Les grévistes de Radio Nord déposent une plainte au Conseil canadien des relations industrielles
Une quarantaine de membres du Syndicat des employés en communication de l’Abitibi-Témiscamingue (SECAT- FNC/CSN) ont manifesté ce matin devant le siège social de Radio Nord Communications, à la Place Ville-Marie, à Montréal. Le syndicat accuse l’employeur de pratique déloyale et de faire perdurer indûment le présent conflit de travail depuis près de 4 mois.
Le SECAT vient de déposer une plainte au Conseil canadien des relations industrielles pour pratiques déloyales. Malgré le déclenchement de la grève, le 25 octobre 2002, Radio Nord Communications poursuit ses opérations à la télévision et à la radio grâce à l’utilisation de briseurs de grève.
En vertu du paragraphe 94 (2.1) et de l’article « Interdiction Relative aux Travailleurs de Remplacement » du Code Canadien du Travail, le SECAT croît être en mesure de contrer l’utilisation de briseurs de grève . Selon l’article, il est interdit à tout employeur d’utiliser des travailleurs de remplacement, c’est-à-dire des briseurs de grève, dans le but de miner la capacité de représentation du syndicat plutôt que pour atteindre des objectifs légitimes de négociation.
Radio Nord Communications utilise plus de 25 personnes ou entreprises en sous-traitance afin d’accomplir partiellement ou totalement le travail des employés en grève. De plus, en raison du monopole de Radio Nord Communication en télévision (affiliation à TQS/TVA/SRC), l’enreprise ne subit aucune pression commerciale. Les commerçants n’ont pas le choix de faire produire ou d’acheter leurs messages publicitaires à Radio Nord en raison du marché captif qui existe en Abitibi-Témiscamingue. Cette situation ne fait que prolonger le conflit de travail et mine notamment le pouvoir de négociation des employés en grève.
Selon le président du S.E.C.A.T., André Anglehart, aucune décision n’a été rendue quant à la portée de l’article 94 (2.1). « Toutefois, en raison du statut exceptionnel dont bénéficie Radio Nord Communications et des amendements apportés au Code Canadien du Travail en 1998, nous croyons être en mesure de prouver que l’employeur poursuit ses opérations dans l’illégalité et, en conséquence, bafoue notre pouvoir de négociation », a-t-il expliqué.
Source : CSN 18-02-03 Renseignements : SECAT: Local de grève: (819) 762-5488; André Anglehart, président: (819) 763-1518; Courriel: secat@hotmail.com; Site Internet: http://secat.levillage.org