Travail et emploi – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 17 Aug 2026 18:28:38 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Travail et emploi – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les syndiqué-es de la Coopérative funéraire des Deux Rives adoptent une entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndique-es-de-la-cooperative-funeraire-des-deux-rives-adoptent-une-entente-de-principe/ Fri, 14 Aug 2026 18:02:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118348 Réunis en assemblée générale le jeudi 13 août en soirée, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN ont adopté à 98 % l’entente de principe qui leur était présentée. La nouvelle convention collective leur garantit les meilleures conditions de travail dans le milieu funéraire au Québec.

 

Des gains majeurs

La convention collective négociée prévoit des augmentations salariales de 21 % sur quatre ans ainsi qu’une diminution importante du nombre d’échelons de la grille salariale. Mais ce n’est pas tout : elle prévoit également une augmentation des primes et la création d’une prime de formation, l’augmentation du nombre de semaines de vacances et la réduction du nombre d’années nécessaires pour y avoir droit, l’augmentation de la contribution de l’employeur au régime de retraite, d’importants gains en matière de droits syndicaux, notamment sur le plan de la santé et sécurité au travail, et finalement une limitation du droit de gérance en matière de sous-traitance.

 

Objectif atteint sans conflit de travail

« Nous sommes très satisfaits du résultat de la négociation », commente la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN, Catherine Caron. « Notre objectif était de conclure une entente reconnaissant l’importance et l’excellence du travail de nos membres et nous pouvons dire : mission accomplie. »

« La très bonne entente négociée à la Coopérative funéraire des Deux Rives prouve qu’avec de la bonne volonté, il est possible d’en arriver à des solutions gagnantes pour toutes les parties », ajoute le trésorier de la Fédération du commerce–CSN, Steeve Bouchard.

« Il ne faut pas croire qu’un règlement comme celui-ci est tombé du ciel », précise la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier. « Les membres étaient mobilisés et déterminés, conscients de la valeur de leur travail. Ce sont des gens de cœur, qui font une profonde différence dans l’accompagnement. » Rappelons que le syndicat avait en poche un mandat pour une banque de cinq jours de grève et avait mené des actions de mobilisation. « Quand on approche la négociation avec sérieux, c’est possible de s’entendre sans conflit de travail », conclut-elle.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN représente 100 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 250 syndicats et 50 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération du commerce (FC–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs.

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Les employées de bureau de Papier Clermont réclament le respect https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employees-de-bureau-de-papier-clermont-reclament-le-respect/ Thu, 30 Jul 2026 13:37:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118256 Après plus de deux ans de négociation, les cinq travailleuses du secteur bureau de l’usine Domtar de Clermont dénoncent le refus de l’employeur de leur accorder la pleine rétroactivité salariale, alors que cette reconnaissance a été accordée aux autres unités syndicales de l’entreprise. Pour elles, il s’agit d’un traitement inéquitable qui soulève de sérieuses questions quant à la façon dont l’employeur traite un groupe composé exclusivement de femmes.

La convention collective des employées de bureau est échue depuis le 30 avril 2024. Malgré plus de trois ans sans augmentation salariale, l’employeur refuse aujourd’hui de reconnaître l’ensemble de la période de négociation dans le calcul de la rétroactivité. Pourtant, cette pratique a été appliquée ailleurs chez Domtar, notamment pour les travailleuses et travailleurs de l’usine de Clermont.

« Nous avons fait notre part. Nous avons retiré des demandes importantes, comme le télétravail et les horaires flexibles, afin de favoriser un règlement. Malgré cette ouverture, l’employeur refuse toujours de nous traiter avec la même équité que nos collègues. Nous ne demandons pas un privilège. Nous demandons simplement le même respect et les mêmes conditions que les autres travailleuses et travailleurs de Domtar », affirme la présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont | Secteur bureau–CSN, Karenne Tremblay.

 

Une injustice qui ne passe pas

Pour le comité de la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), il est difficile d’ignorer que les personnes pénalisées sont les seules employées de bureau de l’usine, un petit groupe composé exclusivement de femmes.

« Le même employeur a reconnu la rétroactivité aux travailleurs de l’usine, mais refuse de l’accorder aux cinq employées de bureau. C’est légitime de se demander pourquoi. Nous refusons de banaliser cette différence de traitement. Les travailleuses méritent le même respect et la même reconnaissance que leurs collègues. Nous serons à leurs côtés aussi longtemps qu’il le faudra », soutient la vice-présidente à la condition féminine au CCQCA–CSN, Mélanie Pelletier.

La mobilisation des travailleuses reçoit d’ailleurs l’appui des membres du syndicat de l’usine, venus démontrer leur solidarité envers leurs collègues.

« Une négociation, ça avance quand les deux parties font des efforts. Les travailleuses ont démontré leur volonté de trouver un terrain d’entente en retirant des demandes importantes. Quand l’employeur répond en refusant de reconnaître plus de deux ans d’attente, il envoie le mauvais signal. Il est encore temps de conclure cette négociation sur une base saine et durable », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Keven Gagnon.

Pour la CSN, cette négociation dépasse largement le cadre d’un simple litige salarial. Elle pose la question du traitement réservé aux travailleuses dans les milieux traditionnellement masculins.

« Lorsqu’un employeur applique des conditions différentes à un groupe exclusivement féminin sans justification valable, il est normal de s’interroger. L’équité ne peut pas être à géométrie variable. Les travailleuses de Clermont réclament exactement ce qui a été accordé ailleurs dans l’entreprise : ni plus ni moins. Domtar doit corriger cette injustice », conclut la vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Katia Lelièvre.

Les représentantes syndicales réitèrent leur volonté de parvenir rapidement à une entente négociée, mais rappellent que celle-ci devra obligatoirement reconnaître les droits des travailleuses et mettre fin à cette iniquité.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont ainsi que la section bureau regroupe ensemble environ 125 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats.

 

Jérôme Godbout, conseiller à l’information au CCQCA–CSN : 581 398-0093 ou jerome.godbout@csn.qc.ca

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Fermeture de la Halte-répit du Partage Notre-Dame : une décision incompréhensible en pleine crise de l’itinérance https://www.csn.qc.ca/actualites/fermeture-de-la-halte-repit-du-partage-notre-dame-une-decision-incomprehensible-en-pleine-crise-de-litinerance/ Thu, 23 Jul 2026 17:39:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118242 C’est avec stupéfaction que les travailleuses et travailleurs du Partage Notre-Dame ont appris, le 16 juillet dernier, la fermeture de la Halte-répit, un service essentiel offrant soutien et accompagnement aux personnes vulnérables de Granby et de la région. Cette décision découle du choix de Santé Québec de ne pas reconduire l’entente de financement qui permettait le maintien de ce service.

Chaque jour, les intervenantes et intervenants du Partage Notre-Dame offrent un accompagnement humain, du soutien psychosocial, de l’écoute, de l’orientation vers les ressources appropriées ainsi qu’une présence constante auprès des personnes les plus vulnérables. Leur travail contribue à prévenir des situations de crise, à favoriser la réinsertion sociale et à préserver la dignité de nombreuses personnes.

« C’est constamment plein à la Halte. Nous accueillons des personnes qui, selon leur état, ne peuvent pas aller ailleurs, parfois même pas à l’hôpital. Où iront-elles maintenant ? », s’inquiète la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Partage Notre-Dame–CSN, Andrée-Anne Houle.

Cette fermeture survient alors que le débat sur l’itinérance occupe une place importante dans l’actualité québécoise. Au cours des dernières semaines, les démarches menées par l’ancienne première ministre Pauline Marois en faveur d’un Sommet national sur l’itinérance ont suscité l’appui de l’ensemble des principaux partis politiques. Dans ce contexte, la décision de mettre fin au financement d’un organisme qui accompagne quotidiennement des personnes en situation de grande vulnérabilité soulève de sérieuses questions.

« On a peine à comprendre la logique derrière cette décision. D’un côté, tout le monde reconnaît l’augmentation de l’itinérance et l’urgence d’agir. De l’autre, on coupe le financement d’un service qui fait justement partie des solutions. Réduire les ressources en santé et services sociaux ne peut qu’accentuer les difficultés vécues par la population », affirme le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, François Perron.

