur municipal et plusieurs autres emplois au service du public.

 

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Les employé-es de l’École nationale de police se joignent à la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-de-lecole-nationale-de-police-se-joignent-a-la-csn/ Tue, 09 Dec 2025 20:37:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110238 Le Syndicat des employé-es de l’École nationale de police du Québec–CSN a été accrédité le 4 cembre par le Tribunal administratif du travail, confirmant une forte majorité d’adhésion parmi les 460 membres concernées.

Renouveau et sir d’inpendance

« On ressent ce changement comme un renouveau pour l’École, c’est une nouvelle façon de faire. Une nouvelle façon de se reconstruire. C’est enlevant ce qui s’en vient », a commenté le chef d’équipe en approvisionnement et un des membres du nouveau syndicat, Stéphane Biron.

Ce dernier ajoute que l’offre de services rendu possible par le plus grand nombre de membres à la CSN est un des éléments qui a pesé dans la balance.

Le principal facteur du choix pour ce changement d’allégeance syndicale a toutefois été de sortir d’un fonctionnement basé sur des « cisions centralisées » et de concrétiser un « sir d’inpendance ». Bref, une plus grande autonomie comme syndicat.

Avec leur ancienne organisation, Stéphane Biron explique qu’il est même arrivé qu’une entente de principe soit réalisée entre la direction politique nationale de l’ancien syndicat et la direction de l’École. Les membres avaient été mis devant le fait accompli au moment du vote. « Il n’y aura plus une seule personne nommée à négocier pour nous dans un bureau », ajoute Stéphane Biron.

460 nouveaux membres à la CSN et à la FEESP

« La CSN souhaite la bienvenue aux employé-es de l’École nationale de police. Ils pourront compter sur la force du mouvement pour obtenir les meilleures conditions de travail, notamment dans l’enseignement et le soutien auprès de la relève. Cette belle réussite en matière de syndicalisation témoigne de tout l’intérêt que peut susciter notre mouvement auprès des travailleuses et travailleurs du Québec », clare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Nous souhaitons la bienvenue à l’ensemble des membres du nouveau syndicat et nous avons hâte de les accueillir dans nos instances », ajoute la 1ère vice-présidente et responsable politique des organismes gouvernementaux à la FEESP–CSN, Stéphanie Gratton.

La toute première assemblée générale du Syndicat des employé-es de l’École nationale de police du Québec-CSN se tiendra le 15 cembre à Nicolet.

À propos

La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 férations et 13 conseils centraux. La CSN représente quelque 80 000 travailleuses et travailleurs qui ouvrent dans le secteur de l’enseignement supérieur, dont ceux de la Fération des employées et des employés de service public (FEESP–CSN).

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Les travailleuses et les travailleurs du Massif dénoncent les reculs exigés par l’employeur https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-les-travailleurs-du-massif-denoncent-les-reculs-exiges-par-lemployeur/ Sat, 06 Dec 2025 12:30:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109642 Alors que la saison débute, les membres du Syndicat des salarié-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN dénoncent une approche patronale qui cherche à affaiblir leurs conditions de travail au moment même où le Massif connaît une croissance et une notoriété enviables. Malgré les bons résultats vantés publiquement, l’employeur veut réduire presque à néant la possibilité de congés sans solde. L’entreprise propose de plafonner la prime de soir à 75 cents, comme si le temps en famille, la fatigue et les contraintes de travailler le soir ne valaient que des miettes. 

« Le Massif, c’est nous ! Ce sont les femmes et les hommes qui accueillent, entretiennent et sécurisent la montagne jour après jour. Si l’employeur se félicite de ses succès, il doit reconnaître celles et ceux qui les rendent possibles. Nos vies ne sont pas extensibles et nos conditions ne doivent pas servir de variable d’ajustement », affirme Annick Simard, présidente du syndicat. 

Face à ces reculs, les membres portent des demandes simples et justes : encadrer réellement la sous-traitance pour protéger les emplois, augmenter les congés de maladie pour que chacune et chacun puisse se soigner sans perdre au change, améliorer les équipements de la montagne afin de travailler de façon plus sécuritaire et efficace, et réduire le nombre d’années nécessaires avant d’obtenir une semaine de vacances supplémentaire. L’objectif est clair : que l’engagement, le savoir-faire et la passion qui font la réputation du Massif soient enfin reconnus dans les conditions de travail. 

Pour le Conseil central Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, l’attitude de l’employeur heurte frontalement les valeurs qu’il affiche publiquement. « Le Massif se présente comme un fleuron touristique, un lieu d’expérience exceptionnel. Cette expérience repose sur le travail de centaines de femmes et d’hommes. Exiger plus de flexibilité tout en refusant de partager équitablement les fruits de la réussite, c’est envoyer le message que l’humain passe après la performance », soutient le vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Pierre Émond. 

Du côté de la Fédération du commerce–CSN, on rappelle que les travailleuses et les travailleurs portent la marque du Massif dans chaque interaction. « On ne bâtit pas une destination internationale avec des reculs. Investir dans celles et ceux qui créent l’expérience, c’est investir dans l’avenir de la montagne. Les membres ne demandent pas la lune : elles et ils demandent du respect, de la dignité et une part équitable des gains qu’ils génèrent », déclare le trésorier de la Fédération du commerce–CSN, Michel Valiquette. 

Malgré les tensions, les travailleuses et les travailleurs demeurent déterminés à accueillir les visiteuses et visiteurs avec le même professionnalisme qu’à l’habitude. Elles et ils souhaitent maintenant que leur employeur démontre le même esprit d’équipe qu’il revendique publiquement. 

À propos 

Le Syndicat des salarié-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN représente un peu plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC-CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN). Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. 

