Saguenay–Lac-Saint-Jean – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 18 Jun 2026 16:28:01 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Saguenay–Lac-Saint-Jean – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 CPE Le Jardin de Robi – L’imposition de services minimaux est-elle constitutionnelle ? https://www.csn.qc.ca/actualites/cpe-le-jardin-de-robi-limposition-de-services-minimaux-est-elle-constitutionnelle/ Thu, 18 Jun 2026 16:26:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118031 La cause des travailleuses du Jardin de Robi de Roberval se poursuit devant les tribunaux. Le Tribunal administratif du travail (TAT) doit décider prochainement si le mécanisme de la loi qui a limité la grève au CPE est contraire à la liberté d’association, donc aux droits fondamentaux du syndicat et des travailleuses. Si le TAT est convaincu que cette liberté a substantiellement été entravée au Jardin de Robi, il devra analyser si une telle entrave peut se justifier dans une société libre et démocratique.

Rappelons que le 13 mars, le TAT a assujetti le CPE Le Jardin de Robi au maintien de services minimaux. Suivant cette décision, le Syndicat des travailleuses des CPE et des BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, représentant une vingtaine de travailleuses, a convenu d’une entente avec l’employeur pour les services à maintenir – la loi l’obligeant à négocier ceux-ci. Le 26 mars, le TAT entérinait cette entente et imposait donc les services à maintenir pendant la grève des salariées robervaloises.

Ces dernières doivent ainsi garder le CPE ouvert trois jours sur cinq. Il s’agissait du premier cas de mise en application de la loi 14 (aussi connu comme étant le projet de loi 89), entrée en vigueur le 30 novembre 2025. Cette loi a pour effet de limiter le droit de grève dans des secteurs où il ne l’était pas, en plus de, potentiellement, se superposer aux services essentiels. Cela constituera un vrai casse-tête pour les organisations syndicales.

Ces deux décisions, des 13 et 26 mars dernier, sont des ordonnances interlocutoires parce que le TAT doit maintenant statuer si le mécanisme de la loi est constitutionnel.

C’est cette cause que le syndicat a défendue devant trois juges du TAT au cours des dernières semaines. Notons que cette affaire ne porte que sur la situation du Jardin de Robi. Si le syndicat avait gain de cause, les travailleuses du CPE seraient les seules touchées. À l’inverse, si le TAT ne retient pas les prétentions du syndicat, la décision n’aura pas d’impact sur le recours, plus général, entrepris en Cour supérieure contre la loi 14 dans son ensemble par les organisations syndicales.

Les plaidoiries ont été complétées au début du mois de juin. On attend maintenant la décision du TAT. La CSN n’a pas ménagé ses efforts dans ce dossier, en mobilisant quatre avocates et avocats du Service juridique de la CSN ainsi que des personnes conseillères de bien d’autres services. L’implication directe et de tout instant des travailleuses grévistes est également à souligner.

Droits fondamentaux

Selon la CSN, les tribunaux administratifs ont un rôle à jouer dans la défense des droits fondamentaux des citoyennes et des citoyens. Le TAT doit avoir à cœur la liberté syndicale, et s’assurer que les mécanismes visant à rééquilibrer les rapports de force ne sont pas compromis. En adoptant la loi 14, le gouvernement de la CAQ a instauré un mécanisme qui vise à casser la grève ; moyen ultime pour les salarié-es, qui tentent d’équilibrer le rapport de force pour négocier avec un employeur. Avec l’instauration de services minimaux, la grève perd de sa puissance. Finalement, cela favorise l’employeur qui ne ressent plus la même urgence d’en arriver à un règlement.

Dans son argumentaire en faveur de sa loi 14, le gouvernement prétend s’attaquer à la longueur des conflits de travail. Devant le TAT, le syndicat a notamment fait valoir que la loi provoque plutôt l’effet inverse. Il rompt la mécanique de négociation collective prévue au Code du travail – processus qui a globalement bien servi le Québec jusqu’à maintenant.

Les avocates et avocats syndicaux ont démontré qu’avant la loi 14, les mécanismes de relations de travail ont permis de négocier des conventions collectives, la plupart du temps sans conflits de travail, notamment dans le secteur des services de garde. En dernier recours, la grève demeure un outil qui peut être déployé, lors d’importantes impasses, afin d’arriver à un règlement. C’est aussi le moyen d’obliger l’employeur à négocier de bonne foi.

C’est précisément grâce à la grève ou à son recours potentiel que les éducatrices ont su améliorer leurs conditions de travail. Au fil des négociations, elles ont professionnalisé le secteur, ce dont elles tirent parti, tout comme l’ensemble de la société, qui peut compter sur des services de qualité et accessibles partout en province.

La CSN relève que pour les services de garde, tout mécanisme augmentant le déséquilibre est destructeur pour le mouvement syndical, car les intérêts des employeurs et ceux de l’État, qui finance les services, ont tendance à converger. L’État est donc, en quelque sorte, juge et partie.

Pour la CSN, l’imposition de services minimaux constitue de toute évidence une entrave au libre exercice des droits fondamentaux des travailleuses et du syndicat. Il s’agit d’une atteinte démesurée à leurs droits, car, dans les faits, elle mine leur accès à la grève et, par conséquent, leur droit de négocier leurs conditions de travail.

Du mouvement à la table
Pendant qu’elles attendent la décision du tribunal, les travailleuses poursuivent leur mobilisation. Le 12 juin, elles ont informé l’employeur qu’elles suspendaient l’exercice de la grève pour une durée de deux semaines. Cette décision fait suite à la dernière réponse patronale, quant à une proposition syndicale transmise à la conciliatrice au dossier. Les travailleuses ont prévenu qu’elles reprendraient leur mobilisation si aucune entente n’intervient durant cette trêve.

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CPE jardin de Robi – Les travailleuses suspendent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/cpe-jardin-de-robi-les-travailleuses-suspendent-la-greve/ Fri, 12 Jun 2026 15:27:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117928 Ce matin, le Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean FSSS–CSN représentant les syndiquées du CPE Le Jardin de Robi a informé la directrice générale du CPE, Pascale Lavertu, qu’il suspendra la grève à compter du lundi 15 juin, et ce, pour une durée de deux semaines.

Cette annonce fait suite au retour à la table de négociation de l’employeur, en réponse à une proposition formulée par le syndicat auprès de la conciliatrice. Dans l’avis de suspension de la grève transmis à l’employeur, le syndicat ajoute : « Nous espérons que cette trêve permettra de dénouer l’impasse. Votre participation active à la recherche de solutions sera donc nécessaire. Sous peu, vous recevrez, par l’intermédiaire de la conciliatrice, notre réponse à votre contre-proposition. Par ailleurs, nous tenons à vous aviser qu’à la fin de cette période où nous mettrons tout en œuvre pour en arriver à un règlement, si aucune entente n’est intervenue, nous reprendrons des actions de mobilisation et de grève. »

Le syndicat ne fera aucun autre commentaire sur la situation.

À propos
La vingtaine de salarié-es du Jardin de Robi sont membres du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, lui-même affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Cette dernière regroupe 140 000 membres, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.
Le Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, ce sont 160 syndicats comptant plus de 16 000 membres dans la région. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Barrages de Domtar : une concertation régionale qui exclut les travailleuses et les travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/barrages-de-domtar-une-concertation-regionale-qui-exclut-les-travailleuses-et-les-travailleurs/ Wed, 13 May 2026 11:01:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115264 L’avenir des usines de Domtar à Kénogami et à Alma, ainsi que celui de leurs barrages, est l’objet de discussion à une prétendue table de concertation qui inclut les députés de la région, le maire de Saguenay, des dirigeants de Domtar (Produits forestiers Résolu ou PFR), mais exclut les travailleuses et travailleurs des deux usines, qui risquent pourtant de perdre des droits historiques dans cette démarche !

« C’est incompréhensible et inacceptable que nous soyons mis à l’écart, mais on comprend que ça fait l’affaire de PFR-Domtar, qui souhaite fermer ses usines et vendre l’électricité des barrages sans toutefois maintenir les emplois. Rappelons que, depuis la nationalisation effectuée par Hydro-Québec, la production privée d’électricité est conditionnelle au maintien de ces emplois », lance le président du Syndicat national des travailleurs et des travailleuses des pâtes et papiers de Kénogami–CSN, Gilles Vaillancourt.

La CSN interpelle la première ministre et le ministre Drainville

« Nous demandons une rencontre urgente avec le nouveau ministre de l’Économie, Bernard Drainville. Le gouvernement se doit d’être du bord des travailleuses et des travailleurs du Saguenay et obliger Domtar à respecter ses obligations en modernisant enfin ses usines », insiste la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Cette dernière rappelle que le gouvernement du Québec a le pouvoir de refuser la vente de l’électricité privée de Domtar à une autre entreprise. Il a même le droit de reprendre les barrages si les conditions des baux hydrauliques – prévues par la loi 50 sur les barrages de la rivière Shipshaw – ne sont pas respectées. Les emplois dans les usines associées doivent en effet être maintenus. Or, on constate que les installations de Kénogami sont régulièrement à l’arrêt cette année. « Le gouvernement du Québec doit se tenir debout face à un propriétaire étranger qui veut faire la pluie et le beau temps au Saguenay en contournant des ententes historiques qui datent du temps de René Lévesque », ajoute la présidente, qui interpelle également la première ministre et les partis qui aspirent à diriger le Québec plus tard cette année à prendre position plus clairement dans ce débat.

Une filière abandonnée

« Le gouvernement doit soutenir la transformation de la filière forestière. C’est essentiel pour plusieurs régions du Québec. Le Sommet Pour vivre de la forêt de l’an dernier a montré la voie à suivre pour assurer un avenir en tenant compte de tous les acteurs concernés et de l’environnement. Il faut arrêter de repousser sans cesse la réforme d’envergure qui est nécessaire », soutient le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Kevin Gagnon.

La région doit se méfier des illusions

La CSN constate que le premier projet jugé prometteur par les élus régionaux semble déjà remplacé par un autre. On n’a par ailleurs aucune certitude du nombre d’emplois qui seraient créés ni même du lieu ou des conditions de travail. Le financement de ces projets semble aussi incertain.

« Bien qu’une modernisation soit nécessaire, la filière forestière est constitutive de notre région et va continuer de l’être. De la forêt jusqu’aux usines, des emplois sont en jeu. On demande au maire, Luc Boivin, de cesser de nuire à cette filière et d’ainsi risquer l’appauvrissement de sa région », affirme la présidente du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay.

« Nos deux usines génèrent des retombées importantes dans l’économie régionale et jouent un rôle clé dans la filière, notamment en écoulant les copeaux qui proviennent des scieries. Elles doivent demeurer ouvertes », ajoute le président du Syndicat national des travailleuses et des travailleurs des pâtes et papiers d’Alma–CSN, Daniel Munger.

À propos
La CSN est composée de près de 1600 syndicats et regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Elle représente notamment les usines de Kénogami et d’Alma.

Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN regroupe quelque 160 syndicats de la région et représente 16 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

 

 

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Le Jardin de Robi – Les travailleuses gardent le cap https://www.csn.qc.ca/actualites/le-jardin-de-robi-les-travailleuses-gardent-le-cap/ Wed, 01 Apr 2026 15:21:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113293 Pour la première fois depuis plus de cinq mois, des travailleuses du CPE Le Jardin de Robi accueillaient les enfants ce matin, conformément à la décision du Tribunal administratif du travail (TAT) exigeant l’instauration de services de garde du mercredi au vendredi jusqu’à la fin du conflit de travail. Leurs collègues qui ne sont pas à l’horaire aujourd’hui de même que de nombreux allié-es de la région leur avaient organisé une haie d’honneur tôt ce matin.

Car si un nouveau chapitre s’ouvre dans ce conflit de travail, rien n’est encore réglé au CPE Le Jardin de Robi. Le syndicat attend toujours un signal de la partie patronale pour reprendre la négociation. L’employeur dit vouloir charcuter les conditions d’emploi des travailleuses pour des raisons financières tout en refusant de discuter des solutions de rechange proposées par le syndicat. Il vient d’engloutir des sommes importantes dans un très lourd processus judiciaire pour ne pas avoir à négocier.

« On espère que toute l’énergie de l’employeur sera dorénavant concentrée sur la conclusion d’une entente négociée dans les meilleurs délais, explique la présidente du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Nathalie Duperré. De notre côté, nous sommes prêtes à reprendre la négociation à tout moment. »

La secrétaire du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Darlène Tremblay, souligne la détermination des travailleuses qui sont les premières à être assujetties à la Loi 14. « Nous savions que cette loi aurait pour effet de rendre certains conflits de travail plus longs et plus difficiles. Ces travailleuses entendent bien se tenir debout jusqu’à l’obtention d’une entente respectueuse et satisfaisante. C’est tout à leur honneur. »

La vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Hélène Brassard, déplore le silence de la ministre de la Famille, Kateri Champagne Jourdain. « Est-ce qu’elle approuve la stratégie de l’employeur, qui mise sur la judiciarisation du conflit au lieu de rechercher des pistes de solution ? Nous comprenons très bien qu’elle ne veuille pas se mêler de la négociation, mais il est assez clair que la direction du CPE pourrait être mieux accompagnée ! »

À propos
La vingtaine de salarié-es du Jardin de Robi sont membres du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN. Celui-ci est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Celle-ci regroupe 140 000 membres ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

Le Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, ce sont 160 syndicats comptant plus de 16 000 membres dans la région.

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Mort programmée du métier de sylviculteur au Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/mort-programmee-du-metier-de-sylviculteur-au-quebec/ Thu, 26 Mar 2026 12:07:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113095 Le secteur sylvicole est laissé pour compte. Le maintien des sommes allouées aux travaux sylvicoles dans le dernier budget du Québec et la récente baisse des droits de coupe – lesquels profitent aux industriels – n’y changent rien. Pire encore, les taux offerts par le gouvernement pour les différents travaux sylvicoles sont en baisse cette année – entre 2 et 5 %, selon le type d’intervention.

L’argent octroyé aux entreprises et aux groupements forestiers qui effectuent le travail de sylviculture stagne depuis des années, et ce, malgré l’inflation liée au prix du carburant et à celui de l’équipement. Sans surprise, cette situation a des répercussions négatives sur la rémunération des travailleuses et des travailleurs.

« Tout le monde s’en va. Il n’y a plus de relève », affirme Serge Desrosiers, président du Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN). De fait, le nombre de membres de ce syndicat a diminué d’environ 80 % en dix ans et ils ne sont désormais qu’un peu plus de 200.

Des budgets qui ne se rendent pas jusqu’aux salarié-es

La CSN estime qu’avec le budget actuel alloué à la sylviculture, il faudrait 33 ans pour que l’ensemble du territoire compris dans les zones prioritaires soit entretenu.

« Une hausse significative du budget consacré à la sylviculture est essentielle si on veut conserver ce maillon indispensable de notre foresterie au Québec.  Il faut aussi absolument que l’argent ne reste pas dans les poches des entrepreneurs, mais qu’il se rende jusqu’à celles et ceux qui effectuent le travail sylvicole sur le terrain », affirme Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

Pour ce faire, la FIM–CSN rappelle qu’un projet pilote de rémunération horaire des sylvicultrices et sylviculteurs avait démontré un potentiel certain par rapport aux conditions archaïques qui ont cours actuellement. Pour le moment, les travailleuses et les travailleurs reçoivent un forfait par parcelle et doivent payer leurs déplacements, leur équipement et le carburant pour les débrousailleuses.

Québec de nouveau interpellé

« Les élu-es à Québec ont une responsabilité historique d’agir pour sauver le métier de sylviculteur et l’échec de la réforme du régime forestier ne doit pas en dissuader le prochain gouvernement. Il faut arrêter de reporter ce problème à plus tard », ajoute Kevin Gagnon.

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Domtar augmente la pression, Québec doit résister https://www.csn.qc.ca/actualites/domtar-augmente-la-pression-quebec-doit-resister/ Thu, 26 Feb 2026 20:42:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112291 C’est maintenant clair, Domtar menace de fermer au moins une usine, probablement celle de Kénogami, même si la multinationale ne donne aucun échéancier précis. Aujourd’hui même, Domtar en remet une couche en annonçant à tous ses employé-es au Canada, par visioconférence, un plan pour aller chercher pas moins de 600 M$ de flux de trésorerie supplémentaire par rapport à 2025 au Canada et aux États-Unis.

« Malgré toute cette pression exercée par Domtar, Québec doit résister. Nous avons des leviers entre les mains pour forcer ce géant industriel à s’assoir et à trouver la meilleure solution d’avenir pour le Québec et pour nos travailleuses et nos travailleurs », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Elle rappelle par ailleurs que, si Domtar ne respecte pas les conditions prévues à la loi 50, à savoir les investissements et l’ouverture des usines, le gouvernement pourrait résilier les baux des barrages et des centrales et prendre possession des installations. Rappelons aussi que Domtar compte non seulement sur l’eau de nos rivières, mais aussi sur le bois de nos forêts publiques pour faire rouler ses usines. « On peut et on doit se faire respecter. Un homme d’affaires étranger comme Jackson Wijaya doit tenir compte du territoire où il souhaite mener des affaires et pas seulement presser le citron à distance », ajoute la présidente.

Rencontre d’urgence

La CSN demande donc une rencontre avec le premier ministre actuel du Québec et Jackson Wijaya, le propriétaire indonésien de Domtar. Notons que ce dernier a récemment été convoqué au parlement fédéral, mais qu’il a préféré y envoyer un haut dirigeant de son entreprise.

Des obligations qui remontent à la nationalisation de l’électricité

Rappelons que Domtar dispose d’une autorisation à opérer des centrales électriques privées au Saguenay, malgré la nationalisation de l’électricité en 1963. Ce privilège venait et vient toujours avec des obligations, notamment celle de continuer à utiliser cette énergie pour faire rouler les usines régionales. Le renouvellement des baux hydrauliques, chaque 25 ans, venait aussi avec des obligations d’investissements.

Le transfert des titres des centrales par Domtar à une société qui appartient à son propriétaire ne change pas la donne sur le fond. L’entreprise a changé de mains et de nom plusieurs fois depuis 1963 et l’obligation a été maintenue pendant tout ce temps. La réforme de la gouvernance énergétique de l’ancien ministre Fitzgibbon, laquelle permet maintenant la vente d’électricité par des centrales privées de 100 MW ou moins, ne devrait pas servir de prétexte pour contourner ces engagements historiques.

« Nous demandons aux candidats au poste de premier ministre, Mme Fréchette et M. Drainville, de prendre position rapidement et d’exiger de Domtar qu’elle respecte ses obligations. Nous demandons également aux partis qui aspirent à diriger le Québec de prendre position dans le même sens, avant que le mal ne soit fait et que l’énergie ne soit vendue à une autre entreprise », lance le président du Syndicat national des travailleurs et des travailleuses des pâtes et papiers de Kénogami–CSN, Gilles Vaillancourt. Ce dernier estime que Domtar doit sécuriser les emplois et s’engager dans un plan d’avenir prometteur soutenu par des investissements.

Politique industrielle manquante

 « Le cas des usines d’Alma et de Kénogami illustre le laisser-aller de nos gouvernements du Québec et du Canada quant à la nécessaire transformation de l’industrie forestière. On laisse notre forêt publique et nos rivières à des industriels lointains qui se fichent trop souvent des emplois, de la forêt et de l’avenir de cette industrie importante dans plusieurs régions. Les tarifs de Trump sur le bois d’œuvre mettent plus que jamais en lumière l’absence de plan de diversification et de modernisation. On ne devrait pas continuer à donner libre accès à nos ressources naturelles sans une meilleure contrepartie exigée à l’industrie, et à Domtar en particulier », explique le président de la FIM–CSN, Kevin Gagnon.

Nombreux appuis au Saguenay–Lac-Saint-Jean

« Nous sommes fiers de constater que le Saguenay–Lac-Saint-Jean en entier ne se laisse pas faire par une multinationale étrangère. De plus en plus d’acteurs régionaux comprennent que les centrales privées de la région ne peuvent pas devenir de simples vaches à lait pour l’entreprise qui les opèrent aujourd’hui », affirme la présidente du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Manon Tremblay.

Notons que des représentants du PQ, du PLQ et de députés caquistes de la région ont donné leur appui à la démarche de la CSN afin de sauvegarder des emplois en région. Le maire de Saguenay, Luc Boivin, et le préfet Yanick Baillargeon, qui préside aussi Alliance forêt boréale, ont également donné un appui moral aux travailleuses et aux travailleurs de Domtar en danger. Ajoutons à cette liste l’association des retraité-es de Résolu (maintenant Domtar), qui compte plus de 4 000 membres et qui se préoccupe du maintien de ses obligations par le propriétaire actuel de la plus grande entreprise forestière du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

À propos
La CSN est composée de près de 1600 syndicats et regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Elle représente notamment les usines de Kénogami et d’Alma.

Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN regroupe quelque 160 syndicats de la région et représente 16 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

 

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CPE Le Jardin de Robi – La détermination des travailleuses ne faiblit pas https://www.csn.qc.ca/actualites/cpe-le-jardin-de-robi-la-determination-des-travailleuses-ne-faiblit-pas/ Mon, 16 Feb 2026 19:15:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112011 En grève depuis bientôt quatre mois, les travailleuses du CPE Le Jardin de Robi gardent le moral et n’entendent pas baisser les bras : travailler deux heures de plus par semaine pour la même rémunération, c’est non!  

Le 10 février 2026, le Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN a réuni ses membres pour faire le point sur l’état de la négociation et sur la judiciarisation du conflit, suivant une demande de l’employeur au Tribunal administratif du travail (TAT) visant à restreindre l’exercice de la grève. Le tribunal devra déterminer si le CPE doit être soumis au nouveau concept de « services minimalement requis » pour assurer la sécurité sociale, économique ou environnementale de la population.

C’est un dur coup pour les grévistes, mais elles demeurent déterminées. La grève se poursuit alors que l’employeur refuse toujours de chercher une solution négociée permettant la réouverture complète de l’installation.

La dernière séance de négociation directe entre les parties s’est tenue le 6 novembre 2025, l’employeur fermant la porte jusqu’à maintenant à toute solution autre que l’acceptation intégrale de sa demande visant à abolir la demi-heure de diner rémunérée, un droit obtenu dans ce CPE il y a plus de 40 ans. Le 6 février, une courte rencontre entre les porte-parole des deux parties s’est tenue en présence de la conciliatrice et du médiateur en chef du ministère du Travail. À cette occasion, le syndicat a constaté que la partie patronale n’avait aucune nouvelle proposition à formuler.

Judiciarisation
« L’employeur déploie des énergies considérables dans la judiciarisation du conflit, déplore la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Manon Tremblay. C’est le tout premier employeur au Québec qui invoque la loi 14. Dès le premier jour d’entrée en vigueur de la loi, il a demandé au ministre du Travail d’intervenir pour lui permettre de réclamer du TAT qu’il impose des services minimaux. Il n’a montré aucune ouverture à reprendre la négociation malgré toutes les propositions que le syndicat a mises au jeu. De plus en plus, il nous semble clair que l’objectif de l’employeur n’est pas d’en arriver à une entente négociée, mais bien de casser le syndicat pour imposer ses vues aux travailleuses. C’est pourquoi nous entendons les appuyer jusqu’au bout. »

Manon Tremblay enchaîne : « Le Jardin de Robi se prépare une belle facture de frais d’avocats. Est-ce que l’association patronale des CPE et BC de la région compte la refiler aux autres CPE qui en font partie ? »

Négociation
La présidente du syndicat représentant la vingtaine de travailleuses, Nathalie Duperré, rappelle que ses membres n’ont pas décidé de déclencher la grève de gaieté de cœur.

« Probablement personne n’a plus à cœur les services éducatifs à l’enfance que nous, qui nous y consacrons au quotidien. Depuis le début du conflit, nous avons tenté de dénouer l’impasse de plusieurs façons, en formulant des propositions qui tiennent compte des objectifs financiers de l’employeur. Tout cela parce que, ce que l’on veut le plus au monde, c’est une entente négociée permettant le retour à la normale. Nos propositions sont systématiquement rejetées du revers de la main par l’employeur. »

Pour le syndicat, seule une entente négociée permettra de trouver une issue satisfaisante. Les salariées tiennent à décider elles-mêmes de leurs conditions de travail et c’est pourquoi aucune demande d’arbitrage n’a été formulée.

La vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Hélène Brassard, rappelle que la FSSS–CSN représente la majorité des employé-es des CPE du Québec et que peu d’employeurs ont fait preuve d’une telle fermeture. « Dans l’écrasante majorité des CPE, dont toutes les autres installations de la région, les syndicats ont pu négocier localement leurs conditions de travail, sans aucun conflit. Rien ne justifie qu’on ne puisse conclure une entente négociée satisfaisante ici aussi. »

 

À propos

La vingtaine de salariées du Jardin de Robi est membre du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Celle-ci regroupe 140 000 membres, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance. Il fait également partie du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, regroupant 160 syndicats CSN comptant plus de 16 000 membres dans la région.

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CPE de Roberval – Le gouvernement choisit de court-circuiter la négociation https://www.csn.qc.ca/actualites/cpe-de-roberval-le-gouvernement-choisit-de-court-circuiter-la-negociation/ Mon, 09 Feb 2026 11:26:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111759 Le 4 février, le gouvernement a adopté un décret permettant au CPE Le Jardin de Robi de demander au Tribunal administratif du travail d’imposer des services minimaux. Il s’agit d’une attaque sans équivoque au droit des travailleuses, celui de choisir leurs conditions d’emploi, et d’une tentative de briser leur rapport de force. C’est la première fois que le gouvernement a recours à cette loi controversée, imposée aux travailleuses et aux travailleurs l’automne dernier.

« Ce n’est pas de gaieté de cœur que les travailleuses exercent la grève, souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Force est de constater que, depuis l’entrée en vigueur de la loi restreignant le droit de grève, en novembre dernier, l’employeur n’a pas bougé d’un iota à la table de négociation. Il espérait l’intervention du gouvernement pour ne pas avoir à négocier quoi que ce soit et il a finalement obtenu gain de cause. En agissant de la sorte, le ministère prend position dans le conflit. Il fait pencher la balance en faveur de l’employeur. En définitive, il nie le droit des travailleuses, celui de décider de leurs conditions de travail ! »

« Nous savions que le projet de loi 89, devenu la loi 14, minerait le processus de négociation en incitant les employeurs à jouer la montre, à ne pas négocier et à attendre que le gouvernement intervienne, poursuit le président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Réjean Leclerc. On serait en droit de s’attendre d’un ministre du Travail qu’il s’élève au-dessus de la mêlée, qu’il rappelle au patron qu’il a une obligation de négocier, que ce n’est pas optionnel. Mais Jean Boulet a fait son lit : il trace une voie dans laquelle plusieurs employeurs tenteront de s’engouffrer. »

La direction du Jardin de Robi a demandé l’intervention du gouvernement dès l’entrée en application de la loi, le 1er décembre 2025. Rappelons que la directrice et la directrice adjointe ont la formation nécessaire pour recevoir quelques enfants durant le conflit, ce qu’elles ont choisi de ne pas faire bien qu’elles continuent de recevoir leur plein salaire. La dernière rencontre de négociation formelle entre les parties s’est tenue le 6 novembre 2025. Au cœur du conflit : l’employeur veut abolir la demi-heure de diner rémunérée, un droit acquis dans ce CPE il y a plus de 40 ans.

À propos
La vingtaine de salariées du Jardin de Robi est membre du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN.

Celui-ci est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Celle-ci regroupe 140 000 membres, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance. Il fait également partie du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, regroupant 160 syndicats comptant plus de 16 000 membres dans la région.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Domtar-Résolu laisse tomber le Saguenay avec l’appui tacite du gouvernement https://www.csn.qc.ca/actualites/domtar-resolu-laisser-tomber-le-saguenay-avec-lappui-tacite-du-gouvernement/ Tue, 03 Feb 2026 18:24:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111532 La CSN craint sérieusement que la transaction qui vise les barrages de Résolu au Saguenay entraîne la fermeture de l’usine de Kénogami et que cela n’augure rien de bon pour les autres usines de l’entreprise dans la région. Ces barrages représentaient en effet un actif majeur et ils étaient liés à des baux hydrauliques, imposant ainsi à l’entreprise de continuer à opérer ses usines associées et à y investir de l’argent.

Selon l’information obtenue par la ville de Saguenay, laquelle est en partie confirmée par l’employeur, les barrages de Résolu au Saguenay auraient été cédés à une société en commandite du milliardaire indonésien Jackson Wijaya, qui est également propriétaire de Résolu et de Domtar.

La Fédération de l’industrie manufacturière–CSN redoute que cette transaction permette à l’entreprise de se soustraire à ses obligations d’investissement et d’emplois puisque la réforme de la gouvernance énergétique du Québec (projet de loi 69) assouplit ces contraintes pour les centrales de 100 MW et moins, comme le sont les centrales de Résolu au Saguenay. Rappelons que cette réforme, adoptée sous bâillon en juin 2025, a été initiée par l’ex-ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec, Pierre Fitzgibbon, et terminée par sa successeure, la ministre Christine Fréchette. La transaction permet aussi des avantages économiques importants puisque l’électricité peut ensuite être vendue, plutôt qu’utilisée à Kénogami ou à Alma.

Selon l’information disponible, l’électricité des barrages qui appartenaient à Résolu serait désormais vendue à une tierce industrie importante dans la région. Il faut que ce soit une entreprise adjacente qui a besoin d’énergie. La réforme Fitzgibbon-Fréchette permet justement ce type de vente en dehors du monopole d’Hydro-Québec. L’argent de la vente d’électricité servirait ensuite à financer un investissement très important de Résolu hors de la région, soit à l’usine de Domtar de Gatineau.

« On demande au gouvernement d’intervenir pour empêcher la transaction visant les barrages de Résolu et s’assurer du respect des conditions qui prévalaient pour Résolu envers ses usines du Saguenay–Lac-Saint-Jean », affirme le président du Syndicat national des travailleurs et des travailleuses des pâtes et papiers de Kénogami–CSN, Gilles Vaillancourt. Par ailleurs, ce dernier ne digère pas que l’ancien ministre Pierre Fitzgibbon soit maintenant conseiller de Domtar-Résolu, après avoir élaboré le projet de loi 69.

Contrat moral brisé après la nationalisation de l’électricité

Rappelons que les barrages privés du Saguenay avaient été exclus de la nationalisation de la production d’électricité par Hydro-Québec – réalisée par René Lévesque dans les années 1960. L’entreprise forestière, qui a changé de mains depuis, était tenue de contribuer au développement économique de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. « Le contrat moral serait brisé si l’argent de la vente d’électricité sortait de la région. Le gouvernement perdrait ainsi son rapport de force face à Résolu », fait valoir la présidente du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Manon Tremblay.

Rencontre demandée avec le gouvernement de la CAQ

 « On demande une rencontre immédiate avec le ministre de l’Énergie, Jean Boulet, pour voir s’il est possible d’agir en faveur du développement régional du Saguenay, malgré les dispositions du projet de loi 69. Le gouvernement a encore le pouvoir d’aider le développement économique du Saguenay », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Cette dernière interpelle aussi le premier ministre Legault ainsi que les aspirants premiers ministres, Fréchette et Drainville, pour connaître leur vision du développement régional et de la production privée d’électricité. « On veut parler au bon responsable gouvernemental pour régler ce dossier à l’avantage des travailleurs et de la région », précise la présidente.

« Le projet du maire de Saguenay de racheter les barrages pourrait être intéressant pour le développement régional, mais on ne connait pas tous les détails et les intentions de Luc Boivin. L’important aujourd’hui, c’est de sécuriser les emplois », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon, qui souhaite avant tout stopper la vente et maintenir les emplois.

Rappelons qu’en cas de non-respect des conditions liées aux baux hydrauliques, le gouvernement pouvait jusqu’à récemment récupérer les barrages sans indemnité ni compensation. C’est ce même contrat moral qui avait permis à l’entreprise d’échapper à la nationalisation à l’époque. Rio Tinto a d’ailleurs récemment subi des pressions en raison du non-respect des conditions liées à sa production d’électricité au Saguenay.

À propos
La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Elle représente notamment des travailleuses et travailleurs de l’industrie forestière.

 

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Le Jardin de Robi : des travailleuses déterminées ! https://www.csn.qc.ca/actualites/le-jardin-de-robi-des-travailleuses-determinees/ Thu, 22 Jan 2026 16:01:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111288

Le 13 janvier, la vingtaine de travailleuses du Jardin de Robi, à Roberval, se sont toutes réunies sur la ligne de piquetage, rejointes par plusieurs allié-es des autres syndicats CSN de la région.

 

 

 

 

Le CPE Le Jardin de Robi est le seul de la région où la convention collective n’a pas encore été renouvelée. Au cœur du litige : l’entêtement patronal de la direction qui exige des éducatrices qu’elles renoncent à une demi-heure de diner rémunérée, laquelle est pourtant inscrite depuis plus de 40 ans au contrat de travail. L’employeur a refusé jusqu’à maintenant toutes les perches tendues par le syndicat pour reprendre la négociation. La dernière rencontre de négociation a eu lieu le 6 novembre.

Plus d’information sur le conflit : https://www.csn.qc.ca/actualites/lemployeur-multiplie-les-requetes-legales-au-lieu-de-negocier/

 

 

Marie-Ève Bouchard, secrétaire du syndicat et membre du comité de négociation.

« À la table de négo c’est très difficile. L’employeur est fermé. Il nous reprochait de manquer de transparence envers nos membres. Donc on a amené les travailleuses avec nous pour assister à la dernière séance de négociation, le 6 novembre. À ce moment les travailleuses ont pu constater que nous leur avions présenté un portrait exact de la situation. On a fait des propositions à l’employeur pour sortir de l’impasse, mais c’est au point mort depuis ce temps, car il exige que nous acceptions sa demande intégralement avant de revenir à la table de négociation. »

 

 

Marie-Michelle Fortin, éducatrice au Jardin de Robi

« Ça fait 20 ans que je travaille au Jardin de Robi. J’ai fait des remplacements dans des CPE où la pause n’est pas rémunérée. Ça paraît, une demi-heure de plus, sur ta journée. On travaille avec des humains qui sont comme ils sont. Des fois, ils sont plus tristes. Des fois, ils sont plus fatigués et on doit jongler avec ça, dans le bruit constant, toute la journée. Cette demi-heure nous permet de prendre une pause de cette réalité. On ne peut pas vraiment manger pendant qu’on a la responsabilité des enfants, il y a tellement d’action, on n’a pas le temps. Ils ont besoin de toute notre attention ! »

 

 

 

 

(Première photo) Des représentantes et représentants des travailleuses et travailleurs du réseau public de la santé et des services sociaux de la région, catégorie 3, sont venus témoigner de leur solidarité. « La solidarité c’est important. On se sent interpellés parce que c’est dans notre région. Il faut les soutenir. »

(Deuxième photo) Les salarié-es des Produits Gilbert, membres de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, ont également tenu à saluer les travailleuses du Jardin de Robi. Ils ont eux-mêmes dû exercer la grève il y a quelques mois à peine.

(Troisième photo) Le président du syndicat de la catégorie 2, Olivier Côté, avait amené des cadeaux pour les grévistes.

 

Le moral est toujours bon

Le moral demeure élevé sur la ligne de piquetage bien que le conflit commence à peser lourd pour les travailleuses, en particulier sur leur budget familial. Trois travailleuses ont trouvé un autre emploi depuis le début du conflit.

 

Entre deux séances de piquetage, plusieurs travailleuses effectuent du bénévolat auprès d’organismes de Roberval. Lors du passage du Point syndical, des travailleuses s’affairaient à la numérisation et à l’archivage des dossiers des Grands frères et Grandes sœurs du Domaine-du-Roy.

 

« Ce que l’employeur cherche à faire depuis le début, c’est de casser le syndicat. C’est important de les appuyer parce qu’on se syndique pour avancer, pas pour reculer. On doit les soutenir jusqu’à ce qu’elles obtiennent un règlement satisfaisant. »

– Manon Tremblay, présidente du Conseil central Saguenay–Lac-Saint-Jean

 

 

 

 

Le conflit de travail dure depuis trois mois. La CSN vient de lancer un appel à la solidarité auprès de tous les syndicats afin de soutenir les éducatrices du Jardin de Robi pour qu’elles puissent tenir la minute de plus :

Soutenons les travailleuses du Jardin de Robi

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Soutenons les travailleuses du Jardin de Robi https://www.csn.qc.ca/actualites/soutenons-les-travailleuses-du-jardin-de-robi/ Thu, 22 Jan 2026 11:23:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111269 Depuis trois mois, la vingtaine d’éducatrices du CPE Le Jardin de Robi, à Roberval, se battent pour conserver leurs conditions de travail, en particulier la demi-heure de dîner rémunérée, conventionnée depuis plus de 40 ans.  Ici, l’employeur a un objectif de plus en plus évident : tenter de briser le syndicat.

La dernière rencontre de négociation a eu lieu le 6 novembre dernier. Depuis cette date, l’employeur refuse de rencontrer la partie syndicale tant qu’elle n’acceptera pas intégralement sa demande, qui aurait pour effet de forcer les salariées à travailler deux heures de plus chaque semaine pour obtenir la même rémunération. Le syndicat a pourtant des solutions de rechange à proposer, lesquelles permettraient d’atteindre ses objectifs financiers tout en préservant les droits des travailleuses.

En parallèle, l’employeur déploie énergie et ressources pour tenter de briser le mouvement de solidarité des travailleuses. Ainsi, Le Jardin de Robi fut le tout premier employeur à réclamer officiellement l’intervention du gouvernement en vertu de la loi Boulet, qui restreint le droit de grève, dès son entrée en vigueur ! Le ministre du Travail a répondu négativement à cette demande, invitant l’employeur à reprendre les négociations. Insatisfait, l’employeur a envoyé une nouvelle demande d’intervention quelques jours à peine après avoir essuyé ce refus. À Roberval et les environs, le conflit de travail est maintenant sur toutes les lèvres. L’employeur fait circuler plusieurs rumeurs pour faire porter la responsabilité du conflit sur les épaules des travailleuses.

Fait à noter, le CPE compte une directrice ainsi qu’une directrice adjointe pour une seule installation, ce qui est inédit. De plus, ces deux dirigeantes du CPE reçoivent leur plein salaire depuis le début du conflit, même si l’établissement ne reçoit aucun enfant. Ce n’est évidemment pas le cas des travailleuses !

Solidarité
La solidarité de tous les syndicats est essentielle. Les dons reçus jusqu’à maintenant leur permettent de bonifier les allocations versées par le Fonds de défense professionnelle. Néanmoins, le fardeau financier commence à peser lourd sur elles. Elles ont besoin plus que jamais de notre soutien pour pouvoir tenir la minute de plus et obtenir un règlement satisfaisant.

Pour faire un don :

https://www.csn.qc.ca/paypal-cpe-jardin-de-robi

 

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IGA d’Alma : Les travailleurs obtiennent 20 $ l’heure https://www.csn.qc.ca/actualites/iga-dalma-les-travailleurs-obtiennent-20-lheure/ Tue, 20 Jan 2026 15:39:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111079 C’est à 97 % que les travailleuses et travailleurs du IGA d’Alma ont adopté une entente de principe prévoyant une hausse salariale de 1,50 $ l’heure la première année, leur permettant ainsi de dépasser le seuil des 20 $ au sommet de l’échelle. Il s’agit de la première entente à survenir dans la négociation coordonnée des marchés d’alimentation de la CSN.

« C’est une hausse significative dans le domaine des supermarchés, on est habitués à quelques sous de hausse alors là, ça va paraître à la fin du mois », explique la présidente du syndicat, Sylvie Bergeron.

Les syndiqué-es obtiennent également une modification importante quant au fonctionnement de leur échelle salariale. Traditionnellement, les hausses du salaire minimum provoquaient systématiquement un recalcul des échelons, ce qui ramenait les employé-es vers le bas de la grille. Les travailleuses et les travailleurs pourront désormais atteindre le sommet de l’échelle en quatre ans. Plusieurs d’entre eux ne réussissaient toujours pas à s’y rendre après plus de 16 000 heures travaillées.

« Les travailleuses et travailleurs du IGA d’Alma viennent instaurer un nouveau seuil minimal pour cette ronde de négociation. Partout à travers le Québec, on veut mettre en place un meilleur standard pour les gens dans les épiceries », explique le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

« Au Saguenay, on a beaucoup d’épiceries syndiquées CSN. On se serre les coudes, ça nous permet d’avoir un meilleur rapport de force face aux employeurs. Notre mission c’est de faire connaître ça partout au Québec », conclut la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay.

La négociation coordonnée des marchés d’alimentation de la CSN regroupe 16 autres syndicats d’épiceries au Saguenay–Lac-Saint-Jean, aux Îles-de-la-Madeleine, à Chibougamau, dans Québec–Chaudière-Appalaches et au Cœur-du-Québec. Ces derniers négocieront dans les deux prochaines années avec leurs employeurs respectifs et porteront une plateforme de demandes communes.
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L’employeur multiplie les requêtes légales au lieu de négocier https://www.csn.qc.ca/actualites/lemployeur-multiplie-les-requetes-legales-au-lieu-de-negocier/ Mon, 19 Jan 2026 15:16:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111007 Le 22 décembre, les avocats du CPE Le Jardin de Robi ont interpellé de nouveau le ministre du Travail pour lui demander d’intervenir dans le conflit de travail plutôt que de consacrer leurs efforts à la recherche d’une solution négociée. Rappelons qu’aucune rencontre de négociation n’a eu lieu depuis le 6 novembre, suivant le refus de l’employeur de discuter des pistes de solutions présentées par le syndicat, lesquelles auraient permis de conclure un règlement. Pour sa part, le syndicat est pleinement disponible pour reprendre les négociations à tout moment.

Rappelons que le 18 décembre, le ministre du Travail, Jean Boulet, a répondu négativement à une première demande d’intervention, invitant l’employeur à reprendre les négociations. Au lieu de cela, ce dernier a mandaté ses avocats pour formuler une nouvelle demande d’intervention auprès du gouvernement tout en refusant de reprendre la négociation.

« Voici un employeur qui préfère investir dans des frais d’avocats plutôt que dans un règlement de la convention collective, déplore la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay. Lors des consultations menant à l’adoption du projet de loi 14, limitant le droit de grève, nous avions prévenu le ministre du Travail qu’il envoyait aux employeurs le message qu’ils pourraient dorénavant se défiler de leur obligation légale de négocier en misant sur une intervention du gouvernement. Ce qui est le plus choquant ici, c’est que l’employeur tente d’utiliser la nouvelle loi pour imposer des reculs aux conditions de travail des éducatrices. »

« Depuis le début de la négociation, les patrons cherchent à briser le rapport de force des travailleuses pour mieux leur imposer leurs volontés, poursuit la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN, Hélène Brassard. Actuellement, toute la pression est dirigée vers les travailleuses alors qu’elles veulent juste conserver leurs conditions actuelles. Selon nos informations, bien que le CPE soit complètement fermé, la directrice et la directrice adjointe du CPE reçoivent leurs pleins salaires et tentent par tous les moyens de miner la crédibilité du syndicat. »

Les travailleuses traversent présentement un troisième mois de grève. Au cœur du conflit : la volonté de l’employeur d’abolir la demi-heure de diner rémunérée, un droit conquis dans ce CPE il y a plus de 40 ans. Elles ont présenté différentes pistes de solution afin de préserver leurs conditions de travail tout en rejoignant les préoccupations de l’employeur. Pour le syndicat, il y a suffisamment de marge de manœuvre dans ses propositions pour pouvoir conclure un règlement.

Or, l’employeur refuse de reprendre les négociations depuis plusieurs semaines, exigeant du syndicat qu’il accepte sa demande intégralement. Cette nouvelle requête auprès du ministre du Travail laisse présager l’intention patronale de prolonger le conflit indûment. Soulignons enfin que le conseil d’administration du CPE, sur lequel siègent des parents, a également un pouvoir de décision.

« Ce n’est pas comme si on demandait la lune, déplore la présidente du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Nathalie Duperré. C’est bien l’employeur qui nous demande d’accepter de travailler deux heures de plus chaque semaine pour maintenir la même rémunération. Nos conditions de travail sont garantes d’un service de qualité auprès des enfants et de leur famille. Elles ont leur raison d’être et on s’explique bien mal la fermeture montrée par Le Jardin de Robi à trouver un terrain d’entente satisfaisant pour les deux parties. »

À propos
La vingtaine de salarié-es du Jardin de Robi sont membres du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CSN). Celui-ci est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Celle-ci regroupe 140 000 membres, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

Le Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CSN), ce sont 160 syndicats comptant plus de 16 000 membres dans la région.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Un an de Santé Québec : un constat d’échec lamentable https://www.csn.qc.ca/actualites/un-an-de-sante-quebec-un-constat-dechec-lamentable-2/ Wed, 03 Dec 2025 20:34:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109547 Douze mois après l’entrée en force de l’agence Santé Québec comme employeur du réseau de la santé et des services sociaux, la société d’État présente un bilan catastrophique, aux antipodes des promesses faites à la population par le ministre de la Santé. La CSN, qui mène la campagne Faire front pour le Québec, réclame un réseau public de santé et de services sociaux plus décentralisé pour bien répondre aux besoins de la population. Les syndicats ont d’ailleurs tenu une manifestation aujourd’hui devant l’hôpital de Jonquière pour dénoncer les impacts régionaux de cette nouvelle centralisation. 

Santé Québec et ses « top guns » du privé devaient améliorer la performance et l’efficacité du réseau, assurait le ministre de la Santé, Christian Dubé. Un an plus tard, force est de constater que sa réforme bureaucratique n’a eu aucun des bénéfices promis. Pire encore, l’arrivée de Santé Québec a réduit l’imputabilité du gouvernement et l’a déconnecté davantage des besoins de la population.

La liste des ratés est longue : retards de paiements de la rétroactivité et de plusieurs primes, fin du double emploi, gel d’embauches, infrastructures vieillissantes, explosion des coûts d’entretien et de rénovation, déshumanisation des soins par le recours à des applications de surveillance du personnel, surcharges de travail qui persistent, etc. Sans oublier les nombreuses erreurs et irrégularités des chantiers informatiques (Dossier santé numérique et SIFA), dignes du scandale SAAQclic.

Gaspillage de fonds public

Santé Québec s’est fait le maître d’œuvre des compressions dans les soins et les services à la population, de la multiplication des bris de services et de l’allongement des listes d’attente. « Depuis l’arrivée de Santé Québec, je m’inquiète quant à la qualité des services avec la surcharge vécue par notre personnel. Il est évident que la solution envisagée par le gouvernement est de se tourner de plus en plus vers le privé pour contrer les problèmes d’accès aux soins. En plus de détériorer notre réseau public, tout cela aura un coût pour les contribuables », dénonce la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Hélène Brassard.

« Sur le plancher, nous manquons de travailleuses et de travailleurs. Plutôt que d’investir dans les soins et les services à la population, ce gouvernement a préféré dépenser, à grands frais, dans une nouvelle couche de bureaucratie inefficace et mettre en place un gel des embauches pour le personnel de bureau, qui affecte le service aux usagers directement. C’est un non-sens ! », déplore Guillaume Racine, président du Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et des professionnels de l’administration de la santé et des services sociaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN.

 « Le personnel sur le terrain le constate chaque jour : Santé Québec a augmenté leur surcharge et détérioré le climat de travail, tout en n’améliorant aucunement l’accès de la population aux soins et aux services dont elle a besoin. Nous sommes durement touchés au Saguenay–Lac-Saint-Jean avec des coupures de l’ordre de 150 000 heures et une réduction des dépenses de plusieurs millions de dollars », ajoute Olivier Côté, président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métier de la santé et des services sociaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN.

En fait, la réforme Dubé et Santé Québec ont précipité le réseau dans une crise sans précédent. « M. Dubé proclamait haut et fort de vouloir ébranler les colonnes du temple. Il l’a plutôt jeté à terre. Le réseau n’a jamais subi autant d’attaques de la part d’un gouvernement et celles-ci profitent aux entrepreneurs privés, comme ceux que Dubé est allé recruter pour la mise sur pied de Santé Québec. Pour la CSN, il n’y a pas de profit à faire avec la maladie, c’est pourquoi on continue de faire front pour un réseau vraiment public », termine le vice-président du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Gilles Vaillancourt.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics aptes à s’occuper de la population et pour une transition juste.

À propos

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 250 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.
La Fédération des professionnelles (FP–CSN), représente quelque 10 500 professionnelles, techniciennes et techniciens de partout au Québec.
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Des gains syndicaux importants au IGA Chicoutimi https://www.csn.qc.ca/actualites/des-gains-syndicaux-importants-au-iga-chicoutimi/ Wed, 26 Nov 2025 21:42:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109446 Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du marché IGA Chicoutimi, affilié à la CSN, est fier d’annoncer des avancées importantes pour ses membres après la signature d’une nouvelle convention collective. En plus d’une augmentation des bonis de Noël et d’un rattrapage salarial substantiel, l’abolition de clauses normatives défavorables aux salarié-es met la table pour un nouveau modèle de rémunération bien plus équitable dans le secteur de l’alimentation.

Le président du syndicat, Roland Bouchard, célèbre un des gains majeurs obtenus : « Le 1er mai, quand le salaire minimum augmentait, le compteur des heures travaillées pour les augmentations salariales était remis à zéro : cette mesure injuste appartient maintenant au passé. Nous avons atteint nos objectifs après seulement deux séances de négociations : c’est bien la preuve que la solidarité, c’est payant ! »

L’autre gain majeur est l’accès à la médiation préarbitrale, « qui devrait favoriser des relations de travail harmonieuses, réduire les griefs et ainsi contribuer à mieux défendre les droits des travailleuses et des travailleurs », ajoute le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. « La convention est également plus équitable pour les temps partiels travaillant à temps plein, qui auront maintenant accès aux congés de maladie ».

La présidente du Conseil central Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay, met en contexte ces gains à l’aube d’une négociation coordonnée : « Dans les dernières années, les géants de l’alimentation ont engrangé des profits records, donc il est normal que les travailleuses et travailleurs exigent un partage plus important des profits. »

À propos

La Fédération du commerce (FC–CSN) regroupe près de 30 000 membres partout au Québec, dans les secteurs du commerce, de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN compte dans ses rangs plus de 140 syndicats et 15 000 membres, sur tout le territoire de la grande région et est l’organisme de représentation régional de la Confédération des syndicats nationaux.

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Faire front contre le bilan désastreux du gouvernement caquiste https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-front-contre-le-bilan-desastreux-du-gouvernement-caquiste/ Fri, 24 Oct 2025 17:44:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108776 Des militantes et des militants de la CSN ont pris part à une action sous le thème de l’Halloween au bureau du ministre Éric Girard dans le but de dénoncer le bilan lamentable du gouvernement caquiste à l’égard des travailleuses et des travailleurs. La CSN déplore que le gouvernement Legault ait jeté la serviette pour régler les problèmes qui préoccupent la population en se tournant à droite comme jamais.

 Après sept ans au pouvoir, le gouvernement caquiste n’est pas parvenu à mettre fin à la crise du logement ni à permettre aux salarié-es d’augmenter leur pouvoir d’achat. Le bilan de sa gestion de nos services publics restera marqué par l’austérité, par des projets inefficaces de centralisation et par des scandales économiques comme SAAQclic et Northvolt. Plutôt que d’agir sur ces enjeux prioritaires pour la population, la CAQ cherche des boucs émissaires et tente de faire diversion. En s’attaquant aux travailleuses et aux travailleurs, le gouvernement confirme son vieux fond conservateur et continue d’agir en faveur des lobbys patronaux.

 Cette action menée dans la région s’inscrit dans la campagne Faire front pour le Québec, lancée récemment par la CSN. Dans les prochaines semaines, la confédération multipliera d’ailleurs les actions pour dénoncer le bilan désastreux du gouvernement et pour réclamer des mesures favorisant les travailleuses et les travailleurs, la préservation de notre État social et la mise en place de mesures pour favoriser la transition juste.

« Des milliers de travailleuses et de travailleurs vivent d’une paie à l’autre. La privatisation et l’austérité frappent nos services publics. L’inaction est ce qui reste en tête quand on pense aux deux mandats de la CAQ pour l’avenir de notre planète. Le gouvernement a perdu le contrôle et veut changer de sujet en s’attaquant aux syndicats. La région du Saguenay–Lac-Saint-Jean est touchée de plein fouet par la guerre tarifaire et la réforme de l’industrie forestière, c’est ça qui devrait être une priorité pour notre ministre! On les voit venir à des milles à la ronde et nous allons faire front dans les prochaines semaines pour le Québec qu’on veut », conclut la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-St-Jean–CSN, Manon Tremblay.

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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ST de Les Produits Gilbert–CSN https://www.csn.qc.ca/conflits/st-de-les-produits-gilbert-csn/ Fri, 10 Oct 2025 20:23:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_conflit&p=108199 Le personnel technique et professionnel de la SAQ vote la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/le-personnel-technique-et-professionnel-de-la-saq-vote-la-greve/ Wed, 08 Oct 2025 12:45:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108165 À moins de progrès notables dans les négociations pour le renouvellement de leur convention collective, les quelque 500 membres du Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ (SPTP-SAQ–CSN) pourraient déclencher la grève. Réunis en assemblée générale hier, ils se sont prononcés à 99 %, par scrutin secret, en faveur d’une banque de 15 journées de grève à exercer au moment opportun.

Le SPTP–SAQ–CSN regroupe notamment le personnel de bureau, technique et professionnel de la Société des alcools du Québec. Ces travailleuses et ces travailleurs œuvrent, entre autres, à l’évolution constante du site transactionnel SAQ.com et des outils informatiques, à l’approvisionnement des magasins, à la commercialisation des produits, au contrôle de la qualité, aux communications , à la paie et aux finances.

Leur convention collective est échue depuis le 31 mars 2025. Les augmentations salariales des dernières années ont été bien inférieures à l’inflation, ce qui a entraîné une perte importante du pouvoir d’achat des salarié-es. Ils réclament donc un rattrapage salarial. Parmi les autres revendications des travailleuses et travailleurs, notons l’inclusion du télétravail à la convention collective.

« Nous avons toujours privilégié la négociation avec la SAQ et des relations de travail les plus harmonieuses possibles, rappelle le président du syndicat, Steve D’Agostino. Nous avons été très patients avant d’en arriver à ce mandat de grève. Nous gardons espoir de pouvoir nous entendre et ainsi d’éviter la grève. Il faudra que la SAQ fasse son bout de chemin ».

Une grève du SPTP-SAQ–CSN entraînerait des impacts immédiats pour la SAQ, car ces travailleuses et travailleurs occupent des postes névralgiques pour le bon fonctionnement du monopole d’État, de ses entrepôts et de ses succursales.

Une première en cinquante ans
S’il devait y avoir grève, ce serait une première en plus de 50 ans d’existence pour le SPTP-SAQ–CSN. Pour la vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Kathrin Peter, la SAQ se doit de reconnaître les efforts déployés par ses techniciennes et techniciens, ainsi que ses professionnel-les. « Présentement, ce que la SAQ met sur la table implique l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs. Dans ce contexte, la réaction des membres est parfaitement compréhensible. Il faut espérer que la société d’État va comprendre le message et se remettre au travail pour trouver un terrain d’entente satisfaisant. »

« Tous les salarié-es de la SAQ ont droit à des conditions de travail dignes et respectueuses, ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord. Le travail du personnel technicien et professionnel, même s’il demeure dans l’ombre, est indispensable pour que la SAQ remplisse sa mission au quotidien. L’employeur doit pleinement le reconnaître. Ce vote de grève marque un moment historique pour le SPTP-SAQ–CSN et la direction de la SAQ doit en prendre acte. »

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ST des CPE et des BC du Saguenay–Lac-St-Jean (FSSS–CSN) | CPE Le Jardin de Robi https://www.csn.qc.ca/conflits/st-des-cpe-et-des-bc-du-saguenay-lac-st-jean-fsss-csn/ Mon, 29 Sep 2025 21:51:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_conflit&p=107801 Les négociations piétinent chez Les Produits Gilbert https://www.csn.qc.ca/actualites/les-negociations-pietinent-chez-les-produits-gilbert/ Thu, 18 Sep 2025 17:11:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=107374 Insatisfaits de la lenteur des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective, les travailleurs des Produits Gilbert à Roberval, ont voulu démontrer leur détermination à se faire entendre en déclenchant une grève surprise, mercredi après-midi. Leur mandat prévoit qu’ils puissent à nouveau sortir en grève s’ils jugent que les réponses de l’employeur sont insuffisantes. La convention collective étant échue depuis le 31 mars dernier, les travailleurs déplorent la lenteur des négociations et la fermeture de l’employeur.

Lors des consultations au printemps dernier, les membres du syndicat ont pu se prononcer sur leurs différentes priorités de négociation. Ceci leur a permis de préparer leur cahier de demandes qui comporte des enjeux liés aux clauses normatives et aux clauses salariales.

« Les travailleurs réclament, entre autres, une reconnaissance de l’expérience accrue, un meilleur encadrement de la sous-traitance et des augmentations salariales, explique le président du syndicat, Maxime Pagé. Depuis déjà plusieurs mois, nous devons, comme tous les autres, faire face à la hausse du coût de la vie. On veut que l’employeur fasse travailler notre monde et embauche au besoin, plutôt que de recourir systématiquement à la sous-traitance. »

Pourtant, bien débutée avec les discussions au sujet des conditions de travail en général, c’est au moment de parler d’argent que l’employeur a utilisé un moyen peu conventionnel à ce stade : demander la conciliation par un agent du Tribunal administratif du travail (TAT). Le syndicat s’est donc vu fermer la porte à toute discussion, l’employeur alléguant qu’ils étaient à mille lieues d’une entente.

« Habituellement, on s’assoit et on discute, en essayant de trouver des voies de passage pour en venir à une entente. Mais dans ce cas, l’employeur n’a pas voulu en débattre du tout, préférant demander à un tiers de se mettre entre nous, en spécifiant que tant que les travailleurs ne modifieraient pas leurs demandes, il ne bougerait pas ! ».

Adoption d’un mandat de moyens de pression

En assemblée générale, le 2 juillet dernier, les membres du syndicat ont adopté à très forte majorité un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève.

« Bien que nous souhaitions ne pas avoir à utiliser notre mandat jusqu’au bout et que nous espérions que le conciliateur fasse bouger les choses, force est de constater que nous sommes rendus à la mi-septembre et nous ne sommes toujours pas plus avancés. Les rencontres ne sont pas régulières, les dates s’ajoutent au fur et à mesure », mentionne le président, Maxime Pagé. Devant cette impasse, le syndicat a effectué un travail de priorisation et a diminué ses demandes. Celles-ci ont été déposées à l’employeur en début de semaine. Le retour de l’employeur est prévu en début de semaine prochaine.

Le mandat de grève adopté par les travailleurs prévoit la possibilité d’autres séquences de grève si les réponses de l’employeur à la table de négociation demeurent insuffisantes.

À propos

Les travailleurs du Syndicat des travailleurs de Les Produits Gilbert–CSN sont affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) qui comprend près de 1200 travailleurs dans la région de Saguenay – Lac-Saint-Jean.

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