Équité salariale dans les CPE
Certains rapprochements mais pas d’entente
La rencontre entre les porte-parole des travailleuses des CPE et les représentants du gouvernement et des centres de la petite enfance s’est tenue ce jeudi à Montréal. Les pourparlers qui ont duré jusqu’à midi ont permis certains rapprochements au plan technique. Toutefois, la partie patronale n’a avancé aucun chiffre sur les salaires des comparateurs masculins (contremaître et concierge), ce qui renvoie à plus tard toute possibilité d’entente. Ce sont, en effet, ces salaires qui permettraient de déterminer la hauteur des ajustements salariaux pour chacune des catégories d’emploi féminines en fonction de la valeur de celles-ci. En conséquence, la grève perlée entreprise cette semaine par les travailleuses se poursuivra.
Lors des derniers échanges avec l’employeur, plusieurs éléments faisaient toujours l’objet de discussions. Ainsi en était-il de l’évaluation des catégories d’emploi, de la valeur accordée à chacun des éléments de l’évaluation (17 facteurs) et de la détermination des taux de salaire des catégories masculines.
Les discussions ont donc repris aujourd’hui sur la valeur des différentes catégories d’emploi que nous retrouvons dans les centres de la petite enfance. « Ces échanges nous ont permis de rapprocher nos visions sur l’évaluation des éducatrices, des préposées à l’entretien, des secrétaires, des secrétaires comptables, des commis comptables et des conseillères pédagogiques. Cependant, des désaccords importants persistent toujours sur l’évaluation des adjointes administratives et des responsables à l’alimentation », affirme Jeff Begley, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN, responsable de la négociation dans les CPE. Pour ce qui est des catégories masculines qui doivent être utilisées selon la Loi sur l’équité salariale, les discussions ont aussi permis de conclure sur une même évaluation de ces catégories d’emploi.
« En ce qui a trait à la valeur accordée à chacun des éléments de l’évaluation, nous nous sommes dit tout à fait disposés à utiliser les travaux du secteur public sur la pondération, comme nous l’avons fait pour notre questionnaire d’enquête ou notre plan d’évaluation », précise Jeff Begley.
Source : CSN – 16 mars 2006
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