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Un an de Santé Québec : un constat d’échec lamentable https://www.csn.qc.ca/actualites/un-an-de-sante-quebec-un-constat-dechec-lamentable-2/ Wed, 03 Dec 2025 20:34:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109547 Douze mois après l’entrée en force de l’agence Santé Québec comme employeur du réseau de la santé et des services sociaux, la société d’État présente un bilan catastrophique, aux antipodes des promesses faites à la population par le ministre de la Santé. La CSN, qui mène la campagne Faire front pour le Québec, réclame un réseau public de santé et de services sociaux plus décentralisé pour bien répondre aux besoins de la population. Les syndicats ont d’ailleurs tenu une manifestation aujourd’hui devant l’hôpital de Jonquière pour dénoncer les impacts régionaux de cette nouvelle centralisation. 

Santé Québec et ses « top guns » du privé devaient améliorer la performance et l’efficacité du réseau, assurait le ministre de la Santé, Christian Dubé. Un an plus tard, force est de constater que sa réforme bureaucratique n’a eu aucun des bénéfices promis. Pire encore, l’arrivée de Santé Québec a réduit l’imputabilité du gouvernement et l’a déconnecté davantage des besoins de la population.

La liste des ratés est longue : retards de paiements de la rétroactivité et de plusieurs primes, fin du double emploi, gel d’embauches, infrastructures vieillissantes, explosion des coûts d’entretien et de rénovation, déshumanisation des soins par le recours à des applications de surveillance du personnel, surcharges de travail qui persistent, etc. Sans oublier les nombreuses erreurs et irrégularités des chantiers informatiques (Dossier santé numérique et SIFA), dignes du scandale SAAQclic.

Gaspillage de fonds public

Santé Québec s’est fait le maître d’œuvre des compressions dans les soins et les services à la population, de la multiplication des bris de services et de l’allongement des listes d’attente. « Depuis l’arrivée de Santé Québec, je m’inquiète quant à la qualité des services avec la surcharge vécue par notre personnel. Il est évident que la solution envisagée par le gouvernement est de se tourner de plus en plus vers le privé pour contrer les problèmes d’accès aux soins. En plus de détériorer notre réseau public, tout cela aura un coût pour les contribuables », dénonce la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Hélène Brassard.

« Sur le plancher, nous manquons de travailleuses et de travailleurs. Plutôt que d’investir dans les soins et les services à la population, ce gouvernement a préféré dépenser, à grands frais, dans une nouvelle couche de bureaucratie inefficace et mettre en place un gel des embauches pour le personnel de bureau, qui affecte le service aux usagers directement. C’est un non-sens ! », déplore Guillaume Racine, président du Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et des professionnels de l’administration de la santé et des services sociaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN.

 « Le personnel sur le terrain le constate chaque jour : Santé Québec a augmenté leur surcharge et détérioré le climat de travail, tout en n’améliorant aucunement l’accès de la population aux soins et aux services dont elle a besoin. Nous sommes durement touchés au Saguenay–Lac-Saint-Jean avec des coupures de l’ordre de 150 000 heures et une réduction des dépenses de plusieurs millions de dollars », ajoute Olivier Côté, président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métier de la santé et des services sociaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN.

En fait, la réforme Dubé et Santé Québec ont précipité le réseau dans une crise sans précédent. « M. Dubé proclamait haut et fort de vouloir ébranler les colonnes du temple. Il l’a plutôt jeté à terre. Le réseau n’a jamais subi autant d’attaques de la part d’un gouvernement et celles-ci profitent aux entrepreneurs privés, comme ceux que Dubé est allé recruter pour la mise sur pied de Santé Québec. Pour la CSN, il n’y a pas de profit à faire avec la maladie, c’est pourquoi on continue de faire front pour un réseau vraiment public », termine le vice-président du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Gilles Vaillancourt.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics aptes à s’occuper de la population et pour une transition juste.

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 250 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.
La Fédération des professionnelles (FP–CSN), représente quelque 10 500 professionnelles, techniciennes et techniciens de partout au Québec.
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La FEESP-CSN dénonce l’exclusion de deux expertes en mobilité du conseil d’administration de la STM https://www.csn.qc.ca/actualites/la-feesp-csn-denonce-lexclusion-de-deux-expertes-en-mobilite-du-conseil-dadministration-de-la-stm/ Fri, 28 Nov 2025 23:24:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109488 La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) s’indigne de la décision de la Ville de Montréal de ne pas renouveler les mandats de Catherine Morency, professeure à Polytechnique Montréal, et de Suzanne Lareau, ex-présidente et directrice générale de Vélo Québec, au conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM). Cette exclusion prive la STM d’une expertise indépendante et reconnue en mobilité durable, alors que le transport collectif dans la métropole traverse une crise.

Catherine Morency est une experte reconnue des questions de mobilité durable. Elle dirige la Chaire Mobilité et la Chaire de recherche du Canada sur la mobilité des personnes. Ses travaux visent à réduire la dépendance à l’automobile, un enjeu crucial pour la plus grande ville du Québec. Pour sa part, Suzanne Lareau a consacré sa carrière à la promotion du vélo et des modes de déplacement actifs, contribuant ainsi à des avancées majeures pour la mobilité durable au Québec. En leur montrant la porte du CA de la STM, la Ville de Montréal se prive d’un regard précieux sur la qualité du service et l’accessibilité universelle.

« Retirer deux spécialistes comme Catherine Morency et Suzanne Lareau du conseil d’administration, c’est envoyer un signal très inquiétant. La direction de la STM navigue à vue et semble incapable de se projeter dans le futur. À l’heure où la transition écologique est sur toutes les lèvres, nous avons besoin de voix fortes, autonomes et compétentes pour défendre le transport collectif. Il en va du bien-être des usagers et de la qualité du service », s’offusque Frédéric Brun, président de la FEESP-CSN.

« La STM doit arrêter de jouer le jeu de la réduction des dépenses et de la privatisation. Le transport collectif est un investissement, point à la ligne. La direction de la STM doit utiliser son pouvoir pour faire pression sur le gouvernement et exiger des investissements afin d’avoir les moyens de construire une vision à long terme. Dans cette optique, le choix de la STM de ne pas renouveler les mandats de Mme Morency et de Mme Lauzon est un pas dans la mauvaise direction », conclut Frédéric Brun.

