Sherbrooke
Les syndiqués de Grafikom prêts à prendre des moyens de pression pour se faire respecter
Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Grafikom – CSN, affilié à la CSN depuis le 22 août 2007 (date d’accréditation par la Commission des relations du travail), a un mandat d’entreprendre des moyens de pression à l’exception de la grève. C’est à l’unanimité que les syndiqués ont donné un tel mandat à leur comité de négociation.
Même si la négociation n’a pas encore commencé, les travailleuses et travailleurs de Grafikom en ont assez de l’attitude antisyndicale de l’employeur.
Grafikom. un employeur antisyndical
« Grafikom doit accepter de vivre avec un syndicat et le respecter. Nous ne sommes plus dans les années duplessistes où l’on voyait les syndicats comme des communistes », a expliqué Jean Lacharité, président du Conseil central de l’Estrie. Il faut dire que depuis l’obtention de l’accréditation syndicale, l’employeur s’en donne à cur joie avec les mesures disciplinaires et que ces mesures visent plus spécifiquement les femmes du comité exécutif du syndicat.
L’employeur refuse de libérer, aux frais du syndicat, les membres du comité de négociation afin de préparer le projet de convention collective.
« Les trois salariés du comité de négociation ont des horaires différents et l’employeur refuse de les libérer, malgré le fait que cela ne lui coûte rien », souligne Stéphane Labonté, président du syndicat.
Après qu’ils aient fait circuler un tract d’information à l’usine, l’employeur a suspendu les membres du comité de négociation pour une journée sans salaire.
« Lorsque l’employeur s’en prend au comité de négociation, c’est à l’ensemble des personnes salariées et au syndicat CSN qu’il s’attaque. Si l’employeur désire l’affrontement plutôt que la négociation, nous sommes prêts », a ajouté Jean Lacharité.
Rappelons que les moyens de pression votés par le syndicat excluent la grève puisque le droit de grève ne sera acquis qu’en février 2008. Cependant, tout moyen de pression qui ne ralentit pas le travail est légal.
En terminant, soulignons que l’employeur a fait livrer par messagerie à la résidence de toutes les personnes salariées une lettre de menaces pour intimider ses employé-es. Cette méthode dépassée démontre bien l’antisyndicalisme de l’employeur. Nous croyons que l’employeur doit se ressaisir avant que le climat de travail ne devienne invivable à l’intérieur de l’usine », a rajouté M. Lacharité.
Source : CSN – 20 décembre 2007
Pour renseignements : Jean Lacharité, président du Conseil central de l’Estrie, tél. : 819 570-6963