Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches
Un bilan peut reluisant et inquiétant
Après deux ans de pouvoir du gouvernement du Parti libéral de Jean Charest, le Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN) n’est guère rassuré pour l’avenir du Québec.
D’erreur en erreur, l’improvisation de ce gouvernement a de quoi inquiéter et questionne sur sa capacité à gouverner dans le sens de l’intérêt général ou du bien commun. Que ce soit le projet inacceptable du Suroît, de la saga du financement des écoles juives ou plus récemment l’épineux dossier des coupes de 103 millions de dollars dans le régime des bourses d’études, qui a donné lieu à la plus importante grève du mouvement étudiant qu’ait connu le Québec, la façon de faire demeure la même : on tente d’imposer des choix que la majorité de la population rejette.
Envers et contre tous, ce gouvernement s’entête et laisse planer toutes sortes d’incertitudes pour la deuxième partie de son mandat. Il garde le cap sur des baisses d’impôts qui ne feront qu’aggraver la situation fiscale et économique du Québec tout en s’attaquant aux moins nantis de la société. De plus, on n’hésite pas à augmenter les dépenses familiales qui affectent davantage les bas salarié-es, tels les frais de garderie, le taux d’hydroélectricité et, de façon indirecte, le transport en commun, etc.
D’autre part, ce gouvernement mijote en catimini plusieurs projets en partenariat public-privé sur des sujets aussi vitaux que l’eau, la santé et l’éducation qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour l’avenir des services publics québécois en raison des dispositions des traités de libre-échange économiques comme l’ALENA qui lie le Canada et le Québec.
Toujours au nom des dogmatiques baisses d’impôts, l’équipe Charest et sa ministre présidente du Conseil du trésor préparent un affrontement majeur avec les salarié-es du secteur public qui n’acceptent pas l’offre salariale gouvernementale qui ne couvre même pas les augmentations du coût de la vie sans parler du dossier de l’équité salariale.
Non, ce gouvernement n’écoute pas la population et, malgré un taux d’insatisfaction dépassant les 70 %, il persiste à vouloir imposer ses réformes impopulaires. Il a même l’arrogance d’affirmer que le Québec va mieux depuis son élection et, selon le ministre Claude Béchard, le résultat des sondages n’est qu’une mauvaise perception de la population. Il n’y a vraiment que le gouvernement qui détient la vérité.
Le Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches-CSN s’inquiète donc pour le futur proche du Québec, car les libéraux de Jean Charest risquent de léguer un avenir dévasté avec des séquelles irréparables.
Source : Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches(CSN) – 13 avril 2005
Pour renseignements : Ann Gingras, présidente du CCQCA-CSN : 418 573-0080