La CSN demande un redressement du salaire minimum
Le salaire minimum passe, à compter d’aujourd’hui, Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, de 7,75 $ à 8,00 $ l’heure, une hausse de 25 cents.
Pour la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, « bien que cette hausse de 3 % permettra de maintenir le pouvoir d’achat pour cette année, elle ne permettra pas d’assurer un niveau de vie décent à ces personnes qui sont, faut-il le rappeler, essentiellement des femmes et des jeunes. » La CSN rappelle que cette hausse est loin d’être significative puisqu’elle maintient encore le salaire d’une personne qui travaille 40 heures au salaire minimum à plus de 20 % sous le seuil de faible revenu établi par Statistique Canada.
La CSN plaide pour l’instauration d’une formule de redressement du salaire minimum qui permettrait, sur un certain nombre d’années, un rattrapage de sorte que le salaire minimum devienne décent. « L’Ontario prévoit augmenter le salaire minimum à 10,45 $ l’heure d’ici 2010. Le Québec devrait suivre cet exemple puisqu’il s’agit sans contredit d’une mesure très efficace de lutte contre la pauvreté et de réduction des écarts salariaux entre les hommes et les femmes », estime la présidente de la CSN.
La CSN compte se faire entendre auprès du comité interministériel qui sera créé pour effectuer la prochaine révision des critères qui déterminent le salaire minimum, prévue pour 2008. La centrale syndicale entend proposer la mise en place d’une formule de redressement, et ce, afin qu’une personne qui travaille 40 heures par semaine au salaire minimum puisse voir son salaire équivaloir minimalement au seuil de pauvreté. En ce 1er mai, Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, la CSN lance un appel au gouvernement pour qu’il s’engage dans cette voie. « Il s’agit d’une question de justice sociale », de conclure la présidente de la CSN.
Selon les données du ministère du Travail, c’est 129 000 personnes, soit plus de 4 % des travailleuses et des travailleurs qui sont visés par cette norme du travail qui a un impact important sur de nombreux milieux de travail au Québec qui s’en servent comme référence et octroient à peine quelques cents de plus à leurs employé-es.
La Confédération des syndicats nationaux compte plus de 300 000 travailleuses et travailleurs de tous les types de milieux de travail, tant dans le secteur privé que dans le secteur public.
Source : CSN – 1er mai 2007
Pour renseignements : Michelle Filteau, directrice du Service des communications-CSN, bureau; 514 598-2162, cellulaire : 514 894-1326