Cette situation apparaît d’autant plus paradoxale que le syndicat et l’employeur venaient tout juste de conclure une entente de principe dans le cadre de la négociation de leur première convention collective. Rappelons qu’en mars dernier, le Tribunal administratif du travail a reconnu le Partage Notre-Dame comme un service public et a déterminé que, dans l’éventualité d’une grève, des services essentiels devaient être maintenus afin de protéger la santé et la sécurité de la population.

« Si un service est jugé suffisamment essentiel pour justifier une limitation à l’exercice d’un droit constitutionnel comme le droit de grève, c’est qu’il répond à un besoin fondamental dans la communauté. Il est donc profondément inquiétant qu’un organisme aussi essentiel soit forcé de fermer ses portes faute de financement gouvernemental. Cette décision est désolante pour les personnes vulnérables qui perdront un point de repère important, préoccupante pour l’ensemble de la communauté et consternante pour les travailleuses et travailleurs qui perdent leur emploi. Nous les accompagnerons dans les prochaines étapes et nous espérons obtenir rapidement des explications claires sur les motifs de cette fermeture », conclut la vice-présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, Fanie Lefebvre.

 

 

 

 

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Pénurie de personnel au CHU de Québec–Université Laval : le réseau est à bout de souffle https://www.csn.qc.ca/actualites/penurie-de-personnel-au-chu-de-quebec-universite-laval-le-reseau-est-a-bout-de-souffle/ Wed, 15 Jul 2026 20:43:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118195 La situation continue de se détériorer au CHU de Québec–Université Laval. Les postes vacants s’accumulent, les absences pour maladie augmentent et les équipes sont poussées à bout. Nous sommes à un point de rupture. Pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN), il est urgent de mettre fin à la diminution drastique des embauches et de donner aux établissements les moyens de recruter le personnel nécessaire avant que la situation ne devienne irréversible.

En pharmacie, 32 % des postes d’assistantes et assistants techniques en pharmacie (ATP) sont actuellement vacants. Chez les préposées et préposés aux bénéficiaires (PAB), près de 20 % des postes demeurent à pourvoir. Ces pénuries ont déjà des conséquences sur les services, notamment par une réduction des heures d’ouverture en pharmacie, tout en augmentant la pression sur les équipes en place. Problématique qui s’accentue en raison de la période des vacances en cours.

« Nos membres sont pris dans un cercle vicieux. Quand une personne s’absente parce qu’elle est épuisée ou malade, il n’y a souvent personne pour la remplacer. Ce sont les collègues qui absorbent la charge de travail supplémentaire. Jour après jour, la pression augmente, les gens s’épuisent et finissent eux aussi par tomber en arrêt de travail. On voit des équipes entières fonctionner en mode survie. À cet effet, l’employeur a d’ailleurs confirmé au Syndicat que le taux d’absentéisme avoisinait les 20 %. Si rien ne change rapidement, ce sont autant les travailleuses et les travailleurs que les services à la population qui en paieront le prix », déplore la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec–CSN, Caroline Verret.

Pour la vice-présidente responsable du secteur public à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Carole Duperré, la situation observée au CHU de Québec–Université Laval est loin d’être isolée. « Ce qui se passe au CHU de Québec–Université Laval est le reflet de ce que l’on constate partout au Québec. Depuis trop longtemps, le réseau fonctionne avec des équipes incomplètes qui compensent constamment pour les postes vacants. Les travailleuses et les travailleurs continuent de porter le réseau sur leurs épaules, mais ils ne peuvent pas compenser éternellement les décisions qui fragilisent le réseau public et leur santé. Si le gouvernement veut améliorer l’accès aux soins, il doit d’abord s’assurer que les établissements disposent du personnel nécessaire pour les offrir. »

Le conseil central estime que les décisions de gestion du gouvernement et de Santé Québec contribuent directement à l’aggravation de la crise.

« On ne peut pas reconnaître qu’il manque de personnel partout et, en même temps, maintenir une diminution des embauches qui empêche de remplacer les départs. Cette logique est complètement contre-productive. À force de vouloir gérer le réseau avec une calculatrice, on épuise les personnes qui prennent soin de la population en plus de la mettre en danger. Santé Québec et le gouvernement doivent agir sans tarder et mettre en place des solutions durables, adaptées à la réalité des travailleuses et des travailleurs. Chaque semaine d’inaction épuise davantage les équipes et compromet la qualité ainsi que l’accessibilité des services », affirme la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Mélanie Pelletier.

Pour Caroline Verret, il est urgent de lever les obstacles au recrutement, de pourvoir les postes vacants et de reconstituer des listes de rappel capables de soutenir les équipes lorsque des absences surviennent. « N’avons-nous pas appris de la dernière pandémie qui avait clairement démontré la fragilité du réseau notamment par le manque d’effectifs en place ? », conclut-elle.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN) représente plus de 3200 membres dans la catégorie 2 dans 5 établissements de la région de Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), représentant quelque 140 000 membres partout au Québec, ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), regroupant 240 syndicats comptant plus de 45 000 membres dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches. La Confédération des syndicats nationaux (CSN), ce sont 350 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activité, partout au Québec.

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Le gouvernement de la CAQ encourage les patrons délinquants https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-de-la-caq-encourage-les-patrons-delinquants/ Sat, 27 Jun 2026 18:06:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118098 Après dix-huit mois de grève, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray-CSN tiennent leur dernière journée de piquetage aujourd’hui. Rappelons que dans ce conflit, Renaud-Bray a notamment été reconnu coupable par le Tribunal administratif du travail de négociation de mauvaise foi, d’entrave aux activités syndicales et d’utilisation de briseurs de grève.

« Cette grève n’aurait jamais dû se solder par une fermeture. Nous demandions simplement des conditions décentes et un salaire qui dépasse d’un dollar le salaire minimum. Mais plutôt que de négocier sérieusement, l’employeur a choisi de fermer ses portes et de sacrifier des dizaines d’emplois. Et s’il peut faire cela impunément, c’est bien parce que le gouvernement de la CAQ est un gouvernement de patrons », déclare le président du syndicat, Jimmy Demers.

Pour la CSN, cette affaire illustre à merveille le parti pris de la CAQ envers les patrons.

« Ce conflit est révélateur d’un choix politique. Depuis plusieurs années, le gouvernement favorise les demandes patronales tout en affaiblissant les contrepouvoirs qui permettent aux salarié-es de défendre leurs droits. Le résultat est clair : des employeurs condamnés par les tribunaux comme Blaise Renaud peuvent multiplier les manœuvres antisyndicales et bafouer les droits des travailleuses et des travailleurs sans craindre de véritables conséquences », poursuit Katia Lelièvre, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Pour Serge Monette, président de la Fédération du commerce, le message envoyé est extrêmement inquiétant. « Quel signal envoie-t-on aux travailleuses et aux travailleurs lorsqu’un employeur reconnu coupable d’entrave syndicale, de négociation de mauvaise foi et d’utilisation de briseurs de grève peut tout simplement fermer boutique ? On normalise l’idée qu’il est plus avantageux de contourner les droits fondamentaux que de négocier une convention collective. C’est extrêmement préoccupant pour l’ensemble du monde du travail », s’indigne-t-il.

Malgré cette issue malheureuse, la CSN réaffirme son engagement envers les membres touchés.

« Cette conclusion amère n’affecte en rien notre solidarité et nous demeurerons aux côtés des salarié-es bafoués. Nous allons les soutenir dans leur transition professionnelle et poursuivre les recours encore disponibles. Leur courage et leur persévérance tout au long de ce conflit imposent le respect et témoignent de la force de la solidarité syndicale », conclut Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches-CSN.

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Metro refuse d’entendre le message de ses travailleuses et travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/metro-refuse-dentendre-le-message-de-ses-travailleuses-et-travailleurs/ Fri, 26 Jun 2026 00:22:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118091 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Épiciers unis Metro-Richelieu–CSN déplore que Metro ait rejeté la contre-offre syndicale déposée aujourd’hui. Après avoir vu ses dernières propositions être rejetées à 95 % par les membres la semaine dernière, l’employeur persiste à faire la sourde oreille plutôt que de répondre aux revendications légitimes de celles et ceux qui assurent chaque jour le bon fonctionnement de ses opérations.

