Travail et emploi – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 28 May 2026 03:52:46 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Travail et emploi – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Des gains majeurs, de nouveaux défis à l’horizon https://www.csn.qc.ca/actualites/des-gains-majeurs-de-nouveaux-defis-a-lhorizon/ Wed, 27 May 2026 21:37:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116805 Le moins qu’on puisse dire, c’est que le dernier mandat aura été foisonnant en matière de négociation. Et le prochain risque de l’être tout autant, dans le contexte des lois antisyndicales dorénavant en vigueur. Il nous faudra être stratégiques et pugnaces pour arriver à nos fins.

C’est l’essentiel du message qu’a livré le premier vice-président de la CSN, François Enault, lors de son rapport sur la négociation, mercredi en fin de journée.

 

2023-2026

Au cours des trois dernières années, plus d’un millier de conventions ont été renouvelées.

Au cœur de ces travaux, le comité de coordination générale des négociations, le CCGN, où siègent les huit fédérations de la CSN, a élaboré un plan de match de négociation pour lequel trois axes ont été identifiés : la santé-sécurité du travail, la déjudiciarisation des relations de travail et le minimum 20 $ l’heure.

La stratégie a porté ses fruits, plusieurs clauses en ces matières ont été adoptées.

Concernant la campagne Minimum 20 $, on peut parler de succès retentissants : « quand on regarde les 600 conventions collectives signées en 2025, 97 % atteignent le minimum de 20 $ l’heure », a relaté le premier vice-président.

Impossible de parler du dernier mandat sans évoquer la négociation du secteur public. Un des plus gros fronts communs de l’Histoire. Le plus grand à avoir tenu jusqu’au bout.

« 420 000 travailleuses et travailleurs des services publics, dont
170 000 issus de la CSN, qui exercent une grève de 11 jours, c’est impressionnant. Plus de 100 000 travailleuses et travailleurs dans les rues de Montréal », a fait valoir François Enault.

En matière de gains salariaux, le contexte inflationniste aura constitué un défi important. « On peut toutefois dire qu’on a très bien tiré notre épingle du jeu ».

Du côté des fédérations du privé, on a obtenu 21 % d’augmentation sur 4 ans dans l’hôtellerie, plus de 25,5 % sur 5 ans dans le domaine de l’aérospatiale, pour ne donner que quelques exemples.

À la CSN–Construction, c’est 22 % sur 4 ans que les travailleuses et les travailleurs sont allés chercher. On peut penser aussi aux luttes menées chez General Dynamics, au Mont-Sainte-Anne, dans plusieurs collèges privés et à Télé-Québec, notamment.

Du côté des fédérations du public, des luttes notables ont aussi été menées : dans les CPE, dans le transport collectif – au Réseau de transport de la Capitale et à la Société de transport de Montréal –, dans le transport scolaire, où l’on a vu du 35 %, du 45 % et même du 52 % sur 6 ans. On peut également penser aux centres d’hébergement privés, au milieu communautaire, et à plusieurs autres.

« Sans surprise, ces résultats majeurs ont fait réagir les patrons et le gouvernement. C’est pourquoi le prochain mandat ne sera pas simple », a toutefois averti François Enault.

 

2026-2029

La CSN, on le sait, est particulièrement bien outillée pour servir ses syndicats en matière de négociation. En plus des spécialistes en la matière, il existe bien peu d’endroits où l’on donne accès à une boîte à outils comme celle de la CSN pour appuyer les équipes de négociation.

« Mais au-delà de notre structure, il y a aussi notre approche. Et il faut parler d’analyse du rapport de force, a lancé François Enault. Parce que s’il y a un défi qui nous attend pour le prochain mandat, c’est celui de bien analyser notre capacité à mener les batailles, dans le but de faire des gains. »

Pour le premier vice-président, afin de comprendre nos leviers face à une négo, il faut pouvoir prendre le temps d’observer la conjoncture, d’évaluer la compétition, de réfléchir aux alliances possibles, regarder le cahier de commandes, observer l’image de l’employeur et, oui, évaluer notre capacité à se mobiliser.

« Tout ça, ce sont quelques-uns des éléments à considérer. Une fois cette analyse faite, là, on peut commencer par les étapes habituelles de toute bonne négociation. C’est ça, la manière CSN. »

Mais il ne faudrait pas s’asseoir sur nos lauriers. Nous devons continuer à nous améliorer en la matière, a souligné François Enault. Surtout devant les luttes qui nous attendent, à la lumière des dernières lois antisyndicales dorénavant en vigueur.

Pour le premier vice-président, réussir à tirer son épingle du jeu en négociation constitue le meilleur moyen de se battre pour les droits de toutes et de tous. « Négocier de bonnes conditions de travail, c’est la façon idéale d’améliorer notre sort collectif : comment demander aux travailleuses et aux travailleurs de lutter pour une meilleure société, s’ils en arrachent ? s’interroge-t-il. Si nous voulons un deuxième front fort, nous devons continuer à être parmi les meilleurs en négociation », a conclu François Enault.

 

]]>
Intelligence artificielle : quelle réponse syndicale ? https://www.csn.qc.ca/actualites/intelligence-artificielle-quelle-reponse-syndicale/ Wed, 27 May 2026 11:48:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116636 Diverses avancées technologiques survenues au cours des dernières décennies ont déjà bouleversé le monde du travail. Entre Amazon et Uber, un nouveau modèle d’exploitation capitaliste est en marche. Le développement fulgurant de l’intelligence artificielle (IA) aura des conséquences dans pratiquement tous les secteurs d’activité. Pensons notamment à l’utilisation des modèles d’IA générative, déjà généralisée à l’ensemble de la société alors que ces outils sont commercialisés depuis à peine trois ans.

L’avènement de cette révolution entraînera de plus en plus de défis pour les travailleuses et les travailleurs et pour leurs syndicats. C’est l’un des grands sujets à l’ordre du jour du 68e Congrès. Pour lancer la réflexion, la professeure agrégée au Département de relations industrielles de l’Université du Québec en Outaouais, Julie M.E. Garneau, a dressé un état de la situation et proposé quelques pistes de réflexion aux congressistes.

Est-ce la fin du travail ? Difficile de répondre à cette question de manière définitive à ce moment. Pour l’instant, relève Julie Garneau, l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies viennent surtout modifier les tâches des travailleuses et des travailleurs. Certes, des emplois disparaissent dans le processus. Certains nouveaux emplois sont aussi créés, mais ce sont en général des emplois à statut précaire, sans aucune protection. En général, pour les travailleuses et les travailleurs, l’implantation de l’intelligence artificielle rime avec une augmentation du contrôle patronal à leur égard, la perte de savoir professionnel, des risques quant à la protection des données, une intensification du travail — car l’IA remplace les salarié-es dans les situations les plus simples — ainsi qu’une augmentation des risques d’erreur et d’enjeux éthiques.

Julie Garneau est également chercheuse au Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail (CRIMT) et co-responsable de l’axe Industrie 4.0, travail et emploi à l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (OBVIA). Ce dernier a mené récemment une vaste enquête auprès des organisations syndicales, dont la CSN.

Force est de constater que l’IA fait des gagnants et des perdants parmi les travailleuses et les travailleurs. Si plusieurs l’utilisent pour faciliter leur travail et augmenter leur productivité, notamment chez les professionnel-les, plusieurs lui attribuent une certaine dégradation de leurs conditions de travail, un constat généralisé dans certains secteurs comme celui de la logistique.

En fait, l’impact de l’IA sur le travail peut prendre différentes formes en fonction de l’individu, de ses tâches et de son rôle dans l’organisation. Elle peut donc mener :

  • Au remplacement de travailleuses et de travailleurs et à des pertes d’emploi ;
  • À une dégradation de l’environnement de travail (surveillance, perte d’autonomie, perte d’expertise) ;
  • À une augmentation du travail (gain de productivité, amélioration de l’expérience de travail) ;
  • À la migration vers du travail non salarié marqué par davantage de précarité et moins de droits (Uber, Amazon, etc.).

