Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ–CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Fri, 19 Jun 2026 11:04:57 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ–CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les employé-es de Merinov se dotent d’un mandat de moyens de pression https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-de-merinov-se-dotent-dun-mandat-de-moyens-de-pression/ Fri, 19 Jun 2026 11:00:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118039 Sans contrat de travail depuis près d’un an, les syndiqué-es de Merinov réunis en assemblée générale, hier soir, ont voté à 100 % en faveur d’un mandat de moyens de pression, excluant la grève. Excédés par la lenteur des négociations et du manque de sérieux de la partie patronale, les travailleuses et travailleurs revendiquent, entre autres, un rattrapage salarial.

« En un an, il n’y a eu aucune avancée majeure. Pourtant, le comité de négociation avait déposé ses demandes trois mois avant l’échéance de la convention en juillet 2025. Nous étions prêts et de bonne foi. On est rendus là, à démontrer notre solidarité », souligne le président du syndicat, Mathieu Molina.

« Merinov possède un bilan financier positif qui lui permet d’offrir de bonnes conditions de travail à ses salarié-es. Le syndicat est disposé à négocier depuis plus de 15 mois afin de préserver l’excellence, l’innovation et la réputation dont jouit ce centre de recherche », ajoute le vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec–CSN, Léandre Lapointe.

« L’employeur, qui se targue d’avoir des experts multidisciplinaires et des infrastructures de calibre international, doit démontrer sa volonté de conserver cette précieuse main-d’œuvre et son expertise de pointe en négociant et en reconnaissant l’apport de ses salarié-es situés dans trois points de service sur le territoire. Avec son Hub d’innovation, inauguré en 2025 à Grande-Rivière au coût de 31 millions de dollars, Merinov doit avoir le moyen de ses ambitions en rémunérant son personnel à la hauteur de ses prétentions internationales », conclut le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Pierre-Luc Boulay.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Merinov, important centre intégré de recherche appliquée dans les domaines de la pêche, de l’aquaculture, de la transformation et des bioressources marines au Canada, regroupe 49 membres. Il est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), qui regroupe plus de 40 000 membres, et au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Fréchette ou Legault, même discours, mêmes échecs en éducation et en enseignement supérieur https://www.csn.qc.ca/actualites/frechette-ou-legault-meme-discours-memes-echecs-en-education-et-en-enseignement-superieur/ Wed, 13 May 2026 18:54:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115332 Réuni-es en conseil fédéral en Mauricie, quelque 200 délégué-es des syndicats de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) manifestent devant les bureaux du ministre Jean Boulet à Trois-Rivières contre les politiques d’austérité de la CAQ et le sous-investissement dans les infrastructures de nos écoles, de nos cégeps et de nos universités.

Il ne suffit pas de changer de premier ministre pour faire disparaître d’un coup de baguette magique le manque de vision du gouvernement au pouvoir en matière d’éducation et d’enseignement supérieur. « Dans son discours inaugural, la nouvelle première ministre n’a pas dit un mot sur l’enseignement supérieur, victime de sous-financement chronique. Elle s’est contentée de répéter, telle une vieille cassette, la promesse de François Legault de ne pas toucher aux services aux élèves du primaire et du secondaire. On connait la conclusion de ce mauvais film : les populations étudiantes en pâtissent », analyse Benoît Lacoursière, président de la FNEEQ-CSN.

En effet, alors que 65 % des bâtiments des cégeps sont vétustes selon la Vérificatrice générale, qu’on observe une pénurie de locaux, que le gel d’embauche se poursuit avec comme conséquence la réduction du bouquet de services, que les universités peinent à boucler leur budget et que les écoles tombent en lambeaux, il n’y a pas un sou d’investi pour nos jeunes. Rebelote, Christine Fréchette préfère réduire les impôts, privant l’État de l’argent dont il a besoin pour financer les services publics. Il faut mettre un terme à ce cycle d’austérité.

« C’est un gouvernement usé qui tente de maquiller son bilan des huit dernières années en offrant de nouvelles baisses d’impôt ou de taxes, selon une stratégie purement électoraliste. Dans notre région, comme partout ailleurs dans la province, nous voyons clair et nous avons de la mémoire. Nous continuons de faire front contre la CAQ », rappelle Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur du Québec (CCCQ-CSN).

Des lois liberticides et antisociales à la pelle

La même CAQ a proposé ou récemment fait adopter des lois inquiétantes en matière d’atteintes aux droits fondamentaux. À l’évidence, Christine Fréchette est loin de s’inscrire en rupture avec le legs de son ancien patron. Sous sa gouverne sont maintenus le PL9 sur la laïcité de l’État (devenu la Loi 6), le PL13 (devenu la Loi 7), qui vient restreindre le droit de manifester, et le PL3 (devenu la Loi 4), qui s’attaque à l’autonomie et à la gouvernance des organisations syndicales.

Ces attaques Legault-Fréchette contre les droits syndicaux ne visent qu’à affaiblir celles et ceux qui s’opposent au rouleau compresseur caquiste, particulièrement les travailleuses et les travailleurs qui bâtissent le Québec, alors que les voix progressistes se trouvent au cœur de la lutte pour une amélioration des conditions de vie de la population.

« Vivement la tenue d’élections générales, qu’on en finisse avec ce gouvernement mort-vivant qui n’a plus la légitimité pour adopter des réformes à quelques mois du scrutin d’octobre. Nous ne relâcherons pas la pression d’ici là », conclut Benoît Lacoursière.

À propos

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) parle au nom de 85 % des profs de cégep et de 80 % du personnel chargé de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 47 cégeps, 50 établissements privés et 11 universités, incluant des étudiant•es salarié•es. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et constitue l’une des huit fédérations affiliées à la CSN.

Le Conseil central du Cœur du Québec-CSN regroupe près de 20 000 membres réunis au sein de plus de 150 syndicats de tous les secteurs d’activité. Le territoire du conseil central est composé des deux régions administratives de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

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Faire front pour l’égalité des chances https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-front-pour-legalite-des-chances/ Thu, 16 Apr 2026 18:52:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113701 À quelques mois des élections, la CSN réclame un réseau de l’enseignement supérieur qui favorise l’égalité des chances. Des militantes et des militants de la CSN prennent part à une manifestation au Complexe G ce midi pour dénoncer le bilan lamentable du gouvernement caquiste en enseignement supérieur et pour exiger un rehaussement du financement public.

Les travailleuses et les travailleurs du réseau de l’enseignement supérieur sont aux premières loges pour constater l’effet des coupes budgétaires et des mauvaises décisions gouvernementales sur les étudiantes et les étudiants. Le gel d’embauche fait mal, l’état de nos cégeps laisse à désirer, tout cela alors que les compressions budgétaires s’accumulent et qu’elles affectent directement les services. La CSN tenait cette action dans la région pour exiger, de la part du gouvernement caquiste et des principaux partis politiques, des engagements qui favorisent l’égalité des chances en enseignement supérieur.

