FSSS-CSN
5 mai, Journée de l’infirmière auxiliaire – Pas de retour en arrière pour les infirmières auxiliaires
« Les infirmières auxiliaires regardent l’avenir avec confiance et ne veulent pas retourner en arrière », a déclaré Francine Lévesque, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN.
Après avoir planifié la disparition progressive de la profession et aboli plus de 3700 postes, les dirigeants du réseau ont finalement compris que les infirmières auxiliaires sont indispensables dans l’organisation des soins de santé au Québec.
« Les efforts que les infirmières auxiliaires ont consacrés à faire respecter leur profession ont porté fruit. Nous sommes fiers, à la FSSS-CSN, de les avoir soutenues lors des périodes les plus difficiles qu’elles ont vécues », de dire Francine Lévesque, vice-présidente de la FSSS-CSN.
Les infirmières auxiliaires bénéficient maintenant des améliorations qui ont été apportées au Code des professions et qui prévoit un meilleur partage des responsabilités dans l’équipe des soins infirmiers. « De nouvelles activités professionnelles nous sont attribuées et nous sommes prêtes à relever le défi de l’élargissement de notre rôle », soutient pour sa part Murielle Bouchard, représentante des infirmières auxiliaires à la FSSS.
« Nous demandons aux directions d’établissements et au ministère de nous permettre d’exercer tout notre potentiel de soignantes en facilitant notre formation et en créant des environnements de travail qui favorisent la meilleure collaboration entre les membres des diverses professions des équipes de soins », poursuit Murielle Bouchard.
La santé des infirmières auxiliaires
Il y a cependant une ombre au tableau. Les infirmières auxiliaires constituent le groupe qui possède le moins bon indice de santé parmi tout le personnel du réseau de la santé et des services sociaux. Le pourcentage des heures en absence maladie s’élève à plus de 7 %, ce qui indique une très forte prévalence de l’épuisement professionnel et des problèmes de santé physique.
Francine Lévesque estime très important de se pencher rapidement sur les problèmes de santé des infirmières auxiliaires. « Ce sont des professionnelles à qui on demande beaucoup. Elles ont un rôle très exigeant auprès des malades. Les problèmes de santé des infirmières auxiliaires sont en augmentation et il est temps que les responsables du réseau en prennent conscience et qu’ils conviennent avec les syndicats de mettre en place des programmes de prévention », croit la vice-présidente de la FSSS.
Les séquelles de la loi 30
« Les infirmières auxiliaires ont été outrées de la décision du ministre Couillard, en décembre 2003, qui les empêche de se constituer en syndicats distincts », rappelle Murielle Bouchard.
La loi 30 a provoqué une imposante mobilisation parmi les infirmières auxiliaires. Près de 6000 d’entre elles ont signé des cartes individuelles enjoignant le gouvernement de revoir sa position sur les regroupements syndicaux dans les établissements.
Les infirmières auxiliaires poursuivent la lutte en incitant leurs collègues infirmiers et inhalothérapeutes à joindre les rangs de la FSSS et de la CSN.
« Je suis convaincue que les infirmières auxiliaires vont défendre leur spécificité professionnelle, qu’elles vont continuer de faire valoir leurs droits dans le respect de leurs collègues des autres professions, comme elles l’ont toujours fait. Elles peuvent compter sur l’appui de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN », ajoute Francine Lévesque.
Source : FSSS-CSN– 4 mai 2005
Pour renseignements : Claude Saint-Georges, 514 598-2213