Sous-traitance – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 08 Dec 2025 17:21:01 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Sous-traitance – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Un an de Santé Québec : un constat d’échec lamentable https://www.csn.qc.ca/actualites/un-an-de-sante-quebec-un-constat-dechec-lamentable-3/ Mon, 08 Dec 2025 17:21:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109791 Douze mois après l’entrée en force de l’agence Santé Québec comme employeur du réseau de la santé et des services sociaux, cette dernière présente un bilan catastrophique, aux antipodes des promesses faites à la population par le ministre de la Santé. La CSN, qui mène la campagne Faire front pour le Québec, réclame un réseau public de santé et de services sociaux plus décentralisé pour bien répondre aux besoins de la population.

Santé Québec et ses « top guns du privé » devaient améliorer la performance et l’efficacité du réseau, assurait Christian Dubé. Un an plus tard, force est de constater que sa réforme bureaucratique n’a eu aucun des bénéfices promis. Pire encore, l’arrivée de Santé Québec a réduit l’imputabilité du gouvernement et l’a déconnecté davantage des besoins de la population.

La liste des ratés est longue : retards de paiements de la rétroactivité et de plusieurs primes, fin du double emploi, gel d’embauches, infrastructures vieillissantes, explosion des coûts d’entretien et de rénovation, déshumanisation des soins par le recours à des applications de surveillance du personnel, surcharges de travail qui persistent, etc. Sans oublier les nombreuses erreurs et irrégularités des chantiers informatiques (Dossier santé numérique et SIFA), dignes du scandale SAAQclic.

Gestion difficile chez nous

« Dans les Laurentides, 120 postes ont été abolis et un gel d’embauche frappe la catégorie 3 ce qui amène une énorme surcharge de travail chez nos travailleuses et travailleurs. Pendant ce temps, des millions sont versés à des cliniques privées, soi-disant pour rattraper le retard. On supprime des postes, on n’embauche pas, mais on finance le privé. Je ne comprends pas comment Santé Québec prévoit être efficace et réduire les délais en investissant ainsi dans le privé. Il est ensuite facile de prétendre que le réseau public ne fonctionne pas. Santé Québec ne sert finalement que de paravent, permettant au ministre de se décharger de ses responsabilités », souligne Véronique Jean, vice-présidente du secteur santé du syndicat des travailleuse et travailleurs des Laurentides en santé et services sociaux–CSN.

« Sur le plancher, les travailleuses et les travailleurs manquent de tout. Plutôt que d’investir dans les soins et les services à la population, le gouvernement a choisi de consacrer des sommes considérables à une nouvelle couche de bureaucratie inefficace. C’est un véritable gâchis. On vient aussi museler les comités des usagers.

Santé Québec affaiblit le rôle de contre-pouvoir que ces comités exercent au nom des patientes et des patients. Leur mandat est pourtant essentiel : protéger les usagers, signaler les problèmes observés sur le terrain et informer la population. Leur autonomie vient d’être retirée au profit d’une gouvernance centralisée et autoritaire. » déplore Chantal Maillé, présidente du Conseil Central des Laurentides–CSN

En fait, la réforme Dubé et Santé Québec ont précipité le réseau dans une crise sans précédent. « M. Dubé se targuait de vouloir ébranler les colonnes du temple. Il l’a plutôt jeté à terre. Le réseau n’a jamais subi autant d’attaques de la part d’un gouvernement et celles-ci profitent aux entrepreneurs privés comme ceux que M. Dubé est allé recruter pour la mise sur pied de Santé Québec. Pour la CSN, il n’y a pas de profit à faire avec la maladie, c’est pourquoi on continue de faire front pour un réseau vraiment public », termine la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Faire front pour le Québec
La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics aptes à s’occuper de la population et pour une transition juste.

À propos
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 250 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.

Fondé en 1969, le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN) regroupe 88 syndicats et plus de 22 000 membres. Il est l’un des 13 conseils centraux de la CSN couvrant le territoire québécois.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La vérité derrière les grèves à la STM  https://www.csn.qc.ca/actualites/la-verite-derriere-les-greves-a-la-stm/ Thu, 20 Nov 2025 15:14:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109361 Depuis le début des grèves du transport en commun, l’idée que les travailleuses et travailleurs du secteur se plaignent le ventre plein gagne en popularité. Leurs conditions de travail ne seraient « pas assez mauvaises » pour justifier la grève, peut-on lire dans plusieurs médias.  

Quand on y regarde de plus près, les employé-es de l’entretien représentés par la CSN ont de bonnes conditions de travail, qui se situent dans « les comparables ». Ces conditions d’emploi sont le fruit des luttes syndicales menées au fil des années. 

« Bien sûr, on peut être fiers de nos conditions qu’on a acquises en se mobilisant. Mais comme tout le monde, on a souffert de l’inflation des dernières années. On a le droit de vouloir que nos conditions demeurent satisfaisantes. Les stations de métro et les autobus vieillissent et nous devons continuer d’avoir les moyens de bien les entretenir », exprime Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, avant d’expliquer que le syndicat se mobilise également contre la sous-traitance et la perte d’expertise interne qu’elle entrainerait. 

Le président se surprend également de l’intérêt soudain du gouvernement pour le transport en commun. Récemment, le ministre Boulet a insisté sur le caractère essentiel du travail des salarié-es de la STM : « Le transport collectif n’est pas assez essentiel pour le financer adéquatement, mais il le devient lorsque les syndicats brandissent leur droit de grève lors des négociations », dénonce le président du syndicat. 

Dans les dernières semaines, les dirigeants du Conseil du patronat du Québec, de la Fédération des chambres de commerce du Québec et de l’Association hôtelière du Grand Montréal réclamaient à grands cris au ministre du Travail d’intervenir avec une loi spéciale. Pourquoi? « Ils ont beau laisser croire qu’ils ont à cœur le sort des plus vulnérables, en réalité ils n’en ont que pour leurs profits. Si le bien-être de la population leur importe, pourquoi ne réclament-ils pas un meilleur financement du transport collectif? », demande le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.  

« Les usagères et les usagers de la STM vivent de plein fouet les impacts de la grève du transport en commun, c’est vrai. Mais leurs ennemis ne sont pas les mécaniciens et les électriciens qui tentent de maintenir de bonnes conditions de travail. Les vrais responsables, ce sont ceux qui sous-financent le transport collectif depuis trop longtemps, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. 

« La rémunération des grands patrons s’envole pendant que les travailleurs et les travailleuses ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Le patronat a-t-il intérêt à voir les travailleurs s’entredéchirer? À ce qu’on affaiblisse le droit de grève à coup de loi spéciale et de réforme étiolant le rapport de force des syndiqué-es? », se questionne-t-elle.  

