Groupes communautaires – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 07 Nov 2022 13:29:50 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Groupes communautaires – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Mobilisations dans cinq villes québécoises pour réclamer un programme de régularisation véritablement inclusif des personnes sans-papiers https://www.csn.qc.ca/actualites/mobilisations-dans-cinq-villes-quebecoises-pour-reclamer-un-programme-de-regularisation-veritablement-inclusif-des-personnes-sans-papiers/ Mon, 07 Nov 2022 13:29:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85629 Trente organisations communautaires et syndicales se rassemblent, appuyées par de nombreux groupes et individus des milieux académiques, religieux et patronaux, pour réclamer la mise en place d’un programme véritablement inclusif visant la régularisation des personnes sans statut migratoire. Dans le cadre de la « Journée québécoise pour la régularisation des personnes sans statut migratoire », les mobilisations se déroulent à Montréal, à Québec, à Rimouski, à Sherbrooke et à Chicoutimi, où les organisations demandent aux gouvernements du Canada et du Québec de s’engager concrètement dans ce processus, et ce, en collaboration avec la société civile.

Pour un programme véritablement inclusif
Le Ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté Canada (IRCC) soumettra au cours des prochaines semaines un projet de programme de régularisation des personnes sans statut migratoire aux gouvernements provinciaux et au conseil des ministres du gouvernement fédéral. Les organisations impliquées dans cette journée de mobilisation revendiquent ainsi la mise en place d’un programme de régularisation, véritablement inclusif, au Canada et au Québec.

« Au Canada, l’absence ou la précarité d’un statut migratoire plonge des centaines de milliers de personnes dans une situation de vulnérabilité extrême, affectant leur droit à la sécurité, à la santé, au logement, à un niveau de vie suffisant, pour n’en mentionner que quelques-uns. Il s’agit d’une situation entraînant de graves violations des droits humains. Les gouvernements, tant québécois que canadien, ont la responsabilité de protéger et de respecter les droits de ces personnes et doivent mettre en place dès maintenant un programme de régularisation complet, inclusif et accessible, qui accordera la résidence permanente à toutes les personnes sans statut », souligne Mme Laurence Guénette, coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés.

Dans le même d’ordre d’idée, Mme Camille Bonenfant, organisatrice communautaire de la Clinique pour la justice migrante, avance que « nous croyons fermement en l’accès à la justice, et cette dernière repose sur la mise en œuvre des droits. Il n’y a pas de façon plus efficace et équitable pour assurer le respect des droits des personnes migrantes marginalisées que de leur donner un statut. La résidence permanente leur permettrait finalement de vivre pleinement dans la dignité ».

Me Stéphanie Valois et Me Guillaume Cliche-Rivard, respectivement présidente et président sortant de l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’Immigration (AQAADI) affirment aussi que « l’AQAADI appuie sans réserve un programme large et généreux visant la régularisation du statut des personnes immigrantes à statut précaire au Canada. En effet, nous avons devant nous une occasion historique de mettre fin à la détresse sans pareille causée par une vie dans la marge, sans statut d’immigration, à la merci de l’instabilité et sans filet social. Nous estimons que la compassion et la dignité humaine devront être au cœur de ce nouveau programme qui permettra du même souffle de pérenniser la contribution économique, culturelle, professionnelle, communautaire et sociale inestimable qu’apportent ces personnes au Canada ».

Mobilisations dans cinq villes québécoises
Selon les organisations œuvrant auprès de ces populations, les personnes à statut précaire ou sans statut sont de plus en plus présentes au Québec, non seulement à Montréal mais aussi dans diverses régions du Québec. Dans ce contexte, des activités sont organisées dans cinq villes québécoises. À Rimouski, un rassemblement s’est déjà tenu le 5 novembre, et deux rassemblements ont lieu le 6 novembre respectivement à Montréal et à Québec. En même date, deux ateliers formatifs portant sur la régularisation des personnes sans statut sont organisés respectivement à Chicoutimi et à Sherbrooke.

« Au cours des dernières années, on constate une croissance des personnes à statut temporaire dans notre région, et certaines d’entre elles ont perdu leur statut à la suite d’un abus de leur employeur. Des gens peuvent devenir ainsi sans statut en raison de la lacune de protection publique, et c’est un phénomène répandu dans des régions québécoises. Ce n’est pas acceptable », affirme M. Florian Freuchet, organisateur communautaire du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants au Bas-Saint-Laurent, pour expliquer la raison de l’organisation de l’événement à Rimouski.

« Les mouvements au Québec sont très souvent à l’avant-plan dans les luttes pour la justice. Encore une fois, c’est notre société ici, notamment les personnes sans papiers, leurs voisines et voisins et collègues, qui sont arrivés à bâtir un mouvement et ont poussé le gouvernement du Canada à entamer ce chemin pour le bien de toutes et tous. Car la régularisation nous avance vers l’idéal où toute personne vive librement et dignement au Canada », soutient Mme Samira Jasmin, membre de Solidarité sans frontières.

Dans ces luttes, des centrales syndicales sont aussi engagées. « Il est important que les travailleuses et les travailleurs du Québec soient présents pour appuyer les personnes migrantes sans statut. Nous nous inquiétons que les personnes sans statut migratoire puissent être exploitées dans des conditions de travail déplorables et qu’elles doivent travailler dans une grande précarité pour survivre. En leur accordant un statut, elles pourront bien plus dignement gagner leur vie et il sera beaucoup plus aisé d’intervenir pour protéger leurs droits. Au nom des centrales syndicales, nous joignons notre voix solidaire à cette mobilisation », souligne M. Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques.

Les organisations signataires confirment d’ailleurs leur volonté de continuer les luttes pour la régularisation. « Ce week-end, nous, des personnes sans statut et nos allié-es, nous mobilisons à travers le Québec. Mais ce n’est qu’un début de nos mobilisations. Derrière nous, il y a un plus grand nombre de personnes appuyant notre cause, et même plusieurs employeurs et leurs groupes ont exprimé leur appui. Au cours des prochaines semaines et mois, nous continuerons de lutter ensemble pour qu’un programme de régularisation véritablement inclusif soit mis en place au Canada et au Québec », déclare Mme Nina Gonzalez, membre du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants.

