Travail et emploi – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 08 Oct 2026 19:31:16 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Travail et emploi – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Le gouvernement fédéral ne doit pas perpétuer la discrimination des femmes https://www.csn.qc.ca/actualites/gouv-fed-ne-doit-pas-perpetuer-la-discrimination-des-femmes/ Thu, 08 Oct 2026 19:31:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119083 Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE), le Conseil national des chômeurs et des chômeuses (CNC) et les grandes centrales syndicales québécoises (CSD, CSN, CSQ et FTQ) pressent le gouvernement fédéral de Mark Carney de ne pas porter en appel la décision de la Cour fédérale en faveur des six mères menant une bataille juridique pour faire invalider les dispositions discriminatoires de la Loi sur l’assurance-emploi.

« Nous sommes soulagés que la Cour d’appel fédérale ait rendu une décision favorable dans ce dossier. Les femmes ne devraient pas perdre leur protection en cas de chômage quand elles choisissent de prendre un congé de maternité, c’est une déficience dans la loi qui pénalise des centaines de mères chaque année. Il faut comprendre que ça va faire plus de dix ans que le gouvernement fait la sourde oreille quand on lui demande d’agir dans ce dossier, on l’exhorte aujourd’hui de ne pas porter en appel cette décision », explique Julie Proulx, porte-parole du MASSE.

Le 3 septembre dernier, la Cour d’appel fédérale a jugé que les dispositions de la Loi sur l’assurance-emploi qui privent les mères recevant des prestations de maternité et des prestations parentales de l’accès aux prestations régulières d’assurance-emploi violent l’article 15 de la Charte canadienne sans justification. Cette décision fait suite à un combat de longue haleine mené par six mères depuis 2018, accompagnées par le Mouvement Action-Chômage de Montréal et le cabinet Melançon Marceau Grenier Cohen.

La décision rendue reconnait que les mères qui sont privées de prestations d’assurance-chômage à la suite d’un congé de maternité ou de parentalité subissent une discrimination en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. Il s’agit d’une immense victoire pour l’égalité des genres et la reconnaissance du travail invisible lié à la parentalité. Le gouvernement dispose toutefois d’un délai de 60 jours pour porter cette décision en appel. C’est dans ce contexte que les groupes de défense des chômeurs et des chômeuses et les grandes centrales syndicales s’unissent pour demander au gouvernement d’accepter cette décision et de mettre fin à la discrimination que vivent les mères dans l’application de la Loi sur l’assurance-emploi.

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Cinq ans après la réforme, un vrai bilan s’impose https://www.csn.qc.ca/actualites/cinq-ans-apres-la-reforme-un-vrai-bilan-simpose/ Tue, 06 Oct 2026 18:48:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119029 Cinq ans après l’entrée en vigueur de la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail, des membres d’organisations syndicales et de groupes de défense des droits des travailleuses et des travailleurs se rassembleront à midi aujourd’hui devant les bureaux de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), à Montréal. Leur message est clair : « Le bilan de cette réforme ne peut pas se résumer à un exercice de reddition de comptes. Il doit être l’occasion de réparer les reculs et de renforcer les droits des travailleuses et des travailleurs », déclarent les représentantes et représentants de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et de l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM).

La réforme adoptée en 2021 a profondément modifié le régime québécois de santé et de sécurité du travail. Cinq ans plus tard, les organisations syndicales et de défense des droits des travailleuses et des travailleurs constatent que plusieurs des changements apportés ont affaibli la capacité des salarié-es d’exercer leurs droits, notamment en matière de prévention, de réparation des lésions professionnelles et de reconnaissance des atteintes à la santé liées au travail.

Alors que le prochain ministre ou la prochaine ministre du Travail devra présenter cet automne un bilan de la réforme à l’Assemblée nationale, ces organisations comptent bien faire entendre leur voix.

« Le bilan doit servir à corriger les effets néfastes de la réforme, et non à les cautionner. Le constat est clair : quand on affaiblit leurs droits, les travailleuses et les travailleurs en paient le prix. Une réforme de la santé et de la sécurité du travail devrait d’abord protéger les personnes qui se blessent, qui tombent malades ou qui risquent leur santé au travail », affirme le directeur exécutif du SEPB-Québec et vice-président de la FTQ, Pierrick Choinière-Lapointe.

« Nous ne laisserons pas le prochain gouvernement transformer ce bilan en exercice de relations publiques. Nous voulons des correctifs, des avancées et des droits renforcés. Et surtout, nous n’accepterons aucun recul, comme ceux que le gouvernement de la CAQ  a tenté d’imposer au secteur de la construction à la fin de la dernière session parlementaire », poursuit le président de la CSD, Luc Vachon.

« Ce bilan doit être l’occasion de corriger des injustices que le dernier gouvernement a introduites dans les lois sur la santé et la sécurité du travail, comme la discrimination que subissent les travailleuses et les travailleurs des secteurs de la santé et de l’éducation. Les mécanismes de prévention au rabais qui s’appliquent à ces secteurs à prédominance féminine, où l’État est employeur, n’offrent que des protections réduites. C’est complètement inacceptable et il est urgent que ça change ! », renchérit la vice-présidente de la CSQ, Nadine Bédard St-Pierre.

Ce rassemblement se tient le lendemain de l’élection provinciale, alors qu’un nouveau gouvernement s’apprête à prendre les commandes. Pour les organisations, le message doit être sans équivoque : les travailleuses et les travailleurs ne laisseront pas leurs droits être sacrifiés au nom de la modernisation du régime.

« Les droits des victimes d’accidents et de maladies du travail ont subi plusieurs reculs avec la dernière réforme. Et rien n’a été fait pour s’attaquer à la judiciarisation du régime de réparation. Les contestations abusives des employeurs continuent de croître chaque année et atteignent un niveau insoutenable. Ça ne peut plus durer, il faut que ça change, et vite ! », ajoute le secrétaire général de l’UTTAM, Félix Lapan.

« La prévention, ce n’est pas négociable. La réparation, ce n’est pas un privilège. Et le droit à un travail sain et sécuritaire ne doit jamais être traité comme une dépense qu’il faudrait réduire. Le nouveau gouvernement devra choisir : protéger les travailleuses et les travailleurs ou maintenir les reculs de la dernière réforme. Nous sommes dans la rue pour lui rappeler que nous ne resterons pas les bras croisés », conclut le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

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Élection d’un gouvernement du Parti québécois – Le devoir de rassembler https://www.csn.qc.ca/actualites/election-dun-gouvernement-du-parti-quebecois-le-devoir-de-rassembler/ Tue, 06 Oct 2026 02:02:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119020 Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, l’élection du Parti québécois est une occasion de renouer avec une gouvernance qui mise sur la consultation et la concertation auprès de toutes les parties prenantes de la société québécoise.

« De toute évidence, les Québécoises et les Québécois attendent de leur gouvernement qu’il puisse travailler avec toutes les parties prenantes. Notre plus grand souhait est d’être un véritable partenaire dans les grandes décisions qui forgent notre économie, notre société, explique-t-elle. C’est certain que nous aurons des désaccords politiques. Toutefois, c’est dans le débat et les échanges respectueux que nous pourrons trouver les solutions les plus porteuses pour l’ensemble de la société. En ce sens nous appelons à la mise au rancart des lois antisyndicales imposées par la CAQ ».