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Négociation au RTC: le syndicat de l’entretien dépose un avis de grève pour les 5, 6 et 7 septembre https://www.csn.qc.ca/actualites/negociation-au-rtc-le-syndicat-de-lentretien-depose-un-avis-de-greve-pour-les-5-6-et-7-septembre/ Mon, 25 Aug 2025 15:02:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106728 Le Syndicat des Salarié-es d’entretien du RTC–CSN vient d’envoyer un avis de grève pour un débrayage de 3 jours qui serait déclenché le 5 septembre. « Après 71 jours de négociation, dont 32 avec un conciliateur, on est obligé de constater que ça n’avance pas », explique Nicolas Louazel, président du syndicat.

Le syndicat de l’entretien a consciemment choisi de ne pas perturber la rentrée des classes. « On a entendu les critiques et on a volontairement choisi un moment moins douloureux pour la population pour exercer nos moyens de pression », dit Nicolas Louazel. « Dans le même ordre d’idée, on laisse plus de temps à la partie patronale pour se préparer, négocier et éviter la grève. »

Les négociations achoppent toujours sur les questions de la mobilité, de la formation et de la prise des vacances. « La demande patronale est un recul énorme pour la qualité de vie au travail et la reconnaissance de l’ancienneté, en plus d’être une ouverture à la sous-traitance. On veut bien être bon joueur et tenir compte de leurs enjeux, mais il faut que les travailleurs et les travailleuses y trouvent leur compte aussi parce qu’à la fin, ce sont les 363 membres qui vont voter », ajoute le président du syndicat. « Les représentants de la partie patronale doivent être raisonnables, ils ne pourront pas tout avoir, il faut qu’ils priorisent leurs demandes. »

« La partie syndicale a travaillé très fort sur les enjeux soulevés par la partie patronale, nous avons déposé, le 15 août, une quatrième offre syndicale qui répondait selon nous à 90 % de leurs demandes, mais sans succès », explique Nicolas Louazel. « Les représentants de la partie patronale manquent de sérieux dans leurs retours, ils maintiennent intégralement leurs demandes et ne veulent faire aucun compromis. Je ne sais pas à quoi ils jouent, mais ce n’est clairement pas de la négociation. Normalement, les parties devraient se comporter comme des partenaires à la recherche de solutions; pas comme des adversaires sur lesquels il faut avoir le dessus. »

« Ça a assez duré ! Ce n’est pas normal qu’on ne soit pas plus avancé que ça après 71 journées de négociations », poursuit Frédéric Brun, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). « Il faut que la partie patronale arrête d’étirer le temps. Ça suffit ! Il faut qu’ils mettent les énergies à la bonne place et qu’on trouve une voie de passage qui soit gagnant-gagnant. »

Le président de la FEESP déplore par ailleurs l’envoi d’huissiers, après une semaine de séances de négociation, afin de signifier que le RTC va contester la récente décision du Tribunal administratif du travail (TAT), lequel annulait la suspension du président du syndicat de l’entretien l’an dernier. « Le plus gros retour de l’employeur que l’on a eu à date, c’est la contestation de la décision du TAT. Ils ont travaillé plus fort sur la contestation que sur le règlement de la convention collective. Ça n’a pas d’allure », déplore Frédéric Brun. « Il ne faudrait pas oublier qu’il y aura un après-négo. Il va falloir travailler sur les relations de travail et remettre en place un climat serein. »

« Au lieu de commenter le dossier sur la place publique et tenter de se faire du capital politique en jouant au dur, le maire Marchand ferait mieux de donner des mandats au RTC pour en arriver à un règlement », conclut Louis Hamel, trésorier du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. « Lors de la dernière séquence de grève, il avait dit qu’on aurait de belles discussions si on faisait des compromis sur nos demandes salariales. C’est fait, mais on attend toujours les belles discussions. En fait, on attend toujours quelqu’un à la table qui serait prêt à négocier. Après presque un an de rencontres, il serait temps ! »

Rappelons que la convention collective des salarié-es d’entretien du RTC est échue depuis le 27 septembre 2024 et que les parties négocient depuis le 15 octobre 2024.

 

À propos

Le Syndicat des salarié-es d’entretien du RTC–CSN représente 363 travailleuses et travailleurs des garages de la société de transport. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui regroupe 69 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances. Pour sa part, la CSN compte plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que du secteur public.

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Fermetures sauvages d’Amazon : les audiences débutent vendredi devant le Tribunal administratif du travail https://www.csn.qc.ca/actualites/fermetures-sauvages-damazon-les-audiences-debutent-aujourdhui-devant-le-tribunal-administratif-du-travail/ Thu, 15 May 2025 14:46:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105101 C’est à compter de vendredi que sera entendu le recours intenté par la CSN à la suite de la fermeture des sept entrepôts d’Amazon au Québec, dont l’un, situé à Laval, était syndiqué avec la centrale syndicale. La CSN demande au Tribunal administratif du travail (TAT) d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte et de verser à chaque employé plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

Une requête en rejet sommaire déposée par Amazon sera d’abord entendue en matinée. Cette requête n’a pour objet que d’exclure du recours les six entrepôts non syndiqués afin de restreindre sa portée aux 287 employé-es syndiqués mis à pied à l’entrepôt DXT4 de Laval. La CSN fera valoir qu’au contraire, des campagnes de syndicalisation ayant été interrompues dans les autres entrepôts, les droits des travailleuses et des travailleurs ont été lésés par ces fermetures inattendues, une décision qui ne fait aucun sens sur le plan des affaires.

La multinationale américaine demande par ailleurs au tribunal de rejeter toute preuve qui pourrait être reliée à sa réputation antisyndicale hors Québec.

« On sait fort bien qu’Amazon tentera par tous les moyens de s’esquiver de ses responsabilités envers les milliers de travailleuses et de travailleurs qui ont fait les frais de cette décision profondément antisyndicale, affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN. Nous avons bon espoir que le tribunal saura y voir clair et verra à faire respecter les lois du travail et les chartes des droits qui prévalent au Québec. »

Québec, Sherbrooke et Gatineau bouderont aussi Amazon
Alors que l’enquête NETendances, dévoilée la semaine dernière par l’Institut de la transformation numérique, révélait que près d’un Québécois sur deux avait soit diminué (32 %), soit carrément cessé (17 %) d’acheter sur Amazon, d’autres villes ont répondu à l’appel de la CSN de cesser de s’approvisionner auprès de l’entreprise de Jeff Bezos. Les villes de Québec, de Sherbrooke et de Gatineau ont récemment pris contact avec la CSN pour expliquer les mesures prises par leur administration afin de restreindre et de contrôler les achats effectués sur Amazon.

Pour plus d’information sur la campagne de boycottage d’Amazon, consultez www.csn.qc.ca/amazon

À propos 
Le 19 avril 2024, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les 230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance. Le dossier a depuis été référé en arbitrage de première convention collective devant un arbitre du travail. 

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Grève dans le transport adapté d’exo https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-dans-le-transport-adapte-dexo/ Thu, 27 Mar 2025 17:18:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=103626 L’équipe qui organise le transport adapté pour exo dans l’ensemble des couronnes nord et sud de Montréal est en grève aujourd’hui. La négociation de la première convention collective de ce syndicat s’étire depuis plus d’un an. Il s’agit de la première journée de grève d’un bloc de cinq jours qui a été voté à l’unanimité par les membres le 14 décembre dernier.