À propos
Ces activités sont organisées en collaboration notamment avec

  • Amnistie internationale Canada francophone
  • Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI)
  • Carrefour d’animation et de participation à un monde ouvert (CAPMO)
  • Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
  • Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
  • Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTTI)
  • Centre justice et foi (CJF)
  • Clinique pour la justice migrante (CJM)
  • Collectif de lutte et d’action contre le racisme (CLAR)
  • Collectif Églantine
  • Collectif La Camarine
  • Comité d’action de Parc-Extension (CAPE)
  • Comité d’action des personnes sans statut (CAPSS)
  • Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN (CCQCA–CSN)
  • Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN)
  • Conseil régional FTQ Montréal métropolitain (CRFTQMM)
  • Confédération des syndicats nationaux (CSN)
  • Debout pour la dignité
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
  • Illusion Emploi de l’Estrie
  • Inter-Elles
  • L’Écho des femmes de la Petite Patrie
  • Le Québec c’est nous aussi
  • Ligue des droits et libertés (LDL)
  • Médecins du Monde Canada
  • Migrante Québec
  • PINAY
  • Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ)
  • Solidarité sans frontières (SSF)
  • Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI)
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Salaire minimum : « une autre occasion ratée », estime la Coalition Minimum 18 $ https://www.csn.qc.ca/actualites/salaire-minimum-%e2%80%89une-autre-occasion-ratee%e2%80%89-estime-la-coalition-minimum-18/ Fri, 14 Jan 2022 18:17:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81391 En se limitant à une maigre augmentation de 0,75 $ du salaire minimum, le gouvernement Legault rate encore une fois l’occasion de lutter contre la pauvreté, d’appuyer la reprise économique et d’apporter des solutions concrètes aux problèmes de rareté de main-d’œuvre, estiment les membres de la Coalition Minimum 18 $. De plus, cette hausse ne pourra permettre à une personne seule travaillant à temps plein au salaire minimum de se sortir de la pauvreté, préviennent-ils. En raison notamment des augmentations marquées du coût de la vie ces dernières années, le salaire minimum aurait dû être haussé à 18 $ l’heure, font-ils valoir.

« Alors que l’augmentation actuelle du coût de la vie menace de nombreux travailleurs et travailleuses à faible revenu, cette hausse nous apparait complètement déconnectée de la réalité », ont réagi les porte-paroles de la FTQ, de la CSN, de la CSQ, de la CSD, de l’APTS, du SFPQ, du SPGQ, du Collectif pour un Québec sans pauvreté, du Front de défense des non-syndiqué-es (FDNS) et du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants.

« Le gouvernement ne réalise pas que le salaire minimum actuel, qu’il soit à 13,50 $ ou 14,25 $, ne permet aucunement aux travailleuses et aux travailleurs qui le gagnent de vivre dignement. Avec une telle hausse, il envoie également un message aux employeurs : il ne faudrait surtout pas donner le coup de barre nécessaire en matière de rémunération pour réussir à attirer cette main-d’œuvre dont ils se plaignent ne pas trouver. Enfin, le gouvernement ne semble pas comprendre à quel point le salaire minimum constitue non seulement un moyen approprié de lutter contre la pauvreté, mais également un levier de relance économique. En ce sens, nous nous serions attendus à un plan clair de la part du gouvernement afin d’atteindre le 18 $ l’heure le plus rapidement possible. »

La Coalition reproche au gouvernement de persister à vouloir établir le salaire minimum à hauteur de 50 % du salaire horaire moyen. Pour le milieu syndical et communautaire, cette cible ne prend nullement en compte en compte des besoins des individus et ne leur permet pas de vivre autrement que dans la pauvreté. Pour effectuer la mise à jour de leur revendication relative au salaire minimum, les membres de la coalition prennent en considération différentes données, notamment la mesure de faible revenu à 60 % de la médiane des revenus (MFR-60), un indicateur utilisé par l’Union européenne, beaucoup plus englobant que la mesure du panier de consommation (MPC), qui ne tient compte que des besoins de base (à savoir se nourrir, se loger, se vêtir et se déplacer).

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Il faut appuyer les travailleuses et travailleurs en situation de crise sanitaire https://www.csn.qc.ca/actualites/il-faut-appuyer-les-travailleuses-et-travailleurs-en-situation-de-crise-sanitaire/ Wed, 08 Apr 2020 13:27:36 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=75177 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire (STTICCSN) demande que 10 mesures immédiates s’appliquent pour appuyer le travail du personnel des organismes communautaires dans la crise de la COVID-19.

Pendant que la pandémie prend de l’ampleur, plusieurs travailleuses et travailleurs des organismes représentés par le STTICCSN œuvrent actuellement au front et prennent des risques en jouant un rôle prépondérant dans la crise sanitaire auprès des personnes les plus vulnérables. Ils et elles les accompagnent, écoutent, rassurent et répondent à leurs besoins de base. Dans la situation de crise actuelle, elles et ils font tout ce qui est possible pour offrir le soin que méritent ces personnes, mais sont laissés à eux-mêmes.

10 mesures pour assurer une prestation de service durant la crise
Le STTICCSN demande aux directions des organismes, à la direction régionale de la santé publique de Montréal et au gouvernement Legault de mettre en place dès maintenant des mesures visant à assurer la sécurité physique et psychologique des travailleuses et travailleurs tout en les protégeant d’une éventuelle précarité financière en cas d’infection.

Pour supporter les équipes, le STTICCSN a 10 demandes :

  1. Assurer un approvisionnement continu en équipement de protection individuelle et de la formation pour son utilisation.
  2. Support clinique et psychosocial aux équipes.
  3. Consultations des employé-es dans la mise en place des mesures préventives.
  4. Maintien du traitement en cas d’infection au COVID-19.
  5. Bonification de la banque de journées personnelles pour prévenir le burnout.
  6. Maintien des salaires pour les employé-e-s permanent-e-s et les occasionnel-le-s en cas de réduction ou de fermeture des services.
  7. Ajustement des salaires des pair-es aidant-es.
  8. Bonification de 15 % du salaire pour les risques encourus.
  9. Maintien des conventions collectives.
  10. Application de ces mesures aux ressources non représentées par le STTICCSN.

Le STTICCSN a transmis ces demandes aux directions des sept organismes communautaires où elle représente le personnel ainsi qu’à la Direction régionale de santé publique (DRSP) le lundi 30 mars. À ce jour, plusieurs organismes, comprenant la DRSP, n’ont toujours pas donné de réponse.

« Cette crise sanitaire réaffirme deux choses. Premièrement, que les travailleuses et travailleurs du communautaire sont essentiels pour le bien-être de milliers de personnes vulnérables. Deuxièmement, qu’encore une fois, ces travailleuses et travailleurs ne sont pas reconnus à juste titre pour leur travail. Nous sommes déterminés à nous faire entendre pour que plus jamais nous ne soyons délaissés par nos employeurs, la DRSP et le gouvernement », explique Yannick Gingras, président du STTICCSN.

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Faire une différence, du Sud au Nord https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-une-difference-sud-nord/ Fri, 04 Oct 2019 15:00:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72368 Pour cette nouvelle baladodiffusion, l’équipe du Point syndical vous propose un entretien entre Amy Côté, agente de mobilisation chez Oxfam-Québec, et Jacques Létourneau, président de la CSN. Un échange autour de la solidarité internationale et la façon dont elle s’opère sur le terrain. En voici quelques extraits.

Jacques : En quoi consiste ton travail d’agente de mobilisation ? C’est un titre assez large !

Amy : Je travaille chez Oxfam depuis une douzaine d’années. Différents mandats, différents projets. Depuis cinq ans, je suis agente de mobilisation pour les programmes au Québec. Je suis spécialement dédiée à la mobilisation de nos stagiaires et de nos coopérants volontaires, une fois qu’ils sont de retour. On envoie des gens travailler à l’international, mais une fois qu’ils reviennent, ils veulent garder des liens avec nous, rester engagés, contribuer à Oxfam. Mon travail, c’est de communiquer avec eux, de développer des activités dans lesquelles ils peuvent s’impliquer.

Jacques : Donc, tu restes au Québec ?