Devant la montée de la droite et du Parti conservateur du Québec, la CSN entend redoubler de vigilance. La privatisation des services publics et le rétrécissement du rôle de l’État dans l’économie affaibliraient les protections dont dépend l’immense majorité de la population. Face aux crises et à la volatilité de l’économie, les Québécoises et les Québécois ont besoin d’un État fort.

Faire front pour le Québec qu’on veut

Sous le thème « Faire front pour le Québec », la CSN porte six grandes revendications qui définissent le Québec qu’on veut.

Sur la question de la défense des droits des travailleuses et des travailleurs, la CSN réitère son appel à retirer les lois 4 et 14, imposées par la CAQ.

En matière de redistribution de la richesse, la CSN s’inquiète des discours tenus par plusieurs partis politiques durant la campagne électorale. Ceux-ci annoncent des coupes draconiennes dans les services publics et le retour à des politiques d’austérité, alors que bien peu de propositions visent un système d’imposition plus progressif.

En santé et services sociaux, la CSN poursuivra sa lutte contre la privatisation des soins et des services. La centrale syndicale appuiera les propositions visant à décentraliser le réseau public. À cet égard, le Parti québécois entend valoriser le rôle des CLSC, miser davantage sur la prévention et développer le soutien à domicile. Pour la CSN, ce sont là des pistes d’action prometteuses.

Afin de favoriser l’égalité des chances, de la petite enfance à l’université, un financement adéquat sera déterminant. Or, le Parti québécois propose des compressions budgétaires massives dans l’appareil étatique, alors que les réseaux des CPE, de l’éducation et de l’enseignement supérieur souffrent déjà d’un sous-financement chronique.

Pour une économie durable et des emplois de qualité, la CSN appelle à une réelle politique industrielle ainsi qu’à une stratégie de formation continue.

Enfin, la lutte contre les changements climatiques a fait couler bien peu d’encre durant la campagne. C’est pourtant le plus grand défi de notre siècle. La CSN demande notamment une politique structurante pour le secteur forestier ainsi qu’une bonification du financement public du transport en commun urbain et interurbain. À cet égard, la centrale syndicale accueille favorablement la proposition du PQ d’instaurer une passe unique pour l’ensemble du Québec.

Réformer le mode de scrutin
Pour la CSN, il faut que cette élection soit la dernière au scrutin uninominal à un tour. Ce mode de scrutin introduit des distorsions : les voix ne sont pas toutes représentées adéquatement. Le Parti québécois s’est engagé à modifier le mode de scrutin. La CSN l’invite à faire preuve de courage politique et à aller de l’avant.

Souveraineté du Québec
Rappelons que la CSN actualisera sa position sur la souveraineté du Québec, conformément à une résolution adoptée en mai dernier lors du 68e Congrès. Tous les syndicats affiliés seront appelés à participer à cette réflexion.

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Les travailleuses et les travailleurs ne craqueront pas https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-les-travailleurs-ne-craqueront-pas/ Fri, 02 Oct 2026 13:54:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118961 Sans convention collective depuis novembre 2025, les employé-es de la Ferme St-Zotique, une usine de classement d’œufs faisant affaire avec des dizaines de producteurs avicoles au Québec, ont déclenché une grève surprise de quelques heures hier soir pour dénouer l’impasse à la table de négociation. Ce matin, l’employeur a mis en lockout la centaine de travailleuses et de travailleurs.

« Nous sommes sortis en grève hier soir pour envoyer un message clair à notre patron : il doit nous prendre au sérieux ! », affirme la présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Ferme St-Zotique–CSN, Régine Sergerie. « Et plutôt que de le faire, il s’entête dans son attitude méprisante en décrétant un lockout. Depuis le début de la négociation, nous avons fait des concessions pour tenter de trouver une voie de passage. Lui, il maintient plusieurs de ses demandes de recul, il engage des agents de sécurité pour faire peur aux salarié-es et il suspend même des représentants syndicaux. Et maintenant, le lockout », se désole la présidente.

Le respect de l’ancienneté, la santé et la sécurité du travail ainsi que le salaire occupent une place centrale parmi les enjeux sur lesquels la négociation achoppe.

« Le lockout n’est pas une solution à une négociation qui piétine. Quand des travailleuses et des travailleurs se lèvent pour défendre leur ancienneté, leur santé, leur sécurité et des salaires décents, la réponse d’un employeur ne peut pas être l’intimidation et le rapport de force unilatéral. La CSN est derrière les salarié-es de la Ferme St-Zotique et nous appelons l’employeur à lever immédiatement le lockout et à retourner à la table avec une réelle volonté de parvenir à une entente », poursuit Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Malgré l’impasse actuelle, les travailleuses et les travailleurs demeurent déterminés à obtenir une entente négociée. « Les salarié-es ne craqueront pas. Ils méritent une convention collective qui respecte leur travail, leur ancienneté et leurs droits. Ils sont déterminés à continuer la lutte pour y arriver », enchaîne le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

La présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Audrey Benoit, rappelle pour sa part les problèmes de gestion à la Ferme St-Zotique. « Les travailleuses et les travailleurs de l’usine ont exercé la grève en 2021 et en 2022. Les chauffeurs de camion de la ferme, qui font partie d’un autre syndicat affilié à la CSN, ont aussi dû faire la grève en 2023 et l’employeur avait même fermé l’usine à l’époque. Et maintenant, un lockout après un coup de semonce de quelques heures. Nous ne les laisserons pas tomber ; les syndicats CSN de la Montérégie sont derrière eux », termine Mme Benoit.

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Transport adapté : la FEESP–CSN réclame la préservation des emplois et le maintien de la qualité des services  https://www.csn.qc.ca/actualites/transport-adapte-la-feesp-csn-reclame-la-preservation-des-emplois-et-le-maintien-de-la-qualite-des-services/ Thu, 24 Sep 2026 20:56:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118875 La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) suit avec attention la décision de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) de confier à la Société de transport de Montréal (STM) l’administration du transport adapté à l’échelle du Grand Montréal. Si nous constatons que, pour le moment, les activités d’administration demeureront entre les mains d’un organisme public (la STM), nous demeurons préoccupés par les conséquences que cette réorganisation pourrait avoir sur les travailleuses et travailleurs des autres sociétés de transport ainsi que sur la qualité des services offerts à une population particulièrement vulnérable. Selon les informations disponibles, des pertes d’emplois auraient déjà été annoncées à la Société de transport de Laval et les impacts dans les autres organisations concernées demeurent inconnus.  

Pour la FEESP–CSN, cette annonce s’inscrit dans un contexte plus large de choix irréfléchis de transformations du transport adapté qui découlent directement du sous-financement chronique du transport collectif. Par ailleurs, nous avons de nombreuses fois décrié, dans les dernières années, la mise en place d’orientations, tant au gouvernement que dans les sociétés de transport, qui ont favorisé une place grandissante du secteur privé dans la prestation de certains services comme le transport adapté.  

« Bien que la situation soit différente de celles qui ont mené au transfert d’une partie du transport adapté vers le secteur privé puisque les emplois touchant nos membres syndiqués resteraient dans le public, nous surveillons cette réorganisation de près puisqu’elle semble se traduire par des pertes d’emplois et par de nouvelles incertitudes quant à l’organisation des services », affirme  le président du Secteur transport de la FEESP–CSN, Kevin McLean.