L’une des tâches de ces travailleuses et travailleurs est de répondre aux demandes de personnes handicapées et de coordonner leurs déplacements avec les sous-traitants embauchés par exo. « Notre employeur ne reconnaît pas la complexité de notre travail et l’importante responsabilité qu’implique la coordination du transport de personnes handicapées », affirme Irina Anghelescu, présidente par intérim du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’exo-transport adapté–CSN. Ce syndicat compte un peu moins de 30 membres depuis la scission du service, qui a coûté leur poste à quelque 20 personnes au sein de l’équipe qui gère le transport adapté d’exo. Le syndicat tient à spécifier que tous les transports liés à des raisons médicales continueront d’être planifiés et effectués pendant la grève, comme prévu par le Tribunal administratif du travail.

« On est mal payé dans l’industrie du transport adapté si on se compare à la STM, au RTL ou à la STL, alors qu’exo est pourtant le deuxième plus important acteur de ce secteur », ajoute la présidente par intérim, qui précise que les négociations achoppent toujours sur les salaires, les conditions de travail et les avantages sociaux.

« Le modèle de transport collectif à bas coût d’exo n’est pas la solution pour obtenir un service à la hauteur des besoins des personnes handicapées qui nécessite un personnel expérimenté », ajoute Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

Notons que le siège social d’exo est à Montréal, mais que le transport adapté est organisé à partir de Sainte-Thérèse et de McMasterville. Le syndicat qui représente les inspecteurs d’exo est lui aussi en négociation et en moyens de pression ces jours-ci.

« Les dirigeants d’exo doivent prendre acte de la syndicalisation du personnel de transport adapté et cesser de repousser la mise en place d’une première convention collective. Avec un vote de 100 %, la mobilisation de ce groupe sera très certainement au rendez-vous », affirme Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’exo – transport adapté–CSN compte près de 30 membres. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 69 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Elle compte 20 syndicats et plus de 5 000 membres dans le transport en commun. Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) rassemble tous les membres de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Forte de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Manifestation à l’ouverture d’une clinique de santé privée Lacroix https://www.csn.qc.ca/actualites/manifestation-a-louverture-dune-clinique-de-sante-privee-lacroix/ Mon, 10 Mar 2025 17:42:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=103043 À l’occasion de l’ouverture d’une nouvelle succursale des cliniques Lacroix à Sainte-Foy, ce matin, une trentaine de militantes et de militants du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN ont manifesté pour dénoncer un exemple de privatisation du système de santé et réclamer la fin de l’octroi de permis de cliniques de santé privées à but lucratif.

« Ces cliniques poussent comme des champignons dans la région alors qu’elles ne font qu’empirer la crise d’accès aux soins en vampirisant les ressources du public et en chargeant un prix exorbitant », explique Mélanie Pelletier, vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches.

Dans les cliniques Lacroix, on retrouve des médecins non-participants au système public ou qui font des allers-retours pour aller chercher des clients plus fortunés dans les listes d’attentes au public. Sur leur site web, les cliniques Lacroix affichent des abonnements pouvant aller de 800 $ à 5000 $ par année pour bénéficier des services. Une simple consultation avec un médecin est affichée à 250 $.

« On le voit, il n’y a pas de limite à ce que les médecins entrepreneurs peuvent facturer dans une clinique entièrement privée. C’est inacceptable, on n’est pas à la Ronde ici, les plus riches ne devraient pas pouvoir dépasser les autres dans la liste d’attente, tout le monde devrait avoir accès aux soins de santé également. », conclut Mélanie Pelletier.

Mobilisation partout au Québec

Mettre fin à l’octroi de permis de cliniques privées à but lucratif est la deuxième d’une série de trois revendications que la CSN demande au gouvernement de mettre en place afin de répondre rapidement à la crise d’accès aux soins de santé. Celles-ci devront être appliquées d’ici le 1er mai prochain, sinon la centrale promet de faire monter la pression.

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Manifestation éclair pour dénoncer l’octroi de permis aux cliniques privées en santé https://www.csn.qc.ca/actualites/manifestation-eclair-pour-denoncer-loctroi-de-permis-aux-cliniques-privees-en-sante/ Tue, 25 Feb 2025 21:33:46 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=102646 Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) et la CSN dénoncent une concrétisation de la privatisation du système de santé au Centre médical Synase, un grand complexe médical privé situé devant l’Hôpital de l’Enfant-Jésus.

Il est souligné que les cliniques privées font compétition au réseau public et qu’elles nuisent à l’efficience du système de santé pour les Québécoises et les Québécois dans leur ensemble.

« À chaque fois qu’on ouvre une clinique privée, on dédouble les infrastructures, mais on n’a pas plus de médecins ou de salarié-es du milieu de la santé, donc collectivement ça ne fait aucun sens. On réduit peut-être l’attente pour des chirurgies pour les mieux nanties, mais on l’allonge pour les autres et c’est tout le monde qui paye la facture. C’est pourquoi on demande au gouvernement du Québec de cesser immédiatement d’octroyer des permis pour des cliniques privées à but lucratif. » dit David Bergeron-Cyr, 2e vice-président de la CSN.

Les cliniques privées à but lucratif comparées à des sangsues

Les organisatrices et organisateurs de la manifestation critiquent la dépendance des cliniques privées à but lucratif au réseau public en les comparant à des sangsues.

« Quand on voit les cliniques privées vampiriser les médecins et les salariés du public, dépendre du public, s’installer directement devant les hôpitaux publics et nous refiler la facture, ce n’est pas un gain pour la population, c’est comme une sangsue qui s’est accrochée à nous et qui se nourrit de nous. » conclut Barbara Poirier, présidente du CCQCA–CSN.

Depuis plusieurs mois, la CSN se déploie partout au Québec à travers la campagne Pas de profit sur la maladie. Par cette opération massive, elle invite les Québécoises et les Québécois à joindre leur voix à la lutte pour un réseau de la santé et des services sociaux vraiment publics.

À propos

Depuis plusieurs mois, la CSN se déploie partout au Québec à travers la campagne Pas de profit sur la maladie. Par cette opération massive, elle invite les Québécoises et les Québécois à joindre leur voix à la lutte pour un réseau de la santé et des services sociaux vraiment publics. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches regroupe 240 syndicats représentant plus de 45 000 membres, tant dans le secteur public que privé.

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Amazon : la CSN appelle au boycottage de la multinationale américaine https://www.csn.qc.ca/actualites/amazon-la-csn-appelle-au-boycottage-de-la-multinationale-americaine/ Tue, 04 Feb 2025 14:35:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=102092 L’intention d’Amazon de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations en sous-traitance ne vise qu’un seul objectif : freiner la campagne de syndicalisation en cours et empêcher la conclusion d’une première convention collective en Amérique du Nord, estime la CSN.