« Les compressions budgétaires font mal dans le réseau collégial : leur impact se fait sentir aussi bien chez le personnel que chez les étudiantes et les étudiants. Ce sont 65 % des immeubles des cégeps qui sont en mauvais état. Il est grand temps de procéder à un réinvestissement significatif pour prendre soin autant des infrastructures que des services donnés chaque jour dans nos établissements », explique le vice-président responsable du regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Yves de Repentigny.

« Nos réseaux d’éducation et d’enseignement supérieur sont une richesse et un investissement à long terme. Notre gouvernement s’acharne à gérer le tout comme une entreprise à profit. C’est à se demander si son but n’est pas de cultiver l’ignorance pour mieux faire adopter ses lois qui nous enlèvent du pouvoir. Le Québec mérite mieux », lance la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), Mélanie Pelletier.

« Le gouvernement caquiste nous laisse l’austérité comme héritage en éducation et en enseignement supérieur. Avec les élections qui approchent, il est temps d’entendre les partis politiques sur leurs engagements dans ces domaines. À la CSN, ce qu’on veut, c’est un système public, inclusif, accessible et gratuit. L’éducation, c’est l’avenir de notre société. Il faut en faire plus pour assurer l’égalité des chances pour tout le monde », de conclure le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Cégep de Saint-Laurent : la CSN dénonce les coupes sauvages en francisation https://www.csn.qc.ca/actualites/cegep-de-saint-laurent-la-csn-denonce-les-coupes-sauvages-en-francisation/ Sat, 11 Apr 2026 14:06:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113440

Alors que le gouvernement du Québec prétend vouloir protéger la langue française et favoriser l’intégration des nouveaux arrivants, le programme de francisation établi depuis deux décennies au Cégep de Saint-Laurent, à Montréal, fermera complètement dans quelques jours. Pour la CSN, c’est une quinzaine de postes de perdus, des animatrices et animateurs, ainsi que des professionnel-les. Pour le Québec, c’est un recul inexplicable. Rappelons que le gouvernement caquiste se targuait, slogan à l’appui, que des personnes immigrantes, « il faut en prendre moins, mais en prendre soin ».

On envoie ainsi un signal contradictoire quant au maintien du programme de francisation, pourtant si bénéfique à l’intégration. Cette fermeture met aussi en lumière l’état pitoyable de nombreux cégeps, puisque le manque de locaux utilisables est l’un des facteurs qui ont sonné la fin des cours de francisation au Cégep Saint-Laurent.

Le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge, se vantait cette semaine d’avoir repris le « contrôle » sur la liste d’attente en francisation, notamment en raison de la baisse de l’immigration. Le ministre semble plutôt déconnecté de la réalité terrain : des groupes de francisation sont dissous, des travailleurs et travailleuses perdent leur emploi et on met en péril l’intégration socio-économique d’immigrants et d’immigrantes qui veulent contribuer à la société québécoise.

« Le nouveau premier ministre ou la nouvelle première ministre, qu’on connaîtra dimanche, doit infirmer cette décision et s’engager à maintenir l’offre de francisation pour que tous les nouveaux arrivants apprennent le français. C’est important pour l’avenir de la langue française au Québec, mais aussi pour favoriser l’intégration en emploi », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Impact des cégeps vétustes

« Le Cégep de Saint-Laurent doit composer avec un pavillon fermé parce qu’il est trop vétuste. Plusieurs années de sous-investissement gouvernemental dans l’entretien des infrastructures sont directement en cause. Et qui paie pour les conséquences de ce sous-financement ? Une population fragilisée et une demi-douzaine d’animateurs et d’animatrices engagées dans une mission sociale indispensable », fulmine Benoit Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, qui représente la forte majorité du personnel enseignant dans les cégeps, dont les animatrices et les animateurs en francisation.

« Les mauvais choix budgétaires de ce gouvernement s’étendent même aux domaines qu’il juge prioritaires, comme la francisation », souligne Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèles–CSN. Son refus d’investir suffisamment dans nos cégeps pour maintenir les installations ou encore de déplacer les activités dans des locaux en meilleur état mène aujourd’hui à la fin du programme de francisation et aux pertes de postes de professionnel-les. »  

« Il y a quelques années déjà, le Vérificateur général du Québec soulevait que la majorité des établissements étaient en mauvais état et que les investissements déjà prévus ne suffiraient pas à renverser leur dégradation importante. La situation ne va pas en s’améliorant. Le gouvernement agit de façon irresponsable en laissant les choses aller », fait valoir Frédéric Brun, président de la Fédération des employé-es de services publics–CSN.

À propos

Fondée en 1921, la CSN compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 49 établissements privés et 12 universités.

Avec ses 6300 membres travaillant dans le soutien au niveau collégial, répartis dans 34 établissements collégiaux et un centre informatique, la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN) représente plus de 70 % du personnel de soutien dans les cégeps au Québec.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es d’université.   

 

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Mobilisation à l’UQO : Un appui national pour les chargées et chargés de cours et les stagiaires https://www.csn.qc.ca/actualites/mobilisation-a-luqo-un-appui-national-pour-les-chargees-et-charges-de-cours-et-les-stagiaires/ Wed, 25 Mar 2026 19:12:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113043 Des personnes chargées de cours et étudiantes de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), appuyées par des délégations syndicales issues d’une dizaine d’universités québécoises, se sont rassemblées aujourd’hui pour dénoncer la précarité de leurs conditions de travail et réclamer une meilleure reconnaissance de leur contribution à l’enseignement supérieur.

En négociation depuis septembre 2025 et sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2026, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO) intensifie ses moyens de pression. La mobilisation s’est tenue en parallèle d’une grève étudiante générale portant sur la rémunération des stages.

Pour la présidente du SCCC-UQO, Marie-Josée Bourget, cette mobilisation survient à un moment charnière : « Nous sommes à un tournant important de la négociation. Le soutien reçu aujourd’hui nous donne l’élan nécessaire pour aborder des enjeux majeurs, comme l’intelligence artificielle qui menace nos emplois, la liberté universitaire qui diminue d’année en année, l’appréciation de l’enseignement qui inclut fréquemment des commentaires inappropriés ainsi que le congé de maternité qui précarise plusieurs femmes. »

« Le SCCC-UQO peut compter sur la solidarité de nombreux syndicats de personnes chargées de cours et tutrices de partout au Québec. Leurs représentants syndicaux sont présents aujourd’hui à l’UQO pour manifester aux côtés des personnes chargées de cours qui se mobilisent pour obtenir de meilleures conditions de travail et une plus grande reconnaissance de leur contribution majeure à l’université », a déclaré la vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, Christine Gauthier.

Le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN (CCNO-CSN), Alfonso Ibarra Ramirez, a pour sa part insisté sur l’urgence d’un changement de cap : « Dans le contexte du renouvellement de leur convention collective, il est temps de reconnaître concrètement leur apport. Ce n’est pas en refusant de leur donner les conditions de travail et la rémunération qu’ils méritent qu’on reconnaîtra leur contribution à sa juste valeur. »

Du côté étudiant, la question des stages non rémunérés demeure centrale. « Les stages font partie intégrante de notre formation et répondent à des besoins bien réels dans les milieux. Il est essentiel que ce travail soit reconnu et rémunéré pour éviter de perpétuer la précarité étudiante », a affirmé la vice-présidente du Regroupement des étudiantes et des étudiants en travail social de l’UQO, Nellie Émond.