La FEESP-CSN appelle la Ville de Montréal et la STM à revoir cette décision et à garantir que le conseil d’administration demeure composé de personnes qualifiées, capables de défendre une vision ambitieuse pour le transport collectif.

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Dans la rue pour le Québec le 29 novembre : debout contre les dérives autoritaires de la CAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/dans-la-rue-pour-le-quebec-le-29-novembre-debout-contre-les-derives-autoritaires-de-la-caq/ Fri, 28 Nov 2025 14:43:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109477 Le gouvernement de la Coalition avenir Québec a choisi la voie du repli, des coupes, de la confrontation et du déni de la démocratie.

Avec la multiplication des compressions dans les services publics, avec le sous-financement des programmes sociaux ainsi que les nombreux ratés économiques et les attaques aux contre-pouvoirs, le gouvernement Legault s’engage dans un virage à droite qui met en péril le Québec que des générations ont bâti ensemble. 

Les principales organisations syndicales du Québec, de nombreux organismes communautaires et de la société civile tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme. Ce gouvernement, élu pour servir la population, semble avoir oublié que la prospérité d’une société se mesure à la qualité de ses services publics, à la vitalité de son économie, à sa capacité de s’occuper de l’ensemble de personnes qui la composent, et au respect des droits de celles et ceux qui y travaillent. 

Depuis plus de cinquante ans, faut-il le rappeler, le Québec a choisi une voie singulière. Là où d’autres administrations nord-américaines ont privilégié la confrontation, la dérégulation ou le rapport de force unilatéral, nous avons bâti un modèle fondé sur la concertation et le paritarisme. Ce choix n’a jamais été un accident : il découle d’une vision et d’une réflexion commune. Cette réflexion qui considère que l’économie ne s’oppose pas à la justice sociale, mais qu’elles se renforcent mutuellement.

Or, depuis des mois, les scandales économiques et les annonces de compressions se succèdent. Pendant que les écoles manquent de personnel, que les hôpitaux débordent, que les délais d’accès aux services s’allongent, que les travailleuses et travailleurs des industries subissent des contrecoups économiques, de plus en plus de familles fréquentent les banques alimentaires et peinent à se loger. Que fait le gouvernement? Il brandit le spectre d’une austérité qu’il refuse de nommer, mais dont les effets sont déjà bien réels. 

Le gouvernement en rajoute en s’attaquant, d’une part aux droits fondamentaux des travailleuses et travailleurs, et de l’autre en voulant forcer une transparence prétendument inexistante, mais dont l’objectif est de torpiller la capacité d’action des syndicats.

Soyons clairs : en voulant restreindre le champ d’action des organisations syndicales, c’est l’ensemble de la société civile qui se retrouve attaquée de front. Le Barreau du Québec réagissait il y a quelques jours à cette dérive, déplorant « … que plusieurs projets de loi récemment présentés à l’Assemblée nationale du Québec incluent des dispositions qui entravent significativement la capacité des citoyens et des citoyennes à faire valoir leurs droits et leurs opinions ».

En s’attaquant ainsi aux syndicats et aux organismes de la société civile, le gouvernement s’en prend aux principaux contrepoids démocratiques du Québec. Parce que l’histoire le prouve : là où les syndicats et leurs allié-es sont muselés, les inégalités explosent, les droits régressent et la démocratie sociale recule.

Face aux dérives autoritaires et liberticides du gouvernement, nous appelons à une réplique collective. Le 29 novembre prochain, un grand rassemblement se tiendra à Montréal sous le thème « Dans la rue pour le Québec ». 

Ce rassemblement sera l’occasion de rappeler au gouvernement que le Québec n’est pas à vendre, qu’il ne se gère pas comme une entreprise, et que la démocratie sociale ne se négocie pas au rabais. Et surtout, que ce n’est pas à celui qui porte le bonnet d’âne en matière de gestion de projets informatiques de nous tracer la voie. Nous rappellerons haut et fort que la population mérite mieux que les politiques d’austérité et de division d’un gouvernement qui méprise la démocratie en multipliant les lois adoptées sous bâillon. 

Nous invitons donc l’ensemble de la société civile – les groupes communautaires, les associations étudiantes, les organismes féministes, environnementaux et culturels et tous les autres – à se joindre à nous. Nous marcherons pour affirmer que la justice sociale n’est pas négociable, et qu’on ne bâtit pas une société forte en rétrécissant le débat. Ensemble, faisons entendre la voix d’un Québec fier, solidaire et résolument tourné vers l’avenir. 

Signée par les principales organisations syndicales et de nombreux organismes de la société civile : 

