Travail et emploi – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Fri, 18 Sep 2026 15:43:12 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Travail et emploi – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Régime forestier : un an de mobilisation, une demande claire aux partis https://www.csn.qc.ca/actualites/regime-forestier-un-an-de-mobilisation-une-demande-claire-aux-partis/ Fri, 18 Sep 2026 15:43:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118774 L’avenir des forêts du Québec doit se décider à plusieurs voix. La forêt est à la fois un territoire de droits, un écosystème vivant, un milieu de vie, un moteur économique et un lieu d’usages multiples : sa modernisation est un vrai projet de société, non un simple dossier sectoriel.

Depuis un an, une démarche collective inédite, réunissant Premières Nations, syndicats de travailleuses et travailleurs, groupes environnementaux, gestionnaires de territoires fauniques, acteurs récréotouristiques et, plus récemment, entrepreneurs forestiers, travaille de façon structurée à élaborer des pistes d’actions pour une modernisation du régime forestier.

Au terme du Dialogue national sur la forêt, auquel nous avons pris part cette semaine à l’Université Laval, nous entendons la volonté partagée du milieu forestier de se parler et d’agir. La main tendue, nous souhaitons poursuivre le dialogue avec tous les acteurs.

Notre demande est simple. Nous invitons chaque parti politique à s’engager formellement à  poser deux gestes concrets pour que s’ouvre une véritable concertation nationale. Nous proposons que le prochain gouvernement mette sur pied dans les 100 premiers jours :

  • Un Conseil national de «gouvernements à gouvernement», entre les Premières Nations et le gouvernement du Québec, chargé de co-construire le prochain régime forestier.
  • Une Table nationale des partenaires, menée par une présidence indépendante, réunissant l’ensemble des acteurs de la forêt et du milieu forestier et ayant pour mandat de conseiller le gouvernement dans la préparation d’un nouveau régime forestier.

Ces deux instances composeront les assises d’un chantier structuré pour mener, dans un délai raisonnable, une modernisation juste, durable et rassembleuse du régime forestier.  Une réelle concertation menée en amont permettra à tous les acteurs de la forêt et du milieu forestier d’exprimer leurs attentes et leurs craintes afin de trouver ensemble les solutions les plus convergentes possibles.

Dans un contexte d’incertitude économique et de tensions commerciales persistantes, la recherche de solutions durables et consensuelles devient plus essentielle que jamais. Avec une telle approche, il est selon nous possible de réactualiser le régime forestier et de  l’arrimer de manière efficace à une nouvelle politique industrielle du bois, sans avoir à perpétuellement recommencer le travail faute d’adhésion. C’est seulement ainsi que pourront se rétablir un climat social sain et un environnement d’affaires prévisible dans les forêts du Québec.

Sur le fond, nos priorités sont déjà connues : nous avons détaillé en juin, dans une lettre ouverte, nos cinq grands chantiers pour une modernisation juste et durable, que nous porterons à ces instances dès leur création.

La forêt est un patrimoine collectif; son avenir aussi. Des voies de passage existent, et c’est ensemble que nous les trouverons.

Signataires

Francis Verreault-Paul, Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador,

Alice-Anne Simard, Directrice générale de Nature Québec

Alain Branchaud, Directeur général de la SNAP Québec

Martin Vaillancourt, Directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec

Daniel Cloutier, Directeur québécois d’Unifor

Kevin Gagnon, Président de la Fédération de l’industrie manufacturière – CSN

Nicolas Lapierre, Directeur québécois du Syndicat des Métallos

Luc Vachon, Président de la Centrale des syndicats démocratiques

Guillaume Ouellet, Président de Zecs Québec

Dominic Dugré, Président-Directeur général de la Fédération des pourvoiries du Québec

Normand Fiset, Président de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique

Pierre Gaudreault, Directeur général d’Aventure Écotourisme Québec et de l’Association des parcs régionaux du Québec

Benoît Lasalle, Président de l’Association québécoise des entrepreneurs forestiers

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Les profs-pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy déclenchent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-profs-pompiers-du-campus-notre-dame-de-foy-declenchent-la-greve/ Wed, 09 Sep 2026 19:48:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118512 C’est aujourd’hui que les enseignantes et enseignants du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN passent à l’action. Après plus d’un an de négociations et trois ans sans convention collective, les profs-pompiers déclenchent une grève de deux jours à compter d’aujourd’hui.

Ce conflit aurait pourtant pu être évité. La semaine dernière, les membres ont lancé un ultimatum clair à l’employeur : une entente devait intervenir avant le 9 septembre, à défaut de quoi une grève de deux jours serait déclenchée.  Mais, l’employeur n’a toujours pas convoqué le syndicat à une séance de négociation.

« L’employeur avait une semaine pour nous convoquer et négocier. Il avait une semaine pour trouver des solutions. Il n’a rien fait. Et maintenant, il essaie de jouer à la victime, alors qu’il refuse simplement d’assumer ses responsabilités, dénonce le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret. Ça fait plus d’un an qu’on négocie. On aurait pu régler cette convention collective depuis longtemps si l’employeur avait réellement voulu avancer. Nos membres ont été patients. Ils ont fait leur part. Maintenant, c’est terminé, demain, nous serons en grève. »

Une organisation du travail qui n’est plus acceptable

Au cœur du conflit : un manque de prévisibilité dans l’organisation du travail qui impose une pression inutile aux enseignantes et enseignants.

Les profs-pompiers doivent pouvoir connaître leurs horaires et leur charge de travail suffisamment à l’avance pour être en mesure de planifier leur travail, préparer leurs cours et assurer un enseignement de qualité. Pourtant, les problèmes de planification persistent.

La situation s’est détériorée à tel point qu’à seulement une semaine du début des cours, les enseignantes et enseignants ne connaissaient toujours pas précisément leur horaire. Ils savaient quels cours ils allaient donner, mais pas quand ils les donneraient, combien d’heures ils travailleraient, ni comment leur semaine serait organisée.

Ce n’est pas une façon acceptable d’organiser le travail de professionnel-les de l’enseignement.

« On parle ici de personnes qui doivent préparer des cours, organiser leur travail et assurer la formation de futures pompières et de futurs pompiers. On ne peut pas leur demander d’être disponibles sans leur donner la moindre prévisibilité sur leur propre horaire, affirme la vice-présidente responsable par intérim du regroupement privé de la FNEEQ–CSN, Saleha Hedaraly. Les enseignantes et enseignants ont été patients et ont négocié de bonne foi. L’employeur, lui, avait encore une occasion de démontrer qu’il voulait régler. Il a choisi de ne pas la saisir. »

Plus d’un an à attendre des solutions

Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) appuie sans réserve les profs-pompiers dans leur décision de déclencher la grève.

« Ces enseignantes et enseignants n’ont pas demandé la lune. Ils demandent de pouvoir effectuer leur travail dans des conditions qui permettent une organisation normale et prévisible du travail pour améliorer la qualité de l’enseignement. Après trois ans sans convention collective et plus d’un an de négociations, ils ont assez attendu, affirme le vice-président au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Pierre Emond. L’employeur avait le temps de négocier. Il avait été prévenu. Il connaissait la date de la grève. Il avait toutes les cartes en main pour éviter le conflit. Il a choisi de ne pas agir. Maintenant, les membres passent à l’action et nous serons avec eux. »

Les enseignantes et enseignants sont disponibles pour négocier et souhaitent toujours parvenir à une entente. Mais après plus d’un an de négociations, plusieurs années sans convention collective et l’inaction de l’employeur depuis l’annonce du mandat de grève, les membres considèrent que la grève est devenue nécessaire.

