Maison l’Échelon, organisme de services en santé mentale
En caravane, les grévistes feront une tournée des clients institutionnels
Les 80 syndiqué-es en grève de la Maison l’Échelon (FSSS-CSN) ont procédé, cet avant-midi, au lancement d’une caravane décorée pour les besoins de la cause, qui servira aux visites des clients institutionnels de l’entreprise.
La caravane a d’abord fait escale, comme il se doit, devant le siège social de la Maison l’Échelon, situé rue Desormeaux, à Montréal. À 16 heures, les grévistes manifestent devant l’édifice du principal client de l’entreprise, soit l’hôpital Louis-Hyppolite-Lafontaine.
Au cours des prochaines semaines, ils sillonneront les rues de Montréal pour rendre visite à la douzaine de clients institutionnels de la Maison l’Échelon, qui est une ressource intermédiaire en santé mentale offrant de l’hébergement. Ils en profiteront pour interpeller les candidats des différents partis politiques au scrutin du 8 décembre et pour les sensibiliser à la lutte qu’ils mènent pour obtenir des conditions de travail et un salaire décents.
En grève générale illimitée depuis le 1er novembre dernier, le syndicat réclame un rattrapage salarial horaire qui ferait passer la rémunération de 10,35 $ à 14,35 $ pour les intervenants-animateurs, de 11,14 $ à 14,95 $ pour les surveillants de nuit et de 9,50 $ à 14,35 $ pour les préposés à l’entretien ménager, et ce, pour 2007. Pour l’ensemble des titres d’emploi, le syndicat demande une augmentation salariale de 4,5 % par année, simplement pour se rapprocher des salaires existants dans les milieux comparatifs. En effet, l’écart salarial entre les syndiqué-es de la Maison l’Échelon et ceux d’organismes semblables peut atteindre plus de 7 $ l’heure.
Le Centre de jour de la Maison l’Échelon, qui dessert environ 450 usagers, est complètement fermé depuis le début de la grève et il le restera jusqu’au règlement du conflit. Toutefois, les services essentiels sont assurés à 100 % sur les autres sites de l’organisme. Celui-ci comprend également des foyers de groupe, des appartements supervisés de même qu’un programme MIR (Maison insertion et réadaptation). Il emploie notamment du personnel en intervention, en animation, en surveillance de nuit, en conciergerie et des préposés aux soins.
Le syndicat est sans contrat de travail depuis deux ans. Outre les salaires, les autres points en litige sont principalement la reconnaissance du travail des employé-es de nuit, l’accès à un siège au conseil d’administration et l’ajustement du salaire lors de remplacements. L’employeur refuse également de majorer le nombre de congés de maladie (cinq actuellement) et de congés annuels pour les salarié-es détenant le plus d’ancienneté.
Source : FSSS-CSN – 25 novembre 2008 Photo : Michel Giroux
Pour renseignements : Jean-Marie Vézina, Conseil central du Montréal métropolitaine, 514 598-2033 ; Benoit Aubry, Service des communications de la CSN, 514 704-3297 (cellulaire)