« Personne n’est dupe ! La seule spécificité qui justifierait un modèle d’affaires unique au Québec réside dans la présence d’un syndicat et l’imminence d’une première convention collective, dont le contenu pourrait être tranché par un arbitre dès l’été 2025 », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

En raison de cette motivation profondément antisyndicale qui contrevient à plusieurs articles du Code du travail en vigueur au Québec, la centrale syndicale exhorte les gouvernements du Canada et du Québec, les municipalités ainsi que l’ensemble des organismes publics et parapublics à cesser de s’approvisionner auprès d’Amazon et à mettre fin aux contrats d’infonuagique ou à toute autre forme de contrat avec la multinationale américaine et ses filiales. Ces contrats doivent être réorientés vers des entreprises d’ici, argue la CSN.

La centrale syndicale invite également la population à boycotter la multinationale américaine en cessant d’acheter sur sa plateforme en ligne et encourage les gens à mettre fin à leur abonnement à Amazon Prime.

La population et la classe politique seront invitées à Montréal, le 15 février prochain, pour dénoncer les agissements d’Amazon lors d’une manifestation en soutien aux 4500 personnes mises à pied.

« Une entreprise qui ne respecte pas nos lois ne devrait pas être autorisée à faire des affaires ici. Encore moins à recevoir des contrats publics. De nombreuses entreprises locales ont souffert des bouleversements du secteur de la vente au détail occasionnés par l’arrivée d’Amazon au Québec. Plus de 4500 personnes ont perdu leur emploi. Il est temps de résister à ces nombreux affronts et à soutenir nos commerces locaux. Cessons d’acheter sur Amazon et encourageons nos entreprises d’ici », plaide la présidente de la CSN.

Les 1600 syndicats affiliés à la CSN seront mis à contribution : ils seront appelés à débusquer les contrats signés par leurs employeurs avec la multinationale et à faire pression sur eux afin de sortir Amazon de leur milieu de travail.

Pour plus d’information, consultez www.csn.qc.ca/amazon

 

Recours juridiques

Des recours juridiques seront également entrepris au cours des prochains jours. En raison de l’animus antisyndical motivant le geste brutal posé par Amazon, la CSN demandera au tribunal l’annulation des licenciements collectifs, la réouverture des sept entrepôts et la réintégration des 1700 employé-es d’Amazon, en plus des compensations et des indemnités qui s’imposent.

« Les fermetures annoncées par Amazon ne sont pas de réelles fermetures au sens de la loi, explique Caroline Senneville, puisque jamais Amazon n’a annoncé son intention de cesser de vendre ses produits en ligne auprès de la population québécoise. Ce qu’Amazon pense pouvoir faire, c’est transférer le travail à d’autres acteurs commerciaux et céder à des entités différentes certaines opérations d’entreposage et de livraison. Ce soi-disant « nouveau modèle d’affaires » ne vise qu’à se soustraire à ses obligations, telles qu’elles sont prévues au Code du travail. Le tribunal devra reconnaître qu’un tel stratagème contrevient à la loi et pourra alors ordonner la réintégration des travailleuses et des travailleurs d’Amazon. »

Enfin, soulignons qu’une demande d’arbitrage de première convention a été déposée auprès du ministre du Travail la semaine dernière dans le cadre de la négociation qui a lieu à l’entrepôt DXT4, seul entrepôt d’Amazon syndiqué au Canada. Nonobstant la fermeture présumée du centre de livraison de Laval, des questions relatives à la rémunération rétroactive et au droit de rappel au travail en cas de réouverture doivent être réglées, fait valoir la CSN.

 

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. 

Rappelons qu’après avoir été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine, Amazon subit présentement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Rémunération des médecins: la CSN réclame un véritable débat de fond https://www.csn.qc.ca/actualites/remuneration-des-medecins-la-csn-reclame-un-veritable-debat-de-fond/ Wed, 29 May 2024 20:46:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=97914 La Confédération des syndicats nationaux invite le gouvernement à évaluer le statut et le mode de rémunération des médecins, à l’occasion de la négociation en cours avec les omnipraticiens, et ce, dans l’objectif de renforcer le réseau public de santé et de services sociaux.

« C’était une erreur dès la création du régime public de ne pas avoir pleinement intégré les médecins et d’avoir maintenu leur statut de travailleurs autonomes, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville.» C’est en effet parce que les médecins sont des travailleurs autonomes qu’on se retrouve à devoir périodiquement négocier avec eux l’organisation et l’accès aux soins et aux services pour l’ensemble de la population. À cela, s’ajoute le fait que les médecins sont majoritairement rémunérés à l’acte de sorte que l’on se retrouve aujourd’hui avec une multiplication des tarifs et des incitatifs financiers de toutes sortes. Plus de 11 000 actes sont codifiés ! « On en perd de vue l’objectif principal : assurer à toutes les Québécoises et les Québécois l’accès aux soins et aux services dont ils ont besoin », poursuit-elle.

La première ligne des services de santé et de services sociaux est pratiquement entièrement entre les mains des médecins autonomes qui travaillent dans les GMF, lesquels sont des entreprises privées dont il faut rediscuter le financement et l’accessibilité. C’est compliqué, c’est lourd, ça ouvre la voie à la médecine entrepreneuriale en plus de perdre les citoyennes et citoyens dans les dédales administratifs. On se retrouve aussi avec des cliniques médicales qui ne fonctionnent que durant les jours la semaine. Pourtant, il y a déjà sur l’ensemble du territoire, des établissements qui ont tout pour être la porte d’entrée générale à toute la population : les CLSC.

La CSN demande une révision du statut et du mode de rémunération des médecins dans un souci d’efficacité et de saine gestion des fonds publics. L’objectif devrait être de reprendre le contrôle public sur l’organisation de la première ligne en santé et services sociaux.

Pour la CSN, c’est la clé de voûte pour assurer la pérennité du réseau public et l’accessibilité aux soins et services pour l’ensemble de la population. La véritable solution n’est pas de créer sans cesse de nouveaux tarifs pour de nouveaux actes. Au contraire, la CSN considère que l’État doit reprendre ses responsabilités en mettant de l’avant une vision globale, notamment en faisant appel à d’autres professionnel-les de la santé et des services sociaux. Ces derniers peuvent contribuer activement à la santé globale d’une population selon une approche d’interdisciplinarité.

« À qui servent les valses perpétuelles entre les associations de médecins et le gouvernement ? questionne Caroline Senneville. Certainement pas aux Québécoises et aux Québécois qui veulent avoir accès aux services ! Pendant qu’on ignore le fond du problème – le mode de rémunération des médecins –, le privé se frotte les mains, y voyant une occasion d’en tirer des profits. Ce dont nous avons besoin collectivement, ce sont des mesures concrètes qui garantiront à toutes les Québécoises et tous les Québécois un réseau vraiment public. »

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN compte plus de 125 000 membres dans le réseau public de santé et de services sociaux, de toutes les catégories de personnel.