L’enquête de l’OBVIA révèle que, présentement, seulement 20 % des syndicats jouent un rôle dans la prise de décision de leur employeur concernant l’IA. L’OBVIA constate également que, dans les milieux de travail où le syndicat joue un rôle actif, celui-ci est en mesure d’améliorer les décisions ainsi que de participer à établir un climat de confiance à l’égard des nouvelles technologies.

Syndicats : un rôle à jouer

Les syndicats seront appelés à intervenir de plus en plus pour contrer les conséquences négatives de l’IA. Trois terrains devront être investis :

  • Un ensemble de lois et de règlements devra être utilisé afin d’édicter des normes, de protéger les droits des travailleuses et des travailleurs et de contrer les principales conséquences négatives du recours à l’IA et aux nouvelles technologies. Le Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCTM) sur lequel siègent des représentants de la CSN a récemment émis un avis à cet égard.
  • Les syndicats doivent également intégrer ces enjeux dans les conventions collectives. Les syndicats ont un rôle à jouer pour que ces innovations bénéficient aux travailleuses et aux travailleurs et non seulement aux capitalistes.
  • Enfin, les syndicats doivent informer leurs membres, leur fournir un cadre d’analyse afin que les travailleuses et les travailleurs se saisissent concrètement de ces enjeux. Pour Julie Garneau, les syndicats doivent s’imposer comme des acteurs légitimes dans ce domaine.

Pour plus d’information, consultez cette grande enquête menée par l’OBVIA, publiée en avril 2026, et l’avis du Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCTM) sur l’intelligence artificielle en milieu de travail.

 

 

]]>
Amplifier la voix des travailleuses et des travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/amplifier-la-voix-des-travailleuses-et-des-travailleurs/ Tue, 26 May 2026 18:11:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116493 Pour une première fois dans l’histoire du Québec, un gouvernement est venu modifier le droit du travail sans consulter les principaux intéressés : les travailleuses et travailleurs et leurs représentants. Selon Dalia Gesualdi-Fecteau, professeure titulaire à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal et directrice du Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail (CRIMT), les syndicats et leurs membres doivent reprendre l’offensive afin que les lois correspondent à leurs besoins.

« Le droit du travail s’est forgé par du temps et des luttes ouvrières », a lancé d’entrée de jeu Mme Gesualdi-Fecteau. Mais depuis quelques années, le gouvernement impose sa propre vision en la matière, en opposant droits collectifs et droits individuels. Elle invite ainsi les congressistes et la CSN à repenser la législation du travail afin de se doter d’une vision ambitieuse et de revendiquer de nouvelles avancées.

« La loi 14 permet au gouvernement d’intervenir dans les conflits de travail. Le projet de loi 3, quant à lui, introduit la conception de cotisation facultative, par laquelle on vise à limiter la capacité des syndicats à intervenir dans les débats démocratiques et dans les luttes sociales. Or, c’est ce que les syndicats ont historiquement fait ; c’est une fonction essentielle du syndicalisme », croit-elle.

Selon la professeure, le droit du travail sert, d’une part, à réduire les risques économiques et en matière de santé, à assurer un encadrement, mais aussi à aménager des espaces d’autonomie et des cadres où peut s’exprimer une voix collective.

Il ne s’agit pas que d’un droit individuel : lorsque les travailleuses et travailleurs disposent de conditions dignes, c’est la qualité de vie globale qui est rehaussée.

En plus de défendre nos acquis et de vouloir aller chercher ce qu’on a perdu au cours du dernier mandat de la CAQ, il faut que le droit du travail réponde aux enjeux d’aujourd’hui et de demain : transformation technologique et numérique rapide – intelligence artificielle –, crise climatique, crise tarifaire, concurrence des intérêts nationaux, protectionnisme, populisme, etc.

« Quand on veut réagir face à ces transformations, il faut penser aux compétences et aux conditions de travail. Nous devons saisir les occasions quand elles se présentent », affirme Dalia Gesualdi-Fecteau.

Un dialogue démocratique
Au Québec, nous avons des lieux de dialogue qui font rougir de jalousie le reste du Canada : le Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre, la Commission des partenaires du marché du travail et des comités au sein de la CNESST. Mais ces structures doivent rester mobilisées en tout temps, pas seulement quand ça plaît au gouvernement. Vu la rapidité des transformations dans nos milieux de travail et dans la société en général, ces canaux doivent demeurer ouverts en permanence.

]]>
Santé : trois nouvelles mesures pour attirer et retenir le personnel en Outaouais https://www.csn.qc.ca/actualites/sante-trois-nouvelles-mesures-pour-attirer-et-retenir-le-personnel-en-outaouais/ Tue, 19 May 2026 19:26:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115626 Gatineau, le 19 mai 2026 — Dans un contexte de pression persistante sur la main-d’oeuvre, des mesures concrètes sont déployées dans le réseau de la santé et des services sociaux afin de renforcer l’attraction, la rétention et la reconnaissance du personnel.

À la suite des dernières négociations dans le secteur public entre la CSN et le gouvernement du Québec, une enveloppe de 9 millions de dollars a été prévue pour attirer la main-d’oeuvre et améliorer la rétention du personnel dans la région. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais–CSN (STTSSSO–CSN) et le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) mettront en place trois initiatives structurantes pour contribuer à pallier la pénurie de main-d’oeuvre.

1. Prime à l’embauche

Une prime à l’embauche pouvant aller jusqu’à 6 000 $ est offerte aux nouvelles personnes salariées dans plusieurs titres d’emploi en pénurie ou en difficulté d’attraction, notamment dans certains métiers liés à l’entretien des établissements, les préposé-es aux bénéficiaires, les intervenants spécialisés, etc. Cette mesure vise à favoriser le recrutement au CISSS de l’Outaouais et à assurer le maintien de services de qualité à la population.

2. Reconnaître l’expérience : un montant lié à l’ancienneté

Pour les personnes salariées déjà en poste, une prime liée à l’ancienneté sera versée annuellement. Cette bonification, qui peut atteindre 500 $, constitue une reconnaissance concrète de leur engagement au sein du CISSS de l’Outaouais.

3. Soutenir les milieux ruraux : une prime pour le travail en région

Une prime de travail en région viendra soutenir les équipes qui offrent des services dans les installations du CISSS de l’Outaouais situées dans le Pontiac, la Vallée-de-la-Gatineau, les Collines-de-l’Outaouais et la Petite-Nation. Cette mesure est particulièrement importante pour des services essentiels, comme le soutien à domicile, notamment pour les patientes et des secteurs ruraux.

Un signal clair pour le réseau

Ces mesures visent à attirer, valoriser et retenir le personnel, tout en assurant la stabilité des équipes ainsi que la continuité des soins et des services à la population.

« Ces mesures représentent un pas concret, bien qu’insuffisant, pour soutenir notre personnel et répondre aux défis actuels du réseau. Les résultats qui seront mesurés à la fin des trois projets pilotes serviront de balises pour convaincre le gouvernement et Santé Québec de mettre en place des mesures adaptées à la réalité de l’Outaouais et des autres régions frontalières du Québec, et, ultimement de mettre fin à la sous-traitance, une pratique coûteuse qui n’améliore pas les services. Ce qu’il faut, ce sont des salaires et des conditions de travail qui répondent aux besoins de nos travailleuses et travailleurs. » déclare Alain Smolynecky, président du STTSSSO–CSN

« Je salue ces initiatives du CISSS de l’Outaouais et du STTSSSO–CSN. Les primes à l’embauche, la reconnaissance de l’ancienneté et le soutien aux milieux ruraux sont des mesures concrètes pour attirer et retenir le personnel. En Outaouais, chaque emploi perdu au profit de la sous-traitance représente une expertise de moins dans nos services publics et de l’argent public qui quitte notre région. Investir directement dans notre monde est la bonne voie à suivre. » affirme Alfonso Ibarra Ramirez, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN (CCSNO–CSN)

« C’est un bon début, on se réjouit de la réalisation d’une entente allant dans le sens des objectifs des régions qui éprouvent des difficultés, notamment en termes de recrutement et de rétention du personnel tout en mettant un frein supplémentaire à la privatisation en Outaouais. C’est un bel exemple qu’avec de la volonté, on est capable de trouver des solutions. » mentionne Carole Duperré, vice-présidente pour le secteur public de la Fédération de la Santé et des services sociaux–CSN (FSSS–CSN).