La grève se terminera demain, le jeudi 10 septembre en fin de journée.

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Un contrat qui tombe à point https://www.csn.qc.ca/actualites/un-contrat-qui-tombe-a-point/ Thu, 03 Sep 2026 18:30:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118431 La CSN se réjouit de la commande de VIA Rail, annoncée ce midi, pour la construction de 313 nouvelles voitures par les usines d’Alstom situées à La Pocatière et à Thunder Bay. « C’est une excellente nouvelle pour les travailleuses et les travailleurs d’ici. Après des années parfois incertaines, cette entente nous assure une prévisibilité et nous permet de respirer mieux », explique Claude Michaud, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Alstom La Pocatière–CSN, qui regroupe 300 membres. « Trop souvent dans le passé, notre usine a été contournée lorsque venait le temps d’accorder des contrats majeurs. Nous demandions depuis des années aux gouvernements d’augmenter le contenu local dans leurs appels d’offres. Notre expertise est mise à contribution et nous nous en réjouissons. »

De son côté, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, salue l’importance de cette entente dans le contexte économique actuel. « Les représentations effectuées par la CSN, notamment auprès de VIA Rail, pour décrocher des contrats de cette envergure ont finalement porté leurs fruits. Pour la première fois en 40 ans, les voitures de VIA Rail seront construites au Canada. C’est d’autant plus important dans le contexte actuel de guerre commerciale où l’on doit plus que jamais favoriser la production locale et la main-d’œuvre d’ici. Acheter local, c’est si simple ! »

 

Pôle ferroviaire majeur

« Ce nouveau contrat permet au complexe de La Pocatière de redevenir plus que jamais un joueur majeur dans le domaine. Nous espérons que cela attirera d’autres entreprises pour permettre à La Pocatière de pleinement jouer son rôle de pôle industriel », note pour sa part le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

 

Une force économique régionale

Finalement, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross, souligne les importantes retombées de cette entente pour la région et les nombreux emplois de qualité qui seront maintenus et consolidés au Bas-Saint-Laurent. « Grâce à ce nouveau contrat, ce sont des centaines d’emplois de qualité qui demeureront dans notre région. Alors que le coût de la vie inquiète, cette nouvelle tombe à point pour les travailleuses et travailleurs d’ici et leurs familles. Le savoir-faire unique de ces hommes et de ces femmes qualifiés fait de notre région une force économique essentielle. »

 

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs, réunis au sein de 320 syndicats partout au Québec. Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN regroupe près de 10 000 membres issus de tous les secteurs d’activité. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs.

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Les profs-pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy se donnent un mandat de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-profs-pompiers-du-campus-notre-dame-de-foy-se-donnent-un-mandat-de-greve/ Thu, 03 Sep 2026 15:24:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118427 Après plus d’un an de négociations et trois ans sans convention collective, les enseignantes et enseignants du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Les profs-pompiers du DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy sont maintenant prêts à passer à l’action. Le syndicat donne un ultimatum à l’employeur, une entente doit intervenir avant jeudi prochain, sans quoi les enseignantes et les enseignants seront en grève pour deux jours.

Au cœur du conflit se trouve notamment la question de la rétroactivité salariale. Après trois ans sans convention collective, et donc sans augmentations, les enseignantes et enseignants revendiquent une reconnaissance juste de leur travail et demandent notamment un arrimage de leurs conditions salariales avec celles des enseignantes et enseignants du réseau public des cégeps qui offrent des formations au DEP.

« Ces enseignantes et enseignants font un travail essentiel pour former les prochaines générations de pompières et de pompiers. Pourtant, après trois ans sans convention collective, trois ans sans augmentation salariale, l’employeur continue de faire traîner les choses. Ce n’est pas acceptable », dénonce la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier. « Quand on demande simplement d’être traité équitablement, l’employeur devrait chercher des solutions plutôt que de multiplier les retards. »

« Les travailleuses et les travailleurs n’ont pas à accepter indéfiniment les retards et les refus de leur employeur. Après trois ans sans convention collective, il est temps que l’employeur reconnaisse la valeur du travail de ces enseignantes et enseignants et fasse les compromis nécessaires pour arriver à une entente. La CSN est derrière eux et nous serons là pour les appuyer dans leur lutte pour des conditions de travail justes et équitables », affirme la présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Caroline Senneville.

Les problèmes ne se limitent toutefois pas qu’aux salaires. Le syndicat dénonce également une organisation du travail qui manque cruellement de prévisibilité.

À titre d’exemple, une semaine avant le début des cours, les enseignantes et enseignants ne connaissaient toujours pas leur horaire. Ils savaient quels cours ils allaient donner, mais ne savaient toujours pas précisément à quel moment ils les donneraient, combien d’heures ils travailleraient, ni comment leur semaine serait organisée.

« Les enseignantes et les enseignants demandent simplement une prévisibilité dans leur horaire. Une meilleure organisation du travail a un effet concret sur la qualité de la préparation des cours et donc sur la qualité de l’enseignement, au bénéfice des personnes étudiantes », souligne la vice-présidente responsable par intérim du regroupement privé de la FNEEQ–CSN, Saleha Hedaraly. Pour le syndicat, cette situation illustre un problème plus large, l’employeur doit prendre les négociations au sérieux et mettre sur la table des solutions concrètes.

« Nous sommes en négociation depuis plus d’un an et nous sommes sans convention collective depuis trois ans. Nous avons fait notre bout de chemin. Maintenant, c’est à l’employeur de démontrer qu’il veut réellement régler », affirme le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret. « Nos membres veulent travailler, enseigner et former des pompières et des pompiers. Mais ils veulent aussi être respectés et avoir des conditions de travail à la hauteur de leur contribution. Le message envoyé aujourd’hui est clair, si l’employeur ne règle pas, nous serons en grève jeudi prochain. »

Le syndicat demeure disponible pour négocier et souhaite éviter la grève. Mais le temps des délais et des tergiversations est terminé. Les membres ont donné un mandat clair et sans règlement, ils exerceront leur droit de grève pendant deux jours à compter de jeudi prochain.

 

À propos

Le Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy – CSN représente environ 20 travailleuses et travailleurs. Il est affilié au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés ainsi qu’à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) qui compte plus d’une centaine de syndicats et représente plus de 40 000 membres.

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La CSN conteste la loi devant les tribunaux https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-conteste-la-loi-devant-les-tribunaux/ Tue, 01 Sep 2026 12:18:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118425 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dépose un pourvoi en contrôle judiciaire devant la Cour supérieure pour contester la loi 4 concernant la gouvernance syndicale. Par le dépôt de ce recours, la CSN continue d’intervenir pour mettre fin aux nombreuses attaques contre les droits des travailleuses et des travailleurs. Alors que la campagne électorale est en cours, elle appelle les partis politiques à s’engager à abroger les lois liberticides.

La CSN demande à la Cour de déclarer inconstitutionnelle la Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail. Pour la CSN, cette loi porte atteinte à la liberté d’association et à la liberté d’expression garanties par les chartes. Dans les derniers mois, plusieurs reculs en matière de droits fondamentaux ont été dénoncés par la CSN, notamment l’atteinte au droit de grève avec la loi 14 et l’imposition d’un régime discriminatoire en santé et sécurité du travail dans les réseaux de l’éducation ainsi que de la santé et des services sociaux avec la loi 28.

Rappelons qu’en juillet dernier, les neuf principales organisations syndicales québécoises ont déposé une plainte à l’Organisation internationale du travail (OIT) pour contester la loi 4 et demander qu’elle soit déclarée contraire à la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de l’OIT, ratifiée par le Canada. De nombreux organismes, comme le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), ont eux aussi déploré les attaques récentes à l’endroit des contre-pouvoirs.