Le SCCC-UQO prévient que d’autres moyens de pression pourraient être envisagés si les discussions n’aboutissent pas à des avancées significatives dans les prochaines semaines.

À propos

Le SCCC-UQO-CSN a été fondé en 1992 et compte environ 900 membres répartis à Gatineau et à Saint-Jérôme. Il est le syndicat le plus représentatif de l’Université du Québec en Outaouais.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN parle au nom de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises (11 000 membres).

Le CCNO-CSN compte plus de 11 000 travailleuses et travailleurs répartis dans quelque 70 syndicats dans tous les secteurs d’activité.

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La CSN et les étudiant-es demandent de renflouer l’enseignement supérieur https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-et-les-etudiant-es-demandent-de-renflouer-lenseignement-superieur/ Mon, 16 Mar 2026 15:25:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112688 Avant le dernier budget de la CAQ, la plus importante organisation syndicale en enseignement supérieur ainsi que les deux plus grandes associations étudiantes de ce secteur unissent leurs voix pour demander un réinvestissement dans les cégeps et les universités.

«On doit à tout prix éviter les compressions du dernier budget Girard et prévoir au contraire un réinvestissement significatif afin de couvrir la hausse des coûts de système et de permettre le maintien des bâtiments en bon état. L’enseignement supérieur, c’est un investissement dans l’avenir du Québec», affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN. Notons que l’inflation en 2025 au Québec s’est élevée à 2,4 % et qu’elle était de 3 % de janvier 2025 à janvier 2026. Une hausse des salaires du même ordre est à prévoir. Ces augmentations doivent être couvertes et il doit rester de l’argent pour les rénovations.

Comme le Québec est en année électorale, l’appel s’adresse aussi à celles et ceux qui aspirent à diriger le Québec. «Les institutions d’enseignement supérieur ont besoin de prévisibilité. Nous demandons aux partis d’opposition ainsi qu’aux deux candidats pour le poste de premier ministre de se prononcer en faveur d’un réinvestissement dans les cégeps et les universités», ajoute la présidente de la CSN.

Les étudiantes et les étudiants écopent

«La CAQ a procédé à des coupes qui ont fait très mal aux personnes étudiantes. L’annulation de l’enquête sur les violences à caractère sexuel en milieu étudiant, pour faire des économies de bout de chandelle, a été particulièrement odieuse. Le prochain budget Girard doit rétablir le financement de cette enquête!» exige Flora Dommanget, porte-parole de l’Union étudiante du Québec (UEQ).

«Le gouvernement répète que l’enseignement supérieur est une priorité. Pourtant, les restrictions budgétaires imposées ont un effet direct sur les services offerts aux personnes étudiantes. Plusieurs de nos membres nous disent que ces coupes nuisent concrètement à leur expérience collégiale, et c’est tout simplement inacceptable», soutient Christopher Zéphyr, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

 Effets négatifs des compressions passées

Rappelons que le dernier budget Girard a amené des compressions de 151 M$ dans les cégeps. Pour les universités, il s’agit d’une baisse de 4 % du budget de fonctionnement.

«Une étude menée auprès des membres de notre secteur soutien cégeps montre l’impact concret des compressions. On note en particulier que 37 % des 753 répondantes et répondants ont constaté le non-remplacement de personnes dans leur environnement immédiat», soutient Frédéric Brun, président de la Fédération des employées et employés de services publicsCSN.

«Notre sondage montre que 74 % des professionnel-les des cégeps ont pu observer le non-remplacement du personnel en absence prolongée. De plus, 68 % d’entre eux se font imposer des restrictions pour les heures supplémentaires, ce qui les empêche de compenser pour les absences de leurs collègues. Au bout du compte, ce sont les étudiants et les étudiantes qui en souffrent, puisqu’ils et elles doivent composer avec des délais déraisonnables afin de recevoir les services nécessaires à leur réussite», ajoute Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèlesCSN.

«Le gouvernement doit donner un sérieux coup de barre pour corriger l’état des infrastructures en enseignement supérieur. Ce sont 65 % des immeubles des cégeps et 44 % de ceux des universités qui sont en mauvais état. Il faudrait des investissements de plus de 2 milliards de dollars pour rattraper le déficit d’entretien», ajoute Benoît Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN.

À propos 

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80000 membres dans le secteur de léducation et de lenseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations. Près de 50000 de ces membres œuvrent dans l’enseignement supérieur.

L’Union étudiante du Québec (UEQ) est un regroupement de 15 associations étudiantes universitaires totalisant plus de 120000 membres à travers le Québec.

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) représente près de 80 000 personnes étudiantes provenant de 30 établissements collégiaux répartis sur tout le territoire québécois. Depuis plus de 35 ans, elle contribue à l’amélioration des conditions de vie et d’études de la population étudiante collégiale québécoise en étant la seule organisation à représenter exclusivement leurs intérêts.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESPCSN) représente plus de 70 % du personnel de soutien dans les cégeps au Québec (6300 membres) et plus de 35000 membres dans le secteur soutien scolaire.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargé-es de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40000 membres dans 45 cégeps, 48 établissements privés et 12 universités.

La Fédération des professionnèles (FPCSN) représente quelque 10500 professionnèles, techniciennes et techniciens, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es duniversité.

 

 

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La CSN dépose ses vœux pour le gouvernement caquiste https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-depose-ses-voeux-pour-le-gouvernement-caquiste/ Fri, 30 Jan 2026 20:47:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111513 Des militantes et des militants de la CSN ont manifesté devant les bureaux du ministre du Travail pour réclamer le retrait des projets de loi autoritaires, un réinvestissement dans le filet social et des actions face à la crise climatique. À quelques mois des élections, il est urgent d’agir sur les priorités de la population plutôt que d’attaquer sans cesse les contre-pouvoirs.

Un gouvernement qui doit cesser d’attaquer les droits des travailleuses et des travailleurs

L’action de ce midi visait à rappeler au gouvernement qu’il doit plus que jamais changer de cap. Le gouvernement doit cesser de s’attaquer aux droits des travailleuses et des travailleurs avec son projet de loi 3 sur la cotisation facultative. Ce projet de loi s’ingère dans les affaires syndicales et déséquilibre les relations de travail en faveur des patrons.

« Nous étions plus de 50 000 dans les rues le 29 novembre dernier. Les syndicats affiliés au CCMM–CSN se penchent aujourd’hui même sur un plan d’action prévoyant une escalade des moyens de pression afin d’accentuer la pression sur le gouvernement, qui continue de s’en prendre aux droits des travailleuses, des travailleurs et de la population dans son ensemble. Nous continuerons aussi à lutter contre les coupes dans notre filet social et pour réclamer une transition juste », déclare le président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Bertrand Guibord.