« Notre contre-offre d’aujourd’hui visait justement à rapprocher les parties. En la refusant aussi cavalièrement, Metro refuse une fois de plus de reconnaître la valeur de ses travailleuses et de ses travailleurs. Nous savons que Metro a les moyens de répondre à nos demandes financières. Depuis 2019, notre salaire a augmenté de 11 % alors que le chiffre d’affaires de Metro a augmenté de 28 %, leurs profits de 39 %, les dividendes versés aux actionnaires de plus de 56 % et le salaire de l’ancien PDG Éric LaFlèche, d’au moins 37 %. En agissant ainsi, il est le seul responsable de ce conflit qui s’éternise », affirme le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.

Rappelons que les salarié-es sont en grève depuis maintenant 13 semaines pour obtenir une convention collective qui protège leur pouvoir d’achat. Alors que Metro continue d’engranger des profits importants, rien ne justifie son refus de faire les compromis nécessaires pour parvenir à une entente négociée.

Une plainte à l’endroit de Metro a d’ailleurs été déposée en mai auprès du Tribunal administratif du travail pour utilisation de briseurs de grève, entrave et ingérence dans les activités syndicales. La CSN et le syndicat représentant les 550 salarié-es du centre de distribution de Laval, du siège social et de l’entrepôt Mérite 1 reprochent à l’entreprise d’avoir eu recours à de nombreux briseurs de grève, en plus d’avoir recours à des agences de placement et autres sous-traitants, pour effectuer le travail de ses employé-es.

« Nous sommes toujours prêts à négocier sérieusement. La balle est dans le camp de Metro. Plus l’employeur s’entête, plus il prolonge inutilement un conflit qu’il a les moyens de régler », conclut M. Lafontaine.

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Trop de travailleuses et de travailleurs exclus https://www.csn.qc.ca/actualites/trop-de-travailleuses-et-de-travailleurs-exclus/ Mon, 22 Jun 2026 18:05:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118056 La CSN, Le Québec c’est nous aussi (LQCNA) et l’Union étudiante du Québec (UEQ) prennent la parole ensemble aujourd’hui pour dénoncer l’annonce du gouvernement de Christine Fréchette, qui exclut trop de travailleuses et de travailleurs immigrants et trop d’étudiantes et d’étudiants étrangers, pourtant intégrés et parlant français.

Les règles mises en place le 17 juin dernier par l’arrêté ministériel de François Bonnardel, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, pour la « réouverture » du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), sont trop restrictives et ne répondent pas à la promesse faite par la première ministre en février dernier, lors de sa course à la chefferie.

« Cette soi-disant réouverture est faite quelques mois à peine avant le déclenchement des élections. Et on vient d’apprendre que le traitement des demandes ne commencera qu’après le 31 octobre, presque un mois après les élections. Le prochain gouvernement pourrait mettre fin à cette annonce, selon l’issue des élections. C’est loin d’être la garantie promise ! Depuis le gel du PEQ, des milliers de personnes recrutées par le Québec ont dû quitter le territoire. Plus de 51 000 résidents non permanents ont quitté le Québec en 2025 », affirme Katia Lelièvre, vice-présidente à la CSN.

« Le ministère exige non seulement deux années d’expérience dans un emploi admissible, mais aussi que la personne conserve cet emploi jusqu’à ce que sa demande soit traitée. Or, en raison des nouvelles règles fédérales, plusieurs personnes ont déjà vu ou verront leur permis expirer avant le traitement de leur demande et leur éventuelle obtention de la sélection québécoise. C’est sans compter celles et ceux qui ne peuvent plus renouveler leur permis de travail à cause du gel, par le gouvernement du Québec, des admissibilités chez les travailleurs migrants à bas salaire de la région de Montréal et Laval. Bref, un très grand nombre de personnes admissibles au 19 novembre 2025 se retrouvent maintenant exclues parce qu’elles ont perdu ou perdront bientôt leur emploi, leur statut ou parce qu’elles ont changé d’emploi », soutient Sergio Da Silva, porte-parole de LQCNA.

« Le gouvernement crée lui-même une impasse administrative qui exclut les personnes immigrantes francisées et intégrées. Les personnes étudiantes en cours de formation se retrouvent piégés dans une situation où non seulement l’accès au PEQ leur est impossible avant le 31 octobre, mais où leur accès au PSTQ est aussi réduit par le gouvernement qui considère ces deux programmes comme des vases communicants. Est-ce que le Québec a les moyens de se passer de diplômés qui parlent français et sont bien intégrés ? », questionne Loïc Goyette, de l’Union étudiante du Québec.

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’Union étudiante du Québec est un regroupement de 14 associations étudiantes universitaires totalisant plus de 110 000 membres à travers le Québec. L’UEQ travaille pour améliorer la condition étudiante en proposant des solutions concrètes aux enjeux sociaux, économiques et politiques vécus par la population étudiante.

Le Québec c’est nous aussi est un organisme œuvrant pour la défense des droits et des conditions de vie des personnes immigrantes au Québec.

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Procès d’Amazon : les tentatives de syndicalisation étaient surveillées https://www.csn.qc.ca/actualites/proces-damazon-les-tentatives-de-syndicalisation-etaient-surveillees/ Fri, 19 Jun 2026 14:37:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118044 Après avoir nié pendant de longues minutes qu’Amazon surveillait les activités syndicales dans ses entrepôts, Valérie Levesque, gestionnaire des «relations avec les employés», a fini par admettre du bout des lèvres que son équipe suit le niveau de satisfaction des salarié-es à l’aide d’une échelle allant de 1 à 5. Des événements comme la signature de cartes syndicales pourraient ainsi faire grimper l’indice de risque en passant de 5, «risque perçu», à 1, «risque imminent», explique-t-elle pendant son interrogatoire. 

Au sortir d’une séquence d’audiences de six jours au Tribunal administratif du travail (TAT), la CSN a continué de brosser le portrait du fonctionnement des entrepôts Amazon ainsi que des mécanismes de surveillance de la «satisfaction des employés». 

«Les contradictions s’accumulent et il devient de plus en plus difficile pour Amazon de prétendre que la fermeture de leurs entrepôts n’est pas une réponse directe à la syndicalisation», explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. 

Dans les derniers jours, le tribunal a également entendu le gestionnaire du Projet Maple, Rajkumar Chatterjee. Ce dernier a expliqué à la cour qu’Amazon, afin de faire face à la période achalandée de fin d’année, préfère sous-traiter ses activités plutôt que de payer pour l’ouverture de quarts supplémentaires. La CSN a aussi plaidé à l’encontre de l’ordonnance de non-divulgation, non-diffusion et non-publication visant plusieurs documents déposés au dossier et qui contiennent des renseignements pertinents à la résolution du litige. Les audiences ne reprendront qu’en décembre prochain. 

À propos
Le 19 avril 2024, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. 

La négociation en vue d’établir une première convention collective a commencé en juillet 2024. Le 22 janvier 2025, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance. 

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine et qu’elle subit actuellement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval. 

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. 

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Le patronat ne peut pas se déresponsabiliser https://www.csn.qc.ca/actualites/le-patronat-ne-peut-pas-se-deresponsabiliser/ Thu, 18 Jun 2026 18:41:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118034 La Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dénoncent la sortie du Conseil du patronat du Québec (CPQ), de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui demandent des « correctifs immédiats » au régime québécois de santé et de sécurité du travail à la suite de l’annonce d’une hausse des cotisations à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Les organisations syndicales rappellent que cette hausse a été adoptée par le conseil d’administration de la CNESST, où siègent notamment des représentantes et représentants du CPQ et de la FCCQ. « Les employeurs ne peuvent pas voter une hausse des cotisations autour de la table de la CNESST et ensuite prétendre en être les victimes lorsqu’ils s’adressent aux médias ! Cette posture manque sérieusement de crédibilité et est difficile à concilier avec le rôle qu’ils jouent au sein de la gouvernance du régime. De notre côté, nous restons cohérents et excluons toute désolidarisation à l’égard de cette décision », soutiennent Luc Vachon, président de la CSD, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Nadine Bédard-St-Pierre, vice-présidente de la CSQ et Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.

Les centrales rejettent également la tentative patronale de faire porter la responsabilité de cette hausse sur la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail. « Rappelons que les organisations patronales ont activement participé aux discussions entourant la réforme et ont appuyé plusieurs des changements adoptés afin d’assurer la pérennité du régime », continuent les porte-parole.

Surtout, les organisations syndicales rappellent une évidence : les coûts du régime sont directement liés au nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles qui surviennent dans les milieux de travail.

