Campagne électorale : les ambulanciers - paramédics réclament des engagements fermes des candidats pour améliorer les temps de réponse en région

22 février 2007

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Campagne électorale

Les ambulanciers-paramédics réclament des engagements fermes des candidats pour améliorer les temps de réponse en région

À moins d’un investissement substantiel, les services ambulanciers en région vont continuer à se détériorer, causant pour la population des préjudices graves dus à de longs délais d’intervention. Ce message, les représentants du Rassemblement des employés techniciens ambulanciers-paramédics du Québec (RETAQ) et l’Association des travailleurs du préhospitalier (ATPH), affiliés à la CSN, tiennent à le marteler pendant toute la campagne électorale pour obliger les candidates et les candidats à prendre des engagements fermes pour assurer des services préhospitaliers de qualité.

À compter de la semaine prochaine, et ce, jusqu’aux élections, une caravane spéciale des paramédics parcourra différentes circonscriptions au Québec afin « d’accueillir » les députés et les ministres dans leur « pèlerinage » électoral. Ils entendent leur rappeler que les services ambulanciers directs en région sont les parents pauvres du réseau de la santé et des services sociaux.

En particulier, l’existence d’horaires de faction dans plus d’une cinquantaine de zones a pour effet d’ajouter inutilement des délais de plusieurs minutes à ceux normalement requis en situation d’urgence. Cela tient au fait que les paramédics, affectés à de tels horaires, ne sont pas dans leurs véhicules à attendre les appels, mais bien à leurs domiciles, contrairement à leurs collègues des centres urbains. Ils doivent, par conséquent, se rendre à la caserne pour prendre leurs véhicules, avant de se rendre sur le lieu d’un appel. Or il est démontré que, selon le niveau d’urgence, un délai d’à peine quelques minutes peut entraîner des conséquences néfastes pour la santé et la vie des patients, sans compter une durée d’hospitalisation accrue.

« Il est particulièrement aberrant de constater que dans plusieurs régions, les premiers à arriver sur le lieu d’un accident, après les policiers, ce sont souvent les services de remorquage, et non les ambulanciers-paramédics, ce qui donne une bonne idée de la valeur qu’accordent les décideurs à la vie et à la santé des personnes », soutient Dino Émond, vice-président du RETAQ-CSN.

Une proposition syndicale a été présentée, l’automne dernier, au ministre de la Santé, Philippe Couillard. Estimée à environ 8 millions de dollars annuellement, elle prévoit la transformation des horaires de faction en horaires réguliers pour des paramédics œuvrant dans 55 zones urbaines et semi-urbaines. Le ministre a accepté de mettre en place un comité de travail pour revoir les services préhospitaliers, en décembre, dont le rapport final doit être déposé en juin prochain. Toutefois, aucun engagement financier ou autre n’a été pris par le ministre jusqu’à maintenant.

« Ce qui est choquant, déclare Roger Valois, vice-président de la CSN, c’est de voir que durant les derniers mois, le gouvernement a procédé à des centaines d’annonces ici et là dans une valse préélectorale de millions. Hormis des investissements pour développer des projets de premiers répondants, aucune somme n’a été injectée pour réduire les délais d’intervention des paramédics », fait-il remarquer.

En décembre 2000, un rapport du Comité national sur la révision des services préhospitaliers d’urgence, aussi appelé rapport Dicaire, avait recommandé la transformation des horaires de faction, selon un échéancier s’étalant de juin 2001 à décembre 2005, dans le but de réduire le temps de réaction du système préhospitalier. Plus d’une année suivant la fin de ce délai s’est écoulée sans que ce problème ne soit complètement réglé.

Le RETAQ et l’ATPH représentent plus de 3000 paramédics, employé-es de soutien, répartitrices et répartiteurs au Québec. Ils sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), qui compte au-delà de 110 000 membres œuvrant en grande partie dans le réseau de la santé et des services sociaux. Pour sa part, la Confédération des syndicats nationaux regroupe plus de 300 000 membres parmi ses syndicats affiliés.

Source : CSN – 22 février 2007

Pour renseignements : Yves Coderre, responsable de l’information du RETAQ-CSN : 514 795-0582

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