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Dénonciation de l’utilisation abusive de la sous-traitance par le RTC https://www.csn.qc.ca/actualites/denonciation-de-lutilisation-abusive-de-la-sous-traitance-par-le-rtc/ Fri, 05 Apr 2024 19:24:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=95219 Le Syndicat des salariés(ées) d’entretien du RTC, CSN inc. dénonce l’utilisation accrue de la sous-traitance dans l’entretien des pièces et des véhicules du Réseau de transport de la Capitale (RTC). Cette pratique, qui s’est intensifiée au cours des dernières années, met en péril la qualité du service et les emplois des travailleurs syndiqués, mais a aussi un impact inquiétant sur les finances de la société de transport.

« La mauvaise planification de l’entretien qui engendre de la sous-traitance est une menace pour la sécurité des usagers et la qualité du service, dénonce Nicolas Louazel, président du syndicat. En confiant l’entretien des véhicules à des entreprises privées, tel que pour le Flexibus, le RTC se déresponsabilise et met en danger la qualité du service. Il se prive volontairement de l’expertise de ses travailleuses et de ses travailleurs en la matière et se rend esclave des compagnies privées et du plus bas soumissionnaire. »

Le syndicat constate que la sous-traitance provoque une baisse des standards de sécurité et à une détérioration de la qualité du service. Les entreprises privées ne sont pas soumises aux mêmes exigences que les employés du RTC en matière de formation, d’expérience et de conditions de travail.

« Le RTC doit cesser de sous-traiter l’entretien des véhicules et investir dans ses propres employés, souligne Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Les travailleurs du RTC sont compétents et dévoués, et ils sont les mieux placés pour assurer la sécurité et la qualité du service. D’un côté, on cherche à diminuer les déficits des sociétés de transports et de l’autre une municipalité songe à imposer une nouvelle taxe pour le transport en commun. Il serait judicieux d’arrêter de jeter l’argent des contribuables par les fenêtres en sous-traitant le travail que les membres du syndicat sont capables de faire à l’interne. »

« Les sociétés de transports doivent revoir leurs procédés, déclare Frédéric Brun, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Il est inacceptable que la qualité des services à la population comme le transport en commun soit remise entre les mains de sous-traitants. Ce sont les usagers et les usagères, mais plus largement tous les contribuables qui en écoperont. »

Le syndicat, le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches et la Fédération des employées et employés de services publics appellent le RTC à revoir sa politique de sous-traitance et à investir dans ses propres employés. Ils invitent à une réflexion importante sur les méthodes utilisées et la planification des entretiens, et souhaitent que l’expertise des travailleuses et des travailleurs soit mise à contribution.

À propos

Le Syndicat des salariés(ées) d’entretien du RTC, CSN inc. regroupe 332 membres. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui regroupe 60 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances. Pour sa part, la CSN compte plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que public.

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Les syndiqué-es de l’usine Amaro de Saint-Cuthbert renouvellent leur convention collective https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndique-es-de-lusine-amaro-de-saint-cuthbert-renouvellent-leur-convention-collective/ Wed, 30 Aug 2023 15:15:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91703 Réunis en assemblée générale, les travailleuses et travailleurs de l’usine Amaro de Saint-Cuthbert se sont prononcés, le 25 août dernier, à l’unanimité en faveur des termes de leur nouvelle convention collective.

D’une durée de trois ans, le contrat de travail de ces 43 syndiqué-es, membres d’un syndicat affilié à la CSN, prévoit des augmentations de salaire variant de 3,5 % à 5,5 % par année en plus d’un ajustement salarial de 3 % pour la majorité des catégories d’emploi. De plus, les travailleuses et travailleurs ont aussi droit à une pleine rétroactivité salariale, et ce, depuis l’échéance du dernier contrat de travail au 31 décembre 2022.

Autres gains
Les employé-es enregistrent également des gains aux chapitres suivants : libérations syndicales, procédures disciplinaire, de grief et d’arbitrage, fonctionnement du comité de relations de travail (CRT), procédure d’affichage des postes vacants, sommes remboursées pour les bottes de sécurité et le cellulaire chez les camionneuses et camionneurs, encadrement du recours à la sous-traitance, définition des heures supplémentaires, droit de refuser les heures supplémentaires de travail, vacances annuelles, conditions salariales lors des jours fériés, congés mobiles, cotisations de l’employeur à Fondaction, primes aux formateurs de mécanique, de fin de semaine, ainsi que la mise à jour d’une clause de pont permettant de garantir le maintien des conditions de travail en vigueur en cas de grève ou lock-out dans le futur.

Certains acquis passés sur lesquels l’employeur demandait des reculs ont pu être préservés. C’est notamment le cas pour la procédure de rotation entre les postes de travail, pour la désignation et la rémunération des chefs de production (syndiqués) ainsi que pour la clause de transparence économique. Les parties ont aussi convenu de discuter prochainement en comité paritaire de l’épineuse question des pauses chaleur afin de s’assurer d’être conformes aux normes de la CNESST.

Appelé à commenter, le président du syndicat, Jean-Philippe Normand a déclaré : « Si nous avons pu atteindre nos objectifs de négociation, c’est grâce à la mobilisation inébranlable de nos membres, convaincus du mérite de nos revendications alors que l’entreprise connait une croissance soutenue. Les syndiqué-es ont su se tenir debout et exiger leur juste part des profits. »

L’employeur et le syndicat n’ont pas eu besoin de recourir à leur droit de lock-out ou de grève. Rappelons que les syndiqué-es s’étaient dotés d’un mandat de grève voté à l’unanimité le 16 juin 2023 et renouvelé encore à l’unanimité le 17 août dernier. Ceux-ci ont tout de même décidé d’accorder une dernière chance au dialogue avant de déclencher un conflit de travail, décision qui s’est avérée fructueuse en bout de piste.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amaro–CSN représente 43 membres. Il est affilié à la fédération du commerce FC–CSN qui compte 30 000 membres partout au Québec et au Conseil central de Lanaudière–CSN qui regroupe 81 syndicats représentant plus de 14 000 membres sur l’ensemble du territoire de Lanaudière.

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Le Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain–CSN adopte l’entente de principe à 88 % https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-des-employes-du-transport-public-du-quebec-metropolitain-csn-adopte-lentente-de-principe-a-88/ Thu, 06 Jul 2023 13:04:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91352 Réunis en assemblée générale aujourd’hui, au Centre de foires de Québec, les membres du Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain–CSN ont adopté à 88 % l’entente de principe qui leur était présentée. La grève est ainsi levée et les chauffeurs d’autobus du RTC seront de retour derrière le volant dès jeudi matin.

« Le règlement que nos membres viennent d’adopter est un bon règlement pour les deux parties, qui en ressortent toutes deux gagnantes », a déclaré Hélène Fortin, présidente du syndicat, « je suis très heureuse du résultat et très contente pour la clientèle qui va pouvoir retrouver le service auquel elle est habituée dès demain. »

La nouvelle convention collective prévoit des ajustements et des augmentations de salaire totalisant 18 % sur cinq ans, ce qui devrait améliorer le bilan en matière d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre. L’un de gains majeurs de l’entente de principe pour les chauffeuses et chauffeurs concerne le Flexibus, actuellement opéré en sous-traitance, qui sera progressivement repris à l’interne et conduit par des chauffeurs du RTC à compter de mars 2027 avec un retrait complet du privé au plus tard en 2030.