« Les organisations patronales dénoncent aujourd’hui le coût du régime, mais elles passent sous silence la meilleure façon de le réduire : empêcher les accidents du travail et les maladies professionnelles de se produire. Chaque blessure évitée représente une travailleuse ou un travailleur épargné, mais aussi une facture moins élevée pour les employeurs. La prévention n’est pas le problème ; c’est la solution. Il faut également rappeler que chaque dollar investi en prévention permet d’économiser jusqu’à 10 $ en indemnisation. Les associations patronales auraient intérêt à en parler à leurs comptables ! La prévention, ce n’est pas une dépense, c’est un investissement », continuent les porte-parole.

Pour les organisations syndicales, il est particulièrement inquiétant de voir les groupes patronaux utiliser cette hausse de cotisation pour réclamer des modifications à un régime qui demeure essentiel pour protéger la santé, la sécurité et l’intégrité physique des travailleuses et des travailleurs du Québec.

« On entend beaucoup parler des coûts pour les employeurs, mais trop peu des coûts humains des accidents du travail et des maladies professionnelles. Derrière chaque statistique, il y a des personnes qui subissent des blessures, perdent leur revenu ou voient leur santé affectée de façon permanente. En 2025, 257 travailleurs ont même perdu la vie en tentant de la gagner ! C’est cette réalité que le régime vise d’abord à prendre en charge », ajoutent les porte-parole.

La CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ réitèrent que les véritables solutions passent par le renforcement de la prévention, l’accompagnement des milieux de travail et l’application rigoureuse des mécanismes prévus dans la loi, et non par un affaiblissement des protections accordées aux victimes de lésions professionnelles.

Les quatre organisations demeureront vigilantes face à toute tentative de remettre en question les avancées obtenues en santé et sécurité du travail et rappellent qu’un régime moderne et efficace doit d’abord être évalué à l’aune de sa capacité à prévenir les blessures et à protéger les travailleuses et les travailleurs.

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Le système préhospitalier au bord du naufrage https://www.csn.qc.ca/actualites/le-systeme-prehospitalier-au-bord-du-naufrage/ Thu, 18 Jun 2026 15:29:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118023 Face au constat d’échec du dernier blitz de négociation pour renouveler les conventions collectives échues depuis plus de trois ans, les paramédics membres de syndicats CSN ont tenu un coup d’éclat, aujourd’hui, à Québec. Ils ont forcé la fermeture du Conseil du trésor en bloquant les entrées, notamment à l’aide d’une épave de 30 pieds symbolisant un système au bord du naufrage.

Présente sur place, la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Lucie Longchamp, explique que les paramédics comptent tout mettre en œuvre pour que le gouvernement règle cette négociation avant les prochaines élections. Les conventions collectives sont échues depuis plus de trois ans. « Il y a urgence de trouver un règlement avec les paramédics et de concentrer tous nos efforts sur la mission première de ce réseau : soigner les personnes et sauver des vies. »

Nouveaux moyens de pression
Les paramédics ont par ailleurs annoncé de nouveaux moyens de pression. À compter du mardi 23 juin, les paramédics membres de syndicats CSN du Sud des Laurentides et de Lanaudière, du Grand Trois-Rivières, des régions de Portneuf, de la Capitale nationale, de Charlevoix ainsi que de la Moyenne et Basse-Côte-Nord refuseront de combler des quarts de travail en heures supplémentaires volontaires. De plus, les paramédics de tout le Québec cesseront le travail pour des agences privées de placement de personnel dans ces régions ciblées. D’autres régions joindront le mouvement, si nécessaire. Cela sera annoncé au moment opportun.

« Le gouvernement nous envoie clairement le message que les paramédics, nous ne sommes pas importants pour lui, que nous ne sommes pas une priorité. Que notre dossier prenne la poussière sur une tablette, ça ne les dérange pas, explique Mathieu Lacombe, paramédic de la Montérégie, élu au comité de mobilisation provincial. Bien, si nous ne sommes pas une priorité pour nos employeurs et pour le gouvernement, il faut croire qu’ils n’ont pas besoin non plus qu’on se démène chaque jour pour tenir ce réseau à bout de bras, au risque d’y laisser notre propre santé. »

« Ces moyens de pression vont-ils causer des casse-têtes aux employeurs ? Ce n’est pas notre problème, enchaîne Sébastien Lavoie, paramédic de Montmagny, également du comité de mobilisation. Après quatre ans sans aucune augmentation de salaire, nous avons été assez patients. Par ailleurs, les employeurs et le gouvernement ont encore du temps devant eux pour éviter qu’on mette les moyens prévus en application. Qu’ils reviennent s’asseoir immédiatement à la table. Il ne reste pas une tonne de matières à négocier : un peu de bonne volonté et une once de respect et ce sera réglé. »

« Si on en est là aujourd’hui, c’est parce que les employeurs et le gouvernement ne nous ont pas pris au sérieux, poursuit David Bouchard, paramédic chez Urgences-santé, troisième membre du comité provincial de mobilisation. Tout ce qu’on demande, ce sont des conditions de travail en phase avec celles offertes à des emplois comparables du réseau public de la santé et des services sociaux. De son côté, le gouvernement continue de remettre en cause la valeur de notre travail et prétend que c’est trop demandé. On est bien tanné de faire rire de nous comme ça. »

Enjeux
Pour le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon, il demeure possible de trouver un règlement des négociations à court terme. « Parmi les enjeux de négociation qui demeurent actuellement sur la table, notons la reconnaissance de la surcharge de travail des paramédics et l’établissement d’une rémunération juste et équitable pour la profession de paramédic. Nous avons présenté différentes pistes de règlement au gouvernement et nous travaillons sans relâche pour trouver un moyen de rejoindre les objectifs du gouvernement tout en améliorant les conditions de travail et de pratique. »

À propos
Les quelque 3500 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence, partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui rassemble quelque 244 syndicats et plus de 165 000 membres œuvrant dans les secteurs public et privé. Elle est la plus grande organisation syndicale dans le réseau de la santé et des services sociaux et agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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La CSN dénonce le climat de peur au Manoir St-Augustin https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-denonce-le-climat-de-peur-au-manoir-st-augustin-2/ Mon, 15 Jun 2026 16:59:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117941 En pleine négociation, la CSN dénonce le climat de peur envers les salarié-es et les résidentes et résidents au Manoir St-Augustin, à Gaspé. La CSN a déposé une plainte pour entrave aux activités syndicales afin de dénoncer les actions du directeur général de la résidence privée pour aîné-es (RPA).

Les négociations n’ont pas permis d’obtenir une entente jusqu’à maintenant. C’est pour faire progresser les échanges que le syndicat a déposé un avis de grève pour un débrayage qui aurait lieu du 19 au 24 juin prochains si aucune entente n’intervient d’ici là. En réaction au dépôt de cet avis de grève, le directeur général de la RPA a entravé les activités syndicales en dénonçant le recours à la grève auprès des travailleuses et des travailleurs. Plusieurs salarié-es se sont sentis intimidés et déplorent le climat de peur qui règne à la résidence. La CSN se réserve le droit de prendre tous les autres moyens juridiques à sa disposition pour protéger les droits des travailleuses et des travailleurs du Manoir St-Augustin.

« Le temps est venu de dénoncer publiquement les agissements de l’employeur au Manoir St-Augustin. On ne peut pas accepter qu’un tel climat de peur s’installe aussi bien pour les salarié-es que pour les résidentes et résidents. La meilleure manière d’établir de bonnes relations de travail, c’est de régler la négociation au plus vite. On appelle Corev, le groupe propriétaire de la RPA, à mettre les efforts pour régler d’ici l’été », lance le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN), Pierre-Luc Boulay.

« La dernière chose dont cette négociation a besoin, c’est d’un directeur général au comportement inquiétant dont les interventions répétées ne font qu’allumer le feu. Nous tenons cependant à rassurer les résidentes et résidents : les services essentiels seront assurés pendant les jours de grève. La santé et la sécurité des usagères et des usagers ne seront jamais mises en danger », poursuit le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Gaétan Leblanc.