Amy :  Je ne me promène plus tant que ça. J’ai aussi fait deux ans comme coopérante en Bolivie, donc j’ai une expérience de coopérante moi-même, ce qui est essentiel pour la réalisation de mon travail. Je connais leur réalité, ce qu’ils vivent au retour, quels sont leurs besoins.

Jacques : Concrètement, ça ressemble à quoi un projet en Bolivie ?

Amy : J’étais conseillère en développement et gestion, donc j’ai appuyé la gestion de projets, dont le développement et la conception. Je travaillais avec une école partenaire de formation technique, un peu l’équivalent du volet technique du cégep. Ils voulaient bâtir une garderie, puisque plusieurs jeunes étudiantes qui voulaient étudier étaient souvent freinées par la réalité d’être mère. L’école voulait donc offrir un accès à un service de garde éducatif pour les enfants des étudiantes. On a embauché une conseillère en gestion de garderie, ici au Québec, pour accompagner l’école partenaire dans le développement de ce projet-là. C’était une éducatrice qui connaissait très bien le milieu des CPE et des garderies en milieu familial, qui est allée en Bolivie pour accompagner le partenaire. Mais ce n’est pas juste de prendre notre formule ici, et de l’imposer là-bas, il faut être au courant des bonnes pratiques, et d’essayer de les adapter là au contexte local.

Jacques : Tu expliques que tu t’occupes de ceux et celles qui reviennent, qui ont acquis un bagage et de l’expérience pendant leur période à l’étranger. C’est quoi le type de suivi qui se fait avec eux à leur retour ? Est-ce qu’ils s’engagent dans des causes ?

Amy : Je pense que, pour la majorité, ils reviennent avec un vécu qu’ils veulent partager, et ce, de différentes façons. Ça peut être autant contribuer à des campagnes d’Oxfam qu’encourager d’autres jeunes à y participer. On souhaite que les gens deviennent ou restent des gens engagés, que ce soit pour la solidarité internationale ou pour d’autres causes. On désire que ces gens-là restent avec un côté « indigné » et un sentiment de pouvoir changer les choses. Mon travail, essentiellement, c’est de leur proposer des occasions. C’est un peu difficile parce que je travaille avec un réseau de gens invisibles, avec des gens qui sont à l’autre bout de leur courriel ou de Facebook, alors j’ai un défi d’innover dans nos communications.

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Vers une crise du logement permanente ? https://www.csn.qc.ca/actualites/vers-une-crise-logement-permanente%e2%80%89/ Thu, 06 Jun 2019 16:01:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71611 Plusieurs régions du Québec font face à une crise du logement qui semble s’installer pour de bon. La nouvelle donne climatique, la pénurie de main-d’œuvre et l’« uberisation » du tourisme compliquent toutefois la vie de celles et ceux qui sont frappés par celle-ci. François Roy de Logemen’Occupe nous explique la situation en Outaouais.

PS : Quel est l’état de la crise du logement en Outaouais ?
« En ce moment, la région de l’Outaouais affiche un taux d’inoccupation historique de 1,2 % et, à Gatineau, celui-ci tombe à 0,8 %. Pour les logements familiaux de trois et quatre chambres à coucher, il n’y a tout simplement aucun logement disponible, et ce, dans plusieurs quartiers. Et les seules unités disponibles sont inabordables pour les familles modestes ou à faible revenu. Rappelons que, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), l’équilibre du marché locatif est atteint lorsque les taux d’inoccupation sont à 3 %, et qu’il y a crise en deçà de 1,5 %.

PS : Est-ce que les pouvoirs publics soutiennent la population ?
« Malgré la gravité de la situation et au contraire de ce qu’ils avaient mis en place au début des années 2000, les pouvoirs publics n’offrent aucun soutien aux ménages pris dans l’actuelle crise. De 2001 à 2005, plusieurs mesures d’aide aux municipalités avaient été mises en place, dont du soutien au déménagement et à l’entreposage, de l’hébergement d’urgence ainsi que le programme de supplément au loyer. Cette subvention aux familles à faible revenu finançait la différence entre le coût d’un logement à prix modique et celui d’un logement dans le marché privé. Or, rien n’a été prévu cette fois-ci, alors que la crise est bien pire.

PS : Est-ce que les phénomènes météorologiques extrêmes et les inondations ont eu un impact sur la situation ?
« Effectivement, plusieurs centaines d’unités ont été détruites lors de ces événements, ce qui aggrave la situation. Les propriétaires qui en sont victimes occupent des logements meublés de transition que les propriétaires privés louent plus cher et qui sortent du marché locatif permanent. Ils sont plus chers, mais moins qu’une chambre d’hôtel et plus conviviaux pour les familles délocalisées des zones inondées. Ces logements de transition sont également convoités par la main-d’œuvre qui transite entre deux habitations dans deux villes éloignées.

PS : Il y a donc une influence de la pénurie de main-d’œuvre sur cette crise ?
« En fait, la pénurie de main-d’œuvre qui sévit en ce moment vient saturer le marché locatif, particulièrement à cause des nouvelles travailleuses et nouveaux travailleurs qui viennent combler les emplois offerts dans la région. Alors que certains d’entre eux occupent deux logements, un dans leur ville d’origine et un ici, près d’où ils travaillent, d’autres font carrément l’aller-retour de Montréal à Gatineau, à tous les jours, du fait qu’ils ne trouvent pas un logement adapté à leurs besoins.

PS : Est-ce qu’il y a d’autres éléments qui entrent en jeu ?
« Dans la région de Gatineau, nous trouvons à peu près 200 unités de logement qui sont monopolisées pour les locations touristiques de type Airbnb, ce qui soustrait d’autant le nombre d’unités disponibles pour du logement permanent. Tout ceci au même moment où le gouvernement a également resserré les critères d’accession à la propriété, ce qui pousse plusieurs ménages vers des logements locatifs.

« Au final, le plus grand problème auquel nous faisons face, c’est l’incapacité du secteur privé à répondre rapidement et adéquatement à la demande de logements locatifs, particulièrement pour les familles à faible revenu. Les mises en chantier de condos atteignent des sommets alors que, partout au Québec, nous avons un cruel besoin de logements abordables pour les familles modestes ou à faible revenu. »

Le passé démontre que les gouvernements peuvent intervenir par l’imposition de politiques d’inclusion qui obligent les promoteurs à inclure des logements abordables dans leurs projets ou en finançant publiquement des projets de logements sociaux.

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De quoi bâtir un mouvement https://www.csn.qc.ca/actualites/de-quoi-batir-un-mouvement/ Fri, 07 Dec 2018 12:02:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69701 L’Accueil Bonneau est dorénavant un milieu de travail syndiqué. Une première pour cette institution fondée en 1877 et un bouleversement radical dans un milieu historiquement frileux face à la syndicalisation.

Vincent Masson, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Accueil Bonneau, est toujours porté par un élan enthousiaste depuis la signature de leur toute première convention collective en septembre 2018. « Tout était à faire. Nous avions une page blanche devant nous. Bien que l’Accueil Bonneau existe depuis plus de 140 ans, il n’y a jamais eu de syndicat. Alors, tout était à gagner. Maintenant, c’est un nouveau modèle, une nouvelle réalité, de nouveaux termes. »

Parmi les priorités définies pour la négociation, on comptait l’établissement de clauses d’ancienneté, l’ajout de ratios minimaux du nombre de salarié-es sur le plancher et, surtout, l’instauration de mesures favorisant une participation active dans les instances de l’organisme et la création de comités paritaires pour assurer un climat de travail serein, sécuritaire et démocratique.