  • Robert Comeau, président de l’APTS
  • Luc Vachon, président de la CSD
  • Caroline Senneville, présidente de la CSN
  • Éric Gingras, président de la CSQ
  • Mélanie Hubert, présidente de la FAE
  • Julie Bouchard, présidente de la FIQ
  • Magali Picard, présidente de la FTQ
  • Christian Daigle, président du SFPQ
  • Guillaume Bouvrette, président du SPGQ
  • Yasmina Moudda, directrice générale par intérim d’Alternatives
  • France-Isabelle Langlois, directrice générale d’Amnistie internationale
  • Claude Vaillancourt, président d’Attac Québec
  • Vincent Chevarie, porte-parole d’Au bas de l’échelle
  • Carole Yerochewski, de la Campagne québécoise pour la régularisation et la justice migrante
  • Amélie Nguyen, coordonnatrice du Centre international de solidarité ouvrière (CISO)
  • Cheolki Yoon, président du conseil d’administration du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTTI)
  • Philippe Crevier, de la Coalition Main Rouge
  • Daniel Cayley-Daoust, de la Coalition des Tables Régionales d’Organismes Communautaires (CTROC)
  • Geneviève Lamarche, coordonnatrice de la Coalition Solidarité Santé
  • Serge Petitclerc, coordonnateur, volet associatif et politique du Collectif pour un Québec sans pauvreté
  • Sheba Akpokli du Conseil Québécois LGBT
  • Christopher Zéphyr, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)
  • Sara Arsenault, de la Fédération des femmes du Québec (FFQ)
  • Véronique Laflamme, du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
  • Laurence Guénette, coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés
  • Gabrielle Renaud, coordonnatrice à la vie associative et à l’éducation populaire autonome du Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ)
  • Amel Zaza, directrice de l’Observatoire pour la justice migrante
  • Marie-Gervaise Pilon, vice-présidente de Québec Réunifié
  • Sylvain Lafrenière, du Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD)
  • Mélanie Gauvin, directrice du Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ)
  • Claudia Fiore-Leduc, du Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA)
  • Stephan Reichhold, directeur général de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI)
  • Stéphanie Vallée, présidente de la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (TTRPOCB)
  • Adam Pétrin, Uni-es pour l’école
  • Caroline Laberge, Uni-es pour la santé
  • Flora Dommanget, présidente de l’Union étudiante du Québec (UEQ)
  • Maxime Dorais, codirecteur général de l’Union des consommateurs
  • Félix Lapan, de l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades
  • Cymry Gomery, coordonnatrice de World beyond war
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Les vampires de l’information https://www.csn.qc.ca/actualites/les-vampires-de-linformation/ Thu, 27 Nov 2025 15:08:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109458 Au cours des dernières semaines, des journalistes membres de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) se sont vu voler leur travail par de nouveaux « journaux » générés par l’intelligence artificielle (IA), qu’on appelle aussi faux médias. Ça soulève beaucoup d’inquiétude chez les syndicats concernés.

« L’exemple du Journal de Sherbrooke est très préoccupant : on y trouvait le nom et la photo à peine modifiée, probablement par l’IA, d’un journaliste de La Tribune Tommy Brochu, qui devenait Tommy Brodeur sur le média généré par l’IA. Un journaliste qui n’existe pas.

« Pire encore, dans l’article également généré par IA, on trouvait des citations recomposées des autres médias qui avaient eux-mêmes mené les entrevues. Or, ça contrevient clairement à l’éthique journalistique, de citer quelqu’un à qui l’on n’a jamais parlé », affirme le président du Syndicat unifié de la presse écrite régionale (SUPER–CSN), Olivier Bossé.

La présidente de la FNCC, Annick Charette, s’interroge également sur les enjeux éthiques : « Ces faux médias ne sont pas soumis à l’obligation professionnelle de la vérification des faits. L’IA n’est pas capable de faire un pas de côté ni de regarder un problème sous tous les angles. Elle n’a pas la dissidence que peut avoir la pensée humaine face à ce qui apparaît comme un consensus. »

« Nos membres sont soumis à un code de déontologie et à des règles d’éthique inscrites dans nos conventions collectives et reconnues par le Conseil de presse du Québec. De nature à ne pas tromper le public, le travail de nos membres se veut conforme aux faits. »

Et les revenus publicitaires

« C’est clairement de l’avenir de l’information dans sa forme actuelle dont il est question. L’information juste qui suit la déontologie de notre profession a besoin d’une source de financement stable et pérenne. Or, ces “ médias ” vont bien évidemment chercher à récolter des revenus tirés des annonceurs qui ont déjà fondu comme neige au soleil à cause des GAFAM, ce qui privera davantage les vrais médias de ces sommes essentielles à leurs activités », ajoute Olivier Bossé.

« Les géants du web ont déjà accaparé 80 % du marché publicitaire. On voit maintenant apparaître ces petits joueurs sans vergogne utiliser le travail de nos membres pour voler des revenus publicitaires à leur employeur », ajoute Annick Charette.

La FNCC ne restera pas là sans broncher, car des solutions existent. Elle souhaite entre autres que les gouvernements ne placent aucune publicité dans ces « journaux » et qu’ils soient identifiés comme n’étant pas des médias d’information. Il faut que les publicitaires sachent où ils mettent leur argent.

La fédération demande également que ces faux médias soient retirés des plateformes de Meta, comme c’est le cas pour les vrais médias. En 2023, Meta a retiré les nouvelles canadiennes de ses plateformes Facebook et Instagram, en réponse au projet de loi C-18 qui demandait aux géants du web de verser une compensation financière aux médias pour l’utilisation de leur contenu.

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Le gouvernement avantage les patrons et affaiblit l’État de droit https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-avantage-les-patrons-et-affaiblit-letat-de-droit/ Tue, 25 Nov 2025 20:36:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109433 La CSN réclame le retrait du projet de loi 3 du ministre du Travail. En commission parlementaire, la confédération déplore cette nouvelle attaque du gouvernement Legault aux droits des travailleuses et des travailleurs. Elle invite le gouvernement à se débarrasser de ce projet de loi antisyndical pour plutôt se concentrer sur des mesures permettant d’aider les travailleuses et les travailleurs à faire face à la crise du coût de la vie.

Pour la CSN, chaque nouvelle attaque aux droits des travailleuses et des travailleurs affaiblit la classe moyenne et nuit à une meilleure redistribution de la richesse. Le gouvernement mène une offensive persistante contre les syndiqué-es. Sa loi 14 vient limiter le droit de grève, tout en invitant les patrons à allonger inutilement les négociations. Le projet de loi 3 s’inscrit pour sa part dans une atteinte préoccupante à l’État de droit, comme le dénonçait récemment le Barreau du Québec.

« Pendant que le gouvernement s’acharne sur les travailleuses et les travailleurs, que fait-il pour freiner la hausse de la rémunération des plus riches ? Que fait-il pour réglementer le lobbyisme des grandes entreprises ? Quand va-t-il s’intéresser à la transparence des entreprises privées ? Le gouvernement réclame plus de transparence pour les syndicats alors qu’il est embourbé dans les scandales économiques. La CAQ est mal placée pour donner des leçons », lance la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Le gouvernement Legault doit jouer franc jeu. Qu’il arrête de nous faire croire qu’il fait ce projet de loi pour favoriser les salarié-es. En s’attaquant aux organisations syndicales, il s’en prend au meilleur véhicule pour améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs. Si son projet de loi avait été en place par le passé, nous n’aurions pas pu nous battre pour gagner l’équité salariale, pour lutter contre Amazon qui bafoue nos lois du travail ou encore pour développer notre filet social, depuis les CPE jusqu’au réseau public de santé et de services sociaux et à notre réseau d’éducation. Le Québec d’aujourd’hui est marqué par l’action syndicale », poursuit le premier vice-président de la CSN, François Enault.