« Notre objectif n’a pas changé : nous souhaitons améliorer nos conditions de travail. Ce n’est pas normal qu’on gagne en moyenne 18,70 $ l’heure pour prendre soin des aîné-es. Nous menons actuellement des négociations importantes avec la haute direction de Corev de Montréal. Il est temps qu’elle intervienne pour maintenir de bonnes relations dans la résidence et pour régler la négociation », de conclure la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin–CSN, Sophie Laprise.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es oeuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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L’IA pour tous: le gouvernement Carney a oublié les travailleuses et les travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/lia-pour-tous-le-gouvernement-carney-a-oublie-les-travailleuses-et-les-travailleurs/ Wed, 10 Jun 2026 14:48:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117906 La nouvelle stratégie canadienne en intelligence artificielle (IA) se veut ambitieuse. Elle se saisit des enjeux de souveraineté numérique, d’autonomie technologique et de compétitivité internationale liés au développement, à l’implantation et à l’usage de l’IA.

Sur ces plans, elle marque des avancées réelles et mérite d’être saluée. Néanmoins, une politique nationale d’une telle portée devrait être élaborée avec les acteurs du milieu du travail. Ce qui n’a pas été fait adéquatement.

Effectivement, le processus de consultation spécifique au monde du travail a été pour le moins expéditif : une seule rencontre de deux heures, organisée fin avril, alors que la stratégie était pour ainsi dire déjà ficelée.

Cette absence de dialogue avec les acteurs du monde du travail n’est sans doute pas étrangère à certaines lacunes importantes de la stratégie. En restreignant ses actions à la technologie, la politique oblitère un volet fondamental : les travailleurs qui seront grandement touchés par ces transformations.

Silence

Pourtant, les effets de l’intelligence artificielle dans les milieux de travail sont déjà bien réels. Transformation des tâches, intensification du travail, modification des rapports hiérarchiques, disparition de certains postes — les conséquences sont profondes, s’accélèrent et seront d’autant plus importantes sur la jeune génération qui peine à trouver ses repères dans un marché de l’emploi en mutation rapide.

Et pourtant, rien, ou presque, n’est prévu pour encadrer ces changements. Aucun mécanisme clair pour protéger les travailleuses et travailleurs. Aucun réel levier pour leur permettre de participer aux décisions. Aucun plan structuré pour anticiper les chocs.

Partout ailleurs, les débats sur l’IA reconnaissent une évidence : ce sont les politiques publiques, les institutions et le dialogue social qui détermineront si l’IA est un progrès partagé… ou un facteur d’inégalités accrues. Le Canada ne peut pas prétendre être à l’avant-garde en laissant de côté ces enjeux.

Pendant qu’on parle d’emplois créés, on évite soigneusement de parler de ceux qui disparaîtront ou seront profondément transformés. Or, ces transformations doivent être anticipées, pas subies.

Avant de parler de requalification, encore faut-il protéger les emplois existants et adapter les milieux de travail de manière équitable. Ce qui est proposé actuellement — des parcours de formation généraux, déconnectés des réalités du terrain — est largement insuffisant. Former, oui. Mais former qui, comment, et à quel moment ?

Risques

La stratégie reste silencieuse sur des enjeux pourtant centraux : surveillance électronique intrusive, gestion algorithmique du personnel, décisions automatisées biaisées. Ces pratiques existent déjà.

Sans règles claires — transparence des algorithmes, supervision humaine, protection stricte des données — ces outils risquent de fragiliser les droits fondamentaux au travail.

On reconnaît que la consommation énergétique liée à l’IA explosera, mais rien n’est dit sur les façons de concilier cette réalité avec les engagements climatiques. Alors que les gouvernements du Québec et du Canada se lancent dans une réindustrialisation et que la décarbonation industrielle devrait demeurer une priorité, on évite de parler de la pénurie énergétique qui nous guette.

Si le Canada veut réellement développer une intelligence artificielle au service de la société, il doit cesser d’ignorer celles et ceux qui la feront vivre — et qui en subiront les effets. Sinon, cette transition deviendra un puissant moteur d’inégalités.

Les prochaines étapes de mise en œuvre de cette stratégie offrent une occasion de combler les lacunes de ce premier jalon. Les organisations syndicales sont disponibles et prêtes à s’engager pleinement dans cette démarche pour contribuer à bâtir une stratégie qui est réellement à la hauteur des défis qui nous attendent, pour les travailleurs et les travailleuses, et pour l’ensemble de la société canadienne.


Cosignataires :

Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD)

Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Magali Picard, présidente de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

 

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Des femmes qui changent les règles du jeu récompensées par la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/des-femmes-qui-changent-les-regles-du-jeu-recompensees-par-la-csn/ Mon, 08 Jun 2026 17:18:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117858 Cette année marque le 30e anniversaire du concours Chapeau, les filles ! Engagée depuis les tout débuts de l’initiative, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) souligne ainsi l’importance d’appuyer et d’honorer des étudiantes qui optent pour un métier ou une profession à prédominance masculine, particulièrement les étudiantes racisées ou autochtones.

« Les secteurs traditionnellement masculins sont souvent synonymes de meilleures conditions de travail et de salaires plus élevés. Comme société, on se doit d’œuvrer à assurer une réelle intégration des femmes dans ces secteurs. Le concours Chapeau, les filles ! y contribue et pour nous, comme centrale féministe, il est primordial de s’y investir », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

En collaboration avec la Fédération des employées et employés de services publics-CSN, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN et la Fédération des professionnèles-CSN, la centrale a remis trois bourses de 2500 $.

La lauréate dans la catégorie formation professionnelle est une étudiante en soutien informatique, Naima Dhimi. Elle a appris très jeune par elle-même à résoudre plusieurs problèmes informatiques. Et elle a aussi remarqué qu’une bonne partie des postes dans ce domaine étaient occupés par des hommes, ce qui l’a incitée à s’y intéresser pour ses études.

Dans la catégorie formation technique, la lauréate, Camilia Lainey-Touat, étudie en technique de pilotage d’aéronef. Sa passion pour le métier de pilote lui vient sans aucun doute de sa famille : son grand-père a œuvré pendant des années dans le domaine de l’aviation. Elle a choisi de parfaire ses connaissances en pilotage d’hydravion afin de devenir pilote de brousse.

Finalement, la lauréate dans la catégorie formation universitaire est Luz Karine Barranco, étudiante au baccalauréat en génie robotique. Luz Karine est attirée par l’ingénierie depuis l’enfance. Sa passion débute dès l’âge de quatre ans, alors qu’elle découvre l’émission de télévision Art Attack. Dès lors, son intérêt pour les sciences n’a fait que croître, jusqu’à orienter son domaine d’études.

« En faisant le choix de pratiquer des professions et des métiers traditionnellement masculins, ces étudiantes contribuent à faire tomber certains des obstacles pour les femmes au travail. C’est une lutte constante. Leur force de caractère et leur ténacité méritent d’être saluées », termine la présidente.

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Graphite Nordique : le syndicat dénonce la sous-traitance et craint pour les emplois https://www.csn.qc.ca/actualites/graphite-nordique-le-syndicat-denonce-la-sous-traitance-et-craint-pour-les-emplois/ Tue, 02 Jun 2026 18:53:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117402 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Graphite Nordique Inc. (CSN) exprime de vives inquiétudes à la suite de l’annonce de l’employeur concernant le recours à la sous-traitance dans le cadre du développement de la nouvelle fosse à la mine située à Saint-Aimé-du-Lac-des-Îles.

L’employeur a confirmé ses intentions lors d’une rencontre de négociation, alors qu’il s’apprête également à vendre ses équipements roulants, ce qui mettrait fin à la possibilité de poursuivre les opérations à l’interne.

Pour le syndicat, cette orientation soulève des questions importantes quant à la protection des emplois actuels et futurs, aux conditions de travail ainsi qu’à l’avenir de l’expertise développée par les travailleuses et travailleurs de la mine.

« Nos membres possèdent les compétences, l’expérience et le savoir-faire nécessaires pour réaliser ce travail. Nous le faisons depuis l’ouverture de la mine en 1985. En choisissant la sous-traitance plutôt que de miser sur sa propre main-d’oeuvre, l’employeur envoie un très mauvais signal », affirme Éric Lefebvre, président du STT de Graphite Nordique inc. (CSN). Le syndicat remet également en question la logique économique derrière cette décision, compte tenu de la situation financière précaire de l’entreprise.

« Nous ne voyons pas où seront les économies dans le recours à un sous-traitant, tout en obligeant désormais Graphite Nordique à acheter un minerai qui, jusqu’à maintenant, ne lui coûtait pratiquement rien à extraire », ajoute M. Lefebvre.