La fédération rappelle que, déjà en 2025, nous dénoncions la perte graduelle d’une grande expertise liée aux changements apportés au transport adapté et que, dès le début septembre de cette année, nous avions sonné l’alarme concernant les conséquences du sous-financement de ce service dans l’ensemble de la région métropolitaine. L’annonce de l’ARTM aujourd’hui n’est qu’une nouvelle couche qui s’ajoute à ces préoccupations qui demeurent toujours d’actualité.   

« Depuis plusieurs années, on nous présente diverses réorganisations comme des solutions aux problèmes du transport adapté. Ou encore, on nous vante les mérites de la privatisation. Pourtant, le véritable enjeu demeure le même : l’insuffisance du financement accordé au transport collectif. Les travailleuses, les travailleurs et le public ne doivent pas devenir les victimes collatérales de décisions qui visent essentiellement à composer avec un manque de ressources financières », explique la vice-présidente de la FEESP–CSN, Stéphanie Gratton, 

La fédération portera une attention particulière aux conséquences de cette décision pour les membres du Syndicat des employés de bureau de la Société de transport de Laval (CSN), pour ceux du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’EXO – Transport adapté–CSN ainsi qu’aux effets qu’elle pourrait avoir sur l’accessibilité et la qualité du transport adapté pour les usagères et les usagers. 

« À la fin de la journée, c’est simple : les personnes qui utilisent le transport adapté ont besoin d’un service fiable, accessible et adapté à leur réalité. Les travailleuses et les travailleurs qui contribuent à ce service ont quant à eux droit à de la transparence et à des garanties quant à leur avenir », conclut Kevin McLean. 

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Nouvelle convention pour les grévistes de Metro https://www.csn.qc.ca/actualites/nouvelle-convention-pour-les-grevistes-de-metro/ Thu, 24 Sep 2026 20:10:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118859 Réunis en assemblée générale ce matin, les travailleuses et les travailleurs de l’entrepôt, du transport et du siège social de Metro ont accepté à 77 % les termes de l’entente de principe intervenue jeudi dernier entre leur comité de négociation et l’employeur.

Les salarié-es toucheront des augmentations de 22 % sur une période de cinq ans et demi, dont 6 % rétroactifs au 19 septembre 2025 et 4 % applicables dès leur retour au travail, qui s’effectuera à compter de dimanche. Des gains ont également été obtenus en matière de protection des emplois ainsi qu’en santé et sécurité au travail.

« On a tenu bon jusqu’au bout et on est restés unis du début à la fin. On peut être fiers du chemin parcouru », déclare le président du syndicat, Matthieu Lafontaine. « Les salaires étaient la priorité de nos membres et nous avons défendu cette demande avec détermination. Dans l’ensemble, nous sommes contents du résultat obtenu. »

Aux yeux de la présidente de la CSN, la détermination des travailleuses et des travailleurs aura été décisive tout au long de ce long conflit. « Les chiffres parlaient d’eux-mêmes : après s’être enrichi démesurément ces dernières années, le groupe Metro avait les moyens de répondre aux demandes de ses salarié-es. Sans eux, les rendements de Metro piquaient du nez, comme le démontrent les résultats des deux derniers trimestres », ajoute Caroline Senneville.

Cette nouvelle convention collective rehaussera les standards de l’industrie de la distribution agroalimentaire, croit le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. « Le syndicat de Metro a toujours été parmi les chefs de file pour tirer vers le haut les conditions de travail du secteur des entrepôts et de la distribution. Cette nouvelle convention est tout à son honneur, surtout après un si long conflit », indique-t-il.

Pour le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord, ce conflit aura démontré la pertinence du recours à la grève comme moyen ultime pour améliorer ses conditions de travail. « En mars dernier, Metro plafonnait ses offres à 11 % sur six ans. On est en mesure aujourd’hui de constater l’ampleur des gains obtenus par les travailleuses et les travailleurs par l’exercice de la grève », se réjouit-il.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

 

 

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Une entente qui renforce le rôle de première ligne des sages-femmes du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/une-entente-qui-renforce-le-role-de-premiere-ligne-des-sages-femmes-du-quebec/ Thu, 24 Sep 2026 14:55:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118862 Les sages-femmes du Québec pourront bénéficier de meilleures conditions de garde, tout en voyant leur rôle de première ligne du réseau de la santé être renforcé. C’est dans une proportion de 79 % qu’elles ont adopté hier soir l’entente de principe intervenue le 2 septembre dernier.

Une refonte du modèle de garde en disponibilité assumée par les sages-femmes permettra de mieux reconnaître l’ampleur et l’intensité de cette exigence professionnelle. Une nouvelle unité de mesure sera également appliquée afin de mieux refléter l’étendue des tâches assumées par les sages-femmes.

« Les nouvelles modalités contractuelles auxquelles nous aurons droit vont augmenter l’accessibilité aux soins et faciliter l’élargissement de notre champ de pratique », affirme la présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec, Amaili Jetté. « C’est une entente qui renforce le rôle de première ligne des sages-femmes, notamment le suivi complet, de la grossesse à la période postnatale, incluant l’accouchement et les soins au nouveau-né, pour lesquels la demande demeure forte et largement non comblée. »

D’une durée de six ans, l’entente prévoit des augmentations salariales de 11,89 % pour les quatre premières années ainsi qu’une clause de parité avec le secteur public pour les deux dernières.

La vice-présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Marie-Michèle Doiron, se réjouit des gains obtenus. « Les sages-femmes jouent un rôle essentiel en matière de santé sexuelle et reproductive. Elles viennent aujourd’hui consolider leur présence au sein du réseau de la santé, dans l’intérêt des femmes du Québec. »

Les sages-femmes déplorent néanmoins le peu d’écoute du gouvernement à la table de négociation quant à la nécessité d’augmenter leur nombre, particulièrement dans certaines régions où les besoins sont critiques. C’est notamment le cas des sages-femmes œuvrant au Nord, où les conditions doivent être actualisées.

« Non seulement il faut renforcer le rôle de première ligne des sages-femmes, il faut également s’assurer qu’elles soient en nombre suffisant. Il est inacceptable que des femmes accouchent seules, faute d’accès à une sage-femme dans leur région. Le prochain gouvernement devra voir à augmenter leur nombre et poursuivre les projets de maisons de naissance », de déclarer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

 

À propos

Le Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) rassemble plus de 300 membres réparties dans une vingtaine d’établissements de santé. Il est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

 

 

 

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Le respect du droit de grève à géométrie variable https://www.csn.qc.ca/actualites/le-respect-du-droit-de-greve-a-geometrie-variable/ Tue, 22 Sep 2026 13:06:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118824 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) accueille avec froideur le projet de loi C-39 de la ministre fédérale du Travail, Patty Hajdu, visant à réformer le Code canadien du travail.

« Le droit de grève est un droit fondamental, qui permet un rapport de force plus équilibré entre les travailleuses, les travailleurs et les employeurs lors de négociations. Ottawa a déjà commencé à l’affaiblir avec le recours à l’article 107 du Code canadien du travail ces dernières années. Pour protéger véritablement ce droit, la ministre aurait dû abolir l’article 107, ce que nous demandions. Avec son projet de loi, Ottawa dit vouloir encadrer son utilisation, mais laisse un grand flou autour de la notion d’intérêt national et de la discrétion ministérielle à ce sujet. Les gouvernements ne peuvent pas appuyer sur le bouton « Suppression du droit de grève » quand un conflit devient inconfortable. Après avoir vu le droit de grève être sérieusement mis à mal , les travailleuses et les travailleurs étaient en droit d’attendre des changements qui auraient de véritables effets sur le terrain, pas l’inverse », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

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Régime forestier : un an de mobilisation, une demande claire aux partis https://www.csn.qc.ca/actualites/regime-forestier-un-an-de-mobilisation-une-demande-claire-aux-partis/ Fri, 18 Sep 2026 15:43:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118774 L’avenir des forêts du Québec doit se décider à plusieurs voix. La forêt est à la fois un territoire de droits, un écosystème vivant, un milieu de vie, un moteur économique et un lieu d’usages multiples : sa modernisation est un vrai projet de société, non un simple dossier sectoriel.