Réinvestir dans notre filet social

À quelques mois des prochaines élections, l’ensemble des partis politiques doivent s’engager à réinvestir dans notre filet social. De nombreux exemples montrent à quel point il est urgent d’investir davantage dans nos services publics, aussi bien pour bien entretenir nos infrastructures que pour améliorer l’accès et la qualité des services.

« L’état des cégeps a de quoi préoccuper. Les compressions budgétaires du gouvernement caquiste dans l’enseignement supérieur ont un impact direct sur les étudiantes et les étudiants comme sur le personnel. L’austérité caquiste doit prendre fin, il est encore temps pour ce gouvernement d’agir pour la population », lance le président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, Benoît Lacoursière.

« Le gouvernement abandonne notre filet social, ce qui a des conséquences tragiques sur la vie de milliers de Québécoises et de Québécois. Rien n’est fait pour contrer à la crise du logement et à la crise du coût de la vie. Le bilan caquiste est désastreux. Quand des gens doivent choisir entre payer le loyer ou manger, c’est qu’on a un problème. Qu’attend le gouvernement pour aider les Québécoises et les Québécois ? », demande le président du Front de défense des non-syndiqué-es, Vincent Chevarie.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

« Avec la démission de François Legault, la CAQ ne peut plus faire comme si de rien n’était. Ça fait des mois qu’on réclame des actions concrètes pour prendre en compte les priorités de la population. Nous devons continuer de réclamer haut et fort un autre Québec qui veut améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs », de conclure la vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Rapport de l’ISQ sur la rémunération des salariés – La vigilance est de mise https://www.csn.qc.ca/actualites/rapport-de-lisq-sur-la-remuneration-des-salaries-la-vigilance-est-de-mise/ Thu, 27 Nov 2025 14:00:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109449 Le rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) confirme encore une fois que l’écart salarial et de rémunération globale persiste entre les travailleuses et les travailleurs des services publics et les autres salarié-es du Québec.

Sur le plan de la rémunération globale (qui tient compte à la fois des salaires, des avantages sociaux, de la semaine normale de travail et des congés), le retard des travailleuses et des travailleurs des services publics comparativement aux autres salarié-es du Québec est de 3,2 %, alors qu’il était de 2,1 % l’an dernier. Le retard des salaires est quant à lui de 12,1 % comparativement à 11,4 % en 2024.

« Nos luttes des dernières années, dont la dernière négociation du secteur public marquée par une mobilisation historique, ont permis de diminuer l’écart au fil des ans. Nous sommes passés d’un retard de 9,4 % en 2021 à 3,2 % cette année pour la rémunération globale. Sur le plan des salaires, l’écart était de 17,6 % en 2021, alors qu’il est à 12,1 % aujourd’hui. Or, nous constatons un glissement dans la tendance pour 2025. Dans ce contexte, nous serons vigilants », ont expliqué François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, Magali Picard, présidente de la FTQ et Robert Comeau, président de l’APTS.

 

Une conjoncture inquiétante

D’autre part, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS ne peuvent que déplorer les récents gestes posés par la CAQ et par le ministre du Travail en matière de relations de travail et d’autonomie syndicale. « Alors que le gouvernement Legault et son ministre du Travail Jean Boulet s’évertuent à mettre des obstacles à l’action syndicale, le rapport de l’ISQ fait ressortir que, pour des emplois comparables, tant le salaire que la rémunération globale des travailleuses et travailleurs syndiqués du secteur privé sont largement supérieurs à ceux des non syndiqués. Une preuve de plus de l’avantage que procure le fait de s’organiser collectivement et d’être membre d’un syndicat », ont renchéri les porte-paroles.

Avec ses projets de loi récents qui attaquent le droit de grève, le droit de contester, en plus de s’ingérer dans les processus démocratiques syndicaux, le gouvernement s’attaque frontalement à la capacité des organisations syndicales d’exercer pleinement leur rôle de contre-pouvoir. « Ces projets de loi visent à affaiblir la capacité des travailleuses et travailleurs des services publics à poursuivre les avancées importantes que leurs luttes ont rendues possibles au fil des dernières années : amélioration des salaires, de la rémunération globale et des conditions de travail et de pratique. En réduisant notre marge de manœuvre collective, le gouvernement cherche à limiter notre capacité d’obtenir des progrès réels pour l’ensemble du personnel des services publics, mais également pour l’ensemble de la population », ont rappelé François Enault, Éric Gingras, Magali Picard et Robert Comeau.

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Les résidentes, les résidents et les internes vétérinaires gagnent le respect de l’Université de Montréal https://www.csn.qc.ca/actualites/les-residentes-les-residents-et-les-internes-veterinaires-gagnent-le-respect-de-luniversite-de-montreal/ Thu, 13 Nov 2025 18:35:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109122 La soixantaine d’internes et de résidentes et résidents de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal ont voté hier soir à 100 % pour l’entente de principe conclue avec l’employeur.

« Il s’agit d’un tournant majeur dans les relations entre les résidentes et résidents et les internes vétérinaires avec la Faculté. Ces étudiantes et étudiants qui travaillent ont gagné le respect de leur employeur », soutient Saleha Hedaraly, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN). Il s’agit de la première convention collective du Syndicat des résidentes et résidents et internes de la Faculté de médecine vétérinaire, affilié à la CSN. Ce syndicat a été accrédité le 20 juin 2024.

Comme les membres du syndicat poursuivent leurs études pour se spécialiser, ces derniers se sentaient obligés d’accepter les conditions défavorables offertes par l’Université dans l’espoir de réussir leurs études.

 Plusieurs gains importants

La nouvelle convention vient baliser l’horaire ainsi que des périodes de repos entre les quarts et ajouter des congés. Les gardes ne pourront excéder 20 semaines par année pour les internes et 17,3 semaines pour les résidents.

Les salaires seront majorés de 8,3 % à 30 % (selon la catégorie d’emploi) dès le début de la convention collective. L’augmentation prévue est de 2,5 % pour 2026 et de 3,5 % pour 2027.

Le syndicat disposera aussi de moyens et de droits pour jouer son rôle. Les tâches des résidentes et résidents et des internes font maintenant l’objet d’une description officielle.

Un montant de 200 000 $ sera distribué à parts égales entre les membres pour permettre une certaine rétroaction partielle par rapport au travail déjà effectué.

Mobilisation gagnante

« Les membres du syndicat peuvent se féliciter d’avoir effectué un certain rattrapage avec les autres facultés de médecine vétérinaires du Canada. Mais le travail n’est pas fini et il se poursuivra en 2027 », ajoute la vice-présidente de la FNEEQ.

« La mobilisation et la journée de grève auront finalement donné des résultats intéressants et nous sommes fiers des résultats de notre nouveau syndicat », ajoute la présidente par intérim du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annick Primeau.

La Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal est la seule faculté à offrir le programme de doctorat pour devenir vétérinaire au Québec. Les internes ont déjà terminé leur doctorat de premier cycle en médecine vétérinaire et sont sur le point de pratiquer leur profession.