« Ce sont des emplois de qualité dans la région, et les travailleuses et travailleurs locaux contribuent depuis des années au succès et à la sécurité des opérations », souligne Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

La présidente du Conseil central des Laurentides, Chantal Maillé, rappelle également que le gouvernement fédéral a accordé une subvention de 6,4 millions de dollars à l’automne 2025 afin de soutenir la relance des opérations et le développement de la nouvelle fosse.

« Nous avons demandé à l’employeur de faire preuve de transparence quant à la situation économique de l’entreprise afin de protéger les emplois actuels et futurs. Les travailleuses et travailleurs ne doivent pas payer le prix des décisions corporatives », conclut Éric Lefebvre.

Le syndicat entend suivre le dossier de près et interpellera la députée fédérale ainsi que les partenaires locaux et régionaux afin d’obtenir des garanties concrètes quant à l’utilisation des fonds publics, au maintien des emplois syndiqués et au respect des engagements envers les travailleurs et la communauté.

À propos

Le Syndicat de Graphite Nordique inc. (CSN) est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) qui rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Il est également affilié au Conseil central des Laurentides–CSN qui regroupe 88 syndicats et plus de 22 000 membres Il est l’un des 13 conseils centraux de la CSN couvrant le territoire québécois.

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Des gains majeurs, de nouveaux défis à l’horizon https://www.csn.qc.ca/actualites/des-gains-majeurs-de-nouveaux-defis-a-lhorizon/ Wed, 27 May 2026 21:37:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116805 Le moins qu’on puisse dire, c’est que le dernier mandat aura été foisonnant en matière de négociation. Et le prochain risque de l’être tout autant, dans le contexte des lois antisyndicales dorénavant en vigueur. Il nous faudra être stratégiques et pugnaces pour arriver à nos fins.

C’est l’essentiel du message qu’a livré le premier vice-président de la CSN, François Enault, lors de son rapport sur la négociation, mercredi en fin de journée.

 

2023-2026

Au cours des trois dernières années, plus d’un millier de conventions ont été renouvelées.

Au cœur de ces travaux, le comité de coordination générale des négociations, le CCGN, où siègent les huit fédérations de la CSN, a élaboré un plan de match de négociation pour lequel trois axes ont été identifiés : la santé-sécurité du travail, la déjudiciarisation des relations de travail et le minimum 20 $ l’heure.

La stratégie a porté ses fruits, plusieurs clauses en ces matières ont été adoptées.

Concernant la campagne Minimum 20 $, on peut parler de succès retentissants : « quand on regarde les 600 conventions collectives signées en 2025, 97 % atteignent le minimum de 20 $ l’heure », a relaté le premier vice-président.

Impossible de parler du dernier mandat sans évoquer la négociation du secteur public. Un des plus gros fronts communs de l’Histoire. Le plus grand à avoir tenu jusqu’au bout.

« 420 000 travailleuses et travailleurs des services publics, dont
170 000 issus de la CSN, qui exercent une grève de 11 jours, c’est impressionnant. Plus de 100 000 travailleuses et travailleurs dans les rues de Montréal », a fait valoir François Enault.

En matière de gains salariaux, le contexte inflationniste aura constitué un défi important. « On peut toutefois dire qu’on a très bien tiré notre épingle du jeu ».

Du côté des fédérations du privé, on a obtenu 21 % d’augmentation sur 4 ans dans l’hôtellerie, plus de 25,5 % sur 5 ans dans le domaine de l’aérospatiale, pour ne donner que quelques exemples.

À la CSN–Construction, c’est 22 % sur 4 ans que les travailleuses et les travailleurs sont allés chercher. On peut penser aussi aux luttes menées chez General Dynamics, au Mont-Sainte-Anne, dans plusieurs collèges privés et à Télé-Québec, notamment.

Du côté des fédérations du public, des luttes notables ont aussi été menées : dans les CPE, dans le transport collectif – au Réseau de transport de la Capitale et à la Société de transport de Montréal –, dans le transport scolaire, où l’on a vu du 35 %, du 45 % et même du 52 % sur 6 ans. On peut également penser aux centres d’hébergement privés, au milieu communautaire, et à plusieurs autres.

« Sans surprise, ces résultats majeurs ont fait réagir les patrons et le gouvernement. C’est pourquoi le prochain mandat ne sera pas simple », a toutefois averti François Enault.

 

2026-2029

La CSN, on le sait, est particulièrement bien outillée pour servir ses syndicats en matière de négociation. En plus des spécialistes en la matière, il existe bien peu d’endroits où l’on donne accès à une boîte à outils comme celle de la CSN pour appuyer les équipes de négociation.

« Mais au-delà de notre structure, il y a aussi notre approche. Et il faut parler d’analyse du rapport de force, a lancé François Enault. Parce que s’il y a un défi qui nous attend pour le prochain mandat, c’est celui de bien analyser notre capacité à mener les batailles, dans le but de faire des gains. »

Pour le premier vice-président, afin de comprendre nos leviers face à une négo, il faut pouvoir prendre le temps d’observer la conjoncture, d’évaluer la compétition, de réfléchir aux alliances possibles, regarder le cahier de commandes, observer l’image de l’employeur et, oui, évaluer notre capacité à se mobiliser.

« Tout ça, ce sont quelques-uns des éléments à considérer. Une fois cette analyse faite, là, on peut commencer par les étapes habituelles de toute bonne négociation. C’est ça, la manière CSN. »

Mais il ne faudrait pas s’asseoir sur nos lauriers. Nous devons continuer à nous améliorer en la matière, a souligné François Enault. Surtout devant les luttes qui nous attendent, à la lumière des dernières lois antisyndicales dorénavant en vigueur.

Pour le premier vice-président, réussir à tirer son épingle du jeu en négociation constitue le meilleur moyen de se battre pour les droits de toutes et de tous. « Négocier de bonnes conditions de travail, c’est la façon idéale d’améliorer notre sort collectif : comment demander aux travailleuses et aux travailleurs de lutter pour une meilleure société, s’ils en arrachent ? s’interroge-t-il. Si nous voulons un deuxième front fort, nous devons continuer à être parmi les meilleurs en négociation », a conclu François Enault.

 

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Intelligence artificielle: quelle réponse syndicale ? https://www.csn.qc.ca/actualites/intelligence-artificielle-quelle-reponse-syndicale/ Wed, 27 May 2026 11:48:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116636 Diverses avancées technologiques survenues au cours des dernières décennies ont déjà bouleversé le monde du travail. Entre Amazon et Uber, un nouveau modèle d’exploitation capitaliste est en marche. Le développement fulgurant de l’intelligence artificielle (IA) aura des conséquences dans pratiquement tous les secteurs d’activité. Pensons notamment à l’utilisation des modèles d’IA générative, déjà généralisée à l’ensemble de la société alors que ces outils sont commercialisés depuis à peine trois ans.

L’avènement de cette révolution entraînera de plus en plus de défis pour les travailleuses et les travailleurs et pour leurs syndicats. C’est l’un des grands sujets à l’ordre du jour du 68e Congrès. Pour lancer la réflexion, la professeure agrégée au Département de relations industrielles de l’Université du Québec en Outaouais, Julie M.E. Garneau, a dressé un état de la situation et proposé quelques pistes de réflexion aux congressistes.

Est-ce la fin du travail ? Difficile de répondre à cette question de manière définitive à ce moment. Pour l’instant, relève Julie Garneau, l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies viennent surtout modifier les tâches des travailleuses et des travailleurs. Certes, des emplois disparaissent dans le processus. Certains nouveaux emplois sont aussi créés, mais ce sont en général des emplois à statut précaire, sans aucune protection. En général, pour les travailleuses et les travailleurs, l’implantation de l’intelligence artificielle rime avec une augmentation du contrôle patronal à leur égard, la perte de savoir professionnel, des risques quant à la protection des données, une intensification du travail — car l’IA remplace les salarié-es dans les situations les plus simples — ainsi qu’une augmentation des risques d’erreur et d’enjeux éthiques.

Julie Garneau est également chercheuse au Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail (CRIMT) et co-responsable de l’axe Industrie 4.0, travail et emploi à l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (OBVIA). Ce dernier a mené récemment une vaste enquête auprès des organisations syndicales, dont la CSN.