« Vivre l’expérience d’une première syndicalisation, c’est impressionnant. Tu commences seul dans ton coin et tu essaies de faire un move pour améliorer ton sort. Mais plus ça avance, plus il y a de monde qui s’ajoute. Parce que c’est beau d’avoir une table de négociation, mais il faut que les membres suivent. Et les membres, ils nous ont fortement appuyés tout le long du processus. C’était une vraie boule de neige. Plus ça avançait, plus les gens se mobilisaient », souligne le président.

Frédéric Morin, secrétaire du syndicat et membre du comité de négociation, poursuit : « Si la syndicalisation n’avait pas marché, je pense que j’aurais tout laissé tomber. Ça m’a pratiquement donné l’effet d’un antidépresseur. Ça fait du bien savoir qu’on peut bâtir un projet commun. »

De nouveaux canaux de communication
Force est d’admettre que la pauvreté et la misère auxquelles les utilisateurs de l’Accueil Bonneau et d’autres groupes communautaires font face figurent parmi les raisons pour lesquelles plusieurs travailleuses et travailleurs du milieu communautaire éprouvent un malaise à se lancer dans un processus de syndicalisation. Pourtant, l’arrivée d’un syndicat à l’Accueil Bonneau a permis aux salarié-es de tisser de nouveaux liens avec les communautés auprès desquelles ils assurent des services.

« Quand les gars apprenaient que nous souhaitions nous syndiquer, ils nous approchaient pour nous parler de leurs expériences antérieures dans le monde syndical », relate le président. « Le Québec étant l’endroit le plus syndiqué en Amérique du Nord, il y a de bonnes chances que nos gars aient déjà connu des conflits de travail ou de beaux moments de solidarité syndicale. Notre syndicalisation a créé de nouveaux canaux de communication avec ces personnes que nous fréquentons au quotidien. Au bout du compte, ç’a été plus bénéfique qu’autre chose. »

Frédéric Morin poursuit : « Les gars étaient vraiment contents d’observer notre démarche. Ça démontre que si on veut, on est capable de s’organiser et de s’émanciper. Ce message-là leur parle beaucoup. Certains sont même venus nous dire qu’ils souhaitaient se monter un comité des usagers de l’Accueil Bonneau. Le concept de se rassembler, de passer au vote, de faire rentrer un peu de démocratie dans la place, c’est un concept très signifiant pour eux. »

Un chemin commun
Le syndicat de l’Accueil Bonneau s’ajoute à d’autres syndicats du milieu communautaire représentés par la CSN, incluant le Comité social Centre-Sud, le Centre Saint-Pierre et la Maison Répit Oasis, un autre syndicat ayant récemment reçu son accréditation.

« Tranquillement pas vite, le communautaire se syndique. Et si ces différents syndicats se mettent à se parler, ils peuvent peut-être trouver un chemin commun pour les futures négociations et coordonner leurs moyens de pression. Il y a véritablement de quoi bâtir un mouvement », conclut le secrétaire.

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Philippe Couillard en doit au moins une aux femmes https://www.csn.qc.ca/actualites/philippe-couillard-en-doit-au-moins-une-aux-femmes/ Sat, 14 Oct 2017 16:30:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=64434 Blogue de Véronique De Sève

Le dimanche 15 octobre, des salariés de tous les horizons, des citoyennes et des citoyens descendront dans les rues de Montréal pour réclamer l’augmentation du salaire minimum à 15 $. Plusieurs groupes qui participeront à la marche, dont la CSN, revendiquent également la détermination obligatoire de l’horaire au moins cinq jours à l’avance et à l’octroi annuel de 10 jours de congés payés en cas de maladie ou de responsabilité familiale.

Le but de ces demandes, qui sont à la base de la campagne 5-10-15, est d’aider tout individu se situant au plus bas de l’échelle salariale à se sortir de la précarité et de la pauvreté. Ces mesures adouciraient le quotidien d’un grand nombre de femmes, puisqu’elles occupent encore la majorité des emplois payés au salaire minimum. Non seulement sont-elles plus nombreuses à être rémunérées sous le seuil de pauvreté, mais elles doivent souvent s’absenter du travail pour répondre aux obligations familiales. En 2015, elles ont eu besoin de 72 heures en moyenne pour s’occuper d’un proche, comparativement à 17 heures chez les hommes. Les femmes immigrantes et autochtones sont des groupes particulièrement touchées par ces discriminations systémiques.

La hausse d’Est en Ouest
Le premier ministre semble insensible au sort des travailleuses du Québec. Sa voisine l’Ontario, avec laquelle il fait front commun sur plusieurs dossiers comme la lutte aux changements climatiques ou les transferts en santé, a annoncé qu’elle irait de l’avant avec le salaire minimum à 15 $ en 2019. L’Alberta, elle, l’adoptera dès 2018. Le fait que des femmes dirigent ces provinces n’a sûrement pas nui à l’adoption de ces mesures; le Québec peut d’ailleurs faire beaucoup mieux en matière d’accessibilité des femmes à ce type de fonctions. Mais la question « femme-homme » ne constitue pas le seul facteur susceptible d’inciter les provinces à se doter de telles mesures progressistes. La Colombie-Britannique, dirigée par le néodémocrate John Horgan, a d’ailleurs emboîté le pas à l’Ontario et à l’Alberta par l’annonce, en août, d’une hausse similaire pour 2021. Le Québec, lui, reste fixé à 12,45 $ l’heure en 2020. Rien pour écrire à sa mère. Encore une fois, la rhétorique de l’Institut économique de Montréal et du Conseil du patronat a trouvé un bon écho auprès des têtes dirigeantes du parti libéral. Mais n’en déplaise à Philippe Couillard et à ses joyeux comparses qui viennent d’être reconduits dans leurs fonctions, augmenter le salaire minimum à 15 $ l’heure ne nuira pas au marché de l’emploi ; qu’on cesse donc de nous brandir cet épouvantail. Une telle mesure aura plutôt comme effet de stimuler l’économie, comme ce fut le cas en Colombie-Britannique où une augmentation de 28 % du salaire minimum a produit en 2010, selon l’Institut de recherche socio-économique (IRIS), un effet positif direct sur la consommation. De plus, contrairement aux prétentions des ténors néo-libéraux, aucune perte nette d’emploi n’a été constatée à la suite de cette hausse. On sait que le sujet est chaud aux États-Unis et c’est aussi à cette conclusion que sont arrivés, en 2014, plus de 600 économistes américains de l’Economic Policy Institute, qui compte dans ses rangs plusieurs prix Nobel.

En ce mois de l’histoire des femmes où on met de l’avant leur contribution exceptionnelle aux enjeux de société, ne conviendrait-il pas que les libéraux s’engagent résolument en faveur des moins nantis du Québec? Avec les surplus de 12 milliards engrangés par leur saccage en santé et services sociaux, il serait de bon aloi qu’ils accèdent aux demandes légitimes de celles et ceux qui envahiront les rues de Montréal demain. Mais encore faudrait-il qu’ils admettent les besoins criants de cette classe pour agir. La perspective de l’appel aux urnes pourra-t-elle opérer ce miracle?