Alourdir inutilement la bureaucratie

Le gouvernement Legault prétend vouloir alléger la bureaucratie. Pourtant, son projet de loi 3 viendrait alourdir le fardeau administratif des organisations syndicales, à tel point que certaines d’entre elles n’auraient d’autre choix que d’augmenter leurs cotisations syndicales pour payer des comptables. L’obligation de vérification comptable qu’il veut imposer aux organisations syndicales, il ne l’exige pas aux entreprises privées. La CSN rappelle d’ailleurs que ses états financiers sont disponibles et que les budgets des syndicats sont déjà adoptés par les membres en assemblée générale.

« N’en déplaise au gouvernement, les syndicats ont des droits prévus aux chartes canadienne et québécoise. Il va sans dire que nous n’attendrons pas pour les défendre et les faire valoir devant les tribunaux, en temps opportun. Et faut-il rappeler que le gouvernement s’attaque ici au droit d’association ainsi qu’à la liberté d’expression ? », a poursuivi Caroline Senneville.

Pour lire le Mémoire de la CSN.

Grand rassemblement le 29 novembre

Des milliers de personnes de partout au Québec sont attendues le samedi 29 novembre à Montréal pour un grand rassemblement afin de dénoncer le bilan désastreux du gouvernement Legault. Ce rassemblement, tenu à la veille de l’entrée en vigueur de la loi 14 limitant le droit de grève, vise aussi à réclamer la fin des attaques aux droits des salarié-es.

« La seule option possible, c’est de mettre le projet de loi 3 aux poubelles. Le gouvernement n’a que quelques mois avant les prochaines élections. La priorité de la population, c’est de voir les élu-es de la CAQ améliorer nos services publics et aider les gens à joindre les deux bouts. Nous avions prédit que la loi 14 allait inciter les employeurs à s’asseoir sur leurs mains plutôt que de négocier. On voit déjà qu’on avait raison. Il n’est pas trop tard pour éviter une nouvelle erreur. Le 29 novembre, nous serons des milliers dans la rue pour exiger un autre Québec », de conclure Caroline Senneville.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Entente de principe pour le personnel technique et professionnel de la SAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-pour-le-personnel-technique-et-professionnel-de-la-saq/ Thu, 20 Nov 2025 20:39:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109380 Réunis en assemblée générale aujourd’hui, les membres du Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ–CSN se sont prononcés, par scrutin secret, en faveur d’une entente de principe dans une proportion de 79,6 %.

L’entente conclue dans les heures précédant l’assemblée permet aux salarié-es de récupérer en grande partie leur pouvoir d’achat, lequel s’est érodé au cours des dernières années, et de le protéger jusqu’au 31 mars 2031. La convention collective prévoit notamment des augmentations de salaire de 4,5 % au 1er avril 2025, 2,9 % au 1er avril 2026 et de 2 % pour chacune des quatre années suivantes.

Rappelons que la protection du pouvoir d’achat était au cœur des revendications du syndicat. Le syndicat a réalisé quelques autres gains, notamment en ce qui a trait aux vacances et aux horaires de travail.

« Nous sommes fiers du travail accompli, réagit le président du syndicat, Steve D’Agostino. C’était la première fois de son histoire que notre syndicat exerçait la grève. Nous étions fin prêts à mener cette bataille, avec le soutien de toute la CSN. Cette entente n’aurait pas été possible sans la mobilisation ni la détermination de tous les membres. Il faut espérer que la SAQ a pris des notes : le personnel technicien et professionnel n’acceptera jamais des conditions de travail au rabais. Nous continuerons d’exiger le respect. Nous avons hâte de retrouver nos collègues et de reprendre notre travail essentiel à la mission de la SAQ » !

Le retour au travail s’effectuera progressivement à compter de demain matin.

 

À propos

Le Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ–CSN regroupe quelque 500 techniciennes, techniciens et professionnel-les de la SAQ. Ils œuvrent, entre autres, à l’évolution constante du site transactionnel SAQ.com et des outils informatiques, à l’approvisionnement et à l’aménagement des magasins, à la commercialisation des produits, au contrôle de la qualité, aux communications, au marketing, à la paie et aux finances.

Il est affilié au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemblant 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Il fait également partie de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), représentant quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les syndicats de l’Estrie accueillent le ministre Jean Boulet https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndicats-de-lestrie-accueillent-le-ministre-jean-boulet/ Thu, 20 Nov 2025 20:10:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109367 Une coalition formée des organisations syndicales de l’Estrie attendait de pied ferme le ministre du Travail, Jean Boulet, ce jeudi matin au Club de golf de Sherbrooke alors qu’il était l’invité de la Chambre de commerce et de l’industrie de Sherbrooke. L’objectif de cette action : dénoncer le bilan lamentable du gouvernement de la Coalition avenir Québec à l’égard des travailleuses et des travailleurs.

Ensemble, les organisations syndicales de la région ont tenu à rappeler au ministre Boulet que son gouvernement n’a pas obtenu de mandat clair de la population pour procéder à des réformes majeures. On pense notamment au projet de loi 3 qui vient s’ingérer dans la gouvernance des syndicats ou au projet de loi 101 qui risque de nuire aux syndicats ayant moins de ressources, quand vient le temps de défendre les droits d’une travailleuse ou d’un travailleur. Loin de protéger les droits des travailleuses et travailleurs, ces projets de loi visent plutôt à affaiblir les organisations en mesure de les défendre.