Force est de constater que l’IA fait des gagnants et des perdants parmi les travailleuses et les travailleurs. Si plusieurs l’utilisent pour faciliter leur travail et augmenter leur productivité, notamment chez les professionnel-les, plusieurs lui attribuent une certaine dégradation de leurs conditions de travail, un constat généralisé dans certains secteurs comme celui de la logistique.

En fait, l’impact de l’IA sur le travail peut prendre différentes formes en fonction de l’individu, de ses tâches et de son rôle dans l’organisation. Elle peut donc mener :

  • Au remplacement de travailleuses et de travailleurs et à des pertes d’emploi ;
  • À une dégradation de l’environnement de travail (surveillance, perte d’autonomie, perte d’expertise) ;
  • À une augmentation du travail (gain de productivité, amélioration de l’expérience de travail) ;
  • À la migration vers du travail non salarié marqué par davantage de précarité et moins de droits (Uber, Amazon, etc.).

L’enquête de l’OBVIA révèle que, présentement, seulement 20 % des syndicats jouent un rôle dans la prise de décision de leur employeur concernant l’IA. L’OBVIA constate également que, dans les milieux de travail où le syndicat joue un rôle actif, celui-ci est en mesure d’améliorer les décisions ainsi que de participer à établir un climat de confiance à l’égard des nouvelles technologies.

Syndicats : un rôle à jouer

Les syndicats seront appelés à intervenir de plus en plus pour contrer les conséquences négatives de l’IA. Trois terrains devront être investis :

  • Un ensemble de lois et de règlements devra être utilisé afin d’édicter des normes, de protéger les droits des travailleuses et des travailleurs et de contrer les principales conséquences négatives du recours à l’IA et aux nouvelles technologies. Le Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCTM) sur lequel siègent des représentants de la CSN a récemment émis un avis à cet égard.
  • Les syndicats doivent également intégrer ces enjeux dans les conventions collectives. Les syndicats ont un rôle à jouer pour que ces innovations bénéficient aux travailleuses et aux travailleurs et non seulement aux capitalistes.
  • Enfin, les syndicats doivent informer leurs membres, leur fournir un cadre d’analyse afin que les travailleuses et les travailleurs se saisissent concrètement de ces enjeux. Pour Julie Garneau, les syndicats doivent s’imposer comme des acteurs légitimes dans ce domaine.

Pour plus d’information, consultez cette grande enquête menée par l’OBVIA, publiée en avril 2026, et l’avis du Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCTM) sur l’intelligence artificielle en milieu de travail.

 

 

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Amplifier la voix des travailleuses et des travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/amplifier-la-voix-des-travailleuses-et-des-travailleurs/ Tue, 26 May 2026 18:11:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116493 Pour une première fois dans l’histoire du Québec, un gouvernement est venu modifier le droit du travail sans consulter les principaux intéressés : les travailleuses et travailleurs et leurs représentants. Selon Dalia Gesualdi-Fecteau, professeure titulaire à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal et directrice du Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail (CRIMT), les syndicats et leurs membres doivent reprendre l’offensive afin que les lois correspondent à leurs besoins.

« Le droit du travail s’est forgé par du temps et des luttes ouvrières », a lancé d’entrée de jeu Mme Gesualdi-Fecteau. Mais depuis quelques années, le gouvernement impose sa propre vision en la matière, en opposant droits collectifs et droits individuels. Elle invite ainsi les congressistes et la CSN à repenser la législation du travail afin de se doter d’une vision ambitieuse et de revendiquer de nouvelles avancées.

« La loi 14 permet au gouvernement d’intervenir dans les conflits de travail. Le projet de loi 3, quant à lui, introduit la conception de cotisation facultative, par laquelle on vise à limiter la capacité des syndicats à intervenir dans les débats démocratiques et dans les luttes sociales. Or, c’est ce que les syndicats ont historiquement fait ; c’est une fonction essentielle du syndicalisme », croit-elle.

Selon la professeure, le droit du travail sert, d’une part, à réduire les risques économiques et en matière de santé, à assurer un encadrement, mais aussi à aménager des espaces d’autonomie et des cadres où peut s’exprimer une voix collective.

Il ne s’agit pas que d’un droit individuel : lorsque les travailleuses et travailleurs disposent de conditions dignes, c’est la qualité de vie globale qui est rehaussée.

En plus de défendre nos acquis et de vouloir aller chercher ce qu’on a perdu au cours du dernier mandat de la CAQ, il faut que le droit du travail réponde aux enjeux d’aujourd’hui et de demain : transformation technologique et numérique rapide – intelligence artificielle –, crise climatique, crise tarifaire, concurrence des intérêts nationaux, protectionnisme, populisme, etc.

« Quand on veut réagir face à ces transformations, il faut penser aux compétences et aux conditions de travail. Nous devons saisir les occasions quand elles se présentent », affirme Dalia Gesualdi-Fecteau.

Un dialogue démocratique
Au Québec, nous avons des lieux de dialogue qui font rougir de jalousie le reste du Canada : le Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre, la Commission des partenaires du marché du travail et des comités au sein de la CNESST. Mais ces structures doivent rester mobilisées en tout temps, pas seulement quand ça plaît au gouvernement. Vu la rapidité des transformations dans nos milieux de travail et dans la société en général, ces canaux doivent demeurer ouverts en permanence.

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Santé : trois nouvelles mesures pour attirer et retenir le personnel en Outaouais https://www.csn.qc.ca/actualites/sante-trois-nouvelles-mesures-pour-attirer-et-retenir-le-personnel-en-outaouais/ Tue, 19 May 2026 19:26:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115626 Gatineau, le 19 mai 2026 — Dans un contexte de pression persistante sur la main-d’oeuvre, des mesures concrètes sont déployées dans le réseau de la santé et des services sociaux afin de renforcer l’attraction, la rétention et la reconnaissance du personnel.

À la suite des dernières négociations dans le secteur public entre la CSN et le gouvernement du Québec, une enveloppe de 9 millions de dollars a été prévue pour attirer la main-d’oeuvre et améliorer la rétention du personnel dans la région. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais–CSN (STTSSSO–CSN) et le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) mettront en place trois initiatives structurantes pour contribuer à pallier la pénurie de main-d’oeuvre.

1. Prime à l’embauche

Une prime à l’embauche pouvant aller jusqu’à 6 000 $ est offerte aux nouvelles personnes salariées dans plusieurs titres d’emploi en pénurie ou en difficulté d’attraction, notamment dans certains métiers liés à l’entretien des établissements, les préposé-es aux bénéficiaires, les intervenants spécialisés, etc. Cette mesure vise à favoriser le recrutement au CISSS de l’Outaouais et à assurer le maintien de services de qualité à la population.

2. Reconnaître l’expérience : un montant lié à l’ancienneté

Pour les personnes salariées déjà en poste, une prime liée à l’ancienneté sera versée annuellement. Cette bonification, qui peut atteindre 500 $, constitue une reconnaissance concrète de leur engagement au sein du CISSS de l’Outaouais.

3. Soutenir les milieux ruraux : une prime pour le travail en région

Une prime de travail en région viendra soutenir les équipes qui offrent des services dans les installations du CISSS de l’Outaouais situées dans le Pontiac, la Vallée-de-la-Gatineau, les Collines-de-l’Outaouais et la Petite-Nation. Cette mesure est particulièrement importante pour des services essentiels, comme le soutien à domicile, notamment pour les patientes et des secteurs ruraux.

Un signal clair pour le réseau

Ces mesures visent à attirer, valoriser et retenir le personnel, tout en assurant la stabilité des équipes ainsi que la continuité des soins et des services à la population.

« Ces mesures représentent un pas concret, bien qu’insuffisant, pour soutenir notre personnel et répondre aux défis actuels du réseau. Les résultats qui seront mesurés à la fin des trois projets pilotes serviront de balises pour convaincre le gouvernement et Santé Québec de mettre en place des mesures adaptées à la réalité de l’Outaouais et des autres régions frontalières du Québec, et, ultimement de mettre fin à la sous-traitance, une pratique coûteuse qui n’améliore pas les services. Ce qu’il faut, ce sont des salaires et des conditions de travail qui répondent aux besoins de nos travailleuses et travailleurs. » déclare Alain Smolynecky, président du STTSSSO–CSN

« Je salue ces initiatives du CISSS de l’Outaouais et du STTSSSO–CSN. Les primes à l’embauche, la reconnaissance de l’ancienneté et le soutien aux milieux ruraux sont des mesures concrètes pour attirer et retenir le personnel. En Outaouais, chaque emploi perdu au profit de la sous-traitance représente une expertise de moins dans nos services publics et de l’argent public qui quitte notre région. Investir directement dans notre monde est la bonne voie à suivre. » affirme Alfonso Ibarra Ramirez, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN (CCSNO–CSN)

« C’est un bon début, on se réjouit de la réalisation d’une entente allant dans le sens des objectifs des régions qui éprouvent des difficultés, notamment en termes de recrutement et de rétention du personnel tout en mettant un frein supplémentaire à la privatisation en Outaouais. C’est un bel exemple qu’avec de la volonté, on est capable de trouver des solutions. » mentionne Carole Duperré, vice-présidente pour le secteur public de la Fédération de la Santé et des services sociaux–CSN (FSSS–CSN).