« L’incertitude économique actuelle devrait mener les partis politiques à vouloir s’allier aux travailleuses et aux travailleurs et à leurs syndicats », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Affaiblir les salarié-es, ce n’est jamais une bonne idée. Mais le faire en pleine guerre commerciale, c’est pire que jamais. C’est pourquoi nous continuons de prendre tous les moyens à notre disposition pour faire retirer les lois qui portent atteinte aux droits des salarié-es et déséquilibrent les relations de travail en faveur des patrons. Avec la campagne électorale en cours, il faut souhaiter que les différents partis s’engagent à changer de ton avec les syndicats et à retirer des lois comme la loi 4 », conclut la présidente.

À propos

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Déclenchement des élections générales au Québec : la CSN interpelle les formations politiques https://www.csn.qc.ca/actualites/declenchement-des-elections-generales-au-quebec-la-csn-interpelle-les-formations-politiques/ Thu, 27 Aug 2026 11:00:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118411 La CSN profite du déclenchement officiel de la campagne électorale pour interpeller l’ensemble des formations politiques à se positionner clairement sur les enjeux qui touchent le monde du travail et l’ensemble de la société québécoise.

« Cette élection survient à un moment charnière pour le Québec. Entre la guerre tarifaire qui fragilise notre économie, un réseau de la santé à bout de souffle et une crise du logement et du coût de la vie qui frappe durement les familles, les partis politiques ne peuvent pas se contenter de promesses vagues. La population a besoin d’engagements clairs et de gestes concrets », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Des revendications pour un Québec plus juste

À l’occasion du coup d’envoi de la campagne, la CSN réitère ses principales revendications :

  • Une réforme du mode de scrutin, pour que chaque vote compte véritablement et que notre système électoral reflète enfin la diversité des choix de la population.
  • Une réforme fiscale ambitieuse, permettant une plus grande redistribution de la richesse et un financement adéquat des services publics.
  • L’abrogation des lois anti-travailleurs (lois 4, 14 et 28), d’autant plus urgente dans le contexte actuel de guerre tarifaire et d’incertitude économique, où les travailleuses et travailleurs ont besoin de protections renforcées, et non affaiblies.
  • La déprivatisation et la décentralisation du réseau de la santé et des services sociaux, pour un système public fort, accessible et ancré dans les communautés.
  • La fin de l’école à trois vitesses et la complétion du réseau de CPE, afin de garantir à chaque enfant les mêmes chances de réussite dès le plus jeune âge.
  • Une véritable politique industrielle, accompagnée d’une stratégie de formation continue de la main-d’œuvre, pour bâtir une économie résiliente et créatrice d’emplois de qualité.
  • Un plan ambitieux de lutte aux changements climatiques, incluant une bonification substantielle du financement du transport en commun.

La CSN entend suivre de près la campagne électorale pour s’assurer que les préoccupations de ses 350 000 membres soient au cœur des débats. La CSN rappelle enfin qu’en vertu de ses statuts et règlements, elle demeure une organisation entièrement non partisane.

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Programmes fédéraux d’aide aux travailleurs : la CSN réclame plus de mordant https://www.csn.qc.ca/actualites/programmes-federaux-daide-aux-travailleurs-la-csn-reclame-plus-de-mordant/ Tue, 25 Aug 2026 17:27:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118405 La CSN réagit aux annonces faites ce matin par le gouvernement fédéral visant à soutenir les travailleuses, les travailleurs et les entreprises durement touchés par la nouvelle offensive tarifaire américaine. Si plusieurs mesures méritent d’être saluées, la CSN estime que celles-ci demeurent incomplètes et mériteraient d’être bonifiées si la situation économique devait se détériorer.

 

Des bonifications à l’assurance-emploi, mais des angles morts importants

La CSN accueille favorablement la prolongation, pour une durée d’un an, des bonifications temporaires de l’assurance-emploi, une décision bienvenue dans le contexte d’incertitude actuel, mais souligne toutefois que ces mesures laissent de côté une partie importante de la main-d’œuvre touchée.

« La prolongation des bonifications de l’assurance-emploi est une bonne nouvelle, mais Ottawa laisse pour compte celles et ceux qui en ont le plus besoin. Les jeunes travailleurs et les personnes qui ont connu des passages au chômage récemment, notamment dans le secteur forestier, se retrouvent exclus d’une mesure censée les protéger », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La CSN déplore par ailleurs que la faiblesse du montant des prestations et les critères d’admissibilité ne soient toujours pas revus.

 

Nouveau programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre

La CSN prend acte de la création d’un nouveau Programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre. Pour la CSN, profiter des ralentissements de production pour investir dans la formation de la main-d’œuvre constitue une nécessité absolue. L’organisation rappelle toutefois que le gouvernement fédéral devra collaborer étroitement avec les acteurs sociaux, incluant les syndicats, ainsi qu’avec le gouvernement du Québec, afin d’instaurer une véritable culture de formation en emploi.

 

Une aide aux entreprises : oui, mais pas à n’importe quelle condition

La CSN considère qu’il est important de soutenir les entreprises pour prévenir les mises à pied et accueille favorablement les sommes annoncées à cet effet. L’organisation insiste cependant pour que cette aide soit consentie en contrepartie d’engagements fermes pour le maintien en emploi, et que le gouvernement demeure en contact avec les syndicats afin d’évaluer si ces mesures s’avéreront suffisantes.

« Soutenir les entreprises, c’est nécessaire, mais ça ne peut pas se faire à n’importe quelle condition. L’argent public doit servir à protéger des emplois, pas à financer des baisses d’impôt qui mineraient la justice fiscale. Le gouvernement fédéral doit rester à l’écoute des syndicats pour s’assurer que ces mesures répondent réellement aux besoins des travailleuses et des travailleurs », ajoute Caroline Senneville.

La CSN note qu’aucune subvention salariale n’a été annoncée pour favoriser le maintien en emploi. Il s’agit d’une piste qui devra être sérieusement considérée si la situation économique devait s’envenimer dans les secteurs touchés, à condition d’être ciblée vers les entreprises réellement affectées par la crise tarifaire.

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Collège LaSalle : sauver les emplois et les milliers de parcours scolaires https://www.csn.qc.ca/actualites/college-lasalle-sauver-les-emplois-et-les-milliers-de-parcours-scolaires/ Tue, 25 Aug 2026 14:26:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118402 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) se désolent de voir la direction du Collège LaSalle et le gouvernement du Québec s’enliser dans le litige qui les oppose concernant l’avenir de l’établissement d’enseignement. Le Collège a d’ailleurs mis sa menace à exécution en se plaçant à l’abri de ses créanciers, hier. Il prétend être incapable de payer l’amende qui lui a été imposée par Québec.

« À l’aube de la rentrée, nous sommes sensibles à la détresse vécue par des milliers d’étudiantes et d’étudiants dont le parcours scolaire pourrait se terminer brutalement, sans oublier les plus de 400 personnes enseignantes membres de la CSN qui vivent désormais une grande incertitude, ne sachant pas ce que demain leur réserve, s’indigne la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Or, en mettant chacune de l’eau dans son vin, les deux parties pourraient s’entendre. »

 

Redoubler d’efforts pour débloquer l’imbroglio

En effet, l’établissement d’enseignement privé et le gouvernement du Québec devraient redoubler d’efforts afin de préserver les emplois et la mission du Collège, tout en respectant la réforme de la Charte de la langue française de 2022.

« Adopter la ligne dure, dans les circonstances, ne ferait que des victimes. L’amende ne serait pas payée, les travailleuses et les travailleurs seraient poussés au chômage, les personnes étudiantes se retrouveraient le bec à l’eau. Ce serait le scénario du pire. Heureusement, des compromis demeurent toujours possibles si tout le monde y met de la bonne volonté », analyse le président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Benoît Lacoursière.