Ces mesures seront mises en place dès mai 2026 et seront reconduites annuellement jusqu’à la fin de 2028. Elles représentent un investissement de
8 887 205 $ dans la main-d’oeuvre du CISSS de l’Outaouais. La différence sera utilisée par d’autres organisations de l’Outaouais également visées par la convention collective de la FSSS–CSN.

À propos

Ce communiqué s’ajoute à la suite de l’entrevue accordée par le PDG du CISSSO à TVA le 13 mai 2026. Le Dr Marc Bilodeau, PDG du CISSSO, sur l’hantavirus et le budget accordé par Santé Québec – TVA Gatineau

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais–CSN regroupe près de 5 900 travailleuses et travailleurs du CISSS de l’Outaouais, soit l’ensemble du personnel de la catégorie 2 (le personnel paratechnique, auxiliaire et de métiers) et de la catégorie 3 (le personnel de bureau, les techniciennes et techniciens, et les professionnelles et professionnels de l’administration).

Fondé en 1919 par l’association ouvrière de Hull, le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) regroupe maintenant plus de 12 000 travailleuses et travailleurs répartis dans quelque 70 syndicats affiliés, provenant de huit fédérations qui couvrent l’ensemble des secteurs d’activité de la région.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est une force reconnue du syndicalisme au Québec. Elle compte plus de 140 000 membres dont 80 % sont des femmes. Les membres de la FSSS–CSN oeuvrent principalement dans le réseau de la santé et des services sociaux ainsi que dans le réseau des services de garde.

]]>
Barrages de Domtar : une concertation régionale qui exclut les travailleuses et les travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/barrages-de-domtar-une-concertation-regionale-qui-exclut-les-travailleuses-et-les-travailleurs/ Wed, 13 May 2026 11:01:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115264 L’avenir des usines de Domtar à Kénogami et à Alma, ainsi que celui de leurs barrages, est l’objet de discussion à une prétendue table de concertation qui inclut les députés de la région, le maire de Saguenay, des dirigeants de Domtar (Produits forestiers Résolu ou PFR), mais exclut les travailleuses et travailleurs des deux usines, qui risquent pourtant de perdre des droits historiques dans cette démarche !

« C’est incompréhensible et inacceptable que nous soyons mis à l’écart, mais on comprend que ça fait l’affaire de PFR-Domtar, qui souhaite fermer ses usines et vendre l’électricité des barrages sans toutefois maintenir les emplois. Rappelons que, depuis la nationalisation effectuée par Hydro-Québec, la production privée d’électricité est conditionnelle au maintien de ces emplois », lance le président du Syndicat national des travailleurs et des travailleuses des pâtes et papiers de Kénogami–CSN, Gilles Vaillancourt.

La CSN interpelle la première ministre et le ministre Drainville

« Nous demandons une rencontre urgente avec le nouveau ministre de l’Économie, Bernard Drainville. Le gouvernement se doit d’être du bord des travailleuses et des travailleurs du Saguenay et obliger Domtar à respecter ses obligations en modernisant enfin ses usines », insiste la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Cette dernière rappelle que le gouvernement du Québec a le pouvoir de refuser la vente de l’électricité privée de Domtar à une autre entreprise. Il a même le droit de reprendre les barrages si les conditions des baux hydrauliques – prévues par la loi 50 sur les barrages de la rivière Shipshaw – ne sont pas respectées. Les emplois dans les usines associées doivent en effet être maintenus. Or, on constate que les installations de Kénogami sont régulièrement à l’arrêt cette année. « Le gouvernement du Québec doit se tenir debout face à un propriétaire étranger qui veut faire la pluie et le beau temps au Saguenay en contournant des ententes historiques qui datent du temps de René Lévesque », ajoute la présidente, qui interpelle également la première ministre et les partis qui aspirent à diriger le Québec plus tard cette année à prendre position plus clairement dans ce débat.

Une filière abandonnée

« Le gouvernement doit soutenir la transformation de la filière forestière. C’est essentiel pour plusieurs régions du Québec. Le Sommet Pour vivre de la forêt de l’an dernier a montré la voie à suivre pour assurer un avenir en tenant compte de tous les acteurs concernés et de l’environnement. Il faut arrêter de repousser sans cesse la réforme d’envergure qui est nécessaire », soutient le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Kevin Gagnon.

La région doit se méfier des illusions

La CSN constate que le premier projet jugé prometteur par les élus régionaux semble déjà remplacé par un autre. On n’a par ailleurs aucune certitude du nombre d’emplois qui seraient créés ni même du lieu ou des conditions de travail. Le financement de ces projets semble aussi incertain.

« Bien qu’une modernisation soit nécessaire, la filière forestière est constitutive de notre région et va continuer de l’être. De la forêt jusqu’aux usines, des emplois sont en jeu. On demande au maire, Luc Boivin, de cesser de nuire à cette filière et d’ainsi risquer l’appauvrissement de sa région », affirme la présidente du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay.

« Nos deux usines génèrent des retombées importantes dans l’économie régionale et jouent un rôle clé dans la filière, notamment en écoulant les copeaux qui proviennent des scieries. Elles doivent demeurer ouvertes », ajoute le président du Syndicat national des travailleuses et des travailleurs des pâtes et papiers d’Alma–CSN, Daniel Munger.

À propos
La CSN est composée de près de 1600 syndicats et regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Elle représente notamment les usines de Kénogami et d’Alma.

Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN regroupe quelque 160 syndicats de la région et représente 16 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

 

 

]]>
La CSN en action contre l’acharnement antisyndical du gouvernement https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-en-action-contre-lacharnement-antisyndical-du-gouvernement/ Mon, 11 May 2026 18:09:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115203 Des militantes et des militants de la CSN ont manifesté devant les bureaux du Tribunal administratif du travail pour dénoncer les attaques antisyndicales du gouvernement caquiste. Pour la CSN, qui mène la campagne Faire front pour le Québec, il est urgent de s’attaquer aux priorités de la population, comme l’accès aux services publics, la crise du logement et la redistribution de la richesse.

Mettre des bâtons dans les roues des syndicats pour mieux affaiblir le filet social

L’adoption du projet de loi 3 du ministre Boulet permettra au gouvernement de s’ingérer dans les affaires syndicales pour empêcher les organisations syndicales de participer pleinement à la transformation de la société québécoise. Elle s’ajoute à la loi 14, qui freine le droit de grève des travailleuses et des travailleurs. À quelques mois des élections québécoises, le gouvernement caquiste porte un lourd bilan d’atteintes aux droits des salarié-es. Ces attaques ne font qu’accentuer les inégalités sociales. La CSN a récemment dévoilé les résultats d’un sondage Léger qui révèle que la vaste majorité de la population est préoccupée par la redistribution de la richesse, qu’elle juge inéquitable.

« Chaque jour, nous travaillons pour améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs et de la majorité de la population. On le fait dans les négociations, en poussant les employeurs à améliorer les conditions de travail, et en militant pour un large filet social qui protège tout le monde. Le gouvernement de la CAQ ne peut pas pencher toujours du même bord. Avec chaque projet de loi, c’est la même chose : c’est toujours au bénéfice des grands patrons. Quand est-ce que ce gouvernement et les partis politiques vont s’engager à mieux redistribuer la richesse et à défendre les travailleuses et les travailleurs ? Ce qui est clair, c’est que nous allons continuer de nous faire entendre et de faire front pour un autre Québec », lance le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN, Félix-Antoine Lafleur.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement caquiste. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN (CCATNQ) compte plus de 60 syndicats affiliés représentant plus de 6500 membres dans les secteurs publics et privés.

]]>
Les centrales syndicales rencontrent la première ministre Christine Fréchette https://www.csn.qc.ca/actualites/les-centrales-syndicales-rencontrent-la-premiere-ministre-christine-frechette/ Thu, 30 Apr 2026 17:42:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114531 À l’aube du 1er mai, Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, les leaders syndicaux de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), ont rencontré ce mercredi la première ministre du Québec, Mme Christine Fréchette.