Depuis un an, une démarche collective inédite, réunissant Premières Nations, syndicats de travailleuses et travailleurs, groupes environnementaux, gestionnaires de territoires fauniques, acteurs récréotouristiques et, plus récemment, entrepreneurs forestiers, travaille de façon structurée à élaborer des pistes d’actions pour une modernisation du régime forestier.

Au terme du Dialogue national sur la forêt, auquel nous avons pris part cette semaine à l’Université Laval, nous entendons la volonté partagée du milieu forestier de se parler et d’agir. La main tendue, nous souhaitons poursuivre le dialogue avec tous les acteurs.

Notre demande est simple. Nous invitons chaque parti politique à s’engager formellement à  poser deux gestes concrets pour que s’ouvre une véritable concertation nationale. Nous proposons que le prochain gouvernement mette sur pied dans les 100 premiers jours :

  • Un Conseil national de «gouvernements à gouvernement», entre les Premières Nations et le gouvernement du Québec, chargé de co-construire le prochain régime forestier.
  • Une Table nationale des partenaires, menée par une présidence indépendante, réunissant l’ensemble des acteurs de la forêt et du milieu forestier et ayant pour mandat de conseiller le gouvernement dans la préparation d’un nouveau régime forestier.

Ces deux instances composeront les assises d’un chantier structuré pour mener, dans un délai raisonnable, une modernisation juste, durable et rassembleuse du régime forestier.  Une réelle concertation menée en amont permettra à tous les acteurs de la forêt et du milieu forestier d’exprimer leurs attentes et leurs craintes afin de trouver ensemble les solutions les plus convergentes possibles.

Dans un contexte d’incertitude économique et de tensions commerciales persistantes, la recherche de solutions durables et consensuelles devient plus essentielle que jamais. Avec une telle approche, il est selon nous possible de réactualiser le régime forestier et de  l’arrimer de manière efficace à une nouvelle politique industrielle du bois, sans avoir à perpétuellement recommencer le travail faute d’adhésion. C’est seulement ainsi que pourront se rétablir un climat social sain et un environnement d’affaires prévisible dans les forêts du Québec.

Sur le fond, nos priorités sont déjà connues : nous avons détaillé en juin, dans une lettre ouverte, nos cinq grands chantiers pour une modernisation juste et durable, que nous porterons à ces instances dès leur création.

La forêt est un patrimoine collectif; son avenir aussi. Des voies de passage existent, et c’est ensemble que nous les trouverons.

Signataires

Francis Verreault-Paul, Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador,

Alice-Anne Simard, Directrice générale de Nature Québec

Alain Branchaud, Directeur général de la SNAP Québec

Martin Vaillancourt, Directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec

Daniel Cloutier, Directeur québécois d’Unifor

Kevin Gagnon, Président de la Fédération de l’industrie manufacturière – CSN

Nicolas Lapierre, Directeur québécois du Syndicat des Métallos

Luc Vachon, Président de la Centrale des syndicats démocratiques

Guillaume Ouellet, Président de Zecs Québec

Dominic Dugré, Président-Directeur général de la Fédération des pourvoiries du Québec

Normand Fiset, Président de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique

Pierre Gaudreault, Directeur général d’Aventure Écotourisme Québec et de l’Association des parcs régionaux du Québec

Benoît Lasalle, Président de l’Association québécoise des entrepreneurs forestiers

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Les profs-pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy déclenchent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-profs-pompiers-du-campus-notre-dame-de-foy-declenchent-la-greve/ Wed, 09 Sep 2026 19:48:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118512 C’est aujourd’hui que les enseignantes et enseignants du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN passent à l’action. Après plus d’un an de négociations et trois ans sans convention collective, les profs-pompiers déclenchent une grève de deux jours à compter d’aujourd’hui.

Ce conflit aurait pourtant pu être évité. La semaine dernière, les membres ont lancé un ultimatum clair à l’employeur : une entente devait intervenir avant le 9 septembre, à défaut de quoi une grève de deux jours serait déclenchée.  Mais, l’employeur n’a toujours pas convoqué le syndicat à une séance de négociation.

« L’employeur avait une semaine pour nous convoquer et négocier. Il avait une semaine pour trouver des solutions. Il n’a rien fait. Et maintenant, il essaie de jouer à la victime, alors qu’il refuse simplement d’assumer ses responsabilités, dénonce le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret. Ça fait plus d’un an qu’on négocie. On aurait pu régler cette convention collective depuis longtemps si l’employeur avait réellement voulu avancer. Nos membres ont été patients. Ils ont fait leur part. Maintenant, c’est terminé, demain, nous serons en grève. »

Une organisation du travail qui n’est plus acceptable

Au cœur du conflit : un manque de prévisibilité dans l’organisation du travail qui impose une pression inutile aux enseignantes et enseignants.

Les profs-pompiers doivent pouvoir connaître leurs horaires et leur charge de travail suffisamment à l’avance pour être en mesure de planifier leur travail, préparer leurs cours et assurer un enseignement de qualité. Pourtant, les problèmes de planification persistent.

La situation s’est détériorée à tel point qu’à seulement une semaine du début des cours, les enseignantes et enseignants ne connaissaient toujours pas précisément leur horaire. Ils savaient quels cours ils allaient donner, mais pas quand ils les donneraient, combien d’heures ils travailleraient, ni comment leur semaine serait organisée.

Ce n’est pas une façon acceptable d’organiser le travail de professionnel-les de l’enseignement.

« On parle ici de personnes qui doivent préparer des cours, organiser leur travail et assurer la formation de futures pompières et de futurs pompiers. On ne peut pas leur demander d’être disponibles sans leur donner la moindre prévisibilité sur leur propre horaire, affirme la vice-présidente responsable par intérim du regroupement privé de la FNEEQ–CSN, Saleha Hedaraly. Les enseignantes et enseignants ont été patients et ont négocié de bonne foi. L’employeur, lui, avait encore une occasion de démontrer qu’il voulait régler. Il a choisi de ne pas la saisir. »

Plus d’un an à attendre des solutions

Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) appuie sans réserve les profs-pompiers dans leur décision de déclencher la grève.

« Ces enseignantes et enseignants n’ont pas demandé la lune. Ils demandent de pouvoir effectuer leur travail dans des conditions qui permettent une organisation normale et prévisible du travail pour améliorer la qualité de l’enseignement. Après trois ans sans convention collective et plus d’un an de négociations, ils ont assez attendu, affirme le vice-président au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Pierre Emond. L’employeur avait le temps de négocier. Il avait été prévenu. Il connaissait la date de la grève. Il avait toutes les cartes en main pour éviter le conflit. Il a choisi de ne pas agir. Maintenant, les membres passent à l’action et nous serons avec eux. »

Les enseignantes et enseignants sont disponibles pour négocier et souhaitent toujours parvenir à une entente. Mais après plus d’un an de négociations, plusieurs années sans convention collective et l’inaction de l’employeur depuis l’annonce du mandat de grève, les membres considèrent que la grève est devenue nécessaire.