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La CSN solidaire des groupes communautaires en grève https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-solidaire-des-groupes-communautaires-en-greve/ Mon, 07 Nov 2016 14:28:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=56604 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) tient à exprimer sa solidarité à l’endroit des quelque 1200 groupes communautaires engagés dans trois journées d’action cette semaine, dont deux jours de grève aujourd’hui et demain.

« L’apport des groupes populaires à la société québécoise est majeur, a déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau. En les sous-finançant, voire en réduisant leurs budgets, le gouvernement Couillard affaiblit d’autant le Québec. Il doit cesser ses politiques d’austérité et leur assurer un financement adéquat. »

2015-11-03Vue d'ensemble(MDelsemme)

Jusqu’à mercredi, les organisations communautaires seront en action dans 17 régions pour réclamer un financement qui leur permettrait d’assurer pleinement leur mandat. Elles estiment à 475 millions de dollars la somme nécessaire pour rattraper leur sous-financement.

La dernière mise à jour économique du ministre Leitão a mis en lumière des surplus de plus de 3,7 milliards de dollars, avant le versement au Fonds des générations d’un montant de 1,5 milliard. « Alors qu’il appliquait son train de mesures austères, l’État québécois engrangeait des surplus, a poursuivi Jacques Létourneau. Les libéraux ont trompé les Québécoises et les Québécois en disant agir pour atteindre l’équilibre budgétaire. Leur véritable but est d’affaiblir l’État social en réduisant les services publics et les programmes sociaux.

« Le sous-financement des groupes communautaires participe à cette même logique. Nous savons maintenant que le gouvernement a les moyens de réinvestir massivement dans l’ensemble des missions de l’État, dont celle d’assurer un financement adéquat aux groupes populaires. Ces derniers peuvent compter sur l’appui de la CSN », a mentionné Jacques Létourneau.

 

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Marie-Claude Giroux https://www.csn.qc.ca/actualites/marie-claude-giroux/ Tue, 01 Mar 2016 12:04:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55812 2016-03-01_visages_austerite_CSN-1020x678

« Le Comité social Centre-Sud n’a pas loin de 1000 membres. Nos membres, ce sont des gens qui viennent manger ici le matin, le midi, du monde qui ont besoin d’un certain réconfort. On héberge aussi beaucoup de groupes communautaires dans l’édifice, dont la plus importante banque alimentaire du Centre-Sud. Si le Comité social ferme ses portes, si la banque alimentaire ferme ses portes, ça laissera un gros vide, un gros trou. Où iront ces gens si le gouvernement nous met dehors ? »

– Marie-Claude Giroux, présidente du STT du Comité social Centre-Sud (FEESP–CSN)

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Marco Silvestro https://www.csn.qc.ca/actualites/marco-silvestro/ Thu, 11 Feb 2016 12:01:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55809 Marco-Silvestro

« Avec les compressions que le gouvernement lui impose, la Commission scolaire de Montréal cherche d’autres sources de revenus et elle veut doubler les loyers des groupes communautaires qui utilisent ses locaux. Ça met leurs opérations sur la brèche. Quand t’ajoutes le fait que le financement des groupes communautaires est largement amputé malgré que leurs services sont de plus en plus nécessaires, on comprend que la survie du communautaire est en danger.

À l’origine, le communautaire, c’était des ouvrières qui s’organisaient pour avoir des installations collectives, gérées collectivement, pour répondre à leurs besoins. C’est le tissu social d’un quartier, d’une société. Si tu démantèles ce lien social et que tu axes plutôt sur l’individualisme, le libre marché, l’utilisateur-payeur, en disant « je baisse tes impôts, mais tu payes toi-même tes services de santé », tu détruis la société et la force qui découle du nombre. Si t’enlèves le communautaire de la communauté, l’individu se retrouve seul face au monde. Ça met en place la culture du chacun pour soi et ça défait les espaces de dialogue qui permettent de régler les conflits et de décider du vivre-ensemble. »

– Marco Silvestro, militant du mouvement communautaire

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Grand Forum sur la pauvreté et itinérance https://www.csn.qc.ca/actualites/grand-forum-sur-la-pauvrete-et-itinerance/ Wed, 27 Jan 2016 00:21:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=56584 À la veille de l’ouverture de la commission parlementaire sur la réforme de l’aide sociale, le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) à tenu mardi le 26 janvier un premier forum Pauvreté et itinérance. Alors que des mesures importantes contre la pauvreté sont prescrites par la Politique nationale de lutte à l’itinérance, le gouvernement du Québec multiplie les actions qui augmentent le risque d’itinérance.

Ce forum fut l’occasion pour plus de 130 personnes concernées du milieu de faire le point sur les programmes de réinsertion, l’accès aux centres de toxicomanie et la réforme de l’aide sociale avec son work fare. Différentes présentations sur ces questions étaient au programme, de même qu’un panel sur les stratégies de lutte avec François Saillant du Front d’action populaire et réaménagement urbain (FRAPRU) et Jacques Létourneau de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).


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François Winter https://www.csn.qc.ca/actualites/francois-winter/ Fri, 27 Nov 2015 11:47:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55795 ladroit

« Dans le communautaire, on constate qu’il y a de plus en plus de demandes pour nos services d’aide en santé mentale. Les réformes de structures amènent ça. Ça se voit partout : il y a de plus en plus de dossiers d’aide juridique refusés, de moins en moins de logements sociaux construits malgré les longues listes d’attente et une pénurie d’intervenants en santé mentale.

Les compressions dans les services publics, c’est s’attaquer aux espoirs des gens. Et les personnes vivant avec des troubles de santé mentale ont besoin d’espoir, pas qu’on coupe dans les programmes qui devraient leur venir en aide. »

– François Winter, Directeur général, L’A-Droit (Chaudières-Appalaches)

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La CSN salue la mobilisation du secteur communautaire https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-salue-la-mobilisation-du-secteur-communautaire/ Tue, 03 Nov 2015 13:22:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/la-csn-salue-la-mobilisation-du-secteur-communautaire/ La Confédération des syndicats nationaux (CSN) salue la mobilisation du secteur communautaire qui a entrepris une grève de deux jours depuis hier. « En dressant des piquets de grève devant plus de 1300 groupes populaires durant deux jours, les centaines d’employé-es œuvrant dans des organismes qui fournissent au quotidien des services indispensables à leurs communautés, et en particulier aux plus démunis, démontrent leur attachement à l’État social du Québec, durement mis à mal par les politiques d’austérité du gouvernement Couillard », a déclaré le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Ce dernier a tenu à souligner la détermination et la combativité de toutes ces personnes qui participent à la mobilisation contre le plan de démolition des libéraux depuis plus d’un an. « L’opposition aux politiques du gouvernement en place à Québec ne cesse de croître, a poursuivi Jacques Létourneau. Ce sont justement ces politiques qui alimentent cette grogne. Par ses actions d’envergure, le secteur communautaire faire preuve d’une mobilisation impressionnante ! »

