La situation dans les urgences
Des patients « camouflés » sur les étages
Les syndicats CSN revendiquent un financement adéquat
Les syndicats CSN des employé-es généraux de centres hospitaliers Notre-Dame et Hôtel-Dieu du CHUM demandent au ministre de la Santé et des services sociaux, Philippe Couillard, de financer de façon adéquate les établissements de santé. On pourrait ainsi rouvrir des lits, mettre fin à la situation intenable dans les urgences et éviter l’augmentation des temps d’attente supérieurs à 48 heures dans les urgences, comme c’est le cas au CHUM.
Les syndicats dénoncent l’application de nouvelles mesures de gestion de crise aux urgences. Depuis le 20 janvier, des codes numériques ont été choisis pour quantifier le taux d’achalandage. Dans le cas d’un code 400, le seuil le plus critique, les patients dont le séjour dépasse 48 heures seront « camouflés » sur les étages, toujours sur leurs civières. Ces admissions se font dans les bureaux, dans la salle de rangements, dans la salle de stagiaires, dans le solarium, dans le salon des patients ou dans salle de récupération.
« Les employé-es s’inquiètent des conditions dans lesquelles les patients se retrouvent, sans ajout de personnel sur des unités déjà surchargées et sans équipement adéquat », a déclaré Jocelyne Fortier, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’hôpital Notre-Dame (CSN).
Pour sa part, le président du Syndicat des employé-es de l’Hôtel-Dieu de Montréal (CSN), Pierre Demers, déplore le fait que « les patients seront couchés sur des civières jusqu’à l’obtention d’un lit, les délais pouvant aller jusqu’à plusieurs jours, ce qui est inacceptable ». Il a aussi souligné que plusieurs de ces salles sont sans oxygène, sans cloche d’appel et sans salle de bain.
« Les mesures adoptées par le CHUM jusqu’à maintenant sont la preuve que les promesses faites par le gouvernement du Parti libéral durant la campagne électorale, à l’effet de régler le problème de l’engorgement des urgences, sont loin de se réaliser. La solution passe nécessairement par un financement accru », a conclu Jocelyne Fortier.
Source : CSN – 22-01-2004
Pour renseignements : Jocelyne Fortier, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’hôpital Notre-Dame (CSN), (514) 890-8000 # 2-7144 ou (514) 740-0801. Pierre Demers, président du Syndicat des employé-es de l’Hôtel-Dieu de Montréal (514), 890-8000 #1-4020.