 

Les quatre organisations ont fait valoir que les derniers mois ont été difficiles en ce qui a trait aux droits des travailleuses et des travailleurs, ainsi que pour l’action collective des organisations syndicales et le climat social au Québec. Dans le contexte de l’arrivée d’une nouvelle première ministre, les centrales ont appelé à un changement de ton et au retour du dialogue.

 

« Les centrales syndicales jouent un rôle social qui dépasse largement la seule négociation collective. Dans le contexte économique et politique actuel, on pense sincèrement qu’il faille travailler davantage ensemble, dans l’intérêt des Québécoises et des Québécois. Les stratégies de division électoralistes et l’affrontement n’apportent rien, et ne font que polariser les discours. On souhaite sincèrement que le ton change, et qu’il soit possible de replacer les choses et de travailler dans un esprit de dialogue social », de déclarer Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ et Luc Vachon, président de la CSD.

 

Ils rappellent du même souffle que bien qu’il reste peu de temps avant les prochaines élections générales, il demeure somme toute important de jeter de bonnes bases pour la suite des choses.

 

« Parce que chaque choix politique laisse une trace, pave un chemin, aujourd’hui, on rappelle à la première ministre que les centrales syndicales n’évoluent pas en marge de la société québécoise, mais portent les voix des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs qu’elles représentent. Notre mission, c’est aussi celle d’un Québec plus fort, plus uni, plus solidaire, dans l’intérêt commun de toutes et de tous. Le Québec, c’est aussi nous, dans les communautés de toutes les régions. »

]]>
Le bacon d’Olymel de plus en plus fabriqué en Ontario : des TET mis au chômage! https://www.csn.qc.ca/actualites/le-bacon-dolymel-de-plus-en-plus-fabrique-en-ontario-des-tet-mis-au-chomage/ Fri, 24 Apr 2026 12:03:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114197

L’usine de bacon d’Olymel de Drummondville cède progressivement diverses gammes de produits à une usine ontarienne, ce qui entraîne la mise à pied de travailleurs étrangers temporaires (TET) à qui on avait pourtant promis un minimum de 30 h par semaine à leur arrivée au pays.

« C’est inacceptable que nos collègues soient mis à pied, alors qu’ils et elles ont un permis fermé et ne peuvent pas se trouver un nouveau travail en attendant », lance Mélanie Cloutier, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bacon Inter-America–CSN. Les quelque 25 TET qui ont été mis à pied, parlent français et viennent de l’Île Maurice. Plusieurs peinent à payer leur loyer et se nourrissent dans les banques alimentaires. Paradoxalement, Olymel donne des produits aux banques alimentaires, mais pas à ses employé-es mis à pied. Notons que cinq autres travailleurs du Québec sont également temporairement sans emploi.

« Il faudrait des permis ouverts pour l’ensemble des TET, mais en particulier pour celles et ceux qui se retrouvent sans emploi. Si l’entreprise ne tient pas ses promesses, le Canada ne devrait pas les laisser tomber dans la pauvreté. Ces personnes sont venues au pays pour travailler », affirme la secrétaire générale de la FC–CSN, Nancy Mathieu, dont le syndicat d’origine est justement celui de Bacon Inter-America.

Un fleuron qui quitte progressivement le Québec

Le bacon canadien est reconnu en Amérique du Nord et l’usine de Drummondville a grandement participé à cette réputation. C’est notamment la seule usine qui répond aux critères de qualité élevés de la marque privée de Costco (Kirkland). Or, Olymel a transféré une bonne partie de la production de bacon précuit et de bacon en vrac à son usine ontarienne de Cornwall où les salaires sont un peu moins élevés. C’est ce transfert qui explique en bonne partie les mises à pied.

« Le bacon est un produit dont notre région peut être fière depuis longtemps. Ça génère des emplois en usine, tout en étant bénéfique pour l’ensemble de la chaîne de production du porc qui joue un rôle crucial dans notre région et au Québec. Sollio, une coopérative québécoise, devrait regarder cet enjeu dans une perspective plus large qu’une petite économie à court terme. La délocalisation progressive de cette production a plusieurs impacts », ajoute Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur du Québec–CSN.

À propos 
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bacon Inter-America–CSN compte près de 370 membres, dont une majorité de femmes. Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce de la CSN (FC–CSN).

La FC–CSN compte quelque 30 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Le STT de Bacon inter-America est aussi affilié au Conseil central du Cœur du Québec–CSN et regroupe plus de 16 300 membres réunis au sein de 130 syndicats de tous les secteurs d’activité. Le territoire du conseil central est composé des deux régions administratives de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

]]>
Une rupture de dialogue signée Pascale Déry https://www.csn.qc.ca/actualites/une-rupture-de-dialogue-signee-pascale-dery/ Tue, 14 Apr 2026 12:00:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113619 La décision de la ministre de l’Emploi, Pascale Déry, d’alléger unilatéralement les règles entourant la « loi du 1 % » rompt avec une tradition de dialogue social qui a pourtant démontré son efficacité au Québec. Pour la CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ, cette décision soulève des préoccupations quant à la reconnaissance du rôle des partenaires dans l’élaboration des politiques publiques touchant notamment le développement de la main-d’œuvre.

En 2023, la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), où siègent différents représentants patronaux, syndicaux, du communautaire, du milieu de l’éducation et du gouvernement, recommandait de maintenir le dispositif actuel d’investissement en formation et le seuil d’assujettissement pour une durée de cinq ans, afin de compléter un exercice d’analyse et, le cas échéant, de soumettre des recommandations. La Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre, connue sous la « loi du 1 % », exige que les entreprises dont la masse salariale atteint 2 millions de dollars consacrent 1 % à la formation des travailleuses et des travailleurs.

« Ce consensus témoignait d’une volonté commune de préserver la stabilité du cadre législatif tout en poursuivant la réflexion sur l’amélioration continue du développement des compétences. Malgré des réserves, les partenaires ont démontré leur ouverture à analyser différents scénarios d’évolution du dispositif et à proposer la mise en place de divers projets pilotes. Nous avions invité la CPMT à continuer la discussion afin de trouver un consensus », précisent Luc Vachon de la CSD, Nathalie Arguin de la CSN, Nadine Bédard-St-Pierre de la CSQ, Olivier Carrière de la FTQ et Anouk Collet des TUAC-FTQ.

« La décision annoncée par la ministre Déry de rendre admissible la formation informelle soulève des inquiétudes quant à la qualité de celle-ci et vient court-circuiter la poursuite de l’analyse souhaitée par plusieurs partenaires. Nous demandons à la ministre de sursoir à son projet d’allègement le temps de mettre en place un projet pilote dont les balises seraient déterminées conjointement », demandent les porte-paroles.

 

Une loi porteuse

La « loi du 1 % » constitue un outil structurant pour le développement du capital humain, la réduction des inégalités d’accès à la formation et le renforcement de la résilience économique et sociale.

Plus que jamais, la consolidation d’un socle de compétences solide ainsi que l’accès à des formations qualifiantes reconnues et transférables constituent des conditions essentielles pour favoriser le maintien en emploi des personnes plus vulnérables, soutenir la mobilité professionnelle et assurer une adaptation durable de la main-d’œuvre aux mutations économiques, technologiques et organisationnelles.

« La culture de dialogue social de la CPMT est d’ailleurs fréquemment citée comme étant une bonne pratique pour renforcer la cohérence entre les politiques d’emploi, d’éducation et de développement économique en permettant de concilier les intérêts des travailleurs, des entreprises et de la société, tout en soutenant l’innovation, la productivité et l’inclusion dans le marché du travail. Pourquoi prendre un chemin contraire ? », questionnent les représentantes et représentants des organisations syndicales.

]]>
Un couronnement qui sent la fin de règne https://www.csn.qc.ca/actualites/un-couronnement-qui-sent-la-fin-de-regne/ Sun, 12 Apr 2026 18:57:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113466 Des centaines de personnes issues de la CSN, du Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), du mouvement le Communautaire à boutte et du collectif Le Québec, c’est nous aussi étaient présentes aujourd’hui, en marge du congrès de la CAQ, pour le couronnement du nouveau premier ministre ou de la nouvelle première ministre. Ils sont d’avis que les chances de voir les priorités de la population être prises en compte par le gouvernement à l’issue de la course à la chefferie sont minces.