« La lutte contre la sous-traitance fait partie des préoccupations majeures de tous les membres de la fédération », indique Simon-Mathieu Malenfant, vice-président trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, « il faut saluer les chauffeuses et les chauffeurs du RTC qui ont réussi à inverser la tendance et fait reculer la sous-traitance dans leur milieu de travail. C’est loin d’être banal comme gain, c’est même très inspirant, je leur lève mon chapeau. »

« Les chauffeuses et chauffeurs du RTC peuvent être fiers des gains qu’ils ont réussi à obtenir », conclut Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, « ça n’est pas tombé du ciel, c’est leur mobilisation exemplaire et leur détermination qui a porté fruit et c’est toute la population de Québec qui va en profiter avec le renforcement du service public qu’est le RTC. »

À propos
Le Syndicat des employés du transport public du Québec Métropolitain–CSN regroupe 935 chauffeuses et chauffeurs. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui regroupe 60 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances. Pour sa part, la CSN compte plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que public.

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Vote pour la grève générale illimitée chez Harsco https://www.csn.qc.ca/actualites/vote-pour-la-greve-generale-illimitee-chez-harsco/ Mon, 12 Jun 2023 14:03:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91080 Le syndicat d’Harsco–CSN a adopté un mandat de grève générale illimitée lors d’un vote tenu en assemblée générale ce matin à Sorel-Tracy. Les membres ont voté à 92,5 % par voie de scrutin secret et exerceront leur droit de grève au moment jugé opportun.

Après 17 séances à la table de négociation, dont 13 devant le conciliateur, les pourparlers n’avancent pratiquement pas et la partie patronale semble indifférente à l’impasse. Les enjeux normatifs à négocier ne manquent pas pour les syndiqué-es de l’usine : la formation, les affichages de postes, les libérations syndicales, les heures supplémentaires et la sous-traitance. À la fin de la dernière ronde de négociation, l’employeur a déposé une offre globale concernant les clauses à incidence financière que les membres ont jugée nettement inférieure à leurs attentes, ce matin en assemblée générale. Dans le contexte, opter pour un mandat de grève générale illimitée est inévitable.

Parmi ses demandes, le syndicat souhaite notamment obtenir de meilleurs salaires pour les 80 employé-es de l’entreprise, qui est spécialisée en recyclage industriel et située dans la région de Sorel-Tracy. « Avec l’inflation et le coût de la vie, les travailleuses et les travailleurs ont le droit de réclamer davantage. En plus, nous demandons que la direction de la compagnie respecte l’ensemble de la convention collective, ce qu’elle ne fait pas depuis plusieurs années. C’est carrément humiliant pour les membres », clame Serge Berthiaume, vice-président à la vie syndicale à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

« Les relations de travail sont extrêmement tendues sur le terrain et les négociations n’avancent pas, c’est complètement bloqué ! C’est important de se voter un mandat de grève pour mettre de la pression sur les patrons. Depuis que la CSN est avec nous, c’est du sérieux. Les dirigeants voient que l’on maintient notre point », explique Gaétan Provençal, président du syndicat.

Les employé-es de Harsco environnemental ont adhéré à la CSN il y a un peu plus d’un an. L’entreprise récupère et traite les scories et les autres matières résiduelles provenant de fonderies et d’aciéries pour en recycler le métal ou en faire des granulats destinés à la construction routière, commerciale et industrielle.

« Les membres du syndicat peuvent compter sur l’appui indéfectible du conseil central dans sa lutte pour l’obtention de meilleures conditions de travail. Nous faisons face ici à un employeur récalcitrant qui freine les négociations et qui n’intervient pas pour régler les conflits qui règnent dans l’usine. Ces travailleuses et travailleurs accomplissent un métier souvent difficile et ils ont tout à fait le droit de réclamer une meilleure reconnaissance de leur travail », ajoute Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

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Le syndicat des chauffeurs dépose un avis de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-des-chauffeurs-depose-un-avis-de-greve/ Mon, 05 Jun 2023 16:08:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91013 Le Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM), qui représente les chauffeurs d’autobus du RTC, a déposé ce matin un avis de grève au ministère du Travail. S’il n’y a pas d’entente de principe de conclue d’ici là, le syndicat exercera son droit de grève du 1er au 16 juillet.

« En toute transparence, je dois dire que ça se passe bien à la table de négociation », explique Hélène Fortin, présidente du syndicat, « le normatif est pratiquement réglé, il ne reste que les enjeux salariaux, la sous-traitance, notamment le Flexibus, et la question de la flexibilité des horaires et des déplacements des chauffeuses et des chauffeurs. »

Bien que plusieurs dates de négociation soient déjà prévues au calendrier, le syndicat fait l’analyse que les parties ne seront toutefois pas en mesure d’en arriver à un règlement avant l’échéance si on n’accélère pas la cadence. « La grève n’est pas une fatalité, il n’appartient qu’à l’employeur de l’éviter », dit Hélène Fortin, « mais les chauffeuses et les chauffeurs nous l’ont dit en assemblée, ils en ont assez d’attendre, il faudra donc presser le pas. » Le syndicat est d’ailleurs disponible en tout temps pour négocier intensivement d’ici au 30 juin, date à laquelle les chauffeurs seront sans contrat de travail depuis un an.

« Dans un contexte de développement du transport en commun dans la capitale, il n’y a aucune raison que les parties n’arrivent pas à s’entendre », déclare Simon-Mathieu Malenfant, vice-président trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, « nous poursuivons le même but : améliorer le service à la population. » Pour la fédération, les conditions de travail des employés du RTC et la qualité du service sont intimement liées. « Pour un service de qualité, ça prend des employés qualifiés avec de bonnes conditions de travail », estime-t-il, « c’est aussi simple que cela. »

« La direction du RTC poursuit des objectifs qui sont nobles et que nous partageons en matière de mobilité », ajoute Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, « cependant, le diable est dans les détails : il faut reconnaitre que le recours à la sous-traitance pour augmenter l’offre de service était une erreur. » Pour le conseil central, le développement du transport en commun à Québec doit passer par les employés du RTC et implique le maintien d’emplois de qualité. « Ce qu’il faut comprendre c’est que si tout le monde y met l’énergie nécessaire, il y a moyen d’éviter une grève », conclut Barbara Poirier, « c’est ce que nous souhaitons évidemment, mais je veux être très claire : si jamais ça devait se rendre jusqu’à un arrêt de travail, les chauffeuses et les chauffeurs du RTC auront tout le soutien du conseil central et de la CSN dans leur combat. »

Services essentiels
À noter, le SETPQM est encore en attente d’un jugement pour savoir si leur travail est assujetti aux services essentiels. En attendant, la partie syndicale a choisi de faire preuve de bonne foi et de tenter de négocier une entente de services essentiels. Les discussions à ce sujet se poursuivent encore au moment d’écrire ces lignes.