Ces mesures seront mises en place dès mai 2026 et seront reconduites annuellement jusqu’à la fin de 2028. Elles représentent un investissement de
8 887 205 $ dans la main-d’oeuvre du CISSS de l’Outaouais. La différence sera utilisée par d’autres organisations de l’Outaouais également visées par la convention collective de la FSSS–CSN.

À propos

Ce communiqué s’ajoute à la suite de l’entrevue accordée par le PDG du CISSSO à TVA le 13 mai 2026. Le Dr Marc Bilodeau, PDG du CISSSO, sur l’hantavirus et le budget accordé par Santé Québec – TVA Gatineau

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais–CSN regroupe près de 5 900 travailleuses et travailleurs du CISSS de l’Outaouais, soit l’ensemble du personnel de la catégorie 2 (le personnel paratechnique, auxiliaire et de métiers) et de la catégorie 3 (le personnel de bureau, les techniciennes et techniciens, et les professionnelles et professionnels de l’administration).

Fondé en 1919 par l’association ouvrière de Hull, le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) regroupe maintenant plus de 12 000 travailleuses et travailleurs répartis dans quelque 70 syndicats affiliés, provenant de huit fédérations qui couvrent l’ensemble des secteurs d’activité de la région.

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est une force reconnue du syndicalisme au Québec. Elle compte plus de 140 000 membres dont 80 % sont des femmes. Les membres de la FSSS–CSN oeuvrent principalement dans le réseau de la santé et des services sociaux ainsi que dans le réseau des services de garde.

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Barrages de Domtar : une concertation régionale qui exclut les travailleuses et les travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/barrages-de-domtar-une-concertation-regionale-qui-exclut-les-travailleuses-et-les-travailleurs/ Wed, 13 May 2026 11:01:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115264 L’avenir des usines de Domtar à Kénogami et à Alma, ainsi que celui de leurs barrages, est l’objet de discussion à une prétendue table de concertation qui inclut les députés de la région, le maire de Saguenay, des dirigeants de Domtar (Produits forestiers Résolu ou PFR), mais exclut les travailleuses et travailleurs des deux usines, qui risquent pourtant de perdre des droits historiques dans cette démarche !

« C’est incompréhensible et inacceptable que nous soyons mis à l’écart, mais on comprend que ça fait l’affaire de PFR-Domtar, qui souhaite fermer ses usines et vendre l’électricité des barrages sans toutefois maintenir les emplois. Rappelons que, depuis la nationalisation effectuée par Hydro-Québec, la production privée d’électricité est conditionnelle au maintien de ces emplois », lance le président du Syndicat national des travailleurs et des travailleuses des pâtes et papiers de Kénogami–CSN, Gilles Vaillancourt.

La CSN interpelle la première ministre et le ministre Drainville

« Nous demandons une rencontre urgente avec le nouveau ministre de l’Économie, Bernard Drainville. Le gouvernement se doit d’être du bord des travailleuses et des travailleurs du Saguenay et obliger Domtar à respecter ses obligations en modernisant enfin ses usines », insiste la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Cette dernière rappelle que le gouvernement du Québec a le pouvoir de refuser la vente de l’électricité privée de Domtar à une autre entreprise. Il a même le droit de reprendre les barrages si les conditions des baux hydrauliques – prévues par la loi 50 sur les barrages de la rivière Shipshaw – ne sont pas respectées. Les emplois dans les usines associées doivent en effet être maintenus. Or, on constate que les installations de Kénogami sont régulièrement à l’arrêt cette année. « Le gouvernement du Québec doit se tenir debout face à un propriétaire étranger qui veut faire la pluie et le beau temps au Saguenay en contournant des ententes historiques qui datent du temps de René Lévesque », ajoute la présidente, qui interpelle également la première ministre et les partis qui aspirent à diriger le Québec plus tard cette année à prendre position plus clairement dans ce débat.

Une filière abandonnée

« Le gouvernement doit soutenir la transformation de la filière forestière. C’est essentiel pour plusieurs régions du Québec. Le Sommet Pour vivre de la forêt de l’an dernier a montré la voie à suivre pour assurer un avenir en tenant compte de tous les acteurs concernés et de l’environnement. Il faut arrêter de repousser sans cesse la réforme d’envergure qui est nécessaire », soutient le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Kevin Gagnon.

La région doit se méfier des illusions

La CSN constate que le premier projet jugé prometteur par les élus régionaux semble déjà remplacé par un autre. On n’a par ailleurs aucune certitude du nombre d’emplois qui seraient créés ni même du lieu ou des conditions de travail. Le financement de ces projets semble aussi incertain.

« Bien qu’une modernisation soit nécessaire, la filière forestière est constitutive de notre région et va continuer de l’être. De la forêt jusqu’aux usines, des emplois sont en jeu. On demande au maire, Luc Boivin, de cesser de nuire à cette filière et d’ainsi risquer l’appauvrissement de sa région », affirme la présidente du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay.

« Nos deux usines génèrent des retombées importantes dans l’économie régionale et jouent un rôle clé dans la filière, notamment en écoulant les copeaux qui proviennent des scieries. Elles doivent demeurer ouvertes », ajoute le président du Syndicat national des travailleuses et des travailleurs des pâtes et papiers d’Alma–CSN, Daniel Munger.

À propos
La CSN est composée de près de 1600 syndicats et regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Elle représente notamment les usines de Kénogami et d’Alma.

Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN regroupe quelque 160 syndicats de la région et représente 16 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

 

 

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La CSN en action contre l’acharnement antisyndical du gouvernement https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-en-action-contre-lacharnement-antisyndical-du-gouvernement/ Mon, 11 May 2026 18:09:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115203 Des militantes et des militants de la CSN ont manifesté devant les bureaux du Tribunal administratif du travail pour dénoncer les attaques antisyndicales du gouvernement caquiste. Pour la CSN, qui mène la campagne Faire front pour le Québec, il est urgent de s’attaquer aux priorités de la population, comme l’accès aux services publics, la crise du logement et la redistribution de la richesse.

Mettre des bâtons dans les roues des syndicats pour mieux affaiblir le filet social

L’adoption du projet de loi 3 du ministre Boulet permettra au gouvernement de s’ingérer dans les affaires syndicales pour empêcher les organisations syndicales de participer pleinement à la transformation de la société québécoise. Elle s’ajoute à la loi 14, qui freine le droit de grève des travailleuses et des travailleurs. À quelques mois des élections québécoises, le gouvernement caquiste porte un lourd bilan d’atteintes aux droits des salarié-es. Ces attaques ne font qu’accentuer les inégalités sociales. La CSN a récemment dévoilé les résultats d’un sondage Léger qui révèle que la vaste majorité de la population est préoccupée par la redistribution de la richesse, qu’elle juge inéquitable.

« Chaque jour, nous travaillons pour améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs et de la majorité de la population. On le fait dans les négociations, en poussant les employeurs à améliorer les conditions de travail, et en militant pour un large filet social qui protège tout le monde. Le gouvernement de la CAQ ne peut pas pencher toujours du même bord. Avec chaque projet de loi, c’est la même chose : c’est toujours au bénéfice des grands patrons. Quand est-ce que ce gouvernement et les partis politiques vont s’engager à mieux redistribuer la richesse et à défendre les travailleuses et les travailleurs ? Ce qui est clair, c’est que nous allons continuer de nous faire entendre et de faire front pour un autre Québec », lance le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN, Félix-Antoine Lafleur.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement caquiste. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

Le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN (CCATNQ) compte plus de 60 syndicats affiliés représentant plus de 6500 membres dans les secteurs publics et privés.

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