À propos

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN parle au nom de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises (11 000 membres) et de près de 85 % des profs de cégep. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 49 établissements privés et 12 universités. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et constitue l’une des huit fédérations affiliées à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Dans la région, le Conseil central de la Montérégie–CSN rassemble près de 34 000 syndiqué-es issus des secteurs public et privé, regroupés dans plus de 200 syndicats. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux compte plus de 330 000 membres présents dans tous les secteurs d’activité.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

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Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Atelier textile (FNEEQ–CSN) https://www.csn.qc.ca/accreditations/syndicat-des-travailleuses-et-travailleurs-de-latelier-textile-csn/ Fri, 07 Nov 2025 20:06:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_accreditation&p=108931 À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 19 septembre 2025, le syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Atelier textile – CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es au sens du Code du travail, à l’exception de l’adjointe administrative, du chef d’atelier et du personnel cadre. »

Les travailleuses et travailleurs de l’école Atelier Textile ont décidé de se syndiquer afin de mettre fin à l’arbitraire dans leurs conditions de travail et dans l’attribution des contrats. Elles et ils souhaitent obtenir des règles justes, transparentes et équitables pour toutes et tous. Le groupe, composé d’une douzaine de travailleuses et travailleurs, est motivé à négocier une bonne convention collective et à obtenir des conditions de travail justes et respectueuses.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec, au Conseil central Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

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La Cour supérieure du Québec rejette l’injonction de McGill visant à restreindre les manifestations sur le campus https://www.csn.qc.ca/actualites/la-cour-superieure-du-quebec-rejette-linjonction-de-mcgill-visant-a-restreindre-les-manifestations-sur-le-campus/ Fri, 03 Oct 2025 12:09:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108067 La Cour supérieure du Québec a rejeté la demande d’injonction de l’Université McGill qui visait à limiter les manifestations sur son campus. Cette demande avait été vivement contestée par cinq syndicats de McGill, dont l’Association des étudiant-es diplômé-es employé-es de McGill (AGSEM).

Limiter la protestation, c’est limiter la liberté d’expression
« L’injonction que McGill cherchait à obtenir aurait non seulement freiné les manifestations contre le génocide à Gaza, mais elle aurait aussi menacé les droits fondamentaux des étudiantes et étudiants et des travailleuses et travailleurs à manifester et à s’exprimer librement sur le campus », a déclaré le coprésident de l’AGSEM, Dallas Jokic.

Emma McKay, coprésidente de l’AGSEM, a ajouté : « Si elle avait été accordée, cette injonction aurait donné à la direction de McGill un pouvoir démesuré pour mettre fin à toute forme de manifestation. Une décision favorable à McGill aurait pu être utilisée comme arme contre notre capacité à nous organiser durant les négociations, sapant ainsi notre pouvoir collectif à la table de négociation. »

Une victoire décisive pour les syndicats de McGill
Dans sa décision, la Cour a conclu que McGill n’avait pas démontré que l’injonction permettrait de prévenir un « préjudice sérieux et irréparable ». Le juge Ferland a rappelé qu’« une injonction interlocutoire est une mesure exceptionnelle qui peut gravement restreindre la liberté individuelle et mener à des conséquences draconiennes », ajoutant que « l’octroi de l’injonction demandée n’est pas justifié par la preuve ».

La vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Saleha Hedaraly, y voit une victoire claire pour la liberté d’expression : « Après les attaques incessantes contre la liberté d’expression menées par divers conseils d’administration et groupes d’intérêt à travers le Québec, il est rassurant de constater que les tribunaux refusent de s’inscrire dans cette tendance. Cette décision prouve qu’il est essentiel de résister à ces attaques et que c’est souvent la seule façon de défendre nos droits. »

« Au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), nous savons que la capacité des travailleuses et travailleurs à s’exprimer, à s’organiser et à déranger est leur outil le plus précieux », a ajouté son président, Bertrand Guibord. « L’argument de McGill, qui invoquait la “sécurité sur le campus”, n’était qu’un prétexte visant à affaiblir l’activité syndicale et étudiante en limitant leur visibilité. Nous sommes fiers que l’AGSEM et les autres syndicats impliqués aient tenu tête et fait en sorte que cette injonction soit rejetée », a-t-il conclu.

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Syndicat National du Personnel de Francisation (FNEEQ–CSN) https://www.csn.qc.ca/accreditations/syndicat-national-du-personnel-de-francisation-fneeq-csn/ Thu, 11 Sep 2025 20:26:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_accreditation&p=107083 À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 25 juin 2025 le Syndicat National du Personnel de Francisation – CSN a été accrédité pour représenter :

Toutes et tous les salarié-es en francisation occupant les fonctions d’animatrice et d’animateur.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, au Conseil central de la Montérégie et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

En se syndiquant, leur objectif est clair : intégrer la convention collective déjà négociée au niveau national pour les animatrices et animateurs en francisation dans les cégeps. Cette convention en vigueur dans plusieurs établissements d’enseignement prévoit des avantages significatifs pour le personnel de la francisation.

Parmi les gains concrets qu’offre cette convention : des augmentations salariales et monétaires importantes, une bonification notable de l’indemnité de vacances et une réduction de la charge de travail.

Ces améliorations ne sont pas hypothétiques, elles sont déjà en place ailleurs. En se syndiquant, ces travailleuses et travailleurs revendiquent l’équité, la stabilité et des conditions de travail à la hauteur de leur rôle essentiel dans l’intégration linguistique des nouveaux arrivants. C’est un pas important vers une plus grande justice et une reconnaissance concrète de leur contribution à la société québécoise.

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Changer de ministres sans changer de direction est voué à l’échec https://www.csn.qc.ca/actualites/education-et-enseignement-superieur-changer-de-ministres-sans-changer-de-direction-est-voue-a-lechec/ Wed, 10 Sep 2025 13:25:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=107033 Voici les réactions spécifiques selon les ministères visés.

Ce qu’ils ont dit à propos de la ministre de l’Éducation

« Bernard Drainville a toujours préféré le projet de 3e lien à tout autre dossier, incluant l’éducation. Son départ est un soulagement pour nos membres, bien qu’il soit difficile de croire que Mme Lebel incarnera le changement, elle qui contrôlait les finances lors des compressions et des gels d’embauche dans les écoles. Pour redonner ses lettres de noblesse à l’éducation, elle devra d’abord convaincre la CAQ de réinvestir les sommes coupées et réembaucher massivement, notamment dans le soutien scolaire. » – Frédéric Brun, président de la Fédération des employé-es de services publics (FEESP-CSN)

« Ce remaniement représente la dernière chance pour ce gouvernement de changer de cap et de démontrer que l’éducation et l’enseignement supérieur sont une priorité. Si la nouvelle ministre de l’Éducation, Sonia Lebel, réputée pour sa loyauté envers le premier ministre, souhaite perpétuer l’austérité caquiste dans ses nouvelles fonctions comme elle le faisait au Trésor, ce sont les élèves qu’elle choisira de sacrifier, au risque d’en payer le prix en 2026 ». – Benoît Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)