La CSN et la FNEEQ–CSN promettent d’aller au front et de se mobiliser pour assurer la protection des emplois en raison de ce conflit administratif.

 

À propos

La CSN
Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs, réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La FNEEQ–CSN
Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) regroupe quelque 40 000 membres œuvrant à tous les niveaux en éducation, de la maternelle à l’université, dans 50 établissements privés, 47 cégeps et 11 universités. Elle constitue l’une des huit fédérations affiliées à la CSN.

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Les syndiqué-es de la Coopérative funéraire des Deux Rives adoptent une entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndique-es-de-la-cooperative-funeraire-des-deux-rives-adoptent-une-entente-de-principe/ Fri, 14 Aug 2026 18:02:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118348 Réunis en assemblée générale le jeudi 13 août en soirée, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN ont adopté à 98 % l’entente de principe qui leur était présentée. La nouvelle convention collective leur garantit les meilleures conditions de travail dans le milieu funéraire au Québec.

 

Des gains majeurs

La convention collective négociée prévoit des augmentations salariales de 21 % sur quatre ans ainsi qu’une diminution importante du nombre d’échelons de la grille salariale. Mais ce n’est pas tout : elle prévoit également une augmentation des primes et la création d’une prime de formation, l’augmentation du nombre de semaines de vacances et la réduction du nombre d’années nécessaires pour y avoir droit, l’augmentation de la contribution de l’employeur au régime de retraite, d’importants gains en matière de droits syndicaux, notamment sur le plan de la santé et sécurité au travail, et finalement une limitation du droit de gérance en matière de sous-traitance.

 

Objectif atteint sans conflit de travail

« Nous sommes très satisfaits du résultat de la négociation », commente la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN, Catherine Caron. « Notre objectif était de conclure une entente reconnaissant l’importance et l’excellence du travail de nos membres et nous pouvons dire : mission accomplie. »

« La très bonne entente négociée à la Coopérative funéraire des Deux Rives prouve qu’avec de la bonne volonté, il est possible d’en arriver à des solutions gagnantes pour toutes les parties », ajoute le trésorier de la Fédération du commerce–CSN, Steeve Bouchard.

« Il ne faut pas croire qu’un règlement comme celui-ci est tombé du ciel », précise la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier. « Les membres étaient mobilisés et déterminés, conscients de la valeur de leur travail. Ce sont des gens de cœur, qui font une profonde différence dans l’accompagnement. » Rappelons que le syndicat avait en poche un mandat pour une banque de cinq jours de grève et avait mené des actions de mobilisation. « Quand on approche la négociation avec sérieux, c’est possible de s’entendre sans conflit de travail », conclut-elle.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN représente 100 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 250 syndicats et 50 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération du commerce (FC–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs.

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Les employées de bureau de Papier Clermont réclament le respect https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employees-de-bureau-de-papier-clermont-reclament-le-respect/ Thu, 30 Jul 2026 13:37:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118256 Après plus de deux ans de négociation, les cinq travailleuses du secteur bureau de l’usine Domtar de Clermont dénoncent le refus de l’employeur de leur accorder la pleine rétroactivité salariale, alors que cette reconnaissance a été accordée aux autres unités syndicales de l’entreprise. Pour elles, il s’agit d’un traitement inéquitable qui soulève de sérieuses questions quant à la façon dont l’employeur traite un groupe composé exclusivement de femmes.

La convention collective des employées de bureau est échue depuis le 30 avril 2024. Malgré plus de trois ans sans augmentation salariale, l’employeur refuse aujourd’hui de reconnaître l’ensemble de la période de négociation dans le calcul de la rétroactivité. Pourtant, cette pratique a été appliquée ailleurs chez Domtar, notamment pour les travailleuses et travailleurs de l’usine de Clermont.

« Nous avons fait notre part. Nous avons retiré des demandes importantes, comme le télétravail et les horaires flexibles, afin de favoriser un règlement. Malgré cette ouverture, l’employeur refuse toujours de nous traiter avec la même équité que nos collègues. Nous ne demandons pas un privilège. Nous demandons simplement le même respect et les mêmes conditions que les autres travailleuses et travailleurs de Domtar », affirme la présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont | Secteur bureau–CSN, Karenne Tremblay.

 

Une injustice qui ne passe pas

Pour le comité de la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), il est difficile d’ignorer que les personnes pénalisées sont les seules employées de bureau de l’usine, un petit groupe composé exclusivement de femmes.

« Le même employeur a reconnu la rétroactivité aux travailleurs de l’usine, mais refuse de l’accorder aux cinq employées de bureau. C’est légitime de se demander pourquoi. Nous refusons de banaliser cette différence de traitement. Les travailleuses méritent le même respect et la même reconnaissance que leurs collègues. Nous serons à leurs côtés aussi longtemps qu’il le faudra », soutient la vice-présidente à la condition féminine au CCQCA–CSN, Mélanie Pelletier.

La mobilisation des travailleuses reçoit d’ailleurs l’appui des membres du syndicat de l’usine, venus démontrer leur solidarité envers leurs collègues.

« Une négociation, ça avance quand les deux parties font des efforts. Les travailleuses ont démontré leur volonté de trouver un terrain d’entente en retirant des demandes importantes. Quand l’employeur répond en refusant de reconnaître plus de deux ans d’attente, il envoie le mauvais signal. Il est encore temps de conclure cette négociation sur une base saine et durable », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Keven Gagnon.

Pour la CSN, cette négociation dépasse largement le cadre d’un simple litige salarial. Elle pose la question du traitement réservé aux travailleuses dans les milieux traditionnellement masculins.

« Lorsqu’un employeur applique des conditions différentes à un groupe exclusivement féminin sans justification valable, il est normal de s’interroger. L’équité ne peut pas être à géométrie variable. Les travailleuses de Clermont réclament exactement ce qui a été accordé ailleurs dans l’entreprise : ni plus ni moins. Domtar doit corriger cette injustice », conclut la vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Katia Lelièvre.

Les représentantes syndicales réitèrent leur volonté de parvenir rapidement à une entente négociée, mais rappellent que celle-ci devra obligatoirement reconnaître les droits des travailleuses et mettre fin à cette iniquité.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont ainsi que la section bureau regroupe ensemble environ 125 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats.

 

Jérôme Godbout, conseiller à l’information au CCQCA–CSN : 581 398-0093 ou jerome.godbout@csn.qc.ca

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Fermeture de la Halte-répit du Partage Notre-Dame : une décision incompréhensible en pleine crise de l’itinérance https://www.csn.qc.ca/actualites/fermeture-de-la-halte-repit-du-partage-notre-dame-une-decision-incomprehensible-en-pleine-crise-de-litinerance/ Thu, 23 Jul 2026 17:39:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118242 C’est avec stupéfaction que les travailleuses et travailleurs du Partage Notre-Dame ont appris, le 16 juillet dernier, la fermeture de la Halte-répit, un service essentiel offrant soutien et accompagnement aux personnes vulnérables de Granby et de la région. Cette décision découle du choix de Santé Québec de ne pas reconduire l’entente de financement qui permettait le maintien de ce service.

Chaque jour, les intervenantes et intervenants du Partage Notre-Dame offrent un accompagnement humain, du soutien psychosocial, de l’écoute, de l’orientation vers les ressources appropriées ainsi qu’une présence constante auprès des personnes les plus vulnérables. Leur travail contribue à prévenir des situations de crise, à favoriser la réinsertion sociale et à préserver la dignité de nombreuses personnes.