La grève se terminera demain, le jeudi 10 septembre en fin de journée.

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Un contrat qui tombe à point https://www.csn.qc.ca/actualites/un-contrat-qui-tombe-a-point/ Thu, 03 Sep 2026 18:30:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118431 La CSN se réjouit de la commande de VIA Rail, annoncée ce midi, pour la construction de 313 nouvelles voitures par les usines d’Alstom situées à La Pocatière et à Thunder Bay. « C’est une excellente nouvelle pour les travailleuses et les travailleurs d’ici. Après des années parfois incertaines, cette entente nous assure une prévisibilité et nous permet de respirer mieux », explique Claude Michaud, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Alstom La Pocatière–CSN, qui regroupe 300 membres. « Trop souvent dans le passé, notre usine a été contournée lorsque venait le temps d’accorder des contrats majeurs. Nous demandions depuis des années aux gouvernements d’augmenter le contenu local dans leurs appels d’offres. Notre expertise est mise à contribution et nous nous en réjouissons. »

De son côté, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, salue l’importance de cette entente dans le contexte économique actuel. « Les représentations effectuées par la CSN, notamment auprès de VIA Rail, pour décrocher des contrats de cette envergure ont finalement porté leurs fruits. Pour la première fois en 40 ans, les voitures de VIA Rail seront construites au Canada. C’est d’autant plus important dans le contexte actuel de guerre commerciale où l’on doit plus que jamais favoriser la production locale et la main-d’œuvre d’ici. Acheter local, c’est si simple ! »

 

Pôle ferroviaire majeur

« Ce nouveau contrat permet au complexe de La Pocatière de redevenir plus que jamais un joueur majeur dans le domaine. Nous espérons que cela attirera d’autres entreprises pour permettre à La Pocatière de pleinement jouer son rôle de pôle industriel », note pour sa part le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

 

Une force économique régionale

Finalement, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross, souligne les importantes retombées de cette entente pour la région et les nombreux emplois de qualité qui seront maintenus et consolidés au Bas-Saint-Laurent. « Grâce à ce nouveau contrat, ce sont des centaines d’emplois de qualité qui demeureront dans notre région. Alors que le coût de la vie inquiète, cette nouvelle tombe à point pour les travailleuses et travailleurs d’ici et leurs familles. Le savoir-faire unique de ces hommes et de ces femmes qualifiés fait de notre région une force économique essentielle. »

 

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs, réunis au sein de 320 syndicats partout au Québec. Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN regroupe près de 10 000 membres issus de tous les secteurs d’activité. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs.

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Les profs-pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy se donnent un mandat de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-profs-pompiers-du-campus-notre-dame-de-foy-se-donnent-un-mandat-de-greve/ Thu, 03 Sep 2026 15:24:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118427 Après plus d’un an de négociations et trois ans sans convention collective, les enseignantes et enseignants du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Les profs-pompiers du DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy sont maintenant prêts à passer à l’action. Le syndicat donne un ultimatum à l’employeur, une entente doit intervenir avant jeudi prochain, sans quoi les enseignantes et les enseignants seront en grève pour deux jours.

Au cœur du conflit se trouve notamment la question de la rétroactivité salariale. Après trois ans sans convention collective, et donc sans augmentations, les enseignantes et enseignants revendiquent une reconnaissance juste de leur travail et demandent notamment un arrimage de leurs conditions salariales avec celles des enseignantes et enseignants du réseau public des cégeps qui offrent des formations au DEP.

« Ces enseignantes et enseignants font un travail essentiel pour former les prochaines générations de pompières et de pompiers. Pourtant, après trois ans sans convention collective, trois ans sans augmentation salariale, l’employeur continue de faire traîner les choses. Ce n’est pas acceptable », dénonce la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier. « Quand on demande simplement d’être traité équitablement, l’employeur devrait chercher des solutions plutôt que de multiplier les retards. »

« Les travailleuses et les travailleurs n’ont pas à accepter indéfiniment les retards et les refus de leur employeur. Après trois ans sans convention collective, il est temps que l’employeur reconnaisse la valeur du travail de ces enseignantes et enseignants et fasse les compromis nécessaires pour arriver à une entente. La CSN est derrière eux et nous serons là pour les appuyer dans leur lutte pour des conditions de travail justes et équitables », affirme la présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Caroline Senneville.

Les problèmes ne se limitent toutefois pas qu’aux salaires. Le syndicat dénonce également une organisation du travail qui manque cruellement de prévisibilité.

À titre d’exemple, une semaine avant le début des cours, les enseignantes et enseignants ne connaissaient toujours pas leur horaire. Ils savaient quels cours ils allaient donner, mais ne savaient toujours pas précisément à quel moment ils les donneraient, combien d’heures ils travailleraient, ni comment leur semaine serait organisée.

« Les enseignantes et les enseignants demandent simplement une prévisibilité dans leur horaire. Une meilleure organisation du travail a un effet concret sur la qualité de la préparation des cours et donc sur la qualité de l’enseignement, au bénéfice des personnes étudiantes », souligne la vice-présidente responsable par intérim du regroupement privé de la FNEEQ–CSN, Saleha Hedaraly. Pour le syndicat, cette situation illustre un problème plus large, l’employeur doit prendre les négociations au sérieux et mettre sur la table des solutions concrètes.

« Nous sommes en négociation depuis plus d’un an et nous sommes sans convention collective depuis trois ans. Nous avons fait notre bout de chemin. Maintenant, c’est à l’employeur de démontrer qu’il veut réellement régler », affirme le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret. « Nos membres veulent travailler, enseigner et former des pompières et des pompiers. Mais ils veulent aussi être respectés et avoir des conditions de travail à la hauteur de leur contribution. Le message envoyé aujourd’hui est clair, si l’employeur ne règle pas, nous serons en grève jeudi prochain. »

Le syndicat demeure disponible pour négocier et souhaite éviter la grève. Mais le temps des délais et des tergiversations est terminé. Les membres ont donné un mandat clair et sans règlement, ils exerceront leur droit de grève pendant deux jours à compter de jeudi prochain.

 

À propos

Le Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy – CSN représente environ 20 travailleuses et travailleurs. Il est affilié au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés ainsi qu’à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) qui compte plus d’une centaine de syndicats et représente plus de 40 000 membres.

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La CSN conteste la loi devant les tribunaux https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-conteste-la-loi-devant-les-tribunaux/ Tue, 01 Sep 2026 12:18:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118425 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dépose un pourvoi en contrôle judiciaire devant la Cour supérieure pour contester la loi 4 concernant la gouvernance syndicale. Par le dépôt de ce recours, la CSN continue d’intervenir pour mettre fin aux nombreuses attaques contre les droits des travailleuses et des travailleurs. Alors que la campagne électorale est en cours, elle appelle les partis politiques à s’engager à abroger les lois liberticides.

La CSN demande à la Cour de déclarer inconstitutionnelle la Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail. Pour la CSN, cette loi porte atteinte à la liberté d’association et à la liberté d’expression garanties par les chartes. Dans les derniers mois, plusieurs reculs en matière de droits fondamentaux ont été dénoncés par la CSN, notamment l’atteinte au droit de grève avec la loi 14 et l’imposition d’un régime discriminatoire en santé et sécurité du travail dans les réseaux de l’éducation ainsi que de la santé et des services sociaux avec la loi 28.