Ce qu’ils ont dit à propos de la ministre de l’Enseignement supérieur

« La nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur, Martine Biron, doit opérer un virage à 180 degrés pour enfin défendre les cégeps et les universités tout en s’assurant de respecter et promouvoir la liberté académique. Elle doit annuler sur le champ les centaines de millions de dollars en compressions imposées par son gouvernement, pour le bien des personnes étudiantes qui ont déjà trop souffert. » – Benoît Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)

« L’enseignement supérieur n’a jamais été une priorité de la CAQ. Pour montrer une réelle volonté de changement, la nouvelle ministre devra convaincre rapidement ses collègues de réinvestir les sommes coupées dans les universités et les cégeps et de lever le gel d’embauches qui paralyse les établissements collégiaux. La ministre devra aussi se familiariser rapidement avec les défis uniques de l’Enseignement supérieur en consultant l’ensemble de la communauté, incluant le personnel de soutien qui joue un rôle très important dans la réussite des étudiantes et des étudiants. »
– Frédéric Brun, président de la Fédération des employé-es de services publics (FEESP-CSN)

« Nous apprécions que le premier ministre ait reconnu qu’un changement était nécessaire à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur. Nous espérons que Mme Biron sera à l’écoute du personnel du réseau et sera prête à se battre pour faire comprendre à son gouvernement que le Québec a tout à gagner à investir davantage dans ses établissements d’enseignement supérieur plutôt que de continuer à presser le citron, au détriment de la population étudiante. » – Jessica Goldschleger, Fédération des professionnèles (FP-CSN)

À propos

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 48 établissements privés et 12 universités.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) représente près de 70 000 membres dans 425 syndicats, dont 36 000 travailleuses et travailleurs de soutien dans le réseau scolaire dans 37 syndicats et 6300 employé-es de soutien dans le réseau collégial dans 38 syndicats, ce qui fait de la FEESP-CSN l’organisation représentant la vaste majorité du personnel de soutien des réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur au Québec.

La Fédération des professionnèles (FP-CSN) représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es d’université.

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Les profs du Séminaire Saint-François adoptent un mandat de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-profs-du-seminaire-saint-francois-adoptent-un-mandat-de-greve/ Tue, 02 Sep 2025 15:33:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106884 Dans un geste rare dans ce milieu, la cinquantaine d’enseignantes et enseignants du Séminaire Saint-François viennent de se doter d’une banque de cinq jours de grève à exercer en heures ou en jours au moment jugé opportun. C’est à 98 % que les membres du Syndicat du personnel du Séminaire Saint-François–CSN se sont prononcés à scrutin secret, la semaine dernière, pour ce mandat de grève.

« C’est exceptionnel pour notre syndicat de prendre ce genre de vote », convient Marc-André Perron, président du syndicat, « c’est dire à quel point les enjeux sont importants pour nos membres ».

Alors que les négociations pour le renouvèlement de la convention collective sont en cours depuis près de deux ans, la direction du collège privé a décidé à la rentrée de changer unilatéralement les conditions de travail du personnel enseignant, notamment en ce qui concerne les horaires de présence au bureau et l’heure de dîner.

« Les changements imposés compliquent notre travail et minent notre autonomie professionnelle », explique le président du syndicat. « Nous, ce que l’on veut, c’est revenir à la situation antérieure et reprendre la négociation pour en arriver à une entente qui convienne aux deux parties ». La partie syndicale dit être ouverte aux compromis, mais refuse catégoriquement les coups de force.

La convention collective des enseignantes et enseignants du Séminaire Saint-François est échue depuis juin 2024.

À propos

Le Syndicat du personnel enseignant du Séminaire Saint-François–CSN représente les 57 profs de ce collège privé. Il est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ), qui regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 48 établissements privés et 12 universités, ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances. Pour sa part, la CSN compte plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que du secteur public.

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La CSN et la FTQ inquiètes de l’avenir du Collège LaSalle https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-et-la-ftq-inquietes-de-lavenir-du-college-lasalle/ Mon, 25 Aug 2025 10:41:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106723 La CSN et la FTQ demandent au ministère de l’Enseignement supérieur et à la direction du Collège LaSalle de s’entendre rapidement dans le litige qui les oppose afin d’assurer le maintien des emplois du collège et la poursuite du parcours académique de l’ensemble de ses étudiantes et étudiants.

Alors que la rentrée a été reportée par la direction, la survie du Collège LaSalle semble en péril après que Québec ait imposé des amendes de 30 millions de dollars au collège pour avoir dépassé le nombre d’étudiantes et d’étudiants anglophones inscrits en vertu de la réforme de la Charte de la langue française adoptée en 2022.

Selon l’institution, fondée en 1959, cette pénalité signifierait l’obligation de mettre la clé dans la porte. La réussite académique de 4500 étudiantes et étudiants est en jeu, tout comme les 700 emplois de l’établissement d’enseignement. Parmi ces emplois, plusieurs sont occupés par des membres de la Confédération des syndicats nationaux (FNEEQ–CSN, qui représente les 425 enseignantes et enseignants) et de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ-SEPB).

« Il est temps que le ministère et la direction du collège règlent leur différend, affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Il est déplorable qu’un tel imbroglio administratif menace aujourd’hui le parcours de milliers d’étudiantes et d’étudiants et autant d’emplois. Nous sommes convaincus que les parties peuvent s’entendre, tout en respectant les modifications apportées à la loi. »


Défendre les étudiants et les emplois

Visiblement, tel que l’ont rapporté les médias, le ministère et la direction du collège ne s’entendent pas sur l’interprétation et l’application des nouvelles modalités prévues à la Charte de la langue française. Se conformer au nombre d’étudiantes et d’étudiants anglophones imposé par Québec, aurait forcé le Collège LaSalle à montrer la porte à des élèves qui ont déjà entamé leurs études, ce qu’a refusé de faire la direction.

« On sait que la direction du collège et Québec négocient actuellement. Pour le bien des étudiantes, des étudiants, des travailleuses et des travailleurs, il faut trouver un terrain d’entente. Ce n’est pas le temps d’adopter la ligne dure. En ce qui nous concerne, s’il faut aller au front pour défendre nos membres, nous le ferons », conclut, la présidente de la FTQ, Magali Picard.

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La CAQ doit s’amender et faire de l’éducation et de l’enseignement supérieur une priorité… pour vrai ! https://www.csn.qc.ca/actualites/la-caq-doit-samender-et-faire-de-leducation-et-de-lenseignement-superieur-une-priorite-pour-vrai/ Tue, 12 Aug 2025 18:07:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106634 À l’aube de la rentrée dans les cégeps dans quelques jours, puis dans les Centres de services scolaires, les commissions scolaires et les universités, la CSN et ses fédérations de l’éducation lancent un cri du cœur afin d’éviter que l’avenir d’une cohorte entière d’élèves et de personnes étudiantes ne soit compromis. « Rarement a-t-on vu un tel chaos et une telle incertitude dans nos établissements d’enseignement au Québec pour la rentrée. Les idéaux de la Révolution tranquille sont largués par le gouvernement Legault, qui multiplie des choix budgétaires dévastateurs. Tout le monde n’a plus accès aux services auxquels ils ont droit, quoi qu’en disent les ministres Bernard Drainville et Pascale Déry », déplore Katia Lelièvre, vice-présidente de la CSN.