À quelques mois des élections, le gouvernement caquiste a fait le choix de multiplier les projets de loi qui affaiblissent l’État de droit, en s’en prenant aux contre-pouvoirs et en ciblant des boucs émissaires comme les syndicats, les immigrantes et les immigrants. Pendant ce temps, le gouvernement laisse dans l’ombre les priorités de la population, comme le coût de la vie, l’accès aux services publics et la préservation du filet social.

« Ce gouvernement vit sur du temps emprunté. Il a décidé d’utiliser ses derniers mois au pouvoir pour affaiblir le filet social en tirant dans toutes les directions. Pendant ce temps-là, bien des Québécoises et des Québécois doivent choisir entre manger ou se loger. Le Québec qu’on veut, il est bien différent. Il s’occupe des travailleuses et des travailleurs et il remet les services publics sur pied pour aider toute la population. Dans les prochaines semaines, nous allons continuer de faire valoir nos revendications aux partis politiques pour que les choses changent », lance le premier vice-président de la CSN, François Enault.

« Devant un filet social en ruines et des droits trop souvent piétinés, nous nous tenons aujourd’hui en solidarité avec les forces syndicales et citoyennes pour exiger que la dignité humaine et la justice sociale redeviennent la boussole de l’État québécois. Nous demandons au prochain ou à la prochaine chef-fe du gouvernement d’enfin oser s’attaquer au sous-financement chronique du milieu communautaire. Le temps du mépris doit cesser pour faire place à une reconnaissance réelle de notre rôle essentiel au filet social et à la prospérité du Québec », expriment d’une même voix Caroline Toupin, du RQ-ACA, et Mathieu Gélinas, du mouvement Le communautaire à boutte.

« Des milliers d’immigrants francophones, intégrés et à l’emploi vivent avec la peur au ventre, car le gouvernement organise leur départ forcé depuis l’abolition sans préavis et sans clause de droits acquis du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Les Québécoises et les Québécois l’ont prouvé à maintes reprises : il faut de toute urgence rouvrir le PEQ et permettre à toutes les personnes qui en remplissaient les conditions d’obtenir la résidence permanente. Les solutions sont là, il faut juste les mettre en place », rappelle la vice-présidente du collectif Le Québec, c’est nous aussi, Sabrina Kouider Philippon.

 

]]>
Paramédics – La surcharge de travail encore en hausse dans la Capitale-Nationale https://www.csn.qc.ca/actualites/paramedics-la-surcharge-de-travail-encore-en-hausse-dans-la-capitale-nationale/ Tue, 07 Apr 2026 10:51:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113338 La charge de travail des paramédics de la Capitale-Nationale atteint maintenant 143 %, soit une hausse de 6 % en un an! Ces données viennent d’être dévoilées par le ministère de la Santé et des Services sociaux qui les met à jour sur une base régulière. Une charge de travail normale s’établit à 90 %, selon le ministère.

Pour l’Association des travailleurs du préhospitalier (ATPH–CSN), ce portrait vient confirmer ce que les paramédics constatent chaque jour, chaque soir, chaque nuit : le système est au bord de l’effondrement.

Sans convention collective depuis maintenant trois ans, les paramédics se heurtent à la table de négociation aux demandes irréalistes du gouvernement. Il veut notamment mettre fin à une mesure de la convention collective qui dédommage les paramédics en surcharge de travail, tant que le problème n’aura pas été corrigé à la source. Le gouvernement propose à la place une « prime au rendement ». Or, pour les syndicats CSN, il ne fait aucun sens d’exiger plus de « rendement » de la part de paramédics dont la surcharge atteint 143 % ! Rappelons que cette prime avait été introduite à la convention collective à l’issue de la dernière négociation et que la surcharge n’a cessé d’augmenter depuis.

« Le gouvernement a la responsabilité d’assurer une offre adéquate de services à la population, rappelle le président de l’ATPH–CSN, Frédéric Maheux. Présentement, il agit comme s’il souhaitait s’en défiler complètement. »

« La source du problème, ajoute-t-il, ce sont en bonne partie les conditions de travail, dont les salaires, qui ne soutiennent pas la concurrence avec les autres emplois comparables, que ce soit en santé et services sociaux ou dans le secteur de la sécurité publique. Chaque jour, nous perdons des paramédics qui choisissent d’aller travailler ailleurs, où les conditions de travail sont plus en phase avec leurs compétences, leurs responsabilités, leur environnement de travail. Nous appelons le gouvernement à entendre les signaux d’alarme émis par son propre ministère. Il est évident qu’une surcharge de travail de 143 %, c’est insoutenable ! »

À propos
L’Association des Travailleurs du Préhospitalier–CSN représente plus de 400 paramédics de la grande région de Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), représentant quelque 3300 paramédics partout au Québec. Ils sont également affiliés au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), regroupant 240 syndicats comptant plus de 45 000 membres dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) ce sont 330 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activité, partout au Québec.

]]>
Adoption du projet de loi no 3 – Un recul historique pour les droits des travailleuses et travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/adoption-du-projet-de-loi-no-3-un-recul-historique-pour-les-droits-des-travailleuses-et-travailleurs/ Thu, 02 Apr 2026 19:01:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113336 L’adoption aujourd’hui du projet de loi no 3 par l’Assemblée nationale – qui constitue un recul historique pour les droits des travailleuses et travailleurs et un legs honteux du gouvernement Legault en toute fin de législature – est dénoncée d’une même voix par l’APTS, la CSD, la CSN, la CSQ, la FAE, la FTQ, le SFPQ et le SPGQ.

« Il faut énormément de culot pour s’entêter comme le fait ce gouvernement, alors qu’il n’a plus de premier ministre ni d’appui de la population. Sans compter l’absence de consensus social et toutes les mises en garde émises par les organisations syndicales, les organisations de la société civile et les expert•e•s universitaires, qui ont démontré les nombreuses failles de ce projet de loi. L’application du texte adopté créera en effet un carcan administratif aussi inutile qu’insensé pour nos organisations et nos milieux de travail, et la CAQ devra en porter l’entière responsabilité », dénoncent conjointement les porte-paroles Robert Comeau (APTS), Luc Vachon (CSD), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ), Mélanie Hubert (FAE), Magali Picard (FTQ), Christian Daigle (SFPQ) et Guillaume Bouvrette (SPGQ).

Cette nouvelle attaque du gouvernement contre les droits des travailleuses et des travailleurs s’ajoute à une longue série de reculs : l’atteinte au droit de grève avec la Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out (Loi 14), qui affaiblit le pouvoir de négociation et la capacité d’améliorer les conditions de travail; l’imposition d’un régime discriminatoire en santé et sécurité du travail dans les réseaux de l’éducation ainsi que de la santé et des services sociaux avec la Loi modifiant la Loi sur les services de santé et les services sociaux et modifiant diverses dispositions législatives (Loi 28), les compressions draconiennes dans les services publics ainsi que des réorganisations mal planifiées. Les atteintes aux droits fondamentaux se multiplient. Au bout du compte, c’est le pouvoir collectif des travailleuses et des travailleurs qui est attaqué directement.

« Le gouvernement ne cache même plus son mépris pour les droits des travailleuses et des travailleurs, des personnes les plus vulnérables de notre société et de la classe moyenne. Ce n’est pas en s’attaquant aux associations qui les défendent qu’on va améliorer la qualité de vie de ceux et celles qui en ont besoin. Le projet de loi est adopté, mais nous ne baisserons pas les bras et comptons utiliser tous les moyens à notre disposition pour protéger leurs droits et contrer les politiques antidémocratiques d’un gouvernement en fin de régime. Nous sensibiliserons la population et talonnerons les partis de l’opposition. Ce doit être un enjeu important durant les prochaines élections », ajoutent les porte-paroles.

Le texte de loi adopté sera maintenant analysé en détail par les organisations syndicales, qui évalueront les recours possibles afin d’assurer la protection des droits des travailleuses et travailleurs du Québec.