« Des milliers de travailleuses et de travailleurs vivent d’une paie à l’autre. Nous assistons à une dégradation sans précédent de nos services publics et du filet social qui protège les plus fragiles de nos concitoyens. Le gouvernement a perdu le contrôle et veut changer de sujet en s’attaquant aux syndicats. Même le Barreau du Québec est sorti de son habituelle réserve, disant craindre l’affaiblissement des mécanismes de contre-pouvoir qui sont essentiels dans une saine démocratie », affirment les membres de la coalition.

Les militantes et militants réunis ce matin sont venus rappeler au ministre Boulet qu’ils ne sont pas dupes et qu’ils continueront de se mobiliser, non seulement contre les attaques du gouvernement à l’endroit des syndicats, mais aussi pour la préservation de nos services publics et des droits des travailleurs.

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La vérité derrière les grèves à la STM  https://www.csn.qc.ca/actualites/la-verite-derriere-les-greves-a-la-stm/ Thu, 20 Nov 2025 15:14:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109361 Depuis le début des grèves du transport en commun, l’idée que les travailleuses et travailleurs du secteur se plaignent le ventre plein gagne en popularité. Leurs conditions de travail ne seraient « pas assez mauvaises » pour justifier la grève, peut-on lire dans plusieurs médias.  

Quand on y regarde de plus près, les employé-es de l’entretien représentés par la CSN ont de bonnes conditions de travail, qui se situent dans « les comparables ». Ces conditions d’emploi sont le fruit des luttes syndicales menées au fil des années. 

« Bien sûr, on peut être fiers de nos conditions qu’on a acquises en se mobilisant. Mais comme tout le monde, on a souffert de l’inflation des dernières années. On a le droit de vouloir que nos conditions demeurent satisfaisantes. Les stations de métro et les autobus vieillissent et nous devons continuer d’avoir les moyens de bien les entretenir », exprime Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, avant d’expliquer que le syndicat se mobilise également contre la sous-traitance et la perte d’expertise interne qu’elle entrainerait. 

Le président se surprend également de l’intérêt soudain du gouvernement pour le transport en commun. Récemment, le ministre Boulet a insisté sur le caractère essentiel du travail des salarié-es de la STM : « Le transport collectif n’est pas assez essentiel pour le financer adéquatement, mais il le devient lorsque les syndicats brandissent leur droit de grève lors des négociations », dénonce le président du syndicat. 

Dans les dernières semaines, les dirigeants du Conseil du patronat du Québec, de la Fédération des chambres de commerce du Québec et de l’Association hôtelière du Grand Montréal réclamaient à grands cris au ministre du Travail d’intervenir avec une loi spéciale. Pourquoi? « Ils ont beau laisser croire qu’ils ont à cœur le sort des plus vulnérables, en réalité ils n’en ont que pour leurs profits. Si le bien-être de la population leur importe, pourquoi ne réclament-ils pas un meilleur financement du transport collectif? », demande le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.  

« Les usagères et les usagers de la STM vivent de plein fouet les impacts de la grève du transport en commun, c’est vrai. Mais leurs ennemis ne sont pas les mécaniciens et les électriciens qui tentent de maintenir de bonnes conditions de travail. Les vrais responsables, ce sont ceux qui sous-financent le transport collectif depuis trop longtemps, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. 

« La rémunération des grands patrons s’envole pendant que les travailleurs et les travailleuses ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Le patronat a-t-il intérêt à voir les travailleurs s’entredéchirer? À ce qu’on affaiblisse le droit de grève à coup de loi spéciale et de réforme étiolant le rapport de force des syndiqué-es? », se questionne-t-elle.  

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Non à la réduction des seuils d’immigration permanente https://www.csn.qc.ca/actualites/non-a-la-reduction-des-seuils-dimmigration-permanente/ Fri, 14 Nov 2025 19:44:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109298 Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) et le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI) dénoncent fermement la décision du gouvernement du Québec de réduire les seuils d’immigration permanente. Cette sortie s’inscrit dans le mois d’action de la campagne québécoise pour la régularisation et la justice migrante.

« On dénonce haut et fort la baisse des seuils d’immigration permanente », lance le secrétaire général du CCQCA–CSN, François Proulx-Duperré. « On joue du violon aux travailleuses et travailleurs partout sur la planète en leur disant qu’on a besoin d’aide ici, au Québec, en leur laissant miroiter qu’ils et elles vont pouvoir rester durablement. À leur arrivée, on change les règles du jeu, puis on leur dit que ce ne sera pas possible d’accéder à la résidence permanente. C’est inacceptable ! Ce monde-là laisse tout derrière : maison, logement, famille, ami-es et vivent l’exil. Ce sont avant tout des personnes, mais on les traite comme de la main-d’œuvre jetable et des numéros », s’exclame M. Proulx-Duperré.

Le CCQCA rappelle qu’au-delà du respect fondamental des droits humains, cette politique met en péril la stabilité même de plusieurs milieux de travail.

« Nos syndicats comptent déjà plusieurs travailleuses et travailleurs temporaires. Leur départ forcé pourrait fragiliser la pérennité de certaines organisations et entreprises », ajoute François Proulx-Duperré. « On parle de 142 000 personnes déjà sélectionnées et en attente de résidence permanente. Si le gouvernement impose une limite à 45 000 par année, on étire ça sur des années. C’est indécent ! Les travailleuses et travailleurs étrangers temporaires (TET) sont nos frères et nos sœurs, déjà intégrés à la société québécoise. Ils et elles doivent pouvoir rester de façon permanente », conclut-il.

De son côté, le CTI rappelle que la lutte pour la dignité et la justice migratoire doit passer par des gestes concrets.

« Il faut défendre le droit des travailleuses et travailleurs temporaires à la résidence permanente », affirme l’organisateur communautaire au CTI, Raphaël Laflamme.