« C’est constamment plein à la Halte. Nous accueillons des personnes qui, selon leur état, ne peuvent pas aller ailleurs, parfois même pas à l’hôpital. Où iront-elles maintenant ? », s’inquiète la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Partage Notre-Dame–CSN, Andrée-Anne Houle.

Cette fermeture survient alors que le débat sur l’itinérance occupe une place importante dans l’actualité québécoise. Au cours des dernières semaines, les démarches menées par l’ancienne première ministre Pauline Marois en faveur d’un Sommet national sur l’itinérance ont suscité l’appui de l’ensemble des principaux partis politiques. Dans ce contexte, la décision de mettre fin au financement d’un organisme qui accompagne quotidiennement des personnes en situation de grande vulnérabilité soulève de sérieuses questions.

« On a peine à comprendre la logique derrière cette décision. D’un côté, tout le monde reconnaît l’augmentation de l’itinérance et l’urgence d’agir. De l’autre, on coupe le financement d’un service qui fait justement partie des solutions. Réduire les ressources en santé et services sociaux ne peut qu’accentuer les difficultés vécues par la population », affirme le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, François Perron.

Cette situation apparaît d’autant plus paradoxale que le syndicat et l’employeur venaient tout juste de conclure une entente de principe dans le cadre de la négociation de leur première convention collective. Rappelons qu’en mars dernier, le Tribunal administratif du travail a reconnu le Partage Notre-Dame comme un service public et a déterminé que, dans l’éventualité d’une grève, des services essentiels devaient être maintenus afin de protéger la santé et la sécurité de la population.

« Si un service est jugé suffisamment essentiel pour justifier une limitation à l’exercice d’un droit constitutionnel comme le droit de grève, c’est qu’il répond à un besoin fondamental dans la communauté. Il est donc profondément inquiétant qu’un organisme aussi essentiel soit forcé de fermer ses portes faute de financement gouvernemental. Cette décision est désolante pour les personnes vulnérables qui perdront un point de repère important, préoccupante pour l’ensemble de la communauté et consternante pour les travailleuses et travailleurs qui perdent leur emploi. Nous les accompagnerons dans les prochaines étapes et nous espérons obtenir rapidement des explications claires sur les motifs de cette fermeture », conclut la vice-présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, Fanie Lefebvre.

 

 

 

 

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Pénurie de personnel au CHU de Québec–Université Laval : le réseau est à bout de souffle https://www.csn.qc.ca/actualites/penurie-de-personnel-au-chu-de-quebec-universite-laval-le-reseau-est-a-bout-de-souffle/ Wed, 15 Jul 2026 20:43:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118195 La situation continue de se détériorer au CHU de Québec–Université Laval. Les postes vacants s’accumulent, les absences pour maladie augmentent et les équipes sont poussées à bout. Nous sommes à un point de rupture. Pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN), il est urgent de mettre fin à la diminution drastique des embauches et de donner aux établissements les moyens de recruter le personnel nécessaire avant que la situation ne devienne irréversible.

En pharmacie, 32 % des postes d’assistantes et assistants techniques en pharmacie (ATP) sont actuellement vacants. Chez les préposées et préposés aux bénéficiaires (PAB), près de 20 % des postes demeurent à pourvoir. Ces pénuries ont déjà des conséquences sur les services, notamment par une réduction des heures d’ouverture en pharmacie, tout en augmentant la pression sur les équipes en place. Problématique qui s’accentue en raison de la période des vacances en cours.

« Nos membres sont pris dans un cercle vicieux. Quand une personne s’absente parce qu’elle est épuisée ou malade, il n’y a souvent personne pour la remplacer. Ce sont les collègues qui absorbent la charge de travail supplémentaire. Jour après jour, la pression augmente, les gens s’épuisent et finissent eux aussi par tomber en arrêt de travail. On voit des équipes entières fonctionner en mode survie. À cet effet, l’employeur a d’ailleurs confirmé au Syndicat que le taux d’absentéisme avoisinait les 20 %. Si rien ne change rapidement, ce sont autant les travailleuses et les travailleurs que les services à la population qui en paieront le prix », déplore la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec–CSN, Caroline Verret.

Pour la vice-présidente responsable du secteur public à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Carole Duperré, la situation observée au CHU de Québec–Université Laval est loin d’être isolée. « Ce qui se passe au CHU de Québec–Université Laval est le reflet de ce que l’on constate partout au Québec. Depuis trop longtemps, le réseau fonctionne avec des équipes incomplètes qui compensent constamment pour les postes vacants. Les travailleuses et les travailleurs continuent de porter le réseau sur leurs épaules, mais ils ne peuvent pas compenser éternellement les décisions qui fragilisent le réseau public et leur santé. Si le gouvernement veut améliorer l’accès aux soins, il doit d’abord s’assurer que les établissements disposent du personnel nécessaire pour les offrir. »

Le conseil central estime que les décisions de gestion du gouvernement et de Santé Québec contribuent directement à l’aggravation de la crise.

« On ne peut pas reconnaître qu’il manque de personnel partout et, en même temps, maintenir une diminution des embauches qui empêche de remplacer les départs. Cette logique est complètement contre-productive. À force de vouloir gérer le réseau avec une calculatrice, on épuise les personnes qui prennent soin de la population en plus de la mettre en danger. Santé Québec et le gouvernement doivent agir sans tarder et mettre en place des solutions durables, adaptées à la réalité des travailleuses et des travailleurs. Chaque semaine d’inaction épuise davantage les équipes et compromet la qualité ainsi que l’accessibilité des services », affirme la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Mélanie Pelletier.

Pour Caroline Verret, il est urgent de lever les obstacles au recrutement, de pourvoir les postes vacants et de reconstituer des listes de rappel capables de soutenir les équipes lorsque des absences surviennent. « N’avons-nous pas appris de la dernière pandémie qui avait clairement démontré la fragilité du réseau notamment par le manque d’effectifs en place ? », conclut-elle.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN) représente plus de 3200 membres dans la catégorie 2 dans 5 établissements de la région de Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), représentant quelque 140 000 membres partout au Québec, ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), regroupant 240 syndicats comptant plus de 45 000 membres dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches. La Confédération des syndicats nationaux (CSN), ce sont 350 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activité, partout au Québec.

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Le gouvernement de la CAQ encourage les patrons délinquants https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-de-la-caq-encourage-les-patrons-delinquants/ Sat, 27 Jun 2026 18:06:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118098 Après dix-huit mois de grève, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray-CSN tiennent leur dernière journée de piquetage aujourd’hui. Rappelons que dans ce conflit, Renaud-Bray a notamment été reconnu coupable par le Tribunal administratif du travail de négociation de mauvaise foi, d’entrave aux activités syndicales et d’utilisation de briseurs de grève.

« Cette grève n’aurait jamais dû se solder par une fermeture. Nous demandions simplement des conditions décentes et un salaire qui dépasse d’un dollar le salaire minimum. Mais plutôt que de négocier sérieusement, l’employeur a choisi de fermer ses portes et de sacrifier des dizaines d’emplois. Et s’il peut faire cela impunément, c’est bien parce que le gouvernement de la CAQ est un gouvernement de patrons », déclare le président du syndicat, Jimmy Demers.

Pour la CSN, cette affaire illustre à merveille le parti pris de la CAQ envers les patrons.