]]>
La FEESP–CSN se réjouit de la création d’une semaine de reconnaissance des conductrices et conducteurs d’autobus scolaires et de berlines https://www.csn.qc.ca/actualites/la-feesp-csn-se-rejouit-de-la-creation-dune-semaine-de-reconnaissance-des-conductrices-et-conducteurs-dautobus-scolaires-et-de-berlines/ Thu, 02 Apr 2026 16:00:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113322 La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) se réjouit de la motion déposée par le député de Québec solidaire, M. Alexandre Leduc, pour la création d’une semaine de reconnaissance des conductrices et conducteurs d’autobus scolaires et de berlines. La première édition se déroulera du 1er au 5 juin 2026.

Nous remercions M. Leduc pour tout le travail accompli qui permettra de souligner le travail essentiel, dans le système d’éducation, des conductrices et conducteurs de véhicules scolaires, qui assurent chaque jour, en toute sécurité, le transport des élèves du Québec. Leur engagement et leur professionnalisme contribuent directement au bien-être de milliers de jeunes.

« C’est quelque chose que trop de gens tiennent pour acquis; le bus jaune, le mini-bus ou la berline scolaire qui passe chaque matin prendre les enfants, qui les dépose chaque soir. C’est dans notre réalité quotidienne, c’est une pièce majeure du bon fonctionnement de notre système d’éducation, mais on n’y porte pas attention. Voilà pourquoi on est très heureux aujourd’hui que l’Assemblée nationale ait créé cette semaine nationale », se réjouit Josée Dubé, vice-présidente de la FEESP–CSN.

« M. Leduc et la fédération ont joué un rôle indéniable dans la création de cette semaine de reconnaissance, explique Marc Bouchard, président du Secteur transport scolaire de la FEESP–CSN. Mais ça n’aurait jamais vu le jour sans l’appui et l’effort constants des militantes et des militants, comme Carole Laplante, qui n’a jamais cessé de donner de son temps et de son énergie durant les 20 dernières années pour défendre les conductrices et les conducteurs d’autobus scolaires et de berlines. On les remercie du fond du cœur. »

 

Une ombre au tableau

« Cette reconnaissance par l’Assemblée nationale est, pour nous et nos membres, un moment de réjouissances. Mais certains employeurs de ce secteur ont encore une longue route à parcourir pour que la reconnaissance se transforme en gestes concrets. Entre les conditions salariales toujours à la traine, les conditions de travail pénibles, les outils désuets et les bris de services, les conductrices et les conducteurs sont encore loin d’avoir les conditions gagnantes pour effectuer leur travail à la hauteur de ce qu’ils souhaiteraient pouvoir le faire », souligne Josée Dubé.

« Encore cette semaine, poursuit Josée Dubé, environ 160 de nos membres travaillant pour le Groupe Renaud à Saint-Eustache, qui ne sont même pas en négociation, se font menacer par leur employeur d’un licenciement collectif s’ils n’acceptent pas des conditions de travail qu’il voulait imposer, des reculs et des salaires tout à fait inacceptables. Ce genre de comportement, où l’employeur menace des femmes et des hommes de les priver définitivement de leur gagne-pain juste pour asseoir son autorité et faire plus de profit, c’est de la violence économique. Et ça doit cesser! »  

 

À propos

Le Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) regroupe avec fierté 63 syndicats représentant plus de 3 000 conductrices et conducteurs de véhicules scolaires à travers une dizaine de régions administratives du Québec. Ces travailleuses et travailleurs jouent un rôle crucial dans le quotidien de milliers de familles, assurant un transport sûr et fiable pour les élèves de toutes les communautés.    

]]>
Les travailleuses et travailleurs de FRE Composites adoptent l’entente de principe à 91 % https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-travailleurs-de-fre-composites-adoptent-lentente-de-principe-a-91/ Thu, 02 Apr 2026 16:00:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113325 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de FRE Composites–CSN a tenu une assemblée générale le samedi 28 mars, au cours de laquelle les membres ont adopté à 91 % l’entente de principe en vue du renouvellement de leur convention collective pour une durée de cinq ans. Ce vote massif démontre l’appui solide des membres aux avancées obtenues à la table de négociation.

L’entente prévoit notamment une hausse des allocations pour l’équipement de protection individuelle, ainsi qu’une bonification des primes de soir, de nuit, de fin de semaine et de formation. Les travailleuses et travailleurs bénéficieront également d’un congé de maladie supplémentaire et d’un programme de formation amélioré. Sur le plan salarial, les augmentations varient de 6 % à 13 % dès la première année, selon le code d’emploi, auxquelles s’ajoute une augmentation cumulative totale de 14,5 % sur cinq ans. Tout au long des négociations, la solidarité des membres a été déterminante. Cette cohésion démontre une fois de plus qu’un syndicat uni est une force réelle et efficace pour améliorer les conditions de travail.

« Merci aux membres pour leur appui, cela nous a permis d’atteindre nos objectifs de négociation et nous sommes fiers de la forte participation à l’assemblée générale » affirme le président du syndicat par intérim, Alexandre Lacasse.

« Nous sommes heureux de l’adoption de cette entente, qui représente un gain majeur pour les travailleuses et travailleurs, notamment en protégeant leur pouvoir d’achat face à la hausse du coût de la vie. L’ajout d’un programme de formation constitue également une avancée importante : il soutient le développement des compétences, contribue au maintien des emplois et préserve l’expertise, tout en assurant la continuité et la qualité des services », mentionne Chanta Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

« Au nom de la FIM, je tiens à féliciter les comités de négociation et de mobilisation. En très peu de temps, mais avec la force et la détermination nécessaires, les membres ont atteint leurs objectifs de négociation. Le résultat du vote sur l’entente de principe obtenue démontre clairement que c’est à la satisfaction de la majorité des membres du syndicat », souligne Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

 

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 338 syndicats, partout au Québec, notamment dans le secteur des bétonnières.

Fondé en 1969, le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides–CSN regroupe 85 syndicats et plus de 19 300 membres. Il est l’un des 13 conseils centraux de la CSN qui couvrent le territoire québécois.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 333 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN prend part à plusieurs débats de fond de la société québécoise pour une société plus solidaire, démocratique, équitable et durable.

]]>
Un autre contre-pouvoir réduit au silence par le gouvernement https://www.csn.qc.ca/actualites/un-autre-contre-pouvoir-reduit-au-silence-par-le-gouvernement/ Wed, 01 Apr 2026 23:13:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113296 À la suite de l’adoption du projet de loi n°7 mercredi, la CSN est atterrée de constater que le gouvernement de la CAQ a décidé d’amputer la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) de son indépendance.  

« Ce gouvernement traite la Charte des droits et libertés de la personne comme si c’était moins que rien ! », tonne la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Alors qu’il atteint des seuils d’impopularité historiques et qu’il est à quelques mois de se faire montrer la porte, il modifie une loi quasi constitutionnelle du Québec de façon unilatérale, sans débat, ni consultations. C’est honteux ! »

Constituée en 1976 par la Charte des droits et libertés de la personne, la CDPDJ a pour mission d’assurer la promotion et le respect des principes de la Charte et de faire respecter la Loi sur la protection de la jeunesse et la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics. Dans l’exercice de ce mandat, il lui arrive couramment de traiter des plaintes et d’intenter des recours contre des ministères et organismes de la fonction publique lorsqu’une atteinte aux droits protégés par la Charte leur est reprochée.

Le projet de loi n°7, « visant à réduire la bureaucratie, à accroître l’efficacité de l’État et à renforcer l’imputabilité des hauts fonctionnaires », comprend une disposition stipulant que le personnel de la Commission sera maintenant intégré à la fonction publique.

« Si les employé-es de la CPDPJ deviennent des fonctionnaires, nous aurons les mains liées par le devoir de réserve et le devoir de loyauté envers l’employeur que les membres de la fonction publique sont tenus de respecter », explique Marie-Iris Légaré, présidente du Syndicat des employé-es de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (SECDPDJ–CSN). « Comment pourrons-nous alors intenter des recours contre les ministères fautifs ? Est-ce qu’on est censés croire que le gouvernement va se poursuivre lui-même ? »

Lors de l’adoption du projet de loi à l’Assemblée nationale, le député de Québec solidaire, Étienne Grandmont, a pourtant proposé un amendement qui aurait permis au personnel de la Commission de conserver leur indépendance. Le gouvernement l’a rejeté du revers de la main, sans débat, encore une fois.

