21 eCongrès du Conseil central du Bas Saint-Laurent
« Vert » une vie syndicale et régionale active!
C’est sur le thème « Vert » une vie syndicale et régionale active!que s’ouvre aujourd’hui, le mercredi 6 juin, à Rivière-du-Loup, le 21 eCongrès du Conseil central du Bas Saint-Laurent. Quelque 125 délégué-es provenant de 102 syndicats sont inscrits à ce congrès, qui se terminera le vendredi 8 juin.
Pour la présidente du Conseil central du Bas Saint-Laurent, Raymonde Robinson, des défis importants demeurent à relever pour la région, et ce, tout autant en ce qui a trait aux réalités socio-économiques que sociales, politiques et environnementales. « Au cours du dernier mandat, nous avons rencontré des difficultés notamment dans l’industrie forestière, dans l’offre de programme en éducation et nous avons continué d’assister à l’exode des jeunes faute de pouvoir leur offrir justement de la formation ou des emplois dans la région. C’est à cela que nous voudrons nous atteler lors du prochain mandat. Si nous voulons soutenir notre développement, il faut que le gouvernement élabore des politiques qui donnent aux régions les moyens d’établir des stratégies de développement. Notre avenir passe par l’emploi, le maintien de nos jeunes en région et par la lutte constante à la pauvreté », d’expliquer Raymonde Robinson, présidente du conseil central.
En outre, pour les représentantes et les représentants du conseil central, ainsi que pour la présidente de la CSN, ce congrès s’ouvre dans une conjoncture où les conditions du marché du travail demeurent tout simplement difficiles. « Malheureusement, s’il est vrai que la région est touchée durement par la perte d’emplois, c’est le Québec en entier qui est secoué par la crise manufacturière avec la disparition de près de 50 000 emplois en une seule année. Pour nous, la protection et le développement de l’emploi sont une priorité. Nous accentuerons les pressions à tous les paliers de gouvernement pour que des mesures appropriées soient mises en place afin de favoriser et de soutenir des actions concertées de tous les intervenants de ce secteur pour redresser la situation. Déjà, lors d’une réunion récente du Comité consultatif du travail et de la main-d’uvre, les représentants des différents organismes ont démontré leur volonté d’agir en ce sens. Je me réjouis de cette ouverture », de souligner la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau.
Pendant ce congrès, les délégué-es auront à débattre, entre autres, de propositions se rapportant à l’offre de formation en région; au soutien à l’économie sociale et à la consommation responsable; à l’environnement; à la santé et la sécurité au travail et à la syndicalisation.
« Il y a beaucoup de pain sur la planche. Nous connaissons effectivement depuis un certain nombre d’années des bouleversements, et ce, notamment sur les plans économique et démographique. Ensemble, nos syndicats CSN, avec la population et les groupes de la région, nous croyons que nous pourrons relever les défis qui nous permettront de trouver les réponses adéquates afin de demeurer une région dynamique », d’expliquer Raymonde Robinson.
Secteur public : retrouver notre droit de négocier
Le 29 mars dernier, le Bureau international du travail (BIT), un organisme de l’ONU, rendait une décision qui condamnait le décret du gouvernement du Québec, en décembre 2005, venant imposer les conditions de travail aux 500 000 travailleuses et travailleurs du secteur public québécois. Le BIT demande au gouvernement du Québec d’amender sa loi pour en retirer les mesures répressives, de revoir avec les parties concernées le régime de négociation de manière à prévoir un véritable mode de solution des différends et finalement de revoir la question salariale en s’appuyant, au besoin, sur une étude indépendante.
« Nous comptons interpeller le gouvernement et les partis d’opposition afin qu’ils y donnent suite », explique Claudette Carbonneau. Il nous faut questionner le Parti libéral. Pourquoi ce dernier opte-t-il pour une solution négociée avec les médecins spécialistes et use-t-il du coup de force avec nous ? Où logera maintenant l’ADQ, qui avait alors voté contre l’adoption de la loi 142 en dénonçant le caractère odieux du geste ? Puis le PQ, qui avait dans son programme électoral la révision du régime de négociation dans le secteur public et le retrait des mesures répressives de la loi 142, est-il prêt à agir en conséquence à l’Assemblée nationale et à endosser complètement les conclusions du BIT ? Nous vivons dans une société de droit et le coup de force du gouvernement lors des dernières négociations du secteur public est tout à fait inacceptable. Vouloir revoir les règles dans lesquelles ce processus se déroule est une chose, mais les nier carrément en est une toute autre », de conclure la présidente de la CSN.
Le Conseil central du Bas Saint-Laurent regroupe plus de 10 000 membres répartis dans 102 syndicats des secteurs privé et public.
Source : CSN – 6 juin 2007
Pour renseignements : Louis-Serge Houle, Service de l’information de la CSN Tél. : 514 792-0795