Rappelons qu’en juillet dernier, les neuf principales organisations syndicales québécoises ont déposé une plainte à l’Organisation internationale du travail (OIT) pour contester la loi 4 et demander qu’elle soit déclarée contraire à la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de l’OIT, ratifiée par le Canada. De nombreux organismes, comme le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), ont eux aussi déploré les attaques récentes à l’endroit des contre-pouvoirs.

« L’incertitude économique actuelle devrait mener les partis politiques à vouloir s’allier aux travailleuses et aux travailleurs et à leurs syndicats », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Affaiblir les salarié-es, ce n’est jamais une bonne idée. Mais le faire en pleine guerre commerciale, c’est pire que jamais. C’est pourquoi nous continuons de prendre tous les moyens à notre disposition pour faire retirer les lois qui portent atteinte aux droits des salarié-es et déséquilibrent les relations de travail en faveur des patrons. Avec la campagne électorale en cours, il faut souhaiter que les différents partis s’engagent à changer de ton avec les syndicats et à retirer des lois comme la loi 4 », conclut la présidente.

À propos

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Déclenchement des élections générales au Québec : la CSN interpelle les formations politiques https://www.csn.qc.ca/actualites/declenchement-des-elections-generales-au-quebec-la-csn-interpelle-les-formations-politiques/ Thu, 27 Aug 2026 11:00:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118411 La CSN profite du déclenchement officiel de la campagne électorale pour interpeller l’ensemble des formations politiques à se positionner clairement sur les enjeux qui touchent le monde du travail et l’ensemble de la société québécoise.

« Cette élection survient à un moment charnière pour le Québec. Entre la guerre tarifaire qui fragilise notre économie, un réseau de la santé à bout de souffle et une crise du logement et du coût de la vie qui frappe durement les familles, les partis politiques ne peuvent pas se contenter de promesses vagues. La population a besoin d’engagements clairs et de gestes concrets », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Des revendications pour un Québec plus juste

À l’occasion du coup d’envoi de la campagne, la CSN réitère ses principales revendications :

  • Une réforme du mode de scrutin, pour que chaque vote compte véritablement et que notre système électoral reflète enfin la diversité des choix de la population.
  • Une réforme fiscale ambitieuse, permettant une plus grande redistribution de la richesse et un financement adéquat des services publics.
  • L’abrogation des lois anti-travailleurs (lois 4, 14 et 28), d’autant plus urgente dans le contexte actuel de guerre tarifaire et d’incertitude économique, où les travailleuses et travailleurs ont besoin de protections renforcées, et non affaiblies.
  • La déprivatisation et la décentralisation du réseau de la santé et des services sociaux, pour un système public fort, accessible et ancré dans les communautés.
  • La fin de l’école à trois vitesses et la complétion du réseau de CPE, afin de garantir à chaque enfant les mêmes chances de réussite dès le plus jeune âge.
  • Une véritable politique industrielle, accompagnée d’une stratégie de formation continue de la main-d’œuvre, pour bâtir une économie résiliente et créatrice d’emplois de qualité.
  • Un plan ambitieux de lutte aux changements climatiques, incluant une bonification substantielle du financement du transport en commun.

La CSN entend suivre de près la campagne électorale pour s’assurer que les préoccupations de ses 350 000 membres soient au cœur des débats. La CSN rappelle enfin qu’en vertu de ses statuts et règlements, elle demeure une organisation entièrement non partisane.

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Programmes fédéraux d’aide aux travailleurs : la CSN réclame plus de mordant https://www.csn.qc.ca/actualites/programmes-federaux-daide-aux-travailleurs-la-csn-reclame-plus-de-mordant/ Tue, 25 Aug 2026 17:27:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118405 La CSN réagit aux annonces faites ce matin par le gouvernement fédéral visant à soutenir les travailleuses, les travailleurs et les entreprises durement touchés par la nouvelle offensive tarifaire américaine. Si plusieurs mesures méritent d’être saluées, la CSN estime que celles-ci demeurent incomplètes et mériteraient d’être bonifiées si la situation économique devait se détériorer.

 

Des bonifications à l’assurance-emploi, mais des angles morts importants

La CSN accueille favorablement la prolongation, pour une durée d’un an, des bonifications temporaires de l’assurance-emploi, une décision bienvenue dans le contexte d’incertitude actuel, mais souligne toutefois que ces mesures laissent de côté une partie importante de la main-d’œuvre touchée.

« La prolongation des bonifications de l’assurance-emploi est une bonne nouvelle, mais Ottawa laisse pour compte celles et ceux qui en ont le plus besoin. Les jeunes travailleurs et les personnes qui ont connu des passages au chômage récemment, notamment dans le secteur forestier, se retrouvent exclus d’une mesure censée les protéger », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La CSN déplore par ailleurs que la faiblesse du montant des prestations et les critères d’admissibilité ne soient toujours pas revus.

 

Nouveau programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre

La CSN prend acte de la création d’un nouveau Programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre. Pour la CSN, profiter des ralentissements de production pour investir dans la formation de la main-d’œuvre constitue une nécessité absolue. L’organisation rappelle toutefois que le gouvernement fédéral devra collaborer étroitement avec les acteurs sociaux, incluant les syndicats, ainsi qu’avec le gouvernement du Québec, afin d’instaurer une véritable culture de formation en emploi.

 

Une aide aux entreprises : oui, mais pas à n’importe quelle condition

La CSN considère qu’il est important de soutenir les entreprises pour prévenir les mises à pied et accueille favorablement les sommes annoncées à cet effet. L’organisation insiste cependant pour que cette aide soit consentie en contrepartie d’engagements fermes pour le maintien en emploi, et que le gouvernement demeure en contact avec les syndicats afin d’évaluer si ces mesures s’avéreront suffisantes.

« Soutenir les entreprises, c’est nécessaire, mais ça ne peut pas se faire à n’importe quelle condition. L’argent public doit servir à protéger des emplois, pas à financer des baisses d’impôt qui mineraient la justice fiscale. Le gouvernement fédéral doit rester à l’écoute des syndicats pour s’assurer que ces mesures répondent réellement aux besoins des travailleuses et des travailleurs », ajoute Caroline Senneville.

La CSN note qu’aucune subvention salariale n’a été annoncée pour favoriser le maintien en emploi. Il s’agit d’une piste qui devra être sérieusement considérée si la situation économique devait s’envenimer dans les secteurs touchés, à condition d’être ciblée vers les entreprises réellement affectées par la crise tarifaire.

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Collège LaSalle : sauver les emplois et les milliers de parcours scolaires https://www.csn.qc.ca/actualites/college-lasalle-sauver-les-emplois-et-les-milliers-de-parcours-scolaires/ Tue, 25 Aug 2026 14:26:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118402 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) se désolent de voir la direction du Collège LaSalle et le gouvernement du Québec s’enliser dans le litige qui les oppose concernant l’avenir de l’établissement d’enseignement. Le Collège a d’ailleurs mis sa menace à exécution en se plaçant à l’abri de ses créanciers, hier. Il prétend être incapable de payer l’amende qui lui a été imposée par Québec.