La centrale, qui représente la vaste majorité des travailleuses et des travailleurs dans les cégeps et les universités et qui représente aussi le personnel de soutien dans les écoles primaires, secondaires et centres pour adultes, mesure en effet la dégradation des services provoqués par l’austérité caquiste. Par exemple au cégep, même les directions d’établissement confirment la réduction du bouquet de services face à des compressions historiques encore plus draconiennes qu’à l’époque du gouvernement libéral, alors même qu’une majorité des bâtiments nécessitent une importante mise à niveau. Au primaire et au secondaire, la gestion en montagnes russes aura des effets importants à la rentrée, puisque les plans d’effectifs et les séances d’affectation du personnel ont dû être préparés et tenus en plein cœur du fouillis administratif estival provoqué par la CAQ. Combien de personnes mises à pied en lien direct avec les élèves (orthophonistes, orthopédagogues, technicienne en éducation spécialisée, préposés aux élèves handicapés, etc.), puis rappelées en plein été, ne reviendront pas ?

« Charcuter 570 millions avant les vacances au primaire et au secondaire, puis reculer partiellement devant la mobilisation citoyenne en juillet, amputer 151 millions de dollars dans les cégeps et une trentaine de millions (0,7 %) dans les universités, nous subissons la déroute de la girouette caquiste. Clairement, cela démontre plus que jamais que l’éducation n’est pas la priorité du premier ministre », tranche Katia Lelièvre.

 

Des solutions pour redresser la barre

Si la liste des mauvais choix budgétaires du gouvernement Legault est longue, le Québec a pourtant les moyens de ses ambitions. Sans scandale SAAQclic (plus d’un milliard de dollars), sans troisième lien (autour de 10 milliards de dollars), sans Northvolt (plus d’un demi-milliard de dollars), sans les milliards en baisses d’impôt, en chèques cadeaux et en réduction de la taxe scolaire, le bourbier actuel n’existerait pas. Il faut éviter de corriger ces erreurs sur le dos des élèves et des étudiant-es. Le gouvernement pourrait entre autres puiser dans le fonds des générations (qui vise ironiquement à ne pas hypothéquer l’avenir des jeunes) pour éviter l’hécatombe.

Lors de son remaniement ministériel annoncé, François Legault devrait aussi nommer à la tête des réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur des titulaires de portefeuilles qui consulteront et écouteront le terrain et qui respecteront le personnel. Le lien de confiance doit être rétabli.

 

Ce qu’ils ont dit

« Ça fait 65 ans qu’on a convenu au Québec que l’une de nos plus grandes priorités collectives, c’est l’éducation. Ça fait plus d’un demi-siècle que nous avons décidé de mettre nos ressources en commun pour investir dans l’avenir de nos enfants, et, par le fait même, dans notre avenir à toutes et tous. En jouant au yo-yo à coups de centaines de millions de dollars, la CAQ prouve qu’elle n’est plus seulement un gouvernement déconnecté du Québec, la CAQ détruit le Québec. »
– Frédéric Brun, président de la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN)

« Le lien de confiance est rompu avec ce gouvernement qui ne comprend pas la mission des réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Nos membres dans les écoles, les universités et les cégeps, déjà épuisés, voient tomber leurs collègues sans être remplacés en plus de subir l’ingérence d’une ministre qui utilise son pouvoir pour défendre ses convictions personnelles. Nous nous attendons à ce que les nouveaux ministres entendent raison et se battent pour leurs ministères plutôt que pour leur parti. »
– Benoît Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN)

« La baisse des étudiant-es étrangers et le manque de financement de la recherche n’envoient pas un bon signal aux universités qui ne pourront pas offrir des perspectives aussi stimulantes aux étudiant-es. La surcharge de travail pour les professionnel-les des cégeps n’augure rien de bon pour les jeunes qui vivent cette étape charnière de leurs études. »
– Ryan W. Moon, vice-président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN)

 

À propos 

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

La Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN) représente plus de 70 % du personnel de soutien dans les cégeps au Québec (6300 membres) et plus de 35 000 membres dans le secteur soutien scolaire.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 48 établissements privés et 12 universités.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es d’université.

 

 

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Syndicat des résidentes et résidents et internes de la Faculté de médecine vétérinaire–CSN https://www.csn.qc.ca/conflits/syndicat-des-residentes-et-residents-et-internes-de-la-faculte-de-medecine-veterinaire-csn/ Mon, 28 Jul 2025 15:16:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_conflit&p=106407 Encadrer la liberté académique, mais pas pour la restreindre https://www.csn.qc.ca/actualites/encadrer-la-liberte-academique-mais-pas-pour-la-restreindre/ Wed, 09 Jul 2025 22:50:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106335 Si le rapport d’enquête sur les collèges Dawson et Vanier, rendu public le 27 juin dernier, erre à bien des égards et ressemble à un fourre-tout répondant à une commande politique de la CAQ (salles de prière, actions militantes des étudiants et étudiantes, contenu des cours, etc.), soulignons un élément crucial de ses conclusions : la confirmation de la rigueur des pratiques de ces établissements en matière de sécurité physique et psychologique des personnes.

En d’autres mots, la ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry (qui se trouve à tout le moins en situation d’apparence de conflit d’intérêts pour avoir siégé au conseil d’administration d’un lobby pro-israélien avant son entrée en politique), a utilisé un marteau-pilon pour écraser une mouche.

Pis encore, dans les cégeps, l’enquête a eu un effet de dissuasion et d’autocensure au sein du corps enseignant. Bref, rebelote, Mme Déry a réussi à y brimer la liberté académique en utilisant son pouvoir ministériel.

Ironiquement, l’enquête recommande l’adoption d’une loi pour encadrer cette liberté dans le réseau de l’enseignement collégial, celle-ci étant, selon les personnes enquêtrices, « à géométrie variable ».

Étendre la loi sur la liberté académique au cégep

Notre fédération, dans son mémoire de mai 2022 en réponse au projet de loi no 32, Loi sur la liberté académique dans le milieu universitaire, demandait justement l’élargissement de la portée de ce dernier aux cégeps publics et privés, « car les réalités, en matière de travail et d’éducation, de ces établissements d’enseignement supérieur font qu’ils sont aussi confrontés aux mêmes défis et aux mêmes enjeux que les établissements universitaires ». La CAQ a choisi de ne pas aller dans ce sens, préférant, lors de la négociation de la convention collective 2020-2023, consentir à l’ajout d’une annexe relative à la liberté académique offrant certaines protections.

La FNEEQ-CSN voit donc d’un très bon œil l’application de la recommandation émise dans le rapport d’enquête, à une seule condition non négociable : si le gouvernement du Québec légifère afin d’encadrer la liberté académique dans les collèges, il faut que ce soit dans la perspective de la garantir, et non de la restreindre.