« On doit en finir avec les permis de travail fermés, qui ouvrent la porte à toutes les formes d’abus. Et il est plus que temps de mettre sur pied un véritable programme de régularisation pour les personnes sans papiers. La décision de diminuer les seuils d’immigration trahit aussi des milliers de TET déjà établis ici, qui contribuent chaque jour à faire tourner notre économie et à faire vivre nos communautés », de clore monsieur Laflamme.

Pour la vice-présidente du CCQCA–CSN, Mélanie Pelletier, cette annonce du gouvernement s’inscrit dans une tendance inquiétante.

« Avec la campagne Faire front, la CSN dénonce depuis des mois les politiques gouvernementales qui s’en prennent aux plus vulnérables et divisent la population », souligne-t-elle. « Aujourd’hui, ce sont les travailleuses et travailleurs étrangers temporaires qu’on trahit, mais c’est toute la société québécoise qui en subira les conséquences. On doit faire front commun pour défendre la dignité et l’avenir de toutes et tous », s’exprime Mélanie Pelletier.

D’ailleurs, les différentes organisations syndicales du Québec organisent un grand rassemblement le 29 novembre à Montréal pour dénoncer les orientations antisyndicales et anti-travailleurs du gouvernement du Québec.

 

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Le personnel technique et professionnel en grève jusqu’au 20 novembre https://www.csn.qc.ca/actualites/le-personnel-technique-et-professionnel-en-greve-jusquau-20-novembre/ Thu, 13 Nov 2025 16:30:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109111 Les dernières rencontres de négociation n’ayant pas permis d’en arriver à un règlement satisfaisant, le Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ–CSN poursuivra la grève jusqu’au 20 novembre.

Rappelons que les quelque 500 techniciennes, techniciens et professionnel-les de la SAQ ont déclenché la grève le 6 novembre, après avoir voté à plus de 99 % en assemblée générale en faveur d’un mandat de 15 journées de grève.

Ils œuvrent, entre autres, à l’évolution constante du site transactionnel SAQ.com et des outils informatiques, à l’approvisionnement et à l’aménagement des magasins, à la commercialisation des produits, au contrôle de la qualité, aux communications, au marketing, à la paie et aux finances.

Pouvoir d’achat
Leur dernière augmentation salariale d’un pour cent leur a été versée en avril 2023. Depuis, les taux de salaire n’ont pas bougé malgré l’augmentation importante de l’indice des prix à la consommation (IPC) de plus de 6 % en 2022 et de près de 4 % en 2023.

« Notre travail est invisible pour la clientèle, mais il est indispensable au bon fonctionnement des opérations de la SAQ, rappelle le président du syndicat, Steve D’Agostino. Nous avons perdu des milliers de dollars depuis trois ans, ça fait un trou énorme dans notre budget familial : nous sommes toutes et tous choqués de constater que la SAQ ne s’en préoccupe pas ! »

« Le CCMM–CSN et ses syndicats affiliés sont avec eux, de même que toute la CSN, réitère le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord. Ils refusent de s’appauvrir et ils ont bien raison. La SAQ est certainement capable de trouver les sommes manquantes pour en arriver à un règlement satisfaisant comme elle a su le faire avec les autres travailleuses et travailleurs à son emploi. »

C’est la première fois que le SPTP-SAQ–CSN exerce la grève en 50 ans d’histoire. « C’est dommage que la SAQ ait choisi la voie de l’affrontement, poursuit Kathrin Peter, vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), à laquelle le syndicat est affilié. Historiquement, on a toujours su trouver des solutions respectueuses et satisfaisantes pour les deux parties en abordant les enjeux avec ouverture. Nous nous expliquons bien mal la fermeture de la SAQ à répondre à cet enjeu pourtant fort légitime de la protection du pouvoir d’achat des salarié-es ».

 

À propos

Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

La Fédération des professionnèles (FP-CSN) représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es d’université.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

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Nouveau contrat de travail pour les travailleuses et travailleurs de Velan à Granby ! https://www.csn.qc.ca/actualites/nouveau-contrat-de-travail-pour-les-travailleuses-et-travailleurs-de-velan-a-granby/ Tue, 04 Nov 2025 20:36:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108857 Réunis en assemblée générale ce dimanche, les travailleuses et travailleurs de Velan à Granby ont accepté dans une proportion de 85 % l’entente de principe qui leur a été présentée. L’acceptation de cette entente de principe se veut l’aboutissement d’un processus de négociation entrepris au début de l’été.

« Nous sommes très heureux de la conclusion de cette entente pour les travailleuses et travailleurs de Velan Granby », a indiqué la présidente du Conseil central de l’Estrie, Julie Bolduc. « Non seulement les salariés voient leurs conditions de travail s’améliorer, mais ils ont également démontré une solidarité exemplaire à l’endroit de leur comité de négociation», a-t-elle poursuivi.

En effet, entre autres gains obtenus par le syndicat, on peut mentionner :

  • Une hausse salariale de 4,95% pour la première année, de 3,5 % pour la deuxième année et de 3 % pour la troisième année ;
  • Une bonification plus rapide de 1% du régime de retraite pour les salariés ayant moins d’ancienneté, dès la fin de la période probatoire ;
  • Indemnités de retraite si un préavis est donné par le salarié ;
  • Bonification substantielle de certaines primes : prime de soir, prime de nuit, prime de formation, prime de chef d’équipe, notamment;
  • Montant forfaitaire de 1 500 $ dès la signature et de 1 000 $ au 1ermai 2026 ;
  • Montants accordés par l’employeur lors de la naissance d’un enfant (200 $) et pour favoriser l’activité physique (150 $).

L’objectif du syndicat était d’obtenir des conditions de travail qui permettent d’attirer et de retenir la relève, tout en reconnaissant l’expérience et la loyauté de travailleuses et travailleurs qui ont consacré de nombreuses années au rayonnement de Velan à Granby. L’entente de principe acceptée par les membres du syndicat dans une proportion de 85 % démontre que cet objectif a été atteint.

À propos

Le Syndicat national des employés de Velan Granby–CSN est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN. Cette dernière a pour mission de lutter pour améliorer les conditions de travail et de vie de ses membres et pour développer des emplois de qualité. Elle rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec.