« Ce gouvernement continue à faire tout en son pouvoir pour faire taire les voix discordantes », s’insurge Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN). « La Commission a récemment émis des réserves sur plusieurs projets de loi du gouvernement, comme la loi constitutionnelle et le projet de loi n°9 sur le renforcement de la laïcité – ce qui parfaitement fait partie de son mandat. Malheureusement, ce gouvernement ne tolère pas la critique et méprise les contre-pouvoirs. Il a donc trouvé un moyen de neutraliser la CDPDJ », conclut-elle.

]]>
Encadrement des honoraires des pharmaciens: une intervention nécessaire, réitère la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/encadrement-des-honoraires-des-pharmaciens-une-intervention-necessaire-reitere-la-csn/ Mon, 30 Mar 2026 21:00:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113250 Les parlementaires ont raison de vouloir encadrer les honoraires des pharmaciens facturés aux assureurs privés, soutient la CSN.

« Les salarié-es bénéficiant de couverture d’assurances privées n’ont pas à faire les frais des négociations en cours entre le gouvernement et les pharmaciens, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Il en va de la responsabilité du gouvernement d’édicter des balises. Les travailleuses et les travailleurs bénéficiant de régimes privés subissent la situation actuelle, car ils voient leurs primes d’assurances augmenter sans cesse, sans toutefois pouvoir exercer le moindre contrôle sur les honoraires des pharmaciens. Voilà une façon concrète de redonner un peu de pouvoir d’achat aux travailleuses et aux travailleurs. »

Malgré les pressions exercées par les pharmaciens, la CSN et ses fédérations affiliées invitent le gouvernement à garder le cap au nom du bien commun.

 

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

]]>
Une coalition nationale demande au premier ministre Carney de revoir en profondeur l’assurance-emploi https://www.csn.qc.ca/actualites/une-coalition-nationale-demande-au-premier-ministre-carney-de-revoir-en-profondeur-lassurance-emploi/ Wed, 25 Mar 2026 19:25:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113053 Alors que la montée du prix du pétrole et la guerre commerciale font tanguer l’économie canadienne, l’Alliance interprovinciale de l’assurance-emploi, composée de syndicats et de groupes communautaires pour la défense des sans-emplois dans tout l’Est du pays, exige une réforme majeure de l’assurance-emploi et des mesures urgentes pour soutenir les multiples oublié-es de l’assurance-emploi, et en particulier les travailleuses et travailleurs de l’industrie saisonnière.

Une délégation d’une vingtaine de personnes provenant de plusieurs provinces est aujourd’hui à Ottawa afin de livrer un message clair au ministre des Finances : il y a urgence d’agir pour nos régions ! Munis de jarres remplies de cennes noires, les membres de l’Alliance rappellent que mettre fin au « trou noir » de l’assurance-emploi ne coûterait que… quelques cennes.

Un système qui abandonne nos régions

Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse ou Terre-Neuve : partout dans l’Est du Canada, les travailleuses et travailleurs de l’industrie saisonnière se retrouvent chaque année sans revenu pendant plusieurs semaines à cause de paramètres administratifs mal adaptés aux réalités des régions. Pourtant, ces personnes occupent des emplois essentiels à l’économie régionale : pêche, transformation du poisson, foresterie, construction, tourisme, pourvoiries, lutte contre les incendies… Le problème est connu : entre la fin des prestations d’assurance-emploi et le retour au travail, un vide se crée. C’est ce que l’on appelle le « trou noir ».

La coalition réclame une réforme en profondeur de l’assurance-emploi afin d’en élargir l’accès et de mieux contrer les aléas du travail saisonnier. À court terme, elle demande la prolongation et l’amélioration du projet-pilote qui prend fin en octobre 2026 et octroie cinq semaines supplémentaires de prestations aux travailleuses et travailleurs de l’industrie saisonnière. Les différents groupes demandent que cette mesure soit non seulement maintenue, mais pérennisée et bonifiée de 15 semaines.

L’Alliance apporte l’argent nécessaire au ministre Champagne

Pour dénoncer l’inaction du gouvernement face à ce problème de longue date, l’Alliance interprovinciale a apporté des cennes noires récoltées auprès des employeurs, des travailleuses et travailleurs et de la population des régions concernées.

« En apportant nos cennes noires au ministre Champagne, on veut rappeler que le problème du “trou noir”, ce n’est pas un problème financier ni une fatalité, mais un manque de volonté politique. Les 15 semaines supplémentaires dont bénéficieraient les travailleuses et les travailleurs de l’industrie saisonnière ne coûteraient qu’une cenne par 100 $ de revenu. Alors, voici les cennes : on attend maintenant l’action politique ! », déclare Fernand Thibodeau, porte-parole de l’Alliance interprovinciale de l’assurance-emploi.

Des travailleuses et des travailleurs laissés pour compte

Sur le terrain, les conséquences sont bien réelles. Des travailleuses et travailleurs de l’industrie saisonnière et des membres de l’Alliance sont venus témoigner pour que les députés comprennent la réalité en région :

« Le système d’assurance-emploi actuel nous abandonne complètement. On exige des heures impossibles à atteindre et on réduit nos prestations avec des calculs injustes. Les travailleuses et travailleurs de la mer méritent mieux », témoigne Mandy Symonds, de la Nova Scotian Seasonal Workers Association.

« On fournit le bois, le poisson et une destination touristique au Québec. On aime notre travail. Tout ce qu’on demande, c’est de pouvoir passer l’hiver dignement », souligne Audrey Boulianne, travailleuse de l’industrie saisonnière à Tadoussac.

« Les travailleuses et travailleurs saisonniers méritent un régime d’assurance-emploi qui tienne compte de leur véritable saison de travail et de la stabilité de l’emploi dans leur région, et non des taux en constante évolution. Il est essentiel de moderniser l’assurance-emploi et d’y ajouter des mesures de soutien en cas de crise pour protéger les communautés rurales et côtières », rappelle Johan Joensen, représentant de Fish, Food and Allied Workers Union (FFAW-Unifor) à Terre-Neuve-et-Labrador.

Une réforme nécessaire pour tous les citoyens

« De moins en moins de travailleuses et travailleurs sont couverts par l’assurance-emploi, alors même que le chômage augmente. Le gouvernement doit régler ce problème. La CSN salue la décision du gouvernement de prolonger les mesures temporaires pour faire face à la crise tarifaire, dont l’octroi de 20 semaines supplémentaires pour les travailleuses et travailleurs de longue durée, mais dénoncent que trop peu y aient accès. Par exemple, les jeunes, souvent les premiers mis à pied, n’ont pas droit à cette mesure », affirme David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.

« Le régime actuel continue d’exclure celles et ceux qui en ont le plus besoin. Il est temps d’avoir le courage politique de faire une réforme en profondeur », ajoute Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.

Pour l’Alliance, la question dépasse largement l’assurance-emploi : elle touche à l’avenir des régions. Sans solution, préviennent les organisations, les communautés côtières et rurales continueront de se vider, fragilisant des pans entiers de l’économie canadienne. Aujourd’hui, avec leurs cennes noires, les travailleuses et travailleurs envoient un message simple au gouvernement : les solutions existent, elles sont abordables — il ne manque que la volonté politique.

 

 

 

]]>
L’incertitude des approvisionnements entraine la fin d’une autre scierie au Québec – à Saint-Joseph-de-Kamouraska https://www.csn.qc.ca/actualites/lincertitude-des-approvisionnements-entraine-la-fin-dune-autre-scierie-au-quebec-a-saint-joseph-de-kamouraska/ Wed, 25 Mar 2026 15:46:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113017 La très grande incertitude qui plane au sujet de l’approvisionnement en bois force la fermeture d’une nouvelle scierie au Québec : celle du Groupe Lebel, à Saint-Joseph-de-Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent.