Le problème, c’est qu’il s’avère difficile de savoir où les personnes enquêtrices se situent à cet égard. Que veulent-elles dire lorsqu’elles parlent d’une liberté académique « à géométrie variable » ? Qu’on la limite parfois trop ? Que des membres du personnel enseignant en abusent à l’occasion ? L’un ou l’autre de ces scénarios selon le contexte ? De même, quelles sont les situations faisant que des profs « vivent des conflits, des frustrations, voire des menaces qui entravent parfois la qualité des services éducatifs, sont source de démotivation et génèrent des plaintes » que les établissements ne sont pas outillés pour gérer ? Comme on ne nous offre aucun exemple, nous ne pouvons que nous perdre en conjectures. Cela dit, on ne peut pas adhérer au principe phare de la liberté académique « à la tête du client » ou uniquement lorsqu’on estime que le sujet s’y prête.

Or, tant que les lois et chartes sont observées (absence de discrimination, de propos haineux, d’appels à la violence, etc.), et qu’on l’exerce avec professionnalisme, discernement et rigueur intellectuelle, la liberté académique ne doit être limitée sous aucun prétexte.

Les cégeps constituent une composante de l’enseignement supérieur où les personnes étudiantes apprennent à devenir des citoyennes et des citoyens non seulement du Québec, mais également du monde, capables de débattre de manière respectueuse de questions non consensuelles, parfois même controversées, comme elles auront à le faire leur vie durant. Rappelons-le : le droit de ne pas être confronté à des idées, opinions ou valeurs que l’on trouve blessantes, malaisantes ou contraires à ses convictions n’existe pas. Au contraire, dans une société démocratique et plurielle, il importe d’accepter d’y être exposé. »

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Syndicat des enseignantes et enseignants du pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (FNEEQ–CSN) https://www.csn.qc.ca/accreditations/syndicat-des-enseignantes-et-enseignants-du-pensionnat-du-saint-nom-de-marie-csn/ Tue, 01 Jul 2025 18:06:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_accreditation&p=106015 À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 22 mai 2025 le Syndicat des enseignantes et enseignants du pensionnat du Saint-Nom-de-Marie–CSN a été accrédité pour représenter :

Toutes les enseignantes et tous les enseignants.

C’est afin de remettre les enseignantes et enseignants au coeur du projet éducatif de leurs écoles et de s’assurer de pouvoir exercer leurs autonomies pédagogiques que ces enseignantes et enseignants d’exception se sont syndiqués. Avec la syndicalisation de cette école, la FNEEQ consolide sa présence dans les écoles privées majeures de Montréal.

Ce nouveau syndicat sera affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec au Conseil central du Montréal métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

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La CSN réclame la démission de la ministre Déry https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-reclame-la-demission-de-la-ministre-dery/ Mon, 12 May 2025 15:42:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105038 Alors que le gouvernement procède au « démantèlement tranquille » du réseau de l’enseignement supérieur à coups de compressions, de gels d’embauche et d’ingérence politique dans la liberté académique, l’austérité frappe de plein fouet nos universités et nos cégeps, menaçant leur capacité même à assurer leurs missions fondamentales de formation, de recherche et de développement social. En pleine période de crise, la ministre Pascale Déry a choisi non pas de défendre le réseau qu’elle a la responsabilité de protéger, mais plutôt de le fragiliser encore davantage. La CSN réclame dès lors sa démission.

« Quand on affame les établissements, qu’on piétine la liberté académique et qu’on abandonne les étudiantes et les étudiants les plus vulnérables, on ne peut plus prétendre défendre l’enseignement supérieur. L’ampleur significative des compressions qui sont imposées au réseau collégial ces jours-ci est la goutte qui fait déborder le vase. Il est temps que Mme Déry cède sa place à quelqu’un qui en sera digne », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Austérité caquiste

Lors des récents crédits budgétaires, nous apprenions que le gouvernement a demandé aux universités de réduire leurs budgets de 0,7 %. Plusieurs universités auront ainsi un budget déficitaire cette année et devront faire certains choix difficiles pour ne pas aggraver leur situation financière.

L’austérité est également en marche dans les cégeps : nous apprenions très récemment que le réseau devra subir des compressions de 151 M$ en 2025-2026.

« On s’attendrait à une ministre qui se bat pour l’enseignement supérieur au lieu d’affaiblir les cégeps et les universités en pleine guerre commerciale », fulmine Benoît Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), qui représente la forte majorité des chargé·es de cours universitaires et du personnel enseignant dans les cégeps.

L’austérité avait déjà pointé le bout de son nez avec un gel d’embauche qui touchait toutes celles et ceux qui, soi-disant « n’offrent pas un service direct aux étudiantes et aux étudiants ». « En plus du gel d’embauche qui affecte directement le personnel de soutien, les budgets d’investissement et le MAOB (mobilier, appareillage, outillage et bibliothèque) ont subi des coupes draconiennes, lesquelles retardent des travaux d’amélioration des établissements, privant les bibliothèques de nouveaux ouvrages et gelant l’achat d’équipement de laboratoire et de matériel pédagogique essentiels à la formation technique et scientifique », fait valoir Frédéric Brun, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Depuis des années, les universités manquent de financement et doivent trouver toute sorte de moyens pour boucler leur budget. « Chaque personne qui n’est pas remplacée laisse derrière elle une charge de travail qui devra bien être reprise par quelqu’un d’autre. Soit la ministre fait preuve de pensée magique et elle croit sincèrement que le gel d’embauche et cette nouvelle vague de coupes n’auront pas d’effets néfastes sur les services aux étudiantes et aux étudiants, soit elle nous prend pour des valises », ajoute Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), qui représente près de 1500 professeur-es d’universités.

Liberté académique compromise

La ministre Déry s’est par ailleurs ingérée dans le programme des cégeps Dawson et Vanier sans aucune raison valable. « Il n’est pas acceptable que le gouvernement qui a voté une loi pour la liberté académique dans les universités impose le contraire aux cégeps. Le président Trump ne doit pas nous servir d’exemple, renchérit la présidente de la CSN. Cette ingérence est particulièrement troublante quand on la met en parallèle avec les coupes dans les bibliothèques, les laboratoires et le gel d’embauche du personnel qui accompagne les étudiantes et étudiants en dehors des cours. L’État restreint activement l’accès libre et démocratique au savoir», dénonce-t-elle.

Les étudiantes et étudiants écopent

Notons également que la ministre Déry a laissé tomber les étudiantes et étudiants en abolissant les bourses Perspective Québec sans réinjecter l’argent dans le programme général de prêts et bourses, qui devrait pourtant être bonifié. Comble de l’insulte, Pascale Déry recule sur sa volonté de rémunérer les stages des futurs enseignants.

À propos

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 47 établissements privés et 12 universités. La FNEEQ représente aussi près de 6000 étudiant-es salarié-es des universités.

Avec ses 6300 membres travaillant dans le soutien au niveau collégial, répartis dans 34 établissements collégiaux et un centre informatique, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) représente plus de 70 % du personnel de soutien dans les cégeps au Québec.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es d’université.

 

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