« À l’aube de la rentrée, nous sommes sensibles à la détresse vécue par des milliers d’étudiantes et d’étudiants dont le parcours scolaire pourrait se terminer brutalement, sans oublier les plus de 400 personnes enseignantes membres de la CSN qui vivent désormais une grande incertitude, ne sachant pas ce que demain leur réserve, s’indigne la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Or, en mettant chacune de l’eau dans son vin, les deux parties pourraient s’entendre. »

 

Redoubler d’efforts pour débloquer l’imbroglio

En effet, l’établissement d’enseignement privé et le gouvernement du Québec devraient redoubler d’efforts afin de préserver les emplois et la mission du Collège, tout en respectant la réforme de la Charte de la langue française de 2022.

« Adopter la ligne dure, dans les circonstances, ne ferait que des victimes. L’amende ne serait pas payée, les travailleuses et les travailleurs seraient poussés au chômage, les personnes étudiantes se retrouveraient le bec à l’eau. Ce serait le scénario du pire. Heureusement, des compromis demeurent toujours possibles si tout le monde y met de la bonne volonté », analyse le président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Benoît Lacoursière.

La CSN et la FNEEQ–CSN promettent d’aller au front et de se mobiliser pour assurer la protection des emplois en raison de ce conflit administratif.

 

À propos

La CSN
Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs, réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La FNEEQ–CSN
Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) regroupe quelque 40 000 membres œuvrant à tous les niveaux en éducation, de la maternelle à l’université, dans 50 établissements privés, 47 cégeps et 11 universités. Elle constitue l’une des huit fédérations affiliées à la CSN.

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Les syndiqué-es de la Coopérative funéraire des Deux Rives adoptent une entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndique-es-de-la-cooperative-funeraire-des-deux-rives-adoptent-une-entente-de-principe/ Fri, 14 Aug 2026 18:02:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118348 Réunis en assemblée générale le jeudi 13 août en soirée, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN ont adopté à 98 % l’entente de principe qui leur était présentée. La nouvelle convention collective leur garantit les meilleures conditions de travail dans le milieu funéraire au Québec.

 

Des gains majeurs

La convention collective négociée prévoit des augmentations salariales de 21 % sur quatre ans ainsi qu’une diminution importante du nombre d’échelons de la grille salariale. Mais ce n’est pas tout : elle prévoit également une augmentation des primes et la création d’une prime de formation, l’augmentation du nombre de semaines de vacances et la réduction du nombre d’années nécessaires pour y avoir droit, l’augmentation de la contribution de l’employeur au régime de retraite, d’importants gains en matière de droits syndicaux, notamment sur le plan de la santé et sécurité au travail, et finalement une limitation du droit de gérance en matière de sous-traitance.

 

Objectif atteint sans conflit de travail

« Nous sommes très satisfaits du résultat de la négociation », commente la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN, Catherine Caron. « Notre objectif était de conclure une entente reconnaissant l’importance et l’excellence du travail de nos membres et nous pouvons dire : mission accomplie. »

« La très bonne entente négociée à la Coopérative funéraire des Deux Rives prouve qu’avec de la bonne volonté, il est possible d’en arriver à des solutions gagnantes pour toutes les parties », ajoute le trésorier de la Fédération du commerce–CSN, Steeve Bouchard.

« Il ne faut pas croire qu’un règlement comme celui-ci est tombé du ciel », précise la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier. « Les membres étaient mobilisés et déterminés, conscients de la valeur de leur travail. Ce sont des gens de cœur, qui font une profonde différence dans l’accompagnement. » Rappelons que le syndicat avait en poche un mandat pour une banque de cinq jours de grève et avait mené des actions de mobilisation. « Quand on approche la négociation avec sérieux, c’est possible de s’entendre sans conflit de travail », conclut-elle.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN représente 100 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 250 syndicats et 50 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération du commerce (FC–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs.

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Les employées de bureau de Papier Clermont réclament le respect https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employees-de-bureau-de-papier-clermont-reclament-le-respect/ Thu, 30 Jul 2026 13:37:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118256 Après plus de deux ans de négociation, les cinq travailleuses du secteur bureau de l’usine Domtar de Clermont dénoncent le refus de l’employeur de leur accorder la pleine rétroactivité salariale, alors que cette reconnaissance a été accordée aux autres unités syndicales de l’entreprise. Pour elles, il s’agit d’un traitement inéquitable qui soulève de sérieuses questions quant à la façon dont l’employeur traite un groupe composé exclusivement de femmes.

La convention collective des employées de bureau est échue depuis le 30 avril 2024. Malgré plus de trois ans sans augmentation salariale, l’employeur refuse aujourd’hui de reconnaître l’ensemble de la période de négociation dans le calcul de la rétroactivité. Pourtant, cette pratique a été appliquée ailleurs chez Domtar, notamment pour les travailleuses et travailleurs de l’usine de Clermont.

« Nous avons fait notre part. Nous avons retiré des demandes importantes, comme le télétravail et les horaires flexibles, afin de favoriser un règlement. Malgré cette ouverture, l’employeur refuse toujours de nous traiter avec la même équité que nos collègues. Nous ne demandons pas un privilège. Nous demandons simplement le même respect et les mêmes conditions que les autres travailleuses et travailleurs de Domtar », affirme la présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont | Secteur bureau–CSN, Karenne Tremblay.

 

Une injustice qui ne passe pas

Pour le comité de la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), il est difficile d’ignorer que les personnes pénalisées sont les seules employées de bureau de l’usine, un petit groupe composé exclusivement de femmes.

« Le même employeur a reconnu la rétroactivité aux travailleurs de l’usine, mais refuse de l’accorder aux cinq employées de bureau. C’est légitime de se demander pourquoi. Nous refusons de banaliser cette différence de traitement. Les travailleuses méritent le même respect et la même reconnaissance que leurs collègues. Nous serons à leurs côtés aussi longtemps qu’il le faudra », soutient la vice-présidente à la condition féminine au CCQCA–CSN, Mélanie Pelletier.

La mobilisation des travailleuses reçoit d’ailleurs l’appui des membres du syndicat de l’usine, venus démontrer leur solidarité envers leurs collègues.

« Une négociation, ça avance quand les deux parties font des efforts. Les travailleuses ont démontré leur volonté de trouver un terrain d’entente en retirant des demandes importantes. Quand l’employeur répond en refusant de reconnaître plus de deux ans d’attente, il envoie le mauvais signal. Il est encore temps de conclure cette négociation sur une base saine et durable », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Keven Gagnon.

Pour la CSN, cette négociation dépasse largement le cadre d’un simple litige salarial. Elle pose la question du traitement réservé aux travailleuses dans les milieux traditionnellement masculins.

« Lorsqu’un employeur applique des conditions différentes à un groupe exclusivement féminin sans justification valable, il est normal de s’interroger. L’équité ne peut pas être à géométrie variable. Les travailleuses de Clermont réclament exactement ce qui a été accordé ailleurs dans l’entreprise : ni plus ni moins. Domtar doit corriger cette injustice », conclut la vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Katia Lelièvre.

Les représentantes syndicales réitèrent leur volonté de parvenir rapidement à une entente négociée, mais rappellent que celle-ci devra obligatoirement reconnaître les droits des travailleuses et mettre fin à cette iniquité.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont ainsi que la section bureau regroupe ensemble environ 125 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats.

