Transport scolaire dans l’Estrie
L’impatience grandit
Regroupés au sein de la Fédération des employées et employés des services publics de la CSN (FEESP), les syndicats du transport scolaire de la région de l’Estrie le Syndicat des travailleurs(euses) de Autobus Coaticook, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des autobus B. Dion et le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus de l’Estrie, qui représentent près de 225 personnes vont tenir des activités de visibilité pour faire connaître leurs revendications.
Leurs porte-parole ont rencontré aujourd’hui la ministre responsable de la région, Monique Gagnon-Tremblay, en vue d’expliquer leurs revendications. Ils ont indiqué à la ministre vouloir faire le suivi de ce dossier avec elle dans l’avenir et obtenir son appui.
« Au cours des dernières années, la situation dans laquelle doivent travailler les conductrices et les conducteurs de véhicules scolaires s’est dégradée. Des correctifs urgents doivent être apportés, tant au plan de la sécurité des élèves qu’au plan des conditions de travail et de rémunération. Trois demandes sont faites au gouvernement afin de redresser la situation.
- « Premièrement, le gouvernement doit s’assurer que l’enveloppe du financement prévue pour le transport scolaire soit véritablement consacrée à cette mission. La réalité actuelle est qu’un nombre important de commissions scolaires qui gèrent cette enveloppe s’en servent, pour une part non négligeable, à d’autres fins que le transport scolaire à proprement parler. Nous devons cependant mentionner que les commissions scolaires sur notre territoire ont un comportement exemplaire à cet égard. Mais dans le futur, il pourrait en être autrement, comme c’est déjà le cas dans d’autres régions. Les effets d’une telle pratique retombent directement sur les épaules des transporteurs et sur les conditions de travail de leurs employé-es.
- « En second lieu, les syndicats du transport scolaire souhaitent le maintien de la pratique actuelle qui privilégie le renouvellement de gré à gré des contrats entre les commissions scolaires et les transporteurs, plutôt que le recours à la soumission publique. C’est une façon raisonnable d’assurer la continuité, la stabilité et la qualité des services aux élèves ainsi que de contrer la précarité et l’insécurité d’emploi des conducteurs du transport scolaire, » a affirmé M. Lacharité.
- Enfin, plusieurs événements tragiques se produisent annuellement durant la période scolaire. Même s’il est impossible d’éliminer tout risque d’incident, l’absence d’une politique nationale de la sécurité dans le transport scolaire amplifie les risques qui pèsent tous les jours sur la sécurité des enfants.
C’est pourquoi le secteur Transport scolaire de la FEESP-CSN, auquel les syndicats CSN dans le transport scolaire dans la région de l’Estrie sont affiliés, souhaite que le ministère de l’Éducation se penche rapidement sur la proposition que le secteur a développée à ce sujet et qui lui a été transmise.
« Nous remercions la ministre Monique Gagnon-Tremblay d’avoir accepté de nous rencontrer. Nous avons demandé cette rencontre afin de la sensibiliser à notre situation pour qu’elle puisse intervenir en connaissance de cause lorsque ce dossier se retrouvera au Conseil des ministres et à l’Assemblée nationale », a conclu M. Lacharité.
Source : CSN – 20 décembre 2006
Pour renseignements : Jean Lacharité, président du Conseil central de l’Estrie – CSN Téléphone : 819 570-6963