« Ce conflit est révélateur d’un choix politique. Depuis plusieurs années, le gouvernement favorise les demandes patronales tout en affaiblissant les contrepouvoirs qui permettent aux salarié-es de défendre leurs droits. Le résultat est clair : des employeurs condamnés par les tribunaux comme Blaise Renaud peuvent multiplier les manœuvres antisyndicales et bafouer les droits des travailleuses et des travailleurs sans craindre de véritables conséquences », poursuit Katia Lelièvre, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Pour Serge Monette, président de la Fédération du commerce, le message envoyé est extrêmement inquiétant. « Quel signal envoie-t-on aux travailleuses et aux travailleurs lorsqu’un employeur reconnu coupable d’entrave syndicale, de négociation de mauvaise foi et d’utilisation de briseurs de grève peut tout simplement fermer boutique ? On normalise l’idée qu’il est plus avantageux de contourner les droits fondamentaux que de négocier une convention collective. C’est extrêmement préoccupant pour l’ensemble du monde du travail », s’indigne-t-il.

Malgré cette issue malheureuse, la CSN réaffirme son engagement envers les membres touchés.

« Cette conclusion amère n’affecte en rien notre solidarité et nous demeurerons aux côtés des salarié-es bafoués. Nous allons les soutenir dans leur transition professionnelle et poursuivre les recours encore disponibles. Leur courage et leur persévérance tout au long de ce conflit imposent le respect et témoignent de la force de la solidarité syndicale », conclut Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches-CSN.

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Metro refuse d’entendre le message de ses travailleuses et travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/metro-refuse-dentendre-le-message-de-ses-travailleuses-et-travailleurs/ Fri, 26 Jun 2026 00:22:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118091 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Épiciers unis Metro-Richelieu–CSN déplore que Metro ait rejeté la contre-offre syndicale déposée aujourd’hui. Après avoir vu ses dernières propositions être rejetées à 95 % par les membres la semaine dernière, l’employeur persiste à faire la sourde oreille plutôt que de répondre aux revendications légitimes de celles et ceux qui assurent chaque jour le bon fonctionnement de ses opérations.

« Notre contre-offre d’aujourd’hui visait justement à rapprocher les parties. En la refusant aussi cavalièrement, Metro refuse une fois de plus de reconnaître la valeur de ses travailleuses et de ses travailleurs. Nous savons que Metro a les moyens de répondre à nos demandes financières. Depuis 2019, notre salaire a augmenté de 11 % alors que le chiffre d’affaires de Metro a augmenté de 28 %, leurs profits de 39 %, les dividendes versés aux actionnaires de plus de 56 % et le salaire de l’ancien PDG Éric LaFlèche, d’au moins 37 %. En agissant ainsi, il est le seul responsable de ce conflit qui s’éternise », affirme le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.

Rappelons que les salarié-es sont en grève depuis maintenant 13 semaines pour obtenir une convention collective qui protège leur pouvoir d’achat. Alors que Metro continue d’engranger des profits importants, rien ne justifie son refus de faire les compromis nécessaires pour parvenir à une entente négociée.

Une plainte à l’endroit de Metro a d’ailleurs été déposée en mai auprès du Tribunal administratif du travail pour utilisation de briseurs de grève, entrave et ingérence dans les activités syndicales. La CSN et le syndicat représentant les 550 salarié-es du centre de distribution de Laval, du siège social et de l’entrepôt Mérite 1 reprochent à l’entreprise d’avoir eu recours à de nombreux briseurs de grève, en plus d’avoir recours à des agences de placement et autres sous-traitants, pour effectuer le travail de ses employé-es.

« Nous sommes toujours prêts à négocier sérieusement. La balle est dans le camp de Metro. Plus l’employeur s’entête, plus il prolonge inutilement un conflit qu’il a les moyens de régler », conclut M. Lafontaine.

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Trop de travailleuses et de travailleurs exclus https://www.csn.qc.ca/actualites/trop-de-travailleuses-et-de-travailleurs-exclus/ Mon, 22 Jun 2026 18:05:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118056 La CSN, Le Québec c’est nous aussi (LQCNA) et l’Union étudiante du Québec (UEQ) prennent la parole ensemble aujourd’hui pour dénoncer l’annonce du gouvernement de Christine Fréchette, qui exclut trop de travailleuses et de travailleurs immigrants et trop d’étudiantes et d’étudiants étrangers, pourtant intégrés et parlant français.

Les règles mises en place le 17 juin dernier par l’arrêté ministériel de François Bonnardel, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, pour la « réouverture » du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), sont trop restrictives et ne répondent pas à la promesse faite par la première ministre en février dernier, lors de sa course à la chefferie.

« Cette soi-disant réouverture est faite quelques mois à peine avant le déclenchement des élections. Et on vient d’apprendre que le traitement des demandes ne commencera qu’après le 31 octobre, presque un mois après les élections. Le prochain gouvernement pourrait mettre fin à cette annonce, selon l’issue des élections. C’est loin d’être la garantie promise ! Depuis le gel du PEQ, des milliers de personnes recrutées par le Québec ont dû quitter le territoire. Plus de 51 000 résidents non permanents ont quitté le Québec en 2025 », affirme Katia Lelièvre, vice-présidente à la CSN.

« Le ministère exige non seulement deux années d’expérience dans un emploi admissible, mais aussi que la personne conserve cet emploi jusqu’à ce que sa demande soit traitée. Or, en raison des nouvelles règles fédérales, plusieurs personnes ont déjà vu ou verront leur permis expirer avant le traitement de leur demande et leur éventuelle obtention de la sélection québécoise. C’est sans compter celles et ceux qui ne peuvent plus renouveler leur permis de travail à cause du gel, par le gouvernement du Québec, des admissibilités chez les travailleurs migrants à bas salaire de la région de Montréal et Laval. Bref, un très grand nombre de personnes admissibles au 19 novembre 2025 se retrouvent maintenant exclues parce qu’elles ont perdu ou perdront bientôt leur emploi, leur statut ou parce qu’elles ont changé d’emploi », soutient Sergio Da Silva, porte-parole de LQCNA.

« Le gouvernement crée lui-même une impasse administrative qui exclut les personnes immigrantes francisées et intégrées. Les personnes étudiantes en cours de formation se retrouvent piégés dans une situation où non seulement l’accès au PEQ leur est impossible avant le 31 octobre, mais où leur accès au PSTQ est aussi réduit par le gouvernement qui considère ces deux programmes comme des vases communicants. Est-ce que le Québec a les moyens de se passer de diplômés qui parlent français et sont bien intégrés ? », questionne Loïc Goyette, de l’Union étudiante du Québec.

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’Union étudiante du Québec est un regroupement de 14 associations étudiantes universitaires totalisant plus de 110 000 membres à travers le Québec. L’UEQ travaille pour améliorer la condition étudiante en proposant des solutions concrètes aux enjeux sociaux, économiques et politiques vécus par la population étudiante.

Le Québec c’est nous aussi est un organisme œuvrant pour la défense des droits et des conditions de vie des personnes immigrantes au Québec.

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Procès d’Amazon : les tentatives de syndicalisation étaient surveillées https://www.csn.qc.ca/actualites/proces-damazon-les-tentatives-de-syndicalisation-etaient-surveillees/ Fri, 19 Jun 2026 14:37:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118044 Après avoir nié pendant de longues minutes qu’Amazon surveillait les activités syndicales dans ses entrepôts, Valérie Levesque, gestionnaire des «relations avec les employés», a fini par admettre du bout des lèvres que son équipe suit le niveau de satisfaction des salarié-es à l’aide d’une échelle allant de 1 à 5. Des événements comme la signature de cartes syndicales pourraient ainsi faire grimper l’indice de risque en passant de 5, «risque perçu», à 1, «risque imminent», explique-t-elle pendant son interrogatoire. 

Au sortir d’une séquence d’audiences de six jours au Tribunal administratif du travail (TAT), la CSN a continué de brosser le portrait du fonctionnement des entrepôts Amazon ainsi que des mécanismes de surveillance de la «satisfaction des employés». 