À propos
Le Syndicat des employés du transport public du Québec Métropolitain inc. regroupe 935 chauffeurs.

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Un pas dans le bon sens… sans grande audace https://www.csn.qc.ca/actualites/un-pas-dans-le-bon-sens-sans-grande-audace/ Wed, 15 Feb 2023 18:45:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87571 L’idéal d’un système VRAIMENT public commande l’affranchissement du réseau public de toute dépendance à l’égard de l’entreprise privée à but lucratif. La première mesure pour redevenir un employeur de choix est d’abolir les agences de personnel et de mettre fin à la concurrence qui prévaut actuellement entre les conditions du secteur public et celles des agences. En outre, il est crucial d’assurer au personnel du réseau public de bonnes conditions de travail et de rémunération pour y ramener les travailleuses et les travailleurs et retenir celles et ceux qui y sont demeurés.

La CSN aurait voulu que le gouvernement fasse preuve de plus d’audace en s’engageant dès maintenant dans un plan visant le rapatriement de l’ensemble des ressources dans le secteur public. Elle invite donc le gouvernement de la CAQ à aller plus loin pour éradiquer complètement les recours aux entreprises de placement de main-d’œuvre en santé et services sociaux.

« Pour mettre fin définitivement aux recours aux agences privées, il lui faudra travailler avec nous, les organisations syndicales, souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Redevenir un employeur de choix, comme réseau public, constitue la pierre angulaire de toute solution à long terme. Pour cela, ce que nous demandons, c’est que le gouvernement soit en mode écoute. Parce que des solutions, le personnel du réseau en a tout plein. Elles sont concrètes et réalistes, mais trop souvent ignorées. »

La CSN réitère la nécessité d’avoir un échéancier indiquant clairement les étapes pour s’affranchir complètement et définitivement de cette dépendance envers l’entreprise privée à but lucratif, parce que l’heure est grave. En définitive, il faudra voir le règlement qui sera adopté par le gouvernement pour savoir si on assiste à un véritable changement de cap.

Un problème généralisé
Le recours à des agences de placement de personnel crée aussi de l’instabilité pour les équipes de travail et nuit à la sécurité et à la qualité des soins et des services. Les agences sont dorénavant partout dans le réseau ! Dans les soins infirmiers, chez les préposé-es aux bénéficiaires, dans les services alimentaires, dans les services sociaux…  Bref, le problème touche plusieurs titres d’emplois et il a également pris beaucoup d’ampleur dans le secteur des centres d’hébergement privés ces dernières années. Là aussi, il faut agir, sinon on ne fait que déplacer le problème.

Pour la CSN, cette situation de dépendance doit alerter toute la population quant aux conséquences réelles de la privatisation en santé et services sociaux, et ce, même quand les frais sont couverts par l’assurance maladie publique. Elle entraîne inévitablement la fuite des ressources et de l’expertise du secteur public vers des entreprises à but lucratif dont l’objectif premier est de réaliser des profits. Des groupes de médecine familiale et centres médicaux spécialisés aux centres d’hébergement privés, aucun exemple de privatisation en santé et services sociaux n’a permis à l’État de payer moins cher que dans le secteur public tout en atteignant les objectifs, notamment en matière d’accessibilité.

Pour connaître les solutions mises en avant par la CSN, visitez le https://www.csn.qc.ca/vraiment-public/

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Le Syndicat des chauffeurs d’autobus de la Rive-Sud refuse l’hypothèse de règlement https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-des-chauffeurs-dautobus-de-la-rive-sud-refuse-lhypothese-de-reglement/ Mon, 06 Feb 2023 19:02:36 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87177 Les membres du Syndicat des chauffeurs d’autobus de la Rive-Sud (CSN) ont rejeté l’hypothèse de règlement qui leur a été présentée à 95 %. Ce refus signifie donc que les deux partis doivent retourner à la table de négociation cette semaine pour en arriver à une entente qui sera acceptable pour les membres du syndicat.

« On a encore des éléments qui doivent être travaillés à la table actuellement. Nos membres jugent qu’en acceptant une telle offre, il y a trop de compromis faits de notre côté et trop peu de la part de l’employeur. Il nous reste donc une semaine pour négocier intensément pour en arriver à une entente et éviter la grève », indique Alain Audet, président du syndicat.

Les enjeux actuellement sur la table portent encore une fois sur la sous-traitance et l’organisation du travail. « On a encore une fois un employeur qui essaie de donner le moins possible à ses syndiqués pour sauver des miettes. Le problème ne dépend pas uniquement de la société de transport. Il faut que l’administration municipale du maire Lehouillier arrive au 21e siècle et injecte sérieusement de l’argent dans son transport en commun. Lévis est à la traine face au reste du Québec, il n’y a rien à être fier », s’indigne Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN

De son côté, Simon Mathieu Malenfant, vice-président et trésorier de la Fédération des employées et employés de services publicsCSN martèle : « On a un syndicat qui se bat pour le gros bon sens. Leurs demandes ne sont pas hors de l’ordinaire et tout le monde demanderait la même chose. Il n’appartient qu’à l’employeur et à la ville de Lévis de mettre des offres convenables sur la table pour éviter une autre grève. Les citoyens de Lévis le méritent ».

Aucune date de négociation n’est encore planifiée au calendrier. Rappelons que le syndicat a annoncé la tenue d’une grève générale illimitée qui débutera le 13 février, à moins d’en arriver à une entente d’ici là.

À propos
Le Syndicat des chauffeurs d’autobus de la Rive-Sud (CSN) regroupe 110 chauffeurs à l’emploi de la Société de transport de Lévis.

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Grève des chauffeurs d’autobus de la Rive-Sud https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-des-chauffeurs-dautobus-de-la-rive-sud/ Mon, 23 Jan 2023 14:54:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=86960 Les membres du Syndicat des chauffeurs d’autobus de la Rive-Sud­­­ (CSN) vont déclencher une grève de six jours du 23 au 28 janvier inclusivement, avec une reprise des activités dimanche 29 janvier 2023. Malgré l’annonce faite il y a plus de 10 jours, la situation à la table de négociation ne s’améliore pas et une entente n’a pas été atteinte.

« L’employeur a eu amplement le temps de régler les enjeux. Depuis le tout début, nous négocions de bonne foi et mettons tous les efforts nécessaires pour en arriver à un règlement. Nos demandes portent principalement sur la sous-traitance et la permanence des postes. Notre objectif est simple, s’assurer que notre réseau de transport soit solide et durable et de devenir attractif pour de nouveaux chauffeurs », s’indigne Alain Audet, président du Syndicat des chauffeurs d’autobus de la Rive-Sud (CSN).

La présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches renchérit : « Aujourd’hui, on a une démonstration que l’administration municipale et la STLévis n’ont aucune vision d’avenir. On reste prisonnier d’une vision archaïque qui manque d’ambition. Les citoyennes et les citoyens de Lévis méritent un transport en commun de qualité. De l’autre côté, on a un syndicat qui se tient debout pour favoriser le service et qui a à cœur le transport en commun. »

L’objectif des demandes syndicales est d’assurer la rétention de la main-d’œuvre pour favoriser le service et éviter la fermeture de certaines lignes de transport. « On est en situation de pénurie de main-d’œuvre, on a plus de 30 syndiqué-es qui n’ont aucune garantie d’heures pendant qu’on sous-traite des lignes. C’est une aberration qui doit s’arrêter », martèle Simon Mathieu Malenfant, vice-président et trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics.

Malgré le déclenchement de la grève, le syndicat espère encore en arriver à une entente le plus rapidement possible avec l’employeur et mettra tous les efforts nécessaires pour y arriver.

À propos
Le Syndicat des chauffeurs d’autobus de la Rive-Sud (CSN) regroupe 110 chauffeurs à l’emploi de la Société de transport de Lévis. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui regroupe 60 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances. Pour sa part, la CSN compte plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que public.

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Le Syndicat des chauffeurs de la Rive-Sud en grève contre la précarité https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-des-chauffeurs-de-la-rive-sud-csn-en-greve-contre-la-precarite/ Mon, 14 Nov 2022 15:25:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85714 Les membres du Syndicat des chauffeurs de la Rive-Sud (CSN) ont dressé des piquets de grève dès 5 h ce matin devant le siège social de la Société de transport de Lévis au 1100, rue Saint-Omer. Il s’agit du premier conflit de travail à frapper le transport en commun sur la rive-sud depuis plus de quarante ans. Le syndicat n’exclut pas la possibilité d’autres journées de grève et demeure disponible en tout temps pour la négociation.

« Nous en sommes rendus là parce que l’employeur ne croit pas au sérieux de notre démarche » estime Alain Audet, président du syndicat. « Pour cette première journée de grève, nous avons choisi une journée pédagogique afin de limiter les inconvénients pour les usagères et les usagers et démontrer notre bonne foi. » Pour le syndicaliste, il n’en tient qu’à l’employeur de donner les mandats afin de parvenir à un règlement s’il veut éviter que d’autres journées de grève ne viennent perturber plus sérieusement le service.

« Le monde du travail a changé et le modèle d’affaire de la STL, basé sur le recours à la sous-traitance et la précarité d’une partie des chauffeurs, ne tient plus la route, » estime Simon-Mathieu Malenfant, vice-président trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. « Actuellement, sur 115 chauffeurs à la STL environ, il y en a 35 qui sont à temps partiel et sur appel. Ça fonctionnait peut-être dans le passé avec la promesse d’une permanence et d’un temps plein après avoir “fait son temps”, mais aujourd’hui ce n’est plus suffisant pour recruter des chauffeurs et les garder, » explique-t-il. 

La revendication principale du syndicat concerne la permanence pour tous et la fin de la sous-traitance pour garantir à tous les chauffeurs un horaire à temps complet. « Ça ne concerne pas que les conditions de travail de nos membres, » conclut Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, « ça concerne aussi la pérennité et la qualité du service à Lévis. Le maire Lehouillier ne peut pas prétendre développer la ville sans améliorer le transport en commun. Si on veut développer le service à la population, ça va prendre des conditions décentes pour attirer des travailleuses et des travailleurs, c’est aussi simple que ça. »

À propos

Le Syndicat des chauffeurs d’autobus de la Rive-Sud (CSN) regroupe 115 chauffeurs environ à l’emploi de la Société de transport de Lévis. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui regroupe 60 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics ainsi qu’au Conseil central de QuébecChaudière-Appalaches (CCQCACSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances. Pour sa part, la CSN compte plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que public.

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SNTT des pâtes et papier de Kénogami inc. adopte un mandat de grève à 98 % https://www.csn.qc.ca/actualites/sntt-des-pates-et-papier-de-kenogami-inc-adopte-un-mandat-de-greve-a-98/ Thu, 27 Oct 2022 16:46:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85468 Réunis en assemblée générale le 26 octobre, les membres du Syndicat national des travailleuses et des travailleurs des pâtes et papier de Kénogami inc., avec un taux de participation à l’assemblée de l’ordre de 92 %, ont pris note de l’état des négociations et ont voté à 98 % en faveur de moyens de pression incluant une banque de trois journées de grève à utiliser au moment jugé opportun.

« Malgré plusieurs rencontres de négociation, plusieurs sujets sont toujours en litige, entre autres les salaires, les congés, les mouvements de main d’oeuvre, la rétention et l’attraction de la main d’oeuvre et le recours à la sous-traitance », explique le président du Syndicat de l’usine de Kénogami, Gilles Vaillancourt.

Les membres du syndicat espèrent que les rencontres de négociation prévues vendredi, lundi et mardi prochains permettront de dénouer l’impasse.

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Violence au quotidien pour les intervenantes et intervenants de la Maison d’accueil pour sans-abri, silence radio de la part de l’employeur https://www.csn.qc.ca/actualites/violence-au-quotidien-pour-les-intervenantes-et-intervenants-de-la-maison-des-sans-abri-silence-radio-de-la-part-de-lemployeur/ Thu, 29 Sep 2022 12:51:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85013 Constatant une augmentation de la violence à l’endroit des membres qu’il représente, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs des organismes communautaires du Saguenay–Lac-Saint-Jean interpelle de nouveau la direction afin de redresser la situation.

« Il est regrettable que toutes nos tentatives d’obtenir une rencontre avec les représentantes et représentants du conseil d’administration pour convenir des moyens à prendre pour assurer la sécurité des intervenantes et intervenants et celle des personnes à qui on donne des services sont restées lettre morte » dénonce la présidente du Syndicat, Madame Andréanne Girard.

Plusieurs postes sont actuellement vacants et plutôt que de procéder à des embauches, l’employeur a parfois recours à de la main d’oeuvre indépendante plutôt que de respecter le contrat de travail ce qui fait en sorte que la situation se détériore.

« Soyons clairs, il s’agit d’une situation qui a des répercussions concrètes pour la communauté et nous avons notre mission à coeur, toutefois la situation actuelle présente des risques sérieux pour nos membres et il est de notre devoir de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer la sécurité de tous. Le manque de personnel et certains changements dans les services aux usagers, notamment concernant les repas qui ne leurs sont parfois pas servis et les fermetures intermittentes du centre de débordement causent beaucoup de frustration et nous avons besoin du soutien de la direction pour calmer le jeu. » Ajoute Madame Girard.

Rappelons qu’une intervention de la CNESST a été nécessaire car un membre du personnel a vécu une agression qui a entraîné un arrêt de travail et les démarches sont encore en cours à ce jour.

Le syndicat réitère donc son appel à la collaboration devant la dégradation des conditions de travail à la Maison d’accueil pour sans-abri de Chicoutimi.

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