L’austérité du gouvernement de Philippe Couillard n’épargne personne. Les services publics ont vu leurs budgets de fonctionnement réduits de plus de 3,4 milliards de dollars en un an, les travailleurs et les travailleuses de la santé, des services sociaux, de l’éducation et des organismes gouvernementaux ont reçu des offres méprisantes de sa part et le financement des organismes communautaires est aussi passé à la moulinette. Jacques Létourneau : « En se mobilisant ainsi, ces hommes et ces femmes ne revendiquent pas uniquement un meilleur financement et des moyens d’échapper aux menaces qui pèsent sur la survie des groupes populaires. Ils luttent pour un meilleur partage de la richesse au Québec et contre l’appauvrissement qui découle des mesures restrictives des libéraux. Nous sommes solidaires avec eux. »

 

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En solidarité avec les groupes communautaires! https://www.csn.qc.ca/actualites/en-solidarite-avec-les-groupes-communautaires/ Sun, 01 Nov 2015 10:45:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/en-solidarite-avec-les-groupes-communautaires/ Alors que plus de 1200 groupes et organismes communautaires de toutes les régions du Québec annoncent la tenue de deux jours de mobilisation d’une ampleur exceptionnelle, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) tient à exprimer sa solidarité envers celles et ceux qui, au quotidien, interviennent auprès de la population la plus vulnérable de notre société.

« Les mesures imposées et les coupes successives auxquelles doivent faire face les groupes et les organismes communautaires minent leur capacité à réaliser le travail qu’ils font si bien, alors que les besoins de la population engendrés par les mesures d’austérité imposées par le gouvernement sont croissants », af-firme Mme Caroline Senneville, présidente de la FNEEQ-CSN.

Les coupes prescrites aux services publics entrainent déjà une plus grande vul-nérabilité au sein des la population, et là, c’est carrément chez les personnes les plus démunies que les effets sont catastrophiques.

« Que ce soit en santé et services sociaux, dans la défense collective des droits, dans l’appui aux familles, en éducation et en environnement, ces groupes effec-tuent un travail remarquable et essentiel », poursuit-elle. Il est temps de re-mettre les priorités sur les rails afin d’éviter des impacts désastreux qui se fe-ront lourdement sentir.

Solidaire des groupes communautaires, la FNEEQ-CSN interpelle le gouverne-ment: Monsieur Couillard, Monsieur Coiteux, l’heure n’est pas à l’austérité!

Profil de la FNEEQ-CSN
La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) re-groupe près de 35 000 membres dans les cégeps, les universités et les établissements d’enseignement privés des ordres secondaire et collégial. Elle est l’organisation la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec.

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L’élection fédérale doit permettre un changement de cap https://www.csn.qc.ca/actualites/lelection-federale-doit-permettre-un-changement-de-cap/ Mon, 31 Aug 2015 12:50:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/lelection-federale-doit-permettre-un-changement-de-cap/ Le Conseil central Côte-Nord (CSN), en coalition avec Action chômage Haute- Côte-Nord ainsi que la Table des groupes populaires, profiteront de la Campagne électorale au fédéral pour dénoncer les modifications faites au programme de l‘assurance-emploi au cours des dernières années qui sont devenues une véritable entreprise de démolition. Ils proposeront des moyens concrets pour que ce programme renoue avec sa fonction première d’accorder une sécurité financière aux travailleuses et aux travailleurs qui ont perdu leur emploi et ils interviendront auprès des formations politiques en lice dans la région pour qu’elles prennent formellement position à cet égard. Nous souhaitons remettre à l’avant-plan les mesures que nous avons conjointement revendiquées au cours des dernières années, soit : · une amélioration importante de l’accessibilité au régime d’assurance-emploi ; · une augmentation notable du taux de prestations ; · une plus longue période de prestations ; · une réelle caisse autonome ; · l’abolition du délai de carence.

Des cotisants exclus

Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord (CSN), ainsi que madame Line Sirois, coordonnatrice d’Action chômage Haute-Côte-Nord, et Michel Savard, de la Table des groupes populaires, travaillent ensemble sur cette question depuis de nombreuses années et ont toujours dénoncé haut et fort la dernière réforme imposée par le gouvernement Harper en 2012 et 2013, qui a touché de plein fouet les travailleuses et les travailleurs à statut temporaire et ceux de l’industrie saisonnière qui se retrouvent à plus de 60 % dans l’Est du Canada. « C’est une réalité qui nous affecte particulièrement sur la Côte-Nord », souligne Line Sirois. « Cette situation est présente notamment dans les secteurs comme celui de la pêche, de la forêt, de l’industrie touristique et de la construction. Dans les autres secteurs, des travailleurs peuvent être également touchés s’ils n’ont pas un statut d’employé permanent, ce qui est malheureusement de plus en plus fréquent chez beaucoup d’employeurs de la région », dénonce Guillaume Tremblay. Les porte-parole rappellent que « la couverture du programme d’assurance-emploi (le ratio prestataires/chômeurs) demeure excessivement basse, atteignant un plancher historique à 38,4 %. En d’autres mots, ce régime de protection sociale, pour lequel nous cotisons, ne joue plus le rôle qui lui avait été confié » rajoute Michel Savard. D’ailleurs, le gouvernement fédéral ne participe plus depuis plusieurs années à la caisse de l’assurance-emploi.

Une caisse qui fait des surplus Les trois représentants témoignent du fait que la caisse d’assurance-emploi est devenue une véritable vache à lait pour le gouvernement fédéral, dégageant des surplus importants qu’ils s’approprient. « Pour la seule année d’opération 2014-2015, la caisse a dégagé des surplus de 2 milliards de dollars que le gouvernement fédéral s’est approprié afin d’équilibrer son budget », un véritable vol ! Il a aussi rappelé que « de 1996 à 2009, le gouvernement fédéral s’est approprié plus de 57 milliards de dollars à même les cotisations excédentaires des employeurs et des employé-es. En juillet 2010, le gouvernement Harper confirmait qu’il ne rembourserait jamais ces sommes qui, pourtant, appartiennent aux travailleuses et aux travailleurs ». Ramener l’assurance-emploi à sa fonction première : protéger les travailleurs Il ne fait aucun doute que le programme de l’assurance-emploi doit retrouver sa fonction première, soit celle de protéger les travailleuses et les travailleurs en leur assurant une sécurité économique entre deux emplois. Il est d’ailleurs manifeste qu’aucun gouvernement ne peut plaider le manque de fonds pour s’opposer aux modifications demandées. Les trois organisations poursuivront, sans relâche et avec la même détermination, cet objectif de voir bonifier le régime d’assurance-emploi. Des rencontres ont été demandées avec les chefs des partis politiques afin de connaître leurs engagements sur le sujet. « La solution aux problèmes du régime d’assurance-emploi est politique : le législateur doit rétablir un programme qui protège sa population des conséquences économiques du chômage. Nous interpellons les partis politiques pour qu’ils s’engagent à régler les problèmes que nous soulevons », ont conclu les trois porte-parole.