«Les contradictions s’accumulent et il devient de plus en plus difficile pour Amazon de prétendre que la fermeture de leurs entrepôts n’est pas une réponse directe à la syndicalisation», explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. 

Dans les derniers jours, le tribunal a également entendu le gestionnaire du Projet Maple, Rajkumar Chatterjee. Ce dernier a expliqué à la cour qu’Amazon, afin de faire face à la période achalandée de fin d’année, préfère sous-traiter ses activités plutôt que de payer pour l’ouverture de quarts supplémentaires. La CSN a aussi plaidé à l’encontre de l’ordonnance de non-divulgation, non-diffusion et non-publication visant plusieurs documents déposés au dossier et qui contiennent des renseignements pertinents à la résolution du litige. Les audiences ne reprendront qu’en décembre prochain. 

À propos
Le 19 avril 2024, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. 

La négociation en vue d’établir une première convention collective a commencé en juillet 2024. Le 22 janvier 2025, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance. 

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine et qu’elle subit actuellement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval. 

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. 

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Le patronat ne peut pas se déresponsabiliser https://www.csn.qc.ca/actualites/le-patronat-ne-peut-pas-se-deresponsabiliser/ Thu, 18 Jun 2026 18:41:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118034 La Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dénoncent la sortie du Conseil du patronat du Québec (CPQ), de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui demandent des « correctifs immédiats » au régime québécois de santé et de sécurité du travail à la suite de l’annonce d’une hausse des cotisations à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Les organisations syndicales rappellent que cette hausse a été adoptée par le conseil d’administration de la CNESST, où siègent notamment des représentantes et représentants du CPQ et de la FCCQ. « Les employeurs ne peuvent pas voter une hausse des cotisations autour de la table de la CNESST et ensuite prétendre en être les victimes lorsqu’ils s’adressent aux médias ! Cette posture manque sérieusement de crédibilité et est difficile à concilier avec le rôle qu’ils jouent au sein de la gouvernance du régime. De notre côté, nous restons cohérents et excluons toute désolidarisation à l’égard de cette décision », soutiennent Luc Vachon, président de la CSD, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Nadine Bédard-St-Pierre, vice-présidente de la CSQ et Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.

Les centrales rejettent également la tentative patronale de faire porter la responsabilité de cette hausse sur la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail. « Rappelons que les organisations patronales ont activement participé aux discussions entourant la réforme et ont appuyé plusieurs des changements adoptés afin d’assurer la pérennité du régime », continuent les porte-parole.

Surtout, les organisations syndicales rappellent une évidence : les coûts du régime sont directement liés au nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles qui surviennent dans les milieux de travail.

« Les organisations patronales dénoncent aujourd’hui le coût du régime, mais elles passent sous silence la meilleure façon de le réduire : empêcher les accidents du travail et les maladies professionnelles de se produire. Chaque blessure évitée représente une travailleuse ou un travailleur épargné, mais aussi une facture moins élevée pour les employeurs. La prévention n’est pas le problème ; c’est la solution. Il faut également rappeler que chaque dollar investi en prévention permet d’économiser jusqu’à 10 $ en indemnisation. Les associations patronales auraient intérêt à en parler à leurs comptables ! La prévention, ce n’est pas une dépense, c’est un investissement », continuent les porte-parole.

Pour les organisations syndicales, il est particulièrement inquiétant de voir les groupes patronaux utiliser cette hausse de cotisation pour réclamer des modifications à un régime qui demeure essentiel pour protéger la santé, la sécurité et l’intégrité physique des travailleuses et des travailleurs du Québec.

« On entend beaucoup parler des coûts pour les employeurs, mais trop peu des coûts humains des accidents du travail et des maladies professionnelles. Derrière chaque statistique, il y a des personnes qui subissent des blessures, perdent leur revenu ou voient leur santé affectée de façon permanente. En 2025, 257 travailleurs ont même perdu la vie en tentant de la gagner ! C’est cette réalité que le régime vise d’abord à prendre en charge », ajoutent les porte-parole.

La CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ réitèrent que les véritables solutions passent par le renforcement de la prévention, l’accompagnement des milieux de travail et l’application rigoureuse des mécanismes prévus dans la loi, et non par un affaiblissement des protections accordées aux victimes de lésions professionnelles.

Les quatre organisations demeureront vigilantes face à toute tentative de remettre en question les avancées obtenues en santé et sécurité du travail et rappellent qu’un régime moderne et efficace doit d’abord être évalué à l’aune de sa capacité à prévenir les blessures et à protéger les travailleuses et les travailleurs.

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Le système préhospitalier au bord du naufrage https://www.csn.qc.ca/actualites/le-systeme-prehospitalier-au-bord-du-naufrage/ Thu, 18 Jun 2026 15:29:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118023 Face au constat d’échec du dernier blitz de négociation pour renouveler les conventions collectives échues depuis plus de trois ans, les paramédics membres de syndicats CSN ont tenu un coup d’éclat, aujourd’hui, à Québec. Ils ont forcé la fermeture du Conseil du trésor en bloquant les entrées, notamment à l’aide d’une épave de 30 pieds symbolisant un système au bord du naufrage.

Présente sur place, la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Lucie Longchamp, explique que les paramédics comptent tout mettre en œuvre pour que le gouvernement règle cette négociation avant les prochaines élections. Les conventions collectives sont échues depuis plus de trois ans. « Il y a urgence de trouver un règlement avec les paramédics et de concentrer tous nos efforts sur la mission première de ce réseau : soigner les personnes et sauver des vies. »

Nouveaux moyens de pression
Les paramédics ont par ailleurs annoncé de nouveaux moyens de pression. À compter du mardi 23 juin, les paramédics membres de syndicats CSN du Sud des Laurentides et de Lanaudière, du Grand Trois-Rivières, des régions de Portneuf, de la Capitale nationale, de Charlevoix ainsi que de la Moyenne et Basse-Côte-Nord refuseront de combler des quarts de travail en heures supplémentaires volontaires. De plus, les paramédics de tout le Québec cesseront le travail pour des agences privées de placement de personnel dans ces régions ciblées. D’autres régions joindront le mouvement, si nécessaire. Cela sera annoncé au moment opportun.

« Le gouvernement nous envoie clairement le message que les paramédics, nous ne sommes pas importants pour lui, que nous ne sommes pas une priorité. Que notre dossier prenne la poussière sur une tablette, ça ne les dérange pas, explique Mathieu Lacombe, paramédic de la Montérégie, élu au comité de mobilisation provincial. Bien, si nous ne sommes pas une priorité pour nos employeurs et pour le gouvernement, il faut croire qu’ils n’ont pas besoin non plus qu’on se démène chaque jour pour tenir ce réseau à bout de bras, au risque d’y laisser notre propre santé. »

« Ces moyens de pression vont-ils causer des casse-têtes aux employeurs ? Ce n’est pas notre problème, enchaîne Sébastien Lavoie, paramédic de Montmagny, également du comité de mobilisation. Après quatre ans sans aucune augmentation de salaire, nous avons été assez patients. Par ailleurs, les employeurs et le gouvernement ont encore du temps devant eux pour éviter qu’on mette les moyens prévus en application. Qu’ils reviennent s’asseoir immédiatement à la table. Il ne reste pas une tonne de matières à négocier : un peu de bonne volonté et une once de respect et ce sera réglé. »