Le Syndicat est également appuyé par le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN (CCSNE–CSN).Celui-ci représente 13 000 travailleuses et travailleurs syndiqués, sur tout le territoire de l’Estrie et dans l’ensemble des secteurs d’activité.

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Attaquer les travailleuses et travailleurs pour masquer l’échec d’un gouvernement périmé https://www.csn.qc.ca/actualites/attaquer-les-travailleuses-et-travailleurs-pour-masquer-lechec-dun-gouvernement-perime/ Thu, 30 Oct 2025 15:10:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108790 La CSN déplore que le gouvernement Legault crée une diversion en s’attaquant aux droits des travailleuses et des travailleurs plutôt que de répondre aux préoccupations de la population. Cette ingérence dans les affaires syndicales vise à faire oublier l’inaction gouvernementale sur des priorités comme l’accès aux services publics et la crise du logement.

Une nouvelle attaque aux droits des travailleuses et des travailleurs

Le gouvernement Legault dépose aujourd’hui la Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail. Au plus bas dans les intentions de vote, le gouvernement espère qu’une bonne chicane avec les syndicats lui permette de se relancer. Pour la CSN, ce projet de loi montre à quel point le gouvernement est désespéré.

« S’il y a bien quelqu’un qui ne peut pas faire de leçon de transparence et de bonne gestion, c’est ce gouvernement. Après les scandales comme SAAQclic et Northvolt, c’est fort en café de nous faire croire que l’urgence est de venir jouer dans la gestion des affaires syndicales. Ce que les gens veulent savoir, c’est quand ils vont avoir accès à un médecin de famille et comment arriver à la fin du mois. Le gouvernement a décidé qu’il va passer à l’histoire comme celui qui s’attaque aux droits des travailleuses et des travailleurs plutôt que comme celui qui améliore le quotidien des gens », lance la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville.

Un projet de loi écrit sur le coin d’une table

Le projet de loi du gouvernement est mal ficelé et entrainerait plus de problèmes qu’il n’en règlerait. La CSN rappelle d’ailleurs que ses états financiers sont disponibles et que les budgets des syndicats sont déjà adoptés par les membres en assemblée générale. Alors que le gouvernement prétend vouloir couper dans la bureaucratie, il en rajoute une couche inutile avec ce projet de loi.

« Notre mission, c’est de défendre les droits et les intérêts de nos membres et c’est ce que nous faisons avec les cotisations syndicales. Les conditions de vie ont aussi un impact sur le quotidien des travailleuses et des travailleurs. Qu’est-ce qui est obligatoire et qu’est-ce qui est facultatif ? Ce départage ne fait aucun sens. Avec tous les millions de dollars gaspillés par sa mauvaise gestion des fonds publics, le gouvernement devrait faire le ménage dans sa maison avant de regarder ce qui se passe chez le voisin », poursuit Caroline Senneville.

Des lois qui favorisent les grands patrons

Ce projet de loi fera une fois de plus plaisir au milieu patronal. Après la restriction du droit de grève, le gouvernement se fait encore le porte-voix des intérêts patronaux, ce qui ne fera que déséquilibrer davantage les relations de travail au Québec.

« Quand est-ce que le gouvernement va nous annoncer un projet de loi pour freiner le lobbyisme des grandes entreprises privées ? Quand est-ce qu’il va agir pour que la rémunération des grands patrons arrête d’exploser pendant que le salaire de la majorité des gens stagne ? Et où est-il le projet de loi pour réduire le recours aux briseurs de grève ? Poser la question, c’est y répondre » de conclure Caroline Senneville.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Faire front contre le bilan désastreux du gouvernement caquiste https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-front-contre-le-bilan-desastreux-du-gouvernement-caquiste/ Fri, 24 Oct 2025 17:44:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108776 Des militantes et des militants de la CSN ont pris part à une action sous le thème de l’Halloween au bureau du ministre Éric Girard dans le but de dénoncer le bilan lamentable du gouvernement caquiste à l’égard des travailleuses et des travailleurs. La CSN déplore que le gouvernement Legault ait jeté la serviette pour régler les problèmes qui préoccupent la population en se tournant à droite comme jamais.

 Après sept ans au pouvoir, le gouvernement caquiste n’est pas parvenu à mettre fin à la crise du logement ni à permettre aux salarié-es d’augmenter leur pouvoir d’achat. Le bilan de sa gestion de nos services publics restera marqué par l’austérité, par des projets inefficaces de centralisation et par des scandales économiques comme SAAQclic et Northvolt. Plutôt que d’agir sur ces enjeux prioritaires pour la population, la CAQ cherche des boucs émissaires et tente de faire diversion. En s’attaquant aux travailleuses et aux travailleurs, le gouvernement confirme son vieux fond conservateur et continue d’agir en faveur des lobbys patronaux.

 Cette action menée dans la région s’inscrit dans la campagne Faire front pour le Québec, lancée récemment par la CSN. Dans les prochaines semaines, la confédération multipliera d’ailleurs les actions pour dénoncer le bilan désastreux du gouvernement et pour réclamer des mesures favorisant les travailleuses et les travailleurs, la préservation de notre État social et la mise en place de mesures pour favoriser la transition juste.

« Des milliers de travailleuses et de travailleurs vivent d’une paie à l’autre. La privatisation et l’austérité frappent nos services publics. L’inaction est ce qui reste en tête quand on pense aux deux mandats de la CAQ pour l’avenir de notre planète. Le gouvernement a perdu le contrôle et veut changer de sujet en s’attaquant aux syndicats. La région du Saguenay–Lac-Saint-Jean est touchée de plein fouet par la guerre tarifaire et la réforme de l’industrie forestière, c’est ça qui devrait être une priorité pour notre ministre! On les voit venir à des milles à la ronde et nous allons faire front dans les prochaines semaines pour le Québec qu’on veut », conclut la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-St-Jean–CSN, Manon Tremblay.

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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