Montréal
Conflit de travail au Marriott Château Champlain : les employé-es rejettent les dernières offres patronales
En conflit de travail depuis le 16 février, les employé-es de l’hôtel Marriott Château Champlain, à Montréal, ont rejeté à scrutin secret, hier, les dernières offres de leur employeur à 87 %.
Litiges
Sans contrat de travail depuis le 30 juin dernier, les 300 travailleuses et travailleurs de cet hôtel, dont le syndicat est affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), souhaitent ratifier une convention collective d’une durée de deux ans. Ils revendiquent des hausses de salaire totalisant 9,5 % et un rattrapage salarial pour certains groupes d’employé-es.
Non aux reculs, oui au secteur hôtellerie
« L’assemblée générale a réitéré qu’elle rejette les nombreux reculs que nous propose encore notre employeur. Les membres ont dit haut et fort qu’ils sont déterminés plus que jamais à obtenir de meilleures conditions de travail, semblables à celles qu’on trouve dans des hôtels de même calibre à Montréal », a commenté le président du syndicat, Yannick Charbonneau.
La proposition patronale comprend de nombreux reculs aux conditions de travail, soit concernant les affichages de postes, l’augmentation pour un plus grand nombre d’employé-es des heures de travail brisées (amplitude) et non plus seulement pour les salarié-es de la restauration, les congés fixes, les congés de maladie, la modification des horaires de travail et la réduction des vacances consécutives de cinq à quatre semaines.
Des scabs
Selon le syndicat, l’établissement hôtelier poursuit ses activités avec des briseurs de grève. Le syndicat entend déposer des plaintes en vertu des dispositions anti-briseurs de grève comprises dans le Code du travail du Québec.
Le 16 février, l’employeur a décrété le lock-out à l’établissement hôtelier de prestige.
Source : CSN – 11-03-2004
Pour renseignements : Michel Crête, CSN-Information (514) 598-2454.