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Alexandre Ranger https://www.csn.qc.ca/actualites/alexandre-ranger/ Fri, 19 Jun 2015 02:31:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55779 alexandre

« L’austérité fait partie d’une vague de politiques menées depuis les trente dernières années qui donnent à la croissance économique la priorité sur tout autre critère en matière de choix collectif. Cette survalorisation de l’économique au détriment des autres dimensions de la vie a de graves conséquences en matière de droits de la personne en renvoyant une responsabilité collective vers une responsabilité individuelle. Cette tendance grandit, et c’est certain qu’on le ressent ici en Outaouais.

À quoi sert adopter une politique nationale de lutte à l’itinérance si on sabre 3 milliards de dollars dans les programmes publics ? Le gouvernement resserre les critères d’admission et de moins en moins de gens peuvent faire appel à des services dont ils ont besoin. Certains groupes de lutte à l’itinérance risquent de fermer leurs portes dans les prochaines années si les compressions continuent. Et après ? On fait quoi ? On fait quoi avec les 150 000 personnes de la région de l’Outaouais qui ont besoin d’aide alimentaire chaque année ? Les plus de 800 personnes qui doivent utiliser un hébergement d’urgence ? Les personnes en situation d’itinérance et d’exclusion ont déjà si peu de ressource à leur disposition… on veut qu’ils aillent où, exactement ? Alors qu’il en va de la responsabilité du gouvernement de voir au plein respect des droits de la personne. »

– Alexandre Ranger, collectif régional de lutte à l’itinérance en Outaouais

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Aller simple assuré à l’urgence https://www.csn.qc.ca/actualites/aller-simple-assure-a-lurgence/ Thu, 18 Jun 2015 10:59:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/aller-simple-assure-a-lurgence/ Les organisations syndicales représentant les psychologues du réseau public de la santé et des services sociaux (l’APTS, la FP–CSN, la FSSS–CSN, le SQEES–FTQ et la CSQ), ainsi que diverses organisations de la société civile, tirent la sonnette d’alarme : l’abolition de la prime de rétention versée aux psychologues aggravera le problème d’accessibilité aux services psychologiques pour la population québécoise. Résultat : des gens vulnérables sont laissés sur le carreau, tandis que d’autres passent carrément par l’urgence pour recevoir des soins. Pour les organisations syndicales, le gouvernement n’a pas mesuré les conséquences de sa décision unilatérale sur l’attente aux urgences, l’alourdissement du fardeau des groupes communautaires, mais surtout sur les personnes les plus vulnérables de notre société.

Face au manque d’écoute du gouvernement, les psychologues se mobilisent aujourd’hui et demain devant divers établissements partout au Québec afin de sensibiliser la population sur les effets désastreux du retrait de la prime et inciter le gouvernement à changer de cap « Quand on regarde les conditions offertes dans le secteur privé, il est clair que c’est par conviction, par choix personnel, que les psychologues du réseau public y font carrière. Nous aurons un problème majeur si la situation se détériore au point où les jeunes psychologues, comme les plus expérimentés, jugeront les sacrifices trop importants pour travailler le secteur public », ont résumé les porte-parole des organisations syndicales aujourd’hui à l’occasion d’un rassemblement devant l’établissement Notre-Dame du CHUM. Étaient notamment présents : la vice-présidente de l’APTS, Martine Robert, le président de la FSSS–CSN, Jeff Begley, la porte-parole de la FP–CSN et psychologue au CHU Sainte-Justine, Dominique Pallanca, ainsi que le vice-président de la CSQ, Pierre Jobin.

Rappelons que cette mesure de rétention, retirée le 30 mars dernier, avait pour objectif d’inciter les psychologues à demeurer dans le réseau public. Sans cette mesure, le gouvernement reconnaissait lui-même que les psychologues se tourneraient vers le privé, entraînant du même coup une inévitable baisse de l’accessibilité aux soins psychologiques publics et une importante perte d’expertise dans le réseau. Or, les problèmes d’accès aux services de psychologues sont déjà bien réels. Les conséquences sont majeures tant au niveau de la santé publique que de la gestion. Les personnes qui ne peuvent consulter un psychologue du réseau public au moment où elles en ont besoin peuvent voir leur santé mentale et physique se dégrader, ce qui entraîne toutes sortes de conséquences sociales, dont une augmentation de l’itinérance.

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Pour les organisations syndicales, le gouvernement cherche à réaliser des économies sur le dos des plus vulnérables. À long terme toutefois, cela coûtera plus cher, car les personnes qui ne peuvent recevoir les services de psychologues se tourneront vers les urgences des grands centres hospitaliers qui, on le sait, sont déjà surchargées.

Les groupes communautaires sous pression

Quelques représentants d’organismes d’aide ont pris la parole aux côtés des représentants syndicaux. Le coordonnateur du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), Pierre Gaudreault, considère que l’accès à des services psychologiques dans le secteur public est essentiel. « Depuis plusieurs années, nous plaidons pour qu’on agisse en amont. La prévention demeure le meilleur moyen afin de venir en aide aux personnes itinérantes. Déjà, l’accueil et les services offerts dans le réseau de la santé et des services sociaux sont déficients et malheureusement souvent mal adaptés aux défis particuliers que représente cette population marginalisée. L’accessibilité aux services publics est névralgique ».

De son côté, le Réseau alternatif et communautaire des organismes en santé mentale de l’île de Montréal (RACOR) déplore que les politiques d’austérité du gouvernement prennent encore une fois pour cible des personnes parmi les plus vulnérables. « L’austérité, en santé mentale, cela veut dire plus de gens en détresse! On entend moins parler des listes d’attente en santé mentale et pourtant elles sont bien réelles, tout comme leurs conséquences pour les personnes à la recherche d’aide. Le réseau public ne peut miser uniquement sur la médicalisation des problèmes de santé mentale; les services de psychologie doivent faire partie des réponses offertes. Ces coupes entraînent également un alourdissement pour les organismes communautaires qui n’ont pas les ressources nécessaires pour répondre adéquatement aux demandes », explique la directrice générale du réseau, Julie Nicolas.

 

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Michèle Laroche https://www.csn.qc.ca/actualites/michele-laroche/ Fri, 12 Jun 2015 02:24:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55776 michele

« Au LAB, on se penche sur l’expression artistique pour intervenir auprès des jeunes vivant des problématiques de toxicomanie, d’itinérance et d’exclusion. Les compressions budgétaires nous obligent à réduire nos heures d’opération, il y a donc un endroit de moins où ces jeunes peuvent se sentir bien entourés et en sécurité.

Le gouvernement s’attend à ce que le réseau communautaire vienne combler les besoins des personnes en détresse, mais sans fournir les moyens financiers pour réaliser le travail. Et avec la fermeture de la ligne téléphonique d’urgence du Centre d’aide 24/7, c’est une ressource de moins qui peut offrir l’aide nécessaire à ceux et celles qui traversent une crise suicidaire. Il y a le 811, mais c’est un service beaucoup moins personnalisé qui ne correspond pas aux besoins des personnes fragilisées. On remarque aussi que les gens ont très faim! C’est difficile de soutenir une personne lorsque ses besoins de base ne sont pas comblés.