 

Jérôme Godbout, conseiller à l’information au CCQCA–CSN : 581 398-0093 ou jerome.godbout@csn.qc.ca

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Fermeture de la Halte-répit du Partage Notre-Dame : une décision incompréhensible en pleine crise de l’itinérance https://www.csn.qc.ca/actualites/fermeture-de-la-halte-repit-du-partage-notre-dame-une-decision-incomprehensible-en-pleine-crise-de-litinerance/ Thu, 23 Jul 2026 17:39:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118242 C’est avec stupéfaction que les travailleuses et travailleurs du Partage Notre-Dame ont appris, le 16 juillet dernier, la fermeture de la Halte-répit, un service essentiel offrant soutien et accompagnement aux personnes vulnérables de Granby et de la région. Cette décision découle du choix de Santé Québec de ne pas reconduire l’entente de financement qui permettait le maintien de ce service.

Chaque jour, les intervenantes et intervenants du Partage Notre-Dame offrent un accompagnement humain, du soutien psychosocial, de l’écoute, de l’orientation vers les ressources appropriées ainsi qu’une présence constante auprès des personnes les plus vulnérables. Leur travail contribue à prévenir des situations de crise, à favoriser la réinsertion sociale et à préserver la dignité de nombreuses personnes.

« C’est constamment plein à la Halte. Nous accueillons des personnes qui, selon leur état, ne peuvent pas aller ailleurs, parfois même pas à l’hôpital. Où iront-elles maintenant ? », s’inquiète la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Partage Notre-Dame–CSN, Andrée-Anne Houle.

Cette fermeture survient alors que le débat sur l’itinérance occupe une place importante dans l’actualité québécoise. Au cours des dernières semaines, les démarches menées par l’ancienne première ministre Pauline Marois en faveur d’un Sommet national sur l’itinérance ont suscité l’appui de l’ensemble des principaux partis politiques. Dans ce contexte, la décision de mettre fin au financement d’un organisme qui accompagne quotidiennement des personnes en situation de grande vulnérabilité soulève de sérieuses questions.

« On a peine à comprendre la logique derrière cette décision. D’un côté, tout le monde reconnaît l’augmentation de l’itinérance et l’urgence d’agir. De l’autre, on coupe le financement d’un service qui fait justement partie des solutions. Réduire les ressources en santé et services sociaux ne peut qu’accentuer les difficultés vécues par la population », affirme le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, François Perron.

Cette situation apparaît d’autant plus paradoxale que le syndicat et l’employeur venaient tout juste de conclure une entente de principe dans le cadre de la négociation de leur première convention collective. Rappelons qu’en mars dernier, le Tribunal administratif du travail a reconnu le Partage Notre-Dame comme un service public et a déterminé que, dans l’éventualité d’une grève, des services essentiels devaient être maintenus afin de protéger la santé et la sécurité de la population.

« Si un service est jugé suffisamment essentiel pour justifier une limitation à l’exercice d’un droit constitutionnel comme le droit de grève, c’est qu’il répond à un besoin fondamental dans la communauté. Il est donc profondément inquiétant qu’un organisme aussi essentiel soit forcé de fermer ses portes faute de financement gouvernemental. Cette décision est désolante pour les personnes vulnérables qui perdront un point de repère important, préoccupante pour l’ensemble de la communauté et consternante pour les travailleuses et travailleurs qui perdent leur emploi. Nous les accompagnerons dans les prochaines étapes et nous espérons obtenir rapidement des explications claires sur les motifs de cette fermeture », conclut la vice-présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, Fanie Lefebvre.

 

 

 

 

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Pénurie de personnel au CHU de Québec–Université Laval : le réseau est à bout de souffle https://www.csn.qc.ca/actualites/penurie-de-personnel-au-chu-de-quebec-universite-laval-le-reseau-est-a-bout-de-souffle/ Wed, 15 Jul 2026 20:43:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118195 La situation continue de se détériorer au CHU de Québec–Université Laval. Les postes vacants s’accumulent, les absences pour maladie augmentent et les équipes sont poussées à bout. Nous sommes à un point de rupture. Pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN), il est urgent de mettre fin à la diminution drastique des embauches et de donner aux établissements les moyens de recruter le personnel nécessaire avant que la situation ne devienne irréversible.

En pharmacie, 32 % des postes d’assistantes et assistants techniques en pharmacie (ATP) sont actuellement vacants. Chez les préposées et préposés aux bénéficiaires (PAB), près de 20 % des postes demeurent à pourvoir. Ces pénuries ont déjà des conséquences sur les services, notamment par une réduction des heures d’ouverture en pharmacie, tout en augmentant la pression sur les équipes en place. Problématique qui s’accentue en raison de la période des vacances en cours.

« Nos membres sont pris dans un cercle vicieux. Quand une personne s’absente parce qu’elle est épuisée ou malade, il n’y a souvent personne pour la remplacer. Ce sont les collègues qui absorbent la charge de travail supplémentaire. Jour après jour, la pression augmente, les gens s’épuisent et finissent eux aussi par tomber en arrêt de travail. On voit des équipes entières fonctionner en mode survie. À cet effet, l’employeur a d’ailleurs confirmé au Syndicat que le taux d’absentéisme avoisinait les 20 %. Si rien ne change rapidement, ce sont autant les travailleuses et les travailleurs que les services à la population qui en paieront le prix », déplore la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec–CSN, Caroline Verret.

Pour la vice-présidente responsable du secteur public à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Carole Duperré, la situation observée au CHU de Québec–Université Laval est loin d’être isolée. « Ce qui se passe au CHU de Québec–Université Laval est le reflet de ce que l’on constate partout au Québec. Depuis trop longtemps, le réseau fonctionne avec des équipes incomplètes qui compensent constamment pour les postes vacants. Les travailleuses et les travailleurs continuent de porter le réseau sur leurs épaules, mais ils ne peuvent pas compenser éternellement les décisions qui fragilisent le réseau public et leur santé. Si le gouvernement veut améliorer l’accès aux soins, il doit d’abord s’assurer que les établissements disposent du personnel nécessaire pour les offrir. »

Le conseil central estime que les décisions de gestion du gouvernement et de Santé Québec contribuent directement à l’aggravation de la crise.

« On ne peut pas reconnaître qu’il manque de personnel partout et, en même temps, maintenir une diminution des embauches qui empêche de remplacer les départs. Cette logique est complètement contre-productive. À force de vouloir gérer le réseau avec une calculatrice, on épuise les personnes qui prennent soin de la population en plus de la mettre en danger. Santé Québec et le gouvernement doivent agir sans tarder et mettre en place des solutions durables, adaptées à la réalité des travailleuses et des travailleurs. Chaque semaine d’inaction épuise davantage les équipes et compromet la qualité ainsi que l’accessibilité des services », affirme la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Mélanie Pelletier.

Pour Caroline Verret, il est urgent de lever les obstacles au recrutement, de pourvoir les postes vacants et de reconstituer des listes de rappel capables de soutenir les équipes lorsque des absences surviennent. « N’avons-nous pas appris de la dernière pandémie qui avait clairement démontré la fragilité du réseau notamment par le manque d’effectifs en place ? », conclut-elle.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN) représente plus de 3200 membres dans la catégorie 2 dans 5 établissements de la région de Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), représentant quelque 140 000 membres partout au Québec, ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), regroupant 240 syndicats comptant plus de 45 000 membres dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches. La Confédération des syndicats nationaux (CSN), ce sont 350 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activité, partout au Québec.

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