La ministre Beauchamp annonce un plan qui minera un peu plus le moral des artisans
La Fédération nationale des communications et la CSN estiment que l’annonce faite aujourd’hui par la ministre Beauchamp comme étant un plan de modernisation de Télé-Québec est en fait un plan de compressions budgétaires.
La FNC et la CSN, qui représentent le Syndicat général des employé-es de Télé-Québec, rappellent que c’est à la suite des compressions de cinq millions de dollars annoncées lors de la présentation du budget d’avril 2004, que la ministre Beauchamp a décidé de mettre sur pied le groupe de travail présidé par Claude Bédard et chargé d’examiner le fonctionnement de Télé-Québec et de ses processus d’affaires.
Le rapport Bédard n’est en fait que la caution recherchée par la ministre pour appliquer la décision prise par le gouvernement Charest lors de l’adoption du budget d’avril 2004 et vise essentiellement à mettre un terme à la production d’émissions au profit des producteurs privés indépendants et à réduire les effectifs de Télé-Québec.
La fédération et la Confédération estiment qu’il est odieux qu’une société d’État favorise la création d’emplois précaires en transférant ses activités au secteur privé.
« Nos analyses sont claires et sans équivoque, affirme la présidente de la FNC, Chantale Larouche. Les producteurs privés indépendants créent de l’emploi mais des emplois précaires, rémunérés entre 9 000 et 11 000 dollars par année en moyenne. C’est ce que la ministre Beauchamp et le gouvernement Charest qualifient de modernisation. »
La FNC et la CSN soutiennent que Télé-Québec et les artisans qui y travaillent doivent cesser de subir les effets des changements de garde politique. En 35 ans d’histoire, la télévision publique du Québec a fait l’objet d’au moins un comité d’étude par décennie et, la plupart du temps, dans un climat menaçant et insécurisant.
La performance et l’audience de Télé-Québec, supérieures aux autres télévisions de même nature dans le monde, comme PBS, démontrent sans équivoque sa pertinence.
Un sondage CROP réalisé en janvier 2005 pour le compte de la FNC démontrait que huit Québécois sur dix tiennent à leur télévision publique et que 60 % des répondants sont d’accord avec ce qu’il leur en coûte pour bénéficier des services de Télé-Québec. Ce qui fait dire à la présidente de la CSN, madame Claudette Carbonneau : « Au lieu de démanteler une partie des activités de Télé-Québec, le gouvernement du Québec devrait fournir à cette télévision qui est un outil culturel et éducatif exceptionnellement enrichissant les moyens de demeurer forte et populaire. »
La Fédération nationale des communications – CSN représente près de 300 membres du Syndicat général des employé-es de Télé-Québec.
Source : FC-CSN- 15 février 2006
Pour renseignements : Pierre Roger : 514-598-2132