L’échec de la réforme du régime forestier par le gouvernement de la CAQ pèse lourd dans la balance. À cela s’ajoutent les tarifs instaurés par l’administration Trump, à la hauteur de 45 % sur le bois québécois exporté aux États-Unis.

Face à cette tempête, une seule réponse provient tardivement du gouvernement du Québec : la fin des redevances sur le bois de la forêt publique conjuguée à l’abolition du Bureau de mise en marché des bois. Ce dernier geste risque cependant de compliquer l’approvisionnement de plus petits joueurs, qui n’ont pas suffisamment de contrats en bois de la forêt publique et qui n’ont plus accès à cette possibilité pour en acheter davantage.

« Notre usine manque de bois, c’est déplorable, on est quand même dans une région forestière. On se sent abandonnés », déplore le président du Syndicat des travailleurs du sciage de Kamouraska-CSN, Francis Dubé. C’est une dizaine de travailleuses et de travailleurs qui perdent définitivement leur emploi maintenant, même si l’usine était à l’arrêt depuis février 2025.

L’employeur rappelle que ce moulin était capable de scier 170 000 mètres cubes, mais qu’il n’en sciait pas plus de 60 000 mètres cubes avant sa fermeture, par manque d’approvisionnement. Évidemment, cette faible production empêchait la scierie de Saint-Joseph de faire ses frais. L’employeur a donc fait le choix de la fermer.

L’hémorragie continue

En plus de la scierie du Groupe Lebel, c’est aussi l’usine de papier F.F. Soucy, de Rivière-du-Loup, qui a mis fin à ses activités, puisqu’elle recevait ses copeaux de la scierie de Saint-Joseph-de-Kamouraska. On se rappelle également les fermetures relativement récentes des scieries de Saint-Ludger-de-Milot et de Val-d’Or. Plusieurs usines sont quant à elles arrêtées pour une durée indéterminée, comme celles d’Outardes et de Béarn. Sans compter les autres, où les employé-es ne sont pas représentés par la CSN et qui ont également mis fin à leurs activités ces dernières années.

Qui va s’occuper des communautés forestières ?

« Il faut arrêter l’hémorragie. Le gouvernement doit enfin préciser ce que deviendra l’industrie forestière à moyen et à long terme et doit établir un plan pour la diversification des usines qui ne pourront plus être approvisionnées en bois comme avant. Ça fait des années qu’on le demande. Il faut que la nouvelle ou le nouveau premier ministre ou encore le prochain gouvernement entendent enfin les régions forestières », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Les mesures proposées récemment sur les redevances payées par les forestières ne suffisent pas à rassurer l’industrie. Il faut une stratégie globale d’un côté et une aide à court terme de l’autre », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN, Kevin Gagnon.

« C’est encore un dur coup pour notre économie régionale. Nos communautés forestières méritent mieux », déplore quant à elle Liette Ross, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN.

]]>
La FEESP–CSN dénonce une situation intenable dans nos écoles https://www.csn.qc.ca/actualites/la-feesp-csn-denonce-une-situation-intenable-dans-nos-ecoles/ Wed, 25 Mar 2026 15:18:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113012 À peine une semaine après le dévoilement du budget de la CAQ, prévoyant moins de 1% d’investissement en éducation primaire et secondaire publique, la Santé publique de Montréal dévoile une hausse inquiétante de la violence envers les filles dans nos écoles. Des chiffres troublants dans le contexte où le personnel de soutien dévoilait, il y a quelques mois, des chiffres similaires concernant la violence subie par le personnel. Manque de ressources ; budget insuffisant ; personnel à bout de souffle et élèves victimes de violence : notre système d’éducation est une poudrière et la CAQ joue avec des allumettes.

« Notre réseau public manque déjà de ressources, dénonce Annie Charland, présidente du Secteur soutien scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). On se remet à peine des allers et retours d’un demi-milliard de l’été dernier. Notre personnel est de plus en plus victime de violence, sous toutes ses formes, et on apprend, sans grande surprise, que la violence envers les filles augmente dans nos écoles. Et la réponse de la CAQ : donner des miettes au réseau! »

« On l’a dit ; les profs l’ont dit ; les professionnel-les l’ont dit ; les directions le disent, mêmes les élèves le disent : le réseau de l’éducation n’a plus aucun moyen, il n’y a nulle part où couper. Comment voulez-vous qu’on aide les élèves victimes de violence si on n’a pas le personnel suffisant pour même assurer le service de base », poursuit Annie Charland.

La semaine dernière, le gouvernement du Québec se targuait d’octroyer un financement à hauteur de 2,4 % pour l’éducation. Or, en regardant plus attentivement le budget, on constate que seul 0,9 % d’augmentation est prévu pour les centres de services et les commissions scolaires. La balance de l’enveloppe globale de l’éducation est affectée à d’autres programmes ou projets.

« Au-delà du débat de chiffres, on n’a toujours pas les sommes suffisantes pour remplir adéquatement la mission du réseau et aider nos jeunes. Il faut comprendre que, depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, le réseau de l’éducation est mis à mal. La CAQ le démonte tranquillement, à coups de gel d’embauche, de sous-financement chronique, de laisser-aller de nos établissements et d’improvisation. Il est grand temps que nous passions à autre chose et que les Québécoises et les Québécois aient un gouvernement qui pense à l’avenir et qui investit massivement en éducation. Il en va de la santé et de la sécurité de nos enfants », conclut Annie Charland.

 

À propos

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) représente environ 69 000 membres dans près de 425 syndicats, dont 36 000 travailleuses et travailleurs de soutien dans le réseau scolaire dans 37 syndicats regroupés au sein de notre Secteur soutien scolaire, ce qui fait de la FEESP–CSN l’organisation représentant la vaste majorité du personnel de soutien au Québec.

 

]]>
Lumières sur la réalité de la profession de paramédic https://www.csn.qc.ca/actualites/lumieres-sur-la-realite-de-la-profession-de-paramedic/ Mon, 23 Mar 2026 09:57:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112903 Les syndicats représentant les paramédics de Montréal, Laval et de la Montérégie dévoilent aujourd’hui une vidéo inédite dans laquelle une quarantaine de paramédics témoignent de leur réalité à l’occasion d’une conversation animée par l’humoriste P-A Méthot.

Les 3300 paramédics membres de syndicats CSN sont sans convention collective depuis le 31 mars 2023. En négociation, ils se butent à l’intransigeance du gouvernement qui a refusé jusqu’à maintenant toute discussion sur leurs priorités, notamment en ce qui a trait à l’établissement d’un juste salaire pour la profession de paramédic. Rappelons que les salaires non concurrentiels font en sorte que les paramédics quittent massivement le secteur après seulement quelques années.

« C’est clair, pour le gouvernement, les paramédics, nous ne sommes qu’une colonne de dépenses, déplore le président du Syndicat des paramédics et du préhospitalier de la Montérégie–CSN, Gaétan Dutil. Cette vidéo s’adresse d’abord et avant tout à l’ensemble de la population qui ne connaît pas toujours bien notre profession. Elle ignore souvent tout des obstacles institutionnels et administratifs que nous rencontrons au quotidien dans notre travail. Le secteur préhospitalier est mal en point. Il a besoin de soins d’urgence. Si le gouvernement choisit de fermer les yeux sur notre réalité, nous croyons que la population doit être informée des conséquences que cela entraîne ».

C’est le président du Syndicat du préhospitalier–CSN (Urgences-Santé), Claude Lamarche qui a initié les premiers contacts avec P-A Méthot. « Il n’a pas hésité une seconde. Côtoyant lui-même de nombreux paramédics dans son entourage, il était déjà très sensible à notre réalité. Mais après quatre heures d’échange avec les paramédics, il nous a confié en avoir appris beaucoup ! Pour une majorité de Québécoises et de Québécois, leur seul contact avec les paramédics se déroule dans des circonstances très souvent dramatiques ; la plupart ignorent complètement ce qui se passe entre deux appels d’urgence. Nous entendons inviter tous les députés du Québec à visionner cette vidéo au cours des prochaines semaines, car ils détiennent dans leurs mains les clés d’une amélioration plus que nécessaire ».

]]>