« Si on en est là aujourd’hui, c’est parce que les employeurs et le gouvernement ne nous ont pas pris au sérieux, poursuit David Bouchard, paramédic chez Urgences-santé, troisième membre du comité provincial de mobilisation. Tout ce qu’on demande, ce sont des conditions de travail en phase avec celles offertes à des emplois comparables du réseau public de la santé et des services sociaux. De son côté, le gouvernement continue de remettre en cause la valeur de notre travail et prétend que c’est trop demandé. On est bien tanné de faire rire de nous comme ça. »

Enjeux
Pour le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon, il demeure possible de trouver un règlement des négociations à court terme. « Parmi les enjeux de négociation qui demeurent actuellement sur la table, notons la reconnaissance de la surcharge de travail des paramédics et l’établissement d’une rémunération juste et équitable pour la profession de paramédic. Nous avons présenté différentes pistes de règlement au gouvernement et nous travaillons sans relâche pour trouver un moyen de rejoindre les objectifs du gouvernement tout en améliorant les conditions de travail et de pratique. »

À propos
Les quelque 3500 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence, partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui rassemble quelque 244 syndicats et plus de 165 000 membres œuvrant dans les secteurs public et privé. Elle est la plus grande organisation syndicale dans le réseau de la santé et des services sociaux et agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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La CSN dénonce le climat de peur au Manoir St-Augustin https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-denonce-le-climat-de-peur-au-manoir-st-augustin-2/ Mon, 15 Jun 2026 16:59:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117941 En pleine négociation, la CSN dénonce le climat de peur envers les salarié-es et les résidentes et résidents au Manoir St-Augustin, à Gaspé. La CSN a déposé une plainte pour entrave aux activités syndicales afin de dénoncer les actions du directeur général de la résidence privée pour aîné-es (RPA).

Les négociations n’ont pas permis d’obtenir une entente jusqu’à maintenant. C’est pour faire progresser les échanges que le syndicat a déposé un avis de grève pour un débrayage qui aurait lieu du 19 au 24 juin prochains si aucune entente n’intervient d’ici là. En réaction au dépôt de cet avis de grève, le directeur général de la RPA a entravé les activités syndicales en dénonçant le recours à la grève auprès des travailleuses et des travailleurs. Plusieurs salarié-es se sont sentis intimidés et déplorent le climat de peur qui règne à la résidence. La CSN se réserve le droit de prendre tous les autres moyens juridiques à sa disposition pour protéger les droits des travailleuses et des travailleurs du Manoir St-Augustin.

« Le temps est venu de dénoncer publiquement les agissements de l’employeur au Manoir St-Augustin. On ne peut pas accepter qu’un tel climat de peur s’installe aussi bien pour les salarié-es que pour les résidentes et résidents. La meilleure manière d’établir de bonnes relations de travail, c’est de régler la négociation au plus vite. On appelle Corev, le groupe propriétaire de la RPA, à mettre les efforts pour régler d’ici l’été », lance le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN), Pierre-Luc Boulay.

« La dernière chose dont cette négociation a besoin, c’est d’un directeur général au comportement inquiétant dont les interventions répétées ne font qu’allumer le feu. Nous tenons cependant à rassurer les résidentes et résidents : les services essentiels seront assurés pendant les jours de grève. La santé et la sécurité des usagères et des usagers ne seront jamais mises en danger », poursuit le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Gaétan Leblanc.

« Notre objectif n’a pas changé : nous souhaitons améliorer nos conditions de travail. Ce n’est pas normal qu’on gagne en moyenne 18,70 $ l’heure pour prendre soin des aîné-es. Nous menons actuellement des négociations importantes avec la haute direction de Corev de Montréal. Il est temps qu’elle intervienne pour maintenir de bonnes relations dans la résidence et pour régler la négociation », de conclure la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin–CSN, Sophie Laprise.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es oeuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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L’IA pour tous: le gouvernement Carney a oublié les travailleuses et les travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/lia-pour-tous-le-gouvernement-carney-a-oublie-les-travailleuses-et-les-travailleurs/ Wed, 10 Jun 2026 14:48:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117906 La nouvelle stratégie canadienne en intelligence artificielle (IA) se veut ambitieuse. Elle se saisit des enjeux de souveraineté numérique, d’autonomie technologique et de compétitivité internationale liés au développement, à l’implantation et à l’usage de l’IA.

Sur ces plans, elle marque des avancées réelles et mérite d’être saluée. Néanmoins, une politique nationale d’une telle portée devrait être élaborée avec les acteurs du milieu du travail. Ce qui n’a pas été fait adéquatement.

Effectivement, le processus de consultation spécifique au monde du travail a été pour le moins expéditif : une seule rencontre de deux heures, organisée fin avril, alors que la stratégie était pour ainsi dire déjà ficelée.

Cette absence de dialogue avec les acteurs du monde du travail n’est sans doute pas étrangère à certaines lacunes importantes de la stratégie. En restreignant ses actions à la technologie, la politique oblitère un volet fondamental : les travailleurs qui seront grandement touchés par ces transformations.

Silence

Pourtant, les effets de l’intelligence artificielle dans les milieux de travail sont déjà bien réels. Transformation des tâches, intensification du travail, modification des rapports hiérarchiques, disparition de certains postes — les conséquences sont profondes, s’accélèrent et seront d’autant plus importantes sur la jeune génération qui peine à trouver ses repères dans un marché de l’emploi en mutation rapide.

Et pourtant, rien, ou presque, n’est prévu pour encadrer ces changements. Aucun mécanisme clair pour protéger les travailleuses et travailleurs. Aucun réel levier pour leur permettre de participer aux décisions. Aucun plan structuré pour anticiper les chocs.

Partout ailleurs, les débats sur l’IA reconnaissent une évidence : ce sont les politiques publiques, les institutions et le dialogue social qui détermineront si l’IA est un progrès partagé… ou un facteur d’inégalités accrues. Le Canada ne peut pas prétendre être à l’avant-garde en laissant de côté ces enjeux.

Pendant qu’on parle d’emplois créés, on évite soigneusement de parler de ceux qui disparaîtront ou seront profondément transformés. Or, ces transformations doivent être anticipées, pas subies.

Avant de parler de requalification, encore faut-il protéger les emplois existants et adapter les milieux de travail de manière équitable. Ce qui est proposé actuellement — des parcours de formation généraux, déconnectés des réalités du terrain — est largement insuffisant. Former, oui. Mais former qui, comment, et à quel moment ?

Risques

La stratégie reste silencieuse sur des enjeux pourtant centraux : surveillance électronique intrusive, gestion algorithmique du personnel, décisions automatisées biaisées. Ces pratiques existent déjà.

Sans règles claires — transparence des algorithmes, supervision humaine, protection stricte des données — ces outils risquent de fragiliser les droits fondamentaux au travail.

On reconnaît que la consommation énergétique liée à l’IA explosera, mais rien n’est dit sur les façons de concilier cette réalité avec les engagements climatiques. Alors que les gouvernements du Québec et du Canada se lancent dans une réindustrialisation et que la décarbonation industrielle devrait demeurer une priorité, on évite de parler de la pénurie énergétique qui nous guette.

Si le Canada veut réellement développer une intelligence artificielle au service de la société, il doit cesser d’ignorer celles et ceux qui la feront vivre — et qui en subiront les effets. Sinon, cette transition deviendra un puissant moteur d’inégalités.

Les prochaines étapes de mise en œuvre de cette stratégie offrent une occasion de combler les lacunes de ce premier jalon. Les organisations syndicales sont disponibles et prêtes à s’engager pleinement dans cette démarche pour contribuer à bâtir une stratégie qui est réellement à la hauteur des défis qui nous attendent, pour les travailleurs et les travailleuses, et pour l’ensemble de la société canadienne.


Cosignataires :

Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD)

Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Magali Picard, présidente de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

 

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