La population mécontente du gouvernement Charest
Le CCMM exige le retrait des lois controversées
Le Conseil central du Montréal métropolitain (CSN), qui regroupe 575 syndicats et représente plus de 85 000 travailleuses et travailleurs, demande au gouvernement Charest de prendre acte du mécontentement de la population et de retirer ses nouvelles lois controversées. Les lois 7 et 8 qui « désyndiquent » et empêchent les travailleuses des services de garde de se syndiquer ; les lois 25 et 30 qui recomposent la structure du réseau de la santé et de services sociaux et qui vont créer une confusion incommensurable ; la loi 31 qui modifie le Code du travail pour faciliter la sous-traitance et qui affaiblira considérablement les protections des travailleurs face aux employeurs ; la loi 32 qui augmente les tarifs pour les services de garde en CPE. Toutes ces lois provoquent un désordre social et appauvriront la population et les travailleurs.
Près de 70 % de la population mécontente du gouvernement : jamais nous n’avons vu un taux d’insatisfaction aussi élevé au Québec. Contrairement à ce que le gouvernement Charest prétend, la population comprend ce que représente cette série de lois adoptées à la sauvette, sous le bâillon. Ces lois signifient un recul des droits et des acquis sociaux et la population n’en est pas dupe.
Les coupes à l’aide sociale, l’augmentation des tarifs (garderie, électricité, transport en commun), le démantèlement des CLSC, la privatisation des services publics, la modification à l’article 45 du Code du travail, l’inertie dans le dossier des logements sociaux, l’interdiction de se syndiquer et le dégel des frais de scolarité ne faisait pas partie du mandat que la population a donné au gouvernement Charest le 14 avril dernier.
« Le Québec n’est pas à vendre à la sous-traitance et les travailleuses et travailleurs n’accepteront pas de diminuer leur salaire et leurs conditions de travail pour permettre aux patrons de faire plus de profits. Cette époque est révolue au Québec. Le respect des acquis sociaux, la reconnaissance du droit à l’association, à la négociation et la solidarité sociale sont des valeurs profondément ancrées chez les Québécoises et les Québécois. Le gouvernement Charest n’a pas d’autre choix que d’écouter la population et retirer ces lois qui sont clairement rejetées par la population québécoise », a déclaré Arthur Sandborn, président du Conseil central du Montréal métropolitain.
Source : CCMM-CSN – 16-01-2004
Pour renseignements : Claire Pagé, conseillère syndicale CCMM-CSN, (514) 598-2012