Il est fort temps que le gouvernement soit à l’écoute des communautés. Il refuse d’admettre qu’en Outaouais les intervenants n’arrivent pas à remplir leur mandat, car ils sont sans cesse en train de pallier les manques de services essentiels pour la réinsertion des personnes qui en ont besoin. Philippe Couillard et Gaétan Barrette ont du sang sur les mains, mais ça ne semple pas les déranger trop trop. L’austérité met les personnes fragilisées en danger. C’est insensé! »

– Michèle Laroche, coordinatrice par intérim, le LAB – CIPTO

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Les femmes de Lanaudière sont les principales victimes https://www.csn.qc.ca/actualites/les-femmes-de-lanaudiere-sont-les-principales-victimes/ Thu, 28 May 2015 18:06:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/les-femmes-de-lanaudiere-sont-les-principales-victimes/ Les coupes budgétaires, seulement en santé et services sociaux, ont atteint 13,5 M$ en 2014-2015 pour l’ensemble de Lanaudière. Les mauvaises nouvelles ne sont par ailleurs pas terminées puisque le dernier budget Leitao prévoit une augmentation de l’enveloppe du ministère de seulement 1,4 % qui sera accaparé en majorité par la hausse salariale déjà négociée avec les médecins.

« Les femmes sont les premières visées par ces compressions puisqu’elles occupent la grande majorité des emplois salariés dans le réseau de la santé et des services sociaux et qu’elles subissent aussi les baisses de services comme citoyennes », avance Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière – CSN. La présidente ajoute que Lanaudière faisait déjà partie des trois régions où il manque le plus de ressources en santé et services sociaux au Québec. Si l’on se compare à la dépense de référence, on constate en effet un retard de 4,7 % en dépenses dans les programmes de santé et services sociaux en 2014-2015. Alors qu’il faudrait un rattrapage, le gouvernement compresse encore.

« Les impacts de coupes budgétaires dans les services de santé et d’éducation peuvent toucher davantage les femmes que les hommes lorsque des services publics ne sont plus offerts. Les rôles sociaux sont encore largement découpés selon les sexes et les femmes sont en effet plus souvent responsables des tâches entourant les soins aux autres dans la sphère privée », fait valoir Flavie Trudel, militante de la CSN dans Lanaudière et enseignante au cégep régional. Cette dernière a recensé plusieurs coupes récentes du gouvernement Couillard qui touchent particulièrement les femmes : abolition de la CRÉ (19 des 22 employés étaient des femmes), hausse des tarifs des CPE qui peut se traduire par la décision de plusieurs femmes (plus bas salaire du couple ou rôle plus rattaché aux enfants) de quitter leur emploi, réduction des effectifs au niveau du Conseil du statut de la femme, coupe dans les commissions scolaires, dans l’aide aux devoirs et dans les programmes des groupes communautaires (dont ceux qui s’occupent des victimes de violence conjugale), etc.

Coup dur pour la prévention en santé

Les femmes et toute la population seront également affectées par le démantèlement aveugle de l’instance chargée de la santé et services sociaux. L’abolition de l’Agence régionale de la santé de Lanaudière, combinée à une coupe de 30 % du budget consacré à la santé publique cette année, ne feront rien pour améliorer les mesures de prévention en santé. Or, la prévention est le moyen le moins coûteux de désengorger les urgences et la première ligne de soins.

« La fin des agences donne lieu à des aberrations dans Lanaudière. Par exemple, on replace une sociologue de formation spécialisée depuis plusieurs années dans la planification régionale des services en santé mentale comme intervenante auprès de jeunes ayant fait des tentatives de suicide. La réforme Barrette vise plus à créer d’immenses structures centralisées qu’à aider les usagers », indique Louise Lemire, présidente de la section locale du Syndicat des technicien-nes et des professionnel-les de la santé et des services sociaux du Québec-STEPSSSQ (FP-CSN), affilié à la Fédération des professionnèles (FP-CSN). Le STEPSSSQ tient d’ailleurs son conseil syndical provincial à Joliette aujourd’hui et demain.

À propos

Le Conseil central de Lanaudière – CSN regroupe les syndicats CSN sur le territoire de Lanaudière. Il représente 84 syndicats et plus de 14 000 membres dans tous les secteurs d’activité, dont 8 syndicats dans le transport scolaire (400 membres). La Fédération des professionnèles (FP-CSN) compte quelque 8 000 membres qui oeuvrent dans plusieurs secteurs, dont ceux de la santé et services sociaux et du développement régional et local (CLD, CRÉ, et CDEC). Le STEPSSSQ (FP-CSN) représente 2 400 techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux œuvrant dans différentes missions : Centre hospitalier universitaire, CSSS, Centres de réadaptation et (ex) Agences de la santé et des services sociaux. Ses membres sont originaires de 12 établissements du réseau répartis dans 6 régions du Québec.

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« Une action légitime », estiment la CSN et le conseil central https://www.csn.qc.ca/actualites/une-action-legitime-estiment-la-csn-et-le-conseil-central/ Thu, 21 May 2015 11:25:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/une-action-legitime-estiment-la-csn-et-le-conseil-central/ La CSN et le Conseil central du Montréal-métropolitain-CSN (CCMM-CSN) interpellent le maire de Montréal et lui demandent de revenir sur sa décision afin de permettre la tenue du Camp pour le droit au logement du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), dont le coup d’envoi est prévu en début d’après-midi, aujourd’hui.

« Le maire soutient ne pas douter de la bonne foi du FRAPRU, il doit donc permettre cette action qui ne menace pas l’ordre public », affirme Dominique Daigneault, présidente du CCMM-CSN. « L’itinérance est de plus en plus présente et les plus démunis peinent à se trouver du logement à Montréal. Les politiques d’austérité ainsi que les coupes dans les services publics et dans le logement social accentuent les problèmes vécus par les personnes les plus vulnérables », ajoute la porte-parole syndicale qui estime que les compressions dans la santé ont un impact direct sur les services aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale et d’itinérance, par exemple. « Ces mêmes personnes ont des besoins encore plus criants de logement social », soutient madame Daigneault.

L’action du FRAPRU vise à dénoncer Québec et Ottawa qui se désengagent en matière de logement social. « Nous nous indignons du fait que quelque 116 000 logements perdront leur financement fédéral au pays au cours des trois prochaines années, dont près de 21 500 au Québec », dénonce Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN. « Le gouvernement de Philippe Couillard, lors de son dernier budget, a réduit de moitié le financement de nouveaux logements sociaux. Ce sont des décisions qui menacent la mixité sociale de Montréal et son développement », poursuit madame De Sève.

Les campeurs et les campeuses attendus ce midi proviendront de Montréal, mais aussi de Québec, de l’Estrie, de la Montérégie, de l’Outaouais et d’aussi loin que de l’Abitibi-Témiscamingue. Ce sont des familles avec enfants et des personnes en situation de précarité. La CSN et le CCMM-CSN souhaitent que les autorités municipales soient accueillantes et que les forces policières permettent l’expression citoyenne de ces militantes et militants. Le campement bénéficie de l’appui de personnalités, d’organisations syndicales et populaires, dont la CSN et le Conseil central du Montréal-métropolitain-CSN.

À propos de la CSN du CCMM-CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN) regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé, répartis au sein de près de 400 